BERLINER Gérard

Pochette du CD de Berliner « De toi à moi » sorti en 1990. Photo (c) Tony Frank.

L’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER naît le 5 janvier 1956 à Paris sous l’identité de Raymond Berliner. Il est à peine âgé de treize ans lorsque, déjà attiré par des activités artistiques, il décroche des petits rôles au cinéma et au théâtre. Et, comme il veut en faire un métier, il s’inscrit ensuite aux cours d’art dramatique de Claude Viriot et quitte sa famille à quinze ans pour vivre avec la secrétaire d’une firme discographique. Passionné de musique et de chanson, il tient une échoppe de disques au marché aux puces avant de pouvoir enregistrer une première chanson en 1974 : « Pour toi je veux vivre ».

Cela lui permet d’être à l’affiche des concerts gratuits de la tournée d’été de la radio périphérique française Europe 1 en première partie des Martin Circus et de Georgette Plana. Engagé comme figurant pour des émissions télévisées françaises comme celles produites à l’époque par Maritie et Gilbert Carpentier, il effectue de nombreuses rencontres. Il assure ainsi la première partie des concerts de Marie-Paule Belle à l’Olympia de Paris en 1977 et, en 1978, il est remarqué par Serge Lama qui lui demande d’assurer les levers de rideaux de ses spectacles. Il poursuit alors sa carrière artistique en travaillant pour les autres : il compose et réalise ainsi un 45 tours pour l’actrice et chanteuse française Babeth, « Bébé Reggae », en 1981.

La même année, il fait la connaissance du parolier Frank Thomas avec qui il écrit la chanson « Louise » qui devient l’un des « tubes » de l’été 1982 avec 1,5 million de disques vendus. Gérard Berliner est alors invité de l’émission télévisée Champs-Élysées de Michel Drucker.

Puis, en octobre 1983, il est au programme de l’Espace Cardin à Paris où il assure la première partie des concerts de Juliette Gréco durant un mois. Il éprouve ensuite bien des difficultés à rester populaire malgré des chansons comme « Voleur de mamans » entre autres.

L’artiste enregistre cependant quelques albums (« Je porte ma vie » en 1983, « La mémoire profane » en 1984) et ses chansons font l’objet de quelques compilations. Gérard Berliner alterne alors des prestations dans des séries télévisées et des concerts dans des salles parisiennes comme Le Sentier des Halles ou le Casino. Et il faut attendre les années 1990 pour qu’il enregistre d’autres albums comme « De toi à moi » en 1990. Un album qui lui permet d’être l’invité d’honneur d’un podium d’été réalisé par la radio publique belge RTBF à Butgenbach le mercredi 8 août 1990.

Suivent alors les opus « Le Vertige des fleurs » produit par Charles Aznavour en 1992, « Chien de voyou » en 1994 et « Heureux » en 1997. Pour le 14 juillet 2002, date du bicentenaire de la naissance du poète-écrivain des « Misérables », il est celui qui a écrit le spectacle « Hugo illumine Paris » sur les conseils du célèbre l’historien et académicien Alain Decaux. Il lui vient alors l’idée de monter un spectacle mêlant chanson et théâtre : « Mon alter Hugo », évocation personnelle de la vie de Victor Hugo qu’il présente durant plusieurs saisons à Paris.

On le revoit à l’occasion de certaines émissions télévisées et ses spectacles attirent toujours autant de spectateurs. En 2006, il est nommé aux « Molières » dans la catégorie « Molière du spectacle musical » pour « Mon alter Hugo ». Le spectacle va tourner de plus en plus et être, notamment, proposé au Festival d’Avignon en 2008.

Il tourne également avec un spectacle en hommage à Serge Reggiani qui sera présenté au festival off d’Avignon en 2009.

Mais, de manière inopinée, Gérard Berliner décède à l’hôpital Necker de Paris le 13 octobre 2010 d’une crise cardiaque à l’age de 54 ans. Sa dépouille est inhumée au cimetière parisien du Père-Lachaise, division 44. Gérard Berliner y repose auprès de ses parents et de son demi-frère, Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches et abattu le 14 janvier 1986 au cours d’une fusillade avec des policiers à la suite d’un braquage.

 

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DEREAL Colette

Colette Deréal dans les années 1960 – Photo (c) P. Fournier

L’actrice et chanteuse française Colette DEREAL naît le 22 septembre 1927 à Saint-Cyr l’Ecole (Seine-et-Marne) sous le nom de Colette Denise de Glarélial. Elle passe son enfance à Marseille et son adolescence à Juan-les-Pins. Sa marraine trouve qu’elle a une jolie voix et prend rendez-vous pour elle auprès de l’artiste lyrique Reynaldo Hahn qui peut lui promettre une belle carrière. Mais le trac de ses quinze ans et un mauvais rhume lui pourrissent son audition et anéantissent ses ambitions. Voulant absolument rester dans le domaine artistique, elle s’oriente alors vers le théâtre et, à 17 ans, elle s’inscrit au Cours Simon à Paris. C’est là que le réalisateur Julien Duvivier la remarque et l’engage pour figurer aux côtés de Serge Reggiani dans « Au royaume des cieux ». C’est le premier film d’une série de 24 qui l’emmène notamment à Hollywood pour tourner avec Bing Crosby et Gene Kelly dans les années 1950. En proie au mal du pays, elle revient à Paris et se tourne vers le théâtre et la revue. Dans ce dernier genre, elle partage l’affiche avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibeault à l’Alhambra de Paris ou encore avec Jean Poiret et Michel Serrault. Elle commence aussi à tourner pour la télévision française. Elle obtient ainsi un rôle dans plusieurs épisodes de la série policière « Les cinq dernières minutes ». Elle y interprète notamment la chanson de Jean Constantin « Ne joue pas » qui n’est pas gravée sur disque. Devant la multitude des appels de téléspectateurs désirant se procurer le morceau, il est décidé d’en presser un microsillon en urgence: plus de 10.000 exemplaires en sont vendus en un mois.

Colette Deréal est alors véritablement révélée comme une chanteuse auprès du grand public et elle enchaîne les enregistrements. Elle est ainsi logiquement invitée à se produire sur scène et elle commence en première partie de Jacques Brel dans la salle parisienne de Bobino avant de partir en tournée avec Gilbert Bécaud. Sa popularité ne cessant de s’accroître, elle revient à Bobino en 1961 mais, cette fois-ci, en vedette. La même année, elle chante au concours Eurovision de la Chanson où elle représente Monaco et se classe 10e sur seize candidats en interprétant « Allons allons les enfants ».

Malgré d’autres passages en vedette à Bobino, elle atteint vraiment la consécration lors de son passage à l’Olympia de Paris avec Alice Dona et Leny Escudero en première partie. Elle fait alors le tour de toutes les émissions de variétés de la télévision française comme « Le palmarès des chansons » de Guy Lux par exemple.

Mais, au fil du temps, une nouvelle génération de chanteuses à la voix plus discrète envahit les petits écrans et les radios. Et Colette Deréal se résigne à se retirer non sans encore accepter quelques rôles pour le cinéma et la télévision. Elle vit alors à La Turbie non loin de Monaco où vit sa grande amie Grace Kelly qui lui propose encore de temps à autre de chanter au Sporting dans la principauté. Sa dernière apparition en tant que chanteuse sur une scène a lieu à Cagnes-sur-Mer le 2 juillet 1985. Terrassée par une crise cardiaque, elle meurt le 12 avril 1988 dans sa nouvelle maison de Cap d’Ail où elle vient de s’installer. Parmi les grands succès de Colette Deréal, on se souvient de « A la gare Saint-Lazare », « Les femmes à lunettes » ou encore la version chantée, en français, de « Telstar » des Tornados.

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Un peu chanteur mais très grand acteur, Michel PICCOLI nous a quittés à 94 ans

Michel Piccoli au festival de Cannes en 1993 (c) Georges Biard

L’acteur et comédien français Michel Piccoli est décédé le 12 mai 2020 d’un accident cérébral survenu à Saint-Philbert-sur-Risle, dans l’Eure (F). Mais la nouvelle n’a été révélée par sa famille que ce lundi 19 mai.
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Né le 27 décembre 1925 à Paris, dans le 13ᵉ arrondissement, ce fils de violoniste ne se destine pas vraiment à la musique mais plutôt au théâtre en s’inscrivant, dès que possible, au célèbre cours Simon. Dès la Libération, il entame une carrière cinématographique dans le film « Sortilèges » de Christian-Jaque. Puis, il fait partie de la compagnie Renaud-Barrault qui lui permet de faire du théâtre. Dans les années 1960 et 1970, il va devenir l’un des acteurs les plus marquants du cinéma français en se retrouvant à l’affiche de films comme « Le mépris », « Max et les Ferrailleurs », « Vincent François Paul et les autres », « Belle de jour », « Le charme discret de la bourgeoisie » ou encore « La grande bouffe ». En 1969, il joue aux côtés de Romy Schneider dans le film de Claude Sautet « Les choses de la vie ». A cette occasion, Michel Piccoli enregistre une intervention parlée dans la chanson du film interprétée par Romy Schneider: « La chanson d’Hélène ».

Sept ans plus tard, en 1976, il enregistre sous son nom un 45-tours dont l’idée revient à Pierre Perret qui écrit les textes des deux morceaux parlés: « L’art d’aimer » et « Alors, c’est oui ? ».

La dernière apparition de Michel Piccoli dans le domaine de la chanson francophone a lieu en 2002. C’est cette année-là qu’il enregistre le texte de Boris Vian « Le déserteur » qu’il récite sur l’album hommage « Autour de Serge Reggiani ».
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Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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17 FEVRIER

Pierre Tisserand en 1980

17 février 1936 : Naissance, à Maisons Alfort, du chanteur français Pierre TISSERAND. Après avoir vécu les années de guerre de son enfance en Franche-Comté, près de Vesoul, il suit des études d’instituteur. Puis, au début des années 1960, il se décide à chanter. Il n’enregistre toutefois son premier 45-tours de quatre titres chez Barclay qu’en 1966. Parmi ces chansons, il y a « L’Homme fossile » qui deviendra un succès du répertoire de Serge Reggiani. Après de nombreux essais infructueux, une dizaine de 45-tours, il connaît un succès aussi rapide qu’éphémère en interprétant en 1971 « Dis madame s’il vous plaît », une superbe balade chantée avec une voix très chaleureuse.

Ensuite porteur d’une moustache gauloise et taillé comme un bûcheron, il laisse aussi des chansons à Christine Sèvres, Francesca Solleville ou Magali Noël. De temps en temps, il enregistre un album comme « A bout portant », « Comme le temps file », « Si l’on vivait comme autrefois » en 1975, « Pieds et poings liés » en 1976, « Le châle de soie » en 1978 et « Douceur » en 1980. Le reste du temps, il peint, écrit des pièces de théâtre ou des romans. Le dernier paru en date a pour titre « La péniche à cinq pattes ». En 2000, un CD compilation de 19 chansons, enregistrées entre 1966 et 1980, est commercialisé et est rapidement épuisé. Trois ans plus tard, Pierre Tisserand se remet à la chanson en sortant son premier compact original: « Les mammifères ». Une nouvelle étape artistique musicale qui reste toutefois sans suite à ce jour.
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Gérard Rinaldi sur scène en 2011 (c) Passion Chanson

17 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI. Après avoir accompagné le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes », il devient le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies comme celle de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »).

L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède à Briis-sous-Forges le vendredi 2 mars 2012, à l’âge de 69 ans, des suites d’un lymphôme.
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Alice Dona en 1976

17 février 1946 : Naissance, à Maisons Alfort, de la chanteuse française Alice DONA qui, après avoir été une élève du « Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille », connaît quelques succès à l’époque « yé-yé » comme interprète: « Mon train de banlieue » ou « Les garçons ».

Pour Alice, Donadelle de son vrai nom, il y a ensuite une période où la composition prend le pas sur l’interprétation. Elle compose ainsi quelques chansons pour Claude François avant de devenir la compositrice attitrée de Serge Lama dans les années 1970. Ces succès lui permettent d’ailleurs de réaliser son retour à la chanson en tant qu’interprète dans la seconde partie des années 1970 sur un terrain qu’elle partage avec Marie-Paule Belle. Ses chansons traitent alors souvent des mêmes thèmes nostalgiques et comiques: « L’antistar » ou « Chanson hippocalorique ». Dans les années 1980, le vent tourne à nouveau et Alice se lance dans la découverte des jeunes talents en créant une école à l’image de ce que fit Mireille bien des années plus tôt. Son école révèle, à l’époque, un groupe vocal: « Génération » qui enregistre, notamment, des versions très « variétés » de chansons de Brassens. Alice Dona enregistre à nouveau des albums à la fin des années 1990 et un hommage à Gilbert Bécaud en 2002. Quatre ans plus tard, elle joue au théâtre où elle donne la réplique à Philippe Chevallier dans « Ce soir ou jamais », pièce de Philippe Hodara et Bruno Chapelle. Elle est nommée commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres français en janvier 2010. Elle rejoint les tournées « Age tendre et tête de bois » en 2012. Un an plus tard, elle sort un nouvel album intitulé « Mes petites madeleines »: il s’agit d’un ensemble de reprises qu’elle interprète parfois en duo avec des artistes comme Bénabar, Mimie Mathy, Michel Delpech ou, bien sûr, Serge Lama. En octobre 2014, pour ses 50 ans de carrière, un double CD « L’essentiel » est commercialisé et il constitue un beau panorama de son parcours artistique.
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17 février 1953 : Jacques BREL enregistre un disque 78-tours à Bruxelles. Il y grave deux titres: « La foire » et
« Il y a ».

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Pochette album 2010

17 février 1980 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Catherine MAJOR révélée en France au cours du festival « Alors Chante » de Montauban (F) en 2004 où elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. Auparavant, elle est la lauréate auteur-compositeur-interprète du Festival en chanson de Petite-Vallée 2002 en Gaspésie au Québec. Son premier album, « Par-dessus bord », paraît en 2004. Il reçoit un très bon accueil des professionnels et de multiples récompenses. C’est la consécration pour cette artiste, musicienne depuis l’âge de quatre ans. Au Québec, son deuxième album, « Rose sang », sort en janvier 2008 et connaît un beau succès commercial avec plus de 20.000 exemplaires vendus. « Rose sang » sort finalement en Europe le 25 janvier 2010. Cette commercialisation permet à Catherine Major de présenter ses chansons sur scène. Notamment en première partie du spectacle consacré à Nougaro par Maurane au Cirque Royal de Bruxelles où est alors présent son célèbre compatriote auteur Luc Plamondon. En 2012, son troisième album intitulé « Le désert des solitudes » est commercialisé en France. Trois ans plus tard, elle sort un nouvel opus, « La maison du monde », au Québec.
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28 DECEMBRE

Gilbert Montagné en 1986 – Photo (c) Juan Quimo

28 décembre 1951 : Naissance, à Paris, du chanteur français Gilbert MONTAGNE. Prématuré, il est victime d’une rétinopathie en couveuse et est désormais aveugle. A l’âge de cinq ans, alors qu’il est placé dans un établissement spécialisé pour les jeunes non-voyants, il apprend la musique qui lui est enseignée de manière rigoureuse. Mais c’est sur le piano qu’il se procure par la suite qu’il développe vraiment sa passion pour une musique différente faite de jazz et de rock. A l’âge de seize ans, il se destine à être chanteur et passe des auditions dans ce sens. L’une d’entre elles l’amène à enregistrer un 45-tours chez Philips sous le pseudonyme de Lor Thomas. Et, malgré la chance d’interpréter une chanson signée Pierre Delanoë, l’essai n’est pas concluant. Gilbert décide alors de changer d’air et de retrouver sa soeur qui enseigne le français en Floride. Il entreprend des études musicales classiques à l’université de Miami. C’est le début des années 1970 et, pour payer ses études, Gilbert joue du jazz et de la soul dans les clubs américains. En 1971, Salvatore Adamo le remarque et pense qu’il y a de la place pour ce type d’artiste en France. Il le convainc à revenir en Europe et lui produit un 33-tours que Gilbert enregistre, presque totalement en anglais, à Londres. Il y a un titre qui va devenir un « tube » international sur cet album: « The fool ». Et Gilbert Montagné est propulsé en quelques semaines au rang de vedette. Il a les faveurs de la télé française et se retrouve très vite sur la scène de l’Olympia de Paris en première partie de Julien Clerc. Quelques mois plus tard, il est sollicité pour enregistrer un second « long playing » qu’il va interpréter en français cette fois avec un nouveau tube: « Elle chantait ma vie en musique », adaptation française de « Killing me softly » de Roberta Flack.

Le troisième album, qui est commercialisé en 1976, est celui de trop. Gilbert est en effet épuisé et il s’enfuit aux Etats-Unis et au Canada pour se recentrer sur l’essentiel: jouer de la musique de manière anonyme. Il faut alors attendre 1979 pour revoir Gilbert Montagné en France: à l’invitation de Johnny Hallyday, il vient l’accompagner au piano sur la scène du Palais des Sports de Paris pour une évocation du rock and roll. Cela suffit à le faire revenir dans le circuit du show-business français et, en 1980, il sort un 45-tours qui connaît à nouveau le succès: « Believe in me ». A ce moment, le chanteur songe déjà à de nouvelles chansons en français dont il prépare l’écriture avec Didier Barbelivien et une nouvelle équipe italienne. En 1984, Gilbert Montagné revient au premier plan et sort l’album intitulé « Liberté » sur lequel se trouvent des succès désormais légendaires: « On va s’aimer » et « Les sunlights des tropiques ». Il revient cette fois en vedette sur la scène parisienne de l’Olympia en 1985 et 1986. Les albums à succès vont alors se succéder avant que Gilbert ne parte vivre au Canada en 1990. Depuis cette époque, les grands succès discographiques de Gilbert Montagné se sont raréfiés. Mais l’artiste est de ceux qui resteront dans la légende: celle des fameuses années 1980 dont tant de nostalgiques regrettent l’ambiance musicale. Admirateur de Gilbert Bécaud depuis très longtemps, l’artiste rend hommage à « Monsieur 1000.000 volts » en 2016 lors de l’enregistrement d’un album hommage intitulé « Gilbert chante Bécaud ». En 2018, un an avant la sortie d’un album live enregistré en 2017, il commercialise un single avec une chanson intitulée « La niña ».
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En 2014

28 décembre 1965 : Naissance, à Tunis, du chanteur français d’origine tunisienne Dany BRILLANT sous le vrai nom de Daniel Cohen. Ses parents quittent Tunis en 1966 pour la France et Sainte-Geneviève-des-Bois où Dany est bercé par les musiques qu’écoute son père: salsa, jazz, bel canto et chanson. L’année 1977 est marquée par un nouveau déménagement puisque le père de Dany ouvre une épicerie à Paris. En 1980, il reçoit une guitare en cadeau de son grand-père. Cet instrument, sur lequel il va apprendre à jouer seul, va radicalement changer sa vie. Il est alors un adolescent plutôt calme et solitaire qui écoute aussi bien Aznavour et Reggiani que Le Forestier, Léonard Cohen ou Frank Sinatra. Il s’intéresse aussi à la poésie et à la philosophie. Après avoir obtenu son bac scientifique, il suit l’avis de ses parents et entame des études de médecine. Mais, pendant ces études, il découvre les cabarets parisiens de la rive gauche et ses chanteurs. Il débauche alors un voisin musicien pour qu’il l’accompagne au saxophone dans les chansons qu’il interprète aux terrasses du Quartier Latin à Paris. Un patron de cabaret, celui des Trois Maillets, qui s’appelle Jacques Boni, le remarque et l’engage à l’essai pour une semaine. Mais Dany s’y produit finalement pendant cinq ans et y trouve son pseudonyme de Brillant. Le chanteur y propose chaque soir des reprises mais il commence aussi à peaufiner ses propres textes et compositions. En 1985, il n’est plus question pour lui de devenir médecin. Non seulement, il pratique la musique mais il envisage maintenant de devenir acteur en s’inscrivant au cours Florent. Il y est remarqué par l’assistant de Francis Huster et il tourne une scène du film que ce dernier est en train de réaliser: « On a volé Charlie Spencer ». Le rôle de Suzette y est tenu par Béatrice Dalle et, à la demande de Francis Huster, Dany interprète la chanson qu’il vient de composer pour le personnage: « Suzette ». Lors de la sortie en salles du film, Dany Brillant se rend compte avec désolation que la scène qu’il a tournée avec la chanson a été supprimée au montage final. Un peu déçu par cette expérience, le jeune artiste revient à la chanson et se produit à nouveau dans les cabarets où il interprète « Suzette » qui récolte un beau succès en 1986. Il travaille alors d’autres mélodies et compose des titres comme « Viens à Saint-Germain ». En 1990, un ami qui croit en lui lui propose de rencontrer un responsable de la firme de disques Warner. Dany s’exécute et se voit proposer un contrat pour l’enregistrement de trois albums. Il entame la réalisation du premier opus en 1991 avec cinq musiciens dans un cabaret. L’ambiance qui s’en dégage est celle des grands soirs de Saint Germain-Prés et ça tombe bien parce que les dix chansons qu’il a composées rendent hommage à cette époque. Et, bien entendu, le premier extrait de l’album qui est envoyé aux medias en 1992 est « Suzette » qui est, immédiatement, un grand succès.

Malgré cette popularité discographique soudaine, le chanteur continue à se produire aux Trois Maillets et deux autres titres confirment sa gloire: « Y’a qu’les filles qui m’intéressent » et « Viens à Saint-Germain ». Les choses sérieuses commencent avec le deuxième album. Dany Brillant est attendu au tournant: il faut qu’il confirme le statut qu’il est en train d’obtenir au sein de la chanson d’expression française. Tout en changeant d’orientation musicale, le chanteur veut rester dans la lignée des chansons qui l’ont fait connaître et il se tourne vers des rythmes latinos avec un big band. En 1994 sort ainsi l’album intitulé « C’est toi ». Il est suivi d’une grande tournée française et de ses premiers pas sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Casino. Pour le troisième opus, le dernier du contrat signé chez Warner, Dany Brillant retrouve une formation musicale plus restreinte qui va lui permettre de s’attarder sur la musique cubaine qui berce son coeur depuis longtemps. Du coup, l’artiste part à La Havane pour composer et enregistrer l’album simplement intitulé « Havana ». En quelques semaines de vente, l’album est disque de platine avec des chansons comme « Quand je vois tes yeux », Dis-moi » ou « Une fille comme ça ». Le chanteur se produit au Printemps de Bourges en avril 1997. L’artiste est désormais bien installé et est convoîté par plusieurs firmes de disques. Il signe la sortie de l’album suivant chez Columbia et il part cette fois à Londres pour y travailler « Nouveau jour ». Les chansons y recèlent une touche plus rock et présentent des textes plus mûrs où il est question du show-business mais aussi des intégrismes ou de la manipulation entre autres. Les principaux titres sont « Toi et moi », « Garde la danse », « Quand je s’rai beau » ou « Dieu ». En 1999, Dany Brillant assure la première partie du show de Céline Dion au Stade de France à Saint-Denis en banlieue parisienne. Deux ans plus tard, le CD « Dolce Vita » est dans les bacs et l’interprète s’attaque cette fois au répertoire italien. Il reprend ainsi une série de mélodies qui lui rappellent, notamment, celles qui ont bercé les vacances de son enfance: « Tu vuo’ fa l’Americano », « Dans les rues de Rome » ou « Tant qu’il y aura des femmes ». Le tout est enregistré à Rome et à Paris sous la direction artistique de Mick Lanaro qui, dix ans plus tôt, a donné la consécration à Patrick Bruel et son album « Alors regarde ». Après Saint-Germain, Cuba, Londres et Rome, le lieu d’enregistrement, en 2003, de l’album suivant est logique pour Dany Brillant: ce sera La Nouvelle-Orléans et un détour par le jazz musical avec big band cette fois. Et pas n’importe quel orchestre puisqu’il est constitué des musiciens d’Harry Connick Junior avec lesquels il reprend notamment le standard « Fly me to the moon ». La tournée qui suit, où tous les succès de l’artiste sont revisités par le big band, donne lieu à l’enregistrement d’un CD et d’un DVD live. Avec l’opus « Histoire d’un amour » qui est commercialisé en 2006, ce sont les rythmes latinos qui enrobent les tangos, mambos et autres bossas enregistrés par Dany. Il raconte avec plaisir à cette occasion que la chanson « Histoire d’un amour » dans la version de Dalida n’est certainement pas étrangère à son existence puisque c’est sur cette mélodie que ses parents se sont rencontrés. La tournée de concerts qui suit est festive puisqu’elle permet au public de danser partout où elle passe. Après l’album « Puerto Rico » en 2009, Dany Brillant se consacre quelques mois au théâtre et au cinéma. Puis, il revient à la chanson par une participation remarquée à l’album « Gentleman forever » en 2013 aux côtés de Roch Voisine et de Damien Sargues notamment. Fin 2014, l’artiste commercialise un nouvel opus consacré cette fois aux grands slows d’autrefois (« Le dernier romantique ») et espère ainsi surfer sur une certaine nostalgie perdue. En 2017, toujours à la recherche d’une thématique nouvelle pour chacun de ses albums, c’est cette fois « Rock and Swing » qui est le titre générique de son disque.
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Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

28 décembre 2016 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus. Né le 19 février 1934 à Paris dans le 15e arrondissement, il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée par Nicole Croisille en 1966. Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstenberg ».

En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme. C’est l’époque où il commence à gagner sa vie de ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand. Après avoir été marié à Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986. Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker. Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry.
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14 NOVEMBRE

Marc Aryan en 1975

14 novembre 1926 : Naissance, à Valence dans la Drôme, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN sous son vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive ». En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

14 novembre 1945 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur Stéphan REGGIANI. Encore enfant, après le divorce de ses parents, le chanteur et comédien Serge Reggiani et la comédienne Janine Darcey, Stéphan est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. « Monté » à Paris où il vit seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il chante lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours sous le label CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un ‘minet’. Ce n’est pas un ‘poète chevelu’, c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Patrick Sébastien en 1977 – Photo Pascal Carqueville

14 novembre 1953 : Naissance, à Brive-la-Gaillarde, de l’imitateur, humoriste, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Patrick SEBASTIEN sous son vrai nom de Patrick Boutot. L’enfance de Patrick se passe à Juillac où il est élevé par sa mère. Il ne connaît alors pas son père dont il découvre l’identité à sa majorité. Il est passionné de sport et pratique le rugby dès son plus jeune âge. Il songe d’ailleurs en faire son métier. Mais, avec le temps, il pense à des études sérieuses et s’inscrit à la faculté des lettres qu’il fréquente un moment. Après ça, il « monte » à Paris et exploite ses qualités d’imitateur qui font tant rire ses copains rugbymen. Il compose un spectacle d’imitations qu’il va présenter dans divers cabarets où il reçoit un minuscule cachet et quelques timides applaudissements. Il décide de prendre un pseudonyme qui est le prénom de son premier fils né en 1971: Sébastien. Il s’accroche et s’entête avec raison puisque, en 1976, il parvient à se faire remarquer par les célèbres producteurs de télévision français Maritie et Gilbert Carpentier. Il effectue un premier passage télé remarqué dans « Numéro Un » puis l’animateur et producteur de télé Guy Lux ainsi que Michel Drucker l’accueillent dans leurs émissions respectives. Il n’en faut certes pas plus pour que la France profonde découvre un petit gars sympathique qui leur ressemble. Les Français vont même pouvoir le voir de près car, cette année-là déjà, il se retrouve en première partie de Michel Sardou à l’Olympia de Paris. L’ascension de l’imitateur est alors fulgurante. Et les tournées en province, en Belgique et en Suisse vont s’accumuler aux côtés de Joe Dassin, de Gérard Lenorman, d’Annie Cordy et de Dave entre autres. Petit à petit, avec le temps et les différents spectacles qu’il propose, il songe à établir un contact plus permanent avec son public. Il décide de remettre un projet pour la télévision française et celui-ci est accepté. Il est basé sur ses imitations bien sûr puis sur sa manière de se « faire la tête de quelqu’un » avec force maquillage et déguisement. Ses émissions s’appellent « Carnaval » et « Sébastien c’est fou » dans les années 1980. Il y invite des artistes à venir se déguiser en d’autres artistes à qui ils ressemblent parfois très vaguement. Les hommes politiques français de tous bords se prêtent également à ce jeu qui s’avère très lucratif. Au début des années 1990, Patrick Sébastien décide de donner leur chance à des jeunes humoristes qu’il va produire: Albert Dupontel et Dany Boon sont de ceux-là. Nicolas Canteloup et Shirley & Dino suivent des années plus tard. En 1992, après avoir participé à la soirée des Enfoirés à l’Opéra Garnier pour les Restos du Coeur, il met sur pied l’un de ses plus grands succès télévisuels: « Le grand bluff ». En 1995, l’émission « Osons », diffusée sur TF1, va encore plus loin dans la parodie et la satire et s’attire quelques foudres des bien-pensants. Un an plus tard, il quitte la chaîne privée française TF1 pour le service public de France 2 où il lance, en 1998, « Le Plus Grand Cabaret du Monde ». Après avoir enregistré un certain nombre de disques en tant qu’imitateur, Patrick Sébastien exploite son image de gai luron pour se lancer dans la chanson festive dès le début des années 2000 avec le disque « Pourvu que ça dure » (2002). Cette aventure se poursuit depuis et les succès se suivent avec « Tourner les serviettes » et « Les sardines » par exemple.

Ardent amateur et défenseur de la chanson francophone, il découvre, en 2003, l’auteur-compositeur-interprète français Yves Jamait dont le premier album est devenu introuvable à cause de la faillite de la firme de disques. Il décide de produire son second album mais également de ressortir commercialement le premier. A partir de 2007, il produit et présente, sur France 2, l’émission « Les Années Bonheur » qui est un heureux mix de chansons d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Grâce à l’aide de Fabien Lecoeuvre entre autres, il parvient à retrouver des stars oubliées et à les inviter à chanter sur son plateau. C’est notamment le cas, en novembre 2013, avec la chanteuse portugaise Linda De Suza qui crée alors un intense moment d’émotion. A la rentrée 2017, la nouvelle direction de France 2 fait savoir à Patrick Sébastien qu’il n’aurait plus droit qu’à la présentation de deux de ces émissions-là. La seconde et donc dernière des « Années Bonheur » est diffusée le 4 novembre 2017 avec, comme invités, Gérard Lenorman, Sheila, Pierre Perret, Jean-Pierre Mader, Louane, d’autres artistes non francophones ainsi que des humoristes comme Roland Magdane, les Jumeaux, Jean-Marie Bigard ou Elie Semoun entre autres. Mais, alors que « Les Années Bonheur » sont finalement reconduites pour la saison 2018-2019, Patrick Sébastien se fait remercier par la direction de France Télévisions après des propos qui lui sont reprochés en octobre 2018. Cette éviction médiatique lui fournit alors les éléments d’un livre qu’il publie sous le titre « Sans chaînes ». Et elle lui permet aussi de retrouver le chemin des studios d’enregistrement pour un album dont la sortie est prévue en novembre 2019 : « Entre nous. »
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NAGUI – Photo (c) France 3 – G. Bedeau

14 novembre 1961 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, de l’animateur de radio et de télévision, producteur et comédien NAGUI, de son nom complet Nagui Fam. Son père est gréco-égyptien et professeur de littérature française au Caire. Sa mère est franco-italienne et est prof de français. En 1964, toute la famille s’installe en France à Aix-en-Provence avant de vivre quelques mois au Canada en 1966 et de revenir à Cannes où Nagui passe le reste de son enfance et son adolescence. Après ses études secondaires, il s’inscrit à la Faculté des Sciences. Mais sa passion pour la musique le pousse à organiser et à animer des soirées à Cannes. C’est la grande époque des radios dites « libres » et, au début des années 1980, Nagui décide qu’il va devenir animateur. Il part à Paris pour, officieusement, suivre des hautes études commerciales. Mais, officiellement, son idée est de se rapprocher du monde de la radio. Et, finalement c’est à Radio France Nice Côte d’Azur qu’il est engagé. Il y rencontre des professionnels qui lui permettent d’évoluer dans l’univers des medias régionaux: en 1983, il présente l’émission « Club 06 » sur Télé Monte Carlo. En 1986, il fait la connaissance de l’animateur Laurent Boyer et il travaille alors à Chic FM. Puis, un an plus tard, il est engagé sur la télé privée M6 pour présenter « Clip Dédicace ». La célèbre programmatrice de la radio périphérique française RTL, Monique Le Marcis, le remarque et lui demande de présenter des émissions sur la chaîne où il devient une vedette de l’antenne. Après un bref passage à la télé privée française TF1, il fait les beaux jours de l’éphémère télé privée « La Cinq » en 1991 avec « Que le meilleur gagne ». Deux ans plus tard, comprenant un peu mieux les rouages d’un monde audiovisuel français en pleine évolution, il crée sa société: « Air Productions ». Il propose alors à France 2 une nouvelle émission musicale enregistrée et réalisée en public par son comparse Gérard Pullicino: « Taratata ». C’est d’emblée un carton pour ce programme qui dure des années. Il adapte alors des projets de jeux étrangers à l’écran français: « N’oubliez pas votre brosse à dents » (1994), « Miroir, mon beau miroir » (1995) et « Cocktail » (1996). La fin des années 1990 est plus difficile pour Nagui qui est soupçonné dans l’affaire des animateurs-producteurs trop bien payés pour officier sur les antennes du service public français. Il reste producteur de « Taratata » sur France 2, présenté alors par Alexandra Kazan, mais il retourne à TF1. Les émissions que Nagui va alors proposer sur la chaîne privée ne vont jamais atteindre leur objectif. En 1999, il part à Canal + pour prendre la succession de Gildas et de Caunes à « Nulle part ailleurs ». L’expérience ne dure que quelques mois et Nagui revient à France 2 en 2001. Les divers programmes qu’il présente alors récoltent tous une audience correcte mais moyenne. Et il faut attendre 2005 et le retour de « Taratata » présenté par Nagui sur France 4 pour que sa carrière prenne un nouvel élan. Dans la foulée de ce retour gagnant, Nagui propose, en 2006, un nouveau jeu intitulé « Tout le monde veut prendre sa place » et c’est tout de suite un succès. En décembre 2007, un défi musical d’origine britannique va permettre à Nagui de rester populaire: « N’oubliez pas les paroles » sur France 2. La passion de Nagui pour la musique lui permet aussi de présenter, seul ou en partage, les soirées des Victoires de la Musique que sa société « Air Productions » réalise chaque année de 2009 à 2011. A l’automne 2015, l’émission Taratata refait son apparition présentée par Nagui sur France 2 un samedi soir à 20h30. Le 28 octobre 2017, France 2 diffuse à 21h00 l’émission célébrant les 25 ans de Taratata enregistrée au Zénith de Paris avec, entre autres, Bernard Lavilliers, MC Solaar, Jane Birkin, Pascal Obispo, Charles Aznavaour, Catherine Ringer, Zazie, Eddy Mitchell, BB Brunes, Raphaël, Claudio Capéo, Nolwenn Leroy, Bénabar, Cali, Féfé, Renan Luce, Slimane, Black M, Brigitte, M, Julien Doré et Dick Rivers qui, à 72 ans, fait sa réapparition médiatique après avoir connu de graves problèmes de santé. Depuis cette date, le programme est régulièrement proposé sur France 2 en « prime time » (100% live) ou en seconde partie de soirée. Avec toujours autant de succès.
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Anny Gould en 1957

14 novembre 2013 : Décès, à Vierzon, de la chanteuse française Anny GOULD. Née à Paris le 8 janvier 1920, elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964). Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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27 SEPTEMBRE

Pochette du 45 tours de Jean Gabin en 1974

27 septembre 1938 : Naissance, à Paris, du journaliste, romancier, académicien, scénariste, dialoguiste, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, de sketches et de chansons Jean-Loup DABADIE. Ses différentes activités littéraires ont fini par amener Jean-Loup Dabadie sur le chemin de la chanson. Et c’est ainsi qu’en 1967 il écrit un premier texte sur une musique de Jacques Datin pour Serge Reggiani: « Le petit garçon ».

Cette première expérience est concluante et il écrit ensuite bien d’autres textes pour cet interprète de grand talent. La seconde artiste à enregistrer du Dabadie est Régine à la fin des années 1960. Puis, il y a Michel Polnareff pour qui il signe quelques « monuments » de la chanson française: « Tous les bateaux tous les oiseaux », « Dans la maison vide », « On ira tous au paradis » ou encore « Lettre à France ». Par la suite, la plume de Jean-Loup Dabadie va servir les répertoires de Mireille Mathieu, Claude François, Marcel Amont, Michèle Arnaud, Barbara, Dalida, Juliette Gréco, Marie Laforêt, Jacques Dutronc, Dominique Walter, Petula Clark et Nicole Croisille. En 1974, il écrit le fameux texte de « Maintenant je sais » pour Jean Gabin. A partir de 1976, il signe pour Julien Clerc quelques-unes de ses plus belles chansons: « J’ai le coeur trop grand pour moi » (1976), « L’assassin assassiné » (1980), « Femmes je vous aime » (1982) et, surtout, « Ma préférence » (1978). Dans les années 1980, le panel de ses interprètes va encore s’élargir avec les noms de Robert Charlebois, Yves Montand, Johnny Hallyday, Alice Dona, Sacha Distel, Patrick Juvet, Nicoletta et Michel Sardou entre autres. Pour les textes de ses chansons, Jean-Loup Dabadie reçoit le grand prix Vincent Scotto en 1972, le grand prix de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux) en 1984 et le Grand prix de la chanson française en 2000. En mars 2015, un coffret de trois CD permet de retrouver les grandes chansons et sketches écrits par Jean-Loup Dabadie et interprétés par les artistes originaux. Il en parle à l’époque en étant l’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde à voir ci-dessous.

Jean-Loup Dabadie meurt le dimanche 24 mai 2020 à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière des suites d’une maladie à l’âge de 81 ans.
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Gilles Olivier en 1979

27 septembre 1944 : Naissance du chanteur français Gilles OLIVIER. Particulièrement discret sur sa biographie, on sait peu de choses sur Gilles Olivier dont le vrai nom est Oliviers. Après avoir fréquenté quelques internats, il effectue son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il s’intéresse surtout à la musique et apprend la guitare avec le réputé Olivier Despax. Il se met alors à composer des chansons et se retrouve en finale du concours des « Relais de la Chanson Française » en 1963 avec le titre « Te réjouis pas tant ». La même année, il participe aussi au crochet radiophonique « Tour de Chance » organisé par Radio Luxembourg. Lauréat, il décroche l’occasion d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1964: « On est bien », « Avec tes faux sourires », « Sur la place au soleil » et « Sois pas grand chose ». Il rencontre, en 1965, la Belge Dominique Ney avec qui il écrit des chansons et forme un duo: Gilles et Dominique. En 1966, le couple d’artistes remporte le prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Ils enregistrent ensemble quelques 45 tours puis, en 1969, Gilles Olivier reprend sa carrière en solo avec « La complainte du satyre » et « Rien qu’un peu de pluie ». Ce dernier disque n’obtient pas le succès escompté mais l’artiste persévère et commence réellement à se faire connaître en 1971 avec « Il faut prendre son parti » puis surtout, en 1972, « Pourvu que ça dure ».

Le succès va croissant pour Gilles Olivier qui sort un premier album, « Naissance », en 1973. Ses chansons profitent alors de nombreux passages en radio: « On ne peut pas vivre sans amour » (1973), « La faute aux photographies » (1974), « Des hauts et des bas » (1974) et « Sur le pont de Simon & Garfunkel » en 1976. Un des derniers 45 tours à connaître les faveurs des programmateurs est « Vivre en harmonie » en 1979. Puis, l’artiste semble se retirer de la vie publique sans donner de ses nouvelles. Il réapparaît toutefois en 1996 avec la sortie d’un disque compact de reprises: « Chantons autour du feu ». On y trouve « Prendre un enfant par la main », « L’eau vive », « Le métèque », « Stewball », etc. En 2003, Gilles Olivier enregistre un album pour jeune public: « Les zèbres en pyjama, un après-midi sans histoire ». Enfin, en 2011 sort un CD chez Reader’s Digest avec douze chansons françaises éternelles interprétées par Gilles Olivier dont la voix n’a pas changé depuis les années 1970. Il y reprend « L’espérance folle » de Béart, à nouveau « Prendre un enfant par la main » de Duteil, « La Fanette » de Brel, « Passer ma route » de Le Forestier, « La maladie d’amour » de Sardou ou encore « L’important c’est la rose » de Bécaud.
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IAM album 200327 septembre 2003 : Le nouvel album du groupe de rap marseillais IAM, « Revoir un printemps » se classe, dès sa sortie en Belgique francophone, comme le numéro 1 des ventes de disques compact. L’artiste belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA (vainqueur de la première édition du télé-crochet français « A la recherche de la nouvelle star » sur M6) se classe, lui, d’emblée 8e des meilleures ventes avec l’album « Siempre 23 ».

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27 septembre 2010 : Sortie d’un nouvel album de Guy BEART après bien des années de silence. Son titre : « Le meilleur des choses ».
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18 AOUT

Hugues Aufray en 1979

18 août 1929 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur-compositeur-interprète français Hugues AUFRAY. Fils d’un industriel spécialisé dans l’import-export, il quitte Paris pour la région du Tarn lorsque ses parents divorcent avant la seconde guerre mondiale. Elevé par sa mère d’origine espagnole, il poursuit ses études à Sorèze de 1941 à 1945. A la libération, Hugues rejoint son père qui séjourne à Madrid. Il y reste trois ans avant de revenir en France où il décide de se lancer dans la chanson. Il commence par chanter en espagnol avant de découvrir, dans les années 1950, les grands auteurs et compositeurs francophones que sont alors Félix Leclerc, Georges Brassens ou Serge Gainsbourg. En 1958, il s’inscrit au concours des « Numéros 1 de demain » qui se déroule à l’Olympia de Paris. Il y est remarqué par le producteur Eddie Barclay qui lui propose d’enregistrer un premier disque. « Y avait Fanny qui chantait » est ainsi l’un de ses premiers succès mais son premier véritable « tube » a pour titre « Santiano » en 1961.

Trois ans plus tard, Hugues représente le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson et le titre « Dès que le printemps revient » se classe troisième ex aequo. Au même moment, il découvre le répertoire folk du chanteur américain Bob Dylan et il décide d’en adapter les chansons en français avec l’aide de l’auteur Pierre Delanoë. Pour les interpréter sur scène, Hugues Aufray s’accompagne d’un « skiffle group », formation spécialisée dans la musique folk et blues. Au fil des ans, le chanteur traverse bon nombre d’époques différentes et ses disques restent tous intemporels. Après ses grands succès des années 1960 (« Céline », Stewball », « Adieu monsieur le professeur », « Les crayons de couleur », etc.), il y a ceux de la décennie suivante (« Hasta luego », « Ton premier chagrin d’amour », « Tchin tchin », « Emilie Emilia », etc.), ceux des années 1980 (« Bye bye Tahiti », « Tu t’en iras », « Dieu que c’est dur d’être modeste », etc) et ceux des années 1990 comme « La terre est si belle ». Les années 2000 sont moins marquées par les chansons originales de l’artiste qui préfère revisiter ses interprétations de Bob Dylan ou reprendre les chansons de Félix Leclerc. Durant sa carrière, Hugues Aufray met aussi à profit sa passion pour les chevaux en concevant des spectacles équestres avec des spécialistes du genre comme Mario Luraschi. En 2011, l’album « Troubador since 1948 » lui permet de réenregistrer quelques-uns de ses grands succès mais aussi de reprendre « Les portes du pénitencier » dont l’adaptation française avait été réalisée par Hugues Aufray pour Johnny Hallyday en 1964. De plus, Hugues en profite pour enregistrer une nouvelle version toute personnelle de ce tube anglo-saxon des Animals (« The house of the rising sun ») avec un texte français s’approchant beaucoup plus du texte original : « L’hôtel du soleil levant ». En 2020, l’artiste nous livre un nouvel opus de chansons originales et personnelles qu’il intitule « Autoportrait » et dont le premier titre envoyé aux médias est « Dan Tucker ». Les douze chansons que renferme le CD partent à la recherche de nos racines et prêtent une attention particulière aux gens de peu qui, de par leur travail acharné, ont été à la base de nos sociétés opulentes d’aujourd’hui. On y retrouve aussi des mélodies plus anciennes comme « Stewball » (interprétée en duo avec Michael Jones), « La soupe à ma grand-mère » et « Hasta Luego ».

 

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Daniela Lumbroso chanteuse sous le nom de Coco Boer en 1988

18 août 1961 : Naissance, à Tunis, de la présentatrice et productrice de radio et télévision française Daniela LUMBROSO. Née de parents italiens, elle passe toute son enfance en Côte d’Ivoire. À 20 ans, elle suit d’abord des études de sociologie. Puis, elle découvre l’univers des radios libres et y présente des émissions à Paris avant de rejoindre NRJ en 1982 où elle présente les flashes d’information. En 1983, elle est l’une des personnes créant une chaîne française de télévision pirate (Canal 5) pour laquelle elle est convoquée devant la justice. Ses activités radiophoniques se poursuivent en 1984 avec sa participation à l’émission « L’oreille en coin » sur France Inter. Un an plus tard, elle fait ses premiers pas sur TF1, chaîne de télé française, pour y parler culture et société dans les journaux. Lorsque la station est privatisée en 1987, Daniela la quitte pour Antenne 2 où elle travaille aux côtés de Jacques Martin d’abord et seule ensuite pour « La machine à chanter », « Questions de charme » ou « Télématin ». 1988 est l’année où Daniela décide de se lancer dans la chanson, sous le nom de Coco Boer, avec un titre très tendance qui ne restera pas dans les annales: « C’qu’est con Riguediguedon ».

En 1994, elle quitte Antenne 2 pour LCI, la chaîne info de la télé privée TF1 où elle présente pendant sept ans LCA: « La culture aussi ». Sur TF1, elle anime également et simultanément des émissions de plus en plus nombreuses dont des soirées spéciales consacrées à la chanson francophone. Daniela Lumbroso change une fois de plus d’atmosphère en 2001 pour revenir sur la télé de service public français où la chaîne Antenne 2 est devenue France 2. Ici aussi, elle anime quelques magazines mais se voit, de plus en plus, confier des grandes soirées conscacrées à la musique et à la chanson: la Fête de la Musique ou la Fête de la Chanson Française par exemple. En 2004, elle crée sa propre société de production: « Dégel Prod ». Cela lui permet de proposer différents projets et formats d’émission pour un grand nombre de chaînes françaises. A partir de septembre 2009, à la suite du décès de Pascal Sevran et de l’arrêt de ses émissions de chansons, Daniela produit et présente « Chabada » tous les dimanches à 17 heures sur France 3. Cette émission est basée sur un concept mélangeant les générations d’artistes de la chanson francophone. Un peu boudé au début en raison de son format très éclectique et bigaré, le programme va ensuite trouver ses marques et être aussi apprécié des artistes que des téléspectateurs. Mais, en mai 2013, la direction de France 3 décide de ne pas reconduire l’émission à la rentrée. Il s’en suit une levée de boucliers de la part des artistes et une pétition est lancée qui récolte des signatures de toute la francophonie. Rien n’y fait malheureusement et l’émission « Chabada » cesse d’exister en juin 2013. Parallèlement à cette émission hebdomadaire, Daniela lance aussi, toujours sur France 3, l’émission « Noël sous les étoiles » qui est diffusée en décembre 2010, 2011 et 2012. De la même manière, elle initie le projet « Québec sous les étoiles » en permettant à des artistes francophones européens de se produire aux côtés d’artistes québécois pour un programme télévisé enregistré sur la scène principale du Festival d’été de Québec en juillet 2010, 2011 et 2012. De janvier 2014 à septembre 2016, Daniela Lumbroso propose chaque jour « France Bleu Midi » sur Radio France Bleu.
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18 août 1998 : Décès du producteur de télévision belge Nicolas RESIMONT. Né à Romsée en 1925, il est pianiste de formation et obtient un premier prix de piano, d’histoire de la musique, de solfège et d’harmonie au Conservatoire royal de Liège. Il entre en 1950 à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, la radio belge francophone de service public qui possède alors le monopole des émissions. Il s’occupe, dès le début, d’émissions musicales. Et, de manière logique, dès que la télévision apparaît, il se conscacre également à ce genre de programme. A la fin des années 1960, il est nommé responsable du service Variétés de la télévision belge francophone, la RTB qui deviendra plus tard la RTBF. A ce titre, il produit de nombreuses émissions « Face au public » avec de grands noms de la chanson comme Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Barbara, Philippe Clay, Patachou, les Frères Jacques, Serge Reggiani, Salvatore Adamo, Annie Cordy, Jean Ferrat, Yves Duteil ou Pierre Perret entre autres. Il produit aussi des émissions à succès telles que le «Tiroir aux souvenirs», «La belge époque», «La chanson du siècle», « La caméra d’argent » ou «Clin d’oeil». Et, surtout, dans les années 1970, « Chansons à la carte » (de 1972 à 1983), une émission de variétés très populaire. Dans la foulée, il demande aussi à des chanteurs belges francophones de présenter des programmes de variétés : Julos Beaucarne (« De bric et de broc »), Jacques Hustin (« La guimbarde »), Paul Louka (« Bidulement vôtre »), Jean Vallée (« La bonne étoile ») ou encore Plastic Bertrand (« Suoer Cool »). Grâce à toutes ces émissions qui ont bien souvent été archivées avec soin, la Sonuma, Société de Numérisation des Archives de la RTBF, propose sur son site web des souvenirs très intéressants de tous ces programmes. En 1985, Nicolas Résimont se retire des affaires pour prendre sa retraite en Suisse.
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18 août 2003 : sortie du premier album de CALI « L’amour parfait ». Un des titres initiaux à en être extrait pour les radios est « Le grand jour » mais ce ne sera pas le plus grand succès de l’opus. D’autres chansons vont en effet installer Cali parmi les valeurs sûres de la chanson francophone en seulement quelques mois: « C’est quand le bonheur », « Elle m’a dit », « Pensons à l’avenir » ou « L’Amour parfait » par exemple.

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29 JUILLET

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

29 juillet 1916 : Naissance, à Ortaköy, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH, Sapric de son vrai nom. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

29 juillet 1980 : Décès, à Moulins (F), du chanteur Stéphan REGGIANI. Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils du chanteur et comédien Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après le divorce de ses parents, Stéphan, encore enfant, est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. A Paris où il se retrouve seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il interprète lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours chez CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un « minet ». Ce n’est pas un « poète chevelu », c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Jean-Michel Caradec dans les années 1970

29 juillet 1981 : Décès, à Rambouillet, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC, des suites d’un accident de voiture. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

29 juillet 2017 : Décès, à Calvi (Corse) de l’imprésario français Charley MAROUANI à l’âge de 90 ans. C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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23 JUILLET

DOUDOUL en 1975

23 juillet 1944 : Naissance, à Casteau près de Mons, de l’auteur, compositeur, interprète, éditeur et producteur belge DOUDOUL dont le vrai nom est Jean-Pierre Deschamps. A 21 ans, Jean-Pierre tâte de la vie artistique en créant un orchestre de bal appelé « Les Haricots Blancs ». Avec ses deux frères, il forme ensuite le groupe Modus Vivendi qui enregistre un 33 tours en 1970. Deux ans plus tard, la formation change de nom et devient Pro Deo. Le succès est au rendez-vous en Belgique avec des titres comme « Wadagugu » en 1972 et « Petit pygmée » en 1973. En 1974, alors qu’il travaille dans un bureau d’études de ponts et chaussées du ministère, Jean-Pierre Deschamps quitte le groupe Pro Deo pour entamer une carrière de soliste sous le nom de « Doudou » qui est aussi l’appellation d’une festivité majeure de sa ville d’adoption belge: Mons. Son premier succès a pour titre « Ce qui se guérit c’est l’amour ». Sa chanson « Bébé-éprouvette » bénéficie ensuite de nombreux passages radiophoniques en Belgique francophone. En 1981, pour une question de contrat phonographique, il change de nom et s’appelle désormais Doudoul. Il enregistre deux 45 tours qui marchent bien: « Le restaurant italien » et « Le temps du twist ».

Les expériences vont alors se multiplier pour cet artiste qui privilégie la musique d’ambiance festive. Il passe en première partie de Pierre Perret au Cirque Royal de Bruxelles et se fait engager pour interpréter quelques chansons lors d’une tournée du cirque Jean Richard. En 1983, il sort en France la chanson « Fais-moi guili » qui est, en fait, le nouveau titre de la chanson « Bébé-éprouvette » commercialisée en Belgique en 1975. Entre 1983 et 1987, de nombreuses chansons sont radiodiffusées dont « Le piston d’papa », « Doudoul Dance » et la superbe « Les cerfs-volants ». Il sort alors un album de style compilation dont le titre est « Eclectique ». Au milieu des années 1990, le studio d’enregistrement de Jean-Pierre Deschamps, alias Doudoul, à Mons, accueille le chanteur français C. Jérôme qui y réalise les chansons d’un album. Puis Doudoul enregistre un album original en 1995 (« Je m’appelle Doudoul ») avant de s’installer en Auvergne, région française dont il est tombé amoureux. En juin 1999, il interprète « A la table des Auvergnats » dans l’émission télé française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Durant la décennie suivante, Doudoul enregistre encore quelques albums de chansons festives avant de commercialiser, en 2012, un CD de douze titres intitulé « La danse de l’abeille ». Un an plus tard, il permet aux internautes de télécharger légalement une nouvelle version électro de « Fais-moi guili ». La nouvelle mouture de cette chanson fait même l’objet, à cette époque, d’une petite séquence déjantée dans l’émission télévisée française « Touche pas à mon poste » de Cyril Hanouna. Et, en mars 2015, l’artiste remet le couvert avec « La danse de l’abeille » sur laquelle les chroniqueurs de TPMP se défoulent en direct. Puis, toujours passionné par le football, il enregistre une chanson pour le club Clermont Foot 63.
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ARLETTY – Photo Collection Christophe L

23 juillet 1992 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse française ARLETTY à l’âge de 94 ans. Née le 15 mai 1898 à Courbevoie, celle qui deviendra Arletty s’appelle Léonie Bathiat. Enfant, elle est inscrite dans une institution privée de Clermont-Ferrand qui lui prodigue une bonne éducation. Elle se dirige ensuite vers la sténographie mais la première guerre mondiale va chambouler son destin. Son fiancé meurt au combat et, en 1916, son père décède écrasé par un tramway. Léonie, son frère et sa mère quittent Clermont-Ferrand pour la région parisienne. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un banquier qui la séduit et l’amène à fréquenter la haute société parisienne. De rencontres en rencontres, elle devient mannequin puis monte sur les planches pour jouer dans des revues. En 1930, elle obtient un premier rôle au cinéma dans « La douceur d’aimer ». Mais elle va se révéler comme chanteuse et fantaisiste en 1932 dans l’opérette « Un soir de réveillon » de Raoul Moretti. A partir de ce moment, elle est engagée dans de nombreuses oeuvres du même genre musical: « O mon bel inconnu » et « Au bonheur des dames » entre autres. Après avoir tourné la fameuse réplique de l’Atmosphère dans « Hotel du Nord », film réalisé par Marcel Carné, elle joue dans « Circonstances atténuantes » de Jean Boyer. Elle interprète la chanson de ce film qui devient un succès: « Comme de bien entendu ».

Et elle enregistre aussi d’autres standards de l’époque comme « La java » ou « Mon homme » qu’elle reprend à la célèbre Mistinguett. Après la seconde guerre mondiale, Arletty est arrêtée pour avoir entretenu une liaison avec un officier allemand. Elle est emprisonnée à Drancy puis à Fresnes. Mais, bien vite, elle reprend le chemin des théâtres et des plateaux de cinéma dans les années 1950 et 1960. En 1966, elle perd la vue et doit se résoudre à interrompre sa carrière artistique. Elle prête néanmoins encore sa voix à de nombreux commentaires de reportages. À partir de 1984, elle soutient activement l’Association des Artistes Aveugles. Elle meurt le 23 juillet 1992 à Paris. Elle est inhumée au cimetière de Courbevoie.
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Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

23 juillet 2004 : Décès du chanteur et comédien Serge REGGIANI à Boulogne-Billancourt (F). Né à Reggio d’Emilie (Italie), le 2 mai 1922, il est le fils d’un coiffeur et d’une ouvrière. A l’âge de huit ans, le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et apparaît aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregister un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès. Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent.

Pour l’écriture de son propre répertoire, l’interprète se tourne alors vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie, Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier. Plus tard, dans les années 1970, il choisira des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle qui lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc. Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani s’adresse à des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984). Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel. En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ». Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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Paul Louka en 2010

23 juillet 2011 : Décès, à Montignies-sur-Sambre, de l’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA. De son vrai patronyme Vital-Paul Delporte, Paul Louka est né à Marcinelle, dans la banlieue de Charleroi, le 23 août 1936. Outre ses qualités d’auteur, de compositeur et d’interprète qui le font connaître du grand public, l’artiste se révèle aussi comédien, écrivain et peintre avant de devenir administrateur-délégué de la société des auteurs et compositeurs belges, la SABAM, de 1996 à 2009. A ce titre, il est aussi le fondateur des « Octaves de la Musique » qui sont, en Belgique francophone, l’équivalent des « Victoires de la Musique » françaises. Frère du peintre Charles Delporte ainsi que du poète Jacques Viesvil qui doit son pseudonyme au nom du village où il réside, Paul Louka était aussi le cousin germain d’Yvan Delporte, personnalité importante de la bande dessinée belge. Après des débuts assez difficiles dans son pays d’origine, c’est une rencontre avec Jacques Brel en 1959 qui va décider Paul Louka à s’installer à Paris. Il va y rester trois ans et se produire dans de nombreux cabarets. Il fait ainsi la connaissance de beaucoup d’artistes comme Raymond Devos ou les Frères Jacques par exemple. Mais, dès 1962, une grande amitié le lie à Georges Brassens dont il effectue de nombreux levers de rideau à Bobino. Le grand regret du saltimbanque reste cependant l’échec du « Centre de la Chanson de Charleroi », projet qu’il a pourtant tenu à bout de bras de 1991 à 1997. Quelques jours avant sa mort survenue à son domicile de Montignies-sur-Sambre, Paul Louka révèle au chanteur belge Johan Verminnen qu’il a le projet d’enregistrer à nouveau un album. Ce dernier aurait dû être commercialisé quelques semaines plus tard, soit quelque quinze ans après la sortie de son deuxième disque compact: une compilation de chansons réenregistrées sous le titre « Temps forts, de Marcinelle à Vas-y-Paulo ». Parmi les chansons qui ont marqué la carrière de Paul Louka, on peut citer, entre autres « Les Mirlitons » (1963), « Marcinelle » (1964), « Le bidule » (1965), « Rendez-vous » (1970), « Tante Sarah »(1972), « Je suis un enfant » (1974), « Ma guitare n’est plus espagnole » (1977), « Je ne suis personne » (1981), « Quelqu’un d’important » (1981), « Vas-y-Paulo » (1984), « Libre sur Sambre » (1990), ou encore « T’en fais pas Néné » (1990). Paul Louka est incinéré le 28 juillet 2011 au crématorium de Gilly. Près d’un millier de personnes assistent à une longue cérémonie d’hommage mise sur pied, à la demande du défunt, par les responsables de la loge maçonnique dont l’artiste faisait partie depuis 1981. Ce grand moment d’émotion est émaillé par des témoignages de la famille, de proches et d’amis du poète-chanteur disparu. Ses musiciens jouent les chansons du défunt et de nombreux enregistrements de Paul Louka sont diffusés pendant l’hommage. Dans l’assistance, outre la présence de quelques hommes et femmes politiques belges, on remarque la présence de musiciens et chanteurs: Philippe Anciaux, Guy Cabay, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Johan Verminnen notamment.

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23 juillet 2011 : Les Francofolies de Spa battent leur plein. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, veuillez cliquer ICI.

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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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