5 DECEMBRE

5 décembre 1889 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DAMIA sous le nom de Marie-Louise Damien. La petite fille vit ses premières années dans les Vosges avant que ses parents ne s’installent à Paris où son père devient agent de police. Elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on a appelée « la tragédienne de la chanson » fléchit. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Il s’agit là de l’une des dernières apparitions de la chanteuse sur scène puisqu’elle décide alors de quitter le monde de la chanson. Damia, qui a aussi été actrice dans le film « Napoléon » d’Abel Gance en 1927, réitère cette expérience cinématographique en tournant dans « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956. En 1963, l’album compilation de ses grands succès intitulé « Les Belles années du music-hall » reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Damia décède le 30 janvier 1978 à La Celle-Saint-Cloud à la suite d’une chute sur les voies du métro. Sa dépouille repose au cimetière de Pantin.
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José CARRERAS

José CARRERAS

5 décembre 1946 : Naissance, à Barcelone, du ténor espagnol José CARRERAS. C’est très tôt que le jeune José montre un talent certain pour la musique. A huit ans déjà, il chante un extrait de l’opéra « Rigoletto », « Comme la plume au vent », au micro de la radio espagnole. Trois ans plus tard, il est sur la scène du Grand Théâtre du Liceu à Barcelone pour figurer dans « El retablo de Maese Pedro » de Manuel de Falla et « La Bohème » de Puccini. Le jeune José est talentueux et ambitieux mais il lui manque une formation qu’il va trouver au Conservatoire de musique du Liceu à Barcelone. Au terme de ces études, il décroche un premier rôle de ténor aux côtés de la soprano espagnole Montserrat Caballé dans « Norma » de Bellini. La cantatrice est touchée par la personnalité et le talent de Carreras et elle va l’aider à décrocher de nombreux rôles par la suite. Avec une première prestation à Londres en 1971, la carrière internationale de José Carreras est lancée et elle se poursuit aux Etats-Unis en 1972 puis à Vienne notamment. En 1974, alors qu’il n’a que 28 ans, le ténor a déjà interprété 24 rôles différents sur les scènes du monde entier. Et sa carrière se poursuit ainsi de manière ascendante jusqu’en 1987. Cette année-là, José Carreras apprend qu’il souffre d’une leucémie aiguë. Il interrompt ses activités artistiques pendant plus d’un an et en profite pour metttre sur pied une fondation de soutien à la recherche sur la leucémie: la José Carreras International Leukaemia Foundation. En 1990, de retour sur scène, l’artiste se joint à deux autres géants du bel canto, Luciano Pavarotti et Placido Domingo, pour proposer ensemble le spectacle des « Trois Ténors » à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football à Rome. Avec une moyenne de 60 concerts par an, José Carreras poursuit son chemin dans les théâtres d’Italie, de Chine, de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Autriche entre autres. Mais, en 2009, il déclare être trop fatigué pour encore jouer des rôles dans des opéras et donne sa préférence à la présentation de récitals. Si José Carreras a toujours inscrit à son répertoire des rôles français comme Faust et Roméo et Juliette (de Charles Gounod), Carmen (de Georges Bizet), Samson et Dalila (de Camille Saint-Saëns), le ténor semble de loin préférer les personnages des grands opéras italiens de Bellini, Donizetti, Verdi et Puccini entre autres.

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Patricia Kaas en 1991 – Photo (c) Gilles Cappé

5 décembre 1966 : Naissance, à Forbach, de la chanteuse française Patricia KAAS. Patricia passe son enfance à la frontière de l’Allemagne dans la localité de Stiring-Wendel. Sa famille est plutôt de milieu modeste avec un père mineur de fond et une mère au foyer. La petite fille se révèle bien vite être l’animatrice de la famille qui compte sept enfants: elle chante bien et possède des atouts vocaux indéniables. Ses parents vont l’aider dans cette voie et, en 1974 déjà, elle se produit dans les fêtes scolaires et les animations locales en chantant du Claude François ou du Sylvie Vartan. En 1979, elle parvient à se faire engager dans un cabaret de Sarrebruck: le « Rumpelkammer ». Elle va y chanter tous les samedis soirs pendant sept ans avant de s’y faire remarquer par le parolier François Bernheim. Ce dernier, séduit par les talents de la chanteuse décide de réunir des fonds pour produire son premier 45-tours. Il trouve l’argent chez Elisabeth et Gérard Depardieu: le disque « Jalouse » sort fin 1985 et c’est le bide. Bernheim ne peut pas rester sur cet échec et il va remuer ciel et terre pour que Patricia Kaas sorte de l’anonymat. Il finit par s’adresser au compositeur Didier Barbelivien qui, début 1987, propose une chanson jusqu’alors refusée par Nicoletta: « Mademoiselle chante le blues ». Dès le mois d’avril, la chanson est fortement programmée sur les radios et la télévision permet à Patricia Kaas d’être découverte par des millions de téléspectateurs francophones grâce à des émissions comme « Sacrée Soirée » sur la chaîne télé privée française TF1. La chanson « Mademoiselle chante le blues » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros.

Forte de ce succès, Patricia se retrouve en première partie de Julie Pietri en décembre 1987 à l’Olympia de Paris. L’année 1988 permet à la chanteuse d’enregistrer son premier album qui sort en novembre. Les succès y sont nombreux: « D’Allemagne », « Mon mec à moi », « Elle voulait jouer cabaret » ou « Quand Jimmy dit ». L’album lui permet de décrocher la Victoire de la Musique dans la catégorie « Révélation de l’année ». Après un disque « live » sorti en 1990, Patricia Kaas peaufine l’album suivant qui sort en 1993. Il a pour titre « Je te dis vous » et va connaître des ventes impressionnantes porté par des titres comme « Il me dit que je suis belle » (de Jean-Jacques Goldmnan), « Entrer dans la lumière », « Reste sur moi », « Ceux qui n’ont rien » ou « Fatiguée d’attendre ». A partir de l’album suivant qui sort en 1997, l’interprète va travailler avec des compositeurs à succès comme Goldman, Lavoine ou Obispo. Il y aura « Dans ma chair » en 1997 et « Le mot de passe » en 1999. Les 25 et 27 juin de cette année-là, elle est l’invitée de Michael Jackson à Séoul et à Munich pour deux grands concerts humanitaires réunissant ses amis artistes. Au début des années 2000, Patricia Kaas se laisse tenter par le cinéma et par le réalisateur français Claude Lelouch qui lui permet de tenir le rôle titre du film « And now… Ladies and Gentlemen » aux côtés de Jeremy Irons. L’expérience n’est pas un succès et s’arrête là. Depuis ce moment, Patricia Kaas a pris toute son envergure sur scène en y interprétant, partout dans le monde, les chansons d’albums qui se vendent de moins en moins comme « Piano bar » (2002) et « Sexe fort » (2003). Après quelques années de réflexion, la chanteuse décide d’auto-produire ses disques ainsi que ses spectacles. En 2009, elle enregistre ainsi l’album « Kabaret » dans une atmosphère musicale qui rappelle les années 1930. Il est d’abord disponible à la vente sur internet avant de se trouver dans les bacs des disquaires. Le succès discographique est au rendez-vous, notamment en Russie et, ensuite, un peu partout dans le monde. Cela permet à Patricia de concevoir un spectacle très particulier qui mêle chanson, chorégraphie et théâtre dont la tournée l’emmène aux quatre coins du monde. Au même moment, la chaîne de télévision publique France 3 lui demande de représenter son pays au Concours Eurovision de la Chanson qui a lieu à Moscou le 16 mai 2009. Elle y interprète « Et s’il fallait le faire » qui se classe huitième sur 25. En 2012, un an avant tout le monde, elle songe méthodiquement aux célébrations du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf prévues en 2013. Elle décide de consacrer un album-hommage à la plus grande chanteuse de blues française. Et elle enregistre les chansons dans des versions très originales avec le Royal Philharmonic Orchestra. La tournée qui suit permet au monde entier de découvrir Patricia Kaas dans une évocation extraordinaire de la môme Piaf. A l’automne 2016, pour célébrer son cinquantième anniversaire, elle sort un nouvel album éponyme où elle revient à des titres originaux dont la chanson phare, « Madame tout le monde », n’est pas sans rappeler « Mademoiselle chante le blues ».
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Robert Charlebois

5 décembre 1996 : Le chanteur Robert CHARLEBOIS est le premier Québécois à recevoir la Grande médaille de la chanson française à l’Académie française. Il est ainsi récompensé pour l’ensemble de son oeuvre.
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Nicolas Michaux en 2016

5 décembre 2016 : La deuxième édition des Sabam Awards de la Belgique francophone se tient au Wolubilis de Bruxelles (B). Il s’agit d’une remise de trophées récompensant le meilleur des créateurs de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique nationale. Dans la catégorie chanson française, c’est Nicolas MICHAUX qui reçoit le prix tandis qu’André BORBE est le lauréat de la chanson pour jeune public avec son album « Les tympans pimpants ».
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5 décembre 2017 : Décès, à Marne-la-Coquette, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY des suites d’un cancer des poumons. Né à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet, Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène. Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connut alors un léger passage à vide. Il revint au top dans les années 1970 et affronta le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fit confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistra des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectua des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il fut une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semblait l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui l’ont obligé à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc. Johnny sortit en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partagea la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialisa un album totalement imprévu dont la conception fut volontairement cachée. Ce cinquantième opus avait pour titre « De l’amour » et était de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, restait le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entama cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparut fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 fut marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès fut communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le ghota artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ».
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21 NOVEMBRE

Daniel Guichard en 2011

21 novembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur français Daniel GUICHARD. Son père est d’origine bretonne et sa mère à la fois Russe, Polonaise et Ukrainienne. Il passe son enfance à Paris et, à quinze ans, lorsque son père décède, il va travailler aux Halles où il décharge les marchandises. Passionné de chanson française, il fréquente les cabarets parisiens après le boulot. Il y rencontre des artistes et des musiciens et décide d’y interpréter quelques chansons de Bruant accompagné par un accordéoniste. Il approche encore un peu plus le milieu artistique par le biais du « business »: en 1965, il est engagé chez Barclay pour gérer les stocks de disques. Quelques mois plus tard, à la faveur d’une audition, il change de fonction et signe un contrat d’interprète pour les disques Barclay. Ses premiers 45-tours n’obtiennent qu’un succès très limité et, pendant quatre ans, il apprend le métier de la scène dans les cabarets et boîtes à chansons de Paris. En 1971, il décroche la timbale grâce à une chanson qui va le propulser dans tous les hit-parade de l’époque: « La tendresse ».

Daniel Guichard est alors prêt à affronter le succès et le public qui en redemande. Il remet ainsi le couvert avec « Faut pas pleurer comme ça ». Ces deux « tubes » rapides lui permettent de se présenter à l’Olympia dès 1972 avec les chansons de deux albums dont l’un est encore à commercialiser. Daniel Guichard enregistre alors chanson sur chanson avec une régularité exemplaire: « La nuit », « Pourquoi » et « T’en souviens-tu Marie-Hélène ». En mars 1973, il est à l’affiche, en Belgique, de la soirée de clôture du Festival de la chanson d’Obourg près de Mons: sa prestation est encadrée par celle d’Yves Simon avant lui et le tour de chant de Barbara juste après. Au début 1974, il sort un disque en hommage à son père disparu: « Mon vieux ». Cette chanson a été composée par Jean Ferrat et écrite par Michelle Senlis en 1963 pour un certain Jean-Louis Stain [http://www.jean-louis-stain.fr/index_fichiers/Page573.html]. Daniel Guichard en rafraîchit un peu les paroles et en fait un « tube » monumental qui lui colle toujours à la peau. Fin 1974, le nouvel opus de l’artiste se vend comme des petits pains et son succès du moment est la « Chanson pour Anna », une évocation intéressante de la vie d’Anne Frank et de son témoignage contre les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Très productif, Guichard poursuit sa route du succès avec « La découverte » (1975) et se fait plaisir en enregistrant un album entier consacré aux chansons de l’une de ses idoles: Edith Piaf. Sa version violonesque de « Mon manège à moi » est tout simplement époustouflante mais « Bravo pour le clown » n’est pas mal non plus. Au point de vue des spectacles, le chanteur est à l’affiche de l’Olympia de Paris en 1975 et 1976. En 1976, il enregistre un 45 tours avec « Je t’aime tu vois » et « Ce n’est pas à Dieu que j’en veux ». Le second titre est, à nouveau, une chanson plutôt engagée où Guichard hurle toute son inimitié pour le clergé sur un rythme disco. Mais, avec le temps, il faut bien dire que le répertoire de Daniel reste marqué par de grandes chansons d’amour comme « Je viens pas te parler d’amour » en 1978. Depuis 1975, l’artiste a décidé de devenir son propre producteur et de faire distribuer ses disques par des sociétés phonographiques. Il est ainsi le propriétaire de ses oeuvres et peut également produire d’autres artistes comme il le fait au début des années 1980 pour Angel Girones ou Jean-Claude Annoux. Il se lance aussi à la même époque dans l’aventure de la radio libre en créant, à Nanterre près de Paris, une station émettant 100% de chanson française: Radio Bocal. Mais cela ne l’empêche pas de poursuivre sa carrière personnelle et de connaître à nouveau un grand succès en 1983 avec « Le gitan ». Et, après avoir enregistré de grands classiques français comme « Parlez-moi d’amour » sur un album sorti en 1981, il s’attaque cette fois aux répertoires de Maurice Chevalier et de Charles Trenet sur deux 33-tours distincts. Depuis lors, Daniel Guichard n’a cessé de sortir, tous les deux ans, un CD avec des nouvelles chansons. La médiatisation et la commercialisation de ceux-ci n’ont pas été des plus réussies mais cela tient sans doute au fait que Guichard a voulu tout prendre en mains: de la conception des chansons à la promotion et la vente de celles-ci, ce qui n’a sans doute pas plu à tout le monde dans le milieu du disque. Depuis quelques années toutefois, les changements intervenus dans « le métier » font qu’aujourd’hui Daniel Guichard est revenu au premier plan de l’actualité grâce à internet, aux réseaux sociaux et à quelques amis fidèles comme Michel Drucker ou Patrick Sébastien par exemple. C’est ainsi que, du 14 au 22 avril 2012, il parvient à se produire à nouveau sur la scène de l’Olympia à Paris avec un extraordinaire succès. Il assure aussi deux soirées au Grand Rex à Paris les 17 et 18 janvier 2015.  Et pour ses 70 ans, il se produit à nouveau à l’Olympia de Paris du 21 au 25 novembre 2018.
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Billy BRIDGE en 1963

Billy BRIDGE en 1963

21 novembre 1994 : Décès, à Paris, du chanteur français Billy BRIDGE. Né le 17 décembre 1945 à Cherbourg sous le vrai nom de Jean-Marc Brige, il a à peine seize ans quand il est remarqué par un directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des yé-yés et, pour tout jeune connaissant la musique, la gloire n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ». Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir à la France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.

Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à 16 ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète. En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours et, en 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows » en 1971. Billy Bridge ressort quelques vinyles sous ce patronyme en 1974 (« Karma », « Naître mourir et renaître ») et en 1981 (« Fille des années 60 »). Parallèlement à sa carrière d’interprète, Billy Bridge écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973). Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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Jacques Higelin – Album 2013

21 novembre 2013 : le 66e palmarès de l’Académie Charles-Cros est dévoilé l’Auditorium 105 (Studio Charles Trenet) de la Maison de Radio France à Paris. Il veille, comme chaque année, à mettre en valeur les nouvelles productions discographiques, à soutenir la création et le développement de carrière des interprètes ainsi que l’édition graphique et phonographique. Le prix In Honorem pour interprète est attribué à Jacques HIGELIN pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la parution de son album « Beau Repaire ».

Le grand prix international du disque et du DVD est décerné, dans la catégorie chanson, à Alexis HK pour son album « Le dernier présent » et à Alex BEAUPAIN pour l’opus « Après moi le déluge ». Dans la catégorie jeune public, c’est Alain SCHNEIDER qui remporte la palme avec « Le vent qui nous mène ». Enfin, dans la catégorie Parole enregistrée et documents sonores, les gagnants sont les TETES RAIDES pour « Corps de mots » (1 CD + 1 DVD). La Fédération des festivals de chanson francophone remet son Grand Prix Charles Cros pour la scène à Dominique A pour son spectacle « Vers les lueurs ». Enfin le Grand Prix de la Révélation Scène aboutit entre les mains de BARCELLA pour son spectacle « Charabia ». La cérémonie s’achève avec la remise des prix Charles Cros des lycéens qui donnent leur préférence à Kery JAMES pour « Lettre à la République », CABADZI pour « Lâchons-les » et JALI pour « 21 Grammes ».
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SABAM logo21 novembre 2014 : la Société des Auteurs Belges, la SABAM, attribue ses récompenses, les SABAM Awards, pour la première fois à des artistes vivant dans la partie francophone du pays. La cérémonie a lieu à Mons, ville capitale européenne de la culture en 2015. Des jurys externes, composés de spécialistes, décernent 14 Awards. Dans la catégorie musique, Antoine CHANCE gagne le prix « Chanson française ». La palme des « Musiques Urbaines » revient à Veence HANAO. Un Award récompense également une chanson qui s’est particulièrement distinguée : « Dusty Men » de SAULE interprétée en duo avec Charlie WINSTON. Enfin, le slammeur MOCHELAN remporte le prix des « Arts de la Scène-Auteur » pour le spectacle « Nés Poumon Noir ».
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