BOUVARD Philippe

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

Le journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. naît le 6 décembre 1929 à Coulommiers. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (où il reçoit en 1971 des artistes comme Mike Brant, Salvatore Adamo, Les Charlots, Nanette Workman, Thierry Le Luron, etc.), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (où il reçoit notamment Daniel Balavoine le 3 avril 1980 sur la chaîne de télé française Antenne 2).
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C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Le 13 septembre 1982, une nouvelle émission est lancée sur Antenne 2 : le Petit Théâtre de Bouvard. Le programme est diffusé en semaine tous les jours vers 19h45 et dure environ 15 minutes. A partir de 1985, la formule du Théâtre de Bouvard s’essouffle et l’émission finit par être remplacée par le Petit Bouvard illustré du 17 mars au 3 juillet 1986 puis par Le nouveau théâtre de Bouvard du 8 septembre 1986 au 28 août 1987.
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Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.
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DASSIN Joe

Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

Fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer, le chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN naît le 5 novembre 1938 à New York. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. Ce sera donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France ensuite. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des cours d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. Parmi ses activités, il y a une figuration dans le film « La loi », réalisé par son père en 1958, qui constitue sa première expérience de chanteur avec l’interprétation de deux titres dans des versions guitare-voix très dépouillées.

En 1962, il est encore figurant dans un autre film de son père Jules Dassin, « Topkapi », mais il n’y chante plus. Il effectue alors un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux.

Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée intitulée « Format 16/20 » à la RTB, la radio télévision belge francophone (à voir en CLIQUANT ICI). Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ».

Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Daltons ».

Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès.

Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry : « Marie-Jeanne ».

Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969).

Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre 1969. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973).

En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques qui le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974).

Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ».

A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour d’un succès très important pour la chanson « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais ce sera la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier.

Il est toujours difficile de sortir indemne d’une telle popularité mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ».

Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 a pour titre « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès.

Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marqué par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ».

En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les quinze ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller.

Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ».

Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dus à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Le coeur de Joe se rappelle à ses mauvais souvenirs et le chanteur multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mis sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et, après avoir été hospitalisé à Neuilly, il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août 1980, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt d’un infarctus du myocarde sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery. Infatigable, l’artiste préparait une comédie musicale pour la rentrée : « Little Italy ». Elle ne sera jamais présentée au public mais certaines des chansons déjà enregistrées feront l’objet d’un album posthume. Le répertoire, très populaires, de Joe Dassin continue à être fredonné par des milliers de personnes. Grâce au maintien de la mémoire assuré par ses fils Julien et Jonathan, les chansons connaissent même de nouvelles versions comme celles remixées avec un orchestre symphonique en 2010 pour les 30 ans de la disparition de l’artiste. Elles inspirent aussi les artistes contemporains comme Hélène Ségara qui enregistre, en 2013, un album de duos virtuels avec le regretté Joe Dassin.

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30 SEPTEMBRE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

30 septembre 1906 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française MIREILLE sous son nom complet de Mireille Hartuch. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Albert Raisner dans les années 1970

30 septembre 1922 : Naissance, à Apolda (Allemagne), de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père, représentant de commerce, français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.

Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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Diane Dufresne en 1987 – Photo (c) C. Cabrol – Kipa

30 septembre 1944 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse, comédienne et peintre Diane DUFRESNE. Lorsque sa mère décède, Diane a quinze ans et elle doit se résoudre à abandonner ses études. Elle rêve toutefois de devenir chanteuse et fait tout pour. En 1962, elle réussit à obtenir un passage sur une scène de Montréal et elle y interprète notamment des chansons de Jacques Brel et Léo Ferré. Mais il lui faut apprendre la technique et la maîtrise vocale chez ces Français dont elle admire les chanteurs. Elle part donc pour Paris où elle s’inscrit aux cours de chant du célèbre Jean Lumière et aux cours d’art dramatique de la non moins célèbre Françoise Rosay. De 1966 à 1968, on retrouve ainsi Diane Dufresne dans les cabarets parisiens de la rive gauche où elle chante les artistes québécois que sont Gilles Vigneault, Claude Léveillée ou Jean-Pierre Ferland. De retour au Québec, elle rencontre le jeune parolier Luc Plamondon qui est bien décidé à lui écrire des chansons sur mesure. Elle enregistre ainsi, en 1972, un premier album au titre prometteur: « Tiens-toé ben, j’arrive ! ». Et le 33 tours va tenir toutes ses promesses. En 1973, elle chante à la Place des Arts de Montréal où elle récolte un succès unanime. L’été de cette année-là, tous les pays francophones fredonnent le « tube » « J’ai rencontré l’homme de ma vie ».

La suite de la carrière de Diane Dufresne est marquée par des chansons très diversifiées dont le point commun est toujours l’autodérision et la provocation. En 1975 sort un deuxième opus qui confirme le talent de l’artiste canadienne: « Sur la même longueur d’ondes ». Et, deux ans plus tard, l’album « Maman si tu m’voyais » lui permet de se produire à l’Olympia de Paris en 1978. Chez elle, au Québec, elle prend l’habitude de proposer des spectacles thématiques où les spectateurs sont invités à se déguiser en fonction du thème de la soirée. Et, à Montréal, elle participe à « Starmania » à la fin des années 1970. Les années 1980 vont confirmer la tendance rock de cette artiste hors du commun qui demande des chansons aux Français Jonasz, Higelin, Gainsbourg et Pierre Grosz. Et la décennie suivante voit la chanteuse s’orienter vers un répertoire plus calme. Dans les années 2000, Diane Dufresne revient quand même au rock et propose une tournée intitulée « En liberté conditionnelle ». Ensuite, elle multiplie les expériences musicales diverses comme, en 2005, la réalisation d’un album et d’une tournée consacrée au compositeur allemand Kurt Weill. En octobre 2006, elle reçoit à Montréal un Félix décerné pour l’ensemble de son oeuvre. Parallèlement à la chanson, Diane Dufresne se consacre alors de plus en plus à sa seconde passion: la peinture. Elle entremêle d’ailleurs subtilement ces deux disciplines artistiques au cours d’un spectacle créé au Canada en 2007. Un an plus tard, elle est à l’affiche des FrancoFolies de Montréal où elle propose une soirée intitulée « Terre planète bleue ». Des expositions de ses peintures sont désormais montées un peu partout dans le monde. Fin 2018, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Meilleur après » et dont les titres sont signés notamment par Cyril Mokaiesh, Catherine Major, Alexandre Beaupain, Daniel Bélanger, Sting, Alexandre Lizotte, Moran et Jean-Phi Goncalves.
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Jeff Bodart – pochette album 2003

30 septembre 1962 : Naissance, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART dont le vrai prénom est Jean-François. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sex Symbol ». Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey Baron rouge » et « Coûte que coûte ». En 1994, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ».

D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des medias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ». Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies de Spa (B) mais aussi à celles de La Rochelle (F) ainsi qu’au défunt festival « Mars en chansons » dans sa ville natale de Charleroi (B). En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste. En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau. Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoît Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) en juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Manu Champagne, Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
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Anthony Delon en 1987 – Photo (c) G. Ransiman

30 septembre 1964 : Naissance, à Los Angeles aux Etats-Unis, du chanteur occasionnel et acteur franco-américain Anthony DELON. Fils d’Alain et de Nathalie Delon, il vit avec eux un an en Californie avant qu’ils ne s’installent en France. Au moment de la séparation de ses parents en 1968, il va vivre avec son parrain et sa marraine car sa mère est très occupée par ses activités artistiques. Son enfance est un peu chaotique et il est envoyé en pension à la campagne. Il s’en évade pour aboutir dans une école parisienne à Saint-Germain-des-Prés. L’adolescence d’Anthony n’est guère plus brillante et il fréquente de nombreux établissements scolaires dont il s’échappe ou est évincé. Jeune adulte, il commence à s’intéresser à la musique et part à Londres pour travailler dans une maison de disques: Island Records. De retour en France, il est arrêté, à l’âge de 18 ans, au volant d’une voiture volée et en possession d’une arme prohibée. A sa sortie de prison, il crée une ligne de blouson de cuir qui marche bien mais ces activités ne vont pas l’extraire d’un milieu où les caïds règlent leurs comptes à coups de pistolets. Il part alors pour New York où il fait des rencontres artistiques intéressantes avec Andy Warhol et Brooke Shields notamment. Le metteur en scène italien Alberto Lattuada le croise aux USA et lui propose un rôle dans le film qu’il va tourner à Rome. Anthony accepte et travaille aussi avec Francesco Rosi. En 1987, il revient à sa passion pour la musique et tente, comme d’autres acteurs, l’aventure de la chanson. Il enregistre un disque 45 tours avec « Qu’elle revienne », un titre peu convaincant et peu joué par les radios. Après un nouveau séjour aux Etats-Unis, il revient finalement vivre en France et s’oriente vers le cinéma, la télévision et le théâtre. Il fait encore un détour du côté de la chanson en 2012 lorsqu’il enregistre le titre « Skype » en duo avec la chanteuse Robert.
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JERONIMO aux Octaves de la Musique à Liège (B) le 8 avril 2014 (c) Passion Chanson

30 septembre 1972 : Naissance, à Liège, du guitariste et chanteur belge Jérôme Mardaga, mieux connu sous le pseudonyme de JERONIMO. Très jeune, il se retrouve engagé comme guitariste dans des groupes de sa région natale. Patiemment, il peaufine ainsi son jeu. Et, un peu par hasard, il se fait connaître du grand public en 2000 lorsque l’une de ses démos intitulée « Mon éternel petit groupe » est diffusée par la radio publique rock de la communauté francophone de Belgique: Radio 21. Il s’affuble alors du pseudonyme de Jéronimo et signe un contrat avec le jeune label indépendant belge Anorak Supersport. Début 2002, un single est envoyé aux radios qui le diffusent très bien: « Ma femme me trompe ». La chanson annonce un album qui est commercialisé quelques semaines plus tard: « Un monde sans moi ». Tout empreint d’un surréalisme typiquement belge, ce premier opus reçoit un accueil très favorable du public et des journalistes. Jéronimo se retrouve alors très vite à l’affiche des grands festivals de l’été: Dour Festival et Francofolies de Spa entre autres. Il fait aussi un détour par le Printemps de Bourges avant de se produire dans toute l’Europe. En novembre 2002, il se produit à Montréal où il est accueilli par le festival du Coup de Coeur Francophone. Par la suite, l’artiste se voit invité à se produire en première partie des concerts du groupe français Indochine. Un disque est alors enregistré en public au Botanique à Bruxelles. Jéronimo assure ensuite le lever de rideau de Cali à l’Olympia de Paris. Ces nombreux voyages permettent au compositeur d’écrire des novelles chansons qui se trouvent réunies sur son deuxième album qui paraît en 2005: « 12h33 ». Les arrangements musicaux y sont différents et diversifiés avec des guitares électriques répondant aux acoustiques. A la fin de l’année, le groupe belge dEUS demande à Jéronimo d’assumer la première partie de sa tournée française qui passe notamment par la salle parisienne de l’Olympia. En novembre 2006, l’album « 12h33 » reçoit le prix Rapsat-Lelièvre à Montréal pendant le festival du Coup de cœur Francophone. Alors que sa carrière se poursuit avec succès, Jérôme participe, en studio, aux projets discographiques de Miam Monster Miam, Sophie Galet, Juan d’Outremont et Jacques Duvall. Par la suite, le musicien rejoint le groupe de Mark Gardener and The Full Band Sonic et cette nouvelle aventure lui permet de composer de nouveaux morceaux qu’il enregistre en Italie en 2007. Quelques mois plus tard, Jérôme rejoint, en tant que guitariste, le chanteur Saint-André qu’il accompagne sur scène pendant quelques mois. Il achève ensuite, en Italie, l’enregistrement des chansons qui vont constituer le nouvel album de Jéronimo qui sort à l’automne 2008: « Mélodies démolies ». La galette numérique est encore différente des précédentes mais on y trouve toujours l’humour décalé qui fait désormais la réputation du chanteur. Tout en y incluant des textes et des thèmes sérieux comme la crise économique de l’époque (« L’argent c’est bien »), les chansons sont plutôt désinvoltes et insouciantes. Le disque n’est pas un succès commercial malgré les nombreux concerts qui vont suivre sa sortie. Et Jérôme Mardaga reprend son job de musicien auprès de Saint-André, Jacques Duvall, Benjamin Schoos et Marc Morgan notamment. Un dernier concert de Jeronimo à Mons (B) en 2010 est censé terminer la carrière de l’artiste sous ce pseudonyme. Mais, après avoir « fait le ménage » autour de lui, Jéronimo reprend le chemin des studios en 2013, année au cours de laquelle sort son quatrième album studio : « Zin zin ». Il prête alors ses talents de guitariste aux chanteurs Olivier Juprelle et Hugo qu’il accompagne sur scène en 2014 et 2015. En 2016, c’est avec Gaëtan Streel que Jérôme joue de la guitare sur scène. En 2018, l’artiste reprend son patronyme intitial de Jérôme Mardaga pour sortir un nouvel album qui a pour titre « Raid Aérien » et qui est en totale rupture avec son travail précédent. Véritable plongée au sein d’un monde imaginaire effrayant, instable et monochrome, l’opus est peuplé d’oiseaux-espions, de paysages où tombe une neige inconnue et où les personnages tentent de survivre dans une lumière glacée et mécanique. Et, sur scène, dans une atmosphère glaciale noire et blanche, seuls les titres agressifs et répétitifs de l’ancien répertoire sont retenus pour se marier au nouveau matériel.

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30 septembre 1975 : Naissance, à Paris, de l’actrice française Marion COTILLARD. Née dans une famille d’artistes comédiens, elle passe son enfance à Alfortville avant de faire ses études à Orléans et à Paris. Elle sort du conservatoire d’Orléans en 1994 avec un premier prix d’art dramatique. Ses premiers films ont pour titre « Highlander » et « Extrême limite » mais c’est « Taxi » qui révèle Marion au grand public. En 2003, le réalisateur Tim Burton l’engage pour tourner dans « Big Fish » qui constitue sa première expérience dans le cinéma américain. Un an plus tard, elle reçoit, à Paris, le César du meilleur second rôle pour sa participation à « Un long dimanche de fiançailles ». En 2007, le réalisateur français Olivier Dahan la préfère à Audrey Tautou pour jouer le rôle d’Edith Piaf dans « La môme ». Le choix est judicieux puisque, grâce à ce film superbe, la comédienne récolte de multiples récompenses dont un César en France. Aux Etats-Unis, on lui remet un Golden Globe et, surtout, l’Oscar de la meilleure actrice en 2008. La même année, un documentaire, « Mon clown », est réalisé par Bastien Duval: il relate la vie de Marion Cotillard pendant la promotion mondiale du film « La môme » pendant un an. Elle poursuit une carrière cinématographique intense et se donne le temps, en 2010, d’enregistrer une chanson en anglais pour une publicité de Dior: « The eyes of Mars ». Car Marion Cotillard est aussi chanteuse et bassiste. Fin 2010, elle accompagne le groupe Yodelice, avec Maxim Nucci, sur les routes de France sous le pseudonyme de Simone.
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12 SEPTEMBRE

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

12 septembre 1888 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Elevé dans la plus pure tradition du titi parisien et digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.

Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie, avec ironie, le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes avant de disparaître mystérieusement et de revenir à Paris à la Libération. Il sera un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais, en fait, il explique alors que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya. Ils auraient d’abord vécu à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Quatre ans plus tard, il parraine une toute jeune chanteuse qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois plus tard, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Mathé Altéry dans les années 1960 - Photo (c) Sam Levin

Mathé Altéry dans les années 1960 – Photo (c) Sam Levin

12 septembre 1927 : Naissance, à Paris, de la chanteuse soprano française Mathé ALTERY sous le vrai nom de Marie-Thérèse Altare. Elle est élevée dans le milieu artistique puisqu’elle est la fille du ténor Mario Altéry et la petite-nièce de Juliette Wermetz qui fut, notamment, la partenaire de Caruso à la Scala de Milan. C’est très jeune que Marie-Thérèse commence à chanter à Cherbourg où son père travaille alors. Elle devient rapidement une vedette locale et se lance dans des études musicales classiques. En 1950, elle est engagée comme choriste au Théâtre du Châtelet à Paris où elle est à l’affiche de l’opérette « Annie du Far-West ». Poursuivant son chemin artistique vers la reconnaissance, elle se distingue lors d’un concours de chanson organisé à Deauville en 1953. Le chef d’orchestre Raymond Legrand est de ceux qui la remarquent et il lui fait enregistrer la chanson « Les belles de nuit » du film réalisé par René Clair. De rencontres en rencontres, Mathé Altéry finit par décrocher sa participation au premier Concours Eurovision de la chanson organisé à Lugano en 1956. Elle y représente la France aux côtés de la chanteuse Dany Dauberson. Elle y interprète « Le Temps perdu ».

Peu de temps après, elle se lance dans l’enregistrement de plusieurs disques de la série des treize: treize vieilles valses, treize airs d’opérette, treize valses de Vienne, etc. Parmi ces albums, celui des treize mélodies de la Belle Epoque remporte le prix de l’Académie Charles-Cros en 1957. Dans les années 1960, Mathé Altéry est la voix française de plusieurs comédies musicales américaines. Elle double ainsi Julie Andrews dans « La Mélodie du bonheur » en 1966 et Audrey Hepburn dans « My Fair Lady ». Elle est alors sollicitée pour chanter à Las Vegas mais elle refuse et préfère rester en France pour raisons sentimentales et un mariage célébré en 1966. La chanteuse effectue cependant de nombreuses tournées à l’étranger: au Canada, en Afrique du Sud ou en Scandinavie entre autres. De retour à Paris en 1970, elle est à l’affiche de l’opérette « Bon week-end Conchita » de Roland Arday. En 1975, elle enregistre des duos célèbres sur un album avec avec Lucien Lupi. Par la suite, Mathé Altéry se fait plus discrète sur scène: elle annonce, en 1988, qu’elle fait ses adieux en jouant dans « Rêves de Vienne » de Francis Lopez au théâtre parisien de l’Eldorado. Mais, le mercredi 7 décembre 1993, elle est à l’affiche des « Refrains oubliés du bonheur », un spectacle destiné aux seniors au Théâtre Royal de Mons en Belgique. C’est l’époque où les téléspectateurs français peuvent la revoir régulièrement dans les émissions de Pascal Sevran: « La chance aux chansons » et « Chanter la vie ». Fin de l’année 2006, elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur française pour 57 ans d’activités professionnelles et artistiques. Avec l’apparition du disque compact à la fin des années 1980, de nombreuses compilations nous permettent de retrouver ses grands succès en version originale digitale restaurée.
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CARAVELLI en 1975 – Photo (c) H. Tullio

12 septembre 1930 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre et compositeur français CARAVELLI sous le nom de Claude Vasori. D’un père italien et d’une mère française, il apprend tôt la musique et se destine à en faire son métier. Et c’est à 26 ans qu’il songe sérieusement, sur les conseils du chef d’orchestre Ray Ventura, à fonder sa propre formation musicale. S’inspirant de l’avion « Caravelle » popularisé par la compagnie Air France, il décide de prendre pour pseudonyme le nom de Caravelli, question de sonner plus « italien ». Dès 1959, il commence à enregistrer des disques qui reprennent, de manière instrumentale, les grands succès du moment. Dans les années 1970, Caravelli enregistre un 33 tours tous les trois mois. Tous ses albums contiennent aussi, à chaque fois, un titre personnel composé par le chef d’orchestre. Parcourir la discographie de Caravelli permet ainsi d’établir un rapide panorama de la chanson française d’une certaine époque. Mais elle procure aussi l’occasion de se rendre compte de la richesse musicale de certaines mélodies qui tiennent très bien la route sans texte. En 1970, il est l’arrangeur des musiques du film « L’homme qui vient de la nuit » dont les chansons sont interprétées par Ivan Rebroff. Sur disque, il accompagne aussi les vedettes de la chanson française et de l’opérette comme Maurice Chevalier, Charles Trenet ou José Todaro. En 1973, Caravelli compose la chanson « Laisse-moi le temps » avec laquelle Romuald représente la France au festival chilien de Vina del Mar. Dans sa version anglaise, cette chanson sera ensuite enregistrée par Frank Sinatra sous le titre « Let me try again ». Dans les années 1970, Caravelli est parfois appelé à remplacer le chef d’orchestre Raymond Lefèvre au cours de quelques émissions télévisées françaises de Guy Lux. Et la formation musicale parcourt aussi les routes de France et de Belgique pour se produire en concert à la fin des années 1970. En Belgique, où Claude Vasori recrute souvent ses musiciens, il est alors l’orchestre officiel d’une émission baptisée « Nos plus belles années » présentée par Jean-Claude Menessier à la RTBF, la télévision publique francophone. S’adaptant sans cesse aux nouvelles technologies et aux sonorités contemporaines, Caravelli fait évoluer son orchestre et y introduit des instruments électroniques dans les années 1980. A la fin de l’année 2002, il enregistre à Bruxelles ce qui sera son dernier album dont le titre est celui d’une chanson de Céline Dion: « A new day has come ». Le chef d’orchestre meurt le 1er avril 2019 au Cannet.

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Michel Drucker – Photo (c) France 2 Pascalito

12 septembre 1942 : Naissance, à Vire, en Normandie, de l’animateur et producteur français Michel DRUCKER. Il est le fils d’un médecin de campagne juif d’origine roumaine installé dans le Calvados et d’une Autrichienne native de Vienne. Plutôt cancre appréciant la proximité du poêle à l’école, il ne fait pas des études remarquables mais il nourrit une passion pour le sport qui va l’amener à se rendre à Paris après son service militaire accompli à Compiègne et dans la capitale française. Il se fait engager à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Français en 1964. Il y est d’abord reporter sportif dirigé par Léon Zitrone, Pierre Desgraupes, Georges De Caunes et Roger Couderc. Et, malgré une courte apparition comme présentateur de l’émission musicale de variétés « Tilt » en 1964, il reste, jusqu’en 1975, cantonné dans le secteur des émissions sportives. Puis, il décide de consacrer ses émissions au show-business et à ceux qui font l’actualité de la chanson et du cinéma. Ses programmes ont d’abord pour titre « Les rendez-vous du dimanche ». Et c’est aux commandes de cette émission qu’il a la triste tâche d’annoncer le décès de Claude François le samedi 11 mars 1978 alors qu’il attend le chanteur pour des ultimes répétitions. Ensuite, il y a « Stars » sur TF1 puis, à partir de 1982, la mythique émission « Champs-Élysées » sur Antenne 2. Avec ces émissions, Drucker obtient une popularité et une notoriété qui lui permettent de recevoir des stars internationales mais aussi de partager l’amitié d’artistes comme Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean Ferrat, Salvatore Adamo ou Serge Gainsbourg. Epoux de l’ex-chanteuse et danseuse Dany Saval, il crée en 1984 la société de productions DMD (Dany et Michel Drucker). En même temps que cette carrière télévisuelle, Michel Drucker entame des activités radiophoniques à Paris sur RTL d’abord (« La Grande Parade » de 1976 à 1982) puis sur Europe 1 de 1983 à 1987. En 1990, le nouveau président d’Antenne 2 n’est guère inspiré en déclarant Drucker « has been ». Le producteur se tourne alors vers la chaîne privée TF1 où il obtient un succès considérable avec « Stars 90 ». En 1994, la chaîne publique Antenne 2 est devenue France 2 et Michel Drucker y revient pour un talk show quotidien de début de soirée où il révèle au grand public des artistes comme Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Cette émission intitulée « Studio Gabriel », du nom du Pavillon Gabriel que DMD Productions a acheté à deux pas de la Place de la Concorde, s’arrête en 1997. Un an plus tard, alors que l’état de santé de Jacques Martin ne lui permet plus d’assurer les programmes du dimanche après-midi sur France 2, c’est Drucker qui est sollicité et, le 20 septembre 1998, il présente le premier « Vivement dimanche ». Dans le même temps, l’animateur présente aussi des émissions ponctuelles et des soirées prestigieuses comme les remises de Molières, de Césars ou de Victoires de la Musique. De 2006 à 2007, il tente une nouvelle aventure un samedi soir par mois avec « Tenue de soirée » réalisée à chaque fois dans une ville différente sous un chapiteau transparent. Mais l’expérience s’arrête par manque de moyens. Le 20 mai 2006, il se trouve à Athènes pour commenter le concours Eurovision de la chanson pour la première fois. En 2008 et 2009, il revient à la radio dans les studios d’Europe 1. Puis, à la surprise générale, vingt ans après son interruption, il reprend, de manière très éphémère, l’émission « Champs-Elysées » le 13 novembre 2010. En 2012, il devient le présentateur d’une émission mensuelle sur France 2: « Le grand show ». Il y accueille à chaque fois une vedette de la chanson qui est la star de l’émission: Johnny Hallyday, Céline Dion, Florent Pagny ou Patrick Bruel, entre autres, en sont les invités. Durant le mois d’août 2014, il co-anime avec la présentatrice canadienne Julie Snyder un talk-show franco-québécois qui a pour titre « L’été indien ». Le couple y accueille des artistes comme Stromae, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Céline Dion, Patrick Bruel, Ginette Reno, Garou, Coeur de Pirate, Roch Voisine, Lynda Lemay, Robert Charlebois, etc. Très proche des artistes et des chanteurs, Michel Drucker n’a jamais caché son envie d’interpréter une chanson de temps à autre dans ses émissions. Il a ainsi participé de manière très brève à l’enregistrement de quelques chansons caritatives comme « La chanson des Enfoirés » en 1986, « Pour toi Arménie » en 1989, « Roumanie le soleil se lève à l’Est » en 1990 et « Un geste pour Haïti » en 2010. En 2015, l’animateur va plus loin en osant interpréter seul une chanson de Jean Ferrat qui lui tient particulièrement à coeur : « Nul ne guérit de son enfance ».

Puis, il annonce vouloir franchir un pas artistique de plus en préparant un « one-man show » qu’il compte présenter dans toute la France. Et, en juin 2016, il présente la dernière émission « Vivement dimanche » de l’après-midi. A partir de mois de septembre suivant en effet, Michel Drucker est toujours bien là le dimanche sur France 2 mais en avant-soirée pour un talk-show allongé. L’histoire n’est cependant qu’un éternel recommencement et, en septembre 2018, après avoir essayé d’autres formules sans succès, les dirigeants de France 2 demandent à Michel Drucker de reprendre les « Vivement Dimanche » de l’après-midi. Parallèlement à ces aventures télévisuelles, le fringant septuagénaire semble avoir pris goût au « stand up » dont il a décliné, depuis 2015, de nouvelles versions.
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Mylène Farmer en 1987 – Photo (c) Elsa Trillat

12 septembre 1961 : Naissance, à Pierrefonds au Québec, de la chanteuse française Mylène FARMER dont le vrai nom est Gautier. Son père est un ingénieur en ponts et chaussées français alors envoyé au Canada pour participer à la réalisation d’un barrage. Le travail est important et long et, du coup, toute la famille va s’installer au Québec où Mylène passe les huit premières années de sa vie. Ensuite, c’est le retour en France où tout le monde emménage à Ville d’Avray près de Paris. L’adolescence de Mylène se déroule entre Paris et la Bretagne où elle passe régulièrement ses vacances. Elle veut alors s’orienter vers l’équitation et devenir monitrice. Mais, finalement, c’est au cours Florent à Paris qu’elle aboutit avec l’ambition de devenir comédienne. Elle effectue alors divers petits boulots pour vivre. Après une brève carrière de mannequin, elle est engagée, au cours d’un casting en 1984, par Laurent Boutonnat pour devenir l’interprète d’un titre qu’il a composé et qu’il produit: « Maman a tort ». Elle décide alors de prendre un pseudonyme et elle choisit le nom d’une actrice américaine des années 1930: Frances Farmer. Le disque est apprécié des radios et devient un grand succès populaire. Un deuxième 45 tours est enregistré chez RCA en 1985 mais le titre « On est tous des imbéciles » marche moins bien que le premier et la firme de disques rend son contrat à Mylène Farmer. Du coup, son troisième vinyle sort chez Polydor à la fin de l’année 1985: « Plus grandir » n’est à nouveau pas un grand succès. Tout va changer en 1986 avec la commercialisation du premier album de Mylène Farmer qui va être porté par la chanson « Libertine ». La sortie du 45 tours est appuyée par un clip video tourné avec beaucoup de moyens et où la chanteuse rousse apparaît nue. Le morceau est un véritable « tube » et lance réellement la carrière de l’artiste. Dans la foulée, Mylène Farmer va voguer de succès en succès avec des titres comme « Tristana » (1987), « Sans contrefaçon » (1987), « Pourvu qu’elles soient douces » (1988), « Ainsi soit-je » (1988), « Désenchantée » (1991), « Je t’aime mélancolie » (1991), etc. La chanteuse amasse aussi les récompenses diverses comme les Victoires de la Musique par exemple. En 1989, Mylène Farmer fait ses premiers pas sur scène et elle innove totalement en présentant un spectacle chorégraphié et scénarisé. La tournée qui suit cette première expérience est un véritable triomphe public. Depuis, la carrière de la chanteuse s’est poursuivie d’une manière plutôt linéaire avec des albums au succès constant et des tournées de mega-concerts à guichets fermés. Entre 1986 et 2012, l’artiste a enregistré neuf albums en studio dont le dernier a pour titre « Monkey me ». Un nouvel opus, « Interstellaires », est commercialisé fin 2015 et il est annoncé par un single interprété en duo avec Sting: « Stolen car ». Il marque un nouveau tournant dans la carrière de Mylène: l’abandon de Laurent Boutonnat en tant que compositeur. En mars 2017, après plus de 30 ans de collaboration, l’artiste quitte la firme phonographique Polydor et Universal Music pour enregistrer son prochain album chez Sony Music. Ce nouvel opus se fait cependant attendre mais il est toutefois annoncé par deux titres sortis début 2018: « Rolling Stone » et « N’oublie pas », un duo avec la chanteuse LP. L’album est finalement commercialisé sous le titre « Désobéissance » à la fin du mois de septembre 2018. Le succès est fulgurant et entraîne une série de neuf concerts qui ont lieu uniquement, en juin 2019, à la Défense Arena de Paris parce que l’énorme infrastructure n’est pas transportable.
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Jonatan CERRADA en 2003

12 septembre 1985 : Naissance, à Liège, du chanteur et acteur belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA. Tout petit, Jonatan est passionné de musique et, à l’âge de dix ans, il apprend les bases du classique à l’Opéra Royal de Wallonie basé dans ville natale. Quelques mois plus tard, il s’inscrit et se fait remarquer au concours télévisé belge « Pour la Gloire » diffusé sur la chaîne publique francophone RTBF. Il se produit alors de plus en plus pour des concerts et il suit des cours d’art dramatique pendant trois ans. A la fin de l’année 2002, Jonatan est sélectionné pour une audition bruxelloise du télé-crochet de la châine privée française M6 : « A la recherche de la nouvelle star ». Il y interprète la chanson « Suerte » de Shakira, la version espagnole « de Whenever, Wherever ». Le jury, composé d’André Manoukian, Dove Attia, Varda Kakon et Lionel Florence, est séduit et lui permet de participer pleinement au programme. Il fait donc ainsi partie des onze chanteurs concourant lors des neuf émissions se déroulant au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne et diffusés en direct. Il remporte la première saison du télé-crochet le 10 juillet 2003 en battant Thierry Amiel en finale. Après la sortie d’un disque où il figure aux côtés des autres candidats pour chanter « Laissons entrer le soleil », Jonatan sort son premier véritable single en solo sous son simple prénom et interprète « Je voulais te dire que je t’attends » de Michel Jonasz. dans la foulée, le jeune artiste enregistre son premier album qui a pour titre « Siempre 23 » et dont 65.000 copies sont rapidement vendues. Il assure alors la première partie de la tournée d’Eros Ramazzotti dans les pays francophones avant de se présenter seul devant le public parisien de l’Olympia à deux reprises. Il chante aussi un peu partout en France, en Belgique et en Suisse. En 2004, Jonatan est choisi pour représenter la france au 49e Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule en mai à Istanbul en Turquie. Soutenu par une chorégraphie signée Kamel Ouali, il interprète « A chaque pas » et se classe 15e sur 24. Un an plus tard, le chanteur enregistre un titre de la bande originale du film « Robots » : « Mon paradis ». Le deuxième opus de Jonatan Cerrada est commercialisé en juin 2005. Il a pour titre « La preuve du contraire » et quelques chansons sont composées, notamment, par Henri Salvador. Il se vend à près de 30.000 exemplaires. A la fin de 2006, il met en ligne sur le web, pour être téléchargée légalement, la chanson « Ruban Noir » qui est un hommage à sa cousine victime des attentats de Madrid de mars 2004. L’année suivante, il joue le personnage d’Arthur Rimbaud dans une comédie musicale et, en 2008, il fait partie de l’aventure du spectacle musical consacré aux chansons de Charles Aznavour sur une idée de Laurent Ruquier : « Je m’voyais déjà ». Diane Tell, Véronique Rivière, Arno Diem et Pablo Villafranca participent aussi à ce spectacle présenté à Paris du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 puis du 12 février au 12 avril 2009, avant la France, la Belgique et la Suisse. En 2010, il commence à préparer un troisième album qui tarde à se concrétiser. Et, quatre ans plus tard, le chanteur déclare abandonner le projet ainsi que la musique, trop bouleversé par le décès inopiné de son frère Julien dans un accident de travail. Il décide alors de quitter l’Europe pour s’installer en Indonésie où la passion de la musique va le reprendre en 2017 avec l’enregistrement d’un album en français, anglais et indonésien. Il s’appelle désormais Jonatan Lelaki Lain Di Hati et interprète, en 2018, le thème principal du film indonésien « Liam Dan Laila » dont il est l’acteur vedette.
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Claude Semal en 2006

12 septembre 2006 : l’auteur-compositeur-interprète belge Claude SEMAL est sur la scène du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Jusqu’au samedi 16, il y présente « Enfant de solo », un seul-en-scène plein d’histoires et de chansons, avec une guitare électrique pour Rossinante et un poisson rouge pour rossignol. Le spectacle est mis en scène par Laurence Warin.

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12 septembre 2015 : Le festival « Alors, Chante » qui avait lieu depuis 30 ans à Montauban (F) n’y a pas été organisé en mai. L’événement étant déplacé à Castelsarrazin, il n’a pas été possible d’organiser l’édition 2015 dan un délai aussi court. L’équipe du festival a donc choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Une multitude d’artistes s’y retrouveront dans des duos, des trios, voire plus, pour y présenter des versions inédites du répertoire de la chanson francophone: Pierre Perret, Bénabar, Francis Cabrel, Amélie-les-Crayons, Benoît Dorémus, Zaza Fournier, Jean Guidoni, Alexis HK, Juliette, Renan Luce, Carmen Maria Vega, Cyril Mokaïech, les Ogres de Barback, Sanseverino, Anne Sylvestre, etc.
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Rachid Taha en 1998

12 septembre 2018 : Décès, à Paris, du chanteur algérien Rachid TAHA d’une crise cardiaque la nuit pendant qu’il dormait à son domicile. Né le 18 septembre 1958 à Saint-Denis-du-Sig (aujourd’hui Sig) près d’Oran en Algérie, le jeune Rachid déménage pour l’Alsace où il suit ses parents à l’âge de dix ans. Il vit ensuite quelque temps dans les Vosges où sa scolarité est plutôt turbulente. C’est à ce moment qu’il apprend à écrire et à parler l’arabe littéraire en écoutant les chansons de la célèbre Oum Kalsoum. Il suit alors des études de comptabilité et accomplit divers petits boulots avant de s’installer à Lyon où il finit par travailler en usine. Il rencontre alors Mohammed Moktar Amini qui est passionné de musique comme lui et, ensemble, ils fondent le groupe « Carte de Séjour ». Ils sont rejoints, en 1982, par Jérôme Savy et ils  enregistrent leur premier album, « Rhorhomanie », en 1984. Leur répertoire prône l’intégration et la tolérance envers les immigrés. Le groupe connaît son premier grand succès en 1986 avec la reprise, formidablement personnelle et significative, de la chanson « Douce France » de Charles Trenet. L’aventure de « Carte de Séjour » s’arrête en 1989 et Rachid Taha poursuit sa route seul en enregistrant un premier album intitulé « Barbès » en 1991. Le succès est certain mais il atteint vraiment son paroxysme en 1998 avec la chanson « Ya Rayah ». La même année, il enregistre sur un album le spectacle qu’il a partagé avec Khaled et Faudel: « 1,2,3 Soleils ». Les opus suivants de Rachid Taha reçoivent tous un bon accueil des médias et du public: « Tékitoi » (2004), « Diwan 2 » (2006), « Bonjour » (2009) ou encore « Zoom » (2013).
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