8 JANVIER

 

Anny Gould : pochette de disque en 1957

8 janvier 1920 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Anny GOULD. Dans les années 1950, elle se distingue en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Dans les années 2000, elle apparaît encore régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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Pascal Obispo en 2012

8 janvier 1965 : Naissance, à Bergerac en Périgord, du chanteur français Pascal OBISPO. Fils de Max Obispo, ancien joueur de football de Bordeaux, il vit son adolescence à Rennes avec sa mère après le divorce de ses parents en 1978. Scolarisé au Lycée Émile-Zola, il découvre le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il joue et se passionne dès lors pour la musique pop et rock en appréciant particulièrement le groupe local Marquis de Sade. Il apprend à jouer de la basse et franchit le pas en 1983 en créant la formation Words of Goethe avec des copains. Après son service militaire, Pascal devient le bassiste d’un groupe de new wave: Evening Legions. En 1988, il rejoint, comme bassiste, le band new wave Senso dont il devient par la suite le chanteur. C’est le premier album de ce groupe qui sera, finalement et après maintes discussions, le premier opus du chanteur sous son nom. Le disque sort en 1990 et est intitulé « Le long du fleuve ». Il ne connaît qu’un succès d’estime. La popularité de son deuxième opus, commercialisé en 1991, est différente: des chansons comme « Plus que tout au monde », « Les mains qui se cherchent » et « Laurelenn » l’installent comme une des valeurs sûres des prochaines années. Et il confirme en effet avec des « tubes » comme « Tu vas me manquer », « Tombé pour elle », « Personne », « Où et avec qui tu m’aimes », « Il faut du temps », « Lucie », « Assassine », « Soledad », « Millésime », « Pas besoin de regrets », « Fan », « Zinédine », « Rosa », « 1980 » ou « Le drapeau ». Sa chanson « L’important c’est d’aimer » est même enregistrée en anglais par le chanteur américain Lionel Richie. Toujours à l’affût d’aventures musicales innovantes malgré un style de mélodie qui lui est bien particulier, Pascal Obispo sort en 2009 un album concept au thème écologique: « Welcome to the magic world of Captain Samouraï Flower ». Un long titre anglais pour des chansons bien françaises. Fin 2012, Pascal Obispo fête ses 20 ans de chanson en commercialisant, sous différentes formes, une compilation de succès, d’inédits (« Tu m’avais dit ») et, aussi, d’interprétations personnelles de chansons écrites par lui-même pour d’autres chanteurs. A l’automne 2013 sort un album de chansons originales, « Le grand amour », dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « D’un Ave Maria ». Cette chanson est accompagnée d’un clip video émouvant réalisé par Pascal Obispo lui-même. Vous pouvez le visionner en CLIQUANT ICI. Fin 2014, un titre annonce le nouvel opus, « Billet de femme », prévu pour février 2016: « Le secret perdu » à visionner ci-dessous.

L’été 2016 est marqué par une grande tournée où l’artiste est accompagné par un orchestre symphonique. Et, en décembre de la même année, Obispo annonce la création d’un nouveau spectacle musical qui sera présenté à partir d’octobre 2017 à Paris, en province ainsi qu’à l’étranger: « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». En octobre 2018, le chanteur franchit un pas supplémentaire dans sa carrière: il abandonne sa première maison de disques pour enregistrer un nouvel album aux tendances plus pop-électro-rock dont le titre est tout simplement « Obispo ».
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Daddy K en 2011

8 janvier 1968 : Naissance du rappeur belge DADDY K à Bruxelles sous le nom d’Alain Deproost. Il est aux côtés de Benny B. lors de l’enregistrement de « Vous êtes fous », « Parce qu’on est jeunes » et « Dis-moi bébé », de gros succès du début des années 1990. Il tente par la suite une carrière solo qui ne répond pas à ses espérances malgré un certain succès recueilli par le titre « Up and down » en 1995.

Et c’est comme DJ qu’il est toujours actif lors de soirées ou sur la radio privée belge « Contact » notamment. Ses activités se sont ensuite étendues dans le cadre de grands rendez-vous et festivals mondiaux de la musique techno et dance, au point de se hisser parmi les DJ’s les plus célèbres des années 2010.
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Loulou Gasté dans les années 1940

8 janvier 1995 : Décès, à Rueil-Malmaison, du compositeur français Louis, dit « Loulou », GASTE à l’âge de 87 ans. Né le 18 mars 1908 à Paris, il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il se met à composer des chansons qu’Yves Montand place notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1.000 oeuvres pour plein d’artistes. Mais sa véritable interprète s’appelle Jacqueline Enté qui a pris pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés, dès la fin des années 1940, par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose, un jour, la chanson « Pour toi » qui sera plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial en 1975: « Feelings ». Ce titre est alors repris en français par Mike Brant sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original. Line et Loulou finissent par se marier et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de janvier 1995.

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John William dans les années 1960

8 janvier 2011 : Décès, à Antibes, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, il avait 88 ans. John William s’appelait réellement Ernest Armand Huss et on peut comprendre qu’il ait choisi un pseudonyme pour se lancer dans la chanson. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à l’âge de 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration en Allemagne en 1944. A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tomkin. Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse toutefois pas insensible. En 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète alors « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Pour la petite histoire, ce « tube » monumental inspire même la maman de Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille. La vidéo ci-dessous montre John William interprétant cette chanson au cours de l’émission télévisée française « Au coin du feu » présentée par Cora Vaucaire ici au côté du chanteur. Archive retrouvée et diffusée par Mélody TV.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour chanter dans les églises. En 1970, il se produit régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ». Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris.
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Bruno Fecteau

8 janvier 2011 : Décès du musicien québécois Bruno FECTEAU à la suite d’un malaise cardiaque à 52 ans. Né en 1959 à Rimouski, Bruno Fecteau y fait ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.

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1er JANVIER

Lucette Raillat en 1959

1er janvier 1929 : Naissance, à Lyon, de l’actrice et chanteuse française Lucette RAILLAT. Avec un père photographe qui l’initie à l’art, elle veut devenir comédienne et, à 13 ans, elle participe à toutes les pièces de théâtre montées par son groupe de « guides » dans la région lyonnaise. Mais, à la fin de ses études, ce sont des cours de secrétariat qu’elle suit toutefois tout en faisant partie d’une troupe de comédiens amateurs. Ainsi, au moment de choisir une activité professionnelle, c’est vers le théâtre qu’elle se tourne. Elle se fait ainsi engager par la compagnie des comédiens lyonnais de Roger Planchon avant de rejoindre la Comédie de Saint-Etienne de Jean Dasté. A 20 ans, avec l’accord de ses parents, elle « monte » à Paris mais éprouve les pires difficultés à intégrer l’univers du théâtre. Au fil de ses rencontres parisiennes, deux comédiens, Grenier et Hussenot, l’encouragent plutôt à se diriger vers la chanson. Du coup, elle se présente dans les cabarets où l’on accepte qu’elle interprète, toute habillée de noir, des chansons tristes et désabusées. C’est dans ce cadre qu’elle découvre une chanson que possède son pianiste : « La môme aux boutons ». Celle-ci étant totalement à l’opposé des autres mélodies de son répertoire, Lucette Raillat est bien consciente qu’elle va devoir travailler son interprétation pour rendre cette chanson crédible. Après quelques semaines d’un travail intensif, « La môme aux boutons » est présentée sur scène en 1954 et enregistrée sur disque en 1957. La mélodie, composée par Jacques Lacôme avec un texte de Pierre Louki, devient un gros succès qui est dû, en grande partie, au ton nouveau de son interprète qui n’a pas son pareil au niveau de la fausse niaiserie.

Dans la foulée du succès discographique, « La Môme aux boutons » devient également un film de Georges Lautner, en 1958, avec Lucette Raillat bien sûr mais aussi Jack Ary (interprète du célèbre « Mange des tomates ») et Léo Campion entre autres. Entre 1957 et 1982, l’artiste enregistre une quinzaine de 45-tours dont un extrait de l’opérette « Douchka » écrite et composée par Charles Aznavour et Georges Garvarentz pour Marcel Merkes et Paulette Merval en 1973. A partir de cette année-là, elle se tourne vers le théâtre (« La purée » de Jean-Claude Eger en 1973) et la télévision avec un rôle dans la série Chateauvallon (1985) ainsi que dans « Palace » de Jean-Michel Ribes (1991, 1992 et 1993). Entretemps, ell aura effectué une réapparition au cinéma en 1991 dans le film « Riens du tout » de Cédric Klapisch où elle tourne aux côtés de Fabrice Lucchini, Odette Laure et Jean-Pierre Darroussin entre autres.
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Louis Chédid en 2010

1er janvier 1948 : Naissance, à Ismaïlia en Egypte, de l’auteur-compositeur-interprète français Louis CHEDID. Fils d’Andrée, célèbre écrivain, et père de Matthieu, alias M, ainsi que d’Anna, alias Nach, Louis Chédid est assurément un artiste qui compte dans le paysage de la chanson francophone. Pourtant, au départ, comme pour Bénabar et d’autres, c’est le d’abord le cinéma qui le tente et c’est à Bruxelles qu’il suit des études de réalisateur. Mais, bien vite, les petits scénars de courts métrages deviennent des chansons où le flow s’apparente très fort aux balbutiements du rap et du slam en français: « Hold-up » (en 1974 déjà) et, surtout, « Ainsi-soit-il » (en 1981) en restent des exemples parfaits. Entre-temps, de nombreux succès viennent ponctuer une carrière qui s’installe dès 1976: « La belle », « Nous sommes des clowns », « T’as beau pas être beau », ou « Papillon ».

Après le tubesque « Ainsi soit-il », la liste des succès augmente encore avec « Anne ma soeur Anne » notamment. En 2006, un peu comme l’avait fait son ami Philippe Chatel bien des années plus tôt, Louis Chédid se lance dans l’écriture d’un spectacle pour enfants: « Le Soldat rose ». L’histoire donne naissance à un disque mais elle est aussi mise en scène au Grand Rex à Paris avec, notamment, dans les différents rôles, des artistes comme Vanessa Paradis, M, San Severino, Bénabar et bien d’autres. En 2010, le chanteur enregistre, quelques mois avant le décès de sa mère, un album dont le titre en dit long: « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». Trois ans plus tard, Louis Chédid commercialise l’opus « Deux fois l’infini », où il rend notamment hommage à Nino Ferrer. Fin 2014, Louis annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par ses enfants Mathieu (alias M), Joseph et Anna. De nombreuses dates affichent complet pour ce spectacle tout au long de l’année 2015. Quelques mois plus tard, Louis Chédid réalise l’album « Brassens sur paroles » dans lequel il parvient à faire chanter quelques acteurs français qui rendent hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète sétois. Et, en 2017, il célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Salvador en lui consacrant tout un opus interprété par divers chanteurs et chanteuses tels que Véronique Sanson, Bénabar, Héléna Noguerra, Calogero, François Morel, Robert Charlebois et le fils de Louis : M.
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David CHRISTIE en 1969

1er janvier 1948 : Naissance, à Tarare, du chanteur français David CHRISTIE sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il a une fille qui décède accidentellement en 1999. David Christie meurt à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.

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ALPHA BLONDY : Pochette de 45 tours en 1987

1er janvier 1953 : Naissance à Dimbroko du chanteur ivoirien ALPHA BLONDY. De son vrai nom Seydou Koné, l’artiste enregistre son premier album « Jah Glory » en 1981. Cet album est suivi par « Cocody Rock » 1984 et « Apartheid is nazism » en 1985. Mais c’est l’année 1987 qui est marquée par les premiers vrais succès du chanteur avec « Sweet Fanta Diallo » et la reprise en reggae du célèbre « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard. Au fil de ses enregistrements suivants, Alpha Blondy recueille encore des succès divers comme, en 1992, « Rendez-vous ». En 2015, il commercialise l’album « Positive energy » et il crée sa station de radio FM à Abidjan: Radio Alpha Blondy. Trois ans plus tard, l’opus « Human race » comprend plusieurs titres en anglais et en français dont une reprise en reggae de « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
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Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

1er janvier 1972 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Né à Paris le 12 septembre 1888, il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes dont « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire ». Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais au fil du temps, son étoile américaine pâlit et c’est ce qui l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.

Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti. En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Olivia RUIZ : pochette de l’album à succès de 2005

1er janvier 1980 : Naissance, à Carcassonne de la chanteuse Olivia RUIZ sous le nom d’Olivia Blanc. Son père, Didier Blanc, est alors musicien dans le célèbre orchestre de René Coll et sa mère, d’origine espagnole, est employée de bureau. La famille vit à Marseillette dans un bar-tabac qui abrite aussi la salle de concert du village. Après une scolarité normale effectuée à Capendu, Olivia poursuit, à Montpellier, des études dans les arts du spectacle et obtient un brevet de technicien supérieur (BTS) en communication. Pourtant, depuis qu’elle a quinze ans, en choisissant de vivre chez sa tante de Narbonne, elle décide aussi de suivre des cours de théâtre et de danse. Mais la musique l’intéresse aussi très fortement et, avec des copains, elle forme le groupe de rock « Five ». Avec un répertoire reprenant notamment des chansons des Cranberries, la formation assure de nombreux levers de rideaux pour des artistes de passage et s’inscrit dans divers concours amateurs où elle se distingue. Libérée de ses études, elle participe au spectacle estival des Médiévales de Carcassonne et, avec un musicien nommé Frank Marty, elle propose des spectacles dans les bars et cabarets où elle évoque la chanson française de Bécaud, Montand, etc. Par la suite, elle chante aussi dans la formation de son père : « Didier Blanc et la Belle Histoire ». De plus en plus intéressée par le métier de la chanson, elle s’inscrit pour participer à une nouvelle forme de crochet télévisé qui a pour nom « Star Academy ». Le programme, diffusé pendant plusieurs semaines par la chaîne privée française TF1 a pour but de mettre en concurrence de jeunes artistes afin d’en consacrer un(e) au terme de la série d’émissions hebdomadaires. Et c’est véritablement l’occasion pour Olivia de se révéler au public français ce qu’elle est vraiment en 2001 : une artiste hors norme, enfant de la balle. Le grand mérite d’Olivia est sans doute de savoir, d’emblée, prendre ses distances avec la chanson dite de variétés pour se créer un univers particulier mais difficile à partager avec le plus grand nombre. Cependant, après un premier album en 2003, « J’aime pas l’amour », qui récolte un beau succès, le deuxième est un triomphe: « La femme chocolat » se vend à plus d’un million d’exemplaires en 2005. Depuis, les autres disques d’Olivia Ruiz se sont moins bien vendus mais la crise du CD est aussi passée par là et la chanteuse poursuit une vraie carrière sur la durée. Une carrière qui s’est affirmée notamment par le succès très populaire d’une chanson interprétée en duo avec Salvatore Adamo, « Ce Georges », en 2007, et qui s’est poursuivie, fin 2012, avec la sortie de l’album « Le calme et la tempête ». Après quelques participations sur des projets discographiques comme « La Bande à Renaud », Olivia Ruiz connaît une fin d’année 2016 très intense avec la sortie de son cinquième album studio intitulé « A nos corps-aimants » mais aussi avec la mise sur pied d’une comédie musicale fortement autobiographique: « Volver ».
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Estella Blain en 1965

1er janvier 1982 : Décès, à Port-Vendres, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN. Née le 30 mars 1930 à Paris sous le vrai nom de Micheline Estellat, elle est d’origine basque mais passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969). Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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Alain BASHUNG

1er janvier 2009 : Quelque deux mois avant son décès, Alain BASHUNG est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » de la République Française.
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Albert Raisner dans les années 1970

1er janvier 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER. Né le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach, son père français est représentant de commerce et sa mère est allemande. Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans et sa famille, il a deux frères, plutôt modeste, habite dans le 18e arrondissement. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies. Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui voit son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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2 DECEMBRE

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

2 décembre 1923 : Naissance, à New York aux Etats-Unis, de la cantatrice grecque Maria CALLAS sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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AKIM en 1965 - Photo (c) Aubert

AKIM en 1965 – Photo (c) Aubert

2 décembre 1946 : Naissance, à Hendaye, du chanteur français AKIM sous son vrai nom d’Eric Brücker. Il suit des cours de droit à Paris et paie ses études en travaillant dans un magasin d’électro-ménager. A 19 ans, son chemin croise celui du producteur de disques Claude Carrère qui croit déceler en lui une graine de star. Il lui fait donc très vite enregistrer un premier disque avec la chanson « 24 heures par jour c’est l’amour » sous le pseudonyme d’Akim. Il interprète aussi l’adaptation d’un titre des Beatles, « I feel fine », qui devient « Humm qu’elle est belle ». Ces chansons ne retiennent pas trop l’attention du public qui va toutefois découvrir Akim quelques mois plus tard lors de la sortie de son second 45-tours sur lequel est enregistré un duo qu’il interprète avec Sheila. C’est leur producteur commun, Claude Carrère, qui a l’idée de cette chanson intitulée « Devant le juke box » et qui devient très vite disque d’or en 1965.

Un peu effrayé sans doute par ce succès rapide et intense, Eric stoppe net sa carrière de chanteur et part à New York pour terminer ses études de droit. Il se fait ensuite engager dans un cabinet d’avocats mais il ne s’éloigne pas du show-business puisqu’il devient alors juriste pour des multinationales du disque comme CBS. Au début des années 2000, c’est en France qu’il est victime d’un grave accident de la route qui le prive de l’usage de ses jambes. Alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital de Garches, il y décède en février 2002.
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Michaël Youn en 2012 – Photo (c) Georges Biard

2 décembre 1973 : Naissance, à Suresnes, de Michaël YOUN sous le nom de Michaël Benayoun. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, humoriste, animateur de télévision et de radio français, il a aussi été, un temps, le meneur du groupe « Bratisla Boys » et un chanteur de rap ayant pour pseudonyme Fatal Bazooka. Il est le seul enfant d’un consultant en management et d’une cheffe du personnel: un vrai milieu artistique! Pourtant, dès l’âge de cinq ans, il suit des cours de piano. Dans le contexte familial, il se dirige logiquement vers un métier commercial et économique. Il sort diplômé d’une école d’affaires économiques en 1996. Mais son côté artistique le pousse à s’orienter ensuite vers la radio et le théâtre en fréquentant, notamment, le cours Florent à Paris. A partir de 1998, il devient animateur de radio notamment pour la matinale de Skyrock. Il passe ensuite à la télé sur la chaîne privée M6 où il présente le Morning Live de 2000 à 2002. En 2001, il imagine une sorte de sketch qui va déboucher sur la création d’un faux boys band composé de marins reconvertis dans la chanson. Issu du Slovakistan, un pays imaginaire censé se trouver en Europe orientale, les « Bratisla Boys » vont connaître un grand succès télévisuel qui va rapidement les obliger à enregistrer un disque: « Stach stach ». Au début de 2002, ils commercialisent même un album avant que le groupe ne disparaisse à cause de la prétendue noyade de ses membres.

L’année suivante, Michaël Youn décroche un rôle dans le film « La Beuze » et il enregistre la chanson du générique sous le pseudonyme d’Alphonse Brown: « Le frunkp » qui devient aussi un grand succès. En 2004, Michaël parodie la chanson « My sharona » de The Knack qui devient « Les connards ». Puis, deux ans plus tard, il monte un groupe parodique de hip-hop: Fatal Bazooka. Le premier single intitulé « Fous ta cagoule » devient numéro 1 des ventes en France. Et le second titre, « Mauvaise foi nocturne », parodie du titre de Diam’s « Confession nocturne », emboîte le pas. Pascal Obispo y joue le rôle de « Vitoo » qui parodie Vitaa interprétant en duo la chanson de Diam’s. En janvier 2008, lors de la remise des NRJ Awards en France, Michaël est récompensé pour le meilleur clip de l’année réalisé avec la chanson « Parle à ma main » enregistrée en duo avec Yelle. Il est à noter que Fatal Bazooka continue à régulièrement enregistrer de nouveaux titres et à se produire sur scène.
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2 décembre 2013 : Sortie d’un nouvel album de Pascal OBISPO dont le titre générique est « Le grand amour ». La première chanson a être diffusée par les radios est « D’un Ave Maria ».

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1er NOVEMBRE

Colette Renard en 2010

1er novembre 1924 : Naissance à Ermont de la chanteuse et comédienne française Colette RENARD, de son vrai nom Colette Raget. Elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. Un exemple marquant de ce registre se trouve ci-dessous avec l’excellent titre drôle « Les nuits d’une demoiselle ».

En 1956, la belle-mère de Michel Legrand – elle a épousé son père Raymond, chef d’orchestre important, en 1969 après avoir chanté sous sa direction – participe à la comédie musicale « Irma la douce ». C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. L’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes. Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interpréte aussi plus tard. Grand prix de l’Académie, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard devient aussi une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix. De août 2004 à septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy dans « Plus belle la vie ». Colette Renard, doyenne de la série télévisée, décède à l’âge de 86 ans le mercredi 6 octobre 2010 à Saint-Remy-les-Chevreuse.
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Salvatore Adamo aux Francofolies de Spa 2009 (c) Passion Chanson

1er novembre 1943 : Naissance, à Comiso en Sicile, de l’auteur-compositeur-interprète italo-belge Salvatore ADAMO. Alors qu’il a quatre ans, le petit Salvatore et sa mère accompagnent le père qui va travailler dans les mines de charbon en Belgique. La famille se pose dans le Borinage, à Jemappes près de Mons, où elle vit d’abord dans un barraquement prévu pour les ouvriers émigrés et leurs proches. Très tôt, Salvatore se passionne pour le sport et tout particulièrement pour le football. Il s’inscrit d’ailleurs au club local de l’Union jemappienne. Mais il s’intéresse aussi à la musique et à la littérature. Pour la musique, il prend des cours de guitare chez le disquaire du village Aimable Donfut. Pour la littérature, un prof de français, M. Vermeulen, le guide dans ses choix d’étudiant à l’Institut Saint-Ferdinand. Bien conseillé par ces personnes, l’adolescent écrit ses premiers poèmes qu’il fixe sur des mélodies influencées, notamment, par Brassens ou Bécaud. En 1960, il s’inscrit, à Mons, aux éliminatoires d’un crochet radiophonique. Ce concours, organisé par Radio Luxembourg, l’emmène à Saint-Ouen, aux abords de Paris, où il remporte la finale avec la chanson « Si j’osais ». Il décroche alors un premier contrat avec la firme de disques Polydor qui lui permet d’enregistrer trois 45 tours: un en français (avec « Si j’osais » et « Laurence »), un en anglais (avec « Poor fool » et « Why do you come so late ») et un en italien (avec « Cara Bambina » et « Rosina »). La carrière internationale qu’Adamo va entamer quelques années plus tard semble déjà amorcée. Pourtant, ses disques ne se vendent pas à cause, entre autres, de sa voix étrange et Polydor lui rend son contrat. Avec l’aide de son père qui est prêt à tout pour que son fils réussisse dans la chanson, il va alors travailler sur des mélodies qui sont à contre-courant du mouvement « yé-yé » qui envahit les ondes en 1963.

Il signe un nouveau contrat chez Pathé Marconi et enregistre plusieurs 45 tours qui, d’emblée, sont des succès en Belgique puis, très vite, en France: « Sans toi ma mie », « Tombe la neige », « Vous permettez Monsieur », « La Nuit », « Les Filles du bord de mer », « Mes mains sur tes hanches », « Une mèche de cheveux » et « Une larme aux nuages ». L’année 1967 marque un tournant dans le répertoire de Salvatore Adamo: il interprète la première chanson engagée qu’il vient d’écrire et de composer. Ecrite avant la Guerre des Six Jours qui oppose Israël aux pays arabes, « Inch’Allah » est, pour l’artiste, une chanson de paix mais elle n’est pas considérée comme telle par tout le monde et Adamo est ainsi interdit de scène et de diffusion notamment au Liban. En 2001, le chanteur modifie le texte pour enregistrer une nouvelle version plus « équilibrée » de « Inch’Allah ». Au rayon des chansons plus « sérieuses », Adamo publie encore, par la suite, des titres comme « Que voulez-vous que je vous chante? », « Manuel », « Tout le long du Mékong » ou « Les collines de Rabiah ». Mais toutes ces mélodies ne captent jamais l’attention du public comme c’est le cas pour ses grands succès qui continuent à être fredonnés par plusieurs générations: « A demain sur la lune » (1969), « Petit bonheur » (1969), « J’avais oublié que les roses sont roses » (1971), « C’est ma vie » (1975) ou « J’te lâche plus » (2003). Comme il l’avait fait le 1er novembre 1993 pour son 50e anniversaire, Salvatore Adamo fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles le 31 octobre 2013. Une carrière qui l’a amené à enregistrer en de nombreuses langues étrangères pour récolter un succès planétaire: en Europe (de l’Est notament), en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Il effectue régulièrement de nombreuses et longues tournées et il se produit en France, Belgique, Suisse, Canada, Allemagne, Russie, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Espagne, Portugal, Italie, Turquie, Argentine, Chili et Japon entre autres. Ses chansons connaissent désormais de nombreuses reprises et adaptations par des artistes de tous pays: Amalia Rodrigues a enregistré « Inch’Allah » en portugais et le Belge Arno a mis à son répertoire une adaptation très personnelle des « Filles du bord de mer ». En 2007, un album de duos (« Le bal des gens bien ») est commercialisé avec succès: il contient les grandes chansons de Salvatore réenregistrées par lui-même en duo avec des artistes francophones de la nouvelle génération comme Olivia Ruiz, Bénabar, Adrienne Pauly et Isabelle Boulay entre autres. Depuis quelques années, après s’être essayé avec peu de chance au cinéma au début des années 1970, Adamo multiplie les expériences artistiques en publiant des romans et en s’adonnant à la peinture. En 2010, la Société des poètes et artistes de France décerne à Salvatore le Grand prix international de poésie francophone pour l’ensemble de son œuvre. La même année, son 22e album intitulé « De toi à moi » est dans les bacs. Il renferme notamment un duo avec Christophe (« Jours de lumière ») et un autre avec sa fille Amélie dont l’existence est restée longtemps cachée. Fin 2012, le chanteur sort l’album « La grande roue » où il interprète des titres en français mais aussi en anglais et en italien sur un disque Polydor comme lors de ses débuts. Le 14 février 2014, l’artiste reçoit à Paris une Victoire d’honneur pour ses 50 ans de carrière. Pour ses 71 ans en novembre 2014, Salvatore commercialise un album où il rend hommage à Gilbert Bécaud en reprenant quelques unes des plus belles chansons de l’homme à la cravate à pois. Début 2016, un album de chansons nouvelles et originales est commercialisé: « L’amour n’a jamais tort ». D’excellente facture et réalisé avec l’aide de musiciens belges néerlandophones, l’opus ne parvient toutefois pas à accrocher l’oreille étrange des programmateurs musicaux de la radio ainsi que celle d’un large public. Il comprend notamment un duo avec Joyce Jonathan: « De père à fille ». Début 2018, Adamo surprend encore avec un nouvel opus à la pochette malicieuse toute en rouge et noir: « Si vous saviez ». Au cours de l’été 2019, Salvatore connaît des problèmes de cordes vocales et doit s’astreindre au silence en annulant tous ses concerts pendant quelques mois.
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Fabrice Lucchini en 2013 – Photo (c) Georges Biard

1er novembre 1951 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Fabrice LUCCHINI. Issu d’une famille d’Italiens, marchands de fruits et légumes, il grandit dans le 18e arrondissement de Paris. Peu enclin à apprécier la scolarité, il se retrouve apprenti coiffeur à l’âge de treize ans. Il se passionne pour la littérature et la musique soul. A 17 ans, il est en train de s’éclater sur les rythmes de James Brown dans une boîte d’Angoulème lorsque le réalisateur Philippe Labro le repère et l’engage pour le film « Tout peut arriver ». Fabrice Lucchini décide alors de prendre des cours d’art dramatique pour poursuivre dans la voie du cinéma pour laquelle il semble fait. De ce fait, il décroche par la suite de nombreux rôles dans des longs métrages tournés par des réalisateurs célèbres mais c’est en 1990 que le grand public le reconnaît comme une vedette de cinéma dans « La discrète ». Parallèlement à ses activités cinématographiques florissantes, Fabrice se tourne vers le théâtre où il devient, dans ce domaine-là aussi, un des comédiens les plus en vue des années 1990 et 2000. Il présente aussi des spectacles où il prend l’habitude de déclamer des textes de grands auteurs aussi divers que La Fontaine, Nietzche, Céline ou Paul Valéry entre autres. En 2006, il est la co-vedette d’un film surréaliste d’excellente facture où il joue son propre rôle face à Jean-Philippe, le sosie de Johnny Hallyday, qui est interprété par Johnny Hallyday lui-même. Dans ce film de Laurent Tuel, « Jean-Philippe », Fabrice Lucchini révèle à nouveau sa passion pour la musique en général et, en particulier, pour le personnage du « taulier » de la chanson française.

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Tina Arena en 2005

1er novembre 1967 : Naissance, à Melbourne, de la chanteuse australienne d’origine italienne Tina ARENA sous son vrai nom de Filippina Lydia Arena. Ses parents, d’origine sicilienne, ont émigré en Australie au début des années 1960. Comme dans toutes les familles issues d’Italie, on chante beaucoup chez les Arena et, à l’âge de sept ans, la petite Pina (diminutif de Filippina) s’inscrit à l’émission « Young Talent Time » où elle devient l’une des jeunes chanteuses préférées des téléspectateurs. En 1985, elle termine ses études et se lance véritablement dans la chanson. Ses premières chansons sont bien évidemment enregistrées en anglais sur des disques qui ne se vendent pas et qui la contraignent à chanter dans des cabarets et à réaliser des jingles radiophoniques pour gagner sa vie. Il lui faudra ainsi être patiente et attendre 1990 pour qu’elle connaisse le succès dans son pays avec la chanson « I need your body ». Son succès, de plus en plus grand au pays des kangourous, va devenir mondial en 1998 quand elle interprète, en duo avec Marc Anthony, « I want to spend my lifetime loving you » qui est le thème principal du film « Le masque de Zorro » avec Antonio Banderas. En tournée de promotion pour cette chanson, elle passe par la France et décide d’y entamer une carrière en français en apprenant la langue. Et, dès 1999, elle sort le single « Aller plus haut » qui pulvérise les records de ventes. Elle rencontre un compositeur et arrangeur français, Vincent Mancini, avec qui elle donne naissance, en 2005, à un garçon. Dans la foulée du succès de son premier titre en français, elle désire rendre hommage à la plus grande chanteuse française à ses yeux: Edith Piaf. Elle enregistre donc une version très particulière, personnelle et gospel des « Trois cloches » qui obtient, elle aussi, un succès considérable. Désormais, Tina Arena fait partie du paysage des chanteuses francophones et poursuit sa carrière avec des succès comme « Aimer jusqu’à l’impossible » et « Je m’appelle Bagdad ». Elle se produit aussi au cours de longues tournées dans les pays francophones européens où elle est accompagnée par une bande de musiciens belges talentueux. En 2000, Tina Arena est invitée à chanter pour l’ouverture des jeux Olympiques qui ont lieu à Sydney. Et, la même année, elle incarne Esmeralda dans la comédie musicale de Victor Hugo, Richard Cocciante et Luc Plamondon, « Notre-Dame de Paris », à Londres. Enfin, toujours en 2000, elle est nommée dans la catégorie révélation de l’année aux Victoires de la Musique. Avec sa famille, Tina Arena vit régulièrement en France, en Australie et en Angleterre. Le 25 juin 2011, la chanteuse livre un concert en plein air à Charleroi, en Belgique, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle esplanade de la gare du sud. A partir du 1er octobre 2013, Tina Arena est de retour en Australie pour participer à l’édition locale de « Danse avec les stars » (« Dancing with the stars »). Cinq ans plus tard, elle est de retour avec un album français intitulé « Quand tout recommence » et lancé par la chanson « L’ombre de ma voix ».
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ASSIA en 2005

1er novembre 1973 : Naissance, à Alger, de la chanteuse française d’origine algérienne ASSIA sous le nom complet d’Assia Maouene. Elle passe son enfance et son adolescence dans la région parisienne où elle suit des cours de musique classique au conservatoire de Créteil. Après une jeunesse plutôt studieuse, elle décroche une licence en droit. Par la suite, à la fin des années 1990, elle se rapproche des milieux musicaux branchés et, plus particulièrement, du mouvement hip hop et rap. Elle participe ainsi, en 1998, à l’enregistrement du titre « Une affaire de famille » avec Stomy Bugsy, Passi et Doc Gynéco. Deux ans plus tard, avec la complicité de son frère Khalil qui compose les morceaux, elle sort un premier album de chansons qui a pour titre « Chercheuse d’or » et qui contient les « tubes » « Elle est à toi » et « Là-bas ». En 2002, Assia se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Cindy » de Luc Plamondon et Romano Musumara aux côtés de Laam et Murrey Head entre autres. S’installant de plus en plus dans une vague du rhythm’n’blues français des années 2000, Assia enregistre un second album qui sort en 2005: « Encore et encore ». Le single qui annonce l’album a pour titre « Politiquement correct » et est cosigné avec Diam’s. Mais ni le titre phare ni l’album ne vont bénéficier des passages radios nécessaires à sa reconnaissance par le public. Et Assia disparaît totalement du paysage de la chanson francophone face à des chanteuses plus jeunes et, sans doute, aussi superficielles que pétillantes.
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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

1er novembre 1981 : Décès à Marseille (F) de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES d’un cancer à l’âge de 50 ans. Jacqueline Christine Boissonnet, de son identité originale, naît le 25 mars 1931 à Paris. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Tchékov ou Goldoni. L’amitié chansonnesque de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons, qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelait pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962. Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public. Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ». En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. Elle fait encore un rapide retour à la musique en réenregistrant le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys en 1980. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse. A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.
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10 SEPTEMBRE

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

10 septembre 1912 : Naissance, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une video amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.

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Mireille Dumas – Photo (c) Charlotte Schousboe – France 3

10 septembre 1953 : Naissance, à Chartres, de la productrice et animatrice de télévision française Mireille DUMAS. Son enfance se déroule en province où elle est élévée par sa mère suite au décès de son père alors qu’elle a trois ans. Professionnellement, elle commence par faire du théâtre avant de réaliser des documentaires pour la télévision dans les années 1980. En 1991, elle crée sa société de production, « MD productions ». Cette dernière se spécialise dans les documentaires télévisés sociétaux. Puis, un an plus tard, Mireille Dumas se tourne vers un projet d’émissions de rencontres plus intimistes où les invités se révèlent au plus profond d’eux-mêmes: « Bas les masques ». A partir de cette date, la productrice va accueillir un nombre impressionnant de personnalités venant se confier sur des sujets parfois très personnels. C’est ainsi que de nombreux artistes et chanteurs francophones de renom seront au programme de ses émissions: Michel Sardou, Enrico Macias, Gilbert Montagné, etc. En 2000, elle lance un nouveau concept du même type: « Vie privée vie publique » sur France 3. Le 12 mars 2012, confirmant une certaine affection pour la chanson et les chanteurs, c’est elle qui est choisie pour présenter sur France 3, en compagnie de Cyril Féraud, le 57e Concours Eurovision de la chanson en direct de Bakou en Azerbaïdjan. Cette opération a d’ailleurs été reconduite en 2013 à Malmö en Suède. A partir de ce moment, la chaîne de télévision publique France 3 diffuse régulièrement les émissions de Mireille Dumas consacrée à des stars de la chanson francophone comme Michel Sardou ou, ci-dessous, Salvatore Adamo et Michel Jonasz par exemple.

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Pochette du single de 1997 « Bye bye »

10 septembre 1970 : Naissance, à Yaoundé au Cameroun, du rappeur français MENELIK aussi appelé MNLK et dont le vrai nom est Albert Tjamag. A l’âge de neuf ans, le petit Albert immigre en France où il est scolarisé à Paris. Il s’intéresse à la littérature et à la musique et, au cours de ses études à l’université en 1990, il rencontre Claude M’Barali, le futur MC Solaar, qui partage ses passions. Ce dernier s’apprête à enregistrer son premier disque, « Bouge de là », et Ménélik le suit dans cette nouvelle aventure musicale. Il enregistre alors un morceau qui figure sur une compilation rap: « Un petit rien de jazz ». Cela lui permet de se faire connaître sur le devant de la scène rap-jazz qui est très prisée, notamment, par les Britanniques. Sa popularité lui permet ainsi de sortir un premier album en 1995: « Phénoménélik ». On y trouve des chansons qui vont devenir des succès: « Tout baigne » et « Quelle aventure ».

Et l’artiste assure la première partie des concerts de MC Solaar qui, entretemps, est devenu une vedette. En 1996, Ménélik reçoit une Victoire de la Musique comme révélation masculine de l’année. Fort de ses premiers succès le rappeur enregistre un deuxième album disponible en 1997. Les deux premiers morceaux qui en sont extraits ne sont pas de nature à confirmer la popularité de Ménélik: « Faut se lâcher » et « Je me souviens » ne sont pas des tubes. Il faut donc attendre un troisième extrait remixé pour revoir Ménélik bien classé dans les ventes de disques avec « Bye bye ». 750.000 exemplaires du single sont vendus en l’espace de six mois. La préparation de l’album suivant avec ses différents voyages entre l’Europe et les Etats-Unis est très difficile et se termine par une grande dispute au sein de l’équipe. L’opus intitulé « OQP » sort toutefois mais il passe plutôt inaperçu tout comme l’album suivant qui est commercialisé un an plus tard: « E-Pop ». Petit à petit, Ménélik se désintéresse un peu de la musique au profit d’autres passions comme la création graphique, le lancement d’une ligne de vêtements, la photographie et le design. Toutefois, en 2008, Ménélik revient à la musique avec un nouvel album intitulé MNLK Project. Deux ans avant de déclarer qu’il arrête ses activités musicales. Pourtant, en 2017, il est de retour avec un morceau intitulé « Liquide » qui est extrait d’un nouvel album appelé « Qlassiks ». En 2018, il fait partie de la tournée « L’âge d’or du rap français » qui fait notamment escale, de façon exceptionnelle en Belgique, à La Louvière le 23 juin pour la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ».
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Bernard Degavre en 2006

Bernard Degavre en 2006

10 septembre 2006 : l’auteur, compositeur et interprète belge Bernard DEGAVRE se produit à 18h00 sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. S’accompagnant à l’harmonica et à la guitare, il est entouré de Guy Stroobant (guitare acoustique et banjo), Pierrot Debiesme (guitare acoustique, électrique et guitare-synthé), Barry Mc Neese (basse) et Philippe Mobers (batterie et percussions).

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21 MAI

ARNO Pochette album 2002

ARNO Pochette album 2002

21 mai 1949 : Naissance, à Ostende, du chanteur et acteur belge ARNO sous le vrai nom d’Arnold Charles Ernest Hintjens. Il s’intéresse très tôt à la musique qu’il écoute dans trois langues: le néerlandais, le français et l’anglais. Et c’est en anglais qu’il entame sa carrière au sein du groupe Tjens Couter (Tjens étant le diminutif de son nom Hintjens) à l’âge de 21 ans. La formation s’appelle ensuite TC Band (TC venant des initiales de Tjens Couter) entre 1977 et 1980 puis TC Matic entre 1980 et 1986. Avec ce dernier groupe, il connaît de bons succès en anglais et en français comme « Putain putain » (1983) ou « Elle adore le noir » (1985).

A la dissolution de TC Matic, le chanteur se décide à entamer une carrière solo sous le pseudonyme d’Arno. Il alterne alors à nouveau les chansons en anglais et en français. En 1992, il livre une interprétation éblouissante du « Bon Dieu » de Jacques Brel et, un an plus tard, il reprend et adapte à sa façon « Les filles du bord de mer » de Salvatore Adamo.

D’autres titres, originaux, vont asseoir la carrière d’Arno: « Les yeux de ma mère », « Lola, etc. », « Chic et pas cher », etc. En 1999, il enregistre un duo avec BJ Scott qui mélange savamment « La fille du père Noël » de Jacques Dutronc avec « The jean genie » de David Bowie. Deux ans plus tard, c’est avec Stephan Eicher qu’il partage le succès des années 1960: « Ils ont changé ma chanson ». Parmi les autres reprises mémorables de son répertoire, on peut encore citer « Comme à Ostende » (Léo Ferré et Jean-Roger Caussimon), « Elisa » (Serge Gainsbourg), « Sarah » (Georges Moustaki) et même « Vous les femmes (Pauvres diables) » (Julio Iglesias). En concert, Arno se révèle être une véritable bête de scène et on peut même dire que le personnage y prend une autre dimension. Une dimension et une démarche qui ont poussé quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films: Jan Bucquoy pour « Camping Cosmos » en 1996, Michel Piccoli pour « Alors voilà » en 1997, Martine Doyen pour « Komma » en 2006 et Samuel Benchetrit pour « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » en 2008. En novembre 2019, Arno apprend qu’il souffre d’un cancer du pancréas pour lequel une opération sera nécessaire en février 2020. Il annonce alors l’arrêt de la tournée qu’il vient d’entamer et, pendant la crise sanitaire et le confinement dû au coronavirus covid-19 en avril 2020, il fait savoir qu’il sera de retour sur scène, si c’est possible vu les circonstances, en octobre 2020.

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En 1998

En 1998

21 mai 1972 : Naissance, à Paris, du chanteur de rap et acteur français Stomy BUGSY sous son vrai nom de Gilles Duarte. Né de parents capverdiens, il grandit à Sarcelles en banlieue parisienne avec ses cinq frères et sœurs. A 18 ans, il se lance dans le rap avec des copains et crée le Ministère A.M.E.R. notamment avec Passi. Il connaît un beau succès avec cette première expérience musicale qui lui procure aussi quelques ennuis pour les propos tenus dans les morceaux envers la police, les autorités et la justice. En 1996, il prend ses distances avec le groupe pour se tourner vers une autre forme de rap qu’il veut pratiquer en solo. Il récolte alors un énorme succès radiophonique et commercial avec le titre « Mon papa à moi est un gangster », extrait de l’album « Le calibre qu’il te faut » en 1998.

Son pseudonyme de Stomy Bugsy lui vient du mafieux juif américain Bugsy Siegel et du premier label américain de rap Tommy Boy Records. En mai 1998, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en compagnie d’autres rappeurs comme Passi, Doc Gynéco ou Neg Marrons pour y célébrer en musique l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Il se tourne alors vers le cinéma qui lui propose de bons rôles dans « Le boulet » aux côtés de Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin (2002) ou encore Gomez et Tavares (2003). Par la suite, il fonde le collectif de chanteurs capverdiens « MC Malcriado » et il connaît une belle popularité au sein de ce groupe avec le titre « Assim ki fetu » en 2010. Cinq ans plus tard, en avril 2015, Stomy Bugsy revient avec un nouvel album téléchargeable légalement et payant sur internet: « Royalties ». En 2017 et 2018, l’artiste rejoint la tournée de « l’Age d’or du rap français », avec notamment Ménélik, qui constitue la tête d’affiche de la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités » le 23 juin 2018 à La Louvière (B).
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10 MAI

Jean-Claude dans les années 1960

10 mai 1934 : Naissance, à Fumay dans les Ardennes françaises, de l’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER. A l’issue de la seconde guerre mondiale, il crée une troupe théâtrale et devient animateur de jeux estivaux sur les plages belges. En 1952, il est engagé par l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion belge et, sous le simple prénom de Jean-Claude, commence à animer des émissions pour la jeunesse. Et ces programmes obtiennent rapidement un grand succès. Il devient probablement l’animateur le plus populaire de la Belgique francophone. Il organise des jeux qui opposent des villes qui s’enflamment et il invite les plus grandes vedettes de l’époque qu’il interviewe avec un talent sans pareil: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Salvatore Adamo, Claude François et plein d’autres au début des années 1960 alors que l’INR est devenu la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge. C’est aussi Jean-Claude qui crée à l’époque l’opération caritative 48 81 00. Cette initiative se poursuit toujours sous le nom de « Cap 48 » et permet de venir en aide aux personnes handicapées. En 1961, avec Stéphane Steeman et Jean Martin, il fonde le Secrétariat des Artistes. Ce dernier s’occupe de trouver des contrats et de défendre les droits des artistes vis à vis, par exemple, des organisateurs de spectacles peu scrupuleux. Au début des années 1960, alors au sommet de sa gloire, Jean-Claude s’est laissé tenter par les sirènes du show-business et a enregistré un 45 tours: « Papa aime maman ». Probablement plus par défi que dans l’intention de faire une carrière de chanteur. Quelques années plus tard, en 1967, un désaccord profond entre Jean-Claude et son directeur l’oblige à quitter la radio. L’homme ne s’en remettra jamais malgré sa reconversion dans d’autres domaines comme celui d’attaché de presse, notamment, pour le célèbre salon du bâtiment de Bruxelles: « Batibouw ». Au virage des années 1970 et 1980, il retrouve un boulot à la télévision belge, devenue RTBF, avec un « F » comme francophone, et il présente l’émission périodique « Les belles années » où il reçoit, aux côtés d’un orchestre prestigieux (Caravelli, Helmut Zacharias, etc.) de grands artistes de la chanson française comme Charles Dumont, Gilbert Bécaud ou Dalida entre autres. Par la suite, en 1979, il devient aussi le présentateur d’une sorte de déclinaison belge de la française « Ecole des Fans » où de très jeunes artistes chanteurs viennent présenter le fruit de leur travail : « Fa c’est facile à chanter ». A la fin des années 1990, Jean-Claude doit se battre contre un cancer qui finit par l’emporter le 2 mars 1999 à Bruxelles. Une interview biographique de Jean-Claude Ménessier réalisée en 1968 est à visionner en CLIQUANT ICI.

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La pochette du premier album de Doc Gynéco

10 mai 1974 : Naissance, à Clichy, de l’auteur-compositeur-interprète et producteur français de rap DOC GYNECO sous le vrai nom de Bruno Beausir. Ses parents sont guadeloupéens et il passe sa jeunesse à Paris près de la Porte de la Chapelle. Adolescent, il fait la connaissance de jeunes musiciens comme Stomy Bugsy et Passi. Il fréquente alors les jeunes de Sarcelles et les fondateurs du groupe de rap « Ministère A.M.E.R. ». Il finit d’ailleurs par figurer à leur côté sur le titre « Autopsie » en 1994. Lors de l’un des enregistrements du groupe, il profite du studio pour y confectionner des maquettes de chansons qu’il envoie à plusieurs maisons de disques. Virgin y prête attention et lui propose de signer un contrat. C’est en 1996 que son premier album est commercialisé sous le titre « Première consultation » et sous le pseudonyme de Doc Gynéco. La plupart des chansons sont enregistrées à Los Angeles avec quelques pointures de la musique. L’album est une véritable révélation et récolte un gros succès commercial: un million de copies en sont vendues. Parmi les titres les plus diffusés, il y a « Viens voir le docteur », « Passement de jambes » et « Né ici ».

En 1997, Doc Gynéco est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation ». L’année suivante, Bruno Beausir produit une compilation intitulée « Liaisons dangereuses » où sont présents de nombreux artistes de rap encore méconnus. Et c’est finalement cinq ans après son premier opus que sort le second qui a pour nom « Quality Street ». Enregistré à Londres, la galette numérique se veut plus intimiste et de tendance plus « variété ». Parmi les invités présents sur le disque, il y a d’ailleurs Laurent Voulzy ou Chiara Mastroianni. Commercialement, l’album est un échec. Un moment chroniqueur pour une émission de la télévision française (« On ne peut pas plaire à tout le monde » de Marc-Olivier Fogiel sur France 3), il reprend le chemin des studios pour réaliser l’album « Solitaire » qui sort en 2002 avec la complicité de Mathieu Chédid et de Stomy Bugsy entre autres. Doc Gynéco renoue avec le succès grâce à ce disque qui est récompensé, en 2003, de la Victoire du meilleur album rap/hip hop de l’année. Cette année-là, il fait ses premiers pas de comédien au cinéma dans le film français « Gomez & Tavarès ». Il compose aussi la musique du film « Taxi 3 » de Luc Besson qu’enregistrent notamment Corneille et Pharrell Williams. Toujours en 2003, une compilation intitulée « Menu Best of » reprend tous ses grands succès et trois chansons inédites. En 2004, la maison de disques Virgin lui rend son contrat. Deux ans plus tard, il enregistre, avec ses amis du Ministère A.M.E.R., la chanson « Le temps passe » qui figure sur le nouvel album de Johnny Hallyday « Ma vérité ». En 2007, il soutient la campagne présidentielle française de Nicolas Sarkozy et ses propos sont contestés par ses anciens amis Stomy Bugsy et Passi. A la fin de l’année suivante, Doc Gynéco sort l’album « Peace Maker » dont le réalisateur nommé Mosey est, en fait, Pierre Sarkozy, le fils du président de la république française. On y trouve une reprise du titre de Johnny Hallyday interprétée avec son créateur, « Je suis né dans la rue », ainsi qu’une autre chanson, « Céleste », dédiée à la femme politique française socialiste Ségolène Royal en réponse à un discours où cette dernière avait déclaré: « Doc Gynéco n’est pas André Malraux ». Près de 2.000 exemplaires seulement se vendent de cet album. En 2010, Bruno Beausir explique à la radio « Europe 1 » s’être inscrit au Pôle emploi car il a « besoin d’argent comme tout le monde ». Depuis 2011, la rumeur de la sortie d’un nouvel album de l’artiste va bon train mais rien ne semble se concrétiser. Toutefois, pour le 20e anniversaire de la sortie de son premier album « Première consultation », le Doc annonce deux concerts à l’Olympia de Paris les 25 et 26 mai 2016. Des spectacles pour lesquels les réservations affichent rapidement complet. Et qui semblent réellement motiver l’artiste à travailler sur un véritable nouvel album. Ce disque arrive finalement en 2018 et a pour titre « 1000 % ».

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20 MARS

 

Danièle Gilbert en 1973 – Photo (c) Yves Gilbert

20 mars 1943 : Naissance, à Chamalières (Puy-de-Dôme), de la présentatrice de télévision française Danièle GILBERT. C’est en 1964 que la jeune Danièle fait ses débuts en tant que speakerine pour une station régionale de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Française. « Montée » à Paris, elle va devenir, en 1968, la présentatrice attitrée des émissions télé de la mi-journée. Il y a d’abord « Midi magazine », avec Jacques Martin de 1968 à 1971, « Midi Trente » de 1972 à 1975 et « Midi Première » de 1975 à 1982. A ce titre, elle va recevoir des dizaines d’artistes en direct dans ses émissions et quelques prestations restent légendaires: Claude François débordé par ses fans ou Ringo qui expulse de manière musclée un admirateur trop pressé par exemple. Après 1981 et l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, Danièle Gilbert, que Jacques Martin avait surnommé « La grande duduche », va payer son soutien bien involontaire au candidat de droite Valéry Giscard d’Estaing. Ses activités télévisuelles s’arrêtent là. Entre 1985 et 1988, elle enregistre quelques 45 tours qui ne connaissent pas de véritable succès.

Puis elle essaie de revenir à la télé dans les années 1990 mais en vain. Après avoir participé à l’émission de télé-réalité « La Ferme Célébrités » en 2004, Danièle présente, six ans plus tard, le spectacle « Hit Parade » créé par Renaud Siry. En 2013, elle est reçue toute une après-midi sur le canapé rouge de Michel Drucker lors de l’émission télé hebdomadaire française « Vivement dimanche ».
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Natacha Atlas en 2001

20 mars 1964 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles, Belgique), de la chanteuse Natacha ATLAS. D’origine anglo-égyptienne, Natacha Atlas essaie de mélanger les genres et les styles pour créer un répertoire influencé par les chants orientaux, la variété, la chanson française, la pop et le rap. Etiquetée dans la catégorie « musique du monde », elle ne connaît son premier véritable succès qu’en 1999 avec une reprise. Cette reprise est celle d’un « tube » des années 1960 interprété par Françoise Hardy: « Mon amie la rose ». La version orientale de cette mélodie proposée par Natacha Atlas va être récompensée par une Victoire de la Musique en 2000: celle de l’artiste interprète féminine de l’année. Depuis, mais avec moins de réussite populaire, Natacha continue à enregistrer de nombreux albums qui mixent les influences françaises, arabes et anglo-saxonnes.

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Isabelle Boulay en 2012 (c) Passion Chanson

20 mars 2012 : Isabelle BOULAY reçoit, à Québec, le grade de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade. La Pléiade, ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures créé en 1976, veille à reconnaître le mérite de personnalités qui se sont distinguées en servant les idéaux de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, notamment en matière de coopération, de solidarité et de démocratie. L’Ordre de la Pléiade comporte cinq grades avec, par ordre décroissant d’importance, les grades de Grand Croix, Grand Officier, Commandeur, Officier et Chevalier.

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5 MARS

 

AMINA en 1989 – Photo (c) Russell Young

5 mars 1962 : Naissance, à Carthage en Tunisie, de la chanteuse et actrice AMINA. Son père est français mais c’est sa mère, tunisienne, musicienne et compositrice, qui élève Amina Annabi après leur divorce. Grâce à un oncle qui est à l’origine de la création du festival musical de Tabarka, Amina se familiarise avec divers genres musicaux. En 1975, elle suit sa mère et s’installe en France. Elle n’a que treize ans mais se dirige déjà vers une carrière artistique: danse, chant classique et traditionnel égyptien. Trois ans plus tard, elle chante dans un groupe qui se produit dans les lycées. En 1982, elle rencontre un producteur et musicien, Martin Meissonnier, qui s’occupe de musique du monde et s’intéresse à la démarche d’Amina. Un an après la naissance de sa fille, Amina Annabi remporte un concours de rap et enregistre un premier 45 tours. Toujours en 1986, elle participe à un duo, « Shango », avec Afrika Bambaataa. Puis elle collabore avec le Japonais Yasuaki Shimizu et est choriste sur l’album d’Haruomi Hosono, autre musicien japonais. Elle est la vedette d’une tournée au Japon en 1987. Son tout premier album sort en 1990. C’est « Yalil » qui est simultanément commercialisé dans 22 pays dont les États-Unis où il est cinquième du classement « world music » dans le magazine professionnel « Billboard ». En France, le prix Piaf 1991 lui est décerné. Le 4 mai 1991, elle participe au Concours Eurovision de la chanson organisé à Rome. Pour la France, elle chante « Le dernier qui a parlé » et se classe deuxième.

Son deuxième album, coproduit par Wazis Diop sort en 1992. C’est aussi un succès qui précède une tournée internationale. Multipliant les expériences musicales mais aussi cinématographiques, Amina ne sort son troisième album qu’en 1999. Elle chante aussi dans un trio féminin: « Les Orientales ». En 2008, au cinéma, elle joue dans une comédie musicale retraçant l’histoire du dictateur lybien Mouammar Kadafi et, un an plus tard, elle obtient également un rôle dans le film « Cairo Time ». Puis, en 2011, elle est au générique du film « Polisse » de Maïwenn.
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5 mars 1969 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de MC SOLAAR, de son vrai nom Claude M’Barali. Mc Solaar est sans doute le premier artiste à avoir popularisé le rap en France. Et cela est sans doute dû également au côté consensuel du genre qu’il a décidé d’interpréter. Ses textes ne contenant aucune violence sont plutôt influencés par l’observation poétique des choses de la rue. L’un de ses grands succès des années 1990 fut « Nouveau western » dont la musique était basée sur un sample du célébrissime « Bonnie and Clyde » de Serge Gainsbourg.

 

Mais MC Solaar a régulièrement flirté avec la cîme des hit parades grâce à des titres comme « Caroline », « Bouge de là », « Victime de la mode » et « Solaar pleure » par exemple. Claude M’Barali a quitté l’Afrique très tôt pour suivre ses parents en région parisienne. A douze ans, il se rend chez un oncle vivant au Caire où il reste neuf mois. En 1988, il passe son bac en France. Puis, il suit des études de langues et de philosophie à l’université de Jussieu. Mais la musique et la langue française prennent le dessus et sa passion pour le rap va l’amener à pratiquer de plus en plus le genre. Il se fait remarquer par le métier et, en 1990, il enregistre un premier titre: « Bouge de là » qui est, de suite, un succès. Un premier passage à la télé française confirme cette popularité naissante: chez Christophe Dechavanne dans « Ciel mon mardi ! ». Dans la foulée, fin 1991, MC Solaar sort son premier album: « Qui sème le vent récolte le tempo ». 400.000 exemplaires en sont vendus. Une tournée internationale est alors programmée en francophonie: en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis. L’album « Prose Combat » sorti en 1994 se vend dans plus de 20 pays. En 1995, MC Solaar reçoit la Victoire de la Musique de l’artiste interprète masculin de l’année. Adopté par les milieux culturels français pour la qualité de ses textes et son look soigné, l’artiste est plutôt boudé par les autres rappeurs. Cela ne l’empêche pas d’aider de jeunes collègues comme Bambi Cruz dont il produit le premier disque. Suite à un conflit juridique avec sa première maison de disques, les quatre premiers albums de MC Solaar commercialisés chez Polydor ne sont plus trouvables dans le commerce depuis le début des années 2000. En février 2001 sort l’album « Cinquième As ». Le rap de Solaar y est plus dur avec des titres comme « Solaar Pleure » ou « Hasta la Vista ».

Deux ans plus tard, l’album « Mach 6 » est commercialisé mais n’est pas un record de ventes malgré de bons titres comme « Au pays de Ghandi ». MC Solaar s’accorde une pause et attend quatre ans avant « Chapitre 7 », nouvel opus publié en 2007. Les influences musicales sont très variées et le titre « Da Vinci Claude » marche bien. MC Solaar reçoit la Victoire de la musique pour l’Album de musique urbaine de l’année 2008. C’est à ce moment que le rappeur reprend la musique du film de de Rabbi Jacob pour en faire le « Rabbi muffin » qui est inclus dans la comédie musicale tirée du film de Gérard Oury. Après dix ans d’absence discographique, MC Solaar sort un nouvel album, « Géopoétique », en novembre 2017. Le premier single qui en extrait a pour titre « Sonotone ». Le 9 février 2018, l’opus reçoit la Victoire de la Musique de l’album de chansons où il était en compétition avec le duo Brigitte et Albin de la Simone.

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Renan Luce en 2014

5 mars 1980 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Renan LUCE. Son enfance et son adolescence se déroulent en Bretagne dans le Finistère. Avec sa soeur Claire et son frère Damien, Renan participe à la chorale du village et cela lui donne le goût de la musique, du chant et de la chanson. Cela l’encourage ensuite à suivre des cours de piano classique avec son frère. D’abord à Brest puis à Saint-Brieuc où il apprend le saxophone avant de développer seul des compositions à la guitare. Il suit alors les cours du lycée saint-Vincent à Rennes et commence à proposer ses compositions et chansons dans des bars spécialisés ainsi que dans certains festivals. Il fréquente ensuite l’Ecole Supérieure du Commerce de Toulouse pendant deux ans avant de partir pour Paris pour se consacrer exclusivement à la musique et à la chanson. Il se fait connaître des professionnels et ne tarde pas à rencontrer un éditeur puis un manager qui lui propose de chanter au théâtre Le Méry à Paris. Il s’y fait remarquer par d’autres artistes qui viennent régulièrement le voir comme Renaud et Bénabar. Et il finit par signer un contrat discographique chez Barclay à la fin de l’année 2005. Ses chansons séduisent d’emblée un certain nombre d’organisateurs de festivals et Renan Luce se retrouve à l’affiche de « Mars en Chansons » à Charleroi (B), d' »Alors, chante! » à Montauban (F) ou des Francofolies de la Rochelle (F). Et le jeune artiste assure la première partie du concert de Bénabar au Zénith de Paris le 7 juin 2006 alors même que son premier album n’est pas encore commercialisé et qu’il ne le sera qu’en septembre de la même année. Les chansons qui révèlent Renan Luce ont pour titres « Les voisines », « La lettre » et « Repenti ».

Ce sont ces chansons qui lui font écouler son premier album à plus de 800.000 exemplaires recensés au mois d’avril 2008 alors qu’il a reçu deux Victoires de la Musique quelques semaines plus tôt. En pleine gloire, il songe déjà à préparer son deuxième opus qui sort en octobre 2009 et qui a pour titre « Le Clan des Miros ». Deux chansons sont envoyées aux médias pour le faire connaître : « La fille de la bande  » et « On n’est pas à une bêtise près ». Et le plaisir d’écoute de l’album se poursuit dans les salles de spectacles de la francophonie (France, Belgique, Suisse, Québec, Réunion) où Renan se produit à plus de 200 reprises à la fin 2009 et au début 2010. Au milieu de l’année 2010, il s’avère que ce nouvel album s’est déjà vendu à 230.000 copies. A ce moment, l’artiste éprouve le besoin de se recentrer et de faire une pause après le tumulte médiatique qu’il a connu. En octobre 2011, se lance ainsi dans la tournée « Seuls à trois » où il retrouve ses amis Alexis HK et Benoît Dorémus. Trois ans plus tard, Renan Luce retrouve l’inspiration et le chemin des studios qui lui permettent d’enregistrer son troisième album auquel il donne un titre étonnant : « D’une tonne à un tout petit poids ». L’opus connaît un succès moindre que les deux précédents même si la chanson « Appelle quand tu te réveilles » effectue un beau parcours sur différentes radios francophones européennes. En 2019, Renan Luce propose un nouvel opus éponyme dont l’environnement musical est surprenant de beauté : des arrangements et un orchestre symphonique y habillent les chansons de manière très classieuse.
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