Le frère de Renaud, Thierry Séchan, retrouvé mort chez lui

Le frère du chanteur Renaud, Thierry Séchna, a été retrouvé mort ce lundi 9 janvier 2019 chez lui à Paris. Selon les premières informations, l’écrivain qui vivait seul était décédé depuis plusieurs jours lorsque son ex-femme l’a trouvé. Écrivain, Thierry Séchan est également l’auteur de nombreux textes de chansons pour Julien Clerc, Elsa ou Daniel Lavoie entre autres. Il était d’ailleurs très populaire au Québec en tant que parolier où il a reçu le grand prix de la SOCAN, la société canadienne des auteurs-compositeurs. Au Québec, en 1996, il a enregistré un album éponyme avec (entre autres) « Le joueur » une chanson entièrement inspirée par Leonard Cohen. Et, en 1999, c’est tout un album qu’il avait commercialisé au Canada avec des chansons de Léonard Cohen sous le titre « Tu seras comme le ciel ».
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Né le 19 septembre 1949 à Paris, Thierry avait également beaucoup fait parler de lui pour sa relation particulière avec son frère Renaud. Dernièrement encore lorsqu’il a été question d’évoquer l’état de santé de ce dernier pour lequel il avait communiqué des informations plutôt rassurantes.
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Les 24e Francofolies de Spa commencent ce jeudi 20 juillet 2017

C’est ce jeudi 20 juillet que les Francofolies de Spa 2017 démarreront pour quatre jours, soit une journée de moins que l’an dernier. Jusqu’au 23 juillet, la perle des Ardennes accueillera des dizaines d’artistes et, surtout, des milliers de spectateurs dans un contexte sécuritaire toujours très présent.
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Cette 24e édition est marquée par la venue, pour la première fois à Spa, de Michel Sardou qui prestera pour la soirée d’ouverture du festival sur la scène Rapsat. Et puis, un autre « grand » de la chanson lui succédera le 21 juillet: Renaud. Parmi les autres « pointures » attendues, il y aura aussi De Palmas, Cali et Patricia Kaas. Mais les Francos de Spa, c’est aussi une grande place réservée aux jeunes artistes francophones qui ne s’expriment pas toujours en français. Le Belge Loïc Nottet aura ainsi lui aussi l’honneur de fouler la scène Rapsat le 22 juillet pour y présenter, en première mondiale, son spectacle terriblement attendu.
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Attendus aussi, la relève de la chanson québécoise avec des artistes comme Klô Pelgag, Alexandre Desilets, Peter Peter ou Tire le Coyote. Enfin, au rayon des premières participations aux Francofolies de Spa, on notera celles de Delta, Claudio Capéo, Rive, Gauvain Sers, Mini Sultan, Slimane ou Navii.
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2017 marque aussi la quinzième année de la disparition du chanteur belge Pierre Rapsat qui fut l’un des membres fondateurs des Francofolies belges. Il était logique qu’un hommage appuyé lui soit rendu. Ce sera le cas le vendredi 21 à 20h00 avec le groupe Solaris sur la scène Rapsat et  le dimanche 23 juillet à 18h30 avec « Brasero et ses passagers d’un soir » avec plusieurs artistes réunis sur la scène Proximus.
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Voici, repris ci-dessous, les artistes de la programmation 2017 qui chantent en français.

Jeudi 20 juillet :
A 13h00 : Klô PELGAG (Scène Sabam)
A 14h00 : Mathilde FERNANDEZ (Scène Proximus)
A 16h00 : DELTA (Scène Proximus)
A 17h15 : Tim DUP (Scène Sabam)
A 18h00 : Diego STRAZ (Scène Playright)
A 18h30 : DE PALMAS (Scène Proximus)
A 20h00 : Alexandre DESILETS (Scène Rapsat), Claudio CAPEO (Scène Sabam) et RIVE (Scène Trace)
A 21h30 : Michel SARDOU (Scène Rapsat)
A 23h00 : Peter PETER (Scène Trace)

Vendredi 21 juillet :
A 13h00 : MINI SULTAN (Scène Trace)
A 19h00 : Gauvain SERS (Scène Rapsat)
A 20h00 : SLIMANE (Scène Sabam), Arno SANTAMARIA (Scène Playright), SOLARIS (Scène Rapsat)
A 22h00 : RENAUD (Scène Rapsat)
A 23h00 : Sacha TOOROP (Scène Trace)

Samedi 22 juillet :
A 13h00 : VA A LA PLAGE (Scène Sabam), Raphy RAFAËL & Cindy BARATE (Scène Playright)
A 15h00 : BERYWAM (Scène Sabam)
A 17h15 : BALIMURPHY (Scène Sabam)
A 18h30 : CALI (Scène Proximus)
A 20h00 : Cédric GERVY (Scène Playright), BALOJI (Scène Rapsat), Mehdi CAYENNE (Scène Trace)
A 21h15 : BIGFLO & OLI (Scène Proximus)
A 23h00 : SAULE (Scène Sabam), TIRE LE COYOTE (Scène Trace)

Dimanche 23 juillet :
A 16h00 : NAVII (Scène Proximus)
A 17h15 : Benjamin SCHOOS (Scène Sabam)
A 18h30 : BRASERO et ses passagers d’un soir : hommage à Pierre Rapsat (Scène Proximus)
A 21h30 : Patricia KAAS (Scène Proximus)
A 23h00 : Arno SANTAMARIA (Scène Trace)
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Belgique francophone: Dion, Renaud et Girac meilleures ventes de disques en 2016

Les meilleures ventes d’albums pour 2016 en Belgique francophone sont d’expression française. Et c’est d’autant plus satisfaisant que, pour la deuxième année consécutive, les ventes de supports physiques comme les CD et vinyles sont en hausse avec un chiffre de près de 7 % d’augmentation.
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C’est la chanteuse québécoise Céline Dion qui a vendu le plus de disques l’an dernier dans la partie francophone du pays. Son album « Encore un soir » précède le « Phénix » de Renaud qui signe ainsi un fameux retour gagnant. Quant à la troisième marche du podium, elle est occupée par Kendji Girac.
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Cette fois c’est vrai : RENAUD sera aux Francofolies de Spa 2017. Michel Sardou aussi !

Alors qu’il l’avait annoncé il y a plus d’un an, par erreur paraît-il, et que cela fut démenti par les organisateurs à l’époque (voir article à ce propos en cliquant ICI), Renaud participera bel et bien aux Francofolies de Spa en juillet de cette année. Il sera en effet sur la grande scène de l’Espace Rapsat à 22h00 le vendredi 21 juillet 2017.
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Une édition plus francophone?
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Depuis l’annonce des premiers noms de l’affiche 2017, il semble que la programmation des Francofolies de Spa s’orientent vers une programmation plus francophone mais aussi plus traditionnelle avec des artistes comme Michel Sardou, Patricia Kaas, Cali ou Gérald De Palmas entre autres. Voilà qui sera pour plaire, enfin, à ceux qui taxaient parfois ces Francofolies belges de jeunisme ou d’anglophilie excessive. Un festival qui renouera aussi cette année avec la tradition des hommages grâce au concert « Brasero et ses passagers d’un soir » consacré aux chansons de Pierre Rapsat quinze ans après le décès de cet artiste très intimement mêlé à la création des Francofolies de Spa.
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Le programme des artistes d’expression française déjà prévu
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Jeudi 20 juillet 2017: De Palmas et Claudio Capéo (Village Francofou) + Michel Sardou (Scène Rapsat)
Vendredi 21 juillet 2017: Slimane (Village Francofou) + Renaud (Scène Rapsat)
Samedi 22 juillet 2017 : Bigflo & Oli et Cali (Village Francofou)
Dimanche 23 juillet 2017 : Patricia Kaas, Navii et le spectacle hommage à Pierre Rapsat (Village Francofou).
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Renaud annonce être aux Francos de Spa 2017 à la surprise des organisateurs

RENAUD Pochette album 2016Alors que son nouvel album tant attendu vient de sortir ce 8 avril 2016, Renaud s’est livré à nouveau au jeu des entrevues avec les journalistes. Parmi ces interviews, il y a celle qu’il a accordée pour la RTBF, la radio télévision belge publique francophone, à Dominique Dussein.

Les 26 minutes de l’entretien sont consacrées au nouvel album mais aussi au retour en forme du chanteur désormais tatoué. Il y parle de ses chansons bien sûr mais aussi du médecin belge qui l’a « sauvé » et sorti de la vie d’alcoolique qu’il menait depuis près de 20 ans.

Et puis, surprise, Renaud annonce aussi les prochains spectacles de sa tournée qui passera par la Belgique. Et après dix minutes de conversation environ, il évoque, un peu maladroitement, sa participation aux Francofolies de Spa (B) de juillet 2017 !

Maladroitement car, dès cette annonce, les organisateurs de ces Francofolies de Spa ont tenu à préciser que rien n’était conclu à ce propos, que la programmation de 2017 n’était absolument pas à l’ordre du jour actuellement… mais que l’artiste était bien sûr le bienvenu !

Vous pouvez visionner cette rencontre en CLIQUANT ICI.
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10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. L’artiste ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons en 1997.

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Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ».

Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album de reprises enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ».
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Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur (B) du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Très jeune, dès le début des années 1970, le garçonnet est tenté par la chanson et enregistre déjà ses premiers 45-tours sous le simple prénom de Philippe ou de Philippe St.Servais. Les titres de cette époque correspondent aux préoccupations de son âge et rendent hommage à des personnalités belges: « Monsieur Météo » ou le champion cycliste Eddy Merckx (« J’aime bien Eddy »). Au début des années 1980, il choisit un pseudonyme et s’appelle désormais Philippe D’Annevoy, un nom qui évoque les jardins d’Annevoie, un site touristique de la région de Namur. Ses disques connaissent alors un certain succès sur les radios libres de l’époque: « Vivre à trois » (1982), « Make up » (1982), « Pas comme les autres » (1984), « Nuage » (adaptation de « Blue Eyes » d’Elton John écrite par Pierre Delanoë et Jean-Michel Bériat en 1984) ou encore « Reviens-moi » en 1990. Au cours de sa carrière de chanteur, Philippe D’Annevoy a ainsi travaillé avec des personnalités aussi diverses que Georges et Hector Delfosse, Jean-Marie Troisfontaine, Alain Darmor, Eddy Luyckx et Pino Marchese. Les années 1990 et 2000 sont moins productives et l’on n’entend plus vraiment parler du chanteur Philippe D’Annevoy jusqu’à ce jour du 15 décembre 2009 où l’on apprend son décès des suites d’une pénible maladie. Ses cendres ont été déposées dans le caveau familial du cimetière de Falmagne le 18 décembre 2009.
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Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145.000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ». Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016. L’année suivante, elle se lance dans une nouvelle expérience musicale à destination du jeune public : « L’alaphabet des animaux ». Et la chanteuse revient vers son public adulte en 2018 en commercialisant un second album reprenant des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ».
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AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
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10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
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28 OCTOBRE

Le 45 tours de 1981

28 octobre 1944 : Naissance, dans le 14e arrondissement de Paris, de l’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE, de son vrai nom Michel Colucci. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche impose, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire. Parallèlement à ses activités d’humoriste, Coluche s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse » aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin ». Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos » dont il assure l’introduction parlée. Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ». Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Et il a lui-même tâté de la musique à chaque fois qu’il en a eu l’occasion. Il a ainsi participé à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ».

La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ». Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986. Coluche meurt le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes, France) dans un accident où sa moto est percutée par un poids lourd.
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En 2015

28 octobre 1961 : Naissance, à Dijon, de l’auteur, compositeur et interprète français Yves JAMAIT. Sa mère célibataire doit s’occuper seule de ses trois enfants. A peine sorti de l’enfance, Yves le Bourguignon est tenté par la cuisine et c’est cette voie qu’il choisit au lycée. A seize ans, il découvre la guitare et abandonne l’école pour travailler dans divers secteurs. Il est ainsi successivement cuisinier, manœuvre, animalier en laboratoire pharmaceutique et infographiste entre autres. En 1998, il songe à faire de la musique un moyen d’exister. Avec deux acolytes, il fonde un trio qui a pour nom « De Verre En Vers ». Le succès est intéressant mais pas assez convaincant pour les professionnels auxquels les musiciens s’adressent. Le groupe change alors de nom, devient Jamait, et sort, en 2003, un premier album autoproduit qui a, cette fois, pour titre « De Verre En Vers… ». L’opus trouve un distributeur qui fait faillite et il s’en faut de peu que ce premier essai ne soit envoyé aux oubliettes. Mais Patrick Sébastien, sur un coup de coeur exceptionnel, va tout faire pour que l’album soit à nouveau commercialisé et correctement cette fois en 2005. Le flair était bon puisque, finalement, 60.000 copies en sont vendues. Certains estiment alors que les compositions de Jamait sont toutes établies sur les mêmes accords mais il n’est pas correct de dénigrer ses mélodies qui ont le mérite de rendre populaires des textes aux contenus importants.

Le succès discographique s’importe à merveille sur scène où Yves Jamait est très charismatique. Il est ainsi à l’affiche, chez lui, du Zénith de Dijon mais aussi du Casino et de l’Olympia à Paris en 2006. Peu après, Jamait enregistre son deuxième album intitulé « Le coquelicot ». Ses thèmes de prédilection sont toujours la solitude, les bars, le milieu ouvrier, l’amour et la séparation. Ses chansons séduisent un large public qui va du citoyen lambda au connaisseur le plus averti et aux professionnels qui saluent son talent lors de festivals comme les Francofolies de La Rochelle, les Nuits de Champagne, le Paléo Festival de Nyons ou le défunt festival « Alors…chante! » de Montauban. Un troisième album, « Je passais par hasard » est commercialisé à la fin 2008. Il est, comme les deux précédents, certifié disque d’or. L’artiste crée alors les « Bars à Jamait », spectacle marathon où il convie ses amis chanteurs « qu’on ne voit jamais à la télé » à venir se produire avec lui dans une ambiance de franche camaraderie. Après s’être produit à New York en 2009, il revient dans sa région natale pour ses dix ans de carrière. En 2011, il propose ainsi 20 concerts dans dix lieux différents de Dijon. Le quatrième opus (« Saison 4 ») de Jamait est enregistré en 2011 et renferme un duo avec une autre révélation du festival de Montauban: Zaz (« La radio qui chante »). Le 3 avril 2012, Jamait se produit au Grand Rex de Paris. Deux ans plus tard sort l’album « Amor Fati » qui renferme des styles musicaux variés s’ouvrant aussi aux rythmes latinos. Et, en 2015, l’opus suivant a pour titre « Je Me Souviens ». Il est suivi d’une tournée qui fait, en 2017, l’objet d’un enregistrement public édité sous le titre logique « Je me souviens… le concert ». En octobre 2018 sort le septième album de l’artiste et il a pour titre générique « Mon totem ».
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28 octobre 1970 : Le jeune artiste Mike BRANT interprète « Mais dans la lumière » à Paris et remporte le Grand-Prix RTL international avec cette chanson.


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Pochette 45t de 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

28 octobre 2012 : Décès, à Paris, de de la chanteuse ainsi qu’animatrice de radio et de télévision française Sophie HECQUET. Née à Dax sous le vrai prénom d’Arlette le 9 octobre 1944, elle commence sa carrière artistique sous le pseudonyme de Jenny Hahn et accompagne Johnny Hallyday en tournée au début des années 1960. En 1962, elle tient le rôle de Zizi la twisteuse dans un scopitone tourné par Claude Lelouch. Un an plus tard, elle apparait, sous le nom de Sophie Hecquet cette fois, dans le film « Cherchez l’idole » réalisé par Michel Boisrond. Elle y tourne aux côtés de Mylène Demongeot, Franck Fernandel, Dany Saval, Pierre Bellemare, Harold Kay, Hector et les Médiators, Claude Piéplu, Les Frères Ennemis, Bruno Coquatrix, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Charles Aznavour, Eddie et Sylvie Vartan, Nancy Holloway, Jean-Jacques Debout, Eddy Mitchell, les Chaussettes Noires, les Surfs, Pierre Doris et Christian Marin notamment. Comme la plupart des artistes apparaissant au générique, Sophie y joue son propre rôle de chanteuse. Car elle rejoint à ce moment le peloton des jeunes « yéyés » dont les 45 tours se vendent plutôt bien. Sophie Hecquet interprète ainsi sous le seul prénom de Sophie quelques succès comme « Quand un air vous possède » (1963), « Tout ça pour le locomotion » (1963) ou « Reviens vite et oublie » (« Be my baby ») (1963). Le dernier disque de l’époque « sixties » est commercialisé en 1965. C’est aussi en 1965 qu’elle interprète, dans l’émission télévisée française « La la la », la chanson « For me formidable » en duo avec Charles Aznavour. Puis, la chanteuse revient avec quelques 45 tours dans les années 1970 comme « Souvenirs » (1973) et « Je t’aime bien » (1974). Mais ce qui reste probablement sa chanson la plus connue est celle avec laquelle elle représente Monaco au concours Eurovision de la Chanson en 1975 et qui lui permet de se classer treizième: « Une chanson c’est une lettre ». C’est aussi la dernière trace discographique que l’on possède de Sophie Hecquet qui, par la suite, va devenir animatrice de radio et de télévision. Elle officie ainsi durant une quinzaine d’années sur RMC, Radio Monte-Carlo, aux côtés notamment de Jean-Pierre Foucault. Elle s’occupe aussi des programmes destinés aux jeunes. Puis, au début des années 1980, elle rejoint RTL Télévision et travaille pour le groupe essentiellement en Belgique dès la naissance de RTL-TVI en 1987. Entre septembre 1995 et juin 1996, elle y produit ainsi l’émission « Comme chez vous ». A la même époque et jusqu’en 1998, elle revient interpréter ses succès dans les émissions de Pascal Sevran à la télé française. Au début des années 2000, Sophie tente une reconversion difficile dans la restauration en ouvrant un restaurant à Uccle dans la banlieue bruxelloise: « La maison de Sophie ». Puis, alors qu’elle pense s’installer durablement en République dominicaine, elle doit être rapatriée à Paris pour y subir l’opération d’un anévrisme aortique. Alors qu’elle est hospitalisée, Sophie Hecquet s’éteint à 04h30 du matin le dimanche 28 octobre 2012.

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28 JUILLET

Christian Delagrange en 1989

28 juillet 1947 : Naissance, à Rabat au Maroc, de Gérard Lepoivre, auteur et interprète français mieux connu sous le pseudonyme de Christian DELAGRANGE. C’est au milieu des années 1960 que ce chanteur à la voix puissante enregistre ses premiers 45 tours sous le pseudonyme de Chris Gallbert. A Lyon, il assure alors la première partie d’un concert des Beatles et d’un récital de Jacques Brel. Au début des années 1970, il se fait remarquer par le producteur Léo Missir qui lui propose de changer de pseudo pour Christian Delagrange. Le succès est immédiatement au rendez-vous de cet interprète classé très vite dans la catégorie des chanteurs de charme. Dès 1972, ses « tubes » ont pour titre « Rosetta », « Sans toi je suis seul », « Petite fille » et « Ne t’en vas pas ».

Sa popularité va connaître un pic durant environ cinq ans: le temps de vendre près de douze millions de disques. Après 1977, il se tourne vers le cinéma, le documentaire et la publicité. Il s’investit également dans le domaine de l’aide humanitaire. En 1992, surfant sur la vague nostalgique des succès d’il y a vingt ans, Francis Derouf, alors directeur artistique de BMG Belgique, lui propose de sortir un album best of à petit prix dans la série « Ariola Express ». Cette occasion de retrouver les chansons de Christian Delagrange sur CD va propulser l’album comme meilleure vente en Belgique durant des mois. Dans la foulée, il est appelé à enregistrer un medley de promotion de l’album avec ses principaux succès. Et il est aussi régulièrement invité de l’émission populaire de variétés de la télé privée belge RTL-TVI: « Dix qu’on aime ». Ce succès faramineux dépasse les frontières de la Belgique où un « best of volume 2 » est commercialisé. En France, un album compilation reprend le meilleur des deux compacts belges. En 1993, Christian enregistre en Belgique un nouvel album fait de chansons originales et d’adaptations françaises de standards anglo-saxons. Le succès est correct et va lui permettre de régulièrement commercialiser de nouveaux opus depuis. Il multiplie aussi les prestations scéniques comme les trois soirées au Casino de Paris en 1999. Dans les années 2000, il participe à quelques éditions de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, l’album « D’origines italiennes » est commercialisé et, deux ans plus tard, il enregistre l’opus « Ballades en France » qui reprend une série de standards de la chanson française. En 2016, sort un coffret de quatre disques, « Entre vous et moi », dans lequel figurent 50 chansons qui sont des reprises de grands succès français (« C’est extra » ou « L’été indien » par exemple), mais aussi des mélodies italiennes très connues adaptées en français (« Ti amo » ou « Come prima » par exemple) ou encore des titres originaux mais aucun des « tubes » des années 1970.

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28 juillet 1955 : Naissance de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS. Dès le milieu des années 1970, il s’adresse à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’un programme de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique ». Il y accueille notamment Julien Clerc, Françoise Hardy, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg, Jean-Jacques Goldman, Pierre Rapsat et Renaud.

Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes réalisent en direct. Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche » avec les frères Taloche. En 2003, il quitte le poste de chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », qu’il occupe depuis quelques années, pour devenir l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans.

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LOUPHI en 2007

28 juillet 1969 : Naissance, à Cornwall au Canada, de l’auteur-compositeur-interprète québécois LOUPHI, Louis-Philippe Hébert de son vrai nom. Dès ses premiers mois, ses parents s’installent au Québec à Ville St-Laurent puis à Pierrefonds en banlieue de Montréal. Après ses études collégiale et universitaire en théâtre et communications, il bifurque vers la musique et la chanson. En 1997, il remporte le prix Jacques-Cossette, remis par les membres de la presse, et le prix Chicoutai pour la meilleure présence sur scène, au Festival international de la chanson de Granby. Depuis, il a participé à plusieurs autres festivals de chansons en se baladant entre le Québec, la France, la Belgique, le Brésil et l’Inde. À travers ses chansons, il fait vivre son art chaudement métissé entre la poésie des mots et des gestes. Il a ainsi enregistré deux albums très originaux à ce jour. Le premier sorti en 2002 est une sorte de compilation de chansons écrites depuis 1998 avec, notamment, « Conquistador » et « Le monde est un caillou ». Le second a été commercialisé en 2005 et propose de nouvelles versions de « Conquistador », « Mayday », « A quatre pieds à ma droite » mais aussi de très belles nouvelles chansons comme « Chacun sur son trapèze ». Louphi vit actuellement dans la région des Cantons de l’Est au Québec. Il est également le chanteur d’un nouveau projet né en 2011: le quartet de jazz « The Colporters ». Il s’est aussi occupé, un temps, du Centre d’art de Richmond où il a eu la chance d’accueillir de nombreux spectacles musicaux dont, notamment, le tour de chant de la Belge Maurane le 18 avril 2012.
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11 MAI

RINGO en 1978

11 mai 1947 : Naissance, à Toulouse, du chanteur français RINGO. C’est tout d’abord sous le pseudonyme de Ringo Willy Cat que Guy Bayle se fait un peu connaître en 1971 en enregistrant une première chanson intitulée « L’homme ». Mais c’est sous le pseudonyme plus court de Ringo que le chanteur connaît le véritable succès quelques mois plus tard. Le titre de son premier « tube » est « Elle je ne veux qu’elle », adaptation française d’un tube anglo-saxon de Tony Ronald: « Help get me some help ».

Cet essai est transformé ensuite lors de la sortie du deuxième 45 tours de Ringo: « Trop fragile trop belle pour rester seule » qui est suivi de « Ma jalousie ». Entre-temps, Ringo, la vedette montante, rencontre Sheila, l’idole des Français. Leur coup de foudre va faire les choux gras de leur producteur commun: Claude Carrère. Le mariage est décidé et organisé le 13 février 1973 à 13 h 13 pour être fidèle au chiffre 13 qui, paraît-il, porte bonheur à Sheila. Pour l’occasion, Claude Carrère estime qu’une chanson enregistrée en duo est une belle opportunité: « Les gondoles à Venise » sort quelques jours avant la noce. Le disque est un succès incomparable. Mais ce dernier n’empêche pas les jeunes mariés de continuer à enregistrer séparément des chansons très populaires. Ringo continue sur sa lancée avec « Une bague, un collier » (1973) « Une heure, une nuit » (1973), « Tentation » (1974) et « Accepte-moi » (1974). Le 7 avril 1975, Ringo devient père lorsque Sheila donne naissance à Ludovic. Et sa carrière se poursuit avec « La rupture » (1975), « Rossana » (1975), « Fille sauvage » (1975), « Les oiseaux de Thaïlande » (1976), « Comme hier » (1976), « Se quitter est impossible » (1976), « Goodbye Elvis » (1977), « Darlin » (1978) et « Qui est ce grand corbeau noir ? » (adaptation de « Video Killed the Radio Stars » des Buggles) en 1979. Le 9 novembre 1979, c’est le divorce avec Sheila. Ce dernier événement va aussi provoquer une autre rupture: celle de Ringo avec Claude Carrère. Du coup, les enregistrements suivants paraissent sous le label « Formule 1 » que Ringo a créé quelques années plus tôt. La chanson « Un homme ne pleure pas » composée par Toto Cutugno connaît encore un beau succès en 1980 mais ce sera le dernier coup d’éclat du chanteur qui se retire sur la pointe des pieds en 1983. Redevenu Guy Bayle, l’ex-chanteur se lance alors dans la restauration à Paris puis dans sa ville natale de Toulouse mais cela ne marche pas. Alors que, depuis 2001, l’homme est devenu plutôt discret, Ringo effectue son retour discographique en 2013 avec, entre autres, la sortie de certains de ses albums en CD, un travail qui n’avait jamais été réalisé jusque-là et qui ne concerne que les enregistrements de la période post-Carrère.

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RENAUD en 1977 – Photo (c) François Gaillard

11 mai 1952 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français RENAUD, Renaud Séchan de son vrai nom. Son père, Olivier, professeur d’allemand et de néerlandais, est aussi traducteur et auteur de romans policiers et de livres pour la jeunesse. Il a reçu le prix des Deux Magots en 1942 pour « Les corps ont soif » et il a travaillé, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Radio Paris comme traducteur. Quant à sa mère Solange, originaire d’une famille de mineurs du Nord, elle était ouvrière dans une usine de Saint-Étienne avant de devenir femme au foyer. C’est elle qui permet au petit Renaud de se familiariser avec la chanson française de Fréhel, Chevalier et Piaf tandis que son père l’initie au talent de Georges Brassens. A l’âge de onze ans, Renaud prend possession de la machine à écrire de son père et écrit un roman. Il découvre aussi les chansons d’Hugues Aufray qui devient son idole. Alors que les songwriters comme Dylan, Cohen ou Joan Baez le touchent, il apprécie Antoine et ses « élucubrations » en 1966. L’école, par contre, ne figure pas vraiment dans la liste de ses occupations préférées et ses études tournent court. Après avoir intégré plusieurs mouvements gauchistes, il vit trois semaines dans la Sorbonne occupée de mai 1968 avec son frère Thierry et il célèbre son seizième anniversaire au Quartier Latin. C’est là, sur les barricades, qu’il écrit ses premières chansons avec l’aide d’un artiste plutôt déjanté: Evariste. A la rentrée, ses parents l’inscrivent, un peu désespérément, au lycée Claude Bernard de la Porte d’Auteuil. Mais l’environnement bourgeois de l’établissement l’exaspère très vite et, en avril 1969, il arrête ses études. Il s’installe alors dans une chambre de bonne et se fait engager comme magasinier puis vendeur dans une librairie où il découvre les oeuvres de Vian, Prévert, Zola et Maupassant entre autres. Il réussit alors à économiser assez d’argent pour s’acheter une moto et il se met à fréquenter les « loubards » parisiens en se fringuant de perfectos en cuir. Une rencontre avec Patrick Dewaere lors de vacances à Belle-île-en-Mer lui permet d’intégrer la troupe des comédiens du Café de la Gare pour un remplacement en 1971. Il sort de cette expérience très enrichissante en imaginant qu’il est né pour faire du théâtre. Ayant quitté la librairie, il change de milieu et fréquente le quartier Montparnasse avant de « faire la manche » à la Porte d’Orléans. Il interprète des chansons d’Aristide Bruant mais aussi quelques compositions propres. Un jour de 1974, alors que Renaud chante devant le Café de la Gare pour les spectateurs qui font la file pour Coluche, le producteur Paul Lederman le remarque. Il lui demande de venir jouer au Caf’conc’ de Paris en première partie du spectacle de Coluche. C’est là qu’un soir de 1975 deux producteurs lui proposent de faire un disque. Malgré ses réticences à devenir chanteur plutôt qu’acteur, Renaud accepte quand même et le 33 tours « Amoureux de Paname » sort en 1975. Ses chansons font découvrir un artiste assurément hors du commun qui va d’emblée séduire une frange du public et certains animateurs de radio comme Jean-Louis Foulquier de France Inter. Renaud obtient un passage télévisé dans l’émission « Midi-Première » de Danièle Gilbert et il commence à effectuer quelques concerts dans des maisons de jeunes de France et de Belgique. La chanson « Hexagone » ne laisse personne indifférent. En juin 1975, il chante à Paris à la Pizza du Marais au même programme qu’Yvan Dautin. Mais, pour Renaud, son avenir est toujours au théâtre ou au cinéma. Et il accepte quantité de petits rôles en délaissant un peu la chanson. Pourtant, à nouveau, il cède à l’idée de ses deux producteurs d’enregistrer un deuxième 33 tours: « Laisse Béton » en 1977. Avec un look de loubard à la veste de cuir et au foulard rouge, Renaud compte là son premier grand succès discographique.

Dans la foulée, l’artiste participe au Printemps de Bourges en France et gagne le Festival de la Chanson de Spa en Belgique avec « Chanson pour Pierrot ». En 1979 sort l’album « Ma gonzesse » avec, entre autres titres, « C’est mon dernier bal ». Suivent alors toute une série de « tubes » qui vont installer Renaud dans la cour des grands de la chanson francophone: « Marche à l’ombre », « Le Retour de Gérard Lambert », « Morgane de toi », « Manu », « Dès que le vent soufflera », « Mistral gagnant », « Miss Maggie » ou « Marchand de cailloux ». En 1985, il est touché par la famine et la sécheresse en Ethiopie. Sur une musique de Franck Langolff, il écrit une chanson interprétée par toute une série de chanteurs francophones dont Michel Berger, Francis Cabrel, Julien Clerc ou Jean-Jacques Goldman. La vente du disque rapporte des millions de francs français à l’association « Médecins sans frontières ». En 1992, son vieux rêve de comédien se réalise grâce à Claude Berri qui lui propose de tourner dans le film « Germinal » aux côtés de Gérard Depardieu et Miou-Miou. Les décors naturels des sites miniers du Nord de la France l’incitent à enregistrer un album en dialecte picard de la région. Il rend ainsi hommage à son grand-père mineur lorsque sort, en 1993, l’opus « Renaud cante el’Nord ». Le film et l’album sont des succès mais, depuis quelque temps, le chanteur est confronté à des pensées plutôt négatives notamment inspirées par la perte d’amis chers comme Coluche, parrain de sa fille Lolita, Pierre Desproges ou Serge Gainsbourg. Entre 1995 et 2002, sa vie va être bousculée par la dépression, l’alcoolisme et le divorce avec sa femme Dominique. Des amis musiciens comme Alain Lanty et Jean-Pierre Bucolo vont essayer de le sortir de cette situation en mettant sur pied des tournées au cours desquelles la voix de Renaud est désormais méconnaissable, rauque et fausse. L’artiste se retire alors dans son bistrot parisien préféré de « La Closerie des Lilas » où il reste attablé des heures durant le regard vide. Il finit cependant par y écrire les chansons d’un nouvel album qui sort en 2003: « Docteur Renaud, Mister Renard » où figure le « tube » inspiré des attentats américains du 11 septembre 2001, « Manhattan-Kaboul » qu’il enregistre en duo avec Axelle Red. La même année, il rencontre une jeune chanteuse dont il tombe amoureux: il se marie avec Romane Serda en août 2005. Grâce à elle, il parvient à oublier l’alcool et à se reconstruire. Il prend aussi part au mouvement collectif visant à faire libérer Ingrid Betancourt et les otages des Farcs en Colombie: il écrit une chanson à ce propos qui a pour titre « Dans la jungle ». Il enregistre un nouvel album, double, qui sort en 2006: « Rouge Sang ». Et il est à nouveau papa, d’un petit garçon cette fois : Malone. Ce prénom se retrouve dans le titre d’un nouvel opus qui sort en 2009 et qui est consacré à des chansons traditionnelles irlandaises que Renaud songeait à interpréter depuis longtemps. Malheureusement, le nouveau cadre familial ne va pas faire disparaître les vieux démons qui hantent l’artiste encore et encore. Et le couple Renaud-Serda prend l’eau pour exploser en divorce en septembre 2011. Renaud redevient alors plutôt discret sauf lorsqu’il est nommé Commandeur des Arts et des Lettres à Paris en janvier 2013. Une compilation hommage à Renaud par des artistes francophones sort en juin 2014: on y retrouve Nolwenn Leroy, Jean-Louis Aubert, Carla Bruni ou encore Bénabar entre autres dans l’interprétation des grands succès du chanteur. Suite au succès de l’album, un deuxième volume est enregistré avec d’autres chansons et d’autres artistes comme Bernard Lavilliers, Calogero, Arno ou Olivia Ruiz à la fin de 2014. Au même moment, Renaud accepte de sortir de sa réserve à l’initiative de son ami Bob Geldhof pour enregistrer le disque « Noël est là » commercialisé au profit de la recherche contre Ebola. Les attentats parisiens du début 2015, à Charlie-Hebdo et dans le supermarché hyper-cacher, lui rendent l’envie d’écrire mais il lui faut sortir de sa dépendance au pastis du petit bar de l’Isle-sur-la-Sorgues en Provence où il réside. Finalement, mi-2015, il décide d’enregistrer à Bruxelles la bonne dizaine de chansons qu’il vient d’écrire. L’album est commercialisé au début de l’année 2016 et porte un premier titre évocateur: « Toujours debout ». Plus étonnant, suite aux attentats français, il chante aussi « J’ai embrassé un flic » et regrette même, dans une de ses nombreuses interviews, d’avoir enregistré « Hexagone » 40 ans plus tôt. L’album récolte un succès fracassant et, après avoir retravaillé ses cordes vocales, Renaud remonte sur scène pour une très longue tournée qui commence en 2016. Le 10 février 2017, il est récompensé par les 32e Victoire de la Musique comme artiste masculin de l’année. Et, le 10 décembre 2018, après un nouvel épisode fragilisant sa santé déjà précaire, Renaud reçoit de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, un prix spécial pour l’ensemble de sa carrière.
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11 mai 1953 : Naissance, à Namur, de l’animateur et producteur de radio belge Pierre COLLARD-BOVY. Après avoir passé son enfance entre Namur et Charleroi où il fréquente l’école Saint-Joseph de Jemeppe-sur-Sambre, Pierre est orienté par ses parents vers des études supérieures de droit et de littérature. Mais c’est la radio qui le passionne et il suit finalement les cours de médias de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion. Encore étudiant, il devient l’assistant de l’animateur Jacques Mercier aux studios radio de la RTB (Radio Télévision Belge) à Mons. Bien vite, il se retrouve à Bruxelles où il devient titulaire de quelques émissions de radio de la RTBF (avec un F comme francophone) qui ont pour titre « Musique au petit-déjeûner », « Rond-point chansons », « L’air de rien » ou « Sucré, salé ». Au début des années 1980, il présente des émissions de télévision consacrées aux chanteurs belges. Dans « Chanson Plus » et « Palmarès », on découvre des artistes comme Claude Semal, Jacques Hustin, André Bialek ou Albert Delchambre. Il est parfois aux commandes du programme télévisé intitulé « Plein jeu » diffusé, en avant-soirée, où il accueille des artistes comme Chantal Goya ou William Sheller (à visionner en cliquant ICI). Au milieu de la décennie 1980, il met sur pied une émission radiophonique publique hebdomadaire qui se déroule en direct du Botanique à Bruxelles. C’est « Couleur Nuit » qui accueille une quantité étonnante de chanteurs francophones des moins connus aux plus célèbres. Le rendez-vous dure environ cinq ans. En février 1991, après une autre expérience télévisuelle de début de soirée, « Jamais deux sans toi », il revient à la radio avec une quotidienne consacrée à la chanson: « L’air de rien » qui accueille un invité chaque vendredi. Parallèlement à cette émission, un concours du même nom est lancé par l’intermédiaire de la CRPLF (Communauté des radios publiques de langue française). Des textes en français écrits par des auditeurs sont mis en musique et interprétés par des artistes suisses, français, canadiens et belges. Deux éditions de ce concours ont lieu à Liège avec, notamment, la participation de la française Clarika. En 1993, avec l’aide de l’animateur de radio français Jean-Louis Foulquier qui a créé les Francofolies de La Rochelle, il décide, avec un groupe d’amis passionnés dont le chanteur Pierre Rapsat et un jeune élu local Charles Gardier, de créer à Spa, ville thermale des Ardennes belges, l’édition belge des Francofolies. Le festival naît l’année suivante dans la cité où avait lieu, auparavant, le célèbre Festival de la Chanson Française. Durant les années 2000, après une nouvelle émission de radio intitulée « Avenue Bel Air », il est amené à lancer une webradio pour la RTBF: « Franco’Sphère ». Ensuite, dans le même créneau, il s’occupe, chaque année, de la radio RTBF des Francofolies de Spa qui émet sur le site du festival et sur le web 24 heures sur 24. Depuis octobre 2012, il est aussi échevin (adjoint au maire) dans sa ville de Jemeppe-sur-Sambre où ses compétences sont la mobilité, le tourisme et, bien entendu, la culture. Des activités dont il s’occupe encore plus depuis sa retraite de la RTBF en 2016.
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Nathalie Paque en 1989 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

11 mai 1977 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge Nathalie PAQUE. Très tôt dirigée vers la chanson par sa maman, elle devient, à douze ans, l’interprète qui représente la France au Concours Eurovision de la Chanson. Elle y participe à Lausanne, en Suisse, avec la chanson « J’ai volé la vie » signée Sylvain Lebel, Guy Mattéoni et GG Candy. Elle se classe 8e sur 22, le concours étant remporté par le groupe yougoslave Riga. Un seul autre participant chante en français cette année-là: il s’agit du groupe luxembourgeois Park Café qui interprète « Monsieur » et qui se classe 20e sur 22. Cette participation permet à la chanson de Nathalie Paque de bénéficier d’un grand nombre de diffusions sur les radios belges. Mais son succès ne va pas au-delà.

Cependant, la jeune Nathalie, toujours supportée par sa maman, enchaîne les enregistrements et les prestations sur les podiums radiophoniques, dans les fêtes villageoises et les kermesses locales. Toutes ces expériences vont lui permettre d’acquérir des planches. Elle se débrouille d’ailleurs très bien lorsqu’il est question pour elle d’interpréter ses chansons au début des années 1990 dans le cadre des émissions télé de RTL-TVI en Belgique: « Dix qu’on aime ». Elle y récolte de francs succès avec des chansons comme « Nous c’est spécial », « Bébé Bambou », « Danse » ou « Ils reviennent ». Mais, avec la disparition de ce programme, la fin des années 1990 va être plus difficile pour Nathalie Paque qui sort encore un album original en 1998 sous le titre « Chante-nous la vie ». Dans les années 2000, elle va se diriger vers le monde de la comédie musicale et elle participe, à l’Opéra Royal de Wallonie à Liège, au spectacle « Titanic ». En 2002, elle reprend le premier rôle de la comédie musicale « Chantons sous la pluie » en tournée en France et en Belgique. Puis, elle décroche aussi le rôle principal du spectacle musical « Blanche-Neige », adapté par Philippe Swan et mis en scène à Paris à la fin de l’année 2003 par Jean-Luc Moreau. Par la suite, Nathalie retourne à son métier d’enseignante mais garde toujours l’espoir de poursuivre sa carrière artistique. C’est ainsi qu’elle se présente au casting du spectacle musical « Assurance Fou-Rire » proposé au Parc Astérix près de Paris. Elle y décroche un rôle qui lui permet par la suite d’assurer la mise en scène des personnages de ce parc d’attractions. Maman de deux enfants, elle décide de revenir à la chanson en 2016. Après avoir présenté un concert de Noël, elle entreprend le projet d’un spectacle et d’un album consacrés aux chansons de Jacques Brel reprises en version jazz. Le tout est prévu pour courant 2018 juste avant le 40e anniversaire de la disparition de l’immense artiste belge. Nathalie Paque évoquait tout cela, ainsi que sa participation au concours Eurovision 1989, le 8 mai 2018, jour de l’annonce de la disparition de Maurane, sur l’antenne de la radio belge francophone VivaCité et c’est à écouter et à voir en CLIQUANT ICI.
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11 mai 2012 : Ces vendredi 11 et samedi 12 mai a lieu dans la capitale française l’opération « Paris fait chanter Bruxelles » qui a pour but d’offrir une visibilité parisienne à toute une série d’artistes belges pratiquant la chanson francophone. Après la soirée d’ouverture qui a lieu le mercredi 9 mai au Centre Wallonie-Bruxelles avec Gérard W. et Jean-Charles De Keyzer, les artistes à se produire en différents endroits ont pour nom Daniel Hélin, Coline Malice, Blanche (Stéphanie Blanchoud), Samir Barris, Coenguen, Karim Gharbi, Marka, Jules et Jo, Farida Zouj, Labiur, Balimurphy, David Bartholomé et Christiane Stéfanski. Ils chantent au Théâtre Les Déchargeurs mais aussi au Sentier des Halles, à la Scène du Canal de l’Espace Jemmapes, au Centre Wallonie-Bruxelles, à la Manufacture Chanson, au théâtre des Trois Baudets ou encore au Limonaire.
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