8 NOVEMBRE

En 1987

8 novembre 1935 : Naissance, à Sceaux, de l’acteur franco-suisse Alain DELON. Son père, tenancier d’un cinéma, et sa mère, pharmacienne, divorcent quand le petit Alain a quatre ans. Alain est placé dans une famille d’accueil et est envoyé en pension d’où il est expulsé à plusieurs reprises. Alors que, sur les conseils de son beau-père qui est dans la profession, il se destine à devenir charcutier, il a quatorze ans lorsqu’il a l’opportunité de jouer dans un court-métrage tourné par un ami. Trois ans plus tard, il anticipe son service militaire qu’il effectue dans la marine en Indochine en pleine guerre. Lorsqu’il revient en France en 1956, il s’installe à Paris dans les quartiers des Halles et de Montmartre où il côtoie la pègre. Alors qu’il est de passage à Saint-Germain-des-Prés, il croise le comédien Jean-Claude Brialy qui l’invite au festival de Cannes. Il effectue un bout d’essai pour un film et se fait engager sur le champ. Il obtient ainsi un petit rôle dans le film « Quand la femme s’en mêle » d’Yves Allégret. En 1958, il fait la connaissance de l’actrice Romy Schneider avec qui il se fiance quelques mois plus tard. Dans les années 1960, sa carrière cinématographique va prendre un essor fulgurant avec des films à succès comme « Rocco et ses frères », « Le Guépard », « Mélodie en sous-sol », « La piscine », « Le Samouraï », « Borsalino », « Monsieur Klein », etc. Du bout des lèvres, Alain Delon s’intéresse à la chanson en enregistrant de temps en temps un disque pour se faire plaisir. Son succès le plus célèbre reste sans doute le duo qu’il interpréte avec Dalida en 1973: « Paroles paroles ». En terme de popularité, ce 45 tours est sans doute suivi par celui qui permet à Alain Delon de chanter sur une mélodie de Romano Musumara en 1987: « Comme au cinéma ». Et, parmi les autres expériences chantées en français d’Alain Delon, on peut encore citer le titre « Laetitia » qui fait partie de la bande originale du film « Les Aventuriers » en 1967. En 1996, au cours d’une émission de la télévision française présentée par Michel Drucker, Alain Delon accepte de rechanter « Paroles paroles » aux côtés de Céline Dion. La vidéo de ce duo est visible ci-dessous.

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Guy Mattéoni en 1974

Guy Mattéoni en 1974

8 novembre 1945 : Naissance, à Marseille, du compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et interprète français Guy MATTEONI. Né dans le quartier de “La belle de mai”, le jeune prodige suit des études de piano classique et d’harmonie au conservatoire de musique de Marseille. Et, à 18 ans, il fait partie d’une formation appelée « Les Ambitieux » qui enregistre, en 1965, un 45 tours de quatre titres dont « Danse danse encore » et « C’est pas vrai ». Avec les mêmes musiciens (Jean Fredenucci, Claude Olmos, François Paoli et Michel Donat), il fonde ensuite le groupe “Les 5 gentlemen” qui se classe au sommet des ventes de disques avec le titre “Dis-nous Dylan” en 1967.

En 1966 et 1967, le band enregistre une demi-douzaine de disques et le succès est au rendez-vous en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Italie et en Allemagne. Après avoir créé un autre groupe, « Darwin’s Theory », les copains se retrouvent, toujours sous le nom de « 5 Gentlemen », à accompagner le chanteur Peter Holm pour l’enregistrement de son « tube » international « Monia » en 1968. Au début des années 1970, Guy Mattéoni devient l’assistant du compositeur de musiques de films français Michel Magne. Puis, il se lance seul dans une carrière d’orchestrateur et arrangeur pour un grand nombre d’artistes français qui débutent. Avec la complicité du directeur artistique Jean-Jacques Souplet et de l’ingénieur du son Bernard Estardy, il est ainsi celui qui réalise les orchestrations des premiers succès de Gérard Lenorman (« Il » en 1971), Dave (« Vanina » en 1974) ou Francis Cabrel (« Les murs de poussière » en 1977). Il accompagne d’ailleurs ces artistes comme chef d’orchestre sur scène. Parallèlement à ces activités « de l’ombre », il enregistre quelques chansons dont « Je roule vers toi » qui connaît un léger succès en 1974. En 1979, il compose avec Eric Charden le « tube » de ce dernier: « L’été s’ra chaud ». Puis, il joue du piano sur quelques disques instrumentaux dont « Le piano sous la pluie » qui remporte un certain succès en 1981. En tant qu’arrangeur, il travaille alors avec des artistes comme Michèle Torr, Dalida, Michel Sardou et Richard Anthony entre autres. En 1982, il est aussi l’orchestrateur des premiers disques de Céline Dion: « D’amour ou d’amitié » et « Mon ami m’a quitté » notamment. Six ans plus tard, il est également derrière le succès du groupe « Début de Soirée »: « Nuit de folie ». En 1989, il signe la chanson qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson, « J’ai volé la vie », qui est interprétée par la très jeune Belge Nathalie Pâque. A la fin des années 1990, il réalise un album pour la chanteuse française Chantal Eden et il devient le chef d’orchestre de Pierre Bachelet jusqu’à son décès en 2005. Quelques mois plus tard, Guy Mattéoni devient le directeur musical des spectacles nostalgiques de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Impliqué dans la vie de sa commune, Guy Mattéoni est conseiller municipal à Marignane près de Marseille où il est responsable de la culture et des animations.

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Hervé Cristiani en 1982

8 novembre 1947 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregister un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Les étoiles noires ».

Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.
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En 2006

8 novembre 1959 : Naissance, à Nancy, du chanteur et acteur français Tom NOVEMBRE, sous le vrai nom de Jean Thomas Couture. Il est le frère cadet de l’artiste pluridisciplinaire Charlélie Couture qui est également chanteur. Leur père est antiquaire et leur mère professeur de français. Diplômé, comme son père, de l’école des Beaux-Arts, Jean Thomas entame une carrière de chanteur en 1980 après avoir fait quelques apparitions au théâtre. Il a d’ailleurs toujours exercé cette activité parallèlement à la chanson. En mai 1982, il participe au Printemps de Bourges où il est sacré révélation. Pour son anniversaire, en novembre 1982, il sort son premier album: « Version pour doublage ».

Sa voix chaude et imposante de même que son côté dandy vont séduire un public particulier qui va aussi acheter ses disques suivants comme « Toile cirée » (1983) et « L’insecte » (1985). Par la suite, Tom Novembre va se faire plus rare dans les studios d’enregistrement qu’il va délaisser pour les plateaux de cinéma et de télévision comme celui de « Caméra Café » par exemple. En 2002, il revient à la chanson avec l’album « Bande de pions » et, en 2006, il rend hommage à Bourvil en reprenant ses chansons dans l’album « André ».
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Mickaël Miro en 2011

8 novembre 1978 : Naissance, à Roanne, de l’auteur-compositeur-interprète français Mickaël MIRO sous le nom de Mickaël Cohen. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, il tente des études de droit mais celles-ci ne sont pas trop en accord avec ses passions malgré le fait qu’il décroche quand même une maîtrise en droit des affaires en 2001. Car, depuis longtemps, celles-ci se trouvent du côté de la musique et de sa guitare. Il compose des chansons qu’il commence à faire entendre au public des bars locaux et régionaux. Il se forge un petit succès sous le nom de Mickaël Miro, en hommage à son grand-père décédé. Il tente alors, en 2007, de rejoindre un groupe qui a pour nom « Les Marguerites contre Alzheimer » et il enregistre avec lui la chanson « J’y étais pas » avant d’effectuer une tournée. Mais, rien n’y fait et il décide finalement de chanter seul. Il commence ainsi à se produire sur des scènes parisiennes comme le Sentier des Halles et le Réservoir puis la Scène Bastille. Fin 2008, il chante en lever de rideau du groupe Anesa à la Boule Noire à Paris. D’une manière très étonnante, il lui est proposé d’assurer la première partie d’un concert de Zazie à Londres puis de Calogero à Lille en 2010. Au niveau des ses influences musicales, Mickaël se dit de l’école BCBG comme Balavoine-Cabrel-Berger-Goldman. Parmi les chansons qu’il a écrites, il y en a une que le public apprécie particulièrement et qui parle du temps qui passe par l’intermédiaire de sms reçus sur son téléphone portable. Elle a pour titre « L’horloge tourne » et, postée sur internet, la vidéo devient très vite virale. Le label discographique Mercury découvre la pépite et fait signer un contrat à son auteur, compositeur et interprète. La chanson est l’un des grands succès francophones du début de l’année 2011 et elle est reprise sur le premier album de l’artiste intitulé « Juste comme ça ». Fort de ce succès pourtant naissant, Mickaël est invité par Chimène Badi à partager la chanson « Là-bas » et il participe aussi à l’album de duos d’Enrico Macias pour « Le Mendiant de l’amour ». Ces deux titres sont ajoutés au listing du deuxième album de Mickaël, « Le Temps des Sourires » qui paraît en mars 2013 et qui comprend également son nouveau simple « La Vie simplement ». En 2015, Mickaël enregistre les chansons du disque de la comédie musicale Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge signée Didier Barbelivien et dans laquelle il interprète le rôle de Maurice Lindet. Les premières représentations sont prévues pour l’automne 2016 puis pour 2017 avant que le projet ne soit à nouveau postposé. Depuis 2016, Mickaël fait partie d’un groupe de DJ-électro qu’il a fondé avec trois amis : « The Parakit » dont le répertoire est en anglais. Et, aussi, il devient le manager d’une nouvelle star de la chanson francophone : Slimane.
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Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

8 novembre 1998 : Décès, à Cannes, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS. Jean Alfred Villain-Marais, dit Jean Marais, est né le 11 décembre 1913 à Cherbourg. Quatre ans après sa naissance, sa mère décide de se séparer de son père et emmène le petit Jean avec son frère à Paris. Alors que sa mère, kleptomane, est absente en raison de fréquents séjours en prison, il est scolarisé au lycée Condorcet et ne reverra plus son père avant 40 ans. Adolescent, il s’intéresse au cinéma et, à l’âge de 20 ans, il se fait engager comme figurant. Persévérant, il veut accéder au Conservatoire mais il échoue à l’examen d’entrée. Il aboutit alors au Théâtre de l’Atelier où il étudie et joue des pièces classiques. En 1937, au cours d’une audition, il rencontre l’auteur et cinéaste Jean Cocteau qui devient son amant et qui l’aide vraiment à devenir acteur. Son premier rôle est muet car sa voix est peu convaincante. Mais, comme Cocteau lui écrit une pièce sur mesure, il connaît son premier succès théâtral en 1938 dans « Les parents terribles ». De la même manière, l’auteur écrit pour lui « La Belle et la Bête », un film auquel personne ne croit et qui est pourtant l’un des grands succès de l’après-guerre. D’autres longs métrages viennent ensuite asseoir le succès de Jean Marais comme « Orphée » (1949), « Le Comte de Monte Cristo » (1954), « Le Bossu » (1959), « Le Capitaine Fracasse » (1961) et « Fantômas » (de 1964 à 1966). Il décide alors de ne plus faire de cinéma pour se consacrer entièrement au théâtre mais il apparaît encore une fois au grand écran en 1970 aux côtés de Catherine Deneuve dans « Peau d’âne » de Jacques Demy. Au fil du temps, il se retire dans les Alpes Maritimes où il pratique la poterie et la sculpture. Pour compléter sa palette artistique, Jean Marais tente aussi la chanson avec l’enregistrement de quatre disques 45 tours. Il y a « Je l’ai perdue » (1965), « Mal de dents mal d’amour » (1965), « Depuis que tu es partie » (1966), un disque de Noël et bonne année en 1966 et puis, en 1988, « Je n’oublie rien », un texte signé Gilbert Sinoué et délivré sur une mélodie composée par François Valéry. Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il repose dans le petit cimetière de Vallauris, la ville où il a vécu ses dernières années.
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