SANTIANA

Santiana en 1974 – Photo (c) B. Petit

Le chanteur français SANTIANA naît sous l’identité de Jean Pierre D’Amico le 30 juillet 1946 à Issoire en Auvergne. Intéressé par la musique depuis qu’il est tout petit, Jean-Pierre intègre un groupe de rock dès sa prime adolescence. La formation est plutôt BCBG (« Bon chic bon genre ») car c’est en costume avec cravate que les Jaguars se produisent sur les scènes régionales. Puis, en 1967, il devient chanteur et musicien dans l’orchestre de bal de Jean-Pierre Salvat qui écume la région auvergnate tous les weekends. Robert Stigwood, le producteur américain des Bee Gees, lui permet d’enregistrer sous son label français (RSOF distribué par Polydor) un premier 45-tours en 1969. Sous le simple nom D’Amico, il interprète deux chansons qui ont pour titres « La passion selon moi » (de Pierre Chiffre et Bernard St-Paul) et « Prisonnier de ce monde » (adaptation française signée Michel Jourdan d’une mélodie italienne). L’expérience n’est pas très concluante mais, toujours sous le nom D’Amico, il remet le couvert trois ans plus tard avec une autre équipe qui a le vent en poupe : Boris Bergman, Daniel Vangarde, Etienne Roda-Gil, Michel Berger et Michel Bernholc lui écrivent, composent et arrangent les chansons. Mais rien n’y fait : le succès n’est pas au rendez-vous. Alors, Jean-Pierre se tourne vers Claude Carrère qui lui propose de travailler avec les fabricants de tubes du moment que sont Michaële, Lana et Paul Sébastian ainsi que Bernard Estardy pour la prise de son et Jean-Claude Petit pour l’orchestration. Mais il doit changer de nom et devient Santiana. Et le premier titre enregistré en 1974, « Je t’avais juré de t’aimer », est d’emblée un énorme succès qui fracasse le classement des ventes de 45-tours en France dès sa sortie.

Les magazines pour jeunes gonflent alors sa popularité en multipliant les articles : l’artiste est à l’honneur dans Salut, Podium, Hit Magazine, etc. Santiana fait alors partie d’une véritable écurie où se retrouvent aussi Sheila, Ringo, Art Sullivan, Roméo et Mathias entre autres. Les besoins de la promotion l’amènent sur les plateaux de télévision et il est régulièrement l’invité de Guy Lux pour son Ring Parade du dimanche soir. Et le succès se poursuit et s’amplifie avec « Petite femme », « Miss America » et « Mal d’amour mal de toi » en 1975.

Puis, d’un coup, la gloire s’essouffle et les ventes chutent de manière spectaculaire. La nouvelle vague des auteurs-compositeurs-interprètes comme Louis Chédid, Philippe Chatel, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Francis Cabrel prend la relève et crée des soucis à ceux qui ont envahi les ondes durant les années 1972 à 1975. Alors, malgré ses efforts et un souci de cordes vocales, il effectue un joli retour en 1978 avec la chanson « L’aquarium » (co-signée avec Didier Barbelivien) sous le nom de Jean-Pierre Santiana.

Mais le chanteur tombe ensuite dans les oubliettes des médias d’abord puis du public. Il délaisse alors la chanson mais pas tout à fait la musique puisque, en 1981, il devient le premier directeur des programmes de la radio « libre » NRJ (Nouvelle Radio des Jeunes) jusqu’en 1984. Par la suite, il semblerait que Jean-Pierre D’Amico soit resté dans le milieu musical comme compositeur et arrangeur. En 1989, ses succès des années 1970 sont compilées sur un CD « Top Compilation : Santiana, Mal d’amour, mal de toi ».
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29 JANVIER

Sacha DISTEL en 1985

29 janvier 1933 : Naissance, à Paris, de Sacha DISTEL, guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d’origine russe par son père qui était un chimiste émigré en France. Par sa mère, Andrée Ventura, Sacha Distel est le neveu du musicien Ray Ventura. Il commence par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. C’est son oncle, Ray Ventura, qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui seront déterminants pour son avenir: Henri Salvador par exemple. Sacha Distel est ainsi d’abord reconnu comme guitariste de jazz avant de se lancer dans la chanson à la fin des années 1950. Son premier succès est énorme: « Scoubidou » en 1959.

C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc. On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel enregistre un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.

Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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Roméo en 1975 (c) Christian Deville

29 janvier 1962 : Naissance du chanteur français ROMEO révélé très jeune, en 1973, grâce au succès de la chanson « Maman ». Roméo, de son vrai nom Georges Brize, est, à l’époque, le concurrent direct de Noam, autre enfant chanteur. Il est lancé par le producteur Claude Carrère mais sa carrière doit s’arrêter lorsque sa voix mue. Il serait aujourd’hui journaliste et a essayé de revenir à la chanson en se produisant au cours de galas nostalgiques. Les succès de Roméo, entre 1973 et 1975, avaient pour titres: « Maman », « Je veux être un homme », « Ton petit amoureux », la reprise de « Petit papa Noël » ou « Juste un petit baiser ». Une compilation de tous ces titres est sortie en CD dans les années 2000.

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Georges Van Parys

29 janvier 1971 : Décès, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS à l’âge de 68 ans. Né le 7 juin 1902 à Paris, il apprend le piano dans sa jeunesse et découvre, en pleine adolescence, des compositeurs comme Ravel et Debussy qui resteront toujours ses modèles. Dès 1924, il utilise ses talents de pianiste pour accompagner des chanteuses comme Arletty, Lucienne Boyer ou Yvonne George. Trois ans plus tard, il change de registre et se lance dans la composition d’opérettes qui vont obtenir un certain succès: « Lulu » et « L’eau à la bouche » par exemple. Avec l’avènement du cinéma parlant, Georges Van Parys va s’orienter vers la musique de film et composer des centaines de thèmes. Parallèlement à ces activités cinématographiques, il se met aussi à composer des chansons dont certaines vont devenir de grands classiques de la chanson française: « La complainte de la butte » est chantée par Cora Vaucaire et « Comme de bien entendu » est interprétée par Arletty et Michel Simon. Mais d’autres mélodies viennent aussi étoffer les répertoires de Mouloudji, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Fréhel et bien d’autres. Quelques unes de ces ritournelles sont d’ailleurs toujours reprises par des artistes contemporains comme Patrick Bruel ou Hélène Ségara. En 1968, il a reçu le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs français pour l’ensemble de sa carrière. Georges Van Parys est inhumé au cimetière de Villiers-sur-Marne.

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22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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Le disque de 1999

22 janvier 2004 : Décès, à Paris, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. Né à Toulouse le 24 juin 1944, il y passe son enfance et une partie de son adolescence. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ricky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. La formation de Ricky James explose et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl » au cours de laquelle son faux prénom de Ricky est modifié en Ticky. Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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15 NOVEMBRE

Petula Clark en 1991

15 novembre 1932 : Naissance, à Epsom en Grande-Bretagne, de la chanteuse britannique Petula CLARK. Elle commence dans le show-business à l’âge de sept ans, guidée par un père anglais et infirmier qui ne connaît rien à ce milieu. Deux ans plus tard, elle chante déjà en français au cours d’une émission de la radio britannique BBC. Très vite, elle devient une vedette dans son pays natal en enregitrant des disques et en jouant dans des « musicals ». Et c’est finalement assez tard, en 1958, qu’on lui propose de venir en France pour chanter à l’Olympia en tant que vedette anglo-saxonne. Un producteur estime qu’elle a des chances de « percer » sur le marché français et, le lendemain de sa prestation, elle signe un contrat avec la firme phonographique Vogue France pour la publication de ses disques anglais en France. Un an après, lors d’un nouveau concert parisien, la chanteuse rencontre Claude Wolff, attaché de presse chez Vogue. Les deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre et elles se marient en 1961. Claude Wolff décide alors de s’occuper de la carrière de son épouse et de l’orienter vers le marché francophone en lui faisant enregistrer des disques dans la langue de Molière. En pleine époque yé-yé, Petula Clark devient l’une des chanteuses préférées des Français. Elle les séduit avec des titres qu’elle interprète avec un savoureux accent british qu’elle cultive avec attention: « Chariot », « Roméo », « Ya-ya twist », « Coeur blessé », « Elle est finie la belle histoire », « Dans le temps » (« Downtown »), « La nuit n’en finit plus », etc.

Elle chante aussi du Boris Vian et du Serge Gainsbourg (« O ô sheriff » en 1964). Depuis 1967, Petula Clark s’est installée à Genève (Suisse) avec son mari et ils ont eu trois enfants. La carrière de Petula Clark s’est ensuite étendue au monde entier et elle a beaucoup voyagé en ayant une résidence à Londres et un appartement à New York. Après les grands succès francophones du début des années 1960, Petula Clark se distingue encore par de nombreuses chansons: « Tout le monde veut aller au Ciel » (1967), « C’est Ma Chanson » (1967), « La dernière valse » (1967), « Le refrain de ma vie » (1970) ou « La chanson d’Evita » (1977). Petula Clark sort un nouvel album en français en 2012 qui a pour titre « Petula ». L’opus comprend treize chansons écrites et réalisées par Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Salvatore Adamo, Michel Legrand et l’équipe de Thomas Dutronc. Il y figure aussi des duos avec Charles Aznavour, Ben L’Oncle Soul et Joyce Jonathan. En 2014, elle fait partie des artistes à l’affiche de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 12 février 2018, elle est sur la scène des Folies Bergère à Paris pour y interpréter plusieurs chansons dans le cadre de la Nuit de la Déprime mise sur pied par Raphaël Mezrahi.
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FRIDA & Daniel BALAVOINE : pochette du 45 tours de 1983

15 novembre 1945 : Naissance, à Bjorkasen en Norvège, de la chanteuse FRIDA sous le nom de Anni-Frid Synni Lyngstad. D’abord chanteuse de jazz avant de faire partie de la formation suédoise mondialement célèbre ABBA de 1972 à 1982, la brunette du groupe essaie ensuite d’entamer une carrière en solo en enregistrant un album produit par Phil Collins: « Something going’s on ». Cet album comporte un titre, « The face », composé par le chanteur français Daniel Balavoine. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle enregistre la chanson « Belle » (adaptation française d’un titre instrumental d’Abba, « The arrival ») en duo pour l’album « Abbacadabra » qui devait être la base d’un spectacle musical francophone basé sur le groupe Abba en 1983.

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Pierre Charby dans les années 1970

15 novembre 1947 : Naissance, à Meknès au Maroc, du chanteur français Pierre CHARBY. Professeur d’anglais, il a toujours été passionné de musique et rêvé d’être chanteur. Il arrive à Paris dans ce but au début des années 1970. En 1972, après avoir rencontré les producteurs et auteurs-compositeurs Mia Simille et Michel Delancray, il enregistre un premier 45 tours qui connaît un succès d’estime avec le titre « Oh Marie Maria ». Mais, un an plus tard, c’est l’explosion commerciale avec un « tube » phénoménal qui est un hommage aux Platters: « You ».

Profitant de la vague qu’il a lancée, Pierre Charby poursuit sa carrière en interprétant des slows références aux Platters: « Nous » et « L’amour fou » entre autres. Puis, son succès va s’estomper petit à petit. En 1979, il concrétise l’un de ses rêves: chanter sur scène avec les Platters durant une tournée d’environ deux ans. En 1988, Pierre Charby revient au premier plan de l’actualité de manière fort discrète: il est le chanteur et producteur du groupe « Le quart d’heure américain » qui connaît alors le succès avec « Au top des années 50 ». En 2013, Pierre Charby est à l’affiche de la dernière « tournée des idoles »: « Age tendre et tête de bois ». Il profite de ces spectacles pour faire connaître un nouvel album qu’il vient d’enregistrer et qui a pour titre « Le coeur battant ». En juillet 2018, l’artiste est été victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, en France, sur la côte d’azur où il séjourne.
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La pochette du 45 tours de 1974

15 novembre 1976 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN à l’âge de 72 ans. Né à Paris le 17 mai 1904, sous le véritable nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé, il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Moncorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa mère en 1918. A Paris où il vit désormais, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur est de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différentes opérettes. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « La môme caoutchouc » et « Quand on s’promène au bord de l’eau » dans les années 1930. Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie. Le 15 novembre 1976, Jean Gabin meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon ses dernières volontés, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest.
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Jenifer : pochette album 2010

15 novembre 1982 : Naissance, à Nice, de la chanteuse française JENIFER, Jenifer Yaël Dadouche-Bartoli de son nom complet. Sa mère étant chanteuse d’orchestre, Jenifer passe une enfance paisible dans sa ville natale où elle est bercée par la musique de Stevie Wonder, Edith Piaf, Charles Aznavour et James Brown entre autres. Sa grand-mère maternelle, quant à elle, l’initie au flamenco et aux chants polyphoniques corses. A l’âge de sept ans, elle surprend tout le monde lors d’une fête de famille en entonnant avec talent « Milord » d’Edith Piaf. En 1993, elle chante pour la première fois sur une scène: cela se passe en Corse et en première partie d’un gala de C. Jérôme. Par la suite, dès qu’elle en a l’occasion, elle se fait engager pour chanter dans les piano-bars et les restaurants de sa région natale. En 1997, elle s’inscrit à l’émission « Graine de star » de la chaîne télé française privée M6. Elle parvient à se hisser en finale et croit de plus en plus que son avenir est dans la chanson. Elle part s’installer à Paris et chante dans les bars et cabarets. En 2001, elle apprend que le concept « Star Academy » va être proposé en France par la chaîne de télé privée TF1 et elle s’inscrit au casting. Elle est sélectionnée de semaine en semaine pour rester au château et elle termine en remportant la victoire en finale devant le chanteur italo-belge Mario Barravecchia. Une des récompenses de cette première édition de la « Star Academy » est l’enregistrement d’un album. Celui-ci sort en 2002 et comporte une belle série de succès: « Donne-moi le temps », « Au soleil », « J’attends l’amour » et « Des mots qui résonnent ». Il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Jenifer part alors en tournée pendant six mois en France, en Belgique et en Suisse. Elle fait aussi escale cinq fois à l’Olympia de Paris. La chanteuse sort, en 2004, son deuxième album intitulé « Le passage » annoncé par le titre « Ma révolution ». Le succès est un peu moins important que celui du premier disque mais il est encore énorme et l’artiste part à nouveau en tournée. Désormais, Jenifer adopte un certain rythme qui lui permet d’alterner la sortie d’albums et l’organisation de tournées. En 2007 sort l’album « Lunatique » (avec le single « Tourner ma page ») puis, en 2010, « Appelle-moi Jen » (avec « Je danse ») et, en 2012 « L’amour et moi » (avec « Sur le fil »). Elle participe à ce moment à la saison 2 de l’édition française de l’émission « The Voice » sur TF1 en tant que membre du jury aux côtés de Garou, Bertignac et Pagny. Le 3 juin 2013, elle sort un album entièrement consacré aux chansons de France Gall: « Ma déclaration ». Ce qui se veut être un hommage avalisé par France Gall crée bien vite la polémique lorsque la veuve de Michel Berger dément tout accord à ce propos. Pendant l’été 2013, Jenifer participe à quelques festivals mais annule ensuite la tournée prévue pour l’automne 2013. En 2016, Jenifer annonce un nouvel album, « Paradis Secret », qui sort en octobre. En février 2017 la tournée « Paradis Secret Tour » démarre bien mais un grave accident de la route survient dans la nuit du 6 mars après un concert donné à Bruxelles. Le van de la chanteuse percute violemment une voiture se trouvant sur la bande d’arrêt d’urgence en causant la mort des deux passagers parmi lesquels le footballeur Youcef Touati, et blessant grièvement le conducteur. Légèrement blessée mais traumatisée, la chanteuse annule alors sa tournée. Elle revient à la vie publique pour la rentrée 2017 avec le tournage d’un film intitulé « Traqués » et une place de juré dans l’émission télévisée française « The Voice kids » sur la chaîne privée TF1. En octobre 2018, Jenifer commercialise son huitième album studio qui a pour titre « Nouvelle page ». L’opus, généreux, comprend 19 titres signés notamment par Slimane, Christophe Maé et Paul Ecole.
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Laura Smet au Festival de Cannes en 2008 – Photo (c) Georges Biard

15 novembre 1983 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Laura SMET. Fille de l’actrice Nathalie Baye et du chanteur Johnny Hallyday, ce dernier lui consacre, en 1986, une chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman: « Laura ». Adolescente, comme bon sang ne saurait mentir, elle suit des cours de comédie. En 2002, elle est remarquée pour devenir l’héroïne du premier film de Xavier Giannoli: « Les corps impatients ». Elle y apparaît comme une actrice prometteuse en recevant un certain nombre de récompenses et de distinctions. La jeune femme se révèle cependant fragile et semble éprouver des difficultés avec la vie comme en témoignent certains faits divers relatés par la presse. En 2010, grâce à son demi-frère David Hallyday, elle fait ses premiers pas, intéressants, dans la chanson en interprétant avec lui la chanson « On se fait peur ». Deux ans plus tard, elle enregistre un titre, « 14h15 » sur une double compilation où d’autres actrices, comédiennes et artistes féminines figurent pour interpréter des chansons inédites sur la capitale française: « Elles Son Paris ».
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17 JUIN

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

17 juin 1934 : Naissance, à Cherbourg, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level décède le 24 octobre 2015 à Rueil Malmaison.
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Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

17 juin 1936 : Naissance, à Paris, du compositeur français Gérard BOURGEOIS dont le vrai prénom est Robert. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Fabienne Thibeault en 1988 – Photo (c) Garcia Stills

17 juin 1952 : Naissance, à Montréal, de l’auteure, compositrice et interprète québécoise Fabienne THIBEAULT. Ayant très tôt envisagé de devenir chanteuse, c’est donc un peu logiquement qu’elle s’inscrit au Festival de la chanson de Granby au Québec. Elle y décroche la troisième place avant de revenir en 1974 pour remporter le concours. Elle se fait de plus en plus remarquer sur les scènes de Montréal et des environs grâce à sa voix très particulière et, en 1976, elle décroche un contrat phonographique avec la firme Kébec-Disques. Elle enregistre trois albums en l’espace de quelques mois et ils vont tous récolter un grand succès au Québec. L’auteur québécois Luc Plamondon la remarque et pense que ses qualités vocales peuvent lui permettre de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans l’opéra-rock qu’il est en train d’écrire sur la musique du Français Michel Berger: « Starmania ». Fabienne Thibeault accepte et cela la fait immédiatement connaître en France car le spectacle est un immense succès pour ses chansons diffusées en radio: « Le Monde est stone », « Un garçon pas comme les autres (Ziggy) » et « Les Uns contre les autres ».

Une fois l’aventure de « Starmania » terminée, Fabienne Thibeault parvient à connaître des succès personnels qui vont l’installer durablement dans le paysage de la chanson francophone: « Secrétaire de star », « Je voudrais faire cette chanson » et « J’irai jamais sur ton island ». Elle enregistre aussi quelques grands standards de la chanson française qu’elle va chercher dans les répertoires de Jacques Brel, Mouloudji ou Charles Trenet. En 1985, elle décide de s’installer en France. Elle connaît ainsi de nouveau un grand succès en interprétant, en duo avec Richard Cocciante, « Question de feeling ». Et, en 1987, son « tube » a pour titre « Chaleur humaine ». Les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse qui se partage à nouveau entre son Québec natal et l’Europe. Avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, elle propose alors des spectacles et des disques racontant l’histoire de certaines régions de France. Elle consacre aussi une grande partie de son temps à s’intéresser à la vie rurale et agricole française. Ces activités lui ont inspiré une comédie musicale qui a pour titre « Notre terre » et qui tient en huit albums. En 2009, elle participe à la saison 4 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, elle fait partie, aux côtés de Renaud Hantson, Nathalie Lermitte, Damien Sargue, Cécilia Cara, Nuno Resende, Lââm et Mikelangelo Loconte notamment, des artistes qui enregistrent la chanson « Un faux départ » pour le collectif « Les grandes voix des comédies musicales chantent pour les enfants hospitalisés ». En avril 2019, le label discographique québécois Propagande décide de commercialiser en CD les onze albums vinyles enregistrés par la chanteuse entre 1977 et 1985.
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Marc Durant en 2013

17 juin 1957 : Naissance, à Haine-Saint-Paul, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone.

Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités. En 1992, il produit le nouveau CD de quatre titres de l’une des vedettes belges des années 1960 : Jacky Delmone. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux, nouveaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie »), sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. En 1997, Marc Durant permet au regretté Ricky Burnett, ex-membre éphémère du groupe Moody Blues, d’enregistrer un CD de trois titres sur lequel se trouve une reprise bilingue de Jacques Brel : « If you go away/Ne me quitte pas ». En février 2004, il devient le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
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LIO en 1986 – Photo (c) Rajik

17 juin 1962 : Naissance, à Mangualde au Portugal, de la chanteuse et actrice belge LIO. Vanda Maria Ribeiro est le vrai nom de cette fille d’officier portugais au service du président autoritaire Salazar dans les années 1960. Les parents de Vanda divorcent en 1968 et la petite fille suit sa maman qui émigre en Belgique, à Charleroi. Son adolescence va se dérouler à Bruxelles et, à 17 ans, elle envisage sérieusement de tenter l’aventure de la chanson sous le pseudonyme de Lio. C’est grâce au regretté musicien et animateur de radio belge Marc Moulin qu’elle enregistre un premier 45 tours qui va définitivement bouleverser sa vie: le « Banana Split » est un « tube » international. La carrière de Lio aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur l’intelligence de son producteur et sur l’opiniâtreté de la chanteuse. Elle enchaîne ainsi les hits: « Amoureux solitaires », « Sage comme une image », « Plus je t’embrasse » et « Zip-a-doo wah ». Sa rencontre avec Alain Chamfort va encore enrichir un peu plus son répertoire de « lolita »: sur l’album « Pop Model » de 1986, elle assure sa popularité avec « Les brunes comptent pas pour des prunes », « Fallait pas commencer » et « Je casse tout ce que je touche ».

La décennie suivante voit le succès public s’estomper au niveau de la chanson où ellle s’oriente vers des choix de plus en plus personnels. Mais Lio, qui possède d’autres qualités artistiques, se tourne vers le théâtre, le cinéma et la télévision. En 2001, elle crée un spectacle d’hommage aux chansons de Prévert qui lui permet de proposer des concerts dans toute la francophonie. En mars 2007, Lio rejoint les participants de la tournée nostalgique française « RFM Party 80 » et elle y participe durant quelques années. En 2007, elle est membre du jury de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Deux ans plus tard, elle enregistre un nouvel album avec des musiciens belges et le groupe Phantom de Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam. A la fin de l’année 2011, elle fait partie du jury de la première édition du crochet télévisuel « The Voice Belgique » à la RTBF, chaîne de télé publique francophone. Et, deux ans plus tard, elle commercialise un single qui doit préfigurer un nouvel album: « Poupée pop ». En 2018, un nouvel album de Lio est disponible et il rend hommage au grand chanteur et compositeur brésilien Dorival Caymmi dix ans après son décès. L’opus a pour titre « Lio canta Caymmi ».
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