RAISNER Albert

Albert Raisner dans les années 1970

L’harmoniciste, compositeur, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER naît le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père représentant de commerce français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie quand il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ».
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Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yés » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles.
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Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.
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Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande en 1966), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France.
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L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1970. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979.
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A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990.
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Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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10 JUILLET

Marc Charlan en 1975 – Photo (c) C. Gautrat

10 juillet 1949 : Naissance, à Rothéneuf, près de Saint-Malo, du chanteur français Marc CHARLAN, né sous le nom de Jean-Marc Vignon. Son pseudonyme de Charlan lui vient de son arrière grand-mère dont c’était le nom. Ses parents, érudits, ne le destinent pas nécessairement à une carrière artistique et à la musique de variétés rock. Mais, avant d’en arriver là, il effectue d’abord un stage de journaliste radio à RTL Paris en 1968. Puis, il se tourne vers l’animation et présente des émissions d’avant soirée à Radio Monte Carlo en 1969. Il effectue ensuite un court passage à la télévision française en présentant, sur la première chaîne, l’émission « Samedi et Compagnie » où il accueille, notamment, Jimi Hendrix. Enfin, au fil des rencontres, il fait la connaissance de quelques musiciens et s’oriente vers la chanson. Ainsi, en 1973, il enregistre un premier 45 tours sans prétention sérieuse où se trouvent « Petite amie » et « Moi je m’en fous ». Mais la surprise arrive en 1974 avec un premier succès, un rock endiablé qui est très diffusé sur les radios françaises: « Ma p’tite Irène ».

Dans les mois qui suivent, Marc Charlan enregistre un autre titre plein d’humour: « C’car de Stains » (avec un jeu de mots évoquant le nom du président français de l’époque Giscard d’Estaing) qui récolte aussi un joli score. Par la suite, l’artiste multiplie ses activités artistiques mais continue à commercialiser des 45 tours de diverses factures. En 1982, sous le pseudonyme de Rocky Chignolle, il chante « Olivia » qu’il a déjà enregistrée sous le nom de Marc Charlan en 1979. En 1990, il sort encore un 45-tours avec le titre « Hola que tal ».
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ANDREX en 1959

10 juillet 1989 : Décès du chanteur et acteur ANDREX d’une attaque cardiaque à Paris. André Jaubert, dit Andrex, naît à Marseille le 23 janvier 1907. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. Andrex débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001. En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions télévisées françaises de Guy Lux.

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Clara Luciani en 2018

10 juillet 1992 : Naissance, à Martigues, de l’auteure-compositrice-interprète et musicienne française Clara LUCIANI. D’origine corse, Clara vit ses premières années à Septèmes-les-Vallons, dans la banlieue de Marseille. Après des études de base plutôt bien suivies, elle étudie l’histoire de l’art et rêve de jouer de la musique. En attendant de se lancer véritablement dans la vie professionnelle qu’elle aura choisie, elle effectue des petits boulots comme pizzaïola, baby sitter ou vendeuse. Plus que jamais passionnée de musique, Clara a 19 ans lorsqu’elle rencontre le groupe « La Femme » dont les membres lui permettent d’enregistrer deux chansons de l’album « Psycho Tropical Berlin » commercialisé en 2013. Après cette première expérience très enrichissante, elle quitte la formation et poursuit son voyage musical en créant, avec Maxime Sokolinski, le duo « Hologram ». Clara commence alors à composer quelques chansons mais elle veut avant tout apprendre les ficelles du métier en devenant musicienne pour Raphaël au cours de sa tournée qui a lieu en 2015 et 2016. Elle se décide alors à enregistrer quatre de ses compositions sur un disque qui sort en 2017 sous le titre « Monstre d’amour ». Au même moment, elle assure, en tant que chanteuse cette fois, la première partie des concerts de Benjamin Biolay. Encouragée, elle prépare alors un véritable album (« Sainte-Victoire ») qui est placé chez les disquaires en avril 2018 et qui est annoncé en radio par la chanson « La grenade » qui devient très vite un grand succès. Cette rapide popularité l’amène à proposer des concerts en solo et à remporter la Victoire de la Musique de la catégorie « Révélation scène » le 8 février 2019 à Paris.

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Pipo Adamo au début des années 2000

Pipo Adamo au début des années 2000

10 juillet 2005 : Décès, à l’âge de 51 ans et d’un cancer, du chanteur et musicien belge d’origine italienne Pipo ADAMO, frère de Salvatore. Contrairement à son frère aîné né en Sicile à Comiso, c’est à Jemappes, en Belgique, que Giuseppe naît le 18 septembre 1953. Il s’appelle Guiseppe mais, dès son plus jeune âge, tout le monde le connaît sous le nom de Pipo. Pendant des années, il est deuxième guitare dans le groupe de musiciens de son frère. De plus, Pipo nourrit une véritable passion pour le blues qui le pousse à enregistrer quatre disques en français avec des chansons de sa composition même si Salvatore lui en donne deux en 1985: « Sacré vieux rock’n’roll » et « Roule dans la nuit ». Au début des années 2010, un disque compact posthume est sorti en édition limitée avec 14 titres enregistrés par Pipo depuis les années 1980. On y retrouve notamment les chansons ici précitées mais aussi le célèbre « Inch’Allah » repris à son grand frère.

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Lily Vincent dans les années 1960

10 juillet 2009 : Décès de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt, à l’âge de 83 ans. Née le 1er mai 1926 à Schaerbeek (Bruxelles), l’artiste avait reçu en 2003 la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle avait auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. En 1953, Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la fameuse série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960.

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