OCTOBRE 2019

VICKY LEANDROS + GEORGE DALARAS
BRUXELLES (B – 1020), Palais 12, à 20 heures le mercredi 2.
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ALEXIS HK
VESOUL (F – 70 000), Théâtre Edwige Feuillière, à 20 h. 30 le mercredi 2.
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MARC LAVOINE
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le jeudi 3.
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NICOLAS JOSEPH
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 3.
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BABX
VESOUL (F – 70 000), Théâtre Edwige Feuillière, à 20 h. 30 le vendredi 4.
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ALEXIS HK
FIGEAC (F – 46 100), l’Astrolabe, à 20 h. 30 le vendredi 4.
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KEREN ANN + CELENASOPHIA
BRUXELLES (B – 1030), Le 140, à 20 heures le samedi 5.
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AXELLE RED
BRUXELLES (B – 1050), W:Hall, à 20 heures le samedi 5.
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KEEN’V
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 5.
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ENTRE DEUX CAISSES
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le samedi 5.
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ALEXIS HK + BERTILLE
ALFORTVILLE (F – 94 140), Le POC, à 17 heures le dimanche 6.
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BERNARD JOYET
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 18 heures le dimanche 6
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BERTRAND BELIN + PIERRES
BRUXELLES (B – 1000), La Madeleine, à 20 heures le lundi 7.
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L’HOMME DE LA MANCHA
LA LOUVIERE (B – 7100), Central, à 20 heures le mardi 8.
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ALEXIS HK
DUNKERQUE (F – 59 140), Le Bateau Feu, à 20 heures le mardi 8.
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I H8 CAMERA + LES HOTESSES D’HILAIRE
BRUXELLES (B – 1190), Le Brass, à 20 heures le mercredi 9.
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SAPHO + KUZYLARSEN
BRUXELLES (B – 1000), Espace Magh, à 20 heures le mercredi 9.
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L’HOMME DE LA MANCHA
LA LOUVIERE (B – 7100), Central, à 20 heures le mercredi 9.
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ISABELLE AUBRET
CHARLEROI (B – 6000), Palais des Beaux-Arts, à 14 heures le jeudi 10.
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NICOLAS JULES + CARL & LES HOMMES BOITES + MATTHIAS BILLARD
BRUXELLES (B – 1190), Le Brass, à 20 heures le jeudi 10.
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AMEL BENT
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le jeudi 10.
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ALEXIS HK
MONTARGIS (F – 45 200), Le Tivoli, à 20 heures le jeudi 10.
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MIOSSEC
VESOUL (F – 70 000), Théâtre Edwige Feuillière, à 20 h. 30 le jeudi 10.
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ANTOINE SAHLER + FRANCOIS PUYALTO
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 10.
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M POKORA
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 11.
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AXELLE RED
PUURS (B – 2870), CC Binder, à 20 heures le vendredi 11.
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AMEL BENT
LIEGE (B – 4000), Forum, à 20 heures le vendredi 11.
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CLARIKA
VESOUL (F – 70 000), Théâtre Edwige Feuillière, à 20 h. 30 le vendredi 11.
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HEDY LAMARR
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 11.
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MAUDE AUDET + BINI
BRUXELLES (B – 1000), Le Jardin de ma soeur, à 21 heures le vendredi 11.
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FRANCOIS BIJOU
BRUXELLES (B – 1000), Chez Maman, à 23 heures le vendredi 11.
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AXELLE RED
ALSEMBERG (B – 1652), CC de Meent, à 20 heures le samedi 12.
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AMEL BENT
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le samedi 12.
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JEREMIE BOSSONE
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le samedi 12.
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MICHEL BOUTET
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 18 heures le dimanche 13.
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DELGRES + DALTON TELEGRAMME
BRUXELLES (B – 1210), Orangerie du Botanique, à 19 h. 30 le dimanche 13.
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DIANE TELL
PARIS (F – 75 011), Pan Piper, à 20 heures le dimanche 13.
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DIANE TELL
PARIS (F – 75 011), Pan Piper, à 20 heures le lundi 14.
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PASCAL OBISPO
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le mercredi 16.
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YVES DUTEIL
NAMUR (B – 5000), Théâtre Royal, à 20 heures le jeudi 17.
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LA BOITE A CHANSONS (avec FRANCIS LALANNE)
BRUXELLES (B – 1050), Place Sainte-Croix (Flagey), à 20 heures le jeudi 17
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TOM POISSON
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 17.
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LES NEGRESSES VERTES
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 21 heures le jeudi 17.
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YVES DUTEIL
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 18.
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LARACINE + ERWAN PINARD
STAVELOT (B – 4970), Abbaye, à 20 heures le vendredi 18.
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ALEXIS HK
BERGERAC (F – 24 100), Centre Culturel Michel Manet, à 20 h. 30 le vendredi 18.
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CAT LORIS
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 18.
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BALIMURPHY + LEÏLA HUISSOUD
STAVELOT (B – 4970), Abbaye, à 20 heures le samedi 19.
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AXELLE RED
ARLON (B – 6700), Maison de la culture, à 20 heures le samedi 19.
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ALEXIS HK
CHOLET (F – 49 321), Jardin de Verre, à 20 h. 30 le samedi 19.
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GERARD YUNG
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le samedi 19.
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BANDITS
STAVELOT (B – 4970), Abbaye, à 16 heures le dimanche 20.
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ALICE ON THE ROOF
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 20 h. 30 le dimanche 20.
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ANGELE + ROMEO ELVIS + ZAPPEUR PALACE + CHICOS Y MENDEZ, etc.
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le lundi 21.
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VANESSA PARADIS
MADRID (E – 28 012), Teatro Nuevo Apolo, à 20 h. 30 le lundi 21.
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ABD AL MALIK
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 20 h. 30 le mardi 22.
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ALEXIS HK + DIDIER WAMPAS + ADRIENNE PAULY + NERY + SIMON MIMOUN (« Le grand voyage d’Annabelle »)
CORBEIL-ESSONNES (F – 91 100), Théâtre, à 15 heures le mercredi 23.
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ANGELO BRANDUARDI
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le mercredi 23.
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HUBERT-FELIX THIEFAINE
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 20 h. 30 le mercredi 23.
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ANGELO BRANDUARDI
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le jeudi 24.
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LA BOITE A CHANSONS (avec FRANCIS LALANNE)
BRUXELLES (B – 1050), Place Sainte-Croix (Flagey), à 20 heures le jeudi 24
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MELISSMELL
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 24.
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LES AMIS TERRIENS + GOVRACHE
STAVELOT (B – 4970), Abbaye, à 20 heures le vendredi 25.
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LA BOITE A CHANSONS (avec FRANCIS LALANNE)
BRUXELLES (B – 1050), Place Sainte-Croix (Flagey), à 20 heures le vendredi 25.
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GRAND CORPS MALADE
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le vendredi 25.
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ANGELO BRANDUARDI
HUY (B – 4500), Centre Culturel, à 20 heures le vendredi 25.
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ETIENNE LUNEAU
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 25.
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KUZYLARSEN + BANCAL CHERI
STAVELOT (B – 4970), Abbaye, à 20 heures le samedi 26.
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LA BOITE A CHANSONS (avec FRANCIS LALANNE)
BRUXELLES (B – 1050), Place Sainte-Croix (Flagey), à 20 heures le samedi 26.
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AXELLE RED
AALST (B – 9300), CC De Werf, à 20 heures le samedi 26.
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KASSAV
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 26.
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CELENASOPHIA
CHAPELLE-LEZ-HERLAIMONT (B – 7160), Centre Culturel, à 20 heures le samedi 26.
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ALAIN SOUCHON
COURBEVOIE (F – 92 400), Centre Evénementiel, à 20 h. 30 le samedi 26.
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ALPHA BLONDY
BRUXELLES (B – 1000), Théâtre National, à 20 h. 30 le samedi 26.
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REMO GARY chante DEBRONCKART
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le samedi 26.
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CHANTAL GOYA
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 14 h. 30 le dimanche 27.
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LA BOITE A CHANSONS (avec FRANCIS LALANNE)
BRUXELLES (B – 1050), Place Sainte-Croix (Flagey), à 15 heures le dimanche 27.
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SHEILA
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 16 heures le dimanche 27.
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REMO GARY chante DEBRONCKART
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 18 heures le dimanche 27.
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AXELLE RED
KORTRIJK (B – 8500), Schouwburg, à 20 heures le mercredi 30.
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13 FEVRIER

 

Sheila & Ringo

13 février 1973 : Mariage, à Paris, de SHEILA et de RINGO. Vedette depuis plus de dix ans, Sheila prend pour époux celui qui se place en tête des hit-parade depuis près de deux ans avec des succès comme « Elle je ne veux qu’elle » ou « Ma jalousie ». Affublé au départ de l’extraordinaire pseudonyme de Ringo Willy-Cat, Guy Bayle devient tout simplement Ringo en épousant Annie Chancel devenue Sheila depuis bien longtemps. Leur mariage ressemble à une foire d’empoigne (mal) orchestrée et contrôlée par leur producteur commun: Claude Carrère.

En plus de les marier, Carrère a la bonne idée de leur faire enregistrer un énorme « tube » en duo: « Les gondoles à Venise ». Le couple aura un fils le 7 avril 1975, Ludovic, puis se séparera. Alors que Sheila poursuit sa carrière de chanteuse à succès, Ringo retombe dans l’anonymat de son snack restaurant au milieu des années 1980. Toutefois, depuis la fin des années 2000, l’homme a entrepris de rééditer, l’un après l’autre, les albums de sa fulgurante carrière en remontant le temps des derniers aux premiers. Il a aussi enregistré, en 2012, une nouvelle version de l’instrumental « Tentation ». Le 8 juillet 2017, le fils du couple, Ludovic Chancel, est retrouvé décédé chez lui.
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13 février 1991 : Naissance, à Pau, de l’auteur-compositeur-interprète français VIANNEY sous le nom complet de Vianney Bureau. Son père est alors pilote d’hélicoptère à l’armée et sa mère travaille dans le secteur aéronautique mais tous deux sont des passionnés de musique. Avec ses deux frères, Vianney admire son père lorsqu’il chante, en famille, des textes de Brassens, Le Forestier ou Béranger en s’accompagnant à la guitare. A l’âge de douze ans, il commence ainsi à écrire ses premières chansons. Vivant ensuite à Paris, il suit des études au collège Notre-Dame des Oiseaux, dans le 16e arrondissement, puis au lycée militaire de Saint-Cyr. Baccalauréat en poche, il fréquente ensuite l’ESG Management School de Paris avant de décrocher un diplôme de commerce à Londres. En 2011, Vianney fait la rencontre d’Isabelle Vaudey qui l’encourage à faire connaître ses chansons et lui fait rencontrer le directeur artistique Antoine Essertier qui tombe, lui aussi, sous le charme. A deux, ils s’isolent dans les montagnes d’Auvergne pour y enregistrer un album durant l’été 2013. L’opus, qui prend le titre d' »Idées Blanches », intéresse le label Tôt ou Tard qui le commercialise en octobre 2014. Entretemps, un premier single, « Je te déteste », est sorti en mai, quelques jours avant que Vianney soit diplômé de l’École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD). Au moment de la sortie de l’album, un nouveau titre est envoyé aux médias: « Pas là ».

Et cette chanson va propulser son auteur-compositeur-interprète aux cimes de la popularité en quelques semaines. Il est alors sollicité pour assurer les premières parties de la tournée « Vieillir ensemble » de Florent Pagny. Son premier concert parisien en solo a lieu au Café de la Danse en janvier 2015 et Vianney est ensuite de toutes les émissions de radio et de tous les festivals d’été comme les Francofolies de Spa en Belgique. Dans la foulée, son album sort en Allemagne en août 2015. En septembre 2015, il enregistre une version acoustique de son album et il compose « Les Filles d’aujourd’hui » qu’il chante en duo avec Joyce Jonathan. Alors qu’il était nommé aux Victoires de la Musique 2015 dans la catégorie « album révélation de l’année », il est récompensé en 2016 par la Victoire de l’artiste interprète de l’année. En novembre 2016, Vianney commercialise son deuxième album et un premier titre en fait un succès: « Je m’en vais ». Avec ce second opus, Vianney se fait véritablement une place parmi les artistes francophones en développement. Et son phrasé aussi particulier que son comportement sur scène sont les gages d’une notoriété en plein essor. Le chanteur prend un plaisir particulier à multiplier les collaborations, les duos et les participations en enregistrant des titres avec Maître Gims (La même), Johnny Hallyday, etc.
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Pochette de l’album posthume 2012

13 février 2008 : Décès, à Paris, du chanteur, compositeur et guitariste français Henri SALVADOR à l’âge de 90 ans. Né le 18 juillet 1917 à Cayenne, en Guyane, il débarque en France au Havre à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « C’est pas la joie » ou encore « Zorro est arrivé ». En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock ‘n’ roll en français qui sont, en fait, des parodies. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana ». La consécration suprême viendra avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe et il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Mais, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.

Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un dernier spectacle au Palais des congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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Christine & the Queens, récompensée par deux Victoires

13 février 2015 : Soirée des 30 ans de remise des Victoires de la Musique au Zénith de Paris. Avec quelques bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo. Mais sur l’ensemble de la (trop) longue  soirée, il a bien fallu se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour ».
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.
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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ».

Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente. La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI. Au cours de l’année 2018, l’artiste déclare ne plus vouloir se consacrer qu’au théâtre.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoit, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». L’artiste diversifie alors ses activités en composant des jingles et génériques radiophoniques ainsi que des musiques publicitaires. Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016. Depuis, le chanteur poursuit une carrière où il semble totalement réaliser ce qu’il apprécie. Sur YouTube, on peut ainsi, notamment, trouver un superbe duo où il reprend, avec Philippe Lafontaine, « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand en mode bossa nova.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de deux albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: VivaCité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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21 DECEMBRE

21 décembre 1912 : Naissance, à Dunkerque, du comédien, acteur et chanteur français Paul MEURISSE. Son entrée dans le monde artistique se fait par la chanson et un radio-crochet qu’il remporte à Paris en 1936. Il devient ensuite un interprète spécialisé dan les chansons gaies mais livrées d’une manière lugubre. En 1939, en tant que comédien, il interprète sur scène « Le Bel indifférent », de Jean Cocteau, aux côtés d’Édith Piaf qui est sa compagne jusqu’en 1942. Il entame sa carrière cinématographique en 1946 en tenant le rôle d’un voyou dans « Macadam ». Mais au cinéma, il reste surtout « L’oeil du monocle » et l’excellent personnage des « Diaboliques ». Son plus grand succès de chanteur reste sans doute le fameux « Margot la ventouse » enregistré en 1943. Paul Meurisse décède le 19 janvier 1979 à Neuilly-sur-Seine.

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Claude Carrère dans les années 2000

Claude Carrère dans les années 2000

21 décembre 1936 : Naissance, à Clermont-Ferrand, de l’auteur, compositeur, parolier et producteur français Claude CARRERE. Né Claude Ayot, il se destine à une carrière artistique et, dès l’âge de 20 ans, il est engagé comme figurant dans le film « Je reviendrai à Kandara », aux côtés de Daniel Gélin et François Périer. Mais c’est dans le domaine de la chanson qu’il va ensuite se faire remarquer en enregistrant, dès 1957, trois 45-tours sous le nom de Claude Carrère dont le fameux « Cigarettes, whisky et p’tites pépées », également interprété avec succès par Annie Cordy. Intégré dans le milieu du show-business, il travaille pour les éditions musicales Raoul Breton où il rencontre l’auteur André Salvet. Il s’essaie à la composition et propose une chanson à Richard Anthony qui gagne un festival avec celle-ci. A l’affût du moindre nouveau talent, il se dit que ce serait bien de devenir le producteur d’une nouvelle idole « yé-yé » à la mode. Il découvre alors une jeune vendeuse de bonbons qui s’appelle Annie Chancel et qui a plutôt une voix intéressante. Le 15 Septembre 1962, il signe un contrat d’exclusivité avec le directeur artistique Jacques Plait et il devient le producteur de Sheila qui oublie son patronyme d’Annie Chancel. Il lui écrit ses premiers tubes comme « L’école est finie ». La chanteuse devient salariée à des conditions qu’elle dénonce 20 ans plus tard au cours d’un procès retentissant. Au début des années 1970, alors que Sheila n’a connu que des succès, Claude Carrère devient producteur indépendant en créant son propre label puis en distribuant lui-même ses disques. Entre 1972 et 1989, il va produire et/ou distribuer des artistes aussi divers que Ringo, Roméo, Santiana, Carène Chéryl, Mathias, Sacha Distel, Dalida, Gérard Lenorman, Linda De Suza, Claude François, Rika Zaraï, Salvatore Adamo, Marie-Paule Belle et bien d’autres. Le 13 février 1973, il organise le plus médiatique des mariages du show-business français entre Sheila et Ringo. En 1986, Claude Carrère sent le vent tourner et pense que l’avenir est à l’image et plus particulièrement à la vidéo. Il crée alors la société Carrère Télévision qui produit des émissions télévisées françaises comme « Avis de recherche », « La roue de la fortune », « Des racines et des ailes », « Envoyé spécial », « Le droit de savoir », « Succès fous », etc. A la même époque, Claude Carrère s’associe à Michel Lafon pour publier des livres comme ceux de Linda De Suza (« La valise en carton »), Danièle Gilbert (« Je reviendrai »), Rika Zaraï (« Ma médecine naturelle ») ou encore celui de l’animateur Patrick Roy. A la fin des années 1980, Claude Carrère vend tout son catalogue discographique au groupe Warner mais il garde un droit de regard en restant le vice-président. En 1995, Carrère Télévision devient Carrère Group et s’ouvre à des productions comme le film d’animation « Kirikou et la Sorcière » mais aussi des séries télévisées telles que « Maigret », « Le Juge est une femme », et des magazines comme « C’est pas sorcier » et « Arrêt sur images ». C’est à Paris que Claude Carrère décède le 9 avril 2014 de mort naturelle. Ses restes reposent au colombarium du cimetière parisien du Père Lachaise.

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Frédéric Mey en 2013 – Photo (c) Jim Rakete

21 décembre 1942 : Naissance, à Berlin-Wilmersdorf, de l’auteur-compositeur-interprète allemand Frédéric MEY sous le vrai nom de Reinhard Friedrich Michael Mey. Fils d’un avocat et d’une institutrice, Reinhard fréquente le collège français de Berlin et parle couramment le français et l’allemand. Passionné de musique, il étudie le piano dès l’âge de douze ans puis il apprend la guitare et la trompette. Avec des copains d’école, il crée un groupe de musique skiffle influencé par le folk américain: « Rotten Radish Skiffle Guys ». A 19 ans, il est engagé dans un laboratoire berlinois avant d’entreprendre des études en management qu’il abandonne bien vite. Il forme alors un nouveau groupe: « Les Trois Affamés ». Par la suite, il décide de se produire seul sur scène en Allemagne sous le nom de Reinhard Mey. En 1967 il représente l’Allemagne à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée dans la cité balnéaire belge de Knokke–Le Zoute. Au sein de l’équipe teutonne, il affronte alors la Grande-Bretagne qui est notamment représentée par Roger Whittaker et Loïs Lane, les Français Romuald, Théo Sarapo, Rachel et Alice Dona, les Belges Jimmy Frey et Claudia Sylva et la néerlandaise Patricia Paay. Les Allemands se classent cinquième sur six mais sa prestation vaut à Reinhard Mey de signer son premier contrat avec un producteur français: Nicolas Péridès. Pour le marché francophone, l’artiste s’appelle désormais Frédérik Mey. Son premier 45 tours dans la langue de Molière sort en 1967 avec quatre titres: « La mort du pauvre homme », « Encore combien de temps », « Il me suffit d’un signe » et « La petite fille ».

Ce ne sont pas des grands succès mais ils sont appréciés par les amateurs de bonne chanson francophone car Frédérik Mey apporte un soin tout particulier à ses textes qui ne sont pas toujours dépourvus d’humour. Sur son deuxième 45 tours figure une chanson intitulée « Christine » qui lui est inspirée par la jeune Française qui deviendra son épouse et dont il divorcera en 1976. D’autres chansons suivront comme « Bonsoir mes amis », « Le politicien », « Tyrannie » ou « La boîte à musique ». Frédérik Mey enregistre ainsi plusieurs albums en français qu’il sous-titre en volume. Le volume 4, celui de 1982, est baptisé « J’aimerais bien être mon chien » et contient le très joli morceau « Il neige au fond de mon âme ». Un des derniers albums francophones de l’artiste allemand est sorti en 2005: il s’agit du volume 7 intitulé « Douce France » qui s’attarde encore sur des sujets brûlants comme dans « Tout est ok à Guantanamo Bay ».
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C. Jérôme en 1992

21 décembre 1946 : Naissance à Paris du chanteur français C. JEROME, de son vrai nom Claude Dhotel. Ayant passé son enfance près de Nancy, Claude a seize ans quand il est engagé dans un groupe de rock’n’roll: « Les Storms ». Abandonnant son travail de vendeur de chaussures, il tente sa chance à Paris et fréquente le « Golf-Drouot » pour y rencontrer des personnalités du milieu musical. Et il finit par y faire la connaissance de Jean Albertini qui devient son producteur et grâce à qui il enregistre son premier 45 tours en 1967: « Les fiancés ». Ce n’est pas un succès. Son deuxième disque a plus de chance et est soutenu par l’émission « Salut les Copains » sur la radio périphérique française Europe 1. « Le petit chaperon rouge est mort » annonce ainsi un « tube » énorme qui sortira avant l’été 1972: « Kiss me ». C’est à ce moment la meilleure vente de disques en France mais aussi en Allemagne, au Québec, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Autriche. Alors qu’il est, d’habitude, plutôt difficile de rester au sommet après un « tube » aussi conséquent, C. Jérôme va multiplier les succès qui auront pour titres « Himalaya », « Manhattan », « La petite fille 73 », « C’est moi », « Cindy », etc. Fin des années 1970, le chanteur doit s’éclipser face à l’arrivée de toute une série d’auteurs-compositeurs-interprètes comme Balavoine, Cabrel, Berger ou Lalanne. Mais les années 1980 ne seront pas ingrates avec notre homme qui renoue avec le succès grâce à des chansons comme « Et tu danses avec lui », « Derniers baisers » ou « Age tendre et tête de bois ». Les années 1990 sont encore assez prolifiques pour le chanteur qui est sans cesse en quête de nouveaux auteurs, compositeurs, éditeurs et producteurs. Il travaille ainsi notamment avec le Nordiste Vincent Handrey et le Belge Jean-Pierre Deschamps chez qui il enregistre quelques titres. En 30 ans de chansons, C. Jérôme a vendu plus de 26 millions de disques. C. Jérôme décède le 14 mars 2000 des suites d’un cancer à l’âge de 53 ans.
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M – Pochette album 2012

21 décembre 1971 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteur, compositeur, interprète et guitariste français M sous le vrai nom de Matthieu Chédid. Véritable enfant de la balle avec un père chanteur, Louis Chédid, et une grand-mère poète, Andrée Chédid, le petit Matthieu se montre très vite intéressé par les arts et, particulièrement, la musique. Il faut dire que, enfant déjà, il est sollicité par son père pour faire partie des choristes lors de l’enregistrement de certaines chansons comme « T’as beau pas être beau ». Par la suite, avec d’autres fils de chanteurs comme Julien Voulzy et Pierre Souchon mais aussi Mathieu Boogaerts, il forme quelques groupes musicaux sans vrai lendemain. Comme musicien multi-instrumentiste, il travaille alors en studio et sur scène avec des artistes aussi divers que NTM, Gérald De Palmas, Tryo, Vanessa Paradis, les Charts, Arthur H ou Brigitte Fontaine entre autres. C’est en 1997 qu’il se lance dans l’aventure de chanteur soliste. Il sort alors son premier album, « Le Baptême », sous le pseudonyme de M évoqué par sa coupe de cheveux qui, avec sa mèche centrale, forme la lettre M. Ce premier opus n’obtient pas un succès fulgurant même si la chanson « Machistador » le met en lumière plusieurs mois après sa commercialisation. Sur scène toutefois, l’incarnation du personnage de M est un véritable prétexte pour que Matthieu Chédid s’éclate littéralement. Après une première tournée très bénéfique pour lui, M sort son deuxième album, « Je dis aime », en 1999 et ce dernier connaît le succès commercial. Les titres qui rendent l’artiste populaire sont « Je dis aime », « Onde sensuelle » ou « Monde virtuel ». En 2000, il remporte les Victoires de la Musique comme artiste interprète masculin et pour le concert de l’année. Le troisième album de M, « Qui de nous deux » sort en octobre 2003. Il confirme la popularité du chanteur avec les chansons « Qui de nous deux », « La bonne étoile » ou « Mon égo ». Sur scène, M connaît alors la consécration avec une tournée francophone qui lui permet aussi de remplir le grand vaisseau parisien de Bercy. Durant l’été 2004, il chante au Caire en Egypte. En 2005, il remporte quatre trophées aux Victoires de la Musique: meilleur artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Qui de nous deux ? », meilleure tournée et meilleur DVD musical pour « Les Leçons de musique » réalisé par Émilie Chedid. Deux ans plus tard, il écrit et réalise l’album de Vanessa Paradis « Divinidylle » et il l’accompagne comme guitariste et choriste dans la tournée internationale qu’elle effectue ensuite. Il enregistre aussi en duo avec la chanteuse « La déclaration d’amour » initialement composée par Michel Berger pour France Gall. Cette reprise figure sur le best of de Vanessa Paradis commercialisé en 2009. En septembre de la même année, M offre au public un nouvel opus ayant pour titre « Mister Mystère ». Pour la tournée des pays francophones qui va suivre M s’entoure sur scène de sa soeur Anna et de son frère Joseph. Trois ans plus tard, en septembre 2012, M sort un single, « Mojo » qui annonce son sixième album qui a pour titre « Il ». Le titre « Baia », extrait du CD, est diffusé sur les radios en 2013, l’année d’une tournée où il se fait remarquer en portant des lunettes lumineuses qui soulignent sa présence dans l’obscurité de la scène. Il se produit à Bercy les 12, 13 et 14 décembre 2013. Fin 2014, Matthieu annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par son père Louis, son frère Joseph et sa soeur Anna. « La famille Chédid » obtient un franc succès partout où elle se produit en 2015. En avril 2017, M crée le groupe Lamomali avec des artistes africains et, ensemble, ils enregistrent un album et effectuent de nombreux spectacles. Le sixième opus solo et studio de l’artiste, « Lettre infinie », est commercialisé en janvier 2019.
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JERONIMO album 200121 décembre 2001 : l’auteur, compositeur et interprète belge JERONIMO est l’invité de l’émission télévisée musicale de la RTBF, télévision publique belge francophone, « Conviviale poursuite« , présentée par Philippe Longtain. Il y est reçu comme l’une des plus belles révélations artistiques de 2001 grâce à sa chanson « Mon éternel petit groupe ».
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Pierre Louki en 1960 - Photo (c) André Nisak

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

21 décembre 2006 : Décès de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI. Né le 25 juillet 1920 à Brienon-sur-Armançon sous le nom de Pierre Varenne, il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès. Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses chansons dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort ». Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 chansons durant sa vie. Certaines de celles-ci furent interprétées par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
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12 DECEMBRE

Lucienne Vernay en 1958

12 décembre 1919 : Naissance, à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres, de l’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ». Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le grand-prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.

En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ». Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian. En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus. Cette œuvre a été reprise par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012. En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors. Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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STELLA en 1967 – Photo (c) Chorenslup

12 décembre 1950 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française STELLA sous son nom complet de Stella Zelcer. Ses études fondamentales à peine terminées, Stella enregistre, à treize ans, un premier disque « yé-yé » qui n’en a que l’apparence. Elle chante ainsi « Les parents twist » qui se moque des parents en prise avec le jeunisme.

Toutes ses chansons contribuent alors à dresser un tableau parodique de l’époque où elle vit. Pendant cinq ans, elle va sortir, avec succès, toute une série de 45 tours qui égratignent un peu l’univers de ses collègues « yé-yé ». Car sa grande qualité est d’écrire des parodies de chansons « yé-yé » sur des musiques de son oncle Maurice Chorenslup. L’un de ses titres les plus flagrants est « Le folklore auvergnat » qui se rapporte au succès de Sheila « Le folklore américain ». Sa carrière sous le nom de Stella s’arrête en 1969 et presque tous ses 45-tours ont eu la chance d’être réédités en CD. Au début des années 1970, Stella se marie avec le batteur Christian Vander. Elle rejoint alors le groupe de rock français Magma avec lequel elle chante et où elle incarne l’Organïk Kommandeür. En 1978, elle est l’une des choristes de France Gall sur scène dans son spectacle « Made in France ». Treize ans plus tard, elle se remet à composer et sort son premier album solo, « D’épreuves d’amour », sous le nom de Stella Vander. Par la suite, elle enregistre trois albums avec le quartet de la pianiste Lydia Domancich. En avril 2017, elle chante toujours sur scène avec le groupe Magma au Roadburn Festival de Tilburg aux Pays-Bas.
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En 2010

12 décembre 1972 : Naissance, à Greenfield Park au Québec, du chanteur canadien Kevin PARENT. Il passe son enfance en Gaspésie et fréquente l’École secondaire de Carleton-sur-Mer. A treize ans, il décide d’apprendre la guitare par lui-même et il se met à jouer de la guitare électrique. Trois ans plus tard, il écrit et compose des chansons qu’il interprète dans des bars du Québec où il chante aussi des oeuvres de Cat Stevens ou Bob Dylan entre autres. Au début des années 1990, il s’inscrit au concours « Le pouvoir de la chanson » où il se fait remarquer par un producteur. Ce dernier lui propose d’enregistrer un album qui sort en 1995 sous le titre « Pigeon d’argile ». Le coup d’essai est un coup de maître puisque le disque se vend à plus de 375 000 exemplaires au Québec.

Kevin Parent prend alors le temps de travailler sur son second album qui est commercialisé au Canada en 1998: « Grand parleur, petit faiseur » dont 350 000 copies sont achetées. Avec cet opus, le chanteur essaie de traverser l’Atlantique et de se faire connaître en Europe. Il propose même des concerts en France et en Belgique mais le succès n’est jamais vraiment au rendez-vous des Européens francophones. En 2001, son troisième album est intitulé « Les vents ont changé » et trouve moins d’acquéreurs que les deux précédents. Parent se lance alors dans une tournée de 18 mois qui donne naissance à un disque « live » reprenant ses grands succès. Depuis, Kevin Parent s’est aussi orienté vers le cinéma et les séries télévisées. Sa carrière de chanteur lui a permis jusqu’à ce jour de récolter une dizaine de Félix qui sont, au Québec, l’équivalent des Victoires de la Musique en France. Son ultime album paru au Québec en 2014 a pour titre « Face à l’ouest ».
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TAL en 2013 – Pochette album

12 décembre 1989 : Naissance, à Pardes Hana en Israël, de la chanteuse TAL sous le nom de Tal Benyezri. Elle voit le jour dans une famille de musiciens qui débarque en France pour y vivre lorsqu’elle a un an. Avec un père et un frère compositeurs et une mère chanteuse de musiques du monde, elle suit très vite des cours de chant. Puis, adolescente, elle apprend le piano et la guitare en autodidacte grâce à des méthodes. Elle écoute beaucoup les artistes qui inspirent ses parents : Stevie Wonder, Aretha Franklin et Ray Charles notamment. Elle fréquente aussi la compagnie des Sales Gosses pour s’accoutumer au théâtre. A 16 ans, elle rencontre et se lie d’amitié avec le chanteur pop-r’n’b français Gary Fico. Ce dernier lui permet de rencontrer des personnes qui vont l’amener à signer un contrat discographique pour un premier single intitulé « La musique est mon ange » en 2010. Elle prend alors le temps de développer ses talents de chanteuse et de danseuse sur scène. Elle figure ainsi en première partie des concerts parisiens d’Alicia Keys et de Christophe Maé. Alors qu’elle enregistre son premier album au cours de l’été 2011, le single « On avance » devient le premier véritable tube de Tal. Et, en novembre 2011, le titre suivant est un duo qu’elle a enregistré avec Sean Paul rencontré peu de temps auparavant : « Waya Waya ». Deux mois plus tard, les radios reçoivent deux versions d’une même chanson : « Le sens de la vie ». L’une de ces versions est acoustique et l’autre est interprétée en duo avec L’Algerino. Le premier album tant attendu de Tal est finalement placé dans les bacs en mars 2012 et il a pour titre « Le droit de rêver ». Les ventes s’élèvent rapidement à plus de 450.000 exemplaires. En octobre 2012, la jeune artiste participe à la compilation « Génération Goldman » où elle reprend « Envole-moi » en duo avec M Pokora. Les 18 et 19 décembre de la même année, Tal propose ses premiers concerts parisiens au Divan du Monde. Début 2013, elle est nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie « Groupe ou artiste révélation du public » et « Album de musiques urbaines » pour son album « Le Droit de rêver ». Quelques mois plus tard, la chanteuse est du casting de l’album « Génération Goldman volume 2 » où elle interprète la chanson « Pas toi ». A peu près au même moment, Tal sort un nouveau single, « Danse », avec le chanteur Flo Rida. Il annonce l’opus « A l’infini » qui sort au début septembre et qui se vend à plus de 350.000 exemplaires. En mars de l’année suivante, l’artiste fait l’objet d’un documentaire réalisé pour le cinéma par François Goetghebeur à propos de ses concerts. La tournée « A l’Infini Tour » démarre à Paris avec six concerts au Palais des Sports et un autre au Zénith. En 2015, Tal se lance dans une série de spectacles acoustiques. L’année suivante, elle commercialise un album éponyme qui sort à l’automne et qui contient quelques titres en anglais. Placé chez les disquaires un peu avant la coupe du monde de football qui a lieu en France, son disque suivant a pour titre « Juste un rêve » et comporte la chanson « Mondial » écrite et composée pour soutenir l’équipe française des Bleus en 2018.
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Jean Richard en 1963

12 décembre 2001 : Décès à Ermenonville de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD Né le 18 avril 1921 à Bessines, il se passionne pour le dessin et commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télevision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard enregistre aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ». Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise du « Tourbillon », chanson du film « Jules et Jim » immortalisée par Jeanne Moreau, et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ». Jean Richard décède à Ermenonville le 12 décembre 2001 où il est inhumé.
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2 DECEMBRE

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

2 décembre 1923 : Naissance, à New York aux Etats-Unis, de la cantatrice grecque Maria CALLAS sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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AKIM en 1965 - Photo (c) Aubert

AKIM en 1965 – Photo (c) Aubert

2 décembre 1946 : Naissance, à Hendaye, du chanteur français AKIM sous son vrai nom d’Eric Brücker. Il suit des cours de droit à Paris et paie ses études en travaillant dans un magasin d’électro-ménager. A 19 ans, son chemin croise celui du producteur de disques Claude Carrère qui croit déceler en lui une graine de star. Il lui fait donc très vite enregistrer un premier disque avec la chanson « 24 heures par jour c’est l’amour » sous le pseudonyme d’Akim. Il interprète aussi l’adaptation d’un titre des Beatles, « I feel fine », qui devient « Humm qu’elle est belle ». Ces chansons ne retiennent pas trop l’attention du public qui va toutefois découvrir Akim quelques mois plus tard lors de la sortie de son second 45-tours sur lequel est enregistré un duo qu’il interprète avec Sheila. C’est leur producteur commun, Claude Carrère, qui a l’idée de cette chanson intitulée « Devant le juke box » et qui devient très vite disque d’or en 1965.

Un peu effrayé sans doute par ce succès rapide et intense, Eric stoppe net sa carrière de chanteur et part à New York pour terminer ses études de droit. Il se fait ensuite engager dans un cabinet d’avocats mais il ne s’éloigne pas du show-business puisqu’il devient alors juriste pour des multinationales du disque comme CBS. Au début des années 2000, c’est en France qu’il est victime d’un grave accident de la route qui le prive de l’usage de ses jambes. Alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital de Garches, il y décède en février 2002.
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Michaël Youn en 2012 – Photo (c) Georges Biard

2 décembre 1973 : Naissance, à Suresnes, de Michaël YOUN sous le nom de Michaël Benayoun. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, humoriste, animateur de télévision et de radio français, il a aussi été, un temps, le meneur du groupe « Bratisla Boys » et un chanteur de rap ayant pour pseudonyme Fatal Bazooka. Il est le seul enfant d’un consultant en management et d’une cheffe du personnel: un vrai milieu artistique! Pourtant, dès l’âge de cinq ans, il suit des cours de piano. Dans le contexte familial, il se dirige logiquement vers un métier commercial et économique. Il sort diplômé d’une école d’affaires économiques en 1996. Mais son côté artistique le pousse à s’orienter ensuite vers la radio et le théâtre en fréquentant, notamment, le cours Florent à Paris. A partir de 1998, il devient animateur de radio notamment pour la matinale de Skyrock. Il passe ensuite à la télé sur la chaîne privée M6 où il présente le Morning Live de 2000 à 2002. En 2001, il imagine une sorte de sketch qui va déboucher sur la création d’un faux boys band composé de marins reconvertis dans la chanson. Issu du Slovakistan, un pays imaginaire censé se trouver en Europe orientale, les « Bratisla Boys » vont connaître un grand succès télévisuel qui va rapidement les obliger à enregistrer un disque: « Stach stach ». Au début de 2002, ils commercialisent même un album avant que le groupe ne disparaisse à cause de la prétendue noyade de ses membres.

L’année suivante, Michaël Youn décroche un rôle dans le film « La Beuze » et il enregistre la chanson du générique sous le pseudonyme d’Alphonse Brown: « Le frunkp » qui devient aussi un grand succès. En 2004, Michaël parodie la chanson « My sharona » de The Knack qui devient « Les connards ». Puis, deux ans plus tard, il monte un groupe parodique de hip-hop: Fatal Bazooka. Le premier single intitulé « Fous ta cagoule » devient numéro 1 des ventes en France. Et le second titre, « Mauvaise foi nocturne », parodie du titre de Diam’s « Confession nocturne », emboîte le pas. Pascal Obispo y joue le rôle de « Vitoo » qui parodie Vitaa interprétant en duo la chanson de Diam’s. En janvier 2008, lors de la remise des NRJ Awards en France, Michaël est récompensé pour le meilleur clip de l’année réalisé avec la chanson « Parle à ma main » enregistrée en duo avec Yelle. Il est à noter que Fatal Bazooka continue à régulièrement enregistrer de nouveaux titres et à se produire sur scène.
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2 décembre 2013 : Sortie d’un nouvel album de Pascal OBISPO dont le titre générique est « Le grand amour ». La première chanson a être diffusée par les radios est « D’un Ave Maria ».

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27 NOVEMBRE

En 1972

En 1972

27 novembre 1935 : Naissance, à Turin, de l’acteur, et occasionnellement chanteur, italien Aldo MACCIONE. C’est par la chanson et la musique que le jeune Aldo pénètre le milieu artistique dans les années 1960. Il remporte un crochet radiophonique dans sa région natale et il est engagé par un théâtre local pour y réaliser des imitations. Il crée alors un groupe de fantaisistes avec trois compères qui s’installent avec lui à Paris. Ils s’appellent « Les Brutos » et assurent souvent la première partie des spectacles de l’Olympia comme celui de Salvatore Adamo en février 1971. Aldo Maccione participe alors, en tant que figurant, à l’enregistrement de plusieurs scopitones, ces ancêtres des vidéoclips, réalisés pour des chanteurs français. Et il crée un nouveau groupe parodique: « Les Tontos ». A la fin des années 1960, Aldo accompagne Sacha Distel à Londres pour un concert et c’est là qu’il crée sa marque de fabrique: « Aldo la classe » à la démarche cambrée. Amusé par ce détail, le réalisateur français Claude Lelouch engage Maccione dans son film « Le voyou » en 1970 puis, deux ans plus tard, dans « L’aventure c’est l’aventure » où il tourne aux côtés de Lino Ventura, Charles Denner et Jacques Brel. Il devient ensuite un des seconds rôles les plus en vue d’un certain cinéma humoristique français. Personnage people avant la lettre, Aldo Maccione enregistre quelques chansons sur des 45-tours qui connaissent un bon succès. Parmi ceux-là, il y a un duo interprété avec Sheila en 1972: « J’adore ».

Mais, en solo, Aldo chante « La classe » (composée par Sacha Distel en 1970), « Plus beau que moi tu meurs » (musique du film du même titre en 1982) ou encore « Qu’est-ce que c’est que ce gars-là » (1982). En 1982 toujours, il enregistre une parodie de « Chacun fait c’qui lui plaît » de Chagrin d’amour: « Le dragueur classe ». En 1985, il interprète une tarentelle: « Pizzaïolo et Mozzarella ». Ses aventures musicales s’arrêtent là mais ses pérégrinations cinématographiques se poursuivent jusqu’à la fin des années 1980. Puis, Aldo Maccione se fait plus rare et se retire à Saint-Paul-de-Vence. Fin 2014, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau publie une biographie de l’artiste aux Editions Christian Navarro: « Aldo Maccione, la classe ! » dont la préface est signée Claude Lelouch.
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affaire-louis-trio-en-1993

L’Affaire Louis’ Trio en 1993

27 novembre 1993 : L’AFFAIRE LOUIS’TRIO se produit pour la première fois sur une scène belge. Cela se passe au Théâtre 140 à Bruxelles. Ce premier concert en Belgique est bien tardif puisque le groupe français formé en 1981 a déjà une solide expérience des salles de spectacles françaises.

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ST-PIER Natasha - Pochette L'instant T en 200927 novembre 2009 : Sortie en France du « best-of » « Tu trouveras » de la chanteuse canadienne Natasha St-Pier reprenant 10 ans de succès. Le premier « single » inédit issu de cet album est « L’Instant T » qui sort début décembre.

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Didier Arcq

27 novembre 2010 : Décès à Bruxelles de Didier ARCQ, fondateur de la « Biennale de la Chanson Française » de Bruxelles. Il meurt d’une crise cardiaque à l’âge de 50 ans. La Biennale aura permis, depuis la fin des années 1990, de découvrir des talents aussi surprenants que ceux de Daniel Hélin, Dimitri, l’Orchestre du Mouvement Perpétuel, Alexonor et plein d’autres. En savoir plus sur le décès et la biographie de Didier Arcq : cliquer ICI.

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16 AOUT

Pierre Richard en 1983 – Photo (c) Gama

16 août 1934 : Naissance, à Valenciennes, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Pierre RICHARD. Bien que né à Valenciennes, c’est à Paris que Pierre passe son enfance avant de retourner dans le Nord pour y suivre ses études secondaires avant de séjourner en internat. Mais il est plus assidu pour suivre les séances de cinéma locales que pour se rendre aux cours. Et il rêve de devenir un acteur comique. Cependant, comme ses parents veulent qu’il fasse un vrai métier, il se résigne à décrocher un diplôme de kinésithérapie. Une fois le diplôme obtenu, il se décide à faire du théâtre et à présenter des sketches dans des cabarets parisiens. Mais c’est par le cinéma qu’il devient une véritable vedette. Dès 1967, il est à l’affiche du film « Alexandre le bienheureux » réalisé par Yves Robert. Et sa carrière va se poursuivre pendant des décennies tantôt comme réalisateur, tantôt comme acteur dans le domaine de la comédie. On peut citer les films « Le Distrait », « Les Malheurs d’Alfred », « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « Le Jouet », « La chèvre », « Les compères » ou encore « Les Fugitifs ». Dans un répertoire moins drôle qu’au cinéma, Pierre Richard tâte aussi de la chanson. En 1971, il s’y essaie une première fois en interprétant la bande originale du film « Les Malheurs d’Alfred ». Puis, il faut attendre douze ans pour le voir réitérer l’expérience avec une chanson s’adressant aux enfants: « Madame Sardine ».

En 1985, il enregistre une chanson plus sérieuse qui a pour titre « Bogart et moi ». Enfin, en 1992, il participe à un disque d’hommage à Georges Brassens en y interprétant « Le gorille ».
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En 2012

16 août 1946 : Naissance, à Créteil, de la chanteuse française Anny Chancel mieux connue sous le pseudonyme de SHEILA. Née de parents commerçants en bonbons et sucreries sur les marchés de la région parisienne, Anny nourrit un rêve d’enfant: devenir écuyère. Mais sa vraie passion est plutôt à chercher du côté de la musique, de la chanson et de la danse. Dans cette dernière discipline, elle voudrait devenir petit rat de l’Opéra de Paris mais elle est refusée en raison de sa taille trop grande. Elle se résigne alors à accompagner ses parents sur les marchés et elle suit des cours de comptabilité qui lui seront sans doute bien utiles pour reprendre un jour le commerce familial. Mais, comme c’est plus fort qu’elle, dès l’âge de quatorze ans, elle cherche la possibilité de faire reconnaître ses talents vocaux qu’elle croit intéressants. Et elle finit par être engagée dans un groupe de jeunes qui cherche une chanteuse. Mais, en 1961, elle quitte la formation pour rejoindre deux frères qui viennent de lancer les « Guitares Brothers ». Avec eux, elle va préparer, pendant des mois, son audition pour le mythique Golf Drouot à Paris. Et, en 1962, après son passage au Golf Drouot, elle est auditionnée par les producteurs Jacques Plait et Claude Carrère qui demandent ensuite à ses parents de signer son contrat d’artiste car elle est encore mineure. Le 13 novembre 1962, celle qui s’appelle désormais Sheila sort son premier disque avec comme titre phare « Sheila », adaptation française du tube anglo-saxon de Tommy Roe également interprétée au même moment en français par Lucky Blondo.

Le succès est immédiat et il va se poursuivre en 1963 avec toute une série de chansons qui imposent Sheila dans le paysage de la chanson francophone pour bien des années: « L’école est finie », « Papa t’es plus dans l’coup », « Première surprise party », « Le sifflet des copains », « Vous les copains », etc. Elle reçoit alors des propositions pour des rôles musicaux au cinéma. C’est le cas pour « Bang Bang » qu’elle tourne en 1966 et où elle interpréte « L’heure de la sortie ». Pionnier français en matière de produits dérivés, le producteur Claude Carrère diversifie les activités de sa protégée: il lance au nom de Sheila des boutiques de vêtements, des produits cosmétiques et même une poupée. Les années 1970 sont peut-être être marquées par les plus grands succès de Sheila: « Les rois mages », « Samson et Dalila », « Poupée de porcelaine », « Adam et Eve », « Tu es le soleil », « Patrick mon chéri », etc.

En 1973, le 13 février, elle épouse un jeune chanteur à succès révélé par son producteur: Ringo avec qui elle enregistre le duo « Les gondoles à Venise ». Ils deviennent les parents d’un petit Ludovic en 1975 avant de se séparer. Dans la seconde partie de la décennie 1970, Sheila va en surprendre plus d’un en se mettant à chanter en anglais à la sauce disco. Accompagnée de danseurs américains qui prennent le nom de Black Devotion, Sheila lance le groupe S.B. Devotion avec la chanson « Love me baby » en 1977. Vêtue d’un court short moulant à paillettes, elle séduit toute l »Europe avec ce succès inattendu. Vu la popularité de cette démarche disco, elle adapte à la sauce dansante le fameux « Singin’ in the rain » et le hit est, cette fois, mondial. Par la suite, même si elle n’oublie pas son public francophone (« Kennedy Airport »), elle continue à surfer sur la vague disco et rencontre, à New York, le duo de musiciens Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic. Avec eux elle enregistre un album dont le titre phare est « Spacer »: un « tube » planétaire. Tous les spécialistes se demandent alors comment Sheila va sortir du disco, un mouvement qui commence à s’essouffler. Elle le fait le plus simplement du monde: en changeant de genre musical. C’est donc en français qu’elle enregistre en 1980 un opus aux sonorités new wave et pop: « Pilote sur les ondes ». Et le succès est encore au rendez-vous. Désormais, à chaque nouvel album, Sheila va s’attacher à trouver des sonorités différentes. Et l’évolution la plus marquante aura lieu en 1983 avec un album très personnel et des chansons aux thèmes plus profonds. Avec ce répertoire neuf en pleine évolution, elle prépare le premier grand spectacle de sa carrière qu’elle a, jusque-là, presque exclusivement consacrée aux disques et aux émissions de télévision. Le rendez-vous est prévu pour le Zénith de Paris en février 1985 et c’est un triomphe. Elle se produit encore sur scène à l’Olympia de Paris en 1989 et là, à la fin du concert, elle annonce en larmes qu’elle arrête sa carrière de chanteuse. Ce qu’elle va faire pendant neuf ans en se mettant à l’écriture de livres et en présentant des émissions à la télévision française. En 1998 sort une compilation intitulée « Le meilleur de Sheila » avec des réenregistrements de ses grands succès. Dans la foulée, elle chante à l’Olympia du 28 septembre au 4 octobre de la même année et y revient quelques mois plus tard. Et c’est encore à l’Olympia de Paris que l’artiste fête ses 40 ans de carrière en novembre 2002. Sept ans plus tard, la chanteuse embarque à son tour dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » pour les saisons 4 (2009) et 5 (2010). En 2012, elle fête cette fois ses 50 ans de chansons à l’Olympia de Paris en septembre et, deux mois plus tard, Sheila sort un album de nouvelles chansons: « Solide ». Début 2013, elle reçoit une Victoire de la Musique d’Honneur pour ses 50 ans de carrière. Alors qu’elle prépare un nouvel album qu’elle part enregistrer aux Etats-Unis en 2017, le destin s’acharne sur la chanteuse dont le compagnon, Yves Martin, est victime d’un accident vasculaire cérébral. Puis, quelques semaines plus tard, c’est son secrétaire qui meurt avant que son fils Ludovic ne décède à son tour le 7 juillet 2017 à l’âge de 42 ans. Malgré ces soucis, Sheila reprend le chemin de la scène dès le mois d’août pour un nouveau spectacle présenté à l’Alhambra de Paris et en tournée avant le Casino de Paris en décembre. En 2018, elle participe à nouveau à la tournée « Age tendre » qui, entretemps, a changé de production.
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Jacqueline De Schryver au début des années 2010

Jacqueline De Schryver au début des années 2010

16 août 2015 : Décès, à Ottignies (B), de l’attachée de presse belge Jacqueline DE SCHRYVER. Née dans les années 1940, c’est sa passion pour le répertoire du chanteur français Georges Chelon qui va lui faire sauter le pas et devenir l’organisatrice d’un concert mythique de cet artiste au Centre Culturel d’Auderghem à Bruxelles en 1995. Le succès de cette soirée va inspirer le directeur du centre culturel qui demande à Jacqueline de devenir l’attachée de presse du théâtre. Pendant quelques années, Jacqueline De Schryver va ainsi côtoyer tout ce que le théâtre français connaît de célébrités: Richard Berry, Gérard Jugnot, Annie Girardot, etc. C’est Georges Chelon qui amène Jacqueline à rencontrer le producteur français des spectacles nostalgiques « Age tendre et tête de bois », Michel Algay, en 2006. Ce dernier cherche quelqu’un pour organiser les dates de la tournée en Belgique. Et c’est Jacqueline qui va s’en occuper en réservant des salles à Charleroi et à Marche-en-Famenne jusqu’en janvier 2015. Entretemps, elle va mettre sur pied quelques dates de concerts pour Daniel Guichard et poursuivre l’organisation de spectacles pour Georges Chelon en Belgique. Dans les années 2010, Jacqueline De Schryver doit faire face à la maladie implacable, cruelle et absurde à laquelle elle répond avec sourire et courage. Et, malgré cela, elle nourrit encore de nombreux projets comme la venue éventuelle de la tournée « Rendez-vous avec les stars » au Palais 12 de Bruxelles en juin 2016. C’était avant la déclaration de faillite de la société de Michel Algay le 1er juin 2015. Et, surtout, avant le décès de Jacqueline survenu le matin d’un jour de grand soleil.
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9 AVRIL

Le 45 tours de 1962

9 avril 1895 : Naissance, à Genève en Suisse, de l’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON. Délaissant les études et sa famille, le jeune Michel se rend très vite à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrolé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procurera le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires. Il y a « Elle est épatante » enregistrée en 1934.

Et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962. Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.
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Pochette du CD de 2010

9 avril 1957 : Naissance, à Lyon, du musicien français André MANOUKIAN. Auteur, compositeur, arrangeur, pianiste, comédien et animateur de télévision, c’est paradoxalement comme juré du crochet télévisé français « A la recherche de la nouvelle star » qu’il s’est surtout fait connaître du grand public. Pourtant, c’est dès ses six ans que le jeune André se destine au piano qui est sa passion. Et, quatorze ans plus tard, il est à Boston pour étudier la musique à la Berklee School of Music. Il y apprend la composition, les arrangements et l’harmonie. De retour en France, il fonde un groupe de jazz: Horn Stuff. En 1983, il découvre la chanteuse Liane Foly qui est d’origine lyonnaise comme lui. Il lui crée ses premiers succès comme « Au fur et à mesure » et « Doucement ». Mais il travaille aussi pour d’autres artistes comme Nicole Croisille, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Il compose aussi la musique du film « Jean-Philippe » consacré à Johnny Hallyday. En 2010, il a l’idée de sortir un nouvel album intitulé « So in love ». Il y fait chanter de grands standards du jazz américain par des artistes de la nouvelle scène française. Il y réunit Anaïs, Emily Loizeau, Camelia Jordana ou Tété entre autres. Depuis, André Manoukian poursuit sa route en participant à des émissions de télé-réalité comme « Danse avec les Stars » (participant) ou « La France a un incroyable talent » (juré). Il anime aussi de nombreux et variés rendez-vous radiophoniques consacrés à la musique sur France Inter et une série d’émissions télévisées consacrée à la petite histoire et la naissance des grands succès de la chanson française.
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Claude Carrère dans les années 2000

9 avril 2014 : Décès, à Paris, de Claude Ayot dit Claude CARRERE, auteur, compositeur, parolier et producteur français. Né le 21 décembre 1936 à Clermont-Ferrand, il se destine à une carrière artistique et, dès l’âge de 20 ans, il est engagé comme figurant dans le film « Je reviendrai à Kandara », aux côtés de Daniel Gélin et François Périer. Mais c’est dans le domaine de la chanson qu’il va ensuite se faire remarquer en enregistrant, dès 1957, trois 45-tours sous le nom de Claude Carrère. Parmi les titres, il y a le fameux « Cigarettes, whisky et p’tites pépées », également interprété avec succès par Annie Cordy, Philippe Clay ou Eddie Constantine. Intégré dans le milieu du show-business, il travaille pour les éditions musicales Raoul Breton où il rencontre l’auteur André Salvet. Il s’essaie à la composition et propose une chanson à Richard Anthony qui gagne un festival avec celle-ci. A l’affût du moindre nouveau talent, il se dit que ce serait bien de devenir le producteur d’une nouvelle idole « yé-yé » à la mode. Il découvre alors une jeune vendeuse de bonbons qui s’appelle Annie Chancel et qui a plutôt une voix intéressante. Le 15 septembre 1962, il signe un contrat d’exclusivité avec le directeur artistique Jacques Plait et il devient le producteur de Sheila. Il lui écrit ses premiers tubes comme « L’école est finie ».

La chanteuse devient salariée à des conditions qu’elle dénoncera 20 ans plus tard au cours d’un procès retentissant. Au début des années 1970, alors que Sheila n’a connu que des succès, Claude Carrère devient producteur indépendant en créant son propre label puis en distribuant lui-même ses disques. Entre 1972 et 1990, il va produire et/ou distribuer des artistes aussi divers que Ringo, Roméo, Santiana, Carène Chéryl, Mathias, Sacha Distel, Dalida, Gérard Lenorman, Linda De Suza, Claude François, Rika Zaraï, Salvatore Adamo, Marie-Paule Belle et bien d’autres. Le 13 février 1973, il organise le plus médiatique des mariages du show-business français entre Sheila et Ringo. En 1986, Claude Carrère sent le vent tourner: il pense que l’avenir est à l’image et plus particulièrement à la vidéo. Il crée alors la société Carrère Télévision qui produit des émissions télévisées françaises comme « Avis de recherche », « La roue de la fortune », « Des racines et des ailes », « Envoyé spécial », « Le droit de savoir », « Succès fous », etc. A la même époque, Claude Carrère s’associe à Michel Lafon pour publier des livres comme ceux de Linda De Suza (« La valise en carton »), Danièle Gilbert (« Je reviendrai »), Rika Zaraï (« Ma médecine naturelle ») ou encore celui de l’animateur Patrick Roy. A la fin des années 1980, Claude Carrère vend tout son catalogue discographique au groupe Warner mais il garde un droit de regard en restant le vice-président. En 1995, Carrère Télévision devient Carrère Group et s’ouvre à des productions comme le film d’animation « Kirikou et la Sorcière » mais aussi des séries télévisées telles que « Maigret », « Le Juge est une femme », et des magazines comme « C’est pas sorcier » et « Arrêt sur images ». C’est à Paris que Claude Carrère décède le 9 avril 2014 de mort naturelle. Ses restes reposent au colombarium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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