8 FEVRIER

 

Georges Guétary en 1969

8 février 1915 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, du chanteur Georges GUETARY. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.

Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », chanson signée Francis Lopez, est sur toutes les lèvres. Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès. L’artiste tente alors le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy. Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé sur la musique de Gershwin. Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965. On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa ». L’artiste décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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Pochette d’un 45 tours de Christian Marin en 1973 (c) A. Nisak

8 février 1929 : Naissance, à Lyon, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 1960: « Les Chevaliers du Ciel ». On le sait moins mais, entre 1962 et 1967, il enregistre quelques 45 tours qui n’ont pas un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » a quand même eu droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip video, en 1964. Christian Marin décède le 5 septembre 2012 à Paris alors qu’il vient de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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Tiny YONG en 1964

8 février 1944 : Naissance, à Phnom Penh au Cambodge, de la chanteuse Tiny YONG. Ses parents sont vietnamiens et elle vit son enfance à Saïgon. En 1958, alors que la guerre bat son plein, toute la famille quitte le Vietnam pour s’installer à Paris. La jeune Asiatique, dont le vrai nom est Thien Huong Ton Nu Thi, veut faire du théâtre. Mais c’est la chanson qui lui sourit. Elle décroche ainsi l’opportunité de sortir un premier disque en France sous le nom de Thien Huong: « Le monde de Suzie Wong ». Deux ans plus tard, en 1963, Henri Salvador décide de produire ses 45 tours suivants et l’invite à changer de nom: elle devient Tiny Yong. Le premier enregistrement issu de leur collaboration est d’emblée un succès: « Tais-toi petite folle ».

Sur le même « extended play », Tiny enregistre aussi le célèbre « Syracuse » immortalisé par Salvador. Jusqu’en 1965, Tiny Yong va sortir des vinyles qui sont tout à fait dans l’air du temps: l’époque dite des « yé-yé ». Après sa participation à la Rose d’Or d’Antibes en 1965 et une participation à un gala de l’UNICEF en 1968, Tini Yong abandonne la chanson pour ouvrir des restaurants asiatiques à Paris d’abord, puis à Pont-sur-Yonne et, enfin, à Montpellier. Au début des années 1980, sa chanson « Tais-toi petite folle » est à nouveau un succès interprété cette fois par la Belge Héléna Lemkovitch.
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Catherine Bardin en 1979

Catherine Bardin en 1979

8 février 2010 : Décès, dans les environs de Bourges, de la chanteuse française Catherine BARDIN. Née le 25 octobre 1954, elle est la fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin et elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Entre 1978 et 1983, elle va enregistrer une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs »(1979) et « 18eme étage » (1980).

Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude. Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma et elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris.
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22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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Le disque de 1999

22 janvier 2004 : Décès, à Paris, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. Né à Toulouse le 24 juin 1944, il y passe son enfance et une partie de son adolescence. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ricky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. La formation de Ricky James explose et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl » au cours de laquelle son faux prénom de Ricky est modifié en Ticky. Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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8 AOUT

Bernard Menez en 1988

8 août 1944 : Naissance, à Mailly-le-Château, du comédien et chanteur français Bernard MENEZ. Son père travaille aux PTT et il passe une enfance plutôt paisible auprès de sa mère qui s’occupe du foyer. En 1960, il obtient son baccalauréat et effectue ensuite son service militaire. Par la suite, il décroche un diplôme de professeur de sciences et mathématiques. Mais il se passionne de plus en plus pour le cinéma et la musique. De rencontres en rendez-vous, il se fait engager par François Truffaut pour jouer un rôle dans « La nuit américaine » en 1973. Il devient alors un des seconds rôles les plus en vue du cinéma français avant de devenir par la suite un acteur incontournable des comédies françaises. Peu à peu, le succès s’étiolant au cinéma, Bernard Menez s’intéresse à la chanson de style coquin, polisson et drôle. Après deux essais peu concluants en 1977, il récolte un très grand succès en 1984 avec le 45 tours « Jolie poupée » suivi de « Qu’est-ce qu’il a en haut ».

Ces « tubes » sont suivis d’autres enregistrements moins populaires jusqu’en 2000. Bernard Menez est administrateur de l’ADAMI, société française de répartition des droits des artistes et interprètes. En 2017, il publie une autobiographie qui a pour titre : « Et encore… je ne vous dis pas tout ».
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MARIE en 1972

MARIE en 1972

8 août 1949 : Naissance, à Nancy, de la chanteuse française MARIE sous le vrai nom de Marie-France Dufour. Elle commence à chanter au sein de groupes de bals dans sa région natale. Elle y interprète divers succès des années 1960 comme ceux d’Eddy Mitchell. Artiste jusqu’au bout des ongles, elle vit la fin des années 1960 dans une communauté hippie qu’elle abandonne dès ses premiers succès. Les premières traces discographiques de la chanteuse remontent à 1970 lorsqu’elle enregistre un 45 tours sous le nom de Marie Marie. Les deux chansons sont signées par Serge Koolenn qui s’apprête à fonder le groupe « Il était une fois »: « Dieu laisse-moi t’embrasser » et « Coucher d’amour ». L’artiste enregistre également sa première chanson sous le nom de Marie la même année: un duo avec Patrick Beauvarlet intitulé « Julien Juliette » et également écrit et composé par Serge Koolenn. En 1971, la carrière de l’interprète commence à décoller et elle reçoit le Prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa (B) en chantant « Il ne faut jamais sourire d’un enfant ». La même année, elle est récompensée par la Rose d’or du festival d’Antibes pour la chanson « Soleil ». Suite à ces premières récompenses, Marie fait l’objet d’un portrait à la télévision française le 5 juin 1971 : « Une débutante à la télévision », à visionner ci-dessous.

Le succès discographique est au rendez-vous et les radios diffusent ensuite « Souviens-toi de moi ». En 1973, Marie représente Monaco au Concours Eurovision de la chanson avec « Un train qui part ». Elle se classe 9e sur 17 et son chef d’orchestre est Jean-Claude Vannier. En 1974, elle interprète « Rik Rak » dans l’émission de la télé française « Midi Première » de Danièle Gilbert où elle croise le groupe « Il était une fois » et l’un de ses musiciens, Lionel Gaillardin, dont elle tombe amoureuse. Elle l’épouse ensuite et ils auront un enfant ensemble. La même année, elle est présente dans les hit-parade avec le titre « L’otage », adaptation française de « The hostage » de Donna Summer. L’année suivante, c’est encore une adaptation qu’elle interprète et, cette fois, il s’agit de « SOS » qui garde le même titre que l’original interprété par le groupe Abba. Les enregistrements de Marie se raréfient à ce moment mais elle accompagne le plus souvent possible son mari dans le sillage du groupe « Il était une fois » et elle s’occupe de leur enfant. Lorsque la formation se dissout en 1979, elle songe sérieusement à reprendre sa carrière de chanteuse. Et, en 1980, elle obtient le rôle d’Éponine dans la première version de la comédie musicale « Les Misérables » d’Alain Boublil, Jean-Marc Natel et Claude-Michel Schönberg mise en scène par Robert Hossein au Palais des sports de Paris. Cette extraordinaire expérience scénique, aux côtés de Jean Vallée, Rose Laurens, Yvan Dautin, Maurice Barrier ou Fabienne Guyon, n’a pas de lendemain et il faut attendre 1988 pour retrouver la chanteuse sur un nouveau 45 tours avec « Bulles de chagrin », un titre enregistré sous le nom de Marie Marie qu’elle avait déjà utilisé pour son premier disque en 1970. Comme si la boucle de sa carrière était bouclée en revenant au pseudonyme de ses débuts, l’artiste décède le 18 octobre 1990, à Colombes, d’une leucémie foudroyante.
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Félix Leclerc – Photo (c) Martin Leclerc

8 août 1988 : Décès, à l’île d’Orléans, de l’auteur-compositeur-interprète québécois Félix LECLERC. Sixième d’une famille d’onze enfants, Félix Leclerc est né le 2 août 1914 à La Tuque. Il commence des études à l’Université d’Ottawa mais il est obligé de les interrompre en raison de la crise économique des années 1930. Il effectue alors divers petits boulots et il devient animateur de radio à Québec entre 1934 et 1937. Il développe ensuite des pièces dramatiques radiophoniques et y chante ses premières chansons. Il crée aussi une troupe de théâtre qui propose ses pièces en divers lieux du Québec. De passage à Montréal en 1950, le producteur et éditeur phonographique français Jacques Canetti est impressionné par sa chanson « Le train du Nord » et lui demande d’enregistrer une douzaine d’autres titres. Dans la foulée, il invite l’artiste à venir interpréter ces morceaux-là en France. Félix Leclerc s’exécute et se produit à l’ABC de Paris où il récolte un vif succès. Il reste en France jusqu’en 1953 et il signe un contrat de cinq ans avec la firme de disques Polydor. En 1951, il enregistre ainsi un premier album contenant notamment des succès comme « Moi mes souliers », « Bozo » et « Le petit bonheur ».

De retour au Québec en 1953, il continue à donner des spectacles dans les cabarets montréalais et dans les boîtes à chansons du Québec. Il s’essaie aussi à la télévision canadienne où il présente des émissions culturelles. En 1958, Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros avec l’album « Félix et sa guitare ». Le 13 août 1974, sur les Plaines d’Abraham à Québec, il interprète une version historique de la chanson de Raymond Lévesque « Quand les hommes vivront d’amour » en trio avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois. 100.000 spectateurs assistent à ce spectacle de la « Superfrancofête ». En 1976, il interprète « La complainte du phoque en Alaska », chanson de Michel Rivard du groupe québécois Beau Dommage. En 1977, Félix Leclerc est l’un des invités de la Fête de l’Humanité à Paris. On peut dire sans prendre de gros risques que l’artiste a été à l’origine de la popularité de la chanson québécoise sur le continent européen. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois qui adorait la langue française et qui désirait par dessus tout défendre la création artistique de qualité. Le 8 août 1988, à 8 heures, Félix Leclerc meurt dans sa maison de l’île d’Orléans près de Québec. C’est là que sont dispersées ses cendres mais une pierre tombale est toutefois érigée à sa mémoire dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans. L’Espace Félix Leclerc qui a été créé au même endroit permet de voir divers objets ayant appartenu à l’artiste ainsi que son bureau. Un biopic y est aussi projeté et des concerts y ont lieu. Des artistes québécois, comme Salomé Leclerc ou Kevin Parent notamment, y ont déjà été programmés.
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27 MAI

Alain Souchon en 1977

27 mai 1944 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Alain SOUCHON. Sous le nom d’Alain Kienastn, il vit son enfance pendant six mois au Maroc puis en France, à Paris, et en Suisse d’où son père est originaire. S’il choisit, un jour, de changer son patronyme et de prendre celui de Souchon, c’est parce que ce nom est celui de son père biologique, amant puis second mari de sa mère. En 1959, de retour de vacances de neige avec ses parents, Alain est victime d’un accident de voiture au cours duquel son père perd la vie. Sa mère l’envoie alors étudier en Angleterre mais il reste sur place plus longtemps en pratiquant des petits boulots. De retour en France, il continue à multiplier les petits jobs et, finalement, il tente la chanson en se produisant dans de petites salles parisiennes. C’est ainsi qu’il se fait remarquer par un directeur artistique, Bob Socquet, qui lui conseille de se présenter au concours de la Rose d’Or d’Antibes en 1973. Ce dernier a vu juste puisque sa chanson « L’amour 1830 » remporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.

En 1974, Alain rencontre un musicien qui exerce depuis quelque temps dans la variété au service, notamment, de Pascal Danel: Lucien Voulzy. Ce dernier n’a pas encore changé de prénom et apporte l’univers musical qui manque aux textes de Souchon. Cette collaboration va tout de suite donner de bons résultats: en 1975, la chanson « J’ai dix ans » fait véritablement connaître Alain Souchon. Et ce succès sera rapidement confirmé par des titres comme  » S’asseoir par terre » et, surtout, « Bidon » en 1976. L’artiste est alors considéré par la presse comme le chef de file de la nouvelle chanson française. Il se produit sur scène notamment à la Kermesse de la Bière de Maubeuge (Nord de la France) en juillet. En 1977, il signe le texte d’une chanson nostalgique destinée à son ami Voulzy qui l’enregistre sous le prénom de Laurent: le « Rockollection » est le méga-tube de l’été. A l’automne de cette année-là, Souchon sort son troisième album qui a pour titre « Jamais content » et qui renferme des succès comme « Poulailler song » et « Y’a d’la rumba dans l’air ». En 1978, le chanteur bouclé enregistre l’album mythique « Toto 30 ans rien que du malheur ». Le 33 tours contient des chansons fortes comme « Papa Mambo » (« On est foutu on mange trop »), « Le bagad de Lann Bihoué » (dans une superbe version longue), « L’amour en fuite », « Le dégoût », « J’étais pas là » ou « Frenchy bébé blues ». Un an plus tard, les lettres rouges de son nom s’accrochent à la façade du music-hall parisien de l’Olympia. Alors que l’album « Rame » est commercialisé en 1980, Alain Souchon fait ses premiers pas, prometteurs, au cinéma sous la houlette de Claude Berri dans « Je vous aime » avec Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. Trois ans plus tard, son sixième album, « On avance » est dans les bacs et il constitue un virage musical car l’empreinte de Voulzy est moins présente avec un seul titre composé. Les autres compositions sont signées par Yves Martin, Michel Jonasz, Louis Chédid ou Souchon lui-même. Le changement de style s’accentue en 1985 avec l’album « C’est comme vous voulez » pour lequel l’artiste change également de maison de disques. Les arrangements plus électroniques correspondent à l’époque des années 1980 et le grand succès a pour nom « Ballade de Jim ». C’est en Angleterre que l’opus suivant (« Ultra moderne solitude ») est enregistré et la chanson « Quand je serai KO » reçoit la Victoire de la meilleure chanson originale en 1990. Trois ans plus tard sort le premier disque compact d’Alain Souchon: « C’est déjà ça ». D’emblée, la chanson « Foule sentimentale » s’impose comme un tube sur toutes les radios francophones. Après une tournée triomphale malicieusement appelée « Défoule sentimentale », le chanteur prend du recul. Il faut ainsi attendre 1999 pour le voir revenir à la production discographique avec l’album « Au ras des pâquerettes » qui livre de bonnes mélodies comme « Le baiser » ou « Rive gauche » par exemple. Les albums suivants se font plus discrets au point de vue des ventes. Il y a, en 2005 « La vie Théodore » et, en 2008, « Écoutez d’où ma peine vient ». Dans ce dernier opus, le titre « Parachute doré » est le reflet d’une époque de crise financière mondiale. Souchon y dénonce avec humour les excès des grands patrons virés avec des indemnités faramineuses. En novembre 2011, il surprend encore en sortant un album intitulé « A cause d’elles ». Pour une association caritative qui lutte contre le cancer chez les enfants, Alain Souchon y interprète des mélodies que sa mère lui chantait dans son enfance. Dans la foulée de cet album, l’artiste a réalisé une très longue tournée en se produisant de manière acoustique dans de petites salles de province en 2012 et 2013. En 2014, après des années de collaboration et de travail, Alain Souchon et Laurent Voulzy décident d’enregistrer ensemble un album qui, dès sa sortie, atteint des sommets de vente. Dès le mois d’avril 2015, les deux compères entament une grande tournée sur les routes de la francophonie. Alain Souchon reprend le chemin des studios d’enregistrement en 2019 pour livrer l’opus « Ame fifties » avant d’annoncer une grande tournée de concerts pour l’année suivante. Tournée suspendue en mars 2020 en raison de la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus covid-19.

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MARKA en 2010

27 mai 1961 : Naissance, à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète  belge Serge Van Laeken mieux connu sous le nom de MARKA. Il entame sa carrière musicale au sein de groupes punk bruxellois avant de rejoindre la formation « Allez Allez » en 1981. En 1983, il fonde le groupe « Les Cactus ». A cette époque, il porte souvent un polo avec une pub pour un saucisson d’Ardenne belge (Marcassou) et ses copains l’appellent Marka. En 1992, il enregistre donc son premier album solo sous le pseudonyme de Marka: « Je vous dis tout ». Avec la chanson « Je tu il », le CD est édité chez Play It Again Sam (PIAS).

EEn 1995, il signe un contrat pour trois albums avec Columbia France. Le premier sort en 1996 sous le titre générique « Merci d’avance » et est connu grâce à « Accouplés », « La poupée barbu », « Les mondains », « Nos amis les riches » ou « Je prête à confusion » sans oublier « La berceuse de Kiki ». Le second album Columbia est enregistré en 1997 et s’intitule comme sa chanson phare: « L’Idiomatic ». Et la trilogie Columbia se termine avec l’opus « L’homme qui aimait la scène », un « live » enregistré à l’AB Club de Bruxelles en juin 1998: il y interprète « Caroline » qu’il emprunte de manière très personnelle à son ami MC Solaar. Dès le début du 21e siècle, Marka change de firme de disques et sort chez Viva Disc un album (« A nous deux ») enregistré en public au Botanique avec la participation de son épouse la comédienne et chanteuse Laurence Bibot. La même année, il compose l’hymne officiel des Francofolies de Spa (B) qui est programmé sur le site du festival pour introduire chaque concert. Ce morceau musical sera régulièrement remis à jour par Marka au fil des éditions suivantes. En 2001 sort l’album « Avant-Après » avec, entre autres, « Comment te le dire » et « Je parle ». En 2003, on trouve dans les bacs une compilation qui sort sous le nom de « C’est tout moi » avec quatre titres inédits dont « Reine et roi ». L’album « Aktion Man » qu’il sort en 2006 lui permet d’effectuer une tournée dans les pays asiatiques et il chante à Tokyo, Pékin et Hanoï notamment. Toujours avide d’horizons musicaux nouveaux, c’est vers Cuba que Marka s’oriente ensuite et, en 2008, avec le groupe La Sonora Cubana, il enregistre un album de sonorité salsa. Il se rend à Cuba pour des concerts et le voyage fait l’objet d’un documentaire télévisé, « Senor Marka » diffusé sur la chaîne publique belge RTBF. En 2010, il travaille avec les paroliers Jacques Duvall et Thierry Robberecht sur un nouveau projet de jazz mélodique et de « swing crooner big band » en français pour l’album « Made in Liège » de Marka and his Blue Orchestra. Cinq ans plus tard,le chanteur commercialise un nouvel album en anglais: « Days of wine and roses ». En 2016, Marka se mobilise pour défendre la cause des sans-abris en organisant, en Belgique francophone, des concerts dont les recettes sont versées à des associations de terrain. En 2017, le groupe Allez Allez se reforme autour de Marka pour se produire dans quelques festivals estivaux belges. Le talent se perpétue puisque les deux enfants de Marka et Laurence Bibot se sont lancés avec succès dans la musique et la chanson: la fille s’appelle Angèle et le fils Roméo Elvis.
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CABREL Aurélie - Pochette album 201427 mai 2014 : Aurélie CABREL sort son deuxième album, « A la même chaîne », pour lequel son papa lui offre trois chansons dont le premier single « Bref, s’aimer ». Les douze morceaux sont réalisés par le Belge Esthen (sauf « Tout l’indiffère ») avec qui l’interprète affiche une belle complicité artistique. Selon Aurélie: « Nous n’avons pas les mêmes références et nous nous complétons parfaitement« . Auteur ou co-auteur, Aurélie a partagé sa plume avec Olivier Béranger et Francis Cabrel qui a signé « Bref, s’aimer », « Tout l’indiffère » et le vibrant « Lève les bras ».

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12 MARS

 

Claude Michel en 1982

12 mars 1950 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Claude MICHEL, né sous le nom de Gianni Marzano. Il suit des études de coiffure et, à 20 ans, il écume les bals des samedis soirs dans la région de Liège comme, à la même époque, Frédéric François. Avec quelques chansons de son crû, il se présente au Festival de la Rose d’or d’Antibes et son premier succès a pour titre « Comme je t’aime » en 1973. La chanson atteint les sommets des hit parade de France et de Belgique. Il fait alors partie de la « vague des chanteurs de charme belges » des années 1970 au même titre que Christian Vidal, Frédéric François, Christian Adam ou le groupe Crazy Horse (même si le chanteur de ce groupe, Alain Delorme, est Français). Le début de la décennie va donc être marquée par de grands succès pour lui: « Ce soir », « Carolines », « Je m’ennuie de toi » (« Stand by me »), « Une histoire d’amour » ou « Mal d’amour » (enregistré sous son vrai nom : Giani Marzano).

Les années 1980 sont encore celles de hits toutefois désormais limités à la Belgique: « Si par bonheur » ou « Serre-moi » par exemple. Avec le temps, et après avoir encore enregistré quelques albums dans les années 1990 et au début des années 2000, Claude Michel, qui a pourtant des possibilités vocales intéressantes et un vibrato particulier, s’est retiré un peu de la musique pour tenir un restaurant, en 2001, dans le centre de Liège : la Cucinella. Mais, depuis 2016, c’est son fils Julien qui a désormais repris cette maison gastronomique italienne appelée aussi la « Casa Marzano ». Et il semble que, profitant de sa récente « retraite », Claude se soit remis à la musique puisqu’il annonce, pour le 13 avril 2019, la présentation d’un nouvel album sur la scène du casino de Chaudfontaine où il sera notamment entouré de Claude Barzotti et Lou Deprijck.

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Stromae en 2014

12 mars 1985 : Naissance, à Bruxelles sous le nom de Paul Van Haver, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine rwandaise STROMAE. Né d’un père rwandais et d’une mère belge, il a onze ans quand il s’inscrit à l’Académie musicale de Jette dans la périphérie bruxelloise. Il y suit des cours de solfège et de batterie. En 2000, à quinze ans, il s’oriente vers le hip-hop et choisit le pseudonyme d’Opsmaestro. Trois ans plus tard, avec un rappeur répondant au nom de Jedi, il forme le groupe Suspicion mais le duo ne tient pas la route et, en 2005, Paul Van Haver devient Stromae qui est l’anagramme de Maestro en verlan. Ses débuts comme chanteur soliste ne sont pas évidents et il va multiplier les expériences musicales et médiatiques pendant quelques années. Après avoir conçu et mis en ligne de nombreuses capsules sur le net, « Les leçons de Stromae », il effectue un stage à la radio NRJ de Bruxelles en 2009. Il apporte au programmateur un single réalisé seul: « Alors on danse » qui est immédiatement diffusé. En quelques semaines, le succès belge de « Alors On Danse » s’étend à d’autres pays d’Europe: France, Allemagne et Suisse entre autres. La chanson devient également très populaire au Québec. Fin 2010, Stromae est nommé pour sa chanson aux MTV Europe Awards et est l’un des candidats prétendant au prix Constantin à Paris. L’album « Cheese » sort le 21 juin 2010 et reprend « Alors on danse » et d’autres chansons qui vont devenir des succès comme « House’llelujah ». Les prix et les récompenses se multiplient alors pour Stromae qui reçoit une Victoire de la Musique à Paris en février 2011 dans la catégorie album de musique électronique et dance. Dans la foulée, il obtient, en Belgique, deux « Octaves de la Musique » dans les catégories « artiste de l’année » et « spectacle de l’année ». Les 24 et 25 juin 2011, l’artiste effectue la première partie des deux concerts parisiens du groupe « Black Eyed Peas » au Stade de France. Stromae prend alors un peu de recul pour préparer son deuxième album dont le premier single, « Papaoutai », est commercialisé en mai 2013. Ce mois-là, le 22, une vidéo que l’on croit réalisée par un amateur, est publiée sur YouTube. Elle est filmée dans le centre de Bruxelles où le chanteur erre apparemment ivre. Cette vidéo fait le buzz mais elle n’est en fait que le clip de la chanson « Formidable » qui est mis en ligne quelques jours plus tard.

Alors que son nouvel album intitulé « Racine Carrée » est disponible le 16 août 2013, Stromae annonce une tournée européenne dont les concerts affichent très vite complet. Avec son nouvel opus, l’artiste continue à glaner récompenses sur récompenses. En octobre 2013, sa chanson « Formidable » obtient le Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année et, le mois suivant, Stromae gagne le prix du « meilleur artiste belge » aux MTV Europe Music Awards. Le 14 février 2014, Stromae fait un carton aux Victoires de la Musique à Paris où il remporte trois prix: artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Racine carrée » et meilleur vidéo-clip pour « Formidable ». Quelque temps après, on annonce sa participation à deux festivals estivaux belges importants en juillet 2014: les Ardentes de Liège et les Francofolies de Spa. Stromae évoque alors sa future carrière internationale qu’il compte lancer bientôt en travaillant sur des textes anglo-saxons. En septembre 2014, l’artiste entame ainsi une première tournée américaine qui l’emmène à Philadelphie, Washington, New York, Boston, Chicago, Minneapolis, San Francisco et Los Angeles. Il se produit ensuite au Canada et au Brésil avant de se déplacer en Asie et en Afrique. Le 1er octobre 2015, il est le premier Belge à se produire au Madison Square Garden de New York, l’une des plus prestigieuses salles de concert au monde. L’album « Racine carrée » poursuit aussi son chemin en 2015 avec des succès comme « Carmen », dont le clip vidéo est vu huit millions de fois en huit heures sur YouTube, et « Quand c’est ». Le DVD de la tournée mondiale et triomphale de Stromae (« Racine carrée live ») est commercialisé en décembre 2015. Ensuite, Stromae se fait plus discret et va même jusqu’à déclarer vouloir arrêter d’être chanteur. Début 2017, il réalise ainsi le clip de Yaël Naïm. Mais de sérieux problèmes de santé contractés suite à l’administration d’un vaccin lors d’un voyage en Afrique l’obligent à ralentir ses activités artistiques. Il faut attendre mars 2018 pour revoir Stromae sur une scène et c’est au cours d’une apparition surprise lors du concert d’Orlelsan à Bruxelles : il y interprète avec lui le duo qui figure sur l’album d’Orelsan : « La pluie ». Aux dernières nouvelles, Stromae préparerait un nouvel album dont la sortie pourrait avoir lieu en 2020.
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Jean Vallée en septembre 2012 (c) Passion Chanson

12 mars 2014 : Décès à Thimister, en Belgique, de l’auteur-compositeur-interprète belge Jean VALLEE. Né à Verviers le 2 octobre 1939 sous le nom de Paul Goeders, ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse au cours de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il assure la première partie des tournées de Salvatore Adamo et de Juliette Gréco. Il enregistre aussi un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné comme le représentant belge au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe sixième.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « La vague » (reprise ensuite par Nana Mouskouri), « Noblesse oblige », « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977). Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve amplement. Cette reconnaissance soudaine lui permet alors de passer dans le programme de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Il y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. Un demi million de personnes assistent aux représentations. Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision: Mylène Farmer, Hervé Vilard, Nicole Croisille, les frères Préboist, Karen Chéryl, Enrico Macias, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Salvatore Adamo qu’il accueille et présente en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983. Parallèlement à ses émissions, il connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint l’écurie Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ». En 1989, il crée un oratorio « Brel, un impossible rêve » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camilo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo. Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles. En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et, la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel. Par la suite, il poursuit ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles et les succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors qu’il est à Paris, le cancer généralisé qui tenaille Jean Vallée s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui, dans la maison qu’il aime tant à Thimister (B) où il décède le 12 mars.
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En 1988

12 mars 2016 : Décès de la chanteuse française Sylvie MARECHAL. A 20 ans, elle est l’une des révélations de l’année 1988 grâce au 45 tours « Mercedes rouge », adaptation du titre « Mercedes Benz » de Janis Joplin par Vivien Savage.

En 1990, elle sort son premier album, « J’ai l’rock t’as l’blues », dont le premier extrait, « La vie Lola », est bien accueilli par les médias. Il faut dire que sa voix unique est parfaite pour le rock et le blues. Elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et le directeur du festival, l’animateur Jean-Louis Foulquier, l’apprécie. Francis Cabrel aussi. Elle enregistre le duo « Jour de pluie » avec l’artiste. En 1992, l’album « Voix lactée » confirme tout le bien que l’on pense de Sylvie Maréchal dont la popularité croît. Elle rêve alors de carrière internationale et c’est plutôt bien parti. Elle commercialise en effet un album produit par Dave Stewart (Eurythmics) et dont les chansons sont co-écrites en anglais avec Leonard Cohen et John Turnbull. La promotion de cet opus démarre très correctement et l’artiste bénéficie d’un passage aux Francofolies de Montréal. A cette époque, en 1993, elle assume la première partie d’un concert du groupe Deep Purple. Mais le public ne suit pas Sylvie dans cette nouvelle voie et l’artiste s’enfonce dans le doute mais aussi l’alcool et l’usage de stupéfiants qui mènent à une dépression sévère. Elle est internée plusieurs fois et finit par arrêter la musique. Ce n’est que bien des années plus tard, qu’elle décide de s’éloigner de ses démons en s’exprimant par la peinture. Elle y est aidée par son mari qui l’encourage aussi à revenir à la musique expérimentale rock et blues en produisant trois disques de leur duo: « Des esprits libres », « Otcha », et « Providence ».
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