PIAF Edith

Edith Piaf en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

La chanteuse, compositrice, auteure et comédienne française Edith PIAF naît sous le nom d’Edith Giovanna Gassion le 19 décembre 1915 à Paris dans la misère d’un milieu d’artistes circassiens. La petite est dès lors très vite confiée à sa grand-mère maternelle quelques mois avant d’être prise en charge par sa grand-mère paternelle, patronne d’une maison close. Les pensionnaires de l’établissement trouvent en Edith une mascotte qu’elles vont choyer. Alors qu’elle a sept ans, son père vient la chercher pour mener avec elle la vie d’artiste itinérant. Elle chante dans les rues et tout le monde s’aperçoit bien vite qu’elle possède une voix peu commune. En 1930, elle décide de quitter son père et part avec une amie, Simone, qui chante en duo avec elle. A 17 ans, elle rencontre un certain Louis Dupont qui lui donne une fille, Marcelle, qui naît le 11 février 1933 et qui meurt d’une méningite à l’âge de deux ans. Edith continue à chanter dans les rues de Paris malgré ses soucis et, à la fin de l’année 1935, Louis Leplée, le gérant d’un cabaret situé sur les Champs-Elysées, lui demande de venir chanter chez lui. Il estime qu’elle doit avoir un pseudonyme et, comme elle chante comme un moineau, il la surnomme « la môme Piaf ». Ses prestations au cabaret « Le Gerny’s » attirent du monde et des professionnels de la musique qui lui proposent d’enregistrer un disque. En 1936, la firme Polydor édite « Les mômes de la cloche ».

Quelques semaines plus tard, Louis Leplée est assassiné par le milieu du banditisme qu’il fréquente et Edith Piaf est d’abord soupçonnée puis mise en cause par la presse. Cela complique ses débuts qui pourtant s’annonçaient plutôt bien. Malgré cela, elle parvient à se produire dans les théâtres parisiens de Bobino et de l’Européen. Le compositeur Raymond Asso, qui est l’un des professionnels à l’avoir remarquée au Gerny’s, lui propose de travailler avec elle et, mieux que ça, de devenir son mentor. Il va faire d’Edith Gassion Edith Piaf, la chanteuse professionnelle des music-halls. Et ça marche puisqu’elle chante très vite à l’Alhambra puis à nouveau à Bobino et, enfin, à l’ABC où elle est consacrée vedette de la chanson. Ses enregistrements et disques sont alors diffusés par toutes les radios à la fin des années 1930. En 1940, elle tente l’aventure du théâtre en donnant la réplique à son amant du moment, Paul Meurisse, dans une pièce écrite pour elle par Jean Cocteau: « Le bel indifférent ». Du théâtre, elle passe au cinéma, toujours en compagnie de Paul Meurisse, et elle joue dans « Montmartre-sur-Seine » de Georges Lacombe en 1941. C’est alors la guerre et, parallèlement à ses activités de comédienne, Edith continue à chanter dans la France occupée par les nazis. En 1943, elle va à Berlin « promouvoir la chanson française » en compagnie d’autres artistes comme Loulou Gasté, Viviane Romance ou Albert Préjean. Elle mène alors une sorte de double jeu qui lui permet, selon certains témoignages, de protéger des artistes juifs, de faire évader certains prisonniers français et de poser quelques actes de résistance. Au début de l’année 1944, Edith Piaf chante au Moulin Rouge à Paris et elle tombe amoureuse du jeune premier qui chante en lever de rideau: Yves Montand. La même année, elle perd son père. Et sa mère décède l’année suivante. Après avoir bénéficié de textes et de mélodies écrits et composées par d’autres, Edith Piaf se lance dans l’écriture en 1945 et il faut bien reconnaître que ce coup d’essai est un coup de maître: la chanson s’appelle « La vie en rose ».

Avec Yves Montand, désormais célèbre à son tour, elle joue dans le film « Etoile sans lumière » où ils entonnent ensemble « C’est merveilleux ». Le couple se sépare toutefois en 1946.

A ce moment, la chanteuse rencontre un groupe vocal qui répond au nom des « Compagnons de la Chanson ». Avec eux, elle va connaître un succès fulgurant en interprétant « Les trois cloches » et elle va ainsi leur permettre d’entamer une longue et grande carrière internationale. De 1946 à 1948, elle vit aussi une histoire d’amour avec Jean-Louis Jaubert, le chef des Compagnons.

Mais en 1948, alors qu’elle chante à New York, elle croise le boxeur français Marcel Cerdan et en tombe éperdument amoureuse. Elle voit en lui l’homme qu’elle croit avoir toujours cherché et le couple échafaude de nombreux projets malgré que Cerdan soit marié. Pour cette idylle, elle compose en septembre 1949 le fameux « Hymne à l’amour ».

Mais, le 28 octobre, le boxeur meurt dans un accident d’avion la laissant dans un état psychologique désastreux. En 1951, elle fait la connaissance du chanteur Charles Aznavour qui va lui écrire quelques chansons inoubliables comme « Plus bleu que tes yeux » et « Jezebel ».

Après une passion aussi forte qu’éphémère avec le coureur cycliste Louis Gérardin, Edith Piaf épouse le chanteur Jacques Pills en 1952. Une cure de désintoxication s’avère alors nécessaire avant que l’artiste ne se reconcentre sur sa carrière pour devenir une très grande vedette aux Etats-Unis. En 1956, elle se produit au Carnegie Hall de New York. Elle découvre alors le jeune Georges Moustaki qu’elle va aider pour ses débuts dans la chanson. Ils deviennent amants et Georges lui écrit un « tube »: « Milord ».

En 1959, Edith Piaf s’effondre lors d’un concert à New York: son état de santé ne fait qu’empirer et elle devient dépendante de la morphine. En 1961, apprenant que le music-hall parisien de l’Olympia est menacé de fermeture, Edith décide d’y donner une série de concerts. Elle sauve ainsi l’Olympia et son directeur, Bruno Coquatrix, de la faillite en y chantant « Non je ne regrette rien », une nouvelle mélodie signée Charles Dumont.

Epuisée et de plus en plus souffrante, Edith Piaf épouse un jeune homme de 20 ans son cadet le 9 octobre 1962: Théo Sarapo. Avec lui, elle enregistre un duo: « A quoi ça sert l’amour ».

Au début de l’année 1963, elle enregistre ce qui s’avère être son dernier disque avec une chanson de Francis Lai: « L’homme de Berlin ».

La chanteuse entreprend alors une longue période de repos aux côtés de celui qu’elle vient d’épouser. Pour ce faire, ils emménagent dans une propriété de Grasse sur la Côte d’Azur où Piaf fuit les mondanités et les medias. Malheureusement, rien n’y fait et, le 10 octobre 1963, à 13 h 10, une rupture d’anévrisme emporte la chanteuse. Ayant manifesté la volonté d’être inhumée à Paris, au cimetière du Père Lachaise, le transport de son corps est effectué en cachette, afin semble-t-il d’éviter un certain nombre de formalités administratives, et l’annonce de son décès est officiellement faite le 11 octobre. Les obsèques ont lieu en présence de 200.000 personnes et Piaf est enterrée aux côtés de son père et de sa fille.

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GRECO Juliette

Juliette Gréco en 2012

La chanteuse et comédienne française Juliette GRECO est née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var.

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Décès de Juliette GRECO : une grande interprète nous a quittés

L’année 2020 n’aura décidément pas de limites pour nous décevoir. Paralysé et désemparé par un virus minuscule mortifère, le monde de la musique et de la chanson francophone aura aussi vu disparaître un grand nombre d’artistes ayant marqué le paysage pendant des dizaines d’années. Ainsi, après Zizi Jeanmaire et Annie Cordy, c’est maintenant une autre interprète nonagénaire qui est partie dans les étoiles : Juliette Gréco.
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Juliette Gréco était née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var. Les obsèques de l’artiste seront célébrées le 5 octobre 2020 à Paris avec une cérémonie organisée dans l’église de Saint Germain des Prés en toute logique pour celle qui a été surnommée « la muse » de ce quartier parisien très animé dans les années 1950.

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MIREILLE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

La chanteuse, compositrice et actrice française MIREILLE naît le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » enregistrée par le duo Pills et Tabet qu’elle accompagne au piano, sous le titre « Couchés dans le foin », est sortie durant son séjour aux Etats-Unis et est devenue l’un des grands succès de l’année 1932.

 

Mireille rentre alors en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste pour se produire, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962.

Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Pierre Vassiliu, Françoise Hardy, Yves Duteil, Frida Boccara, Hervé Cristiani, Sapho, Julien Clerc, Pascal Sevran, Daniel Prévost, Dick Annegarn et Alain Souchon.

A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ».

Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien  de la Potinière.

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11 DECEMBRE

Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

11 décembre 1913 : Naissance, à Cherbourg, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS sous le vrai nom de Jean Alfred Villain-Marais. Quatre ans après sa naissance, sa mère décide de se séparer de son père et emmène le petit Jean avec son frère à Paris. Alors que sa mère kleptomane est absente en raison de ses fréquents séjours en prison, il est scolarisé au lycée Condorcet et ne reverra plus son père avant 40 ans. Adolescent, il s’intéresse au cinéma et, à l’âge de 20 ans, il se fait engager comme figurant. Persévérant, il veut accéder au Conservatoire mais il échoue à l’examen d’entrée. Il aboutit alors au Théâtre de l’Atelier où il étudie et joue des pièces classiques. En 1937, au cours d’une audition, il rencontre l’auteur et cinéaste Jean Cocteau qui devient son amant et qui l’aide vraiment à devenir acteur. Son premier rôle est muet car sa voix est peu convaincante. Mais, comme Cocteau lui écrit une pièce sur mesure, il connaît son premier succès théâtral en 1938 dans « Les parents terribles ». De la même manière, l’auteur écrit pour lui « La Belle et la Bête », un film auquel personne ne croit et qui est pourtant l’un des grands succès de l’après-guerre. D’autres longs métrages viennent ensuite asseoir le succès de Jean Marais comme « Orphée » (1949), « Le Comte de Monte Cristo » (1954), « Le Bossu » (1959), « Le Capitaine Fracasse » (1961) et « Fantômas » (de 1964 à 1966). Il décide alors de ne plus faire de cinéma pour se consacrer entièrement au théâtre mais il apparaît encore une fois au grand écran en 1970 aux côtés de Catherine Deneuve dans « Peau d’âne » de Jacques Demy. Au fil du temps, il se retire dans les Alpes Maritimes où il pratique la poterie et la sculpture. Pour compléter sa palette artistique, Jean Marais a aussi tenté la chanson avec l’enregistrement de quatre disques 45 tours. Il y a eu « Je l’ai perdue » (1965), « Mal de dents mal d’amour » (1965), « Depuis que tu es partie » (1966), un disque de Noël et bonne année en 1966 et puis, en 1988, « On oublie rien », un texte signé Gilbert Sinoué délivré sur une mélodie composée par François Valéry.

Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il repose dans le petit cimetière de Vallauris, la ville où il a vécu ses dernières années.
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Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

11 décembre 1920 : Naissance, à Douai, du chanteur français Jacques DOUAI sous son vrai nom de Gaston Tanchon qui a choisi comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ». Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Ferré, Trenet, Brassens ou Brel. Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.

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Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

11 décembre 1932 : Naissance, à Cleveland (Etats-Unis), sous le nom de Nancy Brown, de la chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Enrico Macias au début des années 1980

11 décembre 1938 : Naissance, à Constantine, en Algérie française, du compositeur et chanteur français Enrico MACIAS sous le nom de Gaston Ghrenassia. Il est le fils de Sylvain qui était violoniste dans l’orchestre de Raymond Leyris dit Cheikh Raymond qui deviendra par la suite le beau-père d’Enrico Macias. Né dans un milieu musical juif algérien, Gaston est initié à la guitare par son cousin Jean-Pierre et des amis gitans qui le surnomment très vite Enrico. Après des études sans histoires, Gaston se destine à l’enseignement et est instituteur. Il ne preste toutefois pas longtemps puisque, très vite, il préfère pratiquer la musique dans l’orchestre de Cheikh Raymond. Mais, en juin 1961, ce dernier est assassiné et cela pousse la famille Ghrenassia à quitter l’Algérie pour la France et Argenteuil. En Méditerranée, sur le bateau qui l’amène en France, Gaston compose et écrit la chanson « J’ai quitté mon pays ». Une fois à Paris, l’homme ne revient pas à l’enseignement et il effectue divers petits boulots en espérant pouvoir, un jour, vivre de la musique et, de préférence, de sa musique. Il décroche ainsi quelques petits contrats dans des cabarets parisiens et finit par se faire remarquer pour assurer la première partie d’un concert de Gilbert Bécaud. Gaston Ghrenassia s’appelle désormais Enrico Macias: Enrico pour le prénom qui lui a été donné par ses amis gitans et Macias parce qu’une secrétaire de sa maison de disques a mal compris, au téléphone, le nom de Ghrenassia qu’elle a transformé en Macias. En 1962, l’Algérie est déclarée indépendante et des milliers de Français sont rapatriés dans leur pays d’origine. A la télévision française, l’émission d’actualités « Cinq colonnes à la une » fait appel au chanteur pour illustrer un reportage sur ces personnes forcées de revenir dans un pays où elles n’ont pas nécessairement vu le jour et qu’elles ne connaissent pas. Il y chante « Adieu mon pays » simplement accompagné à la guitare et il devient, en quelques instants, le symbole de l’exil des « Pieds-Noirs ». En 1963, il enregistre son premier 33-tours chez Pathé Marconi et les succès sont déjà nombreux comme « Enfants de tous pays ». Au fil du temps, le répertoire d’Enrico Macias va se révéler varié tout en privilégiant les textes où l’amour et la paix sont omniprésents. Il devient ainsi l’interprète de succès qui restent gravés dans l’histoire de la chanson française comme « Les gens du Nord », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Le mendiant de l’amour ». Mais il sait aussi donner une tournure plus légère à son répertoire avec des mélodies comme « Les millionaires du dimanche » ou « Les filles de mon pays ». Il se montre aussi parfois plus engagé dans ses textes en prônant la paix. C’est le cas dans la chanson « Un berger vient de tomber », écrite après l’assassinat du président égyptien Sadate au début des années 1980. Ou dans « La France de mon enfance » qui évoque l’Algérie française de ses premières années de vie et la condition des « Pieds Noirs » pas toujours reconnue à sa juste valeur. A la fin des années 1990, il se rend compte que ses chansons n’obtiennent plus le succès espéré et il se tourne vers ses origines en réalisant des enregistrements plus authentiques qui le font mieux connaître des spécialistes de la « musique du monde ». Perpétuant la tradition, il travaille aussi avec son fils et collabore avec des compositeurs et auteurs plus jeunes comme Art Mengo (« Oranges amères » en 2004). En 2012, pour satisfaire à la vogue du moment, Enrico réenregistre ses plus grands succès en duo avec ceux qu’il nomme ses amis. On y retrouve Cali, Carla Bruni, Mickaël Miro, Natasha St-Pier, Dany Brillant, Dani et Corneille entre autres. Quatre ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons originales dont le titre générique est « Les Clefs ». En 2019, un nouvel album est en vente : il reprend toute une série de succès réenregistrés dans de nouvelles versions arrangées par le Al Orchestra.
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Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

11 décembre 1943 : Naissance, à La Haye, de la chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Son père est artiste peintre et résistant néerlandais durant la seconde guerre mondiale. Il se fait arrêter et est déporté par les nazis à Buchenwald en Allemagne. Il survit à cette épreuve et rentre aux Pays-Bas alors que la mère d’Anna, d’origine bretonne, envoie sa fille chez ses parents qui vivent en France dans le Morbihan. Anna est donc élevée à Arradon, en Bretagne, où elle passe son enfance chez ses grands-parents maternels. Sa scolarité est tout à fait traditionnelle et correcte puis, à 20 ans, elle part pour Paris afin d’y entamer des études de philosophie. Mais c’est un diplôme d’institutrice qu’elle décroche finalement. Au moment où elle pense à se rendre à l’étranger pour se joindre à une mission humanitaire, elle est intriguée par quelques artistes poussant la chansonnette dans le métro et dans les rues. Elle pense qu’elle peut, elle aussi, composer des chansons et les interpréter sous le nom d’Anne Vanderlove. Du coup, en 1965, elle commence à proposer ses prestations Chez Georges, un établissement de Saint-Germain-des-Prés. Remarquée par un professionnel du disque, elle enregistre quelques-unes de ses compositions et, en 1967, elle connaît le succès avec la « Ballade en novembre ». A cette occasion, elle est récompensée par le Grand-Prix du Disque. Lors du soulèvement des étudiants et des mouvements de grève qui ont suivi en France en mai 1968, Anne Vanderlove chante dans les usines en grève et on la surnomme « la Joan Baez française ». Alors qu’elle connaît d’autres succès comme « Les petits cafés », elle ne s’entend plus avec les responsables de sa maison de disques et quitte le label. Après avoir participé à l’album « La mort d’Orion » de Gérard Manset en 1970, elle décide de produire elle-même ses disques. Deux ans plus tard, la chanteuse s’installe en Bretagne et produit donc quelques albums comme « La vie s’en va » (1981) qui reçoit l’Oscar de la chanson française. Des titres de ce disque-là et d’une dizaine d’autres sont repris sur une compilation en trois CD qui sort en 1987. Puis, Anne Vanderlove fait une pause avant d’enregistrer de nouveaux albums. Il y a « Bleus » (1997), « Silver » (1999), « Escales » (2000), « Femme de légende » (2003), « Rue Columbus » (2010) et « Pour toujours, nous serons Charlie » (2015). Très impliquée pour des causes humanitaires, sociales et environnementales, l’artiste a aussi collaboré, en 2000, au disque « Pour que tous les oiseaux vivent heureux » enregistré avec les enfants de l’école de La Rabine de Vannes et vendu au profit de l’association « Bretagne vivante » dont le but est de développer les actions de formation et d’éducation à l’environnement. En 2013, elle est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture française Aurélie Filippetti. Le 30 juin 2019, Anne Vanderlove décède des suites d’un cancer auprès des siens dans la région du Finistère.
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Grégori Baquet en 2002

11 décembre 1970 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur, musicien, réalisateur et metteur en scène français Grégori BAQUET. Fils de l’acteur et violoncelliste Maurice Baquet, il suit les cours du lycée Molière à Paris. La fibre artistique prend ensuite le dessus et, à seize ans, il entame une carrière théâtrale en jouant, entre autres, aux côtés de Jacques Fabbri. En 1994, il est engagé pour jouer le rôle d’un jeune sportif dans la série télévisée « Extrême limite » dont il chante le générique. Cette nouvelle expérience dure un an. En 1995, il fait partie de la troupe de Roger Louret qui met en scène le spectacle musical « Les années twist ». Il poursuit son travail musical avec la troupe jusqu’en 1998 en étant encore à l’affiche des « Z’années zazous » et de « L’Arlésienne ». Simultanément, il est sollicité pour le tournage d’une autre série: « Une femme d’honneur » avec Corinne Touzet, entre 1996 et 1999. En 1997, il tourne aux côtés de Mireille Darc dans le film de Marion Sarraut: « L’ami de mon fils ». En 1998, il fait partie du spectacle « Les Insolistes » qui est présenté un an plus tard au Festival Off d’Avignon et qui, avec beaucoup d’humour et d’originalité, revisite les répertoires d’Offenbach, Scotto, Mireille et Nohain entre autres. En 2000, il est sélectionné pour rejoindre la troupe de la comédie musicale « Roméo et Juliette » de Gérard Presgurvic d’après William Shakespeare. Avec Philippe d’Avilla, Damien Sargue, Nuno Resende et Cécilia Cara, il va sillonner toute la francophonie jusqu’à la fin 2002. Il est alors l’un des trois interprètes, avec Sargue et d’Avilla, du « tube » « Les rois du monde » qui se vend à près de 1.500.000 exemplaires. En 2003, il participe au spectacle « Tous en scène contre la sclérose ». Puis, il consacre la plus grande partie de son temps au théâtre et au cinéma. En 2009, il est à l’affiche de la nouvelle version de « Hair » mise en scène par Ned Grujic au Trianon de Paris. En 2011, il fait encore une apparition dans le milieu de la chanson en interprétant « Memory » en duo avec Renaud Hantson sur l’album de ce chanteur. Depuis, c’est le théâtre, les séries télé et un peu de cinéma qui constituent les activités majeures de Grégori Baquet.
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13 OCTOBRE

Yves Montand en 1962

13 octobre 1921 : Naissance, à Monsummano (Toscane), du chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND sous le nom d’Ivo Livi. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Nana Mouskouri en 1984 – Photo (c) Renaud Marchand

13 octobre 1934 : Naissance, à La Canée en Crète, de la chanteuse grecque Nana MOUSKOURI sous le vrai nom Ioánna Moúskhouri. Lorsqu’elle voit le jour, son père est projectionniste dans un cinéma local où sa mère est ouvreuse. En 1937, la famille déménage à Athènes. Alors que la Grèce est occupée par les troupes nazies venues d’Allemagne, le père fait de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Dès l’âge de six ans, la petite Ioanna semble déjà posséder des talents vocaux étonnants. Et il est donc décidé de lui faire suivre des cours de chant dès que possible. Et c’est donc en 1946 qu’elle peaufine sa façon de chanter en apprenant également le piano et l’harmonie. Elle suit ces études pendant huit ans. En 1958, elle rencontre le compositeur grec Manos Hadjidakis qui lui conseille d’enregistrer un premier disque qui récolte, en Grèce, un succès d’estime. Elle pense alors que son avenir se trouve à Paris et, en 1960, elle s’installe dans la capitale française bien décidée à faire carrière dans la musique et la chanson. Elle devient ainsi de plus en plus connue dans le milieu et il lui est proposé de représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson en 1963. Sa chanson, « A force de prier », se classe huitième.

Cette compétition et son retentissement européen sont toutefois très importants pour la notoriété de Nana Mouskouri qui va commencer à connaître de jolis succès: « Roses blanches de Corfou » (1962), « L’Enfant au tambour (1965), « Quand on s’aime » (avec Michel Legrand en 1965), « C’est bon la vie » (1967), « Vole vole farandole » (1969), « Dans le soleil et dans le vent (1969), « Le Tournesol » (1970), « Pauvre Rutebeuf » (1970), « Comme un soleil » (1971), « Soleil soleil » (1972), « Le ciel est noir » (1974), « Toi qui t’en vas » (1975), « Le tournesol » (1976), « Quand tu chantes » (1976), « Je chante avec toi Liberté » (1981), « Chanter la vie » (1982), « L’amour en héritage » (1984) ou encore « Répondez-moi » (1985). Tout au long de sa carrière, la chanteuse va s’attacher à aborder une multitude de genres et de styles musicaux différents: folklore, country, jazz, gospel, pop, chanson française, classique et même, de manière très légère, opéra (en interprétant l’Habanera de Carmen avec Serge Lama notamment). Avec la totalité de ses enregistrements, Nana Mouskouri a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde. Elle interprète ses chansons en français et en grec mais aussi en anglais, en allemand, en néerlandais, en espagnol, en italien, en japonais, en portugais, en hébreu et en gallois. Le 25 novembre 2007, elle donne un concert d’adieu à l’opéra Garnier à Paris. Mais ce ne sont pas ses vrais adieux définitifs puisque, en 2013, elle entame une tournée mondiale appelée « la tournée de ses 80 ans ». La série de concerts internationaux se termine en 2014 avec la sortie d’un album live « Happy birthday tour ». Trois ans auparavant, Nana Mouskouri a enregistré un album de duos où elle reprend ses grandes chansons aux côtés de Roch Voisine (« Adieu Angelina »), Alain Delon (« Pauvre Rutebeuf”), Dave (« Le temps des cerises »), Francis Cabrel (« Guantanamera »), Graeme Allwright (« Suzanne »), Lara Fabian (« La Vie, l’Amour, la Mort”), Serge Lama (“Aux marches du palais”), Garou (“Le ciel est noir”), Alain Souchon (“C’est bon la vie”), Herbert Léonard (“Je chante pour toi Liberté”) et Julio Iglesias (“Grande Grande Grande”) entre autres. Elle y interprète aussi, pour la première fois, un duo avec sa fille Lenou que le grand public découvre: “Tous les arbres sont en fleurs”. Au début de l’année 2018, elle commercialise un nouvel album de reprises baptisé « Forever young ». Sur les quinze titres de l’opus, trois ont été popularisés par des artistes francophones : « Sa jeunesse » (Charles Aznavour), « Dis quand reviendras-tu » (Barbara) et « Salma ya salama » (Dalida).
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CHRISTOPHE en 1988 – Photo (c) Antoine Giacomoni

13 octobre 1945 : Naissance, à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, du chanteur, auteur et compositeur français CHRISTOPHE sous le nom de Daniel Bevilacqua. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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SLIMANE en 2016

13 octobre 1989 : Naissance à Chelles, en banlieue parisienne, du chanteur français SLIMANE sous le nom de Slimane Nebchi. Issu d’une famille d’origine algérienne, il fréquente le lycée Jehan puis travaille pour une société de commerce en gros. Il vit ensuite aux Lilas, toujours en banlieue de Paris. Passionné par la musique depuis tout petit, il s’inscrit à différents télé-crochets français pour jeunes talents: Nouvelle Star (2009), Popstar (2011), X-Factor (2011) et Encore une chance (2012).Dans le même temps, il se fait connaître sur Youtube en 2009 où il interprète quelques-unes de ses compositions. En 2015, il se présente aux auditions pour « Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge » et il décroche le second rôle, celui de Lorin, dans cette comédie musicale de Didier Barbelivien qui attend toujours d’être montée. Un album des chansons est toutefois commercialisé en 2015 et Slimane y est entouré de Didier Barbelivien bien sûr mais aussi de Stéphane Bern, Mickaël Miro, Aurore Delplace, Kareen Antonn, etc. Le 14 mai 2016, après avoir parcouru toutes les étapes de ce crochet télévisuel, Slimane remporte la saison 5 de « The Voice France » sur la chaîne privée française TF1. Il sort ensuite un premier album qui a pour titre « A bout de rêves » avant de se lancer dans la tenue de nombreux concerts en France mais aussi en Belgique francophone et en Suisse. Son premier single s’intitule « Paname » et connaît un grand succès.

Il est suivi des titres « Le vide », « Adieu », « La Famille ça va bien » et « Frérot » qui lui permettent de se produire dans de nombreux festivals durant l’été 2017. Mais ces chansons préparent alors la venue du « tube » de la fin 2017 : « Viens on s’aime ». En 2018, l’album « Solune » confirme la notoriété grandissante du chanteur qui devient coach de la saison 7 de l’émission télévisée « The Voice Belgique » sur la chaîne publique francophone RTBF. Un poste qu’il reprend pour la saison 8 à partir de janvier 2019 aux côtés de la chanteuse Vitaa. C’est d’ailleurs avec cette dernière qu’il enregistre un nouvel album, intitulé « Versus », qui est commercialisé en août 2019. Une tournée de concerts avec Vitaa est d’ailleurs prévue dans la foulée l’année suivante. Mais le coronavirus Covid-19 chamboule le planning des dates qui doivent être reportées et cela permet aux deux artistes d’enregistrer un deuxième album ensemble en 2020.
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Gérard Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

13 octobre 2010 : Décès, à Paris, d’une crise cardiaque, de l’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER à la suite d’une crise cardiaque à l’âge de 54 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Henri Golan dans les années 1980

13 octobre 2020 : Décès, à Charleroi, du chanteur et fantaisiste belge Henri GOLAN. Né le 8 décembre 1926 à Montignies-sur-Sambre sous le vrai nom de Willy Dehaibe, il effectue ses études primaires et techniques au sein de la célèbre Université du Travail de Charleroi. Puis, il décroche un emploi dans la sidérurgie alors florissante de sa région natale. Mais il est passionné depuis toujours par la musique et, sans connaissance musicale particulière, il écrit, compose et interprète des chansons qui vont bientôt le faire connaître. Sa préférence va pour les textes en dialecte wallon de Charleroi mais il signe aussi un bon nombre de textes en français. Il attendra toutefois près de cinquante ans avant de réaliser ses premiers enregistrements. Car, entretemps, il décroche de nombreux contrats pour présenter des spectacles où les vedettes ont pour nom Claude François, Rika Zaraï, Sacha Distel, Dalida, Jacques Dutronc ou encore Annie Cordy. Mais c’est Georgette Plana qui lui conseille de devenir chanteur. Et il commence par créer et intégrer une troupe appelée « Les Comédiens de la Chanson » avant de se lancer de l’aventure totalement seul. En 1979, il obtient ce qui restera probablement son plus grand succès discographique avec le titre « Em’ vî mononke est cyclo » (en français: « Mon vieil oncle est cyclotouriste »).

cette popularité va se poursuivre ensuite avec d’autres chansons comme, par exemple, « Lès Flaminds èyèt lès Walons » (« Les Flamands et les Wallons »), « Walonûye si djolîye » (« Wallonie si jolie »), « Handicapé mon ami » (1981) ou « Gn’aveu l’Cazier »(1983) (à propos de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956). Artiste au grand coeur, Henri crée en 1989 la Fondation Frédérix qui a pour finalité la lutte contre la mucoviscidose. Pour ses arrangements musicaux et les harmonisations, Henri Golan a souvent fait confiance, notamment, à la star belge du rock des années 1960: Burt Blanca. Le 21 février 2016, l’artiste tire sa révérence sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après 50 ans de carrière, il décide en effet, à près de 90 ans, d’arrêter la chanson. L’artiste profite d’une courte retraite puisque, le 13 octobre 2020, il s’éteint à l’âge de 93 ans.
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24 JUILLET

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

24 juillet 1918 : Naissance, à Montrouge, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON. Son père, médecin, s’installe à Bordeaux et c’est là que Jean-Roger fait ses études pendant lesquelles il se passionne pour les poètes. Vivement intéressé par la poésie qu’il désire réciter publiquement, il suit des cours de diction à l’âge de douze ans. Ayant obtenu son baccalauréat, il décroche un premier prix au Conservatoire d’art dramatique. Mais, alors qu’il a 18 ans, sa mère se suicide et cet événement va le marquer à vie. Un an plus tard, il fait ses débuts de comédien professionnel au Trianon de Bordeaux. On lui conseille alors de gagner Paris où il devient auditeur dans la classe de Louis Jouvet au Conservatoire. Il effectue son service militaire au moment où la seconde guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier en 1940 et est envoyé dans un camp en Silésie. Il profite de sa captivité pour écrire des poèmes. Rapatrié ensuite pour raisons de santé, il est de retour à Paris à la fin de l’année 1942. Sans travail, il profite de ses compétences pour proposer un spectacle de poésie dans divers cabarets parisiens où, finalement, il chante beaucoup. Parallèlement à ces activités-là, il se tourne aussi vers le théâtre, la radio, le cinéma et réalise des essais expérimentaux pour la télévision. C’est à ce moment qu’il rencontre, lors de ses prestations au « Lapin Agile » en 1947, un artiste débutant nommé Léo Ferré. Ce dernier décide de mettre en musique toute une série de textes de Jean-Roger comme « Monsieur William » en 1950. Malgré ses occupations théâtrales et cinématographiques de plus en plus nombreuses, il poursuit sa collaboration avec Léo Ferré au service d’interprètes comme Catherine Sauvage, les Frères Jacques ou Serge Gainsbourg. Se consacrant essentiellement à l’écriture, au théâtre, au cinéma et à la télévision, Jean-Roger Caussimon ne chante plus depuis la fin des années 1940. En 1967, le journaliste français José Artur apprend au producteur et éditeur discographique Pierre Barouh que Caussimon a, jadis, chanté. Barouh se propose de le rencontrer pour lui faire enregistrer un disque de ses chansons. Un peu réticent au départ, il finit par accepter et enregistre plusieurs albums à partir de 1970.

Quelques-unes de ses chansons sont parfois composées par lui-même mais il faut bien reconnaître qu’elles n’atteignent jamais le niveau des musiques signées Léo Ferré bien sûr mais aussi Eric Robrecht, Jacques Datin, Maurice Jarre, Francis Lai, Philippe Sarde ou Gaby Verlor entre autres. Si le premier album de Caussimon récolte un succès d’estime en 1970, le second, qui sort un an plus tard, est plus médiatisé. Un show télévisé lui est consacré en France par le célèbre Jean-Christophe Averty et Jean-Roger Caussimon est à l’affiche, pour la première fois, du Théâtre du Vieux Colombier à Paris pour un récital complet de ses chansons. Après ces représentations parisiennes, il se met à sillonner la France dans une caravane qu’il partage avec son épouse Paulette pour aller proposer ses chansons dans les salles de province. Ils le font pendant quinze ans. Parmi les dates importantes de la carrière de chanteur de Caussimon, il y a le spectacle de Bobino à Paris en 1973 où il est à la même affiche que Nicole Croisille et les Frères Ennemis. D’année en année, diverses salles de concert parisiennes vont l’accueillir: l’Olympia (1974), le théâtre de la Renaissance (1977), le théâtre de la Ville (1978) et la Gaîté-Montparnasse (1979). En 1980, il chante pendant douze jours au théâtre du Petit Champlain à Québec. Un an plus tard, des problèmes de santé le contraignent à être hospitalisé à deux reprises. Mais il reprend à chaque fois les tournées qu’il a dû interrompre. En 1983, il repart à Québec chanter au Petit Champlain pendant quinze jours. Deux ans plus tard, Léo Ferré sort l’album « Ferré chante Caussimon » qui contient neuf inédits et sur lequel les deux hommes ont travaillé chez Léo en Italie. Mais, en juin de cette année-là, il doit à nouveau être hospitalisé car son cancer du poumon s’est aggravé. Le 20 octobre 1985, Jean-Roger Caussimon est vaincu par la maladie et il décède à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris. Il est alors incinéré au columbarium du cimetière du Père-Lachaise et ses cendres sont répandues dans l’océan à la Pointe-des-Poulains, à Belle-Île-en-Mer le 2 novembre 1985.
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Anne-Marie Peysson dans les années 1970

24 juillet 1935 : Naissance, à Saint-Didier en Dévoluy, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Passionnée de radio et de télévision, c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fait une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois: « On est bien quand on est deux ». En 1967, elle interprète « Du bois sec pour tout l’hiver ». Elle décède le 14 avril 2015 à l’âge de 79 ans.

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Hervé Vilard dans les années 1970

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur Hervé VILARD sous le nom de René Villard. Il voit le jour dans le taxi qui emmène sa maman à l’hôpital pour l’accouchement. De son père, il ne saura jamais rien si ce n’est qu’il serait Corse. Elevé par sa mère, il en est séparé à l’âge de six ans sur plainte d’un voisin. Envoyé à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il essaie de s’en échapper à plusieurs reprises. Il vit alors dans un certain nombre de familles d’accueil et rencontre, en 1957, l’abbé Angrand qui devient son père spirituel. Dès l’âge de quatorze ans, René sait déjà que son avenir sera musical. Il se rend à Paris pour y trouver un emploi. Il travaille dans un bar puis chez un disquaire. C’est là qu’il découvre les nouvelles idoles des années 1960 et qu’il se dit qu’il a peut-être un rôle à jouer. Au fil des rencontres, il parvient à faire entendre à un producteur une des chansons qu’il vient d’écrire et de composer en 1965: « Capri c’est fini ». Il l’enregistre sous le pseudonyme d’Hervé Vilard et cela devient le premier « tube » d’une longue série.

Son succès lui permet de rapidement monter sur une scène pour y interpréter ses chansons. Il intègre ainsi une grande tournée d’été, aux côtés de Michèle Torr et Christophe, qui passe à la Kermesse de la Bière de Maubeuge comme dans d’autres villes françaises. Sa marraine artistique n’est autre que Dalida. Hervé Vilard installe alors durablement sa carrière grâce à des succès comme « Fais-la rire », « Mourir ou vivre », « Sayonara », « Les Anges du matin », « Amore caro amore bello », « Champagne », « Rêveries », « Nous », « Reviens », « Je l’aime tant », « Méditerranéenne », « Venise pour l’éternité », « Mamma Mia » ou encore « La vie est belle, le monde est beau ». Le succès se faisant plus rare à la fin des années 1990, Hervé Vilard se fait plaisir en enregistrant un album de poèmes mis en musique et, excusez du peu, il choisit des textes de Louis Aragon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Jacques Prévert ou Jean Genet entre autres. En 2010, Hervé Vilard embarque dans l’aventure d' »Age tendre et tête de bois » où il se retrouve aux côtés d’autres idoles des années 1960 pour ce spectacle nostalgique. En 2013, il fait encore partie de la tournée d’adieu de ce même spectacle. Le 17 juillet 2016, invité de l’émission « Village du Tour » de France diffusé en direct par France Télévisions depuis Bourg-en-Bresse, Hervé Vilard déclare qu’une semaine avant de fêter ses 70 ans, il pense sérieusement à arrêter les longues tournées de spectacles fatigantes pour se consacrer à des prestations plus sporadiques. Et il semble se tenir à ses déclarations en proposant des rendez-vous poétiques plus intimistes comme ceux qu’il réalise au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine les 22 et 23 juin 2019.
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Pierre Billon en 1974

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du parolier, compositeur, chanteur et directeur artistique français Pierre BILLON. Il est le fils d’Henriette Ragon et de Jean Billon qui se sont rencontrés au début de la seconde guerre mondiale. Mariés peu de temps après, ils s’installent dans le Loiret et Jean s’engage dans la résistance locale. Fin 1945, ils reviennent à Paris et plus particulièrement à Montmartre où ils louent une petite boutique en haut de la Butte. Ils la transforment en pâtisserie et, vu son succès, ils achètent le local voisin pour en faire un restaurant. C’est là que, poussée par des clients joyeux, Henriette commence à chanter des refrains connus du moment. De plus en plus appréciée, elle récidive et devient l’attraction du resto qui évolue ensuite pour devenir le cabaret chez Patachou, pseudonyme d’Henriette Ragon évoquant la pâtisserie et plus précisément la pâte à choux. Le jeune Pierre est donc très vite immergé dans le milieu artistique de la chanson puisque sa maman va être à la base de la carrière de Georges Brassens notamment. Pendant son enfance, il se lie d’amitié avec un autre « enfant de la balle » dont les parents tiennent un autre cabaret de la butte Montmartre: Michel Sardou. Comme Michel, Pierre voue une véritable passion pour la musique et il apprend à jouer de la guitare avant de trouver un job dans une firme de disques. Plus tard, lorsque Michel Sardou entame sa carrière de chanteur, Pierre Billon lui écrit des chansons comme « America America », « Dix ans plus tôt », « Je vole », etc. Pierre Billon se lance également dans l’interprétation de ses propres chansons avec une certaine habileté dans les années 1970. Ses chansons connaissent une certaine popularité et se classent dans les hit-parade de l’époque: « La Creuse », « L’Indien blond » ou « Mes chaussures aux mains ».

Un peu avant le début des années 1980, il travaille pour Johnny Hallyday et lui compose des chansons comme « J’ai oublié de vivre » qui sera reprise en espagnol par Julio Iglesias sous le titre « Me olvide de vivir ». Ensuite, Pierre Billon devient le directeur artistique de Johnny jusqu’en 1984 et lui compose toujours des morceaux bien après cette date. Eternel complice de Michel Sardou, il est aux côtés du chanteur sur scène lors de sa tournée d’adieu, « La dernière danse », en 2017. En 2019, il est l’auteur d’un superbe livre relatant ses voyages aux Etats-Unis en compagnie de Johnny Hallyday : « Road Trip : Johnny Hallyday on the road ».
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Yves Duteil en 1990 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

24 juillet 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète Yves DUTEIL. Issu d’une famille où la musique a son importance, il commence très jeune à apprendre le piano. Puis, à l’adolescence, c’est la guitare qui le démange réellement. Alors qu’il se destine à des études de droit, sa passion pour la musique et la chanson prend le dessus. Il quitte la fac pour s’inscrire au Petit Conservatoire de la Chanson tenu par Mireille. Il s’y fait remarquer et obtient la possibilité d’enregistrer deux titres sur un 45 tours en 1972: « Remets ta montre à l’heure » et « Virages ». Avec quelques chansons, dont « Les mots », il assure alors les premières parties de Régine et de Juliette Gréco dans des music-halls parisiens. En 1974, il est sélectionné pour représenter la France au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Il y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanson. On commence de plus en plus à parler de cet artiste talentueux qui sort alors son premier album, « L’écritoire », qui renferme entre autres la chanson « Marie Merveille, Marie Bonheur ». Ses mélodies passent de plus en plus sur les radios francophones. L’opus suivant, « J’attends », sort en 1976 et est d’emblée récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est à la fin de l’année 1977 que Duteil va littéralement exploser avec l’album « Tarentelle » qui, enregistré avec un quatuor à cordes, révolutionne le paysage de la chanson francophone de l’époque. Presque toutes les chansons de ce 33 tours deviennent en effet des succès: « Tarentelle », « Les p’tites casquettes », « Le petit pont de bois », « Le mur de la prison d’en face » et, bien sûr, « Prendre un enfant ». En 1978, fort du succès de son troisième album, Yves Duteil se produit en vedette au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En 1981, il devient son propre producteur et éditeur, ce qui lui donne une plus grande liberté artistique. Entre 1981 et 1985, il commercialise trois albums réalisés dans la lignée des précédents: « Ca n’est pas c’qu’on fait qui compte » (81), « La statue d’ivoire » (83) et « La langue de chez nous » (85). Le 33 tours enregistré en 1987 s’appelle « Ton absence » et est réalisé avec des instruments électroniques bien contemporains. Cet album va marquer une rupture dans la carrière d’Yves Duteil qui ne connaîtra plus jamais un succès aussi fort que précédemment. De 1990 à 2012, le rythme des sorties de disques va ralentir avec six albums originaux commercialisés. Par contre, dans le même temps, une quantité impressionnante de compilations va être placée sur le marché en fonction des firmes distributrices des disques. Le 5 novembre 2012, Yves Duteil offre au public un « Flagrant délice » qui se décline en douze titres originaux. Avec, en premier titre d’accroche, une chanson intitulée « Naître », cet opus 2012 est évidemment très « Duteil » mais aussi assez nouveau pour celui qui fête ses 40 ans de chansons. La cuvée 2012 traite de sujets sensibles et différents, comme un journal intime de notre époque pétrie d’incertitudes et jalonnée d’espérances. C’est le quatorzième album original de l’artiste qui, conjointement à cet album de chansons, sort un premier livre biographique: « Profondeur de chant » aux éditions L’Archipel. Entre 1989 et 2014, politiquement à droite, Yves Duteil est le maire de la commune de Précy-sur-Marne où l’une de ses citoyennes fut la grande Barbara. Il faut attendre six ans pour qu’un nouvel album de l’artiste soit disponible : il a pour titre « Respect » et est commercialisé en 2018. Cette sortie est suivie de quelques concerts parisiens et d’une tournée française, belge et canadienne. Yves Duteil reçoit à ce moment aussi le Grand-Prix 2018 de la Société des Poètes Français.
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24 juillet 2011 : journée de clôture des Francofolies de Spa. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, cliquez ICI.
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21 JUIN

Guy Lux

21 juin 1919 : Naissance, à Paris, de l’animateur et producteur de télévision français Guy LUX. Il suit d’abord des études à l’école des Arts Appliqués et aux Beaux-Arts avant de se tourner vers la chanson en tant que parolier. A l’aube de la seconde guerre mondiale, alors qu’il a 20 ans, Guy Lux est mobilisé puis fait prisonnier avant de s’évader, de rejoindre la Résistance française et les troupes alliées. Après la guerre, il ouvre une quincaillerie dans la région parisienne mais il ne rêve que de jeux qu’il propose à la paroisse de son village. Au fil de ses rencontres, Guy Lux va finir par proposer une idée originale de jeu à la radio française et cette dernière va être acceptée en 1952. Avec l’apparition et l’évolution de la télévision dans les années 1950, c’est finalement vers ce média que Guy Lux se tourne pour y proposer des formules de jeux populaires. Ainsi, dès le début des années 1960, il lance quantité de nouvelles émissions ludiques à la télévision française: « La roue tourne », « Intervilles », « Inter-neige » et « Jeux sans frontières » entre autres. Par la suite, Guy Lux intègre ses jeux dans des émissions de chansons et de variétés. De 1965 à 1968, il présente « Le Palmarès des chansons » avec la regrettée Anne-Marie Peysson. Cette émission, désormais légendaire, est suivie par « Domino », « Ring parade », « Système 2 » et « Cadet Rousselle » qu’il anime aux côtés de Sophie Darel. Tenté par le cinéma, Guy Lux réalise alors un film qui n’est pas un best seller: « Drôles de zèbres » avec, entre autres, Claude François et Alice Sapritch. Les variétés façon Guy Lux ne plaisent pas au pouvoir de gauche qui se met en place en 1981 et l’homme est renvoyé du service public de la télévision française. Mais son écartement est très provisoire puisque, deux ans plus tard, il revient sur FR3 avec « Cadence 3 », une émission typiquement de son cru. Presque 20 ans après avoir créé ce jeu télévisé, il lance une formule renouvelée du célèbre « Intervilles » sur FR3 en 1985. Et c’est à nouveau le succès pour cette émission estivale. De temps en temps, entre les émissions et les jeux télévisés, Guy Lux revient à ses premières amours en écrivant des chansons. Il le fait notamment pour Bezu en signant son « tube » « A la queue leu leu ».

A partir de 1991, à contre-coeur, Guy Lux disparaît progressivement des écrans de télé. Il continue cependant à produire et à imaginer des émissions de télévision mais quelque chose est brisé au fond de lui. Il décède, un peu oublié par ses pairs, le 13 juin 2003 chez lui à Neuilly-sur-Seine.
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Jean-Pierre Mader en 1985

21 juin 1955 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français Jean-Pierre MADER. Après une scolarité sans problème dans sa ville natale, Jean-Pierre se lance dans des études d’informatique mais il est passionné de musique et joue de la guitare basse. Il intègre de cette manière quelques groupes de musiciens régionaux du Sud-Ouest de la France. Puis, il songe sérieusement à faire le chanteur et parvient à enregistrer quelques disques qui n’ont pas de succès au début des années 1980. Il découvre alors la musique pop new wave anglaise et se rend compte qu’il peut adapter ses connaissances informatiques à la création de chansons et à la production de disques. En 1984, il commence à enregistrer des chansons dans ce sens et il obtient un premier succès fulgurant avec le titre « Disparue ».

Les « tubes » s’enchaînent alors très vite et font de Jean-Pierre Mader l’un des artistes français les plus populaires des années 1980: « Macumba » et « Un pied devant l’autre » en 1985, « Jalousie » et « Outsider dans son coeur » en 1986 ou encore « En résumé en conclusion » (écrit et aussi interprété par Françoise Hardy) en 1990. Les chansons de ces années-là, pour dansantes qu’elles sont, sont toutes dotées d’un texte signifiant. « Macumba » évoque la migration d’une jeune femme en quête d’avenir meilleur et qui, finalement, aboutit dans un bar où elle est go-go girl. « Disparue » raconte une des nombreuses disparitions survenues durant la dictature argentine des années 1970. Les années 1990 permettent à Mader de se consacrer à la production et à la réalisation d’albums pour d’autres chanteurs français. En 2007, il rejoint, comme beaucoup de ses collègues idoles des années 1980, la tournée nostalgique RFM Party 80 qui parcourt la France de long en large. Il y rencontre le chanteur belge Alec Mansion qui, avec Léopold Nord et Vous a signé le célèbre « C’est l’amour » en 1987. Et, en 2009, ils décident d’enregistrer ensemble un duo très sympathique qui connaît un bon succès en Belgique francophone: « Bruxelles-Toulouse ». En 2013, Jean-Pierre Mader rejoint l’aventure des concerts et des tournées « Stars 80 ».
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en 2007

21 juin 1961 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Manu CHAO. Sa mère est d’origine basque espagnole et son père est espagnol. A l’âge de dix ans, son père l’initie au piano mais c’est la guitare qui le séduit surtout et il entre au conservatoire. L’enfance de Manu est bercée par des musiques d’Amérique latine que son grand-père rapporte de ses voyages. Désirant devenir musicien, il rencontre des potes qui ont un groupe, « Les Joints de Culasse », qu’il rejoint à l’âge de quinze ans. Après son bac, Manu Chao décide de faire de la musique sa passion et, surtout, son métier. A 23 ans, Manu récupère quelques musiciens des « Joints de Culasse » pour former son propre groupe de rock latino qu’il nomme les « Hot Pants ». Un premier album sort en 1986: « Loco Mosquito ». Mais, à ce moment déjà, il est question d’un autre groupe que Manu met sur pied en compagnie de son frère Antoine, de François Hadji-Lazaro et Alain des Wampas: « Los Carayos » qui sort un album assez rapidement. Mais, toujours avide d’expériences musicales nouvelles, c’est encore une autre formation qu’il fonde quelques mois plus tard avec son frère Antoine et son cousin Santiago Casariego: « La Mano Negra ». Sans le savoir, Manu Chao vient de créer un des groupes mythiques de la scène française des années 1980 et tubes et albums s’enchaînent très vite comme « Mala Vida » par exemple. Le trio se produit un peu partout en Francophonie mais aussi en Amérique du Sud. Mais cette aventure musicale-là, aussi brillante soit-elle, n’est, elle aussi, qu’éphémère et le groupe se dissout au grand désespoir de Manu qui songe alors de plus en plus à une carrière de soliste où il ne devrait pas s’encadrer de musiciens « permanents ». Mais, avant de franchir ce pas, l’artiste va voyager pendant huit ans au Mexique, au Brésil et au Sénégal. Comme une thérapie, cette période lui permet de préparer un dernier disque auquel il donne le nom de « Clandestino » avant, selon lui, de rejoindre le rang des musiciens anonymes. En mai 1998, le disque, qui n’est pas destiné à être commercialisé dans une version dépouillée, sort toutefois sous cette forme à cause d’un problème technique survenu en studio. Et, à la grande surprise du musicien, l’album récolte un succès énorme qui va faire de Manu Chao un artiste francophone majeur de la scène latino des années 2000. Des titres comme « Clandestino » et « Je ne t’aime plus » connaissent une popularité extraordinaire en France et en Amérique du Sud mais aussi en Italie et en Espagne.

C’est d’ailleurs dans ce dernier pays, à Barcelone, que Manu décide de s’installer pour faire de la musique avec son nouveau groupe « Radio Bemba ». En juin 2001, sort le deuxième opus de Manu Chao en solo: « Proxima Estacion: Esperanza ». En automne 2004, Manu Chao étonne en enregistrant un livre-CD uniquement destiné à la vente chez les marchands de journaux: « Sibérie m’était contée ». 23 chansons y figurent qui mettent en musique des poésies francophones. Et cela constitue la première incursion de Manu Chao dans la chanson de langue française. Les textes qu’il signe sont biographiques et permettent de mieux cerner la personnalité de l’artiste toujours très avare de détails sur sa vie privée. En 2005, dans la foulée de ce disque hors contexte, Manu Chao manifeste le désir de travailler avec deux de ses idoles: le couple aveugle malien Amadou et Mariam. Il les rencontre d’abord avant d’effectuer une tournée avec eux et, enfin, d’enregistrer un album en leur compagnie. Un des titres connaît un grand succès international: « Sénégal Fast Food ». Dans les mois qui suivent, Manu Chao multiplie les activités artistiques: tournées internationales, festivals divers, musique de films et expositions mêlant ses textes avec des dessins de Wozniak. A la rentrée 2007, il sort son troisième album solo qui a pour titre « La Radiolina ». Il déclare alors que c’est peut-être son dernier album a être gravé sur un CD. Il accorde en effet déjà beaucoup d’importance à internet et à l’univers numérique. Des chansons et des albums sont d’ailleurs en téléchargement gratuit sur son site web. La sortie de « La Radiolina » est suivie de la tournée « Tombola Tour » dont le prix des places ne dépasse pas 29 € pour permettre au plus grand nombre de venir au spectacle. En 2010, un nouvel album, « La Ventura », lui permet de poursuivre ses concerts partout dans le monde. En octobre 2019, Manu Chao réédite, 20 ans après la sortie de l’original, son album devenu culte, « Clandestino », auquel sont ajoutés trois titres inédits. Il effectue à ce moment une tournée de concerts dans les Balkans où il est une star depuis 2008 : Bosnie, Serbie, Macédoine du Nord, etc. Lieu de passage de centaines de milliers de migrants depuis 2015, les Balkans entrent en résonance avec l’engagement de Manu Chao en faveur des réfugiés et contre les frontières.
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21 juin 1985 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Amel Bent Bachir mieux connue sous le pseudonyme d’Amel BENT. Née d’une mère marocaine et d’un père algérien, elle grandit à La Courneuve dans la banlieue parisienne. Dès son adolescence, elle se passionne pour la psychologie en rêvant d’entreprendre des études dans ce domaine. Mais, en même temps, elle nourrit une autre passion pour la musique et la chanson. En 2004, elle s’inscrit au télécrochet français de « La Nouvelle Star », sur la chaîne privée M6, au terme duquel elle se hisse sur la troisième marche du podium. Des producteurs remarquent ses évidentes qualités vocales et lui proposent d’enregistrer un album. La galette numérique a pour titre « Un jour d’été » et sort en novembre 2004. Le premier single envoyé aux radios est « Ma philosophie » et la diffusion est immédiate. Le succès est grand, rapide et populaire: de ceux dont on se remet difficilement lorsque c’est le premier et que l’on est jeune. Et Amel a alors 20 ans. D’autres chansons de ce premier album vont obtenir un succès beaucoup moindre ensuite.

En 2007, Amel Bent sort son deuxième album. Il a pour titre « A 20 ans » et se vend à plus de 300.000 exemplaires. Depuis, la chanteuse semble avoir pris l’habitude d’enregistrer des nouveaux titres tous les deux ans. En 2009, il y a un album éponyme et en 2011 « Délit mineur ». Ses spectacles proposés à l’Olympia de Paris, au Zénith de Paris ou ailleurs dans les pays francophones affichent toujours complet. Mais, même si elle a les faveurs d’un public qui aime son style de musique, Amel Bent n’a plus vraiment retrouvé le grand public qui l’a adulée avec « Ma philosophie ». Le choix de ses chansons ainsi que celui de ses auteurs et compositeurs y est certainement pour quelque chose. A la fin de l’année 2012, Amel Bent précise qu’elle enregistrera à Los Angeles dans les mois suivants les chansons d’un album à sortir en septembre 2013 et qui est finalement commercialisé en février 2014 sous le titre « Instinct ». Entretemps, le 15 juin 2013, elle est sur la scène de Bercy aux côtés de Johnny Hallyday pour fêter les 70 ans de l’idole. Elle y interprète en duo avec lui « Je te promets ». Après cinq années de recherche et de tergiversations, Amel semble avoir retrouvé le chemin du succès en 2019 grâce à Slimane qui lui écrit les chansons d’un nouvel album dont le titre-phare est « Demain ». Début 2020, Amel fait partie du jury du télécrochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1 aux côtés de Lara Fabian, Pascal Obispo et Marc Lavoine. Une saison du programme qui se révèle étrange suite à l’interruption due au confinement imposé par l’arrivée du coronavirus Covid-19 en France en mars 2020. La finale peut toutefois avoir lieu, mais sans public, le 13 juin 2020.
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21 juin 2010 : Alors que la chanson « Alors on danse » est désormais un « tube » international, le premier album de STROMAE, « Cheese », est disponible dans les bacs des disquaires.
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13 JUIN

Danielle Messia au début des années 1980 - Photo (c) Jean Lebreton

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

13 juin 1985 : Décès à Paris de la chanteuse française Danielle MESSIA des suites d’une leucémie. Née le 27 octobre 1956 à Jaffa sous le vrai nom de Danièle Mashiah, elle a deux ans lorsque ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seules deux personnes répondent à l’appel. Parmi elles, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et lui permet ainsi d’enregistrer un premier album: « Il fait soleil » sort en 1981 de manière plutôt discrète. Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».

En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset. En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ». Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard. En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea son troisième album intitulé « Carnaval » qui sort en 1985. Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Elle est enterrée dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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LUX Guy13 juin 2003 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’animateur et producteur de télévision français Guy LUX à l’âge de 83 ans. Né le 21 juin 1919 à Paris, il suit des études à l’école des Arts Appliqués et aux Beaux-Arts avant de se tourner vers la chanson en tant que parolier. A l’aube de la seconde guerre mondiale, alors qu’il a 20 ans, Guy Lux est mobilisé puis fait prisonnier avant de s’évader et de rejoindre la Résistance française puis les troupes alliées. Après la guerre, il ouvre une quincaillerie dans la région parisienne mais il ne rêve que de jeux qu’il propose à la paroisse de son village. Au fil de ses rencontres, Guy Lux finit par proposer une idée originale de jeu à la radio française et cette dernière est acceptée en 1952. Avec l’apparition et l’évolution de la télévision dans les années 1950, c’est finalement vers ce media que Guy Lux se tourne pour y proposer des formules de jeux populaires. Ainsi, dès le début des années 1960, il va lancer quantité de nouvelles émissions ludiques à la télévision française: « La roue tourne », « Intervilles », « Inter-neige » et « Jeux sans frontières » entre autres. Par la suite, Guy Lux intègre ses jeux dans des émissions de chansons et de variétés. De 1965 à 1968, il présente « Le Palmarès des chansons » avec Anne-Marie Peysson.

Cette émission légendaire est suivie par « Domino », « Ring parade », « Système 2 » et « Cadet Rousselle » qu’il anime aux côtés de Sophie Darel. Tenté par le cinéma, Guy Lux va réaliser un film qui ne sera pas un best seller: « Drôles de zèbres » avec, entre autres, Claude François et Alice Sapritch. Les variétés façon Guy Lux ne plaisent pas au pouvoir de gauche qui se met en place en 1981 et l’homme est renvoyé du service public de la télévision française. Mais son écartement sera très provisoire puisque, deux ans plus tard, il revient sur FR3 avec « Cadence 3 », une émission typiquement de son cru. Presque 20 ans après avoir créé ce jeu télévisé, il lance une formule renouvelée du célèbre « Intervilles » sur FR3 en 1985. Et c’est à nouveau le succès pour cette émission estivale. De temps en temps, entre les émissions et les jeux télévisés, Guy Lux revient à ses premières amours en écrivant des chansons. Il le fait notamment pour Bezu en signant son « tube » « A la queue leu leu ». A partir de 1991, à contre-coeur, Guy Lux disparaît progressivement des écrans de télé. Il continue cependant à produire et à imaginer des émissions de télévision mais quelque chose est brisé au fond de lui. Il décède, un peu oublié par ses pairs, le 13 juin 2003.
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Karim Gharbi à la biennale de la chanson française en 2010

13 juin 2010 : la demi-finale de la Biennale de la chanson française, un concours de jeunes talents, a lieu au Palace de La Louvière (B). Les candidats présents ont pour nom Pierre Simon (ex-Clandestine), Coenguen, Capucine, Mademoiselle Périlleux et Karim Gharbi. La finale est prévue pour le mois de septembre à Bruxelles.

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3 JUIN

Josephine Baker dans les années 1960

3 juin 1906 : Naissance, à Saint-Louis, dans le Missouri (USA), de la chanteuse et meneuse de revue, d’origine afro-américaine, Josephine BAKER. Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire qu’elle perçoit pour ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit rapidement et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat promptement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle pourrait devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse le charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto. Alors que sa popularité est grandissante en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité physique d’avoir des enfants, elle accueille dans ce château du Périgord des enfants de toutes origines qu’elle adopte. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier concerts et galas pour se renflouer continuellement. Mais cela ne va pas suffire et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco. Infatigable, Josephine Baker se produit à la télévision française pour y reprendre, à 61 ans, son tube de toujours « J’ai deux amours ».

Et elle poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 ou au Carnegie Hall de New York en 1973. Fin mars 1975, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco. Les grands succès de Josephine Baker restent à tout jamais, « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968). A la fin des années 2000, un spectacle musical français mis en scène par Jérôme Savary relate l’histoire de Josephine Baker.
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Frédéric François en 1987 – Photo (c) JC Tombeux

3 juin 1950 : Naissance, à Lercara (Sicile), sous le véritable nom de Francesco Barracato, du chanteur et compositeur italien Frédéric FRANCOIS. Un an après sa naissance, le petit Francesco, sa maman et son frère, rejoignent le paternel qui a trouvé du boulot dans un charbonnage de Tilleur près de Liège en Belgique. La famille s’agrandit bien vite et, finalement, Francesco aura sept frères et soeurs. Lors des repas familiaux et de toutes les autres grandes occasions, le papa, Peppino, ne rate jamais l’opportunité de saisir sa guitare et d’interpréter des airs d’opéras ainsi que des mélodies napolitaines. A dix ans, fortement influencé par le comportement de son père, Francesco interprète « O sole mio » dans un café du village. Désormais, la musique et la chanson sont ses motivations premières. Alors qu’il est à l’école secondaire, il intègre le groupe musical « Les Eperviers » en 1963: il en est le guitariste et chanteur. La musique prenant le pas sur tout le reste, à quinze ans, Francesco s’inscrit au Conservatoire de Musique de Liège où il apprend le violon mais aussi la diction, la déclamation et le chant. En 1966, il devient le chanteur d’une autre formation: « Les tigres sauvages ». Avec ce groupe, il se présente au concours du Microsillon d’Argent au Festival de Châtelet en Belgique. Il remporte le premier prix qui lui permet d’enregistrer un 45 tours. Ce sera, pour lui, le premier d’une longue série: Francesco Barracato le sort sous le nom quelque peu « francisé » de François Bara. Les deux chansons qui y figurent ont pour titre « Petite fille » et « Ne pleure pas ».

Le succès n’est pas énorme mais on commence à connaître François Bara dans la région de Liège où les juke-boxes sont alimentés par le papa de Francesco qui achète les 500 exemplaires du 45 tours! Du coup, on lui propose d’effectuer des premières parties de grands artistes de passage à Liège: Johnny Hallyday ou Michel Polnareff par exemple. En 1969, il rencontre le producteur liégeois Constant Defourny et il signe un premier contrat avec Barclay-Belgique. En juillet de la même année sort son premier disque sous le nom de Frédéric François: « Sylvie ». Il a choisi son nouveau pseudonyme en hommage au compositeur Chopin dont le véritable prénom était Frédéric-François. Ses premières chansons ne se révèlent pas être des succès: après « Sylvie », il y a « Les Orgues de Saint Michel » puis « Marian » et « Comme tous les amoureux » qui n’est pas retenue pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson de 1970. Quelques mois plus tard, une nouvelle chanson, « Jean », est distribuée en France par le label Az et est programmée sur la radio Europe 1. Le succès est toutefois encore très limité mais il semble néanmoins que le destin est en marche et, après deux autres 45 tours, la chanson « I love you je t’aime », interprétée en duo avec son épouse Monique, fait véritablement connaître Frédéric François au public de la Belgique et du Nord de la France. Ce joli coup d’essai est transformé triomphalement par le titre suivant: « Je n’ai jamais aimé comme je t’aime » dont le texte est signé par Marino Atria. Cette fois, Frédéric François se fait un nom parmi les stars du hit-parade et son statut sera confirmé avec le tube de l’été 1972: « Je voudrais dormir près de toi ». 500.000 exemplaires de ce 45 tours se vendent en quelques semaines. Le chanteur-compositeur s’intègre alors parfaitement dans la catégorie des chanteurs pour jeunes demoiselles (ce qu’on appelle alors « les minettes ») où il côtoie d’autres Belges comme Christian Adam, Christian Vidal, Frank Michaël, Art Sullivan et Franck Olivier mais aussi les Français Christian Delagrange, Ringo, Crazy Horse, le Suisse Patrick Juvet ou l’Israélien Mike Brant. Toutes les chansons de Frédéric deviennent ainsi des « tubes »: « Laisse-moi vivre ma vie » (1972), « Quand vient le soir on se retrouve » (1973), « Un chant d’amour un chant d’été » (1973), « Viens te perdre dans mes bras » (1973), « Il est déjà trop tard » (1974), « Chicago » (1975), « Mal tu me fais mal » (1975), « Maintenant que tu es loin de moi » (1975) ou « San Francisco » (1976). La fin des années 1970 va être plus difficile pour les chanteurs français à succès et ce sera le cas aussi pour Frédéric François. C’est l’époque où le mouvement disco amène de nouvelles idoles et où certains saisissent la balle au bond (Patrick Juvet, Carène Cheryl ou Sheila par exemple). Mais c’est aussi une période ou la new wave va amener des orchestrations plus électroniques qui serviront de nouveaux artistes comme Daniel Balavoine ou Jean-Jacques Goldman par exemple. En 1982 toutefois, un changement s’opère dans les medias avec l’apparition des radios libres. En Belgique, ces dernières diffusent largement un nouveau 45 tours de Frédéric: « Adios Amor ». La radio nationale francophone (RTBF) suit le mouvement et, finalement, ce sont 500.000 45 tours qui sont vendus de cette mélodie qui tient ses origines en Allemagne. Le succès est véritablement revenu pour le chanteur qui voit aussi s’éloigner quelques soucis de santé. En 1983, la chanson « Aimer » est également très populaire. Mais la maison de disques Vogue est en restructuration et Frédéric François se tourne vers la firme Trema qui va relancer sa carrière de manière spectaculaire à partir de 1984 avec « On s’embrasse on oublie tout » et « Mon coeur te dit je t’aime » qui sont repris sur un album qui se vend à 300.000 exemplaires. Ce renouveau lui permet aussi de passer pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. Il y aura ensuite « Je t’aime à l’italienne » (1985), « L’aimer encore » (1986), « Une nuit ne suffit pas » (1987), « L’amour s’en va l’amour revient » (1988), « Qui de nous deux » (1989), « Est-ce que tu es seule ce soir » (1990), etc. En 1989, Frédéric François se produit sur des scènes du Canada et des Etats-Unis. En 1993, il crée sa propre maison de production avec Moïse Benitah, MBM (Moïse Benitah Music), et sort le dernier 45 tours de sa carrière: « L’amour c’est la musique ». A la fin de l’année 1996, il chante devant le pape Jean-Paul II à Rome. L’année suivante, Frédéric François connaît à nouveau le succès avec une mélodie où il tente, pour la première fois, de chanter en voix de tête: « L’amour fou ». En 1999, quelques mois avant de chanter dans son village natal de Lercara, il enregistre un album de standards de la chanson italienne comme « Ciao Ciao bambina » ou « Volare » par exemple. Au début du 21e siècle, celui dont on parle de plus en plus comme le successeur de Tino Rossi va rendre hommage à l’idole corse: il enregistre ainsi en 2003 un album de ses grands succès comme « Petit Papa Noël », « Marinella » ou « Méditerranée ». En 2005, l’album où figure « Et si on parlait d’amour » se vend à 200.000 exemplaires. En octobre 2008, alors qu’il est en tournée dans les grandes villes belges, Frédéric doit être hospitalisé à Liège pour abus de cortisone. Il se voit imposer un an d’interruption de carrière au risque de ne plus pouvoir chanter. En 2010, parfaitement rétabli, il sort un nouvel album: « Chanteur d’amour ». L’opus suivant sort en octobre 2013 et a pour titre « Amor latino ». Du 28 février au 9 mars 2014, il est sur la scène de l’Olympia de Paris pour la quatorzième fois. A la fin de l’année 2014, le chanteur commercialise un album intitulé « Magie de Noël » qui reprend les grands standards du thème et un inédit dont le titre est « Avant Noël ». Et, en mai 2016, la popularité de l’idole des seventies se perpétue avec une nouvelle galette numérique qui sort pour la fête des mères: « Les femmes sont la lumière du monde. » Le 28 septembre 2017, Frédéric François est fait Chevalier des Arts et des Lettres par l’ambassadrice de France en Belgique, Claude-France Arnould. Plusieurs amis de l’artiste, parmi lesquels les chanteurs Salvatore Adamo et Le Grand Jojo ou le metteur en scène Franco Dragone, assistent à la cérémonie. En mars 2019, Frédéric revient au premier plan avec un nouvel opus dont il co-signe les chansons avec Frédéric Zeitoun : « Juste un peu d’amour ».
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Allain Leprest en 1986 (c) Alain Marouani

3 juin 1954 : Naissance, à Lestre, de l’auteur et interprète français Allain LEPREST. Allain Leprest passe son enfance dans une famille modeste à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen. L’enfance est heureuse et le petit Allain a la tête dans les étoiles: il voudrait devenir poète mais, pour faire plaisir à ses parents plus « terre à terre », il sera peintre… mais peintre en bâtiment. Il entreprend donc des études dans ce sens mais, en cachette, dès l’adolescence, il écrit des textes qu’il commence à chanter dans des endroits comme « Le bateau ivre » à Rouen. En 1980, il débarque à Paris et propose ses chansons dont personne ne veut. Il se résigne donc à les chanter lui-même dans des cabarets de la capitale française. Ses débuts sont donc difficiles mais il se fait néanmoins remarquer par quelques « collègues » comme Henri Tachan. En 1985, il tente sa chance au Printemps de Bourges et il en devient la révélation inattendue. A partir de ce moment, il va régulièrement proposer des spectacles un peu partout en France et dans de nombreux festivals. Il est remarqué par Jean Ferrat et l’ami producteur de ce dernier, Gérard Meys, lui propose d’enregistrer des chansons. En 1988, il sort un album avec « Rimbaud » (musique de Francis Lai) et « J’ai peur » (musique de Jean Ferrat). Mais les musiques qui lui collent alors le mieux sont celles que signe Romain Didier pour les chansons « La retraite », « Edith » ou « Dans le sac à main de la putain ». Allain Leprest enregistre ensuite avec Saravah, la maison de production créée par Pierre Barouh. Deux albums studio sortent de cette collaboration. En 1992 tout d’abord, Leprest et Richard Galliano collaborent pour un album minimaliste reposant sur le concept « une voix, un accordéon ». Puis, deux ans plus tard, il y a le quatrième album solo avec, entre autres, « Sur les pointes » et « Il pleut sur la mer ».

En 1995, il propose ses chansons sur la scène de l’Olympia juste dix ans après Bourges. Au même moment, réalisant son rêve d’enfant, Leprest écrit des textes pour Juliette Gréco, Francesca Solleville ou Enzo Enzo. En 1998, il enregistre l’album « Nu » où certaines chansons sont composées par Romain Didier mais où d’autres sont signées par Kent, Higelin, Laffaille ou Duteil. Il y reprend aussi le célèbre « Melocoton » de Colette Magny. En 2005, il rejoint le label Tacet de Didier Pascalis qui produit « Donne-moi de mes nouvelles » puis « Chez Leprest », un hommage de ses amis auteurs et chanteurs. En 2008 sort l’album « Cantate pour un cœur bleu, ode à la Méditerranée » sur des musiques de Romain Didier avec Enzo Enzo, Romain Didier et Jean-Louis Trintignant. Le dernier opus d’Allain Leprest, « Quand auront fondu les banquises », arrive en 2009. Au cours de l’été 2011, un « Leprest symphonique » est en cours de réalisation lorsque son auteur-interprète décide de se suicider. Atteint d’un cancer des poumons depuis des années, Allain Leprest met fin à ses jours le lundi 15 août 2011 à Antraigues-sur-Volane, le village de Jean Ferrat, où il passe ses vacances. Le 23 août 2011, il est, selon son souhait, inhumé au cimetière Monmousseau à Ivry-sur-Seine. Les chansons qu’il n’a pas eu le temps d’enregistrer l’ont été par Enzo Enzo, Kent, Sanseverino, Christophe, Daniel Lavoie et Romain Didier qui a assuré la direction musicale de l’album qui est sorti à titre posthume à la fin de l’année 2011. Allain Leprest a écrit plus de 1.000 chansons mais seulement 369 de ses oeuvres sont répertoriées à la SACEM. Artiste jusqu’au bout des ongles, Allain Leprest « offrait » et égarait ainsi beaucoup de ses textes.
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René-Louis Lafforgue en 1959

René-Louis Lafforgue en 1959

3 juin 1967 : Décès, à Albi, dans un accident de voiture, de l’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE. Né le 13 mars 1928 à Saint-Sébastien (Espagne) dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre d’Espagne puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et  » Le Poseur de rails » (1957).

En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ». Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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En 1976

3 juin 2001 : Décès, à Boston (Etats-Unis), de l’acteur mexico-américain Anthony QUINN, né le 21 avril 1915 à Chihuahua (Mexique). Après avoir obtenu de très nombreux petits rôles alimentaires dans des productions d’Hollywood, il ne trouve sa réelle place au cinéma qu’à partir de 1953 avec des films comme « Viva Zapata », « La Strada » de Fellini, « Lawrence d’Arabie » ou « Zorba le Grec ». Parallèlement à cette longue et importante carrière d’acteur, Anthony Quinn enregistre parfois des chansons, souvent en anglais, comme « I love you you love me » en 1967 ou « Life itself will let you know » en 1981. Et puis, en 1976, il interprète, en français approximatif, « Nous deux c’est fini », une mélodie à la Barry White avec un texte de Boris Bergman.
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3 juin 2019 : 16e édition de la remise des Octaves de la Musique à Bruxelles. Ces récompenses annuelles sont attribuées aux artistes de la communauté francophone de Belgique évoluant dans tous les genres musicaux. Parmi les lauréats invités à prester sur la scène de la salle de la Madeleine, le groupe KUZYLARSEN reçoit l’octave de la chanson française. Dans les autres catégories, BALOJI est récompensé pour sa musique du monde ainsi que pour ses spectacles et concerts. Veence HANAO & le MOTEL sont primés pour l’album « Bodie » et le groupe L’OR DU COMMUN se distingue pour son album « Sapiens » dans la catégorie des musiques urbaines.
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24 AVRIL

Dick Rivers – Pochette « Gran Tour » en 2012

24 avril 1945 : Naissance, à Nice, du chanteur français Hervé Fornieri qui a pris pour pseudonyme Dick RIVERS. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.

Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960. Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »). Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès. En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Barbelivien (« Nice Baie des Anges »). Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa! Parmi les collaborateurs de l’opus se trouve aussi un certain Francis Cabrel. Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D. La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube de Rose Laurens en 1982. Dick Rivers est décédé, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Ronnie Bird en 1967 – Photo (c) André Berg

24 avril 1946 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur de rock français Ronnie BIRD. Après avoir arrêté ses études, Ronald Méhu décide, avec l’accord de son père, de se lancer dans la chanson sous le nom de Ronnie Bird, ce qui fait plus anglo-saxon. Suite à un séjour à Londres où il oublie de se faire couper les cheveux, il enregistre son premier disque en 1964 avec une coiffure à la Beatles: « Adieu à un ami », un hommage au rocker américain Buddy Holly.

Il connaît alors quelques succès comme « Le pivert » mais sa popularité reste trop limitée à son goût. Il décide ainsi d’interrompre sa carrière après cinq ans. Toutefois, entre 1968 et 1972, il participe à l’adaptation française de la comédie musicale Hair aux côtés de Julien Clerc puis de Gérard Lenorman. Plus étonnant: en 1989, il signe le texte de la chanson « Precious Things » interprétée en duo par Ray Charles et Dee Dee Bridgewater.
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Claude Dubois en 1989 – Photo (c) Pierre Terrasson

24 avril 1947 : Naissance, à Montréal, du chanteur québécois Claude DUBOIS. Alors qu’il est une véritable star au Canada, Claude Dubois n’est, en Europe francophone, connu principalement que pour son interprétation magistrale du « Blues du businessman » (« J’aurais voulu être un artiste ») dans la version originale de l’opéra-rock « Starmania » en 1978. Pourtant, à peine âgé de douze ans, il est le membre du groupe « Les Montagnards » quand il enregistre un album de chansons western. Puis, cinq ans plus tard, il chante presque tous les soirs au « Patriote », une boîte à chansons montréalaise. Claude Dubois enregistre quelques disques en 1966 puis il délaisse la chanson pour y revenir lorsque ses voyages l’amènent en France. Il sort quelques disques arrangés par François Rauber, l’orchestrateur de Jacques Brel, mais le succès n’est pas au rendez-vous de ces 45 tours publiés chez Barclay. Dans les années 1970, il se tourne vers la musique rock californienne et finit par être remarqué par Luc Plamondon qui est en train d’écrire « Starmania » avec Michel Berger. En 1978, il décroche ainsi le rôle de l’homme d’affaires Zéro Janvier dans l’opéra-rock où il interprète le fameux « Blues du businessman » avec le succès que l’on sait.

Alors qu’il redevient anonyme dans les pays francophones européens, Claude Dubois garde son succès au Québec malgré le fait qu’il y soit condamné pour possession de stupéfiants en 1981. L’album « Sortie Dubois » est une des grosses ventes de disques de l’année 1982. En 2007, l’artiste sort l’album « Duos Dubois » dans lequel il réenregistre plusieurs de ses chansons avec des chanteurs et chanteuses comme Céline Dion, Patrick Bruel, Natasha St-Pier, Richard Desjardins, Lynda Lemay ou Francis Cabrel entre autres. En 2011, Claude Dubois rejoint la tournée française des idoles « Age tendre et tête de bois ». Accompagné d’un orchestre symphonique, il y interprète bien sûr l’incontournable « Blues du businessman » mais aussi une superbe chanson: « Si Dieu existe ». Faisant partie de la même tournée, Annie Cordy remarque cette chanson qu’elle intègre dans son album sorti en 2012. A la fin de l’année 2016, alors que Claude Dubois est l’un des invités de l’émission télévisée québécoise « Tout le monde en parle », il déclare être atteint d’un cancer de la moelle osseuse et que les médecins lui donnent encore trois ans à vivre. Heureusement, fin 2018, il dit aller mieux et que la maladie semble s’être arrêtée. Depuis, il arpente à nouveau les scènes du Québec avec dynamisme et sourire.
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Véronique Sanson en 1977 – Photo (c) Daniel Decamps

24 avril 1949 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique SANSON. Fille de membres actifs de la Résistance durant la seconde guerre mondiale, elle et sa soeur Violaine porteront des prénoms commençant par la lettre « V » de Victoire après la libération. Les deux soeurs suivent très tôt des cours de piano et s’orientent toutes deux vers une carrière musicale. C’est donc tout naturellement qu’elles créent un groupe avec un troisième musicien qui a pour nom François Bernheim. Ensemble, ils enregistrent, sous le nom des Roche Martin, deux 45 tours comprenant chacun quatre titres. Cela se passe en 1967 et le succès de ces deux disques est quasi nul. Le groupe se dissout très vite après la sortie du deuxième disque. En 1969, Véronique Sanson entame sa carrière de chanteuse soliste avec la chanson « Le printemps est là ». Le succès n’est pas au rendez-vous de ses premières chansons et l’artiste change de maison de disques. Cela va lui être bénéfique puisque son compagnon, Michel Berger, va lui produire un premier album, « Amoureuse », qui sera une vraie révélation en 1972.

Plutôt décidée à s’imposer, Véronique Sanson n’hésite pas à enregistrer et à commercialiser un deuxième album dans la même année: « De l’autre côté de mon rêve ». C’est donc avec, déjà, un solide répertoire qu’elle assure les premières parties des concerts de Michel Polnareff ou de Julien Clerc. Véronique quitte alors Michel Berger pour épouser l’artiste américain Stephen Stills le 14 mars 1973. Et, de ce fait, elle déménage aux Etats-Unis où elle va enregistrer ses albums suivants comme « Le maudit » en 1974. A la fin des années 1970, Véronique Sanson est une vedette incontournable de la chanson francophone: ses textes et ses musiques sont d’une qualité remarquable. Mais le début de la décennie suivante est marqué par son divorce avec Stephen Stills et son retour en France qui signifie aussi un manque d’inspiration. Il faut attendre 1985 pour voir un nouveau 33 tours de Véronique Sanson chez les disquaires: « C’est long c’est court ». Mais, à partir de cet instant, c’est reparti et, trois ans plus tard, la chanteuse atteint même un sommet dans les textes polémiques. « Allah », écrite comme une chanson pacifiste, est considérée comme sacrilège par ceux qui condamnent les « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Et Véronique doit être protégée après avoir reçu des menaces de mort. A la fin de l’année 1989, lorsque Jean-Jacques Goldman met sur pied la première tournée des Enfoirés, la chanteuse est la seule femme du quintet aux côtés de Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Michel Sardou. En 1990, elle tente une nouvelle expérience scénique: « Symphonique Sanson ». Deux ans plus tard, l’album « Sans regrets » est mené par la chanson « Rien que de l’eau » qui est un succès récompensé par une Victoire de la Musique en 1993. 1995 voit la sortie d’un album en public enregistré aux Francofolies de La Rochelle avec des duos: « Comme ils l’imaginent ». Et, la même année, Véronique Sanson épouse l’humoriste Pierre Palmade dont elle divorce en 2001. Le début des années 2000 est également marqué par un album hommage à Michel Berger disparu en 1992: « D’un papillon à une étoile ». Un album « live » suit la tournée avec les chansons de Berger. Autre étape importante pour la chanteuse: en octobre 2007, elle est l’invitée d’honneur des fameuses « Nuits de Champagne » à Troyes et elle y chante accompagnée par 900 choristes. Elle y découvre le charme des polyphonies et s’en sert lors de ses spectacles suivants où les choristes occupent une place plus importante. Trois ans plus tard sort l’album « Plusieurs lunes ». 40 ans après sa sortie, le premier album de Véronique Sanson est réédité en CD dans un coffret spécial de luxe où se côtoient les chansons originales remasterisées, des bonus inédits et un DVD enregistré lors d’un concert ayant eu lieu à Bruxelles en décembre 2011. Elle reçoit une nouvelle Victoire de la Musique le 8 février 2013 mais cette fois pour honorer l’ensemble de sa carrière. En 2014, une compilation reprenant les chansons de « l’époque américaine » de Sanson est commercialisée. Elle est l’occasion pour la chanteuse de remonter sur scène dans le cadre d’une tournée où elle reprend exclusivement ces titres-là enregistrés initialement aux Etats-unis à la fin des années 1970. En novembre 2016 sort le quinzième album studio de Véronique Sanson avec des chansons originales. Il porte le titre « Dignes, dingues, donc » et est promotionné par la chanson « Et je l’appelle encore », écrite par Véronique et composée par son choriste belge Mehdi Benjelloun. Cette dernière est nommée dans la catégorie « chanson originale de l’année » et Véronique comme artiste interprète féminine de l’année aux Victoires de la Musique de l’Année 2017. Elle entame alors une grande tournée de concerts qui est interrompue à la rentrée 2018 pour soigner une tumeur qui l’oblige aussi à se reposer durant quelques mois. Et, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, la chanteuse reprend ses spectacles en pleine forme à partir de février 2019.
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La pochette du CD live sorti en 2011

24 avril 1963 : Naissance, à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Emmanuel Cabut, du chanteur français Mano SOLO. C’est en 1980 que Manu Cabut, fils du dessinateur Cabu, intègre, comme guitariste, un groupe punk: les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y aura « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 97, « Internationale Shalala » en 99 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Et les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo meurt le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note – Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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24 avril 1973 : Naissance de la chanteuse belge Anik NAK. A 21 ans, la jeune néerlandophone Anik Vandercruyssen enregistre, sous le pseudonyme subtil Anik Nak, un album avec une partie des musiciens du groupe de rock Machiavel très célèbre en Belgique. Sur cet opus intitulé « Voilà », Roland De Greef et Mario Guccio lui confectionnent, en français, des chansons sur mesure: « Je te veux » ou encore « Tout est magnifique ». Le succès très faible de ces chansons, malgré quelques passages sur les ondes belges et des concerts aux Francofolies de Spa, au Dour Music Festival ou au Marktrock, oblige la jeune femme à se tourner vers d’autres projets comme le théâtre. En 1998, elle suit les cours de l’école internationale de théâtre « De Kleine Academie » et elle tourne ensuite dans quelques films comme « Hombres Complicados » de Dominique Deruddere ou « Friday Fishday » de Jan Bucquoy.
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Jofroi en 1976

24 avril 1976 : Le 15e festival de la chanson française d’Obourg a lieu ces samedi 24 et dimanche 25 avril dans la petite localité belge située près de Mons. Au programme: le groupe « Nuit câline à la villa mon rêve », JOFROI, Paul LOUKA, Catherine LARA et Maxime LE FORESTIER.

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24 avril 2001 : Jusqu’au 29 avril, la chanteuse KEREN ANN assure la première partie du spectacle d’Henri SALVADOR à l’Olympia de Paris. Il faut dire que celle qui a permis à « Monsieur Henri » de revenir au devant de la scène avec sa chanson « Jardin d’hiver » a également enregistré un premier album intitulé « La biographie de Luka Philipsen ».
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24 avril 2019 : Décès, à Paris, le jour des ses 74 ans, du chanteur français Dick RIVERS à la suite d’un cancer. Sa biographie se trouve ci-dessus à la date de sa naissance : le 24 avril 1945.
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13 MARS

René-Louis Lafforgue en 1959

René-Louis Lafforgue en 1959

13 mars 1928 : Naissance, à San-Sébastian (Espagne), de l’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE. Né dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre d’Espagne puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et « Le Poseur de rails » (1957).

En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ». Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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Stéphanie Blanchoud

13 mars 2004 : La finale du concours pour jeunes talents « Musique à la Française » se déroule à la Maison des Musiques de Bruxelles (B). En voici les lauréats:
Stéphanie BLANCHOUD, Prix du Ministre des Arts et des Lettres et de l’Audiovisuel + Prix du Botanique + Prix Francofolies de Spa
SUPER SANS PLOMB, Prix du Ministre de la Culture + Prix Conseil de la Musique + Prix FNAC
ETE 67 (dont la vidéo de présentation en 2004 se trouve ci-dessous), Prix Yamaha + Prix Think’n’Talk + Prix Rallye Chantons Français
SERIAL CHILLER, Prix Conseil de la Musique + Prix des Jeunesses Musicales
D. MAJIRIA, Prix du Botanique
BUBBLEGUM SOUND, Prix Francofolies de Spa + Prix Eu’ritmix
ACTA, Prix Rallye Chantons Français.

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Jean Ferrat dans les années 1970 - Photo (c) Alain Marouani

Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

13 mars 2010 : Décès, à Aubenas, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT des suites d’un cancer. Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum, il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de Juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez sa tante en décembre 1943. Six mois plus tard, les Tenenbaum partent pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère ainsi que ses frères et soeurs, s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Et ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de quitter définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou à La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un premier contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël. Une autre maison de disques, RCA, sort le disque à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire, et Daniel Guichard, devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey : « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès.

A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces : « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires : « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité de Michel Drucker, sur la chaîne de télé privée française TF1, pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat, pour le Parti Communiste Français, aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche » sur France 2 cette fois. Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams. Cinq ans après son décès, un album d’hommage est enregistré par un certain nombre de chanteurs français et est commercialisé en mars 2015. Y participent, entre autres, Marc Lavoine, Cali, Dionysos, Julien Doré, Patrick Bruel, Patrick Fiori, Hubert-Félix Thiéfaine, Zebda et Natasha St-Pier.
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13 mars 2010 : Le festival « Mars en chansons » qui se tient à Charleroi, en Belgique, consacre un week-end aux jeunes artistes avec l’opération « Belgik découvertes ». Parmi les invités, il y a Monsieur Dupont, Alix Leone, Guillaume Ledent et Gaëtan Vassart. Et, dans ce cadre, un « mini-festival » se déroule à l’Eden de Charleroi avec du rock, du hip-hop, du ska et du rap. A l’affiche: Baloji, Skarbone 14, Dope Skwad feat. Tar One, Scylla, Larko et Atomique DeLuxe. En outre, le festival propose un cycle spécial avec des artistes belges issus du disque de chansons et de contes: « Des plumes et des voix… pour réchauffer les maux ». Un disque dont le thème traite des questions de santé et publié par la Médiathèque de la Communauté française de Belgique. Bien sûr, le festival continue à défendre la nouvelle scène chanson des quatre coins de la francophonie. Il accueille de superbes découvertes comme les Français Carmen Maria Vega, Alexis HK ou Katerin Wald’teufel, la Suissesse Christine Zufferey, les Québécoises Ariane Moffatt et Fabiola Toupin. « Mars en chansons » permet aussi de retrouver certains artistes peu fréquents sur les scènes belges: Thierry Romanens, Les Blaireaux ou Xavier Lacouture. Enfin, le festival s’articule cette année autour d’un auteur phare de la chanson française: Claude Nougaro. Un artiste hors du commun qui aurait fêté ses 80 ans en 2009 et dont les dessins sont visibles au cours d’une exposition exceptionnelle intitulée « Et me voici ».
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