14 OCTOBRE

14 octobre 1967 : Naissance, à Saint-Denis de la Réunion de l’auteur, compositeur et interprète français  Gérald DE PALMAS sous le nom de Gérald Gardrinier. Son père est géomètre breton et sa mère est prof de français réunionnaise. Ses parents quittent la Réunion pour la métropole et s’installent à Aix-en-Provence alors qu’il a dix ans. Adolescent, il craque pour la musique ska mais découvre aussi la new wave avec des groupes comme Level 42. Il apprend à jouer de la basse. Et c’est comme bassiste et chanteur qu’il rejoint le groupe « Les Valentins » en 1985 qui devient, du coup, les Max Valentin. Avec Gérald, le groupe enregistre deux 45 tours qui contiennent, notamment, les chansons « Les maux dits » et « Printemps parapluie ».

Une rencontre avec Etienne Daho leur permet d’être produits par ce dernier. Mais le groupe bat de l’aile et manque de cohésion. Gérald envisage alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en prenant pour nom de scène celui de sa grand-mère maternelle: De Palmas. Mais le chemin n’est pas facile et, voulant absolument pratiquer le genre musical qu’il préfère, l’artiste n’est pas disposé à faire de grandes concessions. Il compose ainsi des chansons seul pendant des années avant de se présenter à un concours proposé par la chaîne télé musicale française M6. Il remporte le « Talent de Demain » et se voit tout de suite enregistrer un premier album avec ses chansons en attente. Sur cet album, dont le titre générique est « La Dernière Année », se trouve le « tube » « Sur la route » qui lui vaut la Victoire de la musique de la révélation masculine de l’année en 1995.

Ce succès énorme, auquel Gérald n’est pas préparé, lui joue un vilain tour. Sous la pression médiatique, il entre rapidement en studio pour enregistrer un deuxième album intitulé « Les Lois de la Nature ». Mais cet opus ne remporte pas le succès attendu et l’artiste se sent abandonné par le public et les medias qui l’adulaient quelques mois plus tôt. Gérald De Palmas se fait alors discret pendant quelques années: jusqu’en 2000. Cette année-là, Jean-Jacques Goldman décide de l’aider en lui écrivant le texte de l’une de ses nouvelles compositions: « J’en rêve encore ». Pour le reste des chansons de l’album « Marcher dans le sable », c’est Gérald lui-même qui s’en charge. Et c’est le retour du succès. En 2002, après avoir reçu une Victoire de la Musique, il part en tournée pour six mois. Parmi les bonnes nouvelles, il y a aussi cette chanson, « Tomber », que Maxime Le Forestier lui a écrite et que Céline Dion décide d’enregistrer en anglais sous le titre « Ten days ». Après un disque « live » de sa tournée paru en 2002, De Palmas entre à nouveau en studio pour sortir, en 2004, l’album « Un homme sans racines ». Le CD obtient un succès mitigé et Gérald entre en conflit avec sa maison de disques. Et, de nouveau, l’album suivant tarde à sortir puisqu’il n’est commercialisé qu’en novembre 2009. Le single qui l’annonce a pour titre « Au bord de l’eau » et reçoit un accueil sympathique sans plus. Ce cinquième album de De Palmas contient encore deux singles, « Dans une larme » et « Mon cœur ne bat plus », et un duo avec Eagle-Eye Cherry: « Pandora’s Box ». En 2011 sort une double compilation de ses succès comportant un titre inédit: « L’étranger ». Au printemps et à l’automne 2013, les chansons « Serait-il ? » et « Je me souviens de tout » annoncent le septième album de De Palmas qui sort en novembre. L’opus suivant a pour titre « La beauté du geste » et est commercialisé au printemps 2016.

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François Béranger en 1970 – Photo (c) Marc Garanger

14 octobre 2003 : Décès à Sauve, dans le Gard, du chanteur français François BERANGER à l’âge de 66 ans. Né le 28 août 1937 à Amilly, il se fait embaucher à seize ans pour travailler dans l’usine automobile Renault à Boulogne-Billancourt. Il quitte ce boulot quelques années plus tard pour s’engager dans une troupe de théâtre itinérant: la Roulotte. Il est ensuite appelé à combattre pour la France durant la guerre d’Algérie. A son retour au pays, il retravaille un peu chez Renault avant de trouver un job à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Françaises, et de se lancer dans la chanson. Avec son écriture particulière qui annonce l’arrivée d’artistes comme Renaud, il se retrouve dans un nouveau courant de la chanson française qui, au début des années 1970, va faire connaître des chanteurs et chanteuses comme Catherine Ribeiro ou Michel Buhler. L’artiste va se faire connaître par des titres comme « Tranche de vie », « Participe présent » ou « Canal 19 ».

L’un de ses plus brillants morceaux reste « Mamadou m’a dit » qui allie subtilement une musique guillerette et légère à un sujet grave et préoccupant. La décennie 1990 éloigne François Béranger des programmations radiophoniques alors que les radios libres du début des années 1980 avaient plutôt mis en lumière ses talents divers. Il enregistre aussi, dans les années 1990, une version très personnelle et étonnante de « La Marseillaise ». Et puis, peu de temps avant son décès, il consacre tout un album au répertoire du chanteur québécois Félix Leclerc. L’opus sort d’ailleurs à titre posthume. Quant à la dernière apparition sur scène de Béranger, elle a lieu à Paris, à la Cigale, lors d’un concert de Sanseverino en 2002 où il chante avec lui « Le Tango de l’ennui ». Vaincu par un cancer, François Béranger s’éteint chez lui le 14 octobre 2003 à Sauve, dans le Gard (F), à 66 ans. Le 17 octobre 2003, il est inhumé au cimetière de Castelnau-le-Lez.
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