5 DECEMBRE

5 décembre 1889 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DAMIA. Elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalises, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on a appelée « la tragédienne de la chanson » fléchit. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Damia a aussi été actrice et on a pu la voir notamment dans les films « Napoléon » d’Abel Gance en 1927 ou encore « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956. Damia est décédée le 30 janvier 1978 à La Celle-Saint-Cloud.
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José CARRERAS

José CARRERAS

5 décembre 1946 : Naissance, à Barcelone, du ténor espagnol José CARRERAS. C’est très tôt que le jeune José montre un talent certain pour la musique. A huit ans déjà, il chante un extrait de l’opéra « Rigoletto », « Comme la plume au vent », au micro de la radio espagnole. Trois ans plus tard, il est sur la scène du Grand Théâtre du Liceu à Barcelone pour figurer dans « El retablo de Maese Pedro » de Manuel de Falla et « La Bohème » de Puccini. Le jeune José est talentueux et ambitieux mais il lui manque une formation qu’il va trouver au Conservatoire de musique du Liceu à Barcelone. Au terme de ces études, il décroche un premier rôle de ténor aux côtés de la soprano espagnole Montserrat Caballé dans « Norma » de Bellini. La cantatrice est touchée par la personnalité et le talent de Carreras et elle va l’aider à décrocher de nombreux rôles par la suite. Avec une première prestation à Londres en 1971, la carrière internationale de José Carreras est lancée et elle se poursuit aux Etats-Unis en 1972 puis à Vienne notamment. En 1974, alors qu’il n’a que 28 ans, le ténor a déjà interprété 24 rôles différents sur les scènes du monde entier. Et sa carrière se poursuit ainsi de manière ascendante jusqu’en 1987. Cette année-là, José Carreras apprend qu’il souffre d’une leucémie aiguë. Il interrompt ses activités artistiques pendant plus d’un an et en profite pour metttre sur pied une fondation de soutien à la recherche sur la leucémie: la José Carreras International Leukaemia Foundation. En 1990, de retour sur scène, l’artiste se joint à deux autres géants du bel canto, Luciano Pavarotti et Placido Domingo, pour proposer ensemble le spectacle des « Trois Ténors » à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de football à Rome. Avec une moyenne de 60 concerts par an, José Carreras poursuit son chemin dans les théâtres d’Italie, de Chine, de France, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Autriche entre autres. Mais, en 2009, il déclare être trop fatigué pour encore jouer des rôles dans des opéras et donne sa préférence à la présentation de récitals. Si José Carreras a toujours inscrit à son répertoire des rôles français comme Faust et Roméo et Juliette (de Charles Gounod), Carmen (de Georges Bizet), Samson et Dalila (de Camille Saint-Saëns), le ténor semble de loin préférer les personnages des grands opéras italiens de Bellini, Donizetti, Verdi et Puccini entre autres.

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Patricia Kaas en 1991 – Photo (c) Gilles Cappé

5 décembre 1966 : Naissance, à Forbach, de la chanteuse française Patricia KAAS. Patricia passe son enfance à la frontière de l’Allemagne dans la localité de Stiring-Wendel. Sa famille est plutôt de milieu modeste avec un père mineur de fond et une mère au foyer. La petite fille se révèle bien vite être l’animatrice de la famille qui compte sept enfants: elle chante bien et possède des atouts vocaux indéniables. Ses parents vont l’aider dans cette voie et, en 1974 déjà, elle se produit dans les fêtes scolaires et les animations locales en chantant du Claude François ou du Sylvie Vartan. En 1979, elle parvient à se faire engager dans un cabaret de Sarrebruck: le « Rumpelkammer ». Elle va y chanter tous les samedis soirs pendant sept ans avant de s’y faire remarquer par le parolier François Bernheim. Ce dernier, séduit par les talents de la chanteuse décide de réunir des fonds pour produire son premier 45-tours. Il trouve l’argent chez Elisabeth et Gérard Depardieu: le disque « Jalouse » sort fin 1985 et c’est le bide. Bernheim ne peut pas rester sur cet échec et il va remuer ciel et terre pour que Patricia Kaas sorte de l’anonymat. Il finit par s’adresser au compositeur Didier Barbelivien qui, début 1987, propose une chanson jusqu’alors refusée par Nicoletta: « Mademoiselle chante le blues ». Dès le mois d’avril, la chanson est fortement programmée sur les radios et la télévision permet à Patricia Kaas d’être découverte par des millions de téléspectateurs francophones grâce à des émissions comme « Sacrée Soirée » sur la chaîne télé privée française TF1. La chanson « Mademoiselle chante le blues » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros. Forte de ce succès, Patricia se retrouve en première partie de Julie Pietri en décembre 1987 à l’Olympia de Paris. L’année 1988 permet à la chanteuse d’enregistrer son premier album qui sort en novembre. Les succès y sont nombreux: « D’Allemagne », « Mon mec à moi », « Elle voulait jouer cabaret » ou « Quand Jimmy dit ». L’album lui permet de décrocher la Victoire de la Musique dans la catégorie « Révélation de l’année ». Après un disque « live » sorti en 1990, Patricia Kaas peaufine l’album suivant qui sort en 1993. Il a pour titre « Je te dis vous » et va connaître des ventes impressionnantes porté par des titres comme « Il me dit que je suis belle » (de Jean-Jacques Goldmnan), « Entrer dans la lumière », « Reste sur moi », « Ceux qui n’ont rien » ou « Fatiguée d’attendre ». A partir de l’album suivant qui sort en 1997, l’interprète va travailler avec des compositeurs à succès comme Goldman, Lavoine ou Obispo. Il y aura « Dans ma chair » en 1997 et « Le mot de passe » en 1999. Les 25 et 27 juin de cette année-là, elle est l’invitée de Michael Jackson à Séoul et à Munich pour deux grands concerts humanitaires réunissant ses amis artistes. Au début des années 2000, Patricia Kaas se laisse tenter par le cinéma et par le réalisateur français Claude Lelouch qui lui permet de tenir le rôle titre du film « And now… Ladies and Gentlemen » aux côtés de Jeremy Irons. L’expérience n’est pas un succès et s’arrête là. Depuis ce moment, Patricia Kaas a pris toute son envergure sur scène en y interprétant, partout dans le monde, les chansons d’albums qui se vendent de moins en moins comme « Piano bar » (2002) et « Sexe fort » (2003). Après quelques années de réflexion, la chanteuse décide d’auto-produire ses disques ainsi que ses spectacles. En 2009, elle enregistre ainsi l’album « Kabaret » dans une atmosphère musicale qui rappelle les années 1930. Il est d’abord disponible à la vente sur internet avant de se trouver dans les bacs des disquaires. Le succès discographique est au rendez-vous, notamment en Russie et, ensuite, un peu partout dans le monde. Cela permet à Patricia de concevoir un spectacle très particulier qui mêle chanson, chorégraphie et théâtre dont la tournée l’emmène aux quatre coins du monde. Au même moment, la chaîne de télévision publique France 3 lui demande de représenter son pays au Concours Eurovision de la Chanson qui a lieu à Moscou le 16 mai 2009. Elle y interprète « Et s’il fallait le faire » qui se classe huitième sur 25. En 2012, un an avant tout le monde, elle songe méthodiquement aux célébrations du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf prévues en 2013. Elle décide de consacrer un album-hommage à la plus grande chanteuse de blues française. Et elle enregistre les chansons dans des versions très originales avec le Royal Philharmonic Orchestra. La tournée qui suit permet au monde entier de découvrir Patricia Kaas dans une évocation extraordinaire de la môme Piaf. A l’automne 2016, elle sort un nouvel album éponyme de titres originaux dont la chanson phare, « Madame tout le monde », n’est pas sans rappeler « Mademoiselle chante le blues ».
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Robert Charlebois

5 décembre 1996 : Le chanteur Robert CHARLEBOIS est le premier Québécois à recevoir la Grande médaille de la chanson française à l’Académie française. Il est ainsi récompensé pour l’ensemble de son oeuvre.
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Nicolas Michaux en 2016

5 décembre 2016 : La deuxième édition des Sabam Awards de la Belgique francophone se tient au Wolubilis de Bruxelles (B). Il s’agit d’une remise de trophées récompensant le meilleur des créateurs de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique nationale. Dans la catégorie chanson française, c’est Nicolas MICHAUX qui reçoit le prix tandis qu’André BORBE est le lauréat de la chanson pour jeune public avec son album « Les tympans pimpants ».
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5 décembre 2017 : Décès, à Marne-la-Coquette, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY des suites d’un cancer des poumons. Né à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet, Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène. Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connut alors un léger passage à vide. Il revint au top dans les années 1970 et affronta le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fit confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistra des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectua des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il fut une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semblait l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui l’ont obligé à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc. Johnny sortit en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partagea la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialisa un album totalement imprévu dont la conception fut volontairement cachée. Ce cinquantième opus avait pour titre « De l’amour » et était de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, restait le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entama cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparut fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 fut marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès fut communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le ghota artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ».
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7 JUILLET

Marcel Merkès dans les années 1950

7 juillet 1920 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur d’opérette français Marcel MERKES. Intéressé dès son plus jeune âge par l’art lyrique, et conscient de son potentiel vocal, il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux où il obtient plusieurs prix de chant. A 22 ans, il effectue ses premiers pas sur une scène dans le cadre d’un opéra présenté au Grand Théâtre de Bordeaux: « Manon » de Jules Massenet. C’est au Conservatoire de Bordeaux que Marcel rencontre Paulette Merval, chanteuse et violoniste, qu’il va épouser et avec qui il crée un duo mythique de l’opérette française. Ils vont ainsi se produire ensemble plus de 10.000 fois dans leur longue carrière. Parmi les nombreuses opérettes à l’affiche desquelles ils apparaissent, on peut citer « Rêve de Valse » d’Oscar Strauss, « Violettes impériales » de Vincent Scotto, « Rose-Marie » de Rudolf Friml, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar, « Michel Strogoff » de Jack Ledru, « Douchka » de Georges Garvarentz et Charles Aznavour et « Princesse Czardas » de Emmerich Kálmán. Marcel Merkès est décédé le 30 mars 2007 à Pessac.

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7 juillet 1945 : Mariage, à Paris à la mairie du 18e arrondissement, de Fernand SARDOU avec Jacqueline Labbé qui prendra pour pseudonyme Jackie ROLLIN puis Jackie Sardou.
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7 juillet 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Géry LIPPMAN. Né dans une famille où la chanson est importante, il écrit ses premières chansons à l’âge de 19 ans. Il crée alors avec des copains le groupe « Osmose » puis la formation « Acte 2 ». Sa passion pour Polnareff et Sheller l’amènent à jouer du piano et à finalement chanter en solo. Il enregistre deux 45 tours à la fin des années 1980 dont « Lady » qui récolte un petit succès. Il perfectionne ensuite ses connaissances musicales pour devenir arrangeur et professeur de piano. Mais, en 1997, il effectue un retour à la chanson et se produit, entre autres, aux Francofolies de Spa le 20 juillet. Il y revient le 19 juillet 2003, le 22 juillet 2006 et le 18 juillet 2008. Gery Lippman a, jusqu’ici, enregistré quatre albums: « Entre amours et voyages » en 2003, « Le surfeur des étoiles » en 2007, « Vaisseau fantôme » en 2013 et « La serrure » en 2017. Ce dernier opus, qui comprend dix chansons originales, est présenté au public en mars 2017 dans le cadre étonnant du nouveau musée de la Boverie à Liège.

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RITCHY en 1982

7 juillet 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur français RITCHY, de son vrai nom Laurent Manghi. C’est dans sa ville natale qu’il suit des cours d’opéra pendant deux ans au Conservatoire local. A 18 ans, le jeune Laurent est découvert par le producteur et animateur de télé français Guy Lux qui lui écrit une chanson et lui permet de signer un contrat discographique chez Vogue. Son premier 45 tours est un rock and roll d’inspiration sixties qui va se vendre à 700.000 exemplaires: « Poupée sucrée ».

Dans la foulée de ce rapide succès, Ritchy sort un deuxième 45 tours, « Rap’n’roll », qui se vend moins mais, en 1984, la chanson « Parle à mon coeur ma tête est malade » est à nouveau un « tube » avec 900.000 vinyles vendus. En 1985, il est engagé pour chanter des reprises de grands standards tous les dimanches dans l’émission « Thé dansant » de Jacques Martin. En 1986, après avoir fait la première partie d’Hervé Vilard sur le podium du Tour de France, il assure le même rôle à l’Olympia de Paris. C’est aussi cette année-là que la firme de disques Vogue fait aveu de faillite. Et Ritchy retrouve un contrat chez Polydor où, en 1987, il enregistre son sixième 45 tours, « Brunes blondes », dont les ventes sont plus faibles. Cette situation entraîne un nouveau changement de maison de disques et des chiffres de ventes qui s’étiolent avec le temps. En 1990, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Luis Mariano, c’est encore Guy Lux lui propose d’enregistrer un mégamix des chansons du roi de l’opérette qui sort chez Warner. Le 45 tours marche bien mais il n’y aura pas de suite. Commence alors pour Ritchy une très longue série de concerts entrecoupée, de temps en temps, d’invitations dans l’émission télé « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Entre 1992 et 2003, Ritchy travaille à l’écriture d’une comédie musicale intitulée « Chrysalis ou la légende du Louvre ». Début 2013, l’artiste a sorti un double CD, « Danse avec les sixties » où il reprend 30 succès des années 1960.
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Julien Doré en 2011

7 juillet 1982 : Naissance, à Alès, de l’auteur, compositeur et interprète français Julien DORE. Après une enfance et une adolescence plutôt calmes et classiques qui se déroulent dans le sud de la France, Julien se dirige vers les Beaux-Arts et poursuit des études en ce sens pendant cinq ans à Nîmes. Mais, depuis très longtemps, la passion majeure du garçon est la musique et il est logique qu’en 2002, il crée le groupe Dig Up Elvis sous le nom de Julien Goldy (ce qui veut dire doré en anglais). La formation tourne bien pendant quelques années dans la région natale de Julien. Puis, en 2006, l’artiste monte un autre projet qui a pour but de reprendre les grands succès de l’époque disco: « The Jean d’Ormesson disco suicide ». Parallèlement à cette nouvelle activité musicale, Julien décide de se présenter au casting du crochet télévisé français « La Nouvelle Star ». Il est sélectionné et atteint la finale en présentant, à chaque émission, une reprise décalée d’un succès de chanson française ou anglo-saxonne. En juin 2007, il quitte le concours en grand vainqueur. Il lui est alors permis d’enregistrer un premier album sous son nom et avec ses goûts personnels et excentriques: « Ersatz ». L’opus lui permet d’obtenir une Victoire de la Musique en 2008 (album révélation) et, au cours de la même soirée, il reçoit aussi la Victoire du meilleur video clip de l’année pour la chanson « Les limites ». Julien Doré poursuit, simultanément à sa nouvelle carrière de chanteur soliste, quelques expériences musicales rock avec des copains musiciens et il prend donc le temps de préparer un deuxième album qui est finalement commercialisé en 2011: « Bichon ». Le disque est encore plus décalé que le premier et il est composé de quelques duos inattendus comme celui qui requiert la participation de l’accordéoniste française Yvette Horner. Deux ans plus tard, l’album « Love » recèle de nouvelles perles telles « Paris-Seychelles » ou « Chou Wasabi ». En 2015, il reçoit la Victoire de la Musique récompensant l’artiste masculin de l’année. Un an plus tard, le nouvel opus de Julien Doré a pour titre étrange « & ». Des titres comme « Le lac » ou « Coco Câline » procurent un grand succès à l’artiste qui en profite pour entamer une carrière au Japon. En mars 2017, l’artiste commercialise un album qui reprend, en versions acoustiques, quelques-uns de ses grands succès mais, aussi, des reprises originales comme le fameux « Africa » de Rose Laurens interprété dans un improbable duo avec Dick Rivers. Au fil du temps, Julien Doré s’affirme donc comme un artiste incontournable du paysage de la chanson francophone du 21e siècle. Et il s’est aussi distingué au cinéma dans quelques films de bonne facture.
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André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

7 juillet 1987 : Décès, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, il est destiné très tôt par son père aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend alors des études de kinésithérapeute. Mais il participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour assouvir son autre passion. Et c’est au cours d’un crochet radiophonique qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Ce dernier l’engage au sein de son orchestre réputé et André y fait ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant également deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Ce titre, « Maréchal, nous voilà », lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944.
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7 juillet 1987 : Naissance, à Valence, du chanteur et compositeur français Gaël FAURE. En tant que fils d’un fermier et d’une infirmière, son enfance n’est pas teintée de musique mais plutôt marquée par la nature et les dérèglements de la société entre autres. A quatorze ans, il assiste à un concert du groupe Louise Attaque et se rend compte qu’il existe une activité qui commence à le passionner: la musique. Nous sommes en 2001 et il achète sa première guitare pour apprendre progressivement et lentement, en autodidacte. Laissant un peu de côté la composition, il se destine à être architecte-paysagiste lorsqu’il s’inscrit au casting du crochet télévisé français « Nouvelle Star ». Il parvient à atteindre la demi-finale du programme et il commence à recevoir des propositions pour jouer dans des téléfilms, dans des comédies musicales ou pour enregistrer des chansons. Mais tout cela ne l’enchante guère. Il préfère se lancer sur scène en 2007 en présentant ses propres compositions. Il peaufine ces dernières afin de pouvoir les enregistrer et les enfermer ensuite dans un disque compact. Pour ce faire, il travaille avec un producteur indépendant, Serge Khalifa, et ce premier album intitulé « Jardin de ville » sort en août 2008. Enregistré à Paris et à Londres, il est réalisé avec la collaboration de Nadia Farès et obtient un bon succès de vente et d’écoute sur les plateformes numériques. Gaël Faure multiplie alors les prestations scéniques en France et en Belgique où il vit un moment, à Bruxelles. A partir de 2012, l’artiste travaille avec d’autres musiciens comme Tété, Ben Ricour ou Barcella afin de proposer un deuxième album qui est commercialisé au début de l’année 2014: « De silences en bascules ». L’artiste met ensuite trois ans pour écrire et préparer l’opus suivant annoncé en 2017 par les titres « La saison » et « Ereinté ». Ce troisième disque de Gaël Fauré intitulé « Regain » est commercialisé en janvier 2018.
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7 juillet 2000 : les artistes belges Daniel HELIN et Philippe LAFONTAINE sont à l’affiche du 33e Festival d’été de Québec. Ils se produisent au cours de la même soirée sur la scène du Parc de la Francophonie. La veille, ce sont les Québécois de La CHICANE et Eric LAPOINTE qui ont enflammé le site du Manège militaire. Au programme de la manifestation, qui dure jusqu’au 15 juillet, on note aussi, notamment, les prestations de Sylvain LELIEVRE (Qc), de Gilles VIGNEAULT (Qc), des COWBOYS FRINGANTS (Qc), de Plume LATRAVERSE (Qc), de Luce DUFAULT (Qc), de Luck MERVIL (Qc), de Chloé SAINTE-MARIE (Qc), des FABULEUX ELEGANTS (Qc), de Daniel BOUCHER (Qc), de Robert CHARLEBOIS (Qc), de Jo LEMAIRE (B), de Fabiola TOUPIN (Qc), de Laurence JALBERT (Qc), de Dan BIGRAS (Qc) et de Sacha DISTEL (F).
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25 JUIN

Robert Charlebois en 1990

25 juin 1944 : Naissance, à Montréal, de l’auteur-compositeur-interprète canadien Robert CHARLEBOIS. Adolescent, il se passionne pour le théâtre au point d’entamer des études à l’Ecole nationale avant de se tourner vers la chanson en livrant des prestations en 1962 en lever de rideau de Félix Leclerc notamment. En 1965, il enregistre un premier album mais le véritable succès public n’arrive qu’avec le quatrième intitulé « Lindbergh » en 1968. La chanson qui donne son titre à l’album est un duo que Robert interprète avec Louise Forestier et son succès est tel que Charlebois devient une vedette outre-Atlantique.

Au point de se produire à l’Olympia de Paris en 1969 en première partie de Georgette Plana devant un public totalement déconcerté. De retour au Québec, Charlebois devient rapidement incontournable dans le paysage de la chanson de la Belle Province. Il multiplie les succès: « Dolorès », « Québec Love », « Les ailes d’un ange », « Ordinaire », « Conception » et « Entre deux joints ». Et cela l’oblige à honorer les publics canadien et français en traversant souvent l’Atlantique. Dans les années 1970, il tourne en France au même programme que Léo Ferré. Au fil des ans, Charlebois se place de plus en plus dans la lignée des grands artistes de chanson québécois au même titre par exemple que Félix Leclerc ou Gilles Vigneault avec qui il interprète en 1974 la fameuse chanson de Raymond Lévesque: « Quand les hommes vivront d’amour ». Au niveau du public francophone européen, Robert Charlebois connaît le succès avec « Je reviendrai à Montréal » en 1976, « J’veux d’l’amour » en 1979 ou encore des chansons signées Luc Plamondon comme « J’t’aime comme un fou », « News » et « Les talons hauts » en 1982. Ensuite, Robert Charlebois commercialise régulièrement ses albums des deux côtés de l’Atlantique en gardant un public fidèle. La fin des années 1980 et les décennies suivantes sont moins teintées de succès. En 1992, l’oeuvre de l’artiste québécois s’enrichit d’un « opérock » consacrée au découvreur Jacques Cartier. Il s’agit d’une suite de chansons qu’il a écrite, composée et enregistrée sur un double album. Un an plus tard, Charlebois se voit décerner au Québec un Félix d’hommage pour l’ensemble de son œuvre. Mais sa carrière reste au repos pendant quelques années. En 2001, le chanteur revient au devant de l’actualité avec un nouvel album, « Doux sauvage », qui lui permet, notamment, de faire le tour des festivals européens comme « Alors, Chante ! » à Montauban (F) ou les Francofolies de Spa (B). Après une énième compilation de ses grands succès en 2005 et un double CD-DVD réalisé en public en 2006, il faut attendre 2010 pour voir Robert Charlebois enregistrer un album de chansons nouvelles: « Tout est bien ». L’opus en question sort en France et en Europe pour l’été 2012. Il faut ensuite encore attendre sept ans pour profiter du disque suivant : « Et voilà » est en effet commercialisé au Québec et disponible sur les plateformes de streaming en 2019.
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ZEGERS Jacques - Pochette 45t 198425 juin 1947 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur, comédien et journaliste belge Jacques ZEGERS. Enfant, il se passionne pour la musique et, dès ses seize ans, il commence réellement à chanter dans les moindres occasions puis dans divers cabarets bruxellois. Il est aussi tenté par le journalisme, profession qu’il exerce parallèlement à ses activités artistiques. Ses chansons l’amènent à fréquenter de nombreux festivals internationaux où Jacques Zegers connaît un certain succès. Sa popularité sur scène ne se traduit toutefois pas dans les ventes des disques qu’il enregistre. Jusqu’en 1983 où il se révèle vraiment au grand public grâce aux diffusions de son titre « Pour elle » par les radios locales et nationale francophones belges. Ce succès lui permet de proposer une chanson pour la sélection belge du concours Eurovision de la Chanson en 1984. Qualifié, il interprète ainsi « Avanti la vie » à Luxembourg et se classe 8e sur 19. Avec cette chanson, il devient connu en Turquie et au Portugal où le titre se classe n°1 au hit-parade des ventes de 45 tours.

A ce moment, il est toujours, et depuis 1975, le responsable publicitaire des hebdomadaires « Le Marché » et « De Markt ». Suite au concours Eurovision, il perd ce job mais gagne l’opportunité d’enregistrer un album intitulé « 1001 amis ». Puis il interprète « L.A. en Olympie » qui est l’hymne officiel belge des Jeux olympiques d’été de 1984 à Los Angeles. Après avoir écrit, pour le chanteur belge Henri Seroka, quelques textes de chansons pour enfants comme « Johan et Pirlouit » ou « Marsupilami », Jacques Zegers se tourne un moment, en 1987, vers le théâtre au sein de la troupe des « Copains d’abord ». Il écrit aussi un roman qui a pour titre « Le noeud au mouchoir ». Il devient alors responsable de la publicité pour le guide gastronomique Henri Lemaire et il le reste pendant treize ans. En 2014, à 67 ans, Jacques Zegers n’oublie pas la musique et il se met à écrire quelques chansons pour Megan Giart, une candidate de la première saison de « The Voice Belgique ».
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25 juin 1948 : Naissance, à Tsunoi Iwami, du chanteur japonais Kenji SAWADA qui connaît son heure de gloire en 1975 avec trois 45 tours: « Mon amour je viens du bout du monde », « Attends-moi » et « Fou de toi ». Si, dans les pays francophones européens, Kenji est connu comme le seul interprète de variétés japonais ayant jamais chanté en français, dans son pays natal il est aussi réputé comme poète lyrique et acteur. Il a entrepris sa carrière musicale à la fin des années 1960 en étant le chanteur du groupe « The tigers ». En 1970, après la séparation des Tigers, Sawada crée un nouveau groupe: « PYG » qui ne sort qu’un seul album et qui ne dure qu’un an. Puis, Kenji Sawada commence une carrière solo qui lui permet de vendre plus de douze millions de singles. Il est ainsi devenu la plus grande star masculine japonaise des années 1970 et 1980.

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JOCELYNE en 1966

JOCELYNE en 1966

25 juin 1972 : Décès de la chanteuse française JOCELYNE au cours d’un accident de moto. Née le 14 août 1951 en Tunisie sous le vrai patronyme de Jocelyne Esther Journo, elle s’intéresse très tôt à la musique. Et elle enregistre un premier disque en pleine période « yé-yé » alors qu’elle n’a que douze ans. Nous sommes en 1964 et le succès n’est pas immédiat malgré le sens du rythme certain de l’interprète. Jocelyne possède une voix très particulière qui rappelle celle de la chanteuse américaine Brenda Lee. Elle est d’ailleurs très vite baptisée « la Brenda Lee française » par les responsables de l’émission de radio pour jeunes « Salut les Copains ». Avec ces arguments-là, la chanteuse va faire de son deuxième disque un vrai succès commercial. Mais elle profite aussi de sa réputation puisqu’elle décide carrément d’enregistrer deux adpatations françaises de Brenda Lee: « Le dimanche et le jeudi » (« Lonely lonely lonely me ») et « J’ai changé de pays » (« Heart in hand »). Elle commercialise un album 33-tours au début de l’année 1965. Après trois années de succès en France, Jocelyne décide de s’attaquer au marché canadien où elle connaît aussi une certaine popularité. Au point d’être un peu oubliée du public français lorsqu’elle revient en Europe en 1970. Elle enregistre alors deux 45-tours avant de trouver la mort dans un accident de moto le 25 juin 1972. Un disque posthume sort ensuite et il contient une version très originale de « My way » (« Comme d’habitude ») arrangée par Jean-Claude Vannier et une chanson intitulée « Qui la nuit » écrite par Alain Bashung et Michel Bernard. Un double CD de compilation des principaux titres de Jocelyne est commercialisé dans la série « Salut les Copains » de Universal Music en 2015.

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Québéc : Robert Charlebois au Festival de Tadoussac du 12 au 15 juin 2014

Avec ses 15 scènes placées çà et là dans un décor majestueux, le Festival de la chanson de Tadoussac, qui se tiendra du 12 au 15 juin, n’a pas pris une ride depuis 31 ans. Avec 40 spectacles et 70 représentations, la programmation de cette année mêle à nouveau les rendez-vous incontournables et insolites. La chanson à texte y côtoie le hip hop, l’électro-funk, le country-folk, l’indie-pop, le rock’n’roll et même le rap et le trad pourvu qu’ils soient francophones.
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Sur la grande scène Desjardins, se succéderont Robert Charlebois, qui viendra célébrer ses 50 ans de carrière, Pierre Lapointe, Marie-Jo Therio, les Hay Babies et les Soeurs Boulay.
La salle « Bord-de-l’eau », située au sous-sol de l’église, accueillera Klô Pelgag, Groenland et Betty Bonifassi.
Au coeur du village niché sur la rive du Saint-Laurent, la scène Hydro-Québec proposera les prestations de la talentueuse Française Evelyne Gallet, Patrice Michaud, les Chercheurs d’or et leur country-folk et Alex Nevsky le prince de la pop-rock de l’heure.
L`hôtel Tadoussac proposera de nouvelles rencontres dans la Verrière avec les doyens de la chanson francophone que sont Gérard Morel et Michel Lalonde. En soirée, Les Pitounes, Audrée Southière et Virginie Reid rendront un vibrant hommage à Pauline Julien et Gérald Godin. Et Yves Desrosiers et le duo Forêt se produiront à la salle Marie-Clarisse.
Les deux podiums du site Belle-Gueule chaufferont les festivaliers jusqu’aux petites heures avec Mordicus, nouveau-venu sur la scène québécoise, Danakil, fer de lance du reggae en France, les Hôtesses d’Hilaire et leur rock musclé, les Maritimes et Dead Obies le nec plus ultra du rap franglais de Montréal.
Le Café Bar le Gibard fera place à la musique traditionnelle en recevant deux groupes de Lanaudière : Les Poules à Colin et De Temps Antan ainsi qu’une jeune Israelienne Lior Shoov.
Le chapiteau de la scène Télé-Québec accueillera le Belge Benjamin Schoos et les Québécois Sarah Toussaint-Léveillé, David Marin et Garoche Ta Sacoche, duo féminin-folk-insolite.
Enfin, au rayon découvertes, c’est la marina de Tadoussac qui sera le cebtre d’intérêt avec les prestations d’Emile Bilodeau, Joëlle St-Pierre, Joe Robin Haché, Lucien Chéenne, Philippe Brach, Pierre-Hervé Goulet,  Raphael Butler et Sweet Grass.
Mais le Festival de chanson de Tadoussac se caractérise aussi par :
* le parcours musical du Tour de l’Islet qui permettra d’apprécier Lior Shoov, Temps Antan, Patrice Michaud et Danakil dans des décors magnifiques de la cité balnéaire.
* les spectacles donnés pour les lève-tôt et les couche-tard dès 4 h du matin le samedi, par les Chercheurs d’Or sur les dunes de sable et en après-midi sur la plage par le jeune groupe rock francophone « My Hidden Side ».
Comme chaque année, la plage de Tadoussac prendra aussi un air de fête avec son concours de sculptures sur sable où les participants seront invités à s’inspirer des chansons de Robert Charlebois.

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23 AVRIL

23 avril 1947 : Naissance, à Cologne en Allemagne, de l’humoriste, comédien et chanteur français Michel LEEB. Placé en pension en France au divorce de ses parents, c’est auprès de ses camarades d’internat qu’il va d’abord se découvrir des talents comiques. En 1970, tout jeune enseignant, il professe la philosophie à Bourg-la-Reine pendant moins de deux ans. Féru de théâtre et de comédie, il se dirige alors vers l’humour et les sketches. Il commence cette carrière par des imitations largement appuyées par des mimiques et des grimaces: il connaît le succès avec le Chinois ou l’Africain par exemple. D’année en année, son répertoire s’étoffe et il va peu à peu s’orienter aussi vers le théâtre et la musique. En 1986, il réunit les deux disciplines puisque, après avoir joué dans la pièce du même nom, il crée et interprète une chanson qui a pour titre « Le tombeur ». La mélodie de cette chanson est d’inspiration jazz et, au fil des années qui vont suivre, Michel Leeb va de plus en plus donner libre cours à sa passion pour ce genre musical. C’est ainsi qu’il s’illustre comme chanteur avec le Count Basie Orchestra et qu’un disque est enregistré de cette aventure en 2002: « Bon Basie de Paris ». Le 14 février 2014, Michel Leeb sort un album de chansons jazzy intitulé « Repères » et composé de titres originaux ainsi que de reprises telles que « Fiche le camp Jack » (Richard Anthony/Ray Charles), « Je veux être noir » (Nino Ferrer),, etc.

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L’album français de 1996

23 avril 1961 : Naissance, à Sainte-Anne de Bellevue, du musicien et chanteur québécois Jeff SMALLWOOD. C’est dans cette cité de la banlieue de Montréal que Jeff grandit et entame des études musicales à l’âge de huit ans. Il choisit d’abord les instruments à vent. En 1974, il s’inscrit à la Haute Ecole McDonald où il opte pour la prestigieuse section musicale. Une anné d’études suffit a lui attribuer le poste de flûtiste soliste de l’orchestre qu’il garde jusqu’à la remise de son diplôme en 1978. Entretemps, Jeff s’est intéressé aussi à la guitare dès 1975. Il devient ainsi aussi guitariste de l’orchestre Hudson McDonald Stage Band. Avec cette formation, il se classe premier du concours du Berklee Jazz Festival en 1976, 1977 et 1978. En 1978, Jeff se décide à entamer sa carrière musicale propre mais celle-ci commence par des boulots de conseiller et de consultant pour des groupes et orchestres prestigieux. En 1986, il forme, avec neuf musiciens, le groupe « The Majestics » où il est chanteur, guitariste et chef d’orchestre. Il accompagne alors l’artiste Luba sur scène et participe à l’enregistrement des albums de Gerry Boulet, Ray Lyell et de Breen Leboeuf. En 1990, Jeff décide de se lancer dans la réalisation de son premier album. Pour le financer, il continue à travailler comme guitariste sur scène aux côtés d’artistes comme Robert Charlebois, Roch Voisine, Carole Laure ou Richard Séguin. Finalement, c’est le 4 octobre 1994 que sort ce premier disque qui est chanté en anglais: « Welcome to the world ». Mais, deux ans plus tard, c’est en français que l’artiste décide d’enregistrer son deuxième opus: « Boulevard des Minuscules ». Les treize chansons y sont écrites par le célèbre Boris Bergman, qui a déjà beaucoup écrit pour Bashung notamment, et elles témoignent d’une véritable mixité francophone issue des deux côtés de l’Atlantique. Et, en cette même année 1996, Jeff Smallwood entame sa première tournée de concerts par la Place des Arts à Montréal. En 1997, il est de nouveau musicien de scène pour les tournées internationales de Roch Voisine et Isabelle Boulay. Il accompagne également Kevin Parent en concert. Le producteur québécois Pierre Tremblay propose alors à Jeff Smallwood de se joindre à trois autres artistes-musiciens (Patrick Norman, Bourbon Gautier et le Belge William Dunker) pour former le groupe, à vocation éphémère qui s’appelle « Les Fabuleux Elégants ». Leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Le 20 juin de cette année-là, Jeff se produit avec Les Fabuleux Elégants au Spectrum de Montréal dans le cadre des Francofolies. Et, un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. Et, déjà, le troisième album est en chantier même si ce « Cowboy Dust » ne sera présenté à Québec que le 22 septembre 1999. Un an plus tard exactement, en septembre 2000, Jeff présente les chansons de cet album au cours d’une tournée en Belgique et, en novembre et décembre, il est sur scène aux côtés de Roch Voisine au Canada. Dans le courant de l’année 2001, Jeff Smallwood commercialise un disque live enregistré en Belgique grâce aux chanteurs William Dunker et Albert Delchambre. Depuis cette époque, l’artiste poursuit son chemin de musicien et chanteur de manière plus discrète avec des apparitions fréquentes dans des émissions de la télévision québécoise comme ci-dessous aux côtés de Patrick Norman notamment où il interprète l’adaptation française d’un titre américain par Robert Charlebois : « Cowgirl doré » (également chanté en français par Michèle Torr sous le titre « Je m’appelle Michèle » en 1976).

Gérald Genty en 2010

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23 avril 1974 : Naissance, à Belfort, du chanteur français Gérald GENTY. Son enfance se déroule au gré des déplacements de ses parents et il passera ainsi des Vosges à l’Alsace avant de rejoindre la Slovaquie. Ses passions sont alors multiples et vont du tennis à la peinture en passant par la musique et l’apprentissage du piano et de la guitare. Cette dernière activité le pousse a écrire des chansons dès l’âge de quinze ans. Mais il lui faut attendre ses 23 ans avant de penser à enregistrer un premier album en groupe avant deux autres en solo et autoproduits en 1999 et 2002. Sillonnant la France dans un camping-car en vue de se présenter à des concours artistiques locaux, il finit par se faire remarquer par la firme Wagram qui lui produit un véritable premier album. Cet opus a pour titre « Humble Héros » et est commercialisé en mars 2004. Huit mois plus tard, Gérald Genty se produit en première partie de Bénabar au Zénith de Paris. Puis, il fait aussi le lever de rideau du groupe Tryo au cours de leur tournée des dix ans en 2005. Il enregistre un deuxième album intitulé « Le plus grand chanteur de tout l’étang » en 2006. Une tournée suit la sortie du disque. Gérald chante à côté d’une fausse mare garnie de canards lumineux en plastique. D’un budget relativement modeste, le spectacle tourne pendant deux ans et fait halte en France, en Suisse, au Canada, au Maroc et en Belgique où l’artiste se produit au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Tous les quatre ans, Gérald Genty sort alors un album qui se veut différent dans la forme : « Nul si pas découvert » (2009), « Manège éternel » (2013) et « Hippopopopopopopopopopopotame » (2017). Sur le fonds, les chansons de Gérald ont un style propre et original basé sur des jeux de mots subtils. Le chanteur se distingue aussi, en 2014, par un spectacle pour enfants qu’il réalise avec l’artiste suisse LiA et qui a pour titre « Temps Pis & Temps Mieux ». Rompant avec le rythme d’un album produit tous les quatre ans, Gérald Genty annonce un nouvel opus intitulé « Là-haut » pour le mois d’août 2019.

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