MESSIA Danielle

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

La chanteuse française Danielle MESSIA naît le 27 octobre 1956 à Jaffa, en Israël, sous le vrai nom de Danièle Mashiah. Alors qu’elle a deux ans, ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans, où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seuls deux journalistes répondent à l’appel. Parmi eux, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et qui lui permet ainsi d’enregistrer un premier album, « Il fait soleil », qui sort en 1981 de manière plutôt discrète.

Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».

En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset.

En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ».

Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard.

En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea pour son troisième album intitulé « Carnaval » daté de 1985.

Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Son corps est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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IDIR

En 2017

L’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR naît le 25 octobre 1949 à Ait Yenni, en Kabylie, sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Fils de berger, il est élevé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une activité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancien producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie pulmonaire.

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ALAMO Frank

Frank Alamo en 1964

Le chanteur français Frank ALAMO naît le 12 octobre 1941 à Paris sous le nom de Jean-François Grandin. Il est le fils d’un industriel qui fabrique des téléviseurs alors que l’essor de la télévision est à son paroxysme. Passionné de musique, Jean-François commence à chanter très tôt comme soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. C’est Eddie Barclay en personne qui le pousse à enregistrer son premier disque après l’avoir entendu dans un cabaret de Val d’Isère, la station de sports d’hiver française. Il prend pour pseudonyme Frank comme diminutif de François et Alamo comme référence à l’un de ses films préférés: le western « Fort Alamo » avec John Wayne. Fidèle à l’image qu’il a donnée à Barclay lors de leur rencontre, il commence sa carrière dès 1963 en reprenant en français toute une série de « tubes » anglo-saxons qui vont faire son succès: « Ma biche » (« Sweets for my sweet » des Searchers), « Le chef de la bande » (« The leader of the pack »), « Je me bats pour gagner » (« A hard day’s night » des Beatles) ou « Da doo ron ron ».

A la fin de l’année 1964, Frank se produit en première partie de la tournée de Sheila juste après les Malgaches Surfs. Jusqu’en 1969, il va connaître une belle popularité avec des titres comme « Loop de loop » (1963), « File, file, file » (1963), « Reviens vite et oublie » (« Be my baby », 1963), « Allô Maillot 38-37 » (1964), « Sing c’est la vie » (1965) ou « Sur un dernier signe de la main » (1966).

En 1969, il décide de se consacrer à autre chose que la chanson. Il s’oriente vers la photographie mais ne s’éloigne pas trop du show-business en réalisant des pochettes de disques pour certains artistes comme Dalida par exemple. Il invente et fabrique ensuite une machine qui permet de réaliser et de développer des photos couleur en une heure. En 1983, il se lance dans la construction d’une voiture de luxe et devient le directeur de la société française fabriquant la Jeep Dallas, un SUV avant la lettre. Cette aventure-là dure quinze ans: le temps de vendre 5.000 véhicules. Dans les années 2000, comme bon nombre de ses collègues idoles des années 1960, il va embarquer dans la tournée « Age tendre et tête de bois » et participer à quelques éditions.

C’est au cours de l’un de ces spectacles qu’il va apprendre être atteint de la maladie de Charcot qui va diminuer ses facultés physiques au fil du temps. Malgré cela, il est encore présent, parfois en chaise roulante, sur la tournée à de nombreuses reprises.

Frank Alamo rend son dernier soupir chez lui à Paris le 11 octobre 2012, veille de son anniversaire. Il avait en projet la sortie d’un nouvel album déjà bien élaboré et qui, à ce jour, n’est toujours pas commercialisé. Frank Alamo est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.

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SIM

SIM en 1974 – Photo (c) Delorme Phonogram

L’acteur, humoriste, fantaisiste, parolier et chanteur français Simon Berryer, mieux connu sous le pseudonyme de SIM, naît le 21 juillet 1926 à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées. Il passe son enfance à Ancenis, en Loire-Atlantique, où ses parents tiennent un cinéma. Un peu avant la guerre, la famille Berryer s’installe à Nantes toujours pour y gérer une salle obscure. Après des études régulières, le jeune Simon devient presque naturellement opérateur de cinéma en 1946 à Rennes. Mais il se fait des amis dans le milieu parisien du show-business où son physique et sa frimousse ne laissent pas indifférent. C’est ainsi qu’à partir de 1953, il va se produire dans de nombreux cabarets de la capitale française en tant que chanteur comique souvent travesti. C’est de cette manière qu’il devient de plus en plus populaire aux yeux des responsables de l’audio-visuel de divertissement français. Ainsi, dans les années 1960, il devient l’un des piliers des émissions télévisées de Jean Nohain puis de Guy Lux.

Alors qu’un premier essai de chanson a été tenté en 1958 (« La nymphe aux pieds mutins »), Sim enregistre une chanson du film de Michel Audiard « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause » en 1969: « La libellule ». Le titre connaît un certain succès dû à ses passages télévisés.

Au cours de la décennie suivante, il est sollicité pour jouer quelques rôles au cinéma et présente régulièrement en duo des sketches avec l’humoriste Edouard Caillau au cours de l’émission de variétés de la télé publique francophone belge (RTBF) « Chansons à la carte ». A la télé française, il popularise, dans les émissions de Guy Lux, le personnage de la « baronne de la Tronche-en-Biais ».

C’est aussi dans les années 1970 que la production discographique de l’artiste va s’avérer la plus abondante: « J’aime pas les rhododendrons » (1971), « Je suis heureux » (1971), « C’est bien moi la plus belle » (1972), « Les impôts » (1973), « Sim boum boum » (1974) ou « L’homme au foyer » (1975).

En 1977, il est l’une des premières personnalités populaires françaises à participer à la nouvelle émission radio de Philippe Bouvard sur RTL France: « Les Grosses Têtes ». Et, un an plus tard, il triomphe en enregistrant, avec Patrick Topaloff, une parodie française de la chanson du film américain « Grease »: « You’re the one that I want ». Cette chanson intitulée « Où est ma chemise grise » va rester en tête des ventes de disques en France, Belgique et Suisse pendant plusieurs semaines.

En 2003, quinze ans après le succès de cette chanson, Sim et Patrick Topaloff la réenregistrent ensemble pour se faire plaisir.

Sim ne reste pas inactif dans les années 1980 et 1990. Au début des années 1980, il connaît encore la popularité avec deux chansons: « L’évadé du Nevada » et « Quoi ma gueule », parodie du succès de Johnny Hallyday « Ma gueule ». Ce dernier titre permet, une fois de plus, à l’artiste de confirmer une popularité souvent fondée sur son physique.

En 1993, il participe à l’aventure des Nouveaux Collégiens proposée par Sacha Distel. Sur l’album qui reprend les grands succès de Ray Ventura, il est l’héroïne de la chanson « Tout va très bien madame la marquise » aux côtés de Sacha Distel, Claude Brasseur, Jacques Martin et Popeck.

A 83 ans, Sim rend son dernier souffle le dimanche 6 septembre 2009 à Saint-Raphaël dans le Var où il a élu domicile depuis neuf ans. Hospitalisé quelques jours auparavant pour une pneumonie, c’est une embolie pulmonaire qui l’emporte. Son corps est incinéré le 11 septembre 2009.

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ROSSI Laurent

Laurent Rossi en 1974

Le chanteur et producteur français Laurent ROSSI est né le 22 mai 1948 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils de Tino Rossi qui a aussi une fille prénommée Pierrette issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Il enregistre ainsi des disques à partir de 1968 et il interprète alors « Cendrillon n’est pas venue ».

Mais il lui faut attendre 1973 pour que les choses s’améliorent avec un premier vrai succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ».

Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974), « Mandoline » (1976) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978).

Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975: « Addio ».

Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976.

A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à partir 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Mais, le 20 août 2015, alors qu’il se trouve seul chez lui à Paris, il est victime d’une crise cardiaque et il décède à l’âge de 67 ans. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.

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5 SEPTEMBRE

Denise Fabre dans les années 1960

5 septembre 1942 : Naissance, à Cagnes-sur-Mer, de la présentatrice de télévision française Denise FABRE. Elle passe son enfance à Nice et se destine à devenir hôtesse de l’air. Mais, alors qu’elle a 19 ans, le hasard fait qu’elle répond à une petite annonce pour un concours qui lui permet de devenir présentatrice à Télé Monte-Carlo. Elle se pique au jeu de ce nouveau média qu’est la télévision et se décide à y faire carrière en montant à Paris dès 1964. Elle entre alors à l’ORTF où elle est speakerine sur la deuxième chaîne. Parallèlement à ses activités télévisuelles, elle écrit aussi dans France-Soir et anime l’émission matinale de France-Inter. Elle cotoie le milieu de la chanson et du show-business français en présentant, entre autres, les émissions « Télé-Dimanche ». En avril 1978, elle présente, aux côtés de Léon Zitrone, le Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule au Palais des Congrès de Paris. En 1982, à l’occasion de la Coupe du Monde de football qui se déroule en Espagne, elle enregistre la chanson officielle de l’équipe française « Ollé la France » vendue au profit de l’Unicef.

En 2008, elle se lance en politique pour le parti français de centre-droit UMP. Et elle devient adjointe au maire de Nice chargée du rayonnement de la ville. En 2009 et 2010, elle présente sur scène la troisième et la cinquième saison de la tournée des idoles « Age tendre et têtes de bois ». Et, en 2014, elle remet le couvert pour rejoindre la troupe des artistes de « Age tendre, rendez-vous avec les stars ».
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5 septembre 1993 : La RTBF, télévision publique francophone belge, propose une émission spéciale intitulée « C’est ma vie » et consacrée à Salvatore ADAMO. Ce reportage-portrait est diffusé à l’occasion de l’anniversaire tout proche de l’auteur-compositeur-interprète qui fêtera ses 50 ans et ses 30 ans de carrière le 1er novembre 1993.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

5 septembre 2006 : jusqu’au samedi 9, la chanteuse belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD se produit sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine« . Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Au même moment, la chanteuse est mise en avant par le poète, auteur, compositeur et interprète belge Julos Beaucarne comme un des jeunes talents francophones de son pays.

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Christian Marin - Pochette d'un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

Christian Marin – Pochette d’un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

5 septembre 2012 : Décès, à Paris, du comédien, et occasionnel chanteur, français Christian MARIN. Pour parcourir une très brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.

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21 JUILLET

SIM en 1974 – Photo (c) Delorme Phonogram

21 juillet 1926 : Naissance, à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, de l’acteur, humoriste, fantaisiste, parolier et chanteur français Simon Berryer, mieux connu sous le pseudonyme de SIM. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Ariane Moffat

21 juillet 2009 : L’auteure, compositrice et interprète canadienne Ariane MOFFAT reçoit, dans le cadre des Francofolies de Spa (B), le Prix Rapsat-Lelièvre 2009 pour son album intitulé « Tous les sens ». Le soir-même, la chanteuse se produit au Dôme du village francofou. Le Prix Rapsat-Lelièvre est attribué chaque année en alternance à un artiste de la communauté francophone de Belgique et à son alter ego québécois. C’est un jury international de spécialistes et professionnels de la chanson issus de la Belgique francophone et du Québec qui décident du vainqueur. Le Prix Rapsat-Lelièvre a été attribué pour la première fois en 1984 et s’appelait alors le Prix Québec-Wallonie-Bruxelles de chanson. Il a pris son nom actuel suite aux décès des artistes francophones majeurs belge et québécois qu’étaient Pierre Rapsat et Sylvain Lelièvre. Le prix vise enfin à encourager le développement et la promotion de la langue française, à stimuler la production et la diffusion de disques francophones, à faire connaître les productions artistiques et à favoriser les échanges entre le Québec et Wallonie-Bruxelles dans le domaine de la création chantée. Pour Ariane Moffat, qui a sorti son premier album (« Aquanaute ») en 2002, il s’agit d’une belle récompense qui lui permet de s’offrir une visibilité supplémentaire, nouvelle et intéressante en Europe francophone.

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Jali en 2012 - Photo (c) Passion Chanson

Jali en 2012 – Photo (c) Passion Chanson

21 juillet 2011 : Le chanteur belge JALI se produit pour la première fois dans le cadre des Francofolies de Spa (B). Le concert, gratuit, a lieu à 20 heures dans le Salon Bleu du casino et précède celui de Vincent BAGUIAN accompagné d’Hugo Renard. JALI y interprète devant une foule importante son premier grand succès: « Espanola ». Pour tout savoir sur cette journée des Francofolies de Spa, CLIQUEZ ICI

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24 JUIN

Pochette de l’album de 1993

24 juin 1943 : Naissance, à La Rochelle, de l’animateur et producteur de radio ainsi que chanteur, auteur et acteur français Jean-Louis FOULQUIER. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Monté à Paris, il se fait engager comme standardiste téléphoniste à France Inter et, en 1966, il anime une première émission de radio qui a pour titre « Studio de nuit – Entrée libre ». Comme son nom l’indique, le programme en direct est diffusé autour de minuit et accueille un nombre impressionnant d’artistes qui y viennent généralement après un spectacle, un concert, une pièce de théâtre ou un ballet présenté le soir même à Paris. Cette première expérience radiophonique récolte donc un grand succès à une heure d’écoute où les auditeurs étaient, jusque là, plutôt rares. S’intéressant très fortement à la chanson francophone et, plus particulièrement, aux jeunes artistes en devenir, Jean-Louis Foulquier va, par la suite, présenter d’autres émissions au contenu similaire : « Saltimbanques », « Bain de minuit », « Y’a d’la chanson dans l’air », « Pollen », « Les copains d’abord » ou encore « TTC/Tous Talents Confondus ». Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3. C’est encore son inassouvissable besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Du spécialiste de la chanson française au chanteur, il n’y a qu’un pas que Jean-Louis Foulquier franchit allègrement dès le début des années 1970. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va »(1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest. Au même moment, il conseille les organisateurs belges des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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Jacky DELMONE en 1965

24 juin 1943 : Naissance, à Mouscron, du chanteur belge Jacky DELMONE sous le nom de Jacques Delforche. Il passe une enfance paisible dans la ville frontalière qui est reconnue pour être très festive. Alors qu’il est adolescent, ses parents ouvrent un commerce en pleine expansion : un magasin de disques. Du coup, il s’intéresse à la musique, à la chanson et à tous ces chanteurs qui s’adressent à la jeunesse : les idoles et les yé-yés. Malgré quelques réticences compréhensibles de son père, il songe à se diriger vers des activités de chanteur. Et, dès qu’il en a l’occasion, il invite un groupe musical à se produire devant la boutique de ses parents lors de la fête annuelle de la rue du Christ. Son enthousiasme est remarqué par un autre disquaire mouscronnois qui cumule des activités de producteur de disques : Marcel De Keukeleire. Ce dernier lui permet d’enregistrer un premier 45-tours en 1961. Ce disque est d’emblée programmé dans les programmes de radio destinés aux jeunes : la chanson « Toi que j’attends », notamment composée par Jil et Jan, est un bon succès pour un premier essai. Mais ce n’est rien par rapport à la popularité que Jacky va connaître en 1963 avec le titre « Obsession », adaptation française de « Suspicions » d’Elvis Presley composée par Mort Shuman.

Il rencontre Gilbert Bécaud qui devient son « parrain » artistique. Alors que la voie du succès s’ouvre à Jacky Delmone, il doit se soumettre à ses obligations militaires et sa carrière est interrompue en plein essor. Son retour à la vie artistique, après deux ans d’absence, est difficile : il enregistre encore un 45-tours chez CBS en 1967 avec « Le vol 523 » et « La gueule du loup ». Le succès n’est pas au rendez-vous et il songe à changer d’orientation musicale en créant un premier groupe en compagnie du guitariste français Alain Verhelle en 1968. L’organiste anglais Godfrey Matthew, qui est alors en tournée en Belgique avec un groupe britannique, décide de rester à Mouscron et de se joindre à Alain Verhelle et Jacky Delmone pour créer avec Jean-Paul Vanhoute, bassiste des Sunlights, le groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West, Baron West étant le pseudonyme de Jacky Delmone. La formation se produit à de nombreuses reprises en 1969 au Fresnoy Dancing de Tourcoing, haut lieu de la musique rock et pop dans le nord de la France. Mais, alors qu’il vient d’assurer la première partie d’un concert de Johnny Hallyday, Jacky est victime d’un très grave accident de la route qui l’immobilise pendant des mois et qui signe la fin du groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West. Lorsqu’il revient à la chanson, les temps ont encore changé et on est au début de l’époque des chanteurs pour « midinettes » qui occupent les premières places des hit parade : Alain Chamfort, Patrick Juvet, Frédéric François, Art Sullivan, Claude François, etc. Jacky décide de changer de nom d’artiste pour résolument changer de style et adapter son nouveau répertoire. En 1972, il enregistre une chanson sous le nom de Michaël Foreman : « Trop belle pour rester seule ». Le morceau est plaisant et est signé par Daniel Vangarde, Claude Carrère et Jean Schmitt. Mais il y a un problème : un autre jeune chanteur vient également de l’enregistrer et bénéficie d’une promotion plus importante dans les médias : c’est Ringo et il rafle tout le succès. En 1974, enregistré sous le nom de Jacky Delmone, un nouveau 45-tours, « Et si tu pars demain », lui permet d’être l’invité d’une émission télévisée de Michel Drucker qui est annulée en raison de la mort du président français Georges Pompidou. Une nouvelle fois déçu par une sorte d’acharnement du mauvais sort, l’artiste décide d’arrêter la chanson pour devenir garagiste dans sa région natale. Avec une certaine nostalgie des années 1960 et l’apparition des radios libres au début des années 1980, la passion pour la chanson reprend toutefois le dessus et Jacky commercialise de nouveaux 45-tours en 1983 et 1984 avec les enregistrements de « Pour notre amour », « Toi que j’attends », Obsession » et « Nous quand on s’embrasse ». En 1992, Marc Durant, du label Sésame, produit son premier CD de quatre titres. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie ») sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. Puis, c’est Francis Derouf qui réalise en 1996, pour la série Ariola Express Belgique, un disque compact complet avec dix nouveaux titres et dix titres plus anciens sur une compil’ intitulée « Jacky Delmone d’hier et d’aujourd’hui ». Cette actualité permet au chanteur de passer plusieurs fois sur le plateau de l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. En 2001, un tout nouvel album est dans les bacs des disquaires avec des nouvelles chansons écrites et composées notamment par Michel Jourdan que l’interprète a rencontré après avoir enregistré un medley d’hommage à Mike Brant dont il a écrit les grands succès. Et, en 2004, un autre album est disponible avec des chansons de celui de 2001 et des nouvelles versions de « tubes » des années 1960. Toujours très actif, Jacky Delmone se produit encore régulièrement, en 2019 notamment, sur scène dans un concept « Génération sixties » présenté surtout dans les régions frontalières d’où il est originaire : Tournai-Mouscron-Lille-Roubaix-Tourcoing.
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Le disque de 1999

24 juin 1944 : Naissance, à Toulouse, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ticky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. Malgré un passage remarqué lors de l’émission télévisée française « Age tendre et tête de bois » d’Albert Raisner réalisée au dancing Le Ramier à Toulouse en 1962 (avec « Twist baby »), la formation de Ticky James explose ensuite et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl ».

Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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Jean Marco en 1950

24 juin 1953 : Décès du chanteur Jean MARCO qui fut le chanteur-vedette de l’orchestre de Jacques Hélian pendant six ans avant de trouver la mort à 30 ans dans un accident de voiture. De son vrai nom Jean Marcopoulos, il était né le 17 décembre 1923 à Constantinople de parents d’origine grecque. Enfant, il intègre la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1936. Attiré par le monde artistique, il prend des leçons de guitare et effectue un stage dans l’orchestre d’Alix Combelle avant de composer des chansons. En 1945, sa guitare sous le bras, il parcourt les routes de France, chante dans des galas et dans les cercles militaires inter-alliés. En 1946, il se produit dans des cabarets, effectue des stages dans des orchestres, compose et enregistre ses premières chansons. Il est alors présenté au chef d’orchestre Jacques Hélian par l’éditeur Jean Solar. Pendant des années, avec Ginette Garcin, Jean Marco forme le couple idéal et vedette de la formation. Il enregistre, en tant que soliste, près de 130 chansons.

Et, devant le succès grandissant, il envisage d’entamer une carrière plus personnelle. Tout est enfin prêt avec son nouvel orchestre qui doit débuter en septembre 1953: des contrats sont signés et des tournées organisées. Mais le 24 juin 1953, il décède dans un terrible accident de voiture qui provoque également la mort de son ami le saxophoniste George Cloud.
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Drapeau Québec24 juin 2002 : Pour la fête nationale du Québec, le spectacle Québec-issime est présenté sur la Grand-Place de Bruxelles (B). Il d’agit d’un spectacle proposé par 23 jeunes artistes québécois et qui a pour but de passer en revue les grands succès de la chanson québécoise depuis 50 ans de Félix Leclerc à Isabelle Boulay en passant par Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Beau Dommage, Lynda Lemay et plein d’autres.
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30 MAI

Albert Delchambre en 1985

30 mai 1947 : Naissance à Chimay de l’auteur, compositeur et interprète belge Albert DELCHAMBRE. Sa maman, d’origine ukrainienne, décède alors qu’il a quatre ans. Son enfance est profondément marquée par cette disparition et une scolarité accomplie en pensionnat. A quatorze ans, il s’enfuit de l’internat et aboutit à Paris où il devient garçon de courses. Il ne songe alors qu’à une chose: réaliser son rêve de poète en herbe et devenir chanteur. Au milieu des années 1960, sous le nom d’Ely Tchenko, il enregistre une chanson anglo-saxonne qui connait un certain succès adaptée en français sous le titre « Frédérica ». La mélodie est belle et arrive aux oreilles de producteurs français qui la font interpréter par une chanteuse prête à faire une grande carrière : Nicoletta. Le titre est modifié et devient « La musique ». Pour de sombres raisons commerciales et financières dont le show business regorge, Ely Tchenko ne sera jamais mentionné sur les crédits de l’œuvre enregistrée.

Vu le bon résultat du premier 45 tours, la maison de disques d’Ely l’encourage à en sortir un deuxième qui marche bien lui aussi. Alors que tout semble aller pour le mieux, Albert Delchambre enregistre avec un autre artiste belge talentueux, André Bialek, une chanson très engagée à la demande de la cellule marxiste de l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles. Le contrat qui le lie à sa maison de disques est rompu car celui-ci empêchait l’artiste d’enregistrer pour un tiers quel qu’il soit. Sans contrat, le chanteur connaît beaucoup de difficultés à se maintenir dans le milieu artistique. Le creux est long et parsemé d’embûches avec un détour par l’alcool notamment. Près de dix ans plus tard, Delchambre décide de s’en sortir et parvient à enregistrer un nouveau 45 tours sous ce nom. Le titre est autobiographique: « L’ivrogne ». Sa démarche se poursuit, en 1977, avec le lancement d’une souscription en vue de sortir un premier album. Les fonds réunis, le disque sort sous le titre générique « On n’est pas du même bord ». Le travail d’Albert Delchambre est apprécié des professionnels mais le public est encore relativement frileux. En 1980, le chanteur enregistre un deuxième 33 tours qui reste une autoproduction sous appellation Dicksong. Cet opus-là est appelé « Portraits » et, cette fois, les radios libres et nationale belges programment les titres « On peut s’imaginer » ou « Elle était de celles » qui évoque sa maman. Un an plus tard, Albert Delchambre participe au Festival de la Chanson Française de Spa et il y décroche le Prix de la Presse. Après ces bons résultats, le nom de Delchambre n’est plus vraiment inconnu et, pour son troisième album, une nouvelle société du nom de Sowarex produit le disque qui paraît sous le label Caracole distribué par Inelco. L’opus a pour titre « Entre l’enfer et le paradis » et il contient des chansons qui vont être radiodiffusées en 1982: « Mais que vienne l’automne », « Je t’aime bizarre étrange » et « Où est mon vélo ? ».

1984 voit la sortie d’un album qui retient l’attention des médias belges et dont le clip est diffusé dans l’émission télé de la RTBF « Palmarès »: « Traîner en ville ». En 1985, un nouveau 33 tours sort cette fois chez Vogue: « Rumeurs ». Les chansons sont belles et le travail est superbement réalisé avec l’appui d’excellents musiciens. Il y a « Extra-balle » et « Rumeurs de Fleetwood Mac » qui sont de très beaux morceaux. Une tournée est prévue à l’occasion de la sortie de cet album et la presse est invitée au premier de ces concerts dans la salle du Passage 44 à Bruxelles. Malheureusement, la branche belge de la firme de disques multinationale tombe en faillite et l’album d’Albert Delchambre a beau être programmé sur les radios, il n’est pas disponible dans les commerces. Après un 45 tours sorti en 1986 (« La mer »), l’artiste laisse à nouveau passer un peu de temps avant de revenir en 1991 avec, progrès technologique oblige, un CD intitulé « S’en dessus dessous ». Cette galette numérique propose des nouvelles chansons inédites (« Comme une envie de chanter »), des titres plus anciens (« Elle était de celles ») et de nouvelles versions comme celle de « Mais que vienne l’automne » qui s’appelle désormais « La feuille ». Avec cet album, le chanteur reçoit le prix des variétés de la SABAM, la Société Belge des Auteurs, en 1991. Bien qu’ayant retrouvé le label Sowarex distribué par Franc’Amour, Delchambre prend conscience de la nécessité d’éditer lui-même ses propres chansons et il fonde les éditions Dicksong avec lesquelles il va essayer d’aider de jeunes artistes comme Alfred (William Dunker) et le Québécois Jeff Smallwood qui est alors le guitariste de Roch Voisine. Désormais, Albert Delchambre prend le temps de concocter et de peaufiner ses chansons avec l’aide de Roberto Di Ferdinando, Jacky Goethals et William Dunker. En 2002, il en réunit onze qu’il grave sur un nouveau compact qu’il appelle « Acte III » et qui est à nouveau auto-produit. Le 22 juillet 2004, l’artiste livre une superbe prestation au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Et puis, dix ans plus tard, une dizaine de nouvelles chansons sont gravées sur un disque compact qui est commercialisé dans un emballage prestigieux. L’album a pour titre « Hors format » (CLIQUER ICI pour en savoir plus)  et aucune autre expression ne peut mieux caractériser la personnalité d’Albert Delchambre. Le 28 mai 2017, l’artiste fête ses 70 ans en présentant son nouveau spectacle appelé « L’inventaire » en la salle Sudhaina de sa ville natale de Chimay. Depuis cette date, le chanteur a en projet de mettre sur pied une comédie musicale retraçant la vie d’un des maîtres de la chanson francophone de Belgique : Salvatore Adamo.
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Le 45 tours de 1962

Le 45 tours de 1962

30 mai 1975 : Décès, à Bry-sur-Marne (F), de l’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON. Né le 9 avril 1895 à Genève en Suisse, il délaisse vite les études et la famille pour se rendre à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrolé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procure le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires: « Elle est épatante » enregistrée en 1934 et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962. Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.

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30 mai 1981 : Alors qu’ils se connaissent depuis 1967 et qu’ils ont eu un fils, Thomas, né en 1973, Jacques DUTRONC et Françoise HARDY se marient en Corse. Un mariage surréaliste qui a eu lieu en raison d’une intervention chirurgicale subie par la chanteuse… C’est en tous cas ce qu’elle racontait en 2016 au micro de Nikos Aligas sur la radio française Europe 1.

 

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Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

30 mai 2007 : Décès, à Monthyon (Seine-et-Marne, France), du comédien français Jean-Claude BRIALY. Né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, l’artiste possède beaucoup plus qu’une corde à son arc. Il participe ainsi souvent aux émissions télévisées françaises consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 1970. Il a ainsi eu l’occasion de se mesurer à d’autres artistes comme Carlos dans quelques duos improbables. En 1964, il enregistre, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres dans la foulée de son succès au cinéma nouvelle vague. Quatorze ans plus tard, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon qu’il enregistre: « Si t’es beau t’es con » et « Le coeur tatoué ».

En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy commercialise un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »).
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11 MARS

 

Claude François en 1965 (c) Jacques Aubert

11 mars 1978 : Décès, à Paris un samedi après-midi, par électrocution dans sa salle de bains, du chanteur français Claude FRANCOIS. Idole parmi les idoles, star française et mythe de la chanson populaire francophone, Claude François n’a jamais été égalé et, plus de 40 ans après sa disparition, ses succès sont toujours présents chez les disquaires, dans les programmes de radio et sur ces « dancefloor » que l’on appelait avant les pistes de danse. En à peine quinze ans de carrière, cet artiste, né à Ismaelia en Egypte le 1er février 1939, a compris tout ce que le show-business pouvait apporter à un jeune homme talentueux en quête de reconnaissance artistique. L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de succès enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie aussi de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche » : Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance également dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et n’obtient pas un franc succès dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Pour ce magazine, le chanteur se passionne pour la photographie et, sous le pseudonyme de François Dumoulin, réalise des clichés de très jolies demoiselles légèrement (dé)vêtues. Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde adapté en anglais par Paul Anka sous le titre « My way », interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » ainsi que « Alexandrie Alexandra ».

Entre 1962 et 1978, le chanteur a enregistré 363 chansons sur 27 albums et vendu 35 millions de disques. Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1.188 concerts. Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission télévisée de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs comme avec lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012. En 2018, à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, une intégrale très complète est commercialisée et comprend 20 CD avec 360 titres dont de nombreuses versions introuvables, des interviews, et un livret de 48 pages contenant des photos rares et des textes exclusifs. Pour la même occasion, Fabien Lecoeuvre publie une biographie, « Claude François, 14.284 jours », et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l’artiste, compile, pour la première fois ses souvenirs dans un livre: « J’y pense et puis j’oublie ». La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a regroupé les notes de service, souvent incendiaires, que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose « Claude François, Je reviendrai comme d’habitude ». Les deux fils de l’artiste, Claude Jr et Marc François, annoncent aussi pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père mais celle-ci semble tarder à voir le jour.
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Place Claude François à Paris (c) Celette

11 mars 2000 : Quelques centaines de fans et des proches comme certaines Clodettes, Ticky Holgado, Danièle Gilbert, Alain Chamfort, Patrick Juvet ou Michèle Torr assistent à l’inauguration de la Place Claude François dans le 16e arrondissement de Paris, juste en face de l’endroit où se trouvaient les bureaux de l’artiste dans un immeuble du boulevard Exelmans. La cérémonie se tient en présence de Xavière Tiberi, épouse du maire de Paris alité, de Pierre-Christian Taittinger, maire du 16e arrondissement, et des deux fils du chanteur accompagnés de leur mère.
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11 mars 2011 : C’est la première soirée de la 16e édition du festival « Le Quesnoy en chanteurs » qui se tient dans le Nord de la France, à Le Quesnoy près de Valenciennes jusqu’au 25 mars 2011. Stéphane Hirschi, directeur du festival, se plaît à rappeler les ingrédients qui ont forgé l’identité de la manifestation: « esprit, amitié, goût de la découverte et, aussi, les doubles plateaux d’artistes qui sont un mariage des talents et des saveurs artistiques sous les auspices de la curiosité et des révélations ». La plupart des concerts ont lieu au Théâtre des trois chênes. La série commence par une soirée d’hommage à Boris Vian, le 11 mars, avec Presque Oui, Serge Utge-Royo, Clarika, Agnès Bihl, Gérard Morel, Yves Jamait et Anne Sylvestre notamment. Le mardi 15 mars, le spectacle est d’abord haïtien avec « Joyshanti » qui est suivi du concert de Gérard Morel et sa clique. Samedi, le 19 mars, le poète québécois Richard Desjardins partage l’espace scénique avec Michel Arbatz. Le mardi 22 mars, ce sont les régionaux du duo « Presque Oui » qui ouvrent le bal juste avant le groupe « Vis à Vies« . Enfin, le vendredi 25 mars, ce sont les révélations du festival « Alors Chante » de Montauban en 2010, les « Vendeurs d’Enclumes« , qui assurent la première partie de Louis Chédid. Mais le festival du « Quesnoy en chanteurs » c’est aussi le développement des concerts hors les murs à l’université de Valenciennes les mercredis avec Pascale Delagnes, voisine venue de Belgique, le 16 mars; Stéphane Balmino, ex-chanteur de Kabann le 23 mars; et le régional ch’ti William Schotte le 6 avril. Enfin, deux « Chante-grange » ont lieu à Englefontaine avec Bernard Joyet le 12 mars et Rémo Gary le 18 mars.
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Les trois artistes sélectionnés au terme de cette journée d’auditions

11 mars 2017 : Dix groupes et artistes sont retenus pour les auditions du Parcours FrancoFaune qui ont lieu à la Maison de la création de Laeken (Bruxelles). Se produisent ainsi sur scène entre 11h00 et 18h00: Badi, Convok, Etienne-Etienne, Hélène Couvert, La Louve, Lux Montes, Major Dubreucq, Mini Sultan, David Votre Chazam et Wyndu. Au terme de la journée, trois artistes sont choisis pour être accompagnés jusqu’au prochain festival FrancoFaune: Badi, Hélène Couvert et Major Dubreucq.
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