LEMARQUE Francis

Francis Lemarque en 1963

L’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE naît à Paris le 25 novembre 1917 sous le nom de Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ».

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Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).
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Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Charles Trenet ou Henri Salvador, Francis Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. En 1975 , il compose et écrit ainsi, avec Georges Coulonges, une sorte de comédie musicale intitulée « Paris Populi ». Elle évoque la vie de Paris et des Parisiens depuis la révolution de 1789 jusqu’à la libération de Paris en aout 1944. Une première version de l’oeuvre donne naissance à un triple album interprété par divers artistes comme Marcel Amont, Michel Delpech, Juliette Gréco, Daniel Guichard, Jean Guidoni, Nicoletta, Serge Lama, Michel Legrand, Catherine Sauvage, Mouloudji, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Jacques Yvart et Mireille Mathieu entre autres.
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Puis, Francis Lemarque présente Paris Populi à Paris au Théâtre de la Ville puis au Cirque d’Hiver et à la fête de L’Humanité. Il décide ensuite de donner une autre version de cette œuvre pour la faire voyager car réunir les artistes est toujours très aléatoire. Francis Lemarque a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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MONTAND Yves

Yves Montand en 1962

Le chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND naît le 13 octobre 1921 à Monsummano (Toscane) sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Charles Trenet, de Maurice Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies Belleville et au Moulin Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ».

Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière » où il chante avec elle « C’est merveilleux ».

Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ».

A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ».

Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ».

En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection hongroise de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. Suite au succès récolté, il est l’invité d’une émission de la télévision américaine le 15 novembre 1959.

La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yés », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Georges Brassens, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai.

Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ».

Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Toujours en 1981, il participe à l’enregistrement du « Disque de la Paix » édité d’après « Le livre de la paix » de Bernard Benson : il y interprète « Si petit petit ».

En 1984, il enregistre un 45-tours intitulé « La colombe de l’arche (Maudit) ».

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. Sollicité par Coluche et par Jean-Jacques Goldman qui a composé le titre, il enregistre alors, avec plein d’autre artistes français, « La chanson des restos » qui va devenir l’hymne des Enfoirés et de la récolte d’argent pour les Restos du Coeur.

En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Deux 45-tours sont commercialisés avec des chansons du film : ce sont les derniers enregistrés par le chanteur. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son nouveau long métrage « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme avec laquelle il a été marié.

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23 JUILLET

DOUDOUL en 1975

23 juillet 1944 : Naissance, à Casteau près de Mons, de l’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge DOUDOUL dont le vrai nom est Jean-Pierre Deschamps. A 21 ans, Jean-Pierre tâte de la vie artistique en créant un orchestre de bal appelé « Les Haricots Blancs ». Avec ses deux frères, il forme ensuite le groupe Modus Vivendi qui enregistre un 33 tours en 1970. Deux ans plus tard, la formation change de nom et devient Pro Deo. Le succès est au rendez-vous en Belgique avec des titres comme « Wadagugu » en 1972 et « Petit pygmée » en 1973. En 1974, alors qu’il travaille dans un bureau d’études de ponts et chaussées du ministère, Jean-Pierre Deschamps quitte le groupe Pro Deo pour entamer une carrière de soliste sous le nom de « Doudou » qui est aussi l’appellation d’une festivité majeure de sa ville d’adoption belge: Mons. Son premier succès a pour titre « Ce qui se guérit c’est l’amour ». Sa chanson « Bébé-éprouvette » bénéficie ensuite de nombreux passages radiophoniques en Belgique francophone. En 1981, pour une question de contrat phonographique, il change de nom et s’appelle désormais Doudoul. Il enregistre deux 45 tours qui marchent bien: « Le restaurant italien » et « Le temps du twist ».

Les expériences vont alors se multiplier pour cet artiste qui privilégie la musique d’ambiance festive. Il passe en première partie de Pierre Perret au Cirque Royal de Bruxelles et se fait engager pour interpréter quelques chansons lors d’une tournée du cirque Jean Richard. En 1983, il sort en France la chanson « Fais-moi guili » qui est, en fait, le nouveau titre de la chanson « Bébé-éprouvette » commercialisée en Belgique en 1975. Entre 1983 et 1987, de nombreuses chansons sont radiodiffusées dont « Le piston d’papa », « Doudoul Dance » et la superbe « Les cerfs-volants ». Il sort alors un album de style compilation dont le titre est « Eclectique ». Au milieu des années 1990, le studio d’enregistrement de Jean-Pierre Deschamps, alias Doudoul, à Mons, accueille le chanteur français C. Jérôme qui y réalise les chansons d’un album. Puis Doudoul enregistre un album original en 1995 (« Je m’appelle Doudoul ») avant de s’installer en Auvergne, région française dont il est tombé amoureux. En juin 1999, il interprète « A la table des Auvergnats » dans l’émission télé française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Durant la décennie suivante, Doudoul enregistre encore quelques albums de chansons festives avant de commercialiser, en 2012, un CD de douze titres intitulé « La danse de l’abeille ». Un an plus tard, il permet aux internautes de télécharger légalement une nouvelle version électro de « Fais-moi guili ». La nouvelle mouture de cette chanson fait même l’objet, à cette époque, d’une petite séquence déjantée dans l’émission télévisée française « Touche pas à mon poste » de Cyril Hanouna. Et, en mars 2015, l’artiste remet le couvert avec « La danse de l’abeille » sur laquelle les chroniqueurs de TPMP se défoulent en direct. Puis, toujours passionné par le football, il enregistre une chanson pour le club Clermont Foot 63.
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ARLETTY – Photo Collection Christophe L

23 juillet 1992 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse française ARLETTY à l’âge de 94 ans. Née le 15 mai 1898 à Courbevoie, celle qui deviendra Arletty s’appelle Léonie Bathiat. Enfant, elle est inscrite dans une institution privée de Clermont-Ferrand qui lui prodigue une bonne éducation. Elle se dirige ensuite vers la sténographie mais la première guerre mondiale va chambouler son destin. Son fiancé meurt au combat et, en 1916, son père décède écrasé par un tramway. Léonie, son frère et sa mère quittent Clermont-Ferrand pour la région parisienne. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un banquier qui la séduit et l’amène à fréquenter la haute société parisienne. De rencontres en rencontres, elle devient mannequin puis monte sur les planches pour jouer dans des revues. En 1930, elle obtient un premier rôle au cinéma dans « La douceur d’aimer ». Mais elle va se révéler comme chanteuse et fantaisiste en 1932 dans l’opérette « Un soir de réveillon » de Raoul Moretti. A partir de ce moment, elle est engagée dans de nombreuses oeuvres du même genre musical: « O mon bel inconnu » et « Au bonheur des dames » entre autres. Après avoir tourné la fameuse réplique de l’Atmosphère dans « Hotel du Nord », film réalisé par Marcel Carné, elle joue dans « Circonstances atténuantes » de Jean Boyer. Elle interprète la chanson de ce film qui devient un succès: « Comme de bien entendu ».

Et elle enregistre aussi d’autres standards de l’époque comme « La java » ou « Mon homme » qu’elle reprend à la célèbre Mistinguett. Après la seconde guerre mondiale, Arletty est arrêtée pour avoir entretenu une liaison avec un officier allemand. Elle est emprisonnée à Drancy puis à Fresnes. Mais, bien vite, elle reprend le chemin des théâtres et des plateaux de cinéma dans les années 1950 et 1960. En 1966, elle perd la vue et doit se résoudre à interrompre sa carrière artistique. Elle prête néanmoins encore sa voix à de nombreux commentaires de reportages. À partir de 1984, elle soutient activement l’Association des Artistes Aveugles. Elle meurt le 23 juillet 1992 à Paris. Elle est inhumée au cimetière de Courbevoie.
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Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

23 juillet 2004 : Décès du chanteur et comédien Serge REGGIANI à Boulogne-Billancourt (F). Né à Reggio d’Emilie (Italie), le 2 mai 1922, il est le fils d’un coiffeur et d’une ouvrière. A l’âge de huit ans, le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et apparaît aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregister un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès. Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent.

Pour l’écriture de son propre répertoire, l’interprète se tourne alors vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie, Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier. Plus tard, dans les années 1970, il choisira des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle qui lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc. Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani s’adresse à des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984). Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel. En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ». Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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Paul Louka en 2010

23 juillet 2011 : Décès, à Montignies-sur-Sambre, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA. De son vrai patronyme Vital-Paul Delporte, Paul Louka est né à Marcinelle, dans la banlieue de Charleroi, le 23 août 1936. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside, Paul Louka était aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui va décider Paul Louka à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre, Paul Louka révèle au chanteur belge Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque quinze ans après la sortie de son deuxième disque compact: une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah »(1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990). Paul Louka est incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly. Près d’un millier de personnes assistent à une longue cérémonie d’hommage mise sur pied, à la demande du défunt, par les responsables de la loge maçonnique dont l’artiste faisait partie depuis 1981. Ce grand moment d’émotion est émaillé par des témoignages de la famille, de proches et d’amis du poète-chanteur disparu. Ses musiciens jouent les chansons du défunt et de nombreux enregistrements de Paul Louka sont diffusés pendant l’hommage. Dans l’assistance, outre la présence de quelques hommes et femmes politiques belges, on remarque la présence de musiciens et chanteurs: Philippe Anciaux, Guy Cabay, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Johan Verminnen notamment.

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23 juillet 2011 : Les Francofolies de Spa battent leur plein. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, veuillez cliquer ICI.

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2 MAI

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

2 mai 1922 : Naissance, à Reggio d’Emilie (Italie), du chanteur et comédien français Serge REGGIANI. Fils d’un coiffeur et d’une ouvrière, c’est à l’âge de huit ans que le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris et après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et joue aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregistrer un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès.

Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent. Pour l’écriture de ces derniers, l’interprète se tourne vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie, Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier. Plus tard, dans les années 1970, il choisit des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle. Ce dernier lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc. Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani se tourne vers des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984). Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel. En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ». Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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LORIE en 2007

2 mai 1982 : Naissance, au Plessis-Bouchard, de la chanteuse et comédienne française LORIE sous le nom de Laure Pester. Fille d’un programmateur à la radio privée française RTL, Dominique Pester, elle se passionne pour le patinage artistique dès ses six ans. Elle consacre toutes ses heures de liberté à cette activité et manque de peu les championnats de France de 1996 suite à une blessure au genou qui l’oblige d’ailleurs à ranger ses patins. Véritablement séduite par cette première passion artistique qu’elle doit délaisser, elle songe immédiatement à devenir chanteuse. Pour ce faire, elle s’inscrit à des cours de musique et apprend la guitare et le piano. En 1997, elle enregistre une première chanson avec laquelle elle se présente à l’émission de télé française « Hit Machine » diffusée sur la chaîne privée M6. Mais le résultat ne correspond pas à ses espérances et la jeune artiste multiplie les castings et les auditions jusqu’au jour où elle rencontre le producteur Johnny Williams. C’est alors l’époque des premiers grands succès de la chanteuse américaine Britney Spears et Williams aspire à produire la première artiste qui applique ses recettes à la française en chantant et en dansant simultanément. Le producteur croit fermement que Lorie est cette perle rare et il lui fait enregistrer une chanson intitulée « Près de moi ». Ne parvenant pas à convaincre les maisons de disques de sa découverte, il décide de placer le titre gratuitement à la disposition des internautes en 2000. En deux mois, « Près de moi » est téléchargé plus de 15.000 fois et son interprète signe alors un contrat avec Epic pour un single qui est commercialisé le 2 mai 2001, jour anniversaire de Lorie. La presse pour les jeunes s’empare de la personnalité de la jeune fille et oblige finalement les radios à céder à la pression populaire et à programmer la chanson: « Près de moi » se vend à plus de 500.000 exemplaires.

Pour ne pas perdre le bénéfice de cette popularité importante, Lorie enregistre un album, « Près de toi », sur lequel se trouvent les titres « Je serai ta meilleure amie » et « Toute seule ». Les ventes de ce CD dépassent le million d’exemplaires et sont récompensées par un triple disque de platine. Lorie est nommée dans la catégorie « groupe ou artiste révélation de l’année » aux Victoires de la Musique en 2002. Le succès va se poursuivre lors de la sortie de l’album suivant, « Tendrement », à la fin de l’année 2002. L’opus est promotionné par les singles « J’ai besoin d’amour » et « A 20 ans ». Le succès de Lorie est désormais international et atteint un grand nombre de pays européens. Au cours de l’été 2003, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson sur un tempo estival qui est l’un des tubes de cette année-là: « Sur un air latino » est vendu à plus de 600.000 exemplaires. Et c’est très judicieusement que ce titre est ajouté sur une nouvelle version de l’album « Tendrement » qui est commercialisée pour les fêtes de fin d’année. Entretemps, Lorie a entamé une nouvelle carrière sur scène et sa première tournée baptisée « Lorie live tour », où elle danse et chante avec une énergie sans pareil, dure neuf mois. Ensuite, son premier album, « Près de toi » sort au Japon avec quelques versions anglaises de ses chansons. Avec son troisième album qui sort en 2004, Lorie prend un virage plus rock délaissant un peu son image de chanteuse pop pour les ados. Le public la suit toutefois et achète en masse le premier single intitulé « Week-end ». Ce sera encore le cas pour « La positive attitude » quelques mois plus tard mais beaucoup moins par la suite pour le titre « Ensorcelée ». Une deuxième tournée de 120 concerts est alors programmée: le « Week-end Tour » au cours de laquelle elle se produit cinq fois à Bercy. Pendant ces spectacles, Lorie interprète une chanson de Jean-Jacques Goldman, « C’est plus fort que moi », qui sort en single. En 2005, Lorie commercialise la première compilation de tous ses tubes sur laquelle figurent aussi trois titres inédits. Quelques semaines plus tard, le même best of sort en DVD avec tous les clips video de la chanteuse qui récolte un énorme succès. A la fin de l’année 2005, le nouvel album de Lorie est différent des précédents et, malgré des influences nouvelles diverses comme le rap, s’appelle « Rester la même ». Le virage n’est pas évident à négocier pour l’artiste et elle décide d’arrêter sa collaboration avec le producteur de ses débuts Johnny Williams. Désormais, elle désire être sa propre productrice et enregistrer les chansons qu’elle choisit elle-même. C’est ce qu’elle fait en 2007 en sortant l’album « 2lor en moi » qu’elle confectionne avec Frédéric Chateau, alias Asdorve, qui lui donne des sonorités plus électro comme par exemple le titre « Je vais vite ». L’opus se vend à plus de 100.000 exemplaires. Après une nouvelle tournée qui commence en octobre 2008, Lorie décide de faire une pause de trois ans au cours de laquelle elle va s’orienter vers une carrière de comédienne au cinéma et au théâtre. Elle revient à la chanson en novembre 2011 pour commercialiser son sixième album, « Regarde-moi », qui reste marqué par les influences électro de Frédéric Chateau avec qui elle travaille à nouveau. Les ados qui appréciaient l’artiste dans les années 2000 ont grandi et leurs goûts musicaux ne les poussent plus vers le nouveau répertoire de Lorie. L’album est d’emblée un échec commercial et le contrat avec sa maison de disques est rompu. A la fin 2012, c’est donc à nouveau à son compte que Lorie produit un album, « Danse », où elle reprend dans des versions « latinos » des grands succès de la chanson francophone comme « Le coup de soleil » de Cocciante ou « L’amour à la plage » de Niagara. Les ventes se révèlent un flop cuisant et la tournée qui était prévue en 2013 est annulée par manque de réservations. Consciente de cette dégringolade du succès, Lorie décide de reprendre sa carrière de comédienne qui connaît un pic de popularité en 2017 avec sa participation à la série télévisée française « Demain nous appartient ». Dans la foulée, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Les choses de la vie » en novembre 2017. Le 9 mars 2019, alors que la chanteuse a annoncé qu’elle se retirait provisoirement de la distribution de « Demain nous appartient », Lorie entame une tournée intitulée « Des choses à se dire » au Trianon de Paris puis à Lille, Lyon, Annecy, Sète ou encore Genève. Elle y interprète ses plus grands tubes ainsi que les titres de son dernier album. De nouvelles chansons de Lorie sont attendues pour le courant de l’année 2020.
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Eddy De Pretto (2e en partant de la droite) lors de sa participation à « Du haut des airs » aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

2 mai 1993 : Naissance, à Créteil, de l’auteur-compositeur-interprète français Eddy DE PRETTO. Son père est chauffeur de poids-lourd et sa mère est technicienne de laboratoire. Il passe son enfance dans sa cité natale et, pour sortir du carcan de la banlieue, il prend des cours de chant, de piano et de théâtre dès l’âge de douze ans. Puis, quelques années plus tard, il fréquente l’Institut Supérieur des Arts de la Scène à Paris. Eddy a 17 ans quand il joue le rôle de Jules César dans une publicité télévisée française. Et, parallèlement à ses débuts dans le théâtre et le cinéma, il compose et écrit ses premières chansons. Il commence aussi à se produire sur scène tout près de chez lui à la Maison des Jeunes et de la Culture de son quartier. Il multiplie alors ses expériences musicales qui lui font rencontrer des journalistes et des professionnels qui s’intéressent à sa personne. Serge Beyer, le rédacteur en chef du magazine gratuit « Longueur d’Ondes » est de ceux-là et il sélectionne Eddy De Pretto pour représenter la France et participer à l’opération « Du haut des airs » en 2014. Aux côtés de la Belge Dyna B., de la Canadienne Amélie Laroque et du Suisse Jérôme Acherman, le jeune artiste interprète des chansons francophones selon le principe du concours-concept créé par le Québécois François Guy proposé sur scène au Québec, en France, en Suisse et en Belgique (aux Francofolies de Spa) au cours de l’été. Et son succès s’amplifie avec une participation au Printemps de Bourges, dont il remporte le prix des Inouïs. Il se fait aussi remarquer en octobre 2017 au Festival Off des Nuits de Champagne à Troyes. Il vient alors de commercialiser un premier disque intitulé « Kid » et il se produit sur scène en s’accompagnant d’un batteur et de son smartphone dans lequel il a stocké ses accompagnements sonores. En janvier 2018, il est l’invité de Nagui dans l’émission Taratata sur la chaîne télévisée France 2 et il y interprète « Comme un boomerang » de Serge Gainsbourg en duo avec Julien Doré. Au cours du même mois, il chante « Random », le premier titre de son premier album qui sort quelques semaines plus tard. Le mois suivant, Eddy De Pretto est candidat à la Victoire de la Musique dans la catégorie « Révélation scène de l’année ». A peine commercialisé depuis une semaine, son album s’est déjà vendu à près de 15.000 exemplaires. L’artiste se lance dans une tournée qui réunit les petites salles (Eden à Charleroi en Belgique le 16 novembre 2018), les salles moyennes (Ancienne Belgique de Bruxelles le 31 janvier 2019) et les énormes halles de concert (Palais 12 à Bruxelles le 9 mars 2019).

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La Samaritaine Bruxelles2 mai 2007 : Jusqu’au 6 mai, toute une série d’artistes fête les 22 ans du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Pour mettre à l’honneur la grande chanson française du répertoire, il y a notamment ANOUK, Stéphanie BLANCHOUD, Fabienne COPPENS, Vincent DELBUSHAYE (ci-dessous dans une prestation de la même année 2007, en février, au cours des Entre Vues proposées au Botanique à Bruxelles), Hughes MARECHAL, Claude SEMAL et Philippe TASQUIN.

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