JACQUES NUOVO et LEVURE de retour sur scène ce 22 septembre 2018

A 60 ans, Jacques Nuovo se sent comme un jeune artiste à l’idée de fouler les planches du théâtre royal de Mons le 22 septembre pour un spectacle varié, coloré et très éclectique musicalement. Et, même si le chanteur se défend de parler d’un bilan, il est certain que cette soirée retracera les grandes lignes d’une carrière sans doute discrète mais aussi très fournie en expériences diverses.
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Né à Jemappes (Mons), dans le Borinage, Jacques est issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile et son père est boulanger. Déjà passionné par la musique, le jeune homme s’oriente pourtant vers l’électricité mais finit par reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon comme on le parle dans la région boraine. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981 et « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré ») en 1983. Cette année-là, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères. En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer un premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe ensuite au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2007, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge Elio Di Rupo : le « Doudou tango d’Elio ». En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride.
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Sur la scène du théâtre royal de Mons, grâce à la proposition du directeur de la salle, Salvatore Anzalone, et grâce à la collaboration artistique du guitariste Roberto Di Ferdinando, Jacques Nuovo espère conquérir à nouveau le public qui l’attend depuis longtemps. Mais il convoite aussi, secrètement, de recueillir l’attention des plus jeunes qui, bien souvent, ne le connaissent que comme l’organisateur de « L’Envol des Cités ».
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L’artiste n’a en tous cas pas lésiné sur les moyens pour proposer une soirée variée avec, notamment, la participation du groupe Levure, de quelques amis artistes et aussi avec quelques surprises.
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Rendez-vous ce samedi 22 septembre au théâtre royal de Mons dès 20 heures pour ce beau moment d’authenticité artistique.

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22 NOVEMBRE

Art Sullivan en 1978

22 novembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Art SULLIVAN sous son vrai nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude. A 18 ans, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire connaissance avec un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ».
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Jacques Nuovo dans les années 1990

22 novembre 1957 : Naissance, à Jemappes, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine italienne Jacques NUOVO. Issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile, Jacques s’oriente vers l’électricité avant de reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon et, aussi, en français. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981. La même année, le groupe enregistre aussi « Dans mon village ».

En 1983, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères : « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré »). En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer son premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe alors au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2005, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant et dont le site internet est accessible en CLIQUANT ICI. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge : Elio Di Rupo. Depuis, le clip « Le Doudou tango d’Elio » a été retiré de la plate-forme YouTube. En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens d’alors, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride. Le 22 septembre 2018, à l’initiative de son ami Salvatore Anzalone, directeur du théâtre royal de Mons, Jacques Nuovo remonte sur scène. A 60 ans, près de 30 ans après sa dernière prestation, le chanteur propose une soirée magique où, avec l’aide du musicien Roberto Di Ferdinando, il balaie une carrière où l’on retrouve avec plaisir les membres du groupe Levure, la cantatrice Véronique Lambert (« In duo ») et le duo de rappeurs Jezo.
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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

22 novembre 1974 : Alors qu’il connaît un énième succès avec la chanson « Qui pourra te dire »,  Mike BRANT effectue une première tentative de suicide. Il se jette en effet du 5e étage de l’hôtel de la Paix à Genève. On le relève avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Mike refera son geste le 25 avril 1975 à Paris mais, cette fois, il y laissera la vie.

 

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1er NOVEMBRE

Colette Renard en 2010

1er novembre 1924 : Naissance à Ermont de la chanteuse et comédienne française Colette RENARD, de son vrai nom Colette Raget. Elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. Un exemple marquant de ce registre se trouve ci-dessous avec l’excellent titre drôle « Les nuits d’une demoiselle ».

En 1956, la belle-mère de Michel Legrand – elle a épousé son père Raymond, chef d’orchestre important, en 1969 après avoir chanté sous sa direction – participe à la comédie musicale « Irma la douce ». C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. L’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes. Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interpréte aussi plus tard. Grand prix de l’Académie, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard devient aussi une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix. De août 2004 à septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy dans « Plus belle la vie ». Colette Renard, doyenne de la série télévisée, décède à l’âge de 86 ans le mercredi 6 octobre 2010 à Saint-Remy-les-Chevreuse.
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Salvatore Adamo aux Francofolies de Spa 2009 (c) Passion Chanson

1er novembre 1943 : Naissance, à Comiso en Sicile, de l’auteur-compositeur-interprète italo-belge Salvatore ADAMO. Alors qu’il a quatre ans, le petit Salvatore et sa mère accompagnent le père qui va travailler dans les mines de charbon en Belgique. La famille se pose dans le Borinage, à Jemappes près de Mons, où elle vit d’abord dans un barraquement prévu pour les ouvriers émigrés et leurs proches. Très tôt, Salvatore se passionne pour le sport et tout particulièrement pour le football. Il s’inscrit d’ailleurs au club local de l’Union jemappienne. Mais il s’intéresse aussi à la musique et à la littérature. Pour la musique, il prend des cours de guitare chez le disquaire du village Aimable Donfut. Pour la littérature, un prof de français, M. Vermeulen, le guide dans ses choix d’étudiant à l’Institut Saint-Ferdinand. Bien conseillé par ces personnes, l’adolescent écrit ses premiers poèmes qu’il fixe sur des mélodies influencées, notamment, par Brassens ou Bécaud. En 1960, il s’inscrit, à Mons, aux éliminatoires d’un crochet radiophonique. Ce concours, organisé par Radio Luxembourg, l’emmène à Saint-Ouen, aux abords de Paris, où il remporte la finale avec la chanson « Si j’osais ». Il décroche alors un premier contrat avec la firme de disques Polydor qui lui permet d’enregistrer trois 45 tours: un en français (avec « Si j’osais » et « Laurence »), un en anglais (avec « Poor fool » et « Why do you come so late ») et un en italien (avec « Cara Bambina » et « Rosina »). La carrière internationale qu’Adamo va entamer quelques années plus tard semble déjà amorcée. Pourtant, ses disques ne se vendent pas à cause, entre autres, de sa voix étrange et Polydor lui rend son contrat. Avec l’aide de son père qui est prêt à tout pour que son fils réussisse dans la chanson, il va alors travailler sur des mélodies qui sont à contre-courant du mouvement « yé-yé » qui envahit les ondes en 1963.

Il signe un nouveau contrat chez Pathé Marconi et enregistre plusieurs 45 tours qui, d’emblée, sont des succès en Belgique puis, très vite, en France: « Sans toi ma mie », « Tombe la neige », « Vous permettez Monsieur », « La Nuit », « Les Filles du bord de mer », « Mes mains sur tes hanches », « Une mèche de cheveux » et « Une larme aux nuages ». L’année 1967 marque un tournant dans le répertoire de Salvatore Adamo: il interprète la première chanson engagée qu’il vient d’écrire et de composer. Ecrite avant la Guerre des Six Jours qui oppose Israël aux pays arabes, « Inch’Allah » est, pour l’artiste, une chanson de paix mais elle n’est pas considérée comme telle par tout le monde et Adamo est ainsi interdit de scène et de diffusion notamment au Liban. En 2001, le chanteur modifie le texte pour enregistrer une nouvelle version plus « équilibrée » de « Inch’Allah ». Au rayon des chansons plus « sérieuses », Adamo publie encore, par la suite, des titres comme « Que voulez-vous que je vous chante? », « Manuel », « Tout le long du Mékong » ou « Les collines de Rabiah ». Mais toutes ces mélodies ne captent jamais l’attention du public comme c’est le cas pour ses grands succès qui continuent à être fredonnés par plusieurs générations: « A demain sur la lune » (1969), « Petit bonheur » (1969), « J’avais oublié que les roses sont roses » (1971), « C’est ma vie » (1975) ou « J’te lâche plus » (2003). Comme il l’avait fait le 1er novembre 1993 pour son 50e anniversaire, Salvatore Adamo fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles le 31 octobre 2013. Une carrière qui l’a amené à enregistrer en de nombreuses langues étrangères pour récolter un succès planétaire: en Europe (de l’Est notament), en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Il effectue régulièrement de nombreuses et longues tournées et il se produit en France, Belgique, Suisse, Canada, Allemagne, Russie, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Espagne, Portugal, Italie, Turquie, Argentine, Chili et Japon entre autres. Ses chansons connaissent désormais de nombreuses reprises et adaptations par des artistes de tous pays: Amalia Rodrigues a enregistré « Inch’Allah » en portugais et le Belge Arno a mis à son répertoire une adaptation très personnelle des « Filles du bord de mer ». En 2007, un album de duos (« Le bal des gens bien ») est commercialisé avec succès: il contient les grandes chansons de Salvatore réenregistrées par lui-même en duo avec des artistes francophones de la nouvelle génération comme Olivia Ruiz, Bénabar, Adrienne Pauly et Isabelle Boulay entre autres. Depuis quelques années, après s’être essayé avec peu de chance au cinéma au début des années 1970, Adamo multiplie les expériences artistiques en publiant des romans et en s’adonnant à la peinture. En 2010, la Société des poètes et artistes de France décerne à Salvatore le Grand prix international de poésie francophone pour l’ensemble de son œuvre. La même année, son 22e album intitulé « De toi à moi » est dans les bacs. Il renferme notamment un duo avec Christophe (« Jours de lumière ») et un autre avec sa fille Amélie dont l’existence est restée longtemps cachée. Fin 2012, le chanteur sort l’album « La grande roue » où il interprète des titres en français mais aussi en anglais et en italien sur un disque Polydor comme lors de ses débuts. Le 14 février 2014, l’artiste reçoit à Paris une Victoire d’honneur pour ses 50 ans de carrière. Pour ses 71 ans en novembre 2014, Salvatore commercialise un album où il rend hommage à Gilbert Bécaud en reprenant quelques unes des plus belles chansons de l’homme à la cravate à pois. Début 2016, un album de chansons nouvelles et originales est commercialisé: « L’amour n’a jamais tort ». D’excellente facture et réalisé avec l’aide de musiciens belges néerlandophones, l’opus ne parvient toutefois pas à accrocher l’oreille étrange des programmateurs musicaux de la radio ainsi que celle d’un large public. Il comprend notamment un duo avec Joyce Jonathan: « De père à fille ». Début 2018, Adamo surprend encore avec un nouvel opus à la pochette malicieuse toute en rouge et noir: « Si vous saviez ». Au cours de l’été 2019, Salvatore connaît des problèmes de cordes vocales et doit s’astreindre au silence en annulant tous ses concerts pendant quelques mois.
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Fabrice Lucchini en 2013 – Photo (c) Georges Biard

1er novembre 1951 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Fabrice LUCCHINI. Issu d’une famille d’Italiens, marchands de fruits et légumes, il grandit dans le 18e arrondissement de Paris. Peu enclin à apprécier la scolarité, il se retrouve apprenti coiffeur à l’âge de treize ans. Il se passionne pour la littérature et la musique soul. A 17 ans, il est en train de s’éclater sur les rythmes de James Brown dans une boîte d’Angoulème lorsque le réalisateur Philippe Labro le repère et l’engage pour le film « Tout peut arriver ». Fabrice Lucchini décide alors de prendre des cours d’art dramatique pour poursuivre dans la voie du cinéma pour laquelle il semble fait. De ce fait, il décroche par la suite de nombreux rôles dans des longs métrages tournés par des réalisateurs célèbres mais c’est en 1990 que le grand public le reconnaît comme une vedette de cinéma dans « La discrète ». Parallèlement à ses activités cinématographiques florissantes, Fabrice se tourne vers le théâtre où il devient, dans ce domaine-là aussi, un des comédiens les plus en vue des années 1990 et 2000. Il présente aussi des spectacles où il prend l’habitude de déclamer des textes de grands auteurs aussi divers que La Fontaine, Nietzche, Céline ou Paul Valéry entre autres. En 2006, il est la co-vedette d’un film surréaliste d’excellente facture où il joue son propre rôle face à Jean-Philippe, le sosie de Johnny Hallyday, qui est interprété par Johnny Hallyday lui-même. Dans ce film de Laurent Tuel, « Jean-Philippe », Fabrice Lucchini révèle à nouveau sa passion pour la musique en général et, en particulier, pour le personnage du « taulier » de la chanson française.

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Tina Arena en 2005

1er novembre 1967 : Naissance, à Melbourne, de la chanteuse australienne d’origine italienne Tina ARENA sous son vrai nom de Filippina Lydia Arena. Ses parents, d’origine sicilienne, ont émigré en Australie au début des années 1960. Comme dans toutes les familles issues d’Italie, on chante beaucoup chez les Arena et, à l’âge de sept ans, la petite Pina (diminutif de Filippina) s’inscrit à l’émission « Young Talent Time » où elle devient l’une des jeunes chanteuses préférées des téléspectateurs. En 1985, elle termine ses études et se lance véritablement dans la chanson. Ses premières chansons sont bien évidemment enregistrées en anglais sur des disques qui ne se vendent pas et qui la contraignent à chanter dans des cabarets et à réaliser des jingles radiophoniques pour gagner sa vie. Il lui faudra ainsi être patiente et attendre 1990 pour qu’elle connaisse le succès dans son pays avec la chanson « I need your body ». Son succès, de plus en plus grand au pays des kangourous, va devenir mondial en 1998 quand elle interprète, en duo avec Marc Anthony, « I want to spend my lifetime loving you » qui est le thème principal du film « Le masque de Zorro » avec Antonio Banderas. En tournée de promotion pour cette chanson, elle passe par la France et décide d’y entamer une carrière en français en apprenant la langue. Et, dès 1999, elle sort le single « Aller plus haut » qui pulvérise les records de ventes. Elle rencontre un compositeur et arrangeur français, Vincent Mancini, avec qui elle donne naissance, en 2005, à un garçon. Dans la foulée du succès de son premier titre en français, elle désire rendre hommage à la plus grande chanteuse française à ses yeux: Edith Piaf. Elle enregistre donc une version très particulière, personnelle et gospel des « Trois cloches » qui obtient, elle aussi, un succès considérable. Désormais, Tina Arena fait partie du paysage des chanteuses francophones et poursuit sa carrière avec des succès comme « Aimer jusqu’à l’impossible » et « Je m’appelle Bagdad ». Elle se produit aussi au cours de longues tournées dans les pays francophones européens où elle est accompagnée par une bande de musiciens belges talentueux. En 2000, Tina Arena est invitée à chanter pour l’ouverture des jeux Olympiques qui ont lieu à Sydney. Et, la même année, elle incarne Esmeralda dans la comédie musicale de Victor Hugo, Richard Cocciante et Luc Plamondon, « Notre-Dame de Paris », à Londres. Enfin, toujours en 2000, elle est nommée dans la catégorie révélation de l’année aux Victoires de la Musique. Avec sa famille, Tina Arena vit régulièrement en France, en Australie et en Angleterre. Le 25 juin 2011, la chanteuse livre un concert en plein air à Charleroi, en Belgique, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle esplanade de la gare du sud. A partir du 1er octobre 2013, Tina Arena est de retour en Australie pour participer à l’édition locale de « Danse avec les stars » (« Dancing with the stars »). Cinq ans plus tard, elle est de retour avec un album français intitulé « Quand tout recommence » et lancé par la chanson « L’ombre de ma voix ».
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ASSIA en 2005

1er novembre 1973 : Naissance, à Alger, de la chanteuse française d’origine algérienne ASSIA sous le nom complet d’Assia Maouene. Elle passe son enfance et son adolescence dans la région parisienne où elle suit des cours de musique classique au conservatoire de Créteil. Après une jeunesse plutôt studieuse, elle décroche une licence en droit. Par la suite, à la fin des années 1990, elle se rapproche des milieux musicaux branchés et, plus particulièrement, du mouvement hip hop et rap. Elle participe ainsi, en 1998, à l’enregistrement du titre « Une affaire de famille » avec Stomy Bugsy, Passi et Doc Gynéco. Deux ans plus tard, avec la complicité de son frère Khalil qui compose les morceaux, elle sort un premier album de chansons qui a pour titre « Chercheuse d’or » et qui contient les « tubes » « Elle est à toi » et « Là-bas ». En 2002, Assia se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Cindy » de Luc Plamondon et Romano Musumara aux côtés de Laam et Murrey Head entre autres. S’installant de plus en plus dans une vague du rhythm’n’blues français des années 2000, Assia enregistre un second album qui sort en 2005: « Encore et encore ». Le single qui annonce l’album a pour titre « Politiquement correct » et est cosigné avec Diam’s. Mais ni le titre phare ni l’album ne vont bénéficier des passages radios nécessaires à sa reconnaissance par le public. Et Assia disparaît totalement du paysage de la chanson francophone face à des chanteuses plus jeunes et, sans doute, aussi superficielles que pétillantes.
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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

1er novembre 1981 : Décès à Marseille (F) de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES d’un cancer à l’âge de 50 ans. Jacqueline Christine Boissonnet, de son identité originale, naît le 25 mars 1931 à Paris. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Tchékov ou Goldoni. L’amitié chansonnesque de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons, qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelait pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962. Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public. Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ». En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. Elle fait encore un rapide retour à la musique en réenregistrant le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys en 1980. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse. A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.
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3 JUIN

Josephine Baker dans les années 1960

3 juin 1906 : Naissance, à Saint-Louis, dans le Missouri (USA), de la chanteuse et meneuse de revue, d’origine afro-américaine, Josephine BAKER. Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire qu’elle perçoit pour ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit rapidement et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat promptement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle pourrait devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse le charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto. Alors que sa popularité est grandissante en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité physique d’avoir des enfants, elle accueille dans ce château du Périgord des enfants de toutes origines qu’elle adopte. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier concerts et galas pour se renflouer continuellement. Mais cela ne va pas suffire et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco. Infatigable, Josephine Baker se produit à la télévision française pour y reprendre, à 61 ans, son tube de toujours « J’ai deux amours ».

Et elle poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 ou au Carnegie Hall de New York en 1973. Fin mars 1975, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco. Les grands succès de Josephine Baker restent à tout jamais, « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968). A la fin des années 2000, un spectacle musical français mis en scène par Jérôme Savary relate l’histoire de Josephine Baker.
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Frédéric François en 1987 – Photo (c) JC Tombeux

3 juin 1950 : Naissance, à Lercara (Sicile), sous le véritable nom de Francesco Barracato, du chanteur et compositeur italien Frédéric FRANCOIS. Un an après sa naissance, le petit Francesco, sa maman et son frère, rejoignent le paternel qui a trouvé du boulot dans un charbonnage de Tilleur près de Liège en Belgique. La famille s’agrandit bien vite et, finalement, Francesco aura sept frères et soeurs. Lors des repas familiaux et de toutes les autres grandes occasions, le papa, Peppino, ne rate jamais l’opportunité de saisir sa guitare et d’interpréter des airs d’opéras ainsi que des mélodies napolitaines. A dix ans, fortement influencé par le comportement de son père, Francesco interprète « O sole mio » dans un café du village. Désormais, la musique et la chanson sont ses motivations premières. Alors qu’il est à l’école secondaire, il intègre le groupe musical « Les Eperviers » en 1963: il en est le guitariste et chanteur. La musique prenant le pas sur tout le reste, à quinze ans, Francesco s’inscrit au Conservatoire de Musique de Liège où il apprend le violon mais aussi la diction, la déclamation et le chant. En 1966, il devient le chanteur d’une autre formation: « Les tigres sauvages ». Avec ce groupe, il se présente au concours du Microsillon d’Argent au Festival de Châtelet en Belgique. Il remporte le premier prix qui lui permet d’enregistrer un 45 tours. Ce sera, pour lui, le premier d’une longue série: Francesco Barracato le sort sous le nom quelque peu « francisé » de François Bara. Les deux chansons qui y figurent ont pour titre « Petite fille » et « Ne pleure pas ».

Le succès n’est pas énorme mais on commence à connaître François Bara dans la région de Liège où les juke-boxes sont alimentés par le papa de Francesco qui achète les 500 exemplaires du 45 tours! Du coup, on lui propose d’effectuer des premières parties de grands artistes de passage à Liège: Johnny Hallyday ou Michel Polnareff par exemple. En 1969, il rencontre le producteur liégeois Constant Defourny et il signe un premier contrat avec Barclay-Belgique. En juillet de la même année sort son premier disque sous le nom de Frédéric François: « Sylvie ». Il a choisi son nouveau pseudonyme en hommage au compositeur Chopin dont le véritable prénom était Frédéric-François. Ses premières chansons ne se révèlent pas être des succès: après « Sylvie », il y a « Les Orgues de Saint Michel » puis « Marian » et « Comme tous les amoureux » qui n’est pas retenue pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson de 1970. Quelques mois plus tard, une nouvelle chanson, « Jean », est distribuée en France par le label Az et est programmée sur la radio Europe 1. Le succès est toutefois encore très limité mais il semble néanmoins que le destin est en marche et, après deux autres 45 tours, la chanson « I love you je t’aime », interprétée en duo avec son épouse Monique, fait véritablement connaître Frédéric François au public de la Belgique et du Nord de la France. Ce joli coup d’essai est transformé triomphalement par le titre suivant: « Je n’ai jamais aimé comme je t’aime » dont le texte est signé par Marino Atria. Cette fois, Frédéric François se fait un nom parmi les stars du hit-parade et son statut sera confirmé avec le tube de l’été 1972: « Je voudrais dormir près de toi ». 500.000 exemplaires de ce 45 tours se vendent en quelques semaines. Le chanteur-compositeur s’intègre alors parfaitement dans la catégorie des chanteurs pour jeunes demoiselles (ce qu’on appelle alors « les minettes ») où il côtoie d’autres Belges comme Christian Adam, Christian Vidal, Frank Michaël, Art Sullivan et Franck Olivier mais aussi les Français Christian Delagrange, Ringo, Crazy Horse, le Suisse Patrick Juvet ou l’Israélien Mike Brant. Toutes les chansons de Frédéric deviennent ainsi des « tubes »: « Laisse-moi vivre ma vie » (1972), « Quand vient le soir on se retrouve » (1973), « Un chant d’amour un chant d’été » (1973), « Viens te perdre dans mes bras » (1973), « Il est déjà trop tard » (1974), « Chicago » (1975), « Mal tu me fais mal » (1975), « Maintenant que tu es loin de moi » (1975) ou « San Francisco » (1976). La fin des années 1970 va être plus difficile pour les chanteurs français à succès et ce sera le cas aussi pour Frédéric François. C’est l’époque où le mouvement disco amène de nouvelles idoles et où certains saisissent la balle au bond (Patrick Juvet, Carène Cheryl ou Sheila par exemple). Mais c’est aussi une période ou la new wave va amener des orchestrations plus électroniques qui serviront de nouveaux artistes comme Daniel Balavoine ou Jean-Jacques Goldman par exemple. En 1982 toutefois, un changement s’opère dans les medias avec l’apparition des radios libres. En Belgique, ces dernières diffusent largement un nouveau 45 tours de Frédéric: « Adios Amor ». La radio nationale francophone (RTBF) suit le mouvement et, finalement, ce sont 500.000 45 tours qui sont vendus de cette mélodie qui tient ses origines en Allemagne. Le succès est véritablement revenu pour le chanteur qui voit aussi s’éloigner quelques soucis de santé. En 1983, la chanson « Aimer » est également très populaire. Mais la maison de disques Vogue est en restructuration et Frédéric François se tourne vers la firme Trema qui va relancer sa carrière de manière spectaculaire à partir de 1984 avec « On s’embrasse on oublie tout » et « Mon coeur te dit je t’aime » qui sont repris sur un album qui se vend à 300.000 exemplaires. Ce renouveau lui permet aussi de passer pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. Il y aura ensuite « Je t’aime à l’italienne » (1985), « L’aimer encore » (1986), « Une nuit ne suffit pas » (1987), « L’amour s’en va l’amour revient » (1988), « Qui de nous deux » (1989), « Est-ce que tu es seule ce soir » (1990), etc. En 1989, Frédéric François se produit sur des scènes du Canada et des Etats-Unis. En 1993, il crée sa propre maison de production avec Moïse Benitah, MBM (Moïse Benitah Music), et sort le dernier 45 tours de sa carrière: « L’amour c’est la musique ». A la fin de l’année 1996, il chante devant le pape Jean-Paul II à Rome. L’année suivante, Frédéric François connaît à nouveau le succès avec une mélodie où il tente, pour la première fois, de chanter en voix de tête: « L’amour fou ». En 1999, quelques mois avant de chanter dans son village natal de Lercara, il enregistre un album de standards de la chanson italienne comme « Ciao Ciao bambina » ou « Volare » par exemple. Au début du 21e siècle, celui dont on parle de plus en plus comme le successeur de Tino Rossi va rendre hommage à l’idole corse: il enregistre ainsi en 2003 un album de ses grands succès comme « Petit Papa Noël », « Marinella » ou « Méditerranée ». En 2005, l’album où figure « Et si on parlait d’amour » se vend à 200.000 exemplaires. En octobre 2008, alors qu’il est en tournée dans les grandes villes belges, Frédéric doit être hospitalisé à Liège pour abus de cortisone. Il se voit imposer un an d’interruption de carrière au risque de ne plus pouvoir chanter. En 2010, parfaitement rétabli, il sort un nouvel album: « Chanteur d’amour ». L’opus suivant sort en octobre 2013 et a pour titre « Amor latino ». Du 28 février au 9 mars 2014, il est sur la scène de l’Olympia de Paris pour la quatorzième fois. A la fin de l’année 2014, le chanteur commercialise un album intitulé « Magie de Noël » qui reprend les grands standards du thème et un inédit dont le titre est « Avant Noël ». Et, en mai 2016, la popularité de l’idole des seventies se perpétue avec une nouvelle galette numérique qui sort pour la fête des mères: « Les femmes sont la lumière du monde. » Le 28 septembre 2017, Frédéric François est fait Chevalier des Arts et des Lettres par l’ambassadrice de France en Belgique, Claude-France Arnould. Plusieurs amis de l’artiste, parmi lesquels les chanteurs Salvatore Adamo et Le Grand Jojo ou le metteur en scène Franco Dragone, assistent à la cérémonie. En mars 2019, Frédéric revient au premier plan avec un nouvel opus dont il co-signe les chansons avec Frédéric Zeitoun : « Juste un peu d’amour ».
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Allain Leprest en 1986 (c) Alain Marouani

3 juin 1954 : Naissance, à Lestre, de l’auteur et interprète français Allain LEPREST. Allain Leprest passe son enfance dans une famille modeste à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen. L’enfance est heureuse et le petit Allain a la tête dans les étoiles: il voudrait devenir poète mais, pour faire plaisir à ses parents plus « terre à terre », il sera peintre… mais peintre en bâtiment. Il entreprend donc des études dans ce sens mais, en cachette, dès l’adolescence, il écrit des textes qu’il commence à chanter dans des endroits comme « Le bateau ivre » à Rouen. En 1980, il débarque à Paris et propose ses chansons dont personne ne veut. Il se résigne donc à les chanter lui-même dans des cabarets de la capitale française. Ses débuts sont donc difficiles mais il se fait néanmoins remarquer par quelques « collègues » comme Henri Tachan. En 1985, il tente sa chance au Printemps de Bourges et il en devient la révélation inattendue. A partir de ce moment, il va régulièrement proposer des spectacles un peu partout en France et dans de nombreux festivals. Il est remarqué par Jean Ferrat et l’ami producteur de ce dernier, Gérard Meys, lui propose d’enregistrer des chansons. En 1988, il sort un album avec « Rimbaud » (musique de Francis Lai) et « J’ai peur » (musique de Jean Ferrat). Mais les musiques qui lui collent alors le mieux sont celles que signe Romain Didier pour les chansons « La retraite », « Edith » ou « Dans le sac à main de la putain ». Allain Leprest enregistre ensuite avec Saravah, la maison de production créée par Pierre Barouh. Deux albums studio sortent de cette collaboration. En 1992 tout d’abord, Leprest et Richard Galliano collaborent pour un album minimaliste reposant sur le concept « une voix, un accordéon ». Puis, deux ans plus tard, il y a le quatrième album solo avec, entre autres, « Sur les pointes » et « Il pleut sur la mer ».

En 1995, il propose ses chansons sur la scène de l’Olympia juste dix ans après Bourges. Au même moment, réalisant son rêve d’enfant, Leprest écrit des textes pour Juliette Gréco, Francesca Solleville ou Enzo Enzo. En 1998, il enregistre l’album « Nu » où certaines chansons sont composées par Romain Didier mais où d’autres sont signées par Kent, Higelin, Laffaille ou Duteil. Il y reprend aussi le célèbre « Melocoton » de Colette Magny. En 2005, il rejoint le label Tacet de Didier Pascalis qui produit « Donne-moi de mes nouvelles » puis « Chez Leprest », un hommage de ses amis auteurs et chanteurs. En 2008 sort l’album « Cantate pour un cœur bleu, ode à la Méditerranée » sur des musiques de Romain Didier avec Enzo Enzo, Romain Didier et Jean-Louis Trintignant. Le dernier opus d’Allain Leprest, « Quand auront fondu les banquises », arrive en 2009. Au cours de l’été 2011, un « Leprest symphonique » est en cours de réalisation lorsque son auteur-interprète décide de se suicider. Atteint d’un cancer des poumons depuis des années, Allain Leprest met fin à ses jours le lundi 15 août 2011 à Antraigues-sur-Volane, le village de Jean Ferrat, où il passe ses vacances. Le 23 août 2011, il est, selon son souhait, inhumé au cimetière Monmousseau à Ivry-sur-Seine. Les chansons qu’il n’a pas eu le temps d’enregistrer l’ont été par Enzo Enzo, Kent, Sanseverino, Christophe, Daniel Lavoie et Romain Didier qui a assuré la direction musicale de l’album qui est sorti à titre posthume à la fin de l’année 2011. Allain Leprest a écrit plus de 1.000 chansons mais seulement 369 de ses oeuvres sont répertoriées à la SACEM. Artiste jusqu’au bout des ongles, Allain Leprest « offrait » et égarait ainsi beaucoup de ses textes.
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René-Louis Lafforgue en 1959

René-Louis Lafforgue en 1959

3 juin 1967 : Décès, à Albi, dans un accident de voiture, de l’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE. Né le 13 mars 1928 à Saint-Sébastien (Espagne) dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre d’Espagne puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et  » Le Poseur de rails » (1957). En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ». Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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En 1976

3 juin 2001 : Décès, à Boston (Etats-Unis), de l’acteur mexico-américain Anthony QUINN, né le 21 avril 1915 à Chihuahua (Mexique). Après avoir obtenu de très nombreux petits rôles alimentaires dans des productions d’Hollywood, il ne trouve sa réelle place au cinéma qu’à partir de 1953 avec des films comme « Viva Zapata », « La Strada » de Fellini, « Lawrence d’Arabie » ou « Zorba le Grec ». Parallèlement à cette longue et importante carrière d’acteur, Anthony Quinn enregistre parfois des chansons, souvent en anglais, comme « I love you you love me » en 1967 ou « Life itself will let you know » en 1981. Et puis, en 1976, il interprète, en français approximatif, « Nous deux c’est fini », une mélodie à la Barry White avec un texte de Boris Bergman.
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3 juin 2019 : 16e édition de la remise des Octaves de la Musique à Bruxelles. Ces récompenses annuelles sont attribuées aux artistes de la communauté francophone de Belgique évoluant dans tous les genres musicaux. Parmi les lauréats invités à prester sur la scène de la salle de la Madeleine, le groupe KUZYLARSEN reçoit l’octave de la chanson française. Dans les autres catégories, BALOJI est récompensé pour sa musique du monde ainsi que pour ses spectacles et concerts. Veence HANAO & le MOTEL sont primés pour l’album « Bodie » et le groupe L’OR DU COMMUN se distingue pour son album « Sapiens » dans la catégorie des musiques urbaines.
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