BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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CORDY Annie

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

La chanteuse et actrice belge Annie CORDY naît le 16 juin 1928 à Laeken (Bruxelles) sous le nom de Léonie Cooreman. Elle est encore enfant lorsqu’elle suit des cours de danse et apprend le piano ainsi que le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. La même année, elle figure dans le film « Le chanteur de Mexico » aux côtés de Luis Mariano et de Bourvil.

Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano).

Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. En 1967, elle enregistre un duo avec Darry Cowl qui vient de composer une opérette avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil : « Pic et pioche ».

 

De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982.

Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ».

En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ».

En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974.

En janvier 2013, elle participe à l’enregistrement du disque « Notre liberté », avec plein d’autres artistes, qui est vendu au profit des Restos du Coeur belges.

Le mois suivant, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles. En mars 2020, alors que la Belgique comme la France et d’autres pays vivent une période difficile de confinement dû au coronavirus Covid-19, Annie Cordy répond à l’appel de la (presque) totalité des humoristes belges pour interpréter avec eux une version très particulière de l’un de ses tubes : « Ca ira mieux demain ». Vous avez dit Belgitude ?

https://www.facebook.com/FreresTaloche/videos/212753049834363/?t=0

Le 4 septembre 2020 : la nouvelle de son décès, à 92 ans, attriste quantité de gens. Annie s’est éteinte à la suite d’un malaise dans sa maison de la Côte d’Azur.

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CARLIER Jo

Jo Carlier en 1974

Le chef d’orchestre et trompettiste belge Jo CARLIER naît le 4 septembre 1930 à Bois-de-Breux près de Liège. Elevé dans un milieu plutôt modeste, il s’intéresse à la musique dès l’âge de six ans en étudiant le solfège. Il faut dire que deux de ses oncles sont des musiciens professionnels et que le jeune Jo est fasciné par leur univers. A dix ans, il joue du trombone et, trois ans plus tard, il entre au Conservatoire pour apprendre la trompette. A la libération, il forme déjà un orchestre avec des copains musiciens. Puis, pendant son service militaire, il fonde à nouveau un « band » qui anime les soirées récréatives des soldats. De retour à la vie civile, il prend en mains l’orchestre de Jean Dary dans lequel il a joué quelques années plus tôt. Il s’occupe aussi des thés dansants avec un copain musicien liégeois comme lui : Charles Cremers. Il se fait alors engager comme premier trompettiste dans l’orchestre d’Emile  Sullon qui anime les soirée du Palace et de l’Eden à Liège. En 1955, au départ de Sullon, Jo Carlier reprend l’orchestre du Palace et y accompagne de grandes vedettes comme Jacques Brel ou Luis Mariano. Sa formation musicale compte alors 22 membres. A ce titre, il participe à de nombreux shows télévisés belges où il accompagne, notamment, Marcel Amont. En 1963, son orchestre effectue une saison complète au casino de Spa et, un an plus tard, il est l’un des créateurs du Festival de la Chanson Française de Spa qui, jusqu’au début des années 1980, accueille des dizaines d’artistes et découvre des chanteurs comme Francis Cabrel, Yves Duteil, Gilbert Laffaille, Maxime Leforestier, Serge Lama, Robert Charlebois ou Alain Souchon.

A plusieurs reprises durant cette décennie, Jo Carlier est aussi le chef d’orchestre qui s’illustre lors de la prestation des candidats belges francophones au Concours Eurovision de la Chanson. Et il a ainsi la chance d’être intimement mêlé à la seule victoire belge de cette compétition lorsque la toute jeune Liégeoise Sandra Kim l’emporte avec « J’aime la vie » à Bergen (Norvège) en 1986.

Du coup, il devient aussi le chef d’orchestre de l’édition suivante du concours Eurovision de la Chanson qui est organisé à Bruxelles. Il s’agit alors de l’un des derniers rendez-vous professionnels du chef d’orchestre qui cesse ses activités artistiques en 1988 pour se consacrer à ses passions pour le billard, le tennis de table et les chevaux. Jo Carlier décède le 25 avril 2001 à l’âge de 70 ans des suites d’une maladie. Jo Carlier aurait enregistré, avec son orchestre, quelque 17 albums 33-tours et neuf 45-tours. De nombreux disques compacts, édités depuis le début des années 1990, permettent de retrouver le répertoire de Jo Carlier avec une sonorité parfaite.
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25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Pour en savoir plus sur sa carrière et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

Au décès de Johnny Hallyday en décembre 2017, Michel Mallory est contacté par un producteur belge qui aimerait lui présenter un jeune interprète qui possède une voix très ressemblante à celle de Johnny. Quelques semaines seront nécessaires à ce producteur pour convaincre Michel que Jean-Baptiste Guégan peut enregistrer des chansons qu’il avait écrites et composées pour Johnny Hallyday il y a des années. Cela se fera finalement dans le courant de l’année 2018 pour une sortie de l’album de Guégan en 2019. Avec le succès que l’on sait.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ».
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ».

Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ».
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN. Il est né sous le nom de Jean-Marie Legrand le 16 février 1900. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice choisie au hasard de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaut cette mimique particulière que Thierry Le Luron imite pendant des années. Après la guerre, il lance une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: guitariste et bassiste, incidemment, il remplace un jour le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et Artémios envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais c’est le seul succès du premier album de Demis. Il lui faut ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos va se dérouler uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce n’est pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique en français. « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès: il y a surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis reprend aussi le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos participe à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse. L’année de son décès, en 2015, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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24 JANVIER

 

Daniel Auteuil – pochette du 45 tours de 1985 (c) Luc Roux

24 janvier 1950 : Naissance, à Alger, du comédien français Daniel AUTEUIL. Véritable enfant de la balle, fils d’un couple de chanteurs lyriques, il fait ses premiers pas sur les planches à l’âge de quatre ans. Il tâte du théâtre et se retrouve, le 1er février 1972, sur la scène parisienne du théâtre de la Porte Saint-Martin pour jouer un rôle dans la comédie musicale Godspell aux côtés d’autres débutants comme les chanteurs Dave, Grégory Ken (futur « Chagrin d’amour » avec Valli) et la chanteuse Armande Altaï. Par la suite, c’est surtout au cinéma que Daniel Auteuil va se faire connaître. Son rôle d’Ugolin dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » reste un grand moment du septième art français. Quelques mois avant cette prestation mémorable, Daniel Auteuil tente une expérience – moins transcendante – dans le domaine du disque. Son premier 45 tours connaît un succès radiophonique en 1985 avec « Que la vie me pardonne », un hit éphémère écrit et composé par Renaud Detressan qui, lui-même, a connu, comme interprète, un « tube » fin 1981: « On est comme on est ». Un second vinyl (« Où elle est ») n’impose pas Daniel Auteuil comme un véritable chanteur et son expérience musicale ne va pas plus loin.

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Muriel Moreno en 1986 (c) Gilles Cappé

24 janvier 1963 : Naissance, à Chinon sous le nom de Muriel Laporte, de Muriel MORENO, la chanteuse française du duo NIAGARA qu’elle forme avec Daniel CHENEVEZ dans les années 1980 à Rennes. Après un premier duo avec Daniel baptisé « L’ombre jaune », ils décident de changer de nom pour enregistrer un premier 45 tours en 1985: « Tchiki Boum », un succès immédiat.

Ensuite, il y a « L’amour à la plage » qui, lui aussi, flirte avec le sommet du top 50 français. « Je dois m’en aller » conforte le succès du groupe avant « Soleil d’hiver » en 1988 et « Quand les champs brûlent » en 1990. Mais la cadence des tournées et des promos épuise Muriel qui fait une dépression. Et le couple se sépare ensuite même si l’album « La vérité » sort en 1992. Par la suite, après avoir fait de la musique électro, Muriel décide en 2010 de se retirer du monde de la musique. Quant à Daniel Chenevez, il poursuit sa carrière de chanteur, auteur et compositeur et a déjà sorti des albums solo.
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En 2012

24 janvier 1984 : Naissance à Verviers de la chanteuse belge d’origine portugaise Wendy NAZARE. Wendy est sensibilisée très jeune à la musique et à la diversité culturelle grâce à son grand-père paternel portugais. Agée de six ans, elle s’inscrit au conservatoire de sa ville natale dont le directeur est alors Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. Elle y étudie le piano et le solfège. Elle s’intéresse ensuite à la guitare et commence à composer ses premières chansons à onze ans. Elle le fait en anglais parce que sa mère est britannique. Parallèlement à la chanson, Wendy ne délaisse pas ses études. Bien au contraire puisqu’elle est diplômée en psychologie à l’Université de Liège en 2009. Entretemps donc, elle se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical belge. En 2007, elle participe aux ateliers de Francis Cabrel à Astaffort ainsi qu’aux chantiers des Francofolies de Spa. Ces expériences l’amènent à écrire un nombre suffisant de chansons pour commercialiser un premier album autoproduit en 2008. Elle le réalise avec l’aide de musiciens belges talentueux comme Didier Laloy, Nicolas Fiszman ou Phil Corthouts. Les responsables de la firme Universal Belgique sont sous le charme de cet album qu’ils décident de distribuer tel quel. Un titre de cet opus intitulé « Pas de pareil » s’impose immédiatement sur les ondes radiophoniques belges: « Mon pays », une ballade qui évoque bien entendu le Portugal.

La suite est tout aussi prometteuse puisque le nom de Wendy Nazaré est désormais connu du grand public grâce à la chanson « Y’a une bombe ». En 2009, l’artiste reçoit le prix du public des internautes de la radio privée belge Bel-RTL lors de la remise des Octaves de la Musique. La chanteuse s’accorde ensuite une pause pour préparer un second album réalisé cette fois avec l’aide d’une firme de disques. « A tire d’ailes » sort en 2012 et est popularisé par le titre « Au goût eighties » qui est diffusé en radio. Dans la foulée de ce nouveau succès, Wendy commercialise un single extrait de l’album et enregistré en duo avec l’artiste français Pep’s : « Lisboa », ville chère à son coeur. Pour la fête nationale belge de 2012, Wendy Nazaré présente les chansons de ce dernier opus et les précédentes dans le somptueux cadre du salon bleu du casino lors des Francofolies de Spa le 21 juillet. Depuis cette époque, Wendy semble avoir pris ses quartiers au Portugal où elle écrit, compose et enregistre des chansons (en portugais et en anglais) pour un album sorti en 2019.
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Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

24 janvier 2009 : Décès, à Paris, du chanteur et guitariste français Gérard BLANC. Né à Paris le 8 décembre 1947, il a seize ans en pleine époque « yé-yé » quand il crée le groupe « Windings » avec quelques potes. La formation existe pendant quatre ans puis change son nom en « Les Balthazar » en 1969. L’année suivante, apprenant que le groupe Martin Circus était à la recherche d’un chanteur et guitariste, il le rejoint et enregistre des chansons qui deviennent des succès radiophoniques: « Je m’éclate au Sénégal », « Les Indiens du petit matin », etc.

En 1972, le groupe fait partie de la distribution du disque relatant l’opéra-rock « La Révolution Française ». Puis, trois ans plus tard, Martin Circus connaît un énorme succès en reprenant quelques titres des Beach Boys remis au goût du jour en français comme « Marylène ». La formation reste pendant deux ou trois ans au sommet des hit-parade avec d’autres titres comme « Si tu me loupes » et aborde même le virage du disco avec diverses mélodies en anglais (« Shine baby shine ») au début des années 1980. Après cette période, les différents membres du groupe se lancent dans des expériences musicales variées et Gérard Blanc entreprend une carrière de chanteur à son nom. En 1987, il connaît ainsi les sommets du Top 50 français avec « Une autre histoire » dont le disque se vend à plus de 800.000 exemplaires. Ce premier succès est suivi de quelques autres qui n’ont plus la même ampleur comme « Du soleil dans la nuit ». En 1988, il sort un premier album: « Ailleurs pour un ailleurs ». Puis, au fil des ans, la popularité s’amoindrit pour faire de Gérard Blanc une des idoles des années 1980 au détriment de sa carrière chez les Martin Circus dont il réalise une anthologie sur CD en 2004. Il participe ensuite à l’aventure de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » puis se produit sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 2008. En octobre de la même année, il subit un malaise cardiaque dont il se remet lentement lorsque, le 24 janvier 2009, il succombe d’une hémorragie cérébrale à son domicile. Un double CD et DVD « Gérard Blanc, Made In Paris » est commercialisé par son épouse et manager Brigitte Skiavi-Blanc quelques mois après sa mort.
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4 JANVIER

 

Robert Lamoureux dans les années 1960

4 janvier 1920 : Naissance, à Saint-Mandé, de Robert LAMOUREUX, comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français. La fonction de chanteur étant peut-être celle qui le caractérisait le moins. En effet, la plupart de ses chansons, à l’instar du fameux « Papa maman la bonne et moi » en 1950, sont plutôt des sketches entrecoupés de quelques passages musicaux chantés. On lui doit l’écriture de nombreuses pièces de théâtre à succès (« L’amour foot ») ou encore, au cinéma, la réalisation des fameuses aventures de la 7e Compagnie. Pointilleux sur la protection de ses oeuvres et de leurs titres, il exige de Claude François, en 1971, qu’il débaptise sa chanson « Viens à la maison » qui est alors le titre de l’un de ses écrits.

Depuis, la chanson de Claude François s’intitule « Y’a le printemps qui chante ». Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt. A 91 ans, il vivait retiré des « affaires » mais il restait un grand artiste qui a marqué toute une époque.
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Ginette Garcin

4 janvier 1928 : Naissance, à Marseille, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN. Elle passe son enfance au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale.

Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960. Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse d’un big band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940. Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entretemps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.
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Georges Chelon en 1971 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

4 janvier 1943 : Naissance, à Marseille, de l’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode yé-yé qui sévit alors.

La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties d’artistes de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. Son ascension se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard. Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment. Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ». Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens. Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire. En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Deux ans plus tard, l’opus suivant a pour titre générique « Essayez Dieu ». Il comprend quatorze nouvelles chansons et une nouvelle version de « Père Prodigue ». Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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Album de Thomas Fersen « les ronds de carotte » en 1995. Photo (c) Jean-Baptiste Mondino.

4 janvier 1963 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Thomas FERSEN dont le véritable nom est toujours une énigme. Selon ses dires, le petit Thomas découvre la musique à l’école communale grâce aux chansons paillardes. Pour ses quatorze ans, sa mère lui offre une guitare. On est à la fin des années 1970 et, au fil des voyages scolaires en Angleterre, Thomas fait connaissance avec la musique anglo-saxonne et le mouvement punk qui l’impressionne. Il écrit alors ses premières chansons paroles et musique et met sur pied des groupes musicaux avec des copains. Il poursuit parallèlement des études en électronique avant d’effectuer ses obligations militaires en 1984. A son retour à la vie civile, il décroche un poste de câbleur dans des chaînes d’hôtels françaises. Après un périple qui l’emmène notamment à Cuba, le musicien-chanteur décide de franchir un cap supplémentaire en changeant d’identité pour prendre le nom d’artiste de Thomas Fersen. Et c’est sous ce patronyme qu’il enregistre un premier disque vinyle en 1988: « Ton héros Jane ». Ce 45-tours ne connaît pas plus de succès qu’un deuxième commercialisé deux ans plus tard: « Le peuple de la nuit ». Engagé par un restaurateur thaïlandais pour animer les soirées de son établissement parisien, Thomas s’y fait remarquer par un producteur qui lui propose un nouveau contrat et, surtout, une bonne équipe de collaborateurs. Il enregistre alors un vrai premier album en 1992: « Le bal des oiseaux ».

La chanson portant le titre de l’opus connaît alors un grand succès immédiat l’année suivante et voit Thomas Fersen récompensé par un disque d’or et une Victoire de la Musique de la révélation masculine en 1994. Depuis ce moment, se créant un univers personnel et atypique, cet artiste de grand talent enregistre de nombreux albums. Ses prestations sur scène restent le meilleur moment pour faire connaissance avec ce chanteur hors du commun qui a apporté un renouveau à la chanson francophone. Au point de faire école et d’influencer toute une série de jeunes artistes comme le Belge Antoine Hénaut qui a déjà assuré de nombreuses premières parties de Thomas Fersen justement.
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En 1998

En 1998

4 janvier 1982 : Naissance, à Tournai, de la chanteuse belge Mélanie COHL sous le nom de Mélanie Picron. La petite Mélanie apprend à jouer du violon à l’âge de cinq ans. Elle s’inscrit ensuite au Conservatoire de Tournai pour y suivre des cours de solfège, de violon, de diction et de déclamation. Très jeune, elle commence à chanter sous le pseudonyme de Kelly Logan et participe à de nombreux concours dans sa région natale proche de la frontière française. A dix ans, la chanteuse participe à l’émission de la télé publique belge francophone RTBF: « Jeunes Solistes ». Et, trois ans plus tard, elle remporte le jeu « Chacun sa chance » dans le club Dorothée sur la chaîne privée française TF1. En 1997, sous son vrai nom de Mélanie Picron, elle se présente au crochet télévisé de la RTBF « Pour la gloire » dans la catégorie « Juniors ». Elle y remporte la finale présentée par Carlos Vaquera. Le chanteur belge Philippe Swan, interprète du « tube » « Dans ma rue » en 1989, la remarque et lui propose d’enregistrer un premier single sous le pseudonyme de Mélanie Cohl. La chanson « Dis oui » qui lui est proposée est alors sélectionnée pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson 1998 qui a lieu à Birmingham en Grande-Bretagne. Mélanie termine à la sixième place. En Belgique, le disque « Dis oui » est certifié double disque de platine et connaît le succès aussi bien en Flandre qu’en Wallonie. Son producteur estime alors qu’il est temps pour la jeune artiste d’enregistrer un premier album. Celui-ci sort sous le titre générique « Mes îles » et quelques singles retiennent l’attention des programmateurs de radio belges: « Je rêve de vous », « Je saurai t’aimer » ou « Pardonnez-moi ». Mélanie Cohl connaît alors la grande joie de pouvoir interpréter la bande originale francophone du long métrage d’animation de Walt Disney « Mulan » qui est projeté dans les salles obscures en novembre 1998. La chanson « Qui je suis vraiment » est adaptée en français par Philippe Swan du titre « Reflection » de Christina Aguilera. Avec ce titre, Mélanie Cohl obtient une petite popularité en France. Mais, après cet épisode, cela ne décolle pas vraiment pour la pourtant talentueuse Mélanie qui prend le temps de la réflexion et finit par rejoindre, en septembre 2002, la troupe de la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » où elle tient l’un des rôles principaux: celui de Solange. La première du spectacle a lieu le 16 septembre 2003 à quelques kilomètres seulement de la ville natale de Mélanie: au Zénith de Lille. Puis, c’est la scène du Palais des Congrès de Paris qui accueille la troupe où la chanteuse interprète en duo avec Frédérica Sorel la célèbre « Chanson des jumelles ». Gravée sur disque, la chanson atteint la 24e place du classement français des ventes. Profitant de ce regain de succès, la firme de disques AMC commercialise alors une compilation qui reprend « La chanson des jumelles », « Dis oui », « Qui je suis vraiment », un remix de « Je rêve de vous » et, aussi, cinq titres inédits. En 2005, alors qu’elle attend la naissance de son premier enfant, Mélanie Cohl participe à une tournée de podiums en Belgique mais elle décide déjà de prendre ses distances avec le métier de la chanson malgré une proposition pour un rôle dans la deuxième saison du spectacle musical « Roméo et Juliette ». Mariée et maman de deux garçons, on la retrouve à la direction d’une sandwicherie à Péruwelz (B) avant qu’elle ne se présente, sur les conseils insistants de son entourage, au casting de la troisième saison du concours télévisé « The Voice France » en 2013 où elle n’est pas retenue.
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16 DECEMBRE

Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

16 décembre 1918 : Naissance, à Paris, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.

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Christian Vidal en 1976 – Photo (c) B. Baudet

16 décembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Christian VIDAL sous le nom de Christian Balencourt. Adolescent, il ne pense qu’à une chose: devenir chanteur. Et, pour ce faire, il tente une première expérience musicale au sein d’un groupe de bal bruxellois: les Snakes. Après une audition, il est remarqué par un producteur qui lui fait enregistrer un premier 45 tours en 1972: « Un peu de sympathie ». Cet essai est très encourageant mais connait un succès limité. Il faut donc persévérer et accrocher à son répertoire léger une mélodie agréable qui reste dans l’oreille. C’est fait en 1973 grâce à Armath, alias Roland Verloven, et Jean-Claude Albin qui lui écrivent le tube de la rentrée: « Angélique ». Le vinyle se vend à plus de 1.500.000 exemplaires.

Par la suite et pendant trois ans, les chansonnettes de Christian Vidal sont encore largement diffusées par les radios françaises: « Sérénade » (1974), « La chanson nostalgique » (1974), « Le premier matin » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974), « Les yeux de Marie » (1975), « Si tu voulais » (1975) et « Julia » (1976). Son contrat discographique avec la firme Vogue arrivant à son terme, Christian Vidal va alors éprouver des difficultés à se maintenir dans le circuit malgré de bonnes chansons enregistrées pour l’unique marché francophone belge: « Toi Gabrielle » (1981), « Un clown dans la vie »(1982), « Mais chanter populaire » (1983), « On est bien dans sa peau » (1983), « You girl » (1983), « Amazony » (1984) ou encore, à destination du jeune public, « Le canard Roland », adaptation française de « Mamma Maria » des Ricchi E Poveri en 1985. Au fil du temps, Christian Vidal s’attache aussi à écrire et à composer lui-même quelques-unes de ses chansons comme « Mais qu’est-ce que j’ai » ou « Rien dire du tout ». Par la suite, l’artiste va s’essayer au théâtre à Bruxelles avant de vivre quelques années loin de sa Belgique natale. En 1994, 20 ans après ses premiers succès, surfant sur la vague nostalgique des années 1970, il commercialise un premier disque compact où il réenregistre ses grandes chansons populaires comme « Angélique » et « Sérénade » entre autres. Et il est alors régulièrement invité par le regretté Pascal Sevran dans ses émissions télévisées françaises: « La chance aux chansons » ou « Chanter la vie ». A la fin des années 2000, Christian Vidal fait partie des artistes à l’affiche de « La tournée des idoles » qui est une espèce de version belge du spectacle français « Age tendre et tête de bois ». Il y figure aux côtés de chanteurs vedettes des années 1960 et 1970 comme Franck Olivier, Robert Cogoi, Alain Delorme, Christian Adam ou Baldo. Dans les années 2010, Christian Vidal tente d’obtenir des prestations dans la tournée « Age tendre et tête de bois », produite par Michel Algay, mais cette dernière s’interrompt en 2015 avant que le projet ne se réalise éventuellement. En 2019, il annonce la sortie d’un album comportant quelques-uns de ses grands succès mais aussi des chansons nouvelles qu’il teste sur scène comme à Soignies (B) lors de la fête du Parc Pater le 14 septembre.
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Liane Foly en 2002 – Photo (c) Christophe Gstalder

16 décembre 1962 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse et imitatrice française Liane FOLY sous le vrai nom d’Éliane Falliex. Ses parents, revenus d’Algérie lors de l’indépendance de ce pays en 1962, ouvrent une droguerie à Lyon où Eliane naît quelques mois plus tard. Le père et la mère d’Eliane favorisent son apprentissage artistique en lui donnant la possibilité d’apprendre le piano, le solfège et la danse dès ses cinq ans. Adolescente, la jeune fille est embauchée dans l’orchestre familial « Black and white » où elle est la chanteuse. Son père est le producteur du groupe, sa mère réalise les costumes, son frère est à la batterie et sa soeur au piano. Plus tard, alors que le groupe se dilue naturellement, Eliane continue à chanter en se produisant partout où on l’accepte. A treize ans, elle gagne un concours de chant et, par la suite, elle se spécialise de plus en plus dans le jazz et le blues. Elle décide toutefois à ce moment de poursuivre ses études et de passer son bac avant de s’intéresser plus avant à la musique. En 1984, le jeune auteur Philippe Viennet la remarque et lui présente le compositeur André Manoukian. Ensemble, ils vont longuement préparer quelques chansons. En 1985, Eliane Falliex devient Liane Foly et sort un premier 45 tours chez Epic avec la chanson « Besoin de toi » qui ne marche pas. Elle signe alors un contrat avec Virgin France qui commercialise ses véritables premiers succès: « Ca va ça vient » et « Love me love moi » extraits de l’album « The man I love » en 1988.

Mais la véritable gloire de Liane Foly va venir avec la sortie de l’opus « Rêve orange » en 1990. Ce dernier contient quelques tubes qui vont installer la chanteuse: « Au fur et à mesure » et « Va savoir » par exemple. En 1992, lors de la sortie du dessin animé de Disney, Liane Foly partage avec Charles Aznavour la version française du thème musical de « La belle et la bête ». Un an plus tard, elle sort son troisième album, « Les petites notes », avec la chanson « Doucement » qui est un hit. En 1994, elle connaît le succès avec le titre « Heures hindoues » signé Etienne Daho. L’album suivant sort en 1997: « Caméléon » connaît une popularité moindre. Quelques mois plus tard, sous le titre « Acoustique », Liane Foly enregistre un album où elle revisite ses plus grands succès mais aussi des reprises comme « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine. C’est l’époque où l’artiste décide de s’installer et de vivre à Londres. En 2001, la chanteuse renoue véritablement avec le succès populaire grâce à l’album « Entre nous » qui renferme les tubes « On a tous le droit », « Ces petits riens » et « Etre vrai ». Elle y reprend aussi « La chanson d’Hélène » initialement interprétée par Romy Schneider dans le film « Les choses de la vie ». En 2002, pour ses 40 ans, Liane Foly sort une compilation de tous ses succès avec deux inédits: « Vivre » et « A l’intérieur ». Puis, en 2004, elle commercialise un album de chansons, « La chanteuse de bal » qui l’éloigne du jazz sans vraiment l’adouber comme chanteuse de variétés. Cette difficulté à se situer ne la favorise pas auprès du public qui aime poser des étiquettes sur le dos des artistes. En pleine crise de confiance, Liane Foly suit les conseils de quelques amis qui estiment qu’elle possède un talent certain d’imitatrice. Elle décide ainsi de réaliser « La parenthèse enchantée », un spectacle d’imitations qui va connaître un grand succès et qui va l’éloigner pendant quelques années des studios d’enregistrement. En 2015, Liane Foly revient à la chanson et annonce un nouvel album pour mars 2016. Mais cet opus ne sera pas un retour aux oeuvres originales: « Crooneuse » reprend en effet toute une série de standards de la chanson française comme « C’est extra » de Léo Ferré ou « La Boîte de Jazz » de Michel Jonasz.
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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Après que l’homme l’ait délaissé pour Birkin, BB n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.

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Jean-Pierre Pasqualini

28 septembre 1958 : Naissance à Marseille du journaliste, animateur de télévision et animateur de radio français Jean-Pierre PASQUALINI. Après avoir passé son enfance et une partie de son adolescence à La Ciotat, il passe son baccalauréat en 1977 et suit des études supérieures de tourisme. Cela lui permet de réaliser de nombreux voyages comme accompagnateur, guide, interprète, animateur de clubs et de centre de vacances ou encore commercial pour des voyagistes et des chaînes d’hôtel. A l’occasion, il donne des cours dans des écoles de tourisme et de commerce à Marseille et à Paris. Il publie aussi quelques livres de référence dans le domaine et organise, notamment, le premier Salon Mondial du Tourisme et des Voyages à Paris. A côté du tourisme et des voyages, Jean-Pierre Pasqualini a aussi une autre passion: la chanson. Et, comme beaucoup d’autres passionnés, il se retrouve à animer des émissions sur une radio libre au début des années 1980. Il y a d’abord Radio Golfe d’Amour à La Ciotat, Aubagne FM et Radio Swing à Bandol. Ces activités-là l’amènent notamment à rencontrer la chanteuse Martine Cerdan qui, devenue productrice de télévision à FR3 Marseille Provence, lui permet de participer à l’émission « Tremplin » en 1984. En 1992 Jean-Pierre Pasqualini lance « Platine magazine » qui deviendra, en l’espace de 20 ans, une référence en matière de chanson et de variétés françaises. À la fin des années 1990, il devient rédacteur en chef de Music Musiques sur France 3 Île-de-France, une émission télévisée hebdomadaire de variétés du samedi après-midi animée par Karine Lemarchand. Par la la suite, il est l’auteur de la série des neuf prime-times télé hebdomadaires d’été sur Antenne 2 : « Le temps d’une chanson », présentés par Frédéric Mitterrand avec des interviews réalisées par Franz-Olivier Giesbert. En 2003, celui que l’on surnomme désormais JPP rejoint la chaîne télévisée française de variétés payante « Mélody ». Il en devient le directeur des programmes dix ans plus tard. Reconnu à part entière comme un spécialiste de la chanson de variétés française, Jean-Pierre Pasqualini parcourt la francophonie comme membre de divers jurys de concours mais aussi comme journaliste relatant l’actualité de divers festivals tels que les Francofolies. Il est également régulièrement appelé à témoigner dans divers programmes télévisés francophones et il a signé plusieurs livres sur la chanson ainsi que la réalisation de compilations et de coffrets en CD et DVD. Il a été à la base des premiers enregistrements de Vincent Niclo et de Rodrigue Janois, il fait partie du collège des Victoires de la Musique depuis 1996 et de l’Académie Charles-Cros depuis 2009. Victime de la dématérialisation des médias au profit d’internet et de la dématérialisation des supports audio au profit des téléchargements sur le web, le magazine Platine est obligé d’arrêter sa publication en juin 2017 après 25 ans d’existence. Et Jean-Pierre Pasqualini se consacre alors presque entièrement à la chaîne Mélody TV.

En 2020, il est le commissaire d’une extraordinaire exposition virtuelle sur le mouvement disco français sur le site web de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française. Nous vous conseillons fortement de vous y rendre en cliquant simplement sur le lien ICI.
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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître son parcours de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006.

La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane. Après 200 représentations de « L’Aspiratrice » en 2017, elle conçoit et prépare avec Jean-Luc Fafchamps un nouveau spectacle qu’elle propose à Paris en 2018 : « Bémol ».
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600.000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La jument de Michao » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990) ou « Ma Bretagne quand elle pleut » (de Jean-Michel Caradec dans les années 1970). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ». A la fin de l’année 2018, le disque suivant, intitulé « Folk », permet à Nolwenn Leroy de se faire plaisir et d’interpréter à sa façon treize titres francophones des années 1970-1980. Toutes ces chansons ont connu un certain succès. Et si certaines d’entre elles sont toujours présentes sur les ondes, fussent-elles nostalgiques, (« So far away from LA » de Peyrac ou « Je t’aimais je t’aime je t’aimerai » de Cabrel), d’autres ont franchement le mérite d’avoir été revisitées par la chanteuse (« On est comme on est » de Renaud Detressan, « Jolie Louise » de Daniel Lanois, « La Rue Madureira » de Nino Ferrer ou « Sacré Géranium » que l’artiste interprète en duo avec son créateur Dick Annegarn).
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19 SEPTEMBRE

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

19 septembre 1939 : Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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PATUREL Sabine en 1987 - Photo (c) Stéphane de Bourgies

Sabine Paturel en 1987

19 septembre 1965 : Naissance, à Toulon, de la chanteuse et actrice française Sabine PATUREL. C’est comme chanteuse qu’elle se fait connaître en 1986 avec un morceau intitulé « Les bêtises ».

Suite à ce ras-de-marée des ventes, elle enregistre un second 45 tours qui sort l’année suivante avec un succès plus mitigé: « P’tit bouchon ». Les autres disques qu’elle va enregistrer jusqu’en 1991 vont connaître une popularité décroissante. Simultanémént à cette carrière de chanteuse, l’artiste suit des cours de comédie et elle va de plus en plus se consacrer à cette activité artistique. Elle triomphe notamment au Théâtre Marigny à Paris dans « La menteuse » avant de tourner dans quelques séries télévisées comme « Les Cordier » (avec Pierre Mondy) ou « L’instit' » (avec Gérard Klein). Par la suite, elle crée aussi sa propre école de théâtre jusqu’en 2002. Surfant sur la nostalgie des années 1980, elle participe, dans les années 2000-2010, à la tournée « RFM party 80 ». En 2014, elle fait un retour à la chanson en enregistrant l’album « Atmosphères » où l’on trouve de nouvelles mélodies mais aussi un remix des fameuses « Bêtises » et une reprise de « J’étais venue pour dire bonjour », un titre interprété initialement par Amélie Morin en 1981.
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L'album de Sophie Tith en 2014

L’album de Sophie Tith en 2014

19 septembre 1996 : Naissance, à Ambilly, de la chanteuse française Sophie TITH. Cadette de trois soeurs, elle grandit dans la région d’Annemasse en Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, Sophie se passionne pour la musique et, à sept ans, elle prend des cours de solfège et de saxophone. Au fil des années, elle s’oriente vers le rock au point de créer le groupe Asmoday avec quatre amies. En 2010, Sophie arrête le solfège et le saxophone. Deux ans plus tard, quelques semaines après avoir quitté Asmoday, elle crée un nouveau groupe avec quatre copains: Nova. A seize ans, elle s’inscrit à l’émission télévisée française « Nouvelle Star » dont elle gagne la finale le 26 février 2013. Elle remporte le droit d’enregistrer un album chez Polydor et ce dernier est commercialisé le 1er juillet 2013 sous le titre « Premières rencontres ». Il s’agit d’un opus produit par Sinclair et composé de reprises personnelles comme « La nuit je mens » de Bashung par exemple.

Le succès est correct et intéressant. En avril 2014, Sophie Tith sort son deuxième album, « J’aime ça », mais c’est le premier qui propose des morceaux originaux composés ou écrits entre autres par les BB Brunes ou Skip the Use. Il n’obtient pas une très grande popularité auprès des médias et du public. N’ayant pas encore la possibilité d’enregistrer un troisième album, Sophie Tith poste assez régulièrement des clips de nouvelles chansons sur le web.
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23 AOUT

Giani Esposito en 1961

23 août 1930 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles) de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français Giani ESPOSITO. Son père est italien. Sa mère est française et accouche en Belgique pour pouvoir choisir une nationalité autre que française pour son enfant, ce qui n’est alors pas possible en France. A l’approche de la seconde guerre mondiale, le petit Giani quitte la France pour l’Italie. C’est en Italie qu’il commence à écrire des poèmes d’adolescent. Il poursuit des études traditionnelles mais s’intéresse beaucoup à la sculpture dont il voudrait faire son métier. A son retour à Paris en 1949, il pense toujours à la sculpture mais il est contraint d’effectuer des petits boulots pour vivre. Dès qu’il reçoit un peu d’argent, il suit des cours de comédie avant de s’orienter vers le cinéma au début des années 1950. En 1953, Giani Esposito commence à apprendre la musique par le solfège et le piano. Emballé, il compose quelques chansons et est engagé pour quatre mois au cabaret parisien de « La rose rouge » avant de se produire à « l’Ecluse ». Alors qu’il se produit de plus en plus sur scène, Giani Esposito n’enregistre ses chansons qu’à partir de 1958. Et son premier 45 tours est commercialisé pour fêter le centenaire des apparitions de Lourdes. Un an plus tard, il sort un super 45 tours de quatre titres où se trouve la fameuse chanson « Le clown » qui reste l’oeuvre la plus connue de l’artiste.

A titre personnel, Giani Esposito se tourne alors de plus en plus vers l’ésotérisme et la spiritualité. En 1963, il épouse la comédienne Pascale Petit qui accouche d’une petite Bougidarka le 26 juin de la même année. Plus tard, à l’adolescence, Bougidarka (ce qui veut dire « don de dieu ») change son prénom et devient Douchka pour interpréter les versions françaises des chansons des films de Walt Disney. Jusqu’en 1967, Giani Esposito tourne presque exclusivement pour le cinéma et la télévision. Puis, en 1967, il signe un contrat discographique avec Pathé Marconi qui concerne trois albums et des 45 tours. Ces albums-là sortent en 1967 (« Jardiniers qui doutez ») et 1968 (« Les clowns » et le double « Un noble rossignol et autres nouvelles chansons »). En 1969, il se sépare de Pascale Petit et chante « Timidité » grimé en clown à la télévision française.

Il prépare aussi l’opus qui sortira un an plus tard: « Les ombres sont chinoises ». En 1970 également, il participe avec Anne Vanderlove à l’enregistrement de l’opéra de Gérard Manset: « La mort d’Orion ». Giani se met alors à apprendre la guitare. Deux ans plus tard, il sort un nouvel album personnel: « Paris le désert ». Et, en 1973, il se consacre à divers projets cinématographiques, théâtraux et musicaux. Il donne ainsi un concert aux Baux de Provence dans une formule piano-voix et une tournée est en préparation. Mais, le 26 décembre 1973, il est hospitalisé d’urgence à Neuilly pour une hépatite virale et une tumeur cérébrale. Il meurt le 1er janvier 1974 à l’hôpital américain.
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Paul Louka en 2010

23 août 1936 : Naissance, à Marcinelle, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA, de son vrai patronyme Vital-Paul Delporte. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Paul Louka est le frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside. Il est aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui le décide à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre le 23 juillet 2011, Paul Louka révèle au chanteur Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque 15 ans après la sortie de son deuxième disque compact qui était une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres, « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah » (1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990).

Il est regrettable que, en raison des différentes firmes qui ont gravé les chansons de l’artiste sur disques, on ne retrouve pas une bonne compilation de versions originales sur un ou plusieurs compacts. Paul Louka a été incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly près de Charleroi après une cérémonie maçonnique que le chanteur a voulue publique. Ironie du sort: la salle où ont eu lieu les hommages est ornée, depuis sa construction, de vitraux réalisés par Paul Louka lui-même.
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Patrick DUHAMEL en 1980 - Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane Legrand

23 août 1945 : Naissance, en Lozère, de l’animateur de radio et de télévision français Patrick DUHAMEL. Pour en savoir plus sur sa biographie professionnelle, veuillez CLIQUER ICI.
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Vicky Leandros en 1975

23 août 1949 : Naissance, à Corfou, de l’interprète grecque Vassiliki Papathanassiou internationalement connue sous le pseudonyme de Vicky LEANDROS. Vicky est la fille de l’artiste peintre Kyriaka Protapapa et du chanteur, auteur, compositeur et producteur grec Leandros Papathanassiou plus connu sous le nom de Leo Leandros. A l’âge de neuf ans, elle rejoint ses parents à Hambourg où son père est une vedette de la chanson. Très intéressée par le travail de son père, Vicky tente sa chance dans la chanson en 1965 en sortant un 45 tours en allemand qui marche bien outre-Rhin. Un an plus tard, l’idée pour Vicky de se lancer dans une carrière internationale se concrétise en partie par l’enregistrement d’une chanson en français: « N’y pense plus tout est bien », adaptation par Hugues Aufray du titre « Don’t think twice » de Bob Dylan. En 1967, elle transforme un peu plus cet essai en se présentant au Concours Eurovision de la Chanson pour le Luxembourg avec « L’amour est bleu » qui se classe quatrième.

Cette notoriété d’un soir va lui permettre de vendre des disques dans un grand nombre de pays dont le Canada et le Japon. Elle se met alors à chanter dans la langue des pays où ses disques sont commercialisés: Allemagne, France, Royaume-Uni et Japon. En français, elle enregistre beaucoup de reprises: « Non c’est rien », « Les Moulins de mon cœur », « Ne me quitte pas », etc. Le 25 mars 1972, Vicky Leandros est à nouveau désignée pour défendre les couleurs du Grand-Duché de Luxembourg au Grand-Prix Eurovision de la chanson. A Édimbourg, elle remporte cette fois la victoire avec « Après Toi » qui connaît alors un succès dans le monde entier en sept langues. Suite à cette nouvelle popularité, la carrière de la chanteuse s’oriente vers les pays germaniques, la Grèce et l’Afrique du Sud. En 1973, elle enregistre « Lago Maggiore im Schnee », version allemande du « Lac Majeur » de Mort Shuman. Cette chanson figure la même année en français sur son album destiné aux pays francophones. « Chante Bouzouki » et « L’amour brillait dans tes yeux » sont des succès en France. En 1975, alors qu’elle a emménagé à Paris, Vicky poursuit sa carrière en France avec bonheur grâce à la chanson « J’aime la vie ». Ses enregistrements francophones se raréfient toutefois et il faut attendre 1984 pour entendre un nouveau hit en français: « A l’est d’Eden ». Au Québec cependant, sous le simple prénom de Vicky, la chanteuse connaît un succès phénoménal pendant près de 20 ans avec les « tubes » « L’amour est bleu » (1967), « Le temps des fleurs » (1968), « Les moulins de mon cœur » (1969), « Triste monde » (1970), « Ne me quitte pas » (1971), « Après toi » (1972), « Théo, on va au bal » (1974), « C’est la vie papa » (1975), « Notre Tango d’Amour » (1976), « Et je l’aime encore » (1977), « Je t’aime mon amour » en duo avec Demis Roussos (1981), « À l’est d’Éden » (1984) et « Tu as sept ponts à traverser » (1985). En 2000, Vicky Leandros compose la plupart des titres d’un nouvel album dont certains sont en français comme « Tout me parle de toi ». Mais le succès n’est plus au rendez-vous du public francophone et la chanteuse poursuit sa carrière en Grèce et en Allemagne, les deux pays significatifs de la vie de l’artiste. Pour ses 70 ans, la chanteuse entame une grande tournée internationale avec l’artiste grec George Dalaras.
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Philippe Gauthier dans les années 1980

23 août 2018 : Décès, au centre hospitalier de Mont-Godinne à Yvoir, de l’animateur et journaliste de télévision et de radio belge Philippe GAUTHIER à l’âge de 70 ans. Né à Charleroi le 15 janvier 1948, il étudie la sociologie à l’UCL, Université Catholique de Louvain-la-Neuve. Philippe est engagé à la RTBF, la radio publique francophone de Belgique, dans les années 1970. Amoureux de la langue française, il s’oriente tout naturellement vers la culture et devient animateur de radio sur la chaîne Radio 2 à Namur. C’est au début des années 1980 qu’il devient le spécialiste de la « nouvelle vague » de la chanson francophone de ces années-là grâce, notamment, à son émission intitulée « Zone verte » diffusée l’après-midi en semaine. En 1982, Philippe Gauthier présente à la télévision belge le programme culinaire « Vieilles casseroles et bonnes recettes ». Au milieu de la décennie 1980, il anime une nouvelle émission de radio : « Energie douce » où il fait connaître au grand public des artistes comme Niagara, Luna Parker, les Révérends du Prince Albert ou Etienne Daho. En mars 1989, il lance le programme intitulé « Perfecto » au cours duquel, en compagnie de son épouse Dany Martin, il propose un magazine de la culture vivante, un espace de liberté pour l’auditeur avec un répondeur téléphonique et une programmation musicale faite de découvertes majoritairement francophones. L’émission, réalisée du lundi au vendredi de 15h00 à 17h00 puis du lundi au jeudi de 19h00 à 21h00, s’arrête avec la mutation de Radio 2 en Fréquence Wallonie en octobre 1994. Il n’est alors plus question de radio pour Philippe Gauthier qui se tourne vers la télévision en proposant des reportages et des séquences pour des émissions de la RTBF comme « Autant savoir », « C’est la vie » ou « Télétourisme ».
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18 AOUT

Hugues Aufray en 1979

18 août 1929 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur-compositeur-interprète français Hugues AUFRAY. Fils d’un industriel spécialisé dans l’import-export, il quitte Paris pour la région du Tarn lorsque ses parents divorcent avant la seconde guerre mondiale. Elevé par sa mère d’origine espagnole, il poursuit ses études à Sorèze de 1941 à 1945. A la libération, Hugues rejoint son père qui séjourne à Madrid. Il y reste trois ans avant de revenir en France où il décide de se lancer dans la chanson. Il commence par chanter en espagnol avant de découvrir, dans les années 1950, les grands auteurs et compositeurs francophones que sont alors Félix Leclerc, Georges Brassens ou Serge Gainsbourg. En 1958, il s’inscrit au concours des « Numéros 1 de demain » qui se déroule à l’Olympia de Paris. Il y est remarqué par le producteur Eddie Barclay qui lui propose d’enregistrer un premier disque. « Y avait Fanny qui chantait » est ainsi l’un de ses premiers succès mais son premier véritable « tube » a pour titre « Santiano » en 1961.

Trois ans plus tard, Hugues représente le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson et le titre « Dès que le printemps revient » se classe troisième ex aequo. Au même moment, il découvre le répertoire folk du chanteur américain Bob Dylan et il décide d’en adapter les chansons en français avec l’aide de l’auteur Pierre Delanoë. Pour les interpréter sur scène, Hugues Aufray s’accompagne d’un « skiffle group », formation spécialisée dans la musique folk et blues. Au fil des ans, le chanteur traverse bon nombre d’époques différentes et ses disques restent tous intemporels. Après ses grands succès des années 1960 (« Céline », Stewball », « Adieu monsieur le professeur », « Les crayons de couleur », etc.), il y a ceux de la décennie suivante (« Hasta luego », « Ton premier chagrin d’amour », « Tchin tchin », « Emilie Emilia », etc.), ceux des années 1980 (« Bye bye Tahiti », « Tu t’en iras », « Dieu que c’est dur d’être modeste », etc) et ceux des années 1990 comme « La terre est si belle ». Les années 2000 sont moins marquées par les chansons originales de l’artiste qui préfère revisiter ses interprétations de Bob Dylan ou reprendre les chansons de Félix Leclerc. Durant sa carrière, Hugues Aufray met aussi à profit sa passion pour les chevaux en concevant des spectacles équestres avec des spécialistes du genre comme Mario Luraschi. En 2011, l’album « Troubador since 1948 » lui permet de réenregistrer quelques-uns de ses grands succès mais aussi de reprendre « Les portes du pénitencier » dont l’adaptation française avait été réalisée par Hugues Aufray pour Johnny Hallyday en 1964. De plus, Hugues en profite pour enregistrer une nouvelle version toute personnelle de ce tube anglo-saxon des Animals (« The house of the rising sun ») avec un texte français s’approchant beaucoup plus du texte original : « L’hôtel du soleil levant ». En 2020, l’artiste nous livre un nouvel opus de chansons originales et personnelles qu’il intitule « Autoportrait » et dont le premier titre envoyé aux médias est « Dan Tucker ». Les douze chansons que renferme le CD partent à la recherche de nos racines et prêtent une attention particulière aux gens de peu qui, de par leur travail acharné, ont été à la base de nos sociétés opulentes d’aujourd’hui. On y retrouve aussi des mélodies plus anciennes comme « Stewball » (interprétée en duo avec Michael Jones), « La soupe à ma grand-mère » et « Hasta Luego ».

 

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Daniela Lumbroso chanteuse sous le nom de Coco Boer en 1988

18 août 1961 : Naissance, à Tunis, de la présentatrice et productrice de radio et télévision française Daniela LUMBROSO. Née de parents italiens, elle passe toute son enfance en Côte d’Ivoire. À 20 ans, elle suit d’abord des études de sociologie. Puis, elle découvre l’univers des radios libres et y présente des émissions à Paris avant de rejoindre NRJ en 1982 où elle présente les flashes d’information. En 1983, elle est l’une des personnes créant une chaîne française de télévision pirate (Canal 5) pour laquelle elle est convoquée devant la justice. Ses activités radiophoniques se poursuivent en 1984 avec sa participation à l’émission « L’oreille en coin » sur France Inter. Un an plus tard, elle fait ses premiers pas sur TF1, chaîne de télé française, pour y parler culture et société dans les journaux. Lorsque la station est privatisée en 1987, Daniela la quitte pour Antenne 2 où elle travaille aux côtés de Jacques Martin d’abord et seule ensuite pour « La machine à chanter », « Questions de charme » ou « Télématin ». 1988 est l’année où Daniela décide de se lancer dans la chanson, sous le nom de Coco Boer, avec un titre très tendance qui ne restera pas dans les annales: « C’qu’est con Riguediguedon ».

En 1994, elle quitte Antenne 2 pour LCI, la chaîne info de la télé privée TF1 où elle présente pendant sept ans LCA: « La culture aussi ». Sur TF1, elle anime également et simultanément des émissions de plus en plus nombreuses dont des soirées spéciales consacrées à la chanson francophone. Daniela Lumbroso change une fois de plus d’atmosphère en 2001 pour revenir sur la télé de service public français où la chaîne Antenne 2 est devenue France 2. Ici aussi, elle anime quelques magazines mais se voit, de plus en plus, confier des grandes soirées conscacrées à la musique et à la chanson: la Fête de la Musique ou la Fête de la Chanson Française par exemple. En 2004, elle crée sa propre société de production: « Dégel Prod ». Cela lui permet de proposer différents projets et formats d’émission pour un grand nombre de chaînes françaises. A partir de septembre 2009, à la suite du décès de Pascal Sevran et de l’arrêt de ses émissions de chansons, Daniela produit et présente « Chabada » tous les dimanches à 17 heures sur France 3. Cette émission est basée sur un concept mélangeant les générations d’artistes de la chanson francophone. Un peu boudé au début en raison de son format très éclectique et bigaré, le programme va ensuite trouver ses marques et être aussi apprécié des artistes que des téléspectateurs. Mais, en mai 2013, la direction de France 3 décide de ne pas reconduire l’émission à la rentrée. Il s’en suit une levée de boucliers de la part des artistes et une pétition est lancée qui récolte des signatures de toute la francophonie. Rien n’y fait malheureusement et l’émission « Chabada » cesse d’exister en juin 2013. Parallèlement à cette émission hebdomadaire, Daniela lance aussi, toujours sur France 3, l’émission « Noël sous les étoiles » qui est diffusée en décembre 2010, 2011 et 2012. De la même manière, elle initie le projet « Québec sous les étoiles » en permettant à des artistes francophones européens de se produire aux côtés d’artistes québécois pour un programme télévisé enregistré sur la scène principale du Festival d’été de Québec en juillet 2010, 2011 et 2012. De janvier 2014 à septembre 2016, Daniela Lumbroso propose chaque jour « France Bleu Midi » sur Radio France Bleu.
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18 août 1998 : Décès du producteur de télévision belge Nicolas RESIMONT. Né à Romsée en 1925, il est pianiste de formation et obtient un premier prix de piano, d’histoire de la musique, de solfège et d’harmonie au Conservatoire royal de Liège. Il entre en 1950 à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, la radio belge francophone de service public qui possède alors le monopole des émissions. Il s’occupe, dès le début, d’émissions musicales. Et, de manière logique, dès que la télévision apparaît, il se conscacre également à ce genre de programme. A la fin des années 1960, il est nommé responsable du service Variétés de la télévision belge francophone, la RTB qui deviendra plus tard la RTBF. A ce titre, il produit de nombreuses émissions « Face au public » avec de grands noms de la chanson comme Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Barbara, Philippe Clay, Patachou, les Frères Jacques, Serge Reggiani, Salvatore Adamo, Annie Cordy, Jean Ferrat, Yves Duteil ou Pierre Perret entre autres. Il produit aussi des émissions à succès telles que le «Tiroir aux souvenirs», «La belge époque», «La chanson du siècle», « La caméra d’argent » ou «Clin d’oeil». Et, surtout, dans les années 1970, « Chansons à la carte » (de 1972 à 1983), une émission de variétés très populaire. Dans la foulée, il demande aussi à des chanteurs belges francophones de présenter des programmes de variétés : Julos Beaucarne (« De bric et de broc »), Jacques Hustin (« La guimbarde »), Paul Louka (« Bidulement vôtre »), Jean Vallée (« La bonne étoile ») ou encore Plastic Bertrand (« Suoer Cool »). Grâce à toutes ces émissions qui ont bien souvent été archivées avec soin, la Sonuma, Société de Numérisation des Archives de la RTBF, propose sur son site web des souvenirs très intéressants de tous ces programmes. En 1985, Nicolas Résimont se retire des affaires pour prendre sa retraite en Suisse.
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18 août 2003 : sortie du premier album de CALI « L’amour parfait ». Un des titres initiaux à en être extrait pour les radios est « Le grand jour » mais ce ne sera pas le plus grand succès de l’opus. D’autres chansons vont en effet installer Cali parmi les valeurs sûres de la chanson francophone en seulement quelques mois: « C’est quand le bonheur », « Elle m’a dit », « Pensons à l’avenir » ou « L’Amour parfait » par exemple.

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25 JUILLET

Le coffret intégrale d’Yvonne Printemps 1919-1954

25 juillet 1894 : Naissance, à Ermont, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS, de son vrai nom Yvonne Wigniolle. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier.

Yvonne Printemps décède à Neuilly-sur-Seine le 18 janvier 1977. Elle est inhumée aux côtés de Pierre Fresnay dans le cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

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Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

25 juillet 1920 : Naissance, à Brienon-sur-Armançon, de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI, de son vrai nom Pierre Varenne. Il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès. Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses compositions dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort ».

Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 titres durant sa vie. Certains de ceux-ci furent interprétés par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
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Jean Carmet – Pochette du 45t de 1966

25 juillet 1920 : Naissance, à Bourgueil, de l’acteur français Jean CARMET. Au milieu de ses intenses activités cinématographiques, Jean Carmet enregistre quelques 45 tours dont un conte de Noël et des sketches. Mais, en 1966, il se pique au jeu de la chanson et sort un disque composé de cinq chansons: « Une belle carrière », « Lydia », « Le joyeux Bébert », « La cage » et « Ça se coince ». Jean Carmet est décédé le 20 avril 1994.
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Lynda Lemay en 2013

25 juillet 1966 : Naissance, à Portneuf au Québec, de l’auteure, compositrice et interprète canadienne Lynda LEMAY. Elle suit des études littéraires et se sert de son talent pour écrire des chansons qui lui permettent d’obtenir un prix au Festival de Granby au Québec en 1989. Encouragée par cette récompense, Lynda enregistre un premier album, « Nos rêves », en 1990. Ce disque et le suivant, qui sort en 1994, ne sont d’abord commercialisés qu’au Canada. En 1996, la chanteuse débarque en France et se distingue au Tremplin de la chanson des Hauts-de-Seine en remportant le prix du public et le prix spécial. Elle participe ensuite, en Suisse, au festival de jazz de Montreux où Charles Aznavour la remarque, l’apprécie et décide de l’aider à conquérir le public européen. Du coup, le troisième album de Lynda Lemay, qui porte simplement son nom, est enregistré en France où elle se fait très vite connaître par la chanson « La visite ».

Elle obtient un grand succès grâce à des titres bien écrits de manière humoristique ou, parfois, plus grave. Son répertoire s’enrichit au fil du temps de chansons qui dépeignent les travers de la vie quotidienne et de la société mais qui s’attardent aussi sur la famille et ses émotions. Ses albums suivants cartonnent en France et, en 2003, elle reçoit une Victoire de la Musique. Au début de l’année 2005, l’artiste présente et met en scène en France l’opéra-folk qu’elle a écrit complètement et qui a pour titre « Un éternel hiver ». L’album personnel suivant de Lynda Lemay, « Ma signature », est certifié disque de platine en France en 2007. Il précède d’un an et demi son onzième opus ayant pour titre « Allo c’est moi ». Depuis la fin des années 1990, Lynda Lemay n’a jamais cessé de se produire sur les scènes de la Francophonie européenne: aussi bien à l’Olympia de Paris qu’au festival « ‘Alors Chante » de Montauban ou au Théâtre Royal de Namur (Belgique). En 2011, l’artiste québécoise commercialise une compilation avec ses chansons les plus connues et quelques inédites. Lynda Lemay sort un album de chansons originales à l’automne 2013: « Feutres et pastels ». Elle est ensuite sur la scène de l’Olympia de Paris du 9 au 11 juin 2014. Deux ans plus tard, en septembre 2016, un nouvel opus est commercialisé sous le titre « Décibels et des silences ». Et le 2 octobre de la même année, elle chante pour la 60e fois à l’Olympia de Paris, ce qui est alors le record pour un(e) artiste non-français(e). Il faut ensuite attendre 2020 pour avoir des nouvelles de la chanteuse qui doit revenir sur les planches à l’occasion des Francofolies de Montréal avec un nouveau projet : « Il était onze fois : la vie est un conte de fous ». Mais ce conte est encore plus fou qu’imaginé puisque certains de ses nouveaux rendez-vous sont reportés à fin 2020 voire à 2021 à cause de la crise du coronavirus Covid-19.

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TETE – Pochette album 2013

25 juillet 1975 : Naissance, à Dakar au Sénégal, du chanteur TETE d’une mère antillaise et d’un père sénégalais. A l’âge de deux ans, il emménage avec ses parents en France, à Bordeaux. Il y reste trois ans avant de partir pour Saint-Dizier dans l’est du pays. C’est là qu’il passe la majeure partie de son enfance. Sa mère lui fait découvrir la musique qu’elle aime: le jazz et les Beatles. A neuf ans, il s’inscrit à des cours de solfège et de violon. Plus tard, il apprend aussi la guitare qui est l’instrument qui va lui permettre de réaliser ses premières compositions musicales. Celles-ci sont influencées par une majorité d’artistes anglo-saxons comme Dylan, Kravitz ou Queen. A 18 ans, il décide de suivre des études universitaires scientifiques à Nancy mais, en parallèle, il continue à faire de la musique. Il s’inscrit à des cours de chant et commence à interpréter ses compositions à diverses occasions dans la région lorraine. Sorti des études avec son diplôme en main, il se met à jouer partout où c’est possible. Et c’est la guitare qu’il affectionne particulièrement au point de présenter des concerts avec cet instrument. En 1999, remarqué par un producteur, il sort un disque instrumental. A partir de l’an 2000, Tété est remarqué par la firme de disques Epic qui commercialise, en novembre, un premier album de chansons intitulé « Préambule » dont l’un des titres est bien « Les rallyes » (et non « Les raylles…).

Il commence aussi à prester de nombreux concerts en première partie ou aux côtés de Louise Attaque ou M par exemple. Il se produit aussi au Québec où il est de plus en plus apprécié. Les albums se succèdent alors à un rythme plutôt lent: « A la faveur de l’automne » en 2003, « Le Sacre des lemmings et Autres Contes de la lisière » en 2006 et « Le premier clair de l’aube » en 2010. La même année, Tété enregistre une chanson en duo avec Joyce Jonathan: « Sur Mes Gardes ». Et puis, début 2013, il sort un album très remarqué : « Nus là-bas ». Deux ans plus tard, Tété fait partie des artistes qui rendent hommage à Jacques Dutronc sur le disque « Joyeux anniversaire M’sieur Dutronc »: il y interprète « Merde in France ». En octobre 2016, l’album suivant de Tété a pour titre « Les Chroniques de Pierrot Lunaire ». Et, trois ans plus tard, son neuvième album studio a pour titre « Fauthentique » et fait une évidente référence aux « fake news » qui font désormais partie de notre environnement quotidien.
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