PAVAROTTI Luciano

Luciano PAVAROTTI

Le ténor italien Luciano PAVAROTTI naît le 12 octobre 1935 à Modène. Il est le fils d’un boulanger chanteur et d’une employée dans une fabrique de cigares. Après des études de chant, sa carrière à l’opéra commence en Italie en 1961. Mais ses qualités vocales le font rapidement connaître dans toute l’Europe. En 1963, on lui demande d’effectuer le remplacement de Giuseppe Di Stefano au pied levé à Londres: c’est son premier pas vers la consécration internationale. Le chef d’orchestre allemand Herbert Von Karajan est subjugué et lui demande de jouer à la Scala de Milan en 1965. Quatre ans plus tard, le premier enregistrement phonographique de Luciano Pavarotti est réalisé à Rome. Puis, en 1972, ce sont les Etats-Unis qui découvrent le ténor au Metropolitan Opera de New York. Il y interprète avec brio « Ah ! mes amis, quel jour de fête ! », air extrait de « La fille du régiment », opéra-comique de Gaetano Donizetti sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard. Cette performance lui vaut 17 rappels.

Au début des années 1980, il met sur pied « The Pavarotti International Voice Competition » qui s’adresse aux jeunes artistes. A la fin de chaque épreuve, il donne un récital où il chante avec les gagnants. Il poursuit une carrière mondiale éblouissante au cours de laquelle il essaie inlassablement de rendre populaire l’art lyrique et la musique classique. C’est dans ce cadre qu’il s’associe à Placido Domingo et à José Carreras pour proposer les concerts et albums des Trois Ténors qui vont connaître un énorme succès au début des années 1990.

Au cours de sa carrière également, Luciano Pavarotti n’a de cesse d’enregistrer et de participer à des duos réalisés avec des chanteurs issus de la pop musique anglo-saxonne. Cette expérience sera même étendue à des artistes francophones comme Céline Dion ou Florent Pagny.

Sa forme physique et vocale commençant à décliner, Pavarotti envisage une tournée mondiale d’adieu en 2004 qui passe une dernière fois par Paris et le Palais omnisports de Bercy. La dernière apparition publique du ténor italien sur une scène a lieu le 10 février 2006 lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver à Turin en Italie.

Un cancer du pancréas l’oblige alors à ralentir ses activités et, le 6 septembre 2007, il décède dans sa propriété de Modène où il a demandé à revenir.
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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît une certaine popularité à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père, militaire de carrière dans l’aviation, vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Sa mère travaille aux Nouvelles-Galeries de Caen où Nathalie débarque à l’âge de huit ans. Passionnée de musique et de chanson, la petite Nathalie chante tout le temps et, notamment, « La tantina de Burgos » d’Annie Cordy lors des repas de famille. Du coup, elle désire suivre des études artistiques mais on l’oriente vers une profession d’enseignante. A 17 ans, elle découvre une annonce dans le journal « Cinémonde » et profite de congés pour y répondre et prendre la route de Paris. Il est question d’une audition pour jeunes talents organisé par la maison de disques Pathé. Elle se retrouve dans la file des prétendants aux côtés de Michel Berger. Et, au terme des auditions, ils sont deux à signer un contrat discographique : Michel Berger et Nathalie Degand. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », adaptation d’un titre américain de Curtis Mayfiled avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964 avec, aussi, Eric Charden, Pierre Vassiliu et Laura. L’année suivante c’est avec Salvatore Adamo que Nathalie Degand part en tournée de galas. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance. Aux dernières nouvelles, elle vivrait à Tinchebray, près de Flers, dans l’Orme.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600.000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996.

Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1. Fin 2019, des rumeurs dans la presse people et les réseaux sociaux font état de la détresse d’Ophélie Winter qui serait SDF et vivrait dans sa voiture. Des nouvelles qu’elle a démenties depuis mais qui cachent difficilement les gros soucis que semble véritablement connaître l’artiste.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Comé-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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10 NOVEMBRE

Ennio Morricone en 2012

10 novembre 1928 : Naissance, à Rome, du compositeur et chef d’orchestre italien Ennio MORRICONE. On ne compte plus les musiques de films célèbres qu’il a composées. Dès les années 1960, il travaille pour des réalisateurs italiens et se spécialise, un moment, dans les bandes originales des westerns « spaghettis » signés Sergio Leone: « Le bon, la brute et le truand », « Il était une fois dans l’Ouest » et « Il était une fois la révolution ». Au début des années 1970, d’autres réalisateurs s’intéressent à sa musique: c’est le cas d’Henri Verneuil pour « Le casse » ou encore « Le clan des Siciliens » entre autres. En 1971, Joan Baez interprète la chanson originale du film « Sacco and Vanzetti », « Here’s to you », qui est un grand succès. La chanson est adaptée en français et interprétée, notamment, par les Compagnons de la Chanson et Georges Moustaki sous le titre: « La marche de Sacco et Vanzetti ».

D’autres thèmes d’Ennio Morricone deviendront aussi des chansons francophones comme « Liberté », chanson enregistrée en 1982 par Isabelle Aubret. Le compositeur fait lui-même quelques incursions dans le domaine de la chanson avec, notamment, Mireille Mathieu et son album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » en 1974. Toujours très actif, Ennio Morricone continue à composer et à diriger des orchestres pour des spectacles importants comme ceux de la tournée européenne qu’il a entamée avec succès en 2014.

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10 novembre 2000 : Quinze jours après sa sortie commerciale, le nouvel album d’Henri Salvador intitulé « Chambre avec vue« , porté par la chanson « Jardin d’hiver » signée par Keren Ann et Benjamin Biolay, dépasse largement le seuil du disque d’or avec plus de 150.000 exemplaires vendus.

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2 NOVEMBRE

Romain Didier en 1991

2 novembre 1949 : Naissance, à Rome en Italie, de l’auteur, compositeur et interprète français Romain DIDIER, Didier Petit de son vrai nom. Son père, Pierre Petit, est musicien et sa mère, Christiane Castelli, est cantatrice. A la naissance de Didier, son papa est en résidence à Rome où il vient de recevoir le prix de Rome de composition et sa maman est pensionnaire de l’opéra de Paris. Dans un tel milieu, on peut imaginer que le jeune Didier est immanquablement bercé de musique. Et on peut croire aussi que les instruments n’ont aucun secret pour lui. Mais ce n’est pas le cas: il est plutôt réfractaire aux cours d’académie et de conservatoire et il va apprendre le piano tout seul en autodidacte à Paris où il passe sa jeunesse. Dans les années 1970, il décroche un contrat de pianiste de bar. Il s’agit alors de jouer immédiatement ce que la clientèle demande: « tubes » du moment et classiques inoubliables. Il s’agit sans doute de la plus éprouvante des écoles mais aussi la plus riche. C’est là qu’il est remarqué par un collaborateur des éditions du Rideau Rouge qui appartiennent à Gilbert Bécaud. Cet homme lui propose de travailler les orchestrations d’un nouvel album à enregistrer par Francis Lemarque. Il découvre alors l’univers de la chanson francophone par son aspect technique d’abord avant de l’aborder sous sa facette artistique: celle de la création. Il se met à ce moment à composer des mélodies sur des textes écrits par un ami: Patrice Mithois. En 1980, leurs premières chansons sont enregistrées par Nicole Croisille puis Didier se décide à tenter d’en interpréter d’autres lui-même. Il choisit un nom d’artiste qu’il ne va pas chercher bien loin: le Petit Didier est né à Rome et se sent un peu romain donc il s’appellera Romain Didier. Dès 1980, il enregistre ainsi un album dans la série des « Découvertes » de la firme de disques RCA. Ses premiers succès y figurent: « Promesses promesses » et « Amnésie ».

Le second opus de Romain Didier, « Candeur et décadence », fera un clin d’oeil à ses origines avec un titre qui va recevoir les faveurs des stations de radio en 1982: « L’aéroport de Fiumicino ». Les succès vont alors s’enchaîner pour Romain Didier: « Julie la Loire » (1983), « Senor ou senorita » (1983), « Pleure pas » (1984), « Chinamour » (1985) ou « Tom du Mali » (1988). En 1985, Romain Didier fait la rencontre d’un poète exceptionnel qui va sans doute écrire les plus belles pages de son répertoire: Allain Leprest. Ensemble, ils vont ciseler des chansons inoubliables telles que « La retraite », « D’Irlande », « Le fou de Bassan », « SDF » ou « Léon Camé ». Parallèlement à son travail de compositeur et d’interprète, Romain Didier est aussi très souvent sollicité pour ses activités d’arrangeur et d’orchestrateur. Son nom se retrouve ainsi sur les pochettes de disques de Pierre Perret, Yves Duteil, Allain Leprest, Isabelle Aubret, Enzo Enzo ou Annie Cordy. Il compose aussi quelques opéras pour enfants dont « Pantin Pantine » et « Pinocchio court toujours ». Au cours de sa carrière, Romain Didier a, jusqu’ici, privilégié la diversité en proposant des disques et des spectacles aux sonorités multiples: piano-voix, ambiance jazz, formation traditionnelle ou quatuor et orchestre classique. En 2011, fidèle à lui-même, l’artiste a sorti un album dont le titre est « De loin on aurait cru des oies… ». Et, en 2016, il commercialise un opus qui a pour titre « Dans ce piano tout noir » où s’accompagnant seul au piano, il enchaîne 36 chansons reprenant ses « tubes », des grands classiques de la chanson française et des titres plus personnels.
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2 novembre 2010 : Sortie de l’album de Louis CHEDID « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ».

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MIKOVSKI Sarah GP Vive la reprise 20152 novembre 2015 : la 21e édition du tremplin « Vive la Reprise ! » se déroule au Centre Fleury Goutte d’Or-Barbara à Paris. Huit artistes sont sélectionnés pour la finale: Sarah Mikovski, Guilam, Zoé Malouvet, Geneviève Morissette, Gauvain Sers, Anissa, Au creux de l’A et Danny Buckton Trio. Le jury des professionnels est constitué de Stéphanie Berrebi et Benjamin Valentie (Francofans), Pascal Chauvet (Le Bijou), Denis Collinot (Festival de Marne), Patrick Engel (Médiathèques de la ville de Paris), Fabienne Fontanelle (Ville de Sarcelles), Jean Lemaire (Une chanson peut en cacher une autre), Martine Rigaud (La Cigale), Stephane Riva (ACP La Manufacture Chanson), Gilles Tcherniak (Forum Léo Ferré), Matthias Vincenot (Festival DécOuvrir), Nicolas Joseph et Carole Chichin (La Menuiserie), Matthias Bouffay et Lucas Roullet-Marchand (ATBC), Danièle Gambino (FGO), Laure Gasson (La Grange Dimière), Marc Havet (Le Magique) et Bruno Barrier (collectif Les beaux esprits). Le jury du concours est présidé par l’auteur Claude Lemesle et est composé d’Agnès Bihl, Nathalie Miravette, Claude Fonfrède, Dominique Pankratoff, Didier Pascalis, Luc Sotiras, Nadja Ringart, Gérard Charut et Samuel Veyrat. La présidence d’honneur est assurée par Les Ogres de Barback dont le répertoire est mis à l’honneur par les finalistes. Au terme de la soirée, le Grand prix du Centre de la Chanson (2000€) est décerné à Sarah Mikovski et le Prix d’interprétation ADAMI (2000€) est attribué à Danny Buckton Trio. Quant au Prix de la meilleure chanson de l’UNAC (500 €), il va à la chanson « Immobile » du groupe Au creux de l’A. Pour plus d’infos à propos de cette soirée et en savoir plus sur les autres candidats primés, cliquez ICI.

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Marie Lafrorêt en 2005 (c) TV5 Monde

2 novembre 2019 : Décès à Genolier (Suisse) à l’âge de 80 ans de la chanteuse et actrice suisse Marie LAFORET. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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30 SEPTEMBRE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

30 septembre 1906 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française MIREILLE sous son nom complet de Mireille Hartuch. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Albert Raisner dans les années 1970

30 septembre 1922 : Naissance, à Apolda (Allemagne), de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père, représentant de commerce, français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.

Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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Diane Dufresne en 1987 – Photo (c) C. Cabrol – Kipa

30 septembre 1944 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse, comédienne et peintre Diane DUFRESNE. Lorsque sa mère décède, Diane a quinze ans et elle doit se résoudre à abandonner ses études. Elle rêve toutefois de devenir chanteuse et fait tout pour. En 1962, elle réussit à obtenir un passage sur une scène de Montréal et elle y interprète notamment des chansons de Jacques Brel et Léo Ferré. Mais il lui faut apprendre la technique et la maîtrise vocale chez ces Français dont elle admire les chanteurs. Elle part donc pour Paris où elle s’inscrit aux cours de chant du célèbre Jean Lumière et aux cours d’art dramatique de la non moins célèbre Françoise Rosay. De 1966 à 1968, on retrouve ainsi Diane Dufresne dans les cabarets parisiens de la rive gauche où elle chante les artistes québécois que sont Gilles Vigneault, Claude Léveillée ou Jean-Pierre Ferland. De retour au Québec, elle rencontre le jeune parolier Luc Plamondon qui est bien décidé à lui écrire des chansons sur mesure. Elle enregistre ainsi, en 1972, un premier album au titre prometteur: « Tiens-toé ben, j’arrive ! ». Et le 33 tours va tenir toutes ses promesses. En 1973, elle chante à la Place des Arts de Montréal où elle récolte un succès unanime. L’été de cette année-là, tous les pays francophones fredonnent le « tube » « J’ai rencontré l’homme de ma vie ».

La suite de la carrière de Diane Dufresne est marquée par des chansons très diversifiées dont le point commun est toujours l’autodérision et la provocation. En 1975 sort un deuxième opus qui confirme le talent de l’artiste canadienne: « Sur la même longueur d’ondes ». Et, deux ans plus tard, l’album « Maman si tu m’voyais » lui permet de se produire à l’Olympia de Paris en 1978. Chez elle, au Québec, elle prend l’habitude de proposer des spectacles thématiques où les spectateurs sont invités à se déguiser en fonction du thème de la soirée. Et, à Montréal, elle participe à « Starmania » à la fin des années 1970. Les années 1980 vont confirmer la tendance rock de cette artiste hors du commun qui demande des chansons aux Français Jonasz, Higelin, Gainsbourg et Pierre Grosz. Et la décennie suivante voit la chanteuse s’orienter vers un répertoire plus calme. Dans les années 2000, Diane Dufresne revient quand même au rock et propose une tournée intitulée « En liberté conditionnelle ». Ensuite, elle multiplie les expériences musicales diverses comme, en 2005, la réalisation d’un album et d’une tournée consacrée au compositeur allemand Kurt Weill. En octobre 2006, elle reçoit à Montréal un Félix décerné pour l’ensemble de son oeuvre. Parallèlement à la chanson, Diane Dufresne se consacre alors de plus en plus à sa seconde passion: la peinture. Elle entremêle d’ailleurs subtilement ces deux disciplines artistiques au cours d’un spectacle créé au Canada en 2007. Un an plus tard, elle est à l’affiche des FrancoFolies de Montréal où elle propose une soirée intitulée « Terre planète bleue ». Des expositions de ses peintures sont désormais montées un peu partout dans le monde. Fin 2018, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Meilleur après » et dont les titres sont signés notamment par Cyril Mokaiesh, Catherine Major, Alexandre Beaupain, Daniel Bélanger, Sting, Alexandre Lizotte, Moran et Jean-Phi Goncalves.
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Jeff Bodart – pochette album 2003

30 septembre 1962 : Naissance, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART dont le vrai prénom est Jean-François. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sex Symbol ». Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey Baron rouge » et « Coûte que coûte ». En 1994, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ».

D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des medias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ». Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies de Spa (B) mais aussi à celles de La Rochelle (F) ainsi qu’au défunt festival « Mars en chansons » dans sa ville natale de Charleroi (B). En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste. En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau. Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoît Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) en juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Manu Champagne, Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
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Anthony Delon en 1987 – Photo (c) G. Ransiman

30 septembre 1964 : Naissance, à Los Angeles aux Etats-Unis, du chanteur occasionnel et acteur franco-américain Anthony DELON. Fils d’Alain et de Nathalie Delon, il vit avec eux un an en Californie avant qu’ils ne s’installent en France. Au moment de la séparation de ses parents en 1968, il va vivre avec son parrain et sa marraine car sa mère est très occupée par ses activités artistiques. Son enfance est un peu chaotique et il est envoyé en pension à la campagne. Il s’en évade pour aboutir dans une école parisienne à Saint-Germain-des-Prés. L’adolescence d’Anthony n’est guère plus brillante et il fréquente de nombreux établissements scolaires dont il s’échappe ou est évincé. Jeune adulte, il commence à s’intéresser à la musique et part à Londres pour travailler dans une maison de disques: Island Records. De retour en France, il est arrêté, à l’âge de 18 ans, au volant d’une voiture volée et en possession d’une arme prohibée. A sa sortie de prison, il crée une ligne de blouson de cuir qui marche bien mais ces activités ne vont pas l’extraire d’un milieu où les caïds règlent leurs comptes à coups de pistolets. Il part alors pour New York où il fait des rencontres artistiques intéressantes avec Andy Warhol et Brooke Shields notamment. Le metteur en scène italien Alberto Lattuada le croise aux USA et lui propose un rôle dans le film qu’il va tourner à Rome. Anthony accepte et travaille aussi avec Francesco Rosi. En 1987, il revient à sa passion pour la musique et tente, comme d’autres acteurs, l’aventure de la chanson. Il enregistre un disque 45 tours avec « Qu’elle revienne », un titre peu convaincant et peu joué par les radios. Après un nouveau séjour aux Etats-Unis, il revient finalement vivre en France et s’oriente vers le cinéma, la télévision et le théâtre. Il fait encore un détour du côté de la chanson en 2012 lorsqu’il enregistre le titre « Skype » en duo avec la chanteuse Robert.
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JERONIMO aux Octaves de la Musique à Liège (B) le 8 avril 2014 (c) Passion Chanson

30 septembre 1972 : Naissance, à Liège, du guitariste et chanteur belge Jérôme Mardaga, mieux connu sous le pseudonyme de JERONIMO. Très jeune, il se retrouve engagé comme guitariste dans des groupes de sa région natale. Patiemment, il peaufine ainsi son jeu. Et, un peu par hasard, il se fait connaître du grand public en 2000 lorsque l’une de ses démos intitulée « Mon éternel petit groupe » est diffusée par la radio publique rock de la communauté francophone de Belgique: Radio 21. Il s’affuble alors du pseudonyme de Jéronimo et signe un contrat avec le jeune label indépendant belge Anorak Supersport. Début 2002, un single est envoyé aux radios qui le diffusent très bien: « Ma femme me trompe ». La chanson annonce un album qui est commercialisé quelques semaines plus tard: « Un monde sans moi ». Tout empreint d’un surréalisme typiquement belge, ce premier opus reçoit un accueil très favorable du public et des journalistes. Jéronimo se retrouve alors très vite à l’affiche des grands festivals de l’été: Dour Festival et Francofolies de Spa entre autres. Il fait aussi un détour par le Printemps de Bourges avant de se produire dans toute l’Europe. En novembre 2002, il se produit à Montréal où il est accueilli par le festival du Coup de Coeur Francophone. Par la suite, l’artiste se voit invité à se produire en première partie des concerts du groupe français Indochine. Un disque est alors enregistré en public au Botanique à Bruxelles. Jéronimo assure ensuite le lever de rideau de Cali à l’Olympia de Paris. Ces nombreux voyages permettent au compositeur d’écrire des novelles chansons qui se trouvent réunies sur son deuxième album qui paraît en 2005: « 12h33 ». Les arrangements musicaux y sont différents et diversifiés avec des guitares électriques répondant aux acoustiques. A la fin de l’année, le groupe belge dEUS demande à Jéronimo d’assumer la première partie de sa tournée française qui passe notamment par la salle parisienne de l’Olympia. En novembre 2006, l’album « 12h33 » reçoit le prix Rapsat-Lelièvre à Montréal pendant le festival du Coup de cœur Francophone. Alors que sa carrière se poursuit avec succès, Jérôme participe, en studio, aux projets discographiques de Miam Monster Miam, Sophie Galet, Juan d’Outremont et Jacques Duvall. Par la suite, le musicien rejoint le groupe de Mark Gardener and The Full Band Sonic et cette nouvelle aventure lui permet de composer de nouveaux morceaux qu’il enregistre en Italie en 2007. Quelques mois plus tard, Jérôme rejoint, en tant que guitariste, le chanteur Saint-André qu’il accompagne sur scène pendant quelques mois. Il achève ensuite, en Italie, l’enregistrement des chansons qui vont constituer le nouvel album de Jéronimo qui sort à l’automne 2008: « Mélodies démolies ». La galette numérique est encore différente des précédentes mais on y trouve toujours l’humour décalé qui fait désormais la réputation du chanteur. Tout en y incluant des textes et des thèmes sérieux comme la crise économique de l’époque (« L’argent c’est bien »), les chansons sont plutôt désinvoltes et insouciantes. Le disque n’est pas un succès commercial malgré les nombreux concerts qui vont suivre sa sortie. Et Jérôme Mardaga reprend son job de musicien auprès de Saint-André, Jacques Duvall, Benjamin Schoos et Marc Morgan notamment. Un dernier concert de Jeronimo à Mons (B) en 2010 est censé terminer la carrière de l’artiste sous ce pseudonyme. Mais, après avoir « fait le ménage » autour de lui, Jéronimo reprend le chemin des studios en 2013, année au cours de laquelle sort son quatrième album studio : « Zin zin ». Il prête alors ses talents de guitariste aux chanteurs Olivier Juprelle et Hugo qu’il accompagne sur scène en 2014 et 2015. En 2016, c’est avec Gaëtan Streel que Jérôme joue de la guitare sur scène. En 2018, l’artiste reprend son patronyme intitial de Jérôme Mardaga pour sortir un nouvel album qui a pour titre « Raid Aérien » et qui est en totale rupture avec son travail précédent. Véritable plongée au sein d’un monde imaginaire effrayant, instable et monochrome, l’opus est peuplé d’oiseaux-espions, de paysages où tombe une neige inconnue et où les personnages tentent de survivre dans une lumière glacée et mécanique. Et, sur scène, dans une atmosphère glaciale noire et blanche, seuls les titres agressifs et répétitifs de l’ancien répertoire sont retenus pour se marier au nouveau matériel.

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30 septembre 1975 : Naissance, à Paris, de l’actrice française Marion COTILLARD. Née dans une famille d’artistes comédiens, elle passe son enfance à Alfortville avant de faire ses études à Orléans et à Paris. Elle sort du conservatoire d’Orléans en 1994 avec un premier prix d’art dramatique. Ses premiers films ont pour titre « Highlander » et « Extrême limite » mais c’est « Taxi » qui révèle Marion au grand public. En 2003, le réalisateur Tim Burton l’engage pour tourner dans « Big Fish » qui constitue sa première expérience dans le cinéma américain. Un an plus tard, elle reçoit, à Paris, le César du meilleur second rôle pour sa participation à « Un long dimanche de fiançailles ». En 2007, le réalisateur français Olivier Dahan la préfère à Audrey Tautou pour jouer le rôle d’Edith Piaf dans « La môme ». Le choix est judicieux puisque, grâce à ce film superbe, la comédienne récolte de multiples récompenses dont un César en France. Aux Etats-Unis, on lui remet un Golden Globe et, surtout, l’Oscar de la meilleure actrice en 2008. La même année, un documentaire, « Mon clown », est réalisé par Bastien Duval: il relate la vie de Marion Cotillard pendant la promotion mondiale du film « La môme » pendant un an. Elle poursuit une carrière cinématographique intense et se donne le temps, en 2010, d’enregistrer une chanson en anglais pour une publicité de Dior: « The eyes of Mars ». Car Marion Cotillard est aussi chanteuse et bassiste. Fin 2010, elle accompagne le groupe Yodelice, avec Maxim Nucci, sur les routes de France sous le pseudonyme de Simone.
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Frank Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour ») et un autre en 1970 (« Mélancolie »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »). Par la suite, il compose quelques musiques de films dont celle, en 1993, d’un long-métrage franc-belge signé Didier van Cauwelaert qui a pour titre « Les amies de ma femme » et dans lequel jouent notamment Michel Leeb, Christine Boisson, Catherine Arditi, Nadia Farès, Dominique Lavanant, Jacques François et Fabienne Guyon.
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Mochélan lors de la finale de la Biennale de la Chanson Française le 20 septembre 2012 à Bruxelles (c) Passion Chanson

20 septembre 2012 : Finale, au Cirque Royal de Bruxelles, de la Biennale de la Chanson Française. Depuis le mois d’avril, de nombreux candidats se sont présentés aux sélections publiques organisées en Wallonie et à Bruxelles. Il y avait ainsi : Les Femmes ZiZies, Mélanie Isaac, Baptiste Brunello, Siddhartha Björn, Mandaye, MaThéo, Les R’tardataires, Aurore D., Vanessa F., Piangerelli, Les filles de Hiro Hito, Nezrine, Coline, Guillaume de Lophem, Manu et les Condouristes, Djinn Saout, Caroline 2000, Taxidermists, Geiger Neutrino, Barbarie Boxon, Philippe Tasquin, Léa Cohen, Les Fils de l’autre, La Baleine, Besac Arthur, Jullian, Keita Takei, Aurélie Dorzée, Olivier Juprelle, Blackberry D., Airco, Pistolazer, Mon Réal, Chicago, Mochélan, Dan T., Billy Joe, Anne-Sophie Thunus, Nicolas Donnay, Les Herbes Folles. Pour en savoir plus sur la finale du 20 septembre 2012 au Cirque Royal de Bruxelles et les lauréats, veuillez CLIQUER ICI.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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10 AVRIL

 

10 avril 1930 : Naissance, à Cannes, du pianiste, musicien de jazz, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur français Claude BOLLING. Il étudie la musique d’abord au conservatoire de Nice puis à Paris. A l’âge de quatorze ans déjà, il joue avec Lionel Hampton et Kenny Clarke. Claude Bolling reste, dans le domaine de la musique, celui qui a le mieux réussi à marier le jazz avec la musique classique. Pour le cinéma, il a composé une centaine de bandes originales de films dont « Borsalino ». Au niveau de la chanson, c’est avec le groupe « Les Parisiennes » que Claude Bolling a été le plus productif dans la première partie des années 1960. Avec ces quatre danseuses mises en scène par Roland Petit, les mélodies de Bolling vont devenir des succès: « Il fait trop beau pour travailler » (1964), « L’argent ne fait pas le bonheur » (1966) ou encore « Le tunnel sous la Manche » (1966). Fin 2017, sous l’impulsion de l’animateur et producteur français Laurent Ruquier, un nouveau groupe des Parisiennes voit le jour avec quatre personnalités marquantes : Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna modja et Helena Noguerra. Le quatuor va se produire aux Folies Bergère de Paris en mai 2018 puis sur de nombreuses scènes francophones pendant quelques mois.

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Jean-Loup Lafont dans les années 1980

Jean-Loup Lafont dans les années 1980

10 avril 1940 : Naissance, à Guingamp en Bretagne, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Loup LAFONT. Il passe son enfance dans sa région natale. Il y est élevé par ses grands-parents à douze kilomètres de la mer qu’il ne découvre cependant qu’à l’âge de huit ans. Adolescent, il se dirige vers des études de journalisme et il exerce la profession pendant six ans. Ensuite, il travaille dans le milieu de la publicité pendant sept ans et il rejoint Paris où il fait un grand nombre de rencontres. L’une de celles-ci, Arlette Tabar, secrétaire de Lucien Morisse alors directeur d’Europe 1, lui permet de se tourner vers la radio. Il présente une maquette, un pilote, et il est engagé à Europe 1 où il présente le « Hit-Parade » du dimanche avant de laisser la place à Christian Morin. En 1972, il anime une autre émission musicale appelée « Mozik » qui sera suivie, en 1976, de « Maxi-Parade » et de « Basket » (dont le générique est « Oxygène » de Jean-Michel Jarre) en 1977.

Un an plus tard, Jean-Loup Lafont se tourne vers la télévision: il présente une émission des tendances musicales du moment le dimanche matin sur Antenne 2. Diffusée en direct de la salle Wagram, « Blue-Jean », dont le générique est signé par les Martin Circus (« J’en perds mes baskets »), accueille des artistes de renommée internationale comme les Bee Gees ou Queen et bon nombre de chanteurs français comme Gainsbourg. En 1979, il apparaît parmi les acteurs du film français « Le Temps des vacances ». Quatre ans plus tard, on le retrouve sur la chaîne de télé française TF1 où il présente « C’est Super ! ». Ensuite, en 1988, il revient sur Antenne 2 pour animer le programme intitulé « Kazcado ». En 1991, on le voit encore présenter le tiercé sur La Cinq. Depuis, Jean-Loup Lafont s’était rangé des médias pour se consacrer à sa passion: la peinture. Il meurt le 18 septembre 2015.
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Guillaume Canet à la remise des Césars 2012 (c) Georges Biard

10 avril 1973 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’acteur et réalisateur français Guillaume CANET. Il s’est impliqué dans le domaine musical pour interpréter un titre de la bande originale du film « Les petits mouchoirs » qu’il a composé. Et puis, du point de vue de la chanson francophone, il a composé une partie de la chanson « Nos futurs » qui se trouve sur l’album « Lunatique » de Jenifer sorti en 2007.

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Olivier Despax au début des années 1970

10 avril 1974 : Décès, à Villejuif, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Né le 28 février 1939 à Neuilly-sur-Seine.  Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe : « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist. Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Frank Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.

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10 avril 1979 : Décès, à Rome, du compositeur et chef d’orchestre italien Nino ROTA. Né le 3 décembre 1911 à Milan, il est surtout célèbre pour avoir composé bon nombre des musiques de films du réalisateur italien Federico Fellini: Armarcord, La Strada, Casanova, etc. Il a aussi composé quatre symphonies, onze opéras, neuf concertos ainsi que de la musique de chambre. En 1972, Nino Rota a signé la musique du film « Le parrain » (« The godfather ») dont le thème principal, « Speak softly love », a été chanté par des centaines d’interprètes dans le monde. Cette chanson a été adaptée en français pour devenir « Parle plus bas » et a obtenu un grand succès dans les versions de Dalida ou de Tino Rossi notamment.
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