ROUSSOS Demis

Demis Roussos à Dunkerque le 17 juin 2011 dans le cadre de la tournée « Age tendre et tête de bois » – Photo (c) Passion Chanson

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Le chanteur grec Demis ROUSSOS naît le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte. Très jeune, passionné de musique et de chant, il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et l’encourage sérieusement à devenir chanteur. Et c’est donc en tant que tel qu’il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique: « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre », de Cécile Aubry, dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot.
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Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et se révèle comme le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès.
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Il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989.
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Entretemps, Demis a aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde tout au long de sa carrière. Demis Roussos meurt à Athènes le 25 janvier 2015. La même année, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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GILBERT Yves

Yves Gilbert au milieu des années 1960

Le compositeur, musicien, pianiste et interprète français Yves GILBERT naît le 22 novembre 1937. A l’âge de huit ans, alors que la seconde guerre mondiale vient de s’achever, il est emmené par sa mère pour être inscrit à des cours de piano. Mais ce n’est pas de force car le garçonnet apprécie la musique depuis un moment déjà et s’applique donc à jouer au mieux de cet instrument magique. Au fil du temps, sa passion augmente et il décide d’en faire son métier. Mais cela n’est pas du tout du goût de son père, directeur du casino de Deauville, qui ne désire pas de saltimbanque dans sa famille et qui lui impose des études « classiques » et « sérieuses » orientées vers l’architecture et l’école des Beaux-Arts durant cinq ans. Qu’à cela ne tienne, le jeune Yves tient à se perfectionner musicalement et, une fois ses journées de cours terminées, il apprend le solfège et écoute les chansons qui passent à la radio, beaucoup de chansons françaises. Avec une copine de lycée, l’adolescent commence alors lui-même à composer des chansons. Il démarche alors les maisons de disques pour placer ses chansons car il ne veut pas nécessairement les chanter lui-même. Pourtant, en 1961, il est engagé chez Philips comme auteur-compositeur-interprète car ses chansons sont considérées comme drôles. Un an plus tard, Yves Gilbert est appelé à accomplir son service militaire comme chef-trompette puis, lorsqu’il revient de l’armée, il se marie avec une jeune danseuse prénommée Patricia qui est la fille de Jean Porrasse, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Chanteuse, Patricia placera un succès dans tous les hit parade, à la fin des années 1980 : « Etienne Etienne » sous le nom de Guesh Patti. Et, à peine mariés, nos deux artistes acceptent la proposition d’enregistrer ensemble quatre 45-tours sous le nom d’Yves et Patricia en 1964 et 1965.

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En juin 1965, Yves profite du fait qu’il connaît la chanteuse Régine, qui a été à une époque hôtesse dans le casino de son père à Deauville, pour lui présenter quelques-unes de ses compositions. Mais, au lieu de les accepter pour elle, elle lui suggère de les proposer à un jeune auteur et interprète qui a pour nom Serge Lama et qui lui été recommandé par son amie Renée Lebas. La rencontre, entre les deux hommes que tout semble opposer, est un peu froide et ne débouche sur rien de concret. Il faudra attendre 1966 et une deuxième entrevue pour que Serge Lama et Yves Gilbert décident de collaborer ensemble. Pour son troisième 45-tours qui sort en juin 1966, Serge Lama enregistre deux mélodies signées Yves Gilbert : « Sans toi » et « Madame Poupon ».
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Ce n’est pas encore un franc succès mais cela l’annonce : en 1967, Lama reprend une chanson qu’il a écrite avec Gilbert pour Zizi Jeanmaire et sa version se vend mieux que celle de la « croqueuse de diamants » : « Les ballons rouges » lance véritablement la carrière de Serge Lama. Le titre lui permet aussi d’enregistrer un premier 33-tours et, surtout, de se produire à l’Olympia en première partie de Nana Mouskouri.
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Yves compose alors de nombreuses musiques sur lesquelles Serge vient placer ses textes et, à deux, ils enrichissent les répertoires de Nana Mouskouri, Isabelle Aubret, Juliette Gréco ou Marie Laforêt. Et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, engage le pianiste pour assurer l’ambiance du célèbre bar du music-hall parisien. Et le duo compose alors toute une série de chansons qui installent la carrière de Serge Lama : « D’aventures en aventures » (1968), « Le temps de la rengaine » (1968), « C’est toujours comme ça la première fois » (1969), « Une île » (1969), « Mon ami mon maître » (1975), « Les ports de l’Atlantique » (1975), « Je t’aime à la folie » (1975), « L’enfant au piano » (1977) et « Je voudrais tant que tu sois là » (1977) par exemple. Yves Gilbert accompagne le chanteur dans toutes ses tournées où il l’accompagne au piano pendant plus de 200 concerts par an et ce pendant une dizaine d’années. En 1970, Yves Gilbert enregistre un 45-tours avec deux chansons qu’il interprète : « Aujourd’hui c’est lundi » et « Un p’tit air de rien du tout ». Ce n’est pas un succès. Au début des années 1980, le pianiste propose à l’auteur Lama de composer et écrire un spectacle d’envergure articulé autour d’un personnage historique central. Serge Lama pense immédiatement à une épopée musicale qui tournerait autour de l’empereur Napoléon et soumet toute une série de textes au compositeur qui, en trois jours et trois nuits, réalise les chansons de ce qui sera, finalement, un des plus grands succès de la carrière de Lama. Le spectacle est présenté pendant plus de trois ans à Paris (au théâtre Marigny), en province française mais aussi dans toute la francophonie : Belgique, Suisse et Québec. Il est assorti d’un double album avec 30 chansons en 1982 avant un troisième volume qui paraît en 1984 (« Marie la Polonaise »).
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Après cette aventure hors du commun, Serge Lama s’éloigne un peu de la chanson pour tenter l’expérience du théâtre en jouant dans « La facture » de Françoise Dorin (1990-1991). Et, en 1993, lorsqu’il songe à revenir de manière « sérieuse » à la musique, c’est aussi à Yves Gilbert qu’il envoie ses textes à mettre en musique. L’album qui suit comporte ainsi notamment « Je te partage », « Neige » ou « Je suis un homme ». A ce moment, Yves Gilbert évolue vers d’autres univers et se remet à composer pour des artistes comme Charles Aznavour (« Un mort vivant, délit d’opinion »).
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Mais aussi pour d’autres personnalités comme Julie Saget (son épouse), Madeleine Chapsal et Francis Perrin pour qui il composera des partitions de pièces de théâtre et de génériques de films (« Tête à claques », « Lé débutant », etc.).
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En 2001, lorsque Serge Lama sort son nouvel album « Feuille à feuille », Yves Gilbert y est présent avec cinq musiques dont « Les jardins ouvriers », « Les gens qui s’aiment » et « Les poètes ».
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Le 5 décembre 2005, le pianiste et compositeur se voit remettre le « Grand-Prix de la chanson française » de la SACEM (la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français) pour l’ensemble de ses compositions.
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Ne délaissant jamais la musique, Yves Gilbert enregistre alors de nombreux albums de piano et de chansons dont le dernier en date est commercialisé en avril 2019 sous le titre « Est-ce le hasard » et est réalisé avec la complicité de Sonia Belolo.
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A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Yves Gilbert accorde une interview (en deux parties) à Gérard Quentin pour Musicbox TV. Elle est à voir ci-dessous.
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Le vendredi 6 novembre 2020, Yves Gilbert intervient pour témoigner dans l’émission de télévision « La boîte à secrets » présentée par Faustine Bollaert sur France 3 dont l’un des invités est Serge Lama.
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ARYAN Marc

Marc Aryan en 1975

Le chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN naît le 14 novembre 1926 à Valence dans la Drôme sous le nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus.

Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa popularité va même devenir internationale comme en témoigne son passage à la télévision espagnole en 1966 à voir ci-dessous.

Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965) et « N° 1 au hit parade » (1967). Ce dernier succès a inspiré un superbe clip vidéo nostalgique à l’humoriste belge Zidani qui a réussi à retranscrire en images toute une période révolue des années 1960 avec, dans le rôle impeccable de Marc Aryan, le chanteur et comédien belge Hughes Maréchal. A voir ci-dessous.

Les ventes se poursuivent ensuite très bien pour d’autres disques de Marc Aryan qui ont encore pour titres « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973).

Alors que sa carrière a connu des succès internationaux l’amenant en Turquie, au Liban, en Amérique latine et au Canada, la fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur. Alors, il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985.

Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985.

A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive ». En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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CORDY Annie

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

La chanteuse et actrice belge Annie CORDY naît le 16 juin 1928 à Laeken (Bruxelles) sous le nom de Léonie Cooreman. Elle est encore enfant lorsqu’elle suit des cours de danse et apprend le piano ainsi que le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. La même année, elle figure dans le film « Le chanteur de Mexico » aux côtés de Luis Mariano et de Bourvil.

Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano).

Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. En 1967, elle enregistre un duo avec Darry Cowl qui vient de composer une opérette avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil : « Pic et pioche ».

 

De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982.

Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ».

En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ».

En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974.

En janvier 2013, elle participe à l’enregistrement du disque « Notre liberté », avec plein d’autres artistes, qui est vendu au profit des Restos du Coeur belges.

Le mois suivant, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles. En mars 2020, alors que la Belgique comme la France et d’autres pays vivent une période difficile de confinement dû au coronavirus Covid-19, Annie Cordy répond à l’appel de la (presque) totalité des humoristes belges pour interpréter avec eux une version très particulière de l’un de ses tubes : « Ca ira mieux demain ». Vous avez dit Belgitude ?

https://www.facebook.com/FreresTaloche/videos/212753049834363/?t=0

Le 4 septembre 2020 : la nouvelle de son décès, à 92 ans, attriste quantité de gens. Annie s’est éteinte à la suite d’un malaise dans sa maison de la Côte d’Azur.

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CARLIER Jo

Jo Carlier en 1974

Le chef d’orchestre et trompettiste belge Jo CARLIER naît le 4 septembre 1930 à Bois-de-Breux près de Liège. Elevé dans un milieu plutôt modeste, il s’intéresse à la musique dès l’âge de six ans en étudiant le solfège. Il faut dire que deux de ses oncles sont des musiciens professionnels et que le jeune Jo est fasciné par leur univers. A dix ans, il joue du trombone et, trois ans plus tard, il entre au Conservatoire pour apprendre la trompette. A la libération, il forme déjà un orchestre avec des copains musiciens. Puis, pendant son service militaire, il fonde à nouveau un « band » qui anime les soirées récréatives des soldats. De retour à la vie civile, il prend en mains l’orchestre de Jean Dary dans lequel il a joué quelques années plus tôt. Il s’occupe aussi des thés dansants avec un copain musicien liégeois comme lui : Charles Cremers. Il se fait alors engager comme premier trompettiste dans l’orchestre d’Emile  Sullon qui anime les soirée du Palace et de l’Eden à Liège. En 1955, au départ de Sullon, Jo Carlier reprend l’orchestre du Palace et y accompagne de grandes vedettes comme Jacques Brel ou Luis Mariano. Sa formation musicale compte alors 22 membres. A ce titre, il participe à de nombreux shows télévisés belges où il accompagne, notamment, Marcel Amont. En 1963, son orchestre effectue une saison complète au casino de Spa et, un an plus tard, il est l’un des créateurs du Festival de la Chanson Française de Spa qui, jusqu’au début des années 1980, accueille des dizaines d’artistes et découvre des chanteurs comme Francis Cabrel, Yves Duteil, Gilbert Laffaille, Maxime Leforestier, Serge Lama, Robert Charlebois ou Alain Souchon.

A plusieurs reprises durant cette décennie, Jo Carlier est aussi le chef d’orchestre qui s’illustre lors de la prestation des candidats belges francophones au Concours Eurovision de la Chanson. Et il a ainsi la chance d’être intimement mêlé à la seule victoire belge de cette compétition lorsque la toute jeune Liégeoise Sandra Kim l’emporte avec « J’aime la vie » à Bergen (Norvège) en 1986.

Du coup, il devient aussi le chef d’orchestre de l’édition suivante du concours Eurovision de la Chanson qui est organisé à Bruxelles. Il s’agit alors de l’un des derniers rendez-vous professionnels du chef d’orchestre qui cesse ses activités artistiques en 1988 pour se consacrer à ses passions pour le billard, le tennis de table et les chevaux. Jo Carlier décède le 25 avril 2001 à l’âge de 70 ans des suites d’une maladie. Jo Carlier aurait enregistré, avec son orchestre, quelque 17 albums 33-tours et neuf 45-tours. De nombreux disques compacts, édités depuis le début des années 1990, permettent de retrouver le répertoire de Jo Carlier avec une sonorité parfaite.
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25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Pour en savoir plus sur sa carrière et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

Au décès de Johnny Hallyday en décembre 2017, Michel Mallory est contacté par un producteur belge qui aimerait lui présenter un jeune interprète qui possède une voix très ressemblante à celle de Johnny. Quelques semaines seront nécessaires à ce producteur pour convaincre Michel que Jean-Baptiste Guégan peut enregistrer des chansons qu’il avait écrites et composées pour Johnny Hallyday il y a des années. Cela se fera finalement dans le courant de l’année 2018 pour une sortie de l’album de Guégan en 2019. Avec le succès que l’on sait.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ». Pendant le confinement dû à la pandémie du coronavirus covid-19 au printemps 2020, la chanteuse poste régulièrement sur Facebook des capsules vidéo où elle interprète une chanson de son répertoire en version acoustique où elle s’accompagne au piano.
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ».

Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ». En 2020, l’artiste crée un grand cabaret itinérant qui est destiné à proposer dans toute la France un spectacle composé d’humoristes, de magiciens, de danseurs, de chanteurs, d’acrobates et d’artistes burlesques. Clara y joue la maîtresse de cérémonie et interprète ses chansons « jazzy » accompagnée par deux musiciens. Mais la pandémie du coronavirus covid-19 et ses confinements ont raison de cette tournée qui est suspendue. A l’aube de ses 40 ans, le 22 janvier 2021, Clara Morgane décide de proposer ce spectacle itinérant sur le web en streaming.
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN à l’âge de 80 ans. Pour en savoir plus sur la biographie de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

25 janvier 2009 : Décès, à Paris, à l’age de 61 ans, du chanteur et guitariste français Gérard BLANC d’abord connu comme le chanteur du groupe Martin Circus. Pour en savoir plus sur la vie et le parcours professionnel de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Agé de 68 ans, il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Pour en savoir plus sur sa carrière de chanteur francophone, veuillez CLIQUER ICI.
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24 JANVIER

 

Daniel Auteuil – pochette du 45 tours de 1985 (c) Luc Roux

24 janvier 1950 : Naissance, à Alger, du comédien français Daniel AUTEUIL. Véritable enfant de la balle, fils d’un couple de chanteurs lyriques, il fait ses premiers pas sur les planches à l’âge de quatre ans. Il tâte du théâtre et se retrouve, le 1er février 1972, sur la scène parisienne du théâtre de la Porte Saint-Martin pour jouer un rôle dans la comédie musicale Godspell aux côtés d’autres débutants comme les chanteurs Dave, Grégory Ken (futur « Chagrin d’amour » avec Valli) et la chanteuse Armande Altaï. Par la suite, c’est surtout au cinéma que Daniel Auteuil va se faire connaître. Son rôle d’Ugolin dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » reste un grand moment du septième art français. Quelques mois avant cette prestation mémorable, Daniel Auteuil tente une expérience – moins transcendante – dans le domaine du disque. Son premier 45 tours connaît un succès radiophonique en 1985 avec « Que la vie me pardonne », un hit éphémère écrit et composé par Renaud Detressan qui, lui-même, a connu, comme interprète, un « tube » fin 1981: « On est comme on est ». Un second vinyl (« Où elle est ») n’impose pas Daniel Auteuil comme un véritable chanteur et son expérience musicale ne va pas plus loin.

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Muriel Moreno en 1986 (c) Gilles Cappé

24 janvier 1963 : Naissance, à Chinon sous le nom de Muriel Laporte, de Muriel MORENO, la chanteuse française du duo NIAGARA qu’elle forme avec Daniel CHENEVEZ dans les années 1980 à Rennes. Après un premier duo avec Daniel baptisé « L’ombre jaune », ils décident de changer de nom pour enregistrer un premier 45 tours en 1985: « Tchiki Boum », un succès immédiat.

Ensuite, il y a « L’amour à la plage » qui, lui aussi, flirte avec le sommet du top 50 français. « Je dois m’en aller » conforte le succès du groupe avant « Soleil d’hiver » en 1988 et « Quand les champs brûlent » en 1990. Mais la cadence des tournées et des promos épuise Muriel qui fait une dépression. Et le couple se sépare ensuite même si l’album « La vérité » sort en 1992. Par la suite, après avoir fait de la musique électro, Muriel décide en 2010 de se retirer du monde de la musique. Quant à Daniel Chenevez, il poursuit sa carrière de chanteur, auteur et compositeur et a déjà sorti des albums solo.
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En 2012

24 janvier 1984 : Naissance à Verviers de la chanteuse belge d’origine portugaise Wendy NAZARE. Wendy est sensibilisée très jeune à la musique et à la diversité culturelle grâce à son grand-père paternel portugais. Agée de six ans, elle s’inscrit au conservatoire de sa ville natale dont le directeur est alors Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. Elle y étudie le piano et le solfège. Elle s’intéresse ensuite à la guitare et commence à composer ses premières chansons à onze ans. Elle le fait en anglais parce que sa mère est britannique. Parallèlement à la chanson, Wendy ne délaisse pas ses études. Bien au contraire puisqu’elle est diplômée en psychologie à l’Université de Liège en 2009. Entretemps donc, elle se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical belge. En 2007, elle participe aux ateliers de Francis Cabrel à Astaffort ainsi qu’aux chantiers des Francofolies de Spa. Ces expériences l’amènent à écrire un nombre suffisant de chansons pour commercialiser un premier album autoproduit en 2008. Elle le réalise avec l’aide de musiciens belges talentueux comme Didier Laloy, Nicolas Fiszman ou Phil Corthouts. Les responsables de la firme Universal Belgique sont sous le charme de cet album qu’ils décident de distribuer tel quel. Un titre de cet opus intitulé « Pas de pareil » s’impose immédiatement sur les ondes radiophoniques belges: « Mon pays », une ballade qui évoque bien entendu le Portugal.

La suite est tout aussi prometteuse puisque le nom de Wendy Nazaré est désormais connu du grand public grâce à la chanson « Y’a une bombe ». En 2009, l’artiste reçoit le prix du public des internautes de la radio privée belge Bel-RTL lors de la remise des Octaves de la Musique. La chanteuse s’accorde ensuite une pause pour préparer un second album réalisé cette fois avec l’aide d’une firme de disques. « A tire d’ailes » sort en 2012 et est popularisé par le titre « Au goût eighties » qui est diffusé en radio. Dans la foulée de ce nouveau succès, Wendy commercialise un single extrait de l’album et enregistré en duo avec l’artiste français Pep’s : « Lisboa », ville chère à son coeur. Pour la fête nationale belge de 2012, Wendy Nazaré présente les chansons de ce dernier opus et les précédentes dans le somptueux cadre du salon bleu du casino lors des Francofolies de Spa le 21 juillet. Depuis cette époque, Wendy semble avoir pris ses quartiers au Portugal où elle écrit, compose et enregistre des chansons (en portugais et en anglais) pour un album sorti en 2019.
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4 JANVIER

 

Robert Lamoureux dans les années 1960

4 janvier 1920 : Naissance, à Saint-Mandé, de Robert LAMOUREUX, comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître une très succincte biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Ginette Garcin

4 janvier 1928 : Naissance, à Marseille, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN. Pour en savoir plus sur sa carrière artistique et, plus particulièrement, ses activités musicales, veuillez CLIQUER ICI.
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Georges Chelon en 1971 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

4 janvier 1943 : Naissance, à Marseille, de l’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode yé-yé qui sévit alors.

La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties d’artistes de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. Son ascension se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard. Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment. Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ». Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens. Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire. En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Deux ans plus tard, l’opus suivant a pour titre générique « Essayez Dieu ». Il comprend quatorze nouvelles chansons et une nouvelle version de « Père Prodigue ». Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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Album de Thomas Fersen « les ronds de carotte » en 1995. Photo (c) Jean-Baptiste Mondino.

4 janvier 1963 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Thomas FERSEN dont le véritable nom est toujours une énigme. Selon ses dires, le petit Thomas découvre la musique à l’école communale grâce aux chansons paillardes. Pour ses quatorze ans, sa mère lui offre une guitare. On est à la fin des années 1970 et, au fil des voyages scolaires en Angleterre, Thomas fait connaissance avec la musique anglo-saxonne et le mouvement punk qui l’impressionne. Il écrit alors ses premières chansons paroles et musique et met sur pied des groupes musicaux avec des copains. Il poursuit parallèlement des études en électronique avant d’effectuer ses obligations militaires en 1984. A son retour à la vie civile, il décroche un poste de câbleur dans des chaînes d’hôtels françaises. Après un périple qui l’emmène notamment à Cuba, le musicien-chanteur décide de franchir un cap supplémentaire en changeant d’identité pour prendre le nom d’artiste de Thomas Fersen. Et c’est sous ce patronyme qu’il enregistre un premier disque vinyle en 1988: « Ton héros Jane ». Ce 45-tours ne connaît pas plus de succès qu’un deuxième commercialisé deux ans plus tard: « Le peuple de la nuit ». Engagé par un restaurateur thaïlandais pour animer les soirées de son établissement parisien, Thomas s’y fait remarquer par un producteur qui lui propose un nouveau contrat et, surtout, une bonne équipe de collaborateurs. Il enregistre alors un vrai premier album en 1992: « Le bal des oiseaux ».

La chanson portant le titre de l’opus connaît alors un grand succès immédiat l’année suivante et voit Thomas Fersen récompensé par un disque d’or et une Victoire de la Musique de la révélation masculine en 1994. Depuis ce moment, se créant un univers personnel et atypique, cet artiste de grand talent enregistre de nombreux albums. En 2019, il commercialise ainsi son onzième opus intitulé « C’est tout ce qu’il me reste ». Ses prestations sur scène restent le meilleur moment pour faire connaissance avec ce chanteur hors du commun qui a apporté un renouveau à la chanson francophone. Au point de faire école et d’influencer toute une série de jeunes artistes comme le Belge Antoine Hénaut qui a déjà assuré de nombreuses premières parties de Thomas Fersen justement.
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En 1998

En 1998

4 janvier 1982 : Naissance, à Tournai, de la chanteuse belge Mélanie COHL sous le nom de Mélanie Picron. La petite Mélanie apprend à jouer du violon à l’âge de cinq ans. Elle s’inscrit ensuite au Conservatoire de Tournai pour y suivre des cours de solfège, de violon, de diction et de déclamation. Très jeune, elle commence à chanter sous le pseudonyme de Kelly Logan et participe à de nombreux concours dans sa région natale proche de la frontière française. A dix ans, la chanteuse participe à l’émission de la télé publique belge francophone RTBF: « Jeunes Solistes ». Et, trois ans plus tard, elle remporte le jeu « Chacun sa chance » dans le club Dorothée sur la chaîne privée française TF1. En 1997, sous son vrai nom de Mélanie Picron, elle se présente au crochet télévisé de la RTBF « Pour la gloire » dans la catégorie « Juniors ». Elle y remporte la finale présentée par Carlos Vaquera. Le chanteur belge Philippe Swan, interprète du « tube » « Dans ma rue » en 1989, la remarque et lui propose d’enregistrer un premier single sous le pseudonyme de Mélanie Cohl. La chanson « Dis oui » qui lui est proposée est alors sélectionnée pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson 1998 qui a lieu à Birmingham en Grande-Bretagne. Mélanie termine à la sixième place. En Belgique, le disque « Dis oui » est certifié double disque de platine et connaît le succès aussi bien en Flandre qu’en Wallonie.
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Son producteur estime alors qu’il est temps pour la jeune artiste d’enregistrer un premier album. Celui-ci sort sous le titre générique « Mes îles » et quelques singles retiennent l’attention des programmateurs de radio belges: « Je rêve de vous », « Je saurai t’aimer » ou « Pardonnez-moi ». Mélanie Cohl connaît alors la grande joie de pouvoir interpréter la bande originale francophone du long métrage d’animation de Walt Disney « Mulan » qui est projeté dans les salles obscures en novembre 1998. La chanson « Qui je suis vraiment » est adaptée en français par Philippe Swan du titre « Reflection » de Christina Aguilera. Avec ce titre, Mélanie Cohl obtient une petite popularité en France. Mais, après cet épisode, cela ne décolle pas vraiment pour la pourtant talentueuse Mélanie qui prend le temps de la réflexion et finit par rejoindre, en septembre 2002, la troupe de la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » où elle tient l’un des rôles principaux: celui de Solange. La première du spectacle a lieu le 16 septembre 2003 à quelques kilomètres seulement de la ville natale de Mélanie: au Zénith de Lille. Puis, c’est la scène du Palais des Congrès de Paris qui accueille la troupe où la chanteuse interprète en duo avec Frédérica Sorel la célèbre « Chanson des jumelles ». Gravée sur disque, la chanson atteint la 24e place du classement français des ventes. Profitant de ce regain de succès, la firme de disques AMC commercialise alors une compilation qui reprend « La chanson des jumelles », « Dis oui », « Qui je suis vraiment », un remix de « Je rêve de vous » et, aussi, cinq titres inédits. En 2005, alors qu’elle attend la naissance de son premier enfant, Mélanie Cohl participe à une tournée de podiums en Belgique mais elle décide déjà de prendre ses distances avec le métier de la chanson malgré une proposition pour un rôle dans la deuxième saison du spectacle musical « Roméo et Juliette ». Mariée et maman de deux garçons, on la retrouve à la direction d’une sandwicherie à Péruwelz (B) avant qu’elle ne se présente, sur les conseils insistants de son entourage, au casting de la troisième saison du concours télévisé « The Voice France » en 2013 où elle n’est pas retenue. Aux dernières nouvelles, en 2019, l’artiste s’est orientée vers une carrière juridique puisqu’elle occupe le poste de greffier auprès du Tribunal du Travail de sa ville natale.
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16 DECEMBRE

Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

16 décembre 1918 : Naissance, à Paris, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.

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Christian Vidal en 1976 – Photo (c) B. Baudet

16 décembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Christian VIDAL sous le nom de Christian Balencourt. Adolescent, il ne pense qu’à une chose: devenir chanteur. Et, pour ce faire, il tente une première expérience musicale au sein d’un groupe de bal bruxellois: les Snakes. Après une audition, il est remarqué par un producteur qui lui fait enregistrer un premier 45 tours en 1972: « Un peu de sympathie ». Cet essai est très encourageant mais connait un succès limité. Il faut donc persévérer et accrocher à son répertoire léger une mélodie agréable qui reste dans l’oreille. C’est fait en 1973 grâce à Armath, alias Roland Verloven, et Jean-Claude Albin qui lui écrivent le tube de la rentrée: « Angélique ». Le vinyle se vend à plus de 1.500.000 exemplaires.

Par la suite et pendant trois ans, les chansonnettes de Christian Vidal sont encore largement diffusées par les radios françaises: « Sérénade » (1974), « La chanson nostalgique » (1974), « Le premier matin » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974), « Les yeux de Marie » (1975), « Si tu voulais » (1975) et « Julia » (1976). Son contrat discographique avec la firme Vogue arrivant à son terme, Christian Vidal va alors éprouver des difficultés à se maintenir dans le circuit malgré de bonnes chansons enregistrées pour l’unique marché francophone belge: « Toi Gabrielle » (1981), « Un clown dans la vie »(1982), « Mais chanter populaire » (1983), « On est bien dans sa peau » (1983), « You girl » (1983), « Amazony » (1984) ou encore, à destination du jeune public, « Le canard Roland », adaptation française de « Mamma Maria » des Ricchi E Poveri en 1985. Au fil du temps, Christian Vidal s’attache aussi à écrire et à composer lui-même quelques-unes de ses chansons comme « Mais qu’est-ce que j’ai » ou « Rien dire du tout ». Par la suite, l’artiste va s’essayer au théâtre à Bruxelles avant de vivre quelques années loin de sa Belgique natale. En 1994, 20 ans après ses premiers succès, surfant sur la vague nostalgique des années 1970, il commercialise un premier disque compact où il réenregistre ses grandes chansons populaires comme « Angélique » et « Sérénade » entre autres. Et il est alors régulièrement invité par le regretté Pascal Sevran dans ses émissions télévisées françaises: « La chance aux chansons » ou « Chanter la vie ». A la fin des années 2000, Christian Vidal fait partie des artistes à l’affiche de « La tournée des idoles » qui est une espèce de version belge du spectacle français « Age tendre et tête de bois ». Il y figure aux côtés de chanteurs vedettes des années 1960 et 1970 comme Franck Olivier, Robert Cogoi, Alain Delorme, Christian Adam ou Baldo. Dans les années 2010, Christian Vidal tente d’obtenir des prestations dans la tournée « Age tendre et tête de bois », produite par Michel Algay, mais cette dernière s’interrompt en 2015 avant que le projet ne se réalise éventuellement. En 2019, il annonce la sortie d’un album comportant quelques-uns de ses grands succès mais aussi des chansons nouvelles qu’il teste sur scène comme à Soignies (B) lors de la fête du Parc Pater le 14 septembre.

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Liane Foly en 2002 – Photo (c) Christophe Gstalder

16 décembre 1962 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse et imitatrice française Liane FOLY sous le vrai nom d’Éliane Falliex. Ses parents, revenus d’Algérie lors de l’indépendance de ce pays en 1962, ouvrent une droguerie à Lyon où Eliane naît quelques mois plus tard. Le père et la mère d’Eliane favorisent son apprentissage artistique en lui donnant la possibilité d’apprendre le piano, le solfège et la danse dès ses cinq ans. Adolescente, la jeune fille est embauchée dans l’orchestre familial « Black and white » où elle est la chanteuse. Son père est le producteur du groupe, sa mère réalise les costumes, son frère est à la batterie et sa soeur au piano. Plus tard, alors que le groupe se dilue naturellement, Eliane continue à chanter en se produisant partout où on l’accepte. A treize ans, elle gagne un concours de chant et, par la suite, elle se spécialise de plus en plus dans le jazz et le blues. Elle décide toutefois à ce moment de poursuivre ses études et de passer son bac avant de s’intéresser plus avant à la musique. En 1984, le jeune auteur Philippe Viennet la remarque et lui présente le compositeur André Manoukian. Ensemble, ils vont longuement préparer quelques chansons. En 1985, Eliane Falliex devient Liane Foly et sort un premier 45 tours chez Epic avec la chanson « Besoin de toi » qui ne marche pas. Elle signe alors un contrat avec Virgin France qui commercialise ses véritables premiers succès: « Ca va ça vient » et « Love me love moi » extraits de l’album « The man I love » en 1988.

Mais la véritable gloire de Liane Foly va venir avec la sortie de l’opus « Rêve orange » en 1990. Ce dernier contient quelques tubes qui vont installer la chanteuse: « Au fur et à mesure » et « Va savoir » par exemple. En 1992, lors de la sortie du dessin animé de Disney, Liane Foly partage avec Charles Aznavour la version française du thème musical de « La belle et la bête ». Un an plus tard, elle sort son troisième album, « Les petites notes », avec la chanson « Doucement » qui est un hit. En 1994, elle connaît le succès avec le titre « Heures hindoues » signé Etienne Daho. L’album suivant sort en 1997: « Caméléon » connaît une popularité moindre. Quelques mois plus tard, sous le titre « Acoustique », Liane Foly enregistre un album où elle revisite ses plus grands succès mais aussi des reprises comme « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine. C’est l’époque où l’artiste décide de s’installer et de vivre à Londres. En 2001, la chanteuse renoue véritablement avec le succès populaire grâce à l’album « Entre nous » qui renferme les tubes « On a tous le droit », « Ces petits riens » et « Etre vrai ». Elle y reprend aussi « La chanson d’Hélène » initialement interprétée par Romy Schneider dans le film « Les choses de la vie ». En 2002, pour ses 40 ans, Liane Foly sort une compilation de tous ses succès avec deux inédits: « Vivre » et « A l’intérieur ». Puis, en 2004, elle commercialise un album de chansons, « La chanteuse de bal » qui l’éloigne du jazz sans vraiment l’adouber comme chanteuse de variétés. Cette difficulté à se situer ne la favorise pas auprès du public qui aime poser des étiquettes sur le dos des artistes. En pleine crise de confiance, Liane Foly suit les conseils de quelques amis qui estiment qu’elle possède un talent certain d’imitatrice. Elle décide ainsi de réaliser « La parenthèse enchantée », un spectacle d’imitations qui va connaître un grand succès et qui va l’éloigner pendant quelques années des studios d’enregistrement. En 2015, Liane Foly revient à la chanson et annonce un nouvel album pour mars 2016. Mais cet opus ne sera pas un retour aux oeuvres originales: « Crooneuse » reprend en effet toute une série de standards de la chanson française comme « C’est extra » de Léo Ferré ou « La Boîte de Jazz » de Michel Jonasz.

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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Après que l’homme l’ait délaissé pour Birkin, BB n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Pour en savoir plus sur sa très brève carrière de chanteuse, veuillez CLIQUER ICI.

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Jean-Pierre Pasqualini

28 septembre 1958 : Naissance à Marseille du journaliste, animateur de télévision et animateur de radio français Jean-Pierre PASQUALINI. Après avoir passé son enfance et une partie de son adolescence à La Ciotat, il passe son baccalauréat en 1977 et suit des études supérieures de tourisme. Cela lui permet de réaliser de nombreux voyages comme accompagnateur, guide, interprète, animateur de clubs et de centre de vacances ou encore commercial pour des voyagistes et des chaînes d’hôtel. A l’occasion, il donne des cours dans des écoles de tourisme et de commerce à Marseille et à Paris. Il publie aussi quelques livres de référence dans le domaine et organise, notamment, le premier Salon Mondial du Tourisme et des Voyages à Paris. A côté du tourisme et des voyages, Jean-Pierre Pasqualini a aussi une autre passion: la chanson. Et, comme beaucoup d’autres passionnés, il se retrouve à animer des émissions sur une radio libre au début des années 1980. Il y a d’abord Radio Golfe d’Amour à La Ciotat, Aubagne FM et Radio Swing à Bandol. Ces activités-là l’amènent notamment à rencontrer la chanteuse Martine Cerdan qui, devenue productrice de télévision à FR3 Marseille Provence, lui permet de participer à l’émission « Tremplin » en 1984. En 1992 Jean-Pierre Pasqualini lance « Platine magazine » qui deviendra, en l’espace de 20 ans, une référence en matière de chanson et de variétés françaises. À la fin des années 1990, il devient rédacteur en chef de Music Musiques sur France 3 Île-de-France, une émission télévisée hebdomadaire de variétés du samedi après-midi animée par Karine Lemarchand. Par la la suite, il est l’auteur de la série des neuf prime-times télé hebdomadaires d’été sur Antenne 2 : « Le temps d’une chanson », présentés par Frédéric Mitterrand avec des interviews réalisées par Franz-Olivier Giesbert. En 2003, celui que l’on surnomme désormais JPP rejoint la chaîne télévisée française de variétés payante « Mélody ». Il en devient le directeur des programmes dix ans plus tard. Reconnu à part entière comme un spécialiste de la chanson de variétés française, Jean-Pierre Pasqualini parcourt la francophonie comme membre de divers jurys de concours mais aussi comme journaliste relatant l’actualité de divers festivals tels que les Francofolies. Il est également régulièrement appelé à témoigner dans divers programmes télévisés francophones et il a signé plusieurs livres sur la chanson ainsi que la réalisation de compilations et de coffrets en CD et DVD. Il a été à la base des premiers enregistrements de Vincent Niclo et de Rodrigue Janois, il fait partie du collège des Victoires de la Musique depuis 1996 et de l’Académie Charles-Cros depuis 2009. Victime de la dématérialisation des médias au profit d’internet et de la dématérialisation des supports audio au profit des téléchargements sur le web, le magazine Platine est obligé d’arrêter sa publication en juin 2017 après 25 ans d’existence. Et Jean-Pierre Pasqualini se consacre alors presque entièrement à la chaîne Mélody TV.

En 2020, il est le commissaire d’une extraordinaire exposition virtuelle sur le mouvement disco français sur le site web de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique française. Nous vous conseillons fortement de vous y rendre en cliquant simplement sur le lien ICI.
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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître son parcours de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006.

La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane. Après 200 représentations de « L’Aspiratrice » en 2017, elle conçoit et prépare avec Jean-Luc Fafchamps un nouveau spectacle qu’elle propose à Paris en 2018 : « Bémol ».
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600.000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La jument de Michao » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990) ou « Ma Bretagne quand elle pleut » (de Jean-Michel Caradec dans les années 1970). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ». A la fin de l’année 2018, le disque suivant, intitulé « Folk », permet à Nolwenn Leroy de se faire plaisir et d’interpréter à sa façon treize titres francophones des années 1970-1980. Toutes ces chansons ont connu un certain succès. Et si certaines d’entre elles sont toujours présentes sur les ondes, fussent-elles nostalgiques, (« So far away from LA » de Peyrac ou « Je t’aimais je t’aime je t’aimerai » de Cabrel), d’autres ont franchement le mérite d’avoir été revisitées par la chanteuse (« On est comme on est » de Renaud Detressan, « Jolie Louise » de Daniel Lanois, « La Rue Madureira » de Nino Ferrer ou « Sacré Géranium » que l’artiste interprète en duo avec son créateur Dick Annegarn).
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19 SEPTEMBRE

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

19 septembre 1939 : Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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PATUREL Sabine en 1987 - Photo (c) Stéphane de Bourgies

Sabine Paturel en 1987

19 septembre 1965 : Naissance, à Toulon, de la chanteuse et actrice française Sabine PATUREL. C’est comme chanteuse qu’elle se fait connaître en 1986 avec un morceau intitulé « Les bêtises ».

Suite à ce ras-de-marée des ventes, elle enregistre un second 45 tours qui sort l’année suivante avec un succès plus mitigé: « P’tit bouchon ». Les autres disques qu’elle va enregistrer jusqu’en 1991 vont connaître une popularité décroissante. Simultanémént à cette carrière de chanteuse, l’artiste suit des cours de comédie et elle va de plus en plus se consacrer à cette activité artistique. Elle triomphe notamment au Théâtre Marigny à Paris dans « La menteuse » avant de tourner dans quelques séries télévisées comme « Les Cordier » (avec Pierre Mondy) ou « L’instit' » (avec Gérard Klein). Par la suite, elle crée aussi sa propre école de théâtre jusqu’en 2002. Surfant sur la nostalgie des années 1980, elle participe, dans les années 2000-2010, à la tournée « RFM party 80 ». En 2014, elle fait un retour à la chanson en enregistrant l’album « Atmosphères » où l’on trouve de nouvelles mélodies mais aussi un remix des fameuses « Bêtises » et une reprise de « J’étais venue pour dire bonjour », un titre interprété initialement par Amélie Morin en 1981.
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L'album de Sophie Tith en 2014

L’album de Sophie Tith en 2014

19 septembre 1996 : Naissance, à Ambilly, de la chanteuse française Sophie TITH. Cadette de trois soeurs, elle grandit dans la région d’Annemasse en Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, Sophie se passionne pour la musique et, à sept ans, elle prend des cours de solfège et de saxophone. Au fil des années, elle s’oriente vers le rock au point de créer le groupe Asmoday avec quatre amies. En 2010, Sophie arrête le solfège et le saxophone. Deux ans plus tard, quelques semaines après avoir quitté Asmoday, elle crée un nouveau groupe avec quatre copains: Nova. A seize ans, elle s’inscrit à l’émission télévisée française « Nouvelle Star » dont elle gagne la finale le 26 février 2013. Elle remporte le droit d’enregistrer un album chez Polydor et ce dernier est commercialisé le 1er juillet 2013 sous le titre « Premières rencontres ». Il s’agit d’un opus produit par Sinclair et composé de reprises personnelles comme « La nuit je mens » de Bashung par exemple.

Le succès est correct et intéressant. En avril 2014, Sophie Tith sort son deuxième album, « J’aime ça », mais c’est le premier qui propose des morceaux originaux composés ou écrits entre autres par les BB Brunes ou Skip the Use. Il n’obtient pas une très grande popularité auprès des médias et du public. N’ayant pas encore la possibilité d’enregistrer un troisième album, Sophie Tith poste assez régulièrement des clips de nouvelles chansons sur le web.
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