2 DECEMBRE

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

2 décembre 1923 : Naissance, à New York aux Etats-Unis, de la cantatrice grecque Maria CALLAS sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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AKIM en 1965 - Photo (c) Aubert

AKIM en 1965 – Photo (c) Aubert

2 décembre 1946 : Naissance, à Hendaye, du chanteur français AKIM sous son vrai nom d’Eric Brücker. Il suit des cours de droit à Paris et paie ses études en travaillant dans un magasin d’électro-ménager. A 19 ans, son chemin croise celui du producteur de disques Claude Carrère qui croit déceler en lui une graine de star. Il lui fait donc très vite enregistrer un premier disque avec la chanson « 24 heures par jour c’est l’amour » sous le pseudonyme d’Akim. Il interprète aussi l’adaptation d’un titre des Beatles, « I feel fine », qui devient « Humm qu’elle est belle ». Ces chansons ne retiennent pas trop l’attention du public qui va toutefois découvrir Akim quelques mois plus tard lors de la sortie de son second 45-tours sur lequel est enregistré un duo qu’il interprète avec Sheila. C’est leur producteur commun, Claude Carrère, qui a l’idée de cette chanson intitulée « Devant le juke box » et qui devient très vite disque d’or en 1965.

Un peu effrayé sans doute par ce succès rapide et intense, Eric stoppe net sa carrière de chanteur et part à New York pour terminer ses études de droit. Il se fait ensuite engager dans un cabinet d’avocats mais il ne s’éloigne pas du show-business puisqu’il devient alors juriste pour des multinationales du disque comme CBS. Au début des années 2000, c’est en France qu’il est victime d’un grave accident de la route qui le prive de l’usage de ses jambes. Alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital de Garches, il y décède en février 2002.
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Michaël Youn en 2012 – Photo (c) Georges Biard

2 décembre 1973 : Naissance, à Suresnes, de Michaël YOUN sous le nom de Michaël Benayoun. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, humoriste, animateur de télévision et de radio français, il a aussi été, un temps, le meneur du groupe « Bratisla Boys » et un chanteur de rap ayant pour pseudonyme Fatal Bazooka. Il est le seul enfant d’un consultant en management et d’une cheffe du personnel: un vrai milieu artistique! Pourtant, dès l’âge de cinq ans, il suit des cours de piano. Dans le contexte familial, il se dirige logiquement vers un métier commercial et économique. Il sort diplômé d’une école d’affaires économiques en 1996. Mais son côté artistique le pousse à s’orienter ensuite vers la radio et le théâtre en fréquentant, notamment, le cours Florent à Paris. A partir de 1998, il devient animateur de radio notamment pour la matinale de Skyrock. Il passe ensuite à la télé sur la chaîne privée M6 où il présente le Morning Live de 2000 à 2002. En 2001, il imagine une sorte de sketch qui va déboucher sur la création d’un faux boys band composé de marins reconvertis dans la chanson. Issu du Slovakistan, un pays imaginaire censé se trouver en Europe orientale, les « Bratisla Boys » vont connaître un grand succès télévisuel qui va rapidement les obliger à enregistrer un disque: « Stach stach ». Au début de 2002, ils commercialisent même un album avant que le groupe ne disparaisse à cause de la prétendue noyade de ses membres.

L’année suivante, Michaël Youn décroche un rôle dans le film « La Beuze » et il enregistre la chanson du générique sous le pseudonyme d’Alphonse Brown: « Le frunkp » qui devient aussi un grand succès. En 2004, Michaël parodie la chanson « My sharona » de The Knack qui devient « Les connards ». Puis, deux ans plus tard, il monte un groupe parodique de hip-hop: Fatal Bazooka. Le premier single intitulé « Fous ta cagoule » devient numéro 1 des ventes en France. Et le second titre, « Mauvaise foi nocturne », parodie du titre de Diam’s « Confession nocturne », emboîte le pas. Pascal Obispo y joue le rôle de « Vitoo » qui parodie Vitaa interprétant en duo la chanson de Diam’s. En janvier 2008, lors de la remise des NRJ Awards en France, Michaël est récompensé pour le meilleur clip de l’année réalisé avec la chanson « Parle à ma main » enregistrée en duo avec Yelle. Il est à noter que Fatal Bazooka continue à régulièrement enregistrer de nouveaux titres et à se produire sur scène.
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2 décembre 2013 : Sortie d’un nouvel album de Pascal OBISPO dont le titre générique est « Le grand amour ». La première chanson a être diffusée par les radios est « D’un Ave Maria ».

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1er NOVEMBRE

Colette Renard en 2010

1er novembre 1924 : Naissance à Ermont de la chanteuse et comédienne française Colette RENARD, de son vrai nom Colette Raget. Elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. Un exemple marquant de ce registre se trouve ci-dessous avec l’excellent titre drôle « Les nuits d’une demoiselle ».

En 1956, la belle-mère de Michel Legrand – elle a épousé son père Raymond, chef d’orchestre important, en 1969 après avoir chanté sous sa direction – participe à la comédie musicale « Irma la douce ». C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. L’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes. Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interpréte aussi plus tard. Grand prix de l’Académie, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard devient aussi une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix. De août 2004 à septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy dans « Plus belle la vie ». Colette Renard, doyenne de la série télévisée, décède à l’âge de 86 ans le mercredi 6 octobre 2010 à Saint-Remy-les-Chevreuse.
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Salvatore Adamo aux Francofolies de Spa 2009 (c) Passion Chanson

1er novembre 1943 : Naissance, à Comiso en Sicile, de l’auteur-compositeur-interprète italo-belge Salvatore ADAMO. Alors qu’il a quatre ans, le petit Salvatore et sa mère accompagnent le père qui va travailler dans les mines de charbon en Belgique. La famille se pose dans le Borinage, à Jemappes près de Mons, où elle vit d’abord dans un barraquement prévu pour les ouvriers émigrés et leurs proches. Très tôt, Salvatore se passionne pour le sport et tout particulièrement pour le football. Il s’inscrit d’ailleurs au club local de l’Union jemappienne. Mais il s’intéresse aussi à la musique et à la littérature. Pour la musique, il prend des cours de guitare chez le disquaire du village Aimable Donfut. Pour la littérature, un prof de français, M. Vermeulen, le guide dans ses choix d’étudiant à l’Institut Saint-Ferdinand. Bien conseillé par ces personnes, l’adolescent écrit ses premiers poèmes qu’il fixe sur des mélodies influencées, notamment, par Brassens ou Bécaud. En 1960, il s’inscrit, à Mons, aux éliminatoires d’un crochet radiophonique. Ce concours, organisé par Radio Luxembourg, l’emmène à Saint-Ouen, aux abords de Paris, où il remporte la finale avec la chanson « Si j’osais ». Il décroche alors un premier contrat avec la firme de disques Polydor qui lui permet d’enregistrer trois 45 tours: un en français (avec « Si j’osais » et « Laurence »), un en anglais (avec « Poor fool » et « Why do you come so late ») et un en italien (avec « Cara Bambina » et « Rosina »). La carrière internationale qu’Adamo va entamer quelques années plus tard semble déjà amorcée. Pourtant, ses disques ne se vendent pas à cause, entre autres, de sa voix étrange et Polydor lui rend son contrat. Avec l’aide de son père qui est prêt à tout pour que son fils réussisse dans la chanson, il va alors travailler sur des mélodies qui sont à contre-courant du mouvement « yé-yé » qui envahit les ondes en 1963.

Il signe un nouveau contrat chez Pathé Marconi et enregistre plusieurs 45 tours qui, d’emblée, sont des succès en Belgique puis, très vite, en France: « Sans toi ma mie », « Tombe la neige », « Vous permettez Monsieur », « La Nuit », « Les Filles du bord de mer », « Mes mains sur tes hanches », « Une mèche de cheveux » et « Une larme aux nuages ». L’année 1967 marque un tournant dans le répertoire de Salvatore Adamo: il interprète la première chanson engagée qu’il vient d’écrire et de composer. Ecrite avant la Guerre des Six Jours qui oppose Israël aux pays arabes, « Inch’Allah » est, pour l’artiste, une chanson de paix mais elle n’est pas considérée comme telle par tout le monde et Adamo est ainsi interdit de scène et de diffusion notamment au Liban. En 2001, le chanteur modifie le texte pour enregistrer une nouvelle version plus « équilibrée » de « Inch’Allah ». Au rayon des chansons plus « sérieuses », Adamo publie encore, par la suite, des titres comme « Que voulez-vous que je vous chante? », « Manuel », « Tout le long du Mékong » ou « Les collines de Rabiah ». Mais toutes ces mélodies ne captent jamais l’attention du public comme c’est le cas pour ses grands succès qui continuent à être fredonnés par plusieurs générations: « A demain sur la lune » (1969), « Petit bonheur » (1969), « J’avais oublié que les roses sont roses » (1971), « C’est ma vie » (1975) ou « J’te lâche plus » (2003). Comme il l’avait fait le 1er novembre 1993 pour son 50e anniversaire, Salvatore Adamo fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles le 31 octobre 2013. Une carrière qui l’a amené à enregistrer en de nombreuses langues étrangères pour récolter un succès planétaire: en Europe (de l’Est notament), en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Il effectue régulièrement de nombreuses et longues tournées et il se produit en France, Belgique, Suisse, Canada, Allemagne, Russie, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Espagne, Portugal, Italie, Turquie, Argentine, Chili et Japon entre autres. Ses chansons connaissent désormais de nombreuses reprises et adaptations par des artistes de tous pays: Amalia Rodrigues a enregistré « Inch’Allah » en portugais et le Belge Arno a mis à son répertoire une adaptation très personnelle des « Filles du bord de mer ». En 2007, un album de duos (« Le bal des gens bien ») est commercialisé avec succès: il contient les grandes chansons de Salvatore réenregistrées par lui-même en duo avec des artistes francophones de la nouvelle génération comme Olivia Ruiz, Bénabar, Adrienne Pauly et Isabelle Boulay entre autres. Depuis quelques années, après s’être essayé avec peu de chance au cinéma au début des années 1970, Adamo multiplie les expériences artistiques en publiant des romans et en s’adonnant à la peinture. En 2010, la Société des poètes et artistes de France décerne à Salvatore le Grand prix international de poésie francophone pour l’ensemble de son œuvre. La même année, son 22e album intitulé « De toi à moi » est dans les bacs. Il renferme notamment un duo avec Christophe (« Jours de lumière ») et un autre avec sa fille Amélie dont l’existence est restée longtemps cachée. Fin 2012, le chanteur sort l’album « La grande roue » où il interprète des titres en français mais aussi en anglais et en italien sur un disque Polydor comme lors de ses débuts. Le 14 février 2014, l’artiste reçoit à Paris une Victoire d’honneur pour ses 50 ans de carrière. Pour ses 71 ans en novembre 2014, Salvatore commercialise un album où il rend hommage à Gilbert Bécaud en reprenant quelques unes des plus belles chansons de l’homme à la cravate à pois. Début 2016, un album de chansons nouvelles et originales est commercialisé: « L’amour n’a jamais tort ». D’excellente facture et réalisé avec l’aide de musiciens belges néerlandophones, l’opus ne parvient toutefois pas à accrocher l’oreille étrange des programmateurs musicaux de la radio ainsi que celle d’un large public. Il comprend notamment un duo avec Joyce Jonathan: « De père à fille ». Début 2018, Adamo surprend encore avec un nouvel opus à la pochette malicieuse toute en rouge et noir: « Si vous saviez ». Au cours de l’été 2019, Salvatore connaît des problèmes de cordes vocales et doit s’astreindre au silence en annulant tous ses concerts pendant quelques mois.
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Fabrice Lucchini en 2013 – Photo (c) Georges Biard

1er novembre 1951 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Fabrice LUCCHINI. Issu d’une famille d’Italiens, marchands de fruits et légumes, il grandit dans le 18e arrondissement de Paris. Peu enclin à apprécier la scolarité, il se retrouve apprenti coiffeur à l’âge de treize ans. Il se passionne pour la littérature et la musique soul. A 17 ans, il est en train de s’éclater sur les rythmes de James Brown dans une boîte d’Angoulème lorsque le réalisateur Philippe Labro le repère et l’engage pour le film « Tout peut arriver ». Fabrice Lucchini décide alors de prendre des cours d’art dramatique pour poursuivre dans la voie du cinéma pour laquelle il semble fait. De ce fait, il décroche par la suite de nombreux rôles dans des longs métrages tournés par des réalisateurs célèbres mais c’est en 1990 que le grand public le reconnaît comme une vedette de cinéma dans « La discrète ». Parallèlement à ses activités cinématographiques florissantes, Fabrice se tourne vers le théâtre où il devient, dans ce domaine-là aussi, un des comédiens les plus en vue des années 1990 et 2000. Il présente aussi des spectacles où il prend l’habitude de déclamer des textes de grands auteurs aussi divers que La Fontaine, Nietzche, Céline ou Paul Valéry entre autres. En 2006, il est la co-vedette d’un film surréaliste d’excellente facture où il joue son propre rôle face à Jean-Philippe, le sosie de Johnny Hallyday, qui est interprété par Johnny Hallyday lui-même. Dans ce film de Laurent Tuel, « Jean-Philippe », Fabrice Lucchini révèle à nouveau sa passion pour la musique en général et, en particulier, pour le personnage du « taulier » de la chanson française.

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Tina Arena en 2005

1er novembre 1967 : Naissance, à Melbourne, de la chanteuse australienne d’origine italienne Tina ARENA sous son vrai nom de Filippina Lydia Arena. Ses parents, d’origine sicilienne, ont émigré en Australie au début des années 1960. Comme dans toutes les familles issues d’Italie, on chante beaucoup chez les Arena et, à l’âge de sept ans, la petite Pina (diminutif de Filippina) s’inscrit à l’émission « Young Talent Time » où elle devient l’une des jeunes chanteuses préférées des téléspectateurs. En 1985, elle termine ses études et se lance véritablement dans la chanson. Ses premières chansons sont bien évidemment enregistrées en anglais sur des disques qui ne se vendent pas et qui la contraignent à chanter dans des cabarets et à réaliser des jingles radiophoniques pour gagner sa vie. Il lui faudra ainsi être patiente et attendre 1990 pour qu’elle connaisse le succès dans son pays avec la chanson « I need your body ». Son succès, de plus en plus grand au pays des kangourous, va devenir mondial en 1998 quand elle interprète, en duo avec Marc Anthony, « I want to spend my lifetime loving you » qui est le thème principal du film « Le masque de Zorro » avec Antonio Banderas. En tournée de promotion pour cette chanson, elle passe par la France et décide d’y entamer une carrière en français en apprenant la langue. Et, dès 1999, elle sort le single « Aller plus haut » qui pulvérise les records de ventes. Elle rencontre un compositeur et arrangeur français, Vincent Mancini, avec qui elle donne naissance, en 2005, à un garçon. Dans la foulée du succès de son premier titre en français, elle désire rendre hommage à la plus grande chanteuse française à ses yeux: Edith Piaf. Elle enregistre donc une version très particulière, personnelle et gospel des « Trois cloches » qui obtient, elle aussi, un succès considérable. Désormais, Tina Arena fait partie du paysage des chanteuses francophones et poursuit sa carrière avec des succès comme « Aimer jusqu’à l’impossible » et « Je m’appelle Bagdad ». Elle se produit aussi au cours de longues tournées dans les pays francophones européens où elle est accompagnée par une bande de musiciens belges talentueux. En 2000, Tina Arena est invitée à chanter pour l’ouverture des jeux Olympiques qui ont lieu à Sydney. Et, la même année, elle incarne Esmeralda dans la comédie musicale de Victor Hugo, Richard Cocciante et Luc Plamondon, « Notre-Dame de Paris », à Londres. Enfin, toujours en 2000, elle est nommée dans la catégorie révélation de l’année aux Victoires de la Musique. Avec sa famille, Tina Arena vit régulièrement en France, en Australie et en Angleterre. Le 25 juin 2011, la chanteuse livre un concert en plein air à Charleroi, en Belgique, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle esplanade de la gare du sud. A partir du 1er octobre 2013, Tina Arena est de retour en Australie pour participer à l’édition locale de « Danse avec les stars » (« Dancing with the stars »). Cinq ans plus tard, elle est de retour avec un album français intitulé « Quand tout recommence » et lancé par la chanson « L’ombre de ma voix ».
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ASSIA en 2005

1er novembre 1973 : Naissance, à Alger, de la chanteuse française d’origine algérienne ASSIA sous le nom complet d’Assia Maouene. Elle passe son enfance et son adolescence dans la région parisienne où elle suit des cours de musique classique au conservatoire de Créteil. Après une jeunesse plutôt studieuse, elle décroche une licence en droit. Par la suite, à la fin des années 1990, elle se rapproche des milieux musicaux branchés et, plus particulièrement, du mouvement hip hop et rap. Elle participe ainsi, en 1998, à l’enregistrement du titre « Une affaire de famille » avec Stomy Bugsy, Passi et Doc Gynéco. Deux ans plus tard, avec la complicité de son frère Khalil qui compose les morceaux, elle sort un premier album de chansons qui a pour titre « Chercheuse d’or » et qui contient les « tubes » « Elle est à toi » et « Là-bas ». En 2002, Assia se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Cindy » de Luc Plamondon et Romano Musumara aux côtés de Laam et Murrey Head entre autres. S’installant de plus en plus dans une vague du rhythm’n’blues français des années 2000, Assia enregistre un second album qui sort en 2005: « Encore et encore ». Le single qui annonce l’album a pour titre « Politiquement correct » et est cosigné avec Diam’s. Mais ni le titre phare ni l’album ne vont bénéficier des passages radios nécessaires à sa reconnaissance par le public. Et Assia disparaît totalement du paysage de la chanson francophone face à des chanteuses plus jeunes et, sans doute, aussi superficielles que pétillantes.
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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

1er novembre 1981 : Décès à Marseille (F) de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES d’un cancer à l’âge de 50 ans. Jacqueline Christine Boissonnet, de son identité originale, naît le 25 mars 1931 à Paris. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Tchékov ou Goldoni. L’amitié chansonnesque de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons, qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelait pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962. Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public. Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ». En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. Elle fait encore un rapide retour à la musique en réenregistrant le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys en 1980. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse. A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.
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10 SEPTEMBRE

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

10 septembre 1912 : Naissance, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une video amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.

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Mireille Dumas – Photo (c) Charlotte Schousboe – France 3

10 septembre 1953 : Naissance, à Chartres, de la productrice et animatrice de télévision française Mireille DUMAS. Son enfance se déroule en province où elle est élévée par sa mère suite au décès de son père alors qu’elle a trois ans. Professionnellement, elle commence par faire du théâtre avant de réaliser des documentaires pour la télévision dans les années 1980. En 1991, elle crée sa société de production, « MD productions ». Cette dernière se spécialise dans les documentaires télévisés sociétaux. Puis, un an plus tard, Mireille Dumas se tourne vers un projet d’émissions de rencontres plus intimistes où les invités se révèlent au plus profond d’eux-mêmes: « Bas les masques ». A partir de cette date, la productrice va accueillir un nombre impressionnant de personnalités venant se confier sur des sujets parfois très personnels. C’est ainsi que de nombreux artistes et chanteurs francophones de renom seront au programme de ses émissions: Michel Sardou, Enrico Macias, Gilbert Montagné, etc. En 2000, elle lance un nouveau concept du même type: « Vie privée vie publique » sur France 3. Le 12 mars 2012, confirmant une certaine affection pour la chanson et les chanteurs, c’est elle qui est choisie pour présenter sur France 3, en compagnie de Cyril Féraud, le 57e Concours Eurovision de la chanson en direct de Bakou en Azerbaïdjan. Cette opération a d’ailleurs été reconduite en 2013 à Malmö en Suède. A partir de ce moment, la chaîne de télévision publique France 3 diffuse régulièrement les émissions de Mireille Dumas consacrée à des stars de la chanson francophone comme Michel Sardou ou, ci-dessous, Salvatore Adamo et Michel Jonasz par exemple.

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Pochette du single de 1997 « Bye bye »

10 septembre 1970 : Naissance, à Yaoundé au Cameroun, du rappeur français MENELIK aussi appelé MNLK et dont le vrai nom est Albert Tjamag. A l’âge de neuf ans, le petit Albert immigre en France où il est scolarisé à Paris. Il s’intéresse à la littérature et à la musique et, au cours de ses études à l’université en 1990, il rencontre Claude M’Barali, le futur MC Solaar, qui partage ses passions. Ce dernier s’apprête à enregistrer son premier disque, « Bouge de là », et Ménélik le suit dans cette nouvelle aventure musicale. Il enregistre alors un morceau qui figure sur une compilation rap: « Un petit rien de jazz ». Cela lui permet de se faire connaître sur le devant de la scène rap-jazz qui est très prisée, notamment, par les Britanniques. Sa popularité lui permet ainsi de sortir un premier album en 1995: « Phénoménélik ». On y trouve des chansons qui vont devenir des succès: « Tout baigne » et « Quelle aventure ».

Et l’artiste assure la première partie des concerts de MC Solaar qui, entretemps, est devenu une vedette. En 1996, Ménélik reçoit une Victoire de la Musique comme révélation masculine de l’année. Fort de ses premiers succès le rappeur enregistre un deuxième album disponible en 1997. Les deux premiers morceaux qui en sont extraits ne sont pas de nature à confirmer la popularité de Ménélik: « Faut se lâcher » et « Je me souviens » ne sont pas des tubes. Il faut donc attendre un troisième extrait remixé pour revoir Ménélik bien classé dans les ventes de disques avec « Bye bye ». 750.000 exemplaires du single sont vendus en l’espace de six mois. La préparation de l’album suivant avec ses différents voyages entre l’Europe et les Etats-Unis est très difficile et se termine par une grande dispute au sein de l’équipe. L’opus intitulé « OQP » sort toutefois mais il passe plutôt inaperçu tout comme l’album suivant qui est commercialisé un an plus tard: « E-Pop ». Petit à petit, Ménélik se désintéresse un peu de la musique au profit d’autres passions comme la création graphique, le lancement d’une ligne de vêtements, la photographie et le design. Toutefois, en 2008, Ménélik revient à la musique avec un nouvel album intitulé MNLK Project. Deux ans avant de déclarer qu’il arrête ses activités musicales. Pourtant, en 2017, il est de retour avec un morceau intitulé « Liquide » qui est extrait d’un nouvel album appelé « Qlassiks ». En 2018, il fait partie de la tournée « L’âge d’or du rap français » qui fait notamment escale, de façon exceptionnelle en Belgique, à La Louvière le 23 juin pour la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ».
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Bernard Degavre en 2006

Bernard Degavre en 2006

10 septembre 2006 : l’auteur, compositeur et interprète belge Bernard DEGAVRE se produit à 18h00 sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. S’accompagnant à l’harmonica et à la guitare, il est entouré de Guy Stroobant (guitare acoustique et banjo), Pierrot Debiesme (guitare acoustique, électrique et guitare-synthé), Barry Mc Neese (basse) et Philippe Mobers (batterie et percussions).

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21 MAI

ARNO Pochette album 2002

ARNO Pochette album 2002

21 mai 1949 : Naissance, à Ostende, du chanteur et acteur belge ARNO sous le vrai nom d’Arnold Charles Ernest Hintjens. Il s’intéresse très tôt à la musique qu’il écoute dans trois langues: le néerlandais, le français et l’anglais. Et c’est en anglais qu’il entame sa carrière au sein du groupe Tjens Couter (Tjens étant le pseudonyme de son nom Hintjens) à l’âge de 21 ans. La formation s’appelle ensuite TC Band (TC venant des initiales de Tjens Couter) entre 1977 et 1980 puis TC Matic entre 1980 et 1986. Avec ce dernier groupe, il connaît de bons succès en anglais et en français comme « Putain putain » (1983) ou « Elle adore le noir » (1985).

A la dissolution de TC Matic, le chanteur se décide à entamer une carrière solo sous le pseudonyme d’Arno. Il alterne alors à nouveau les chansons en anglais et en français. En 1992, il livre une interprétation éblouissante du « Bon Dieu » de Jacques Brel et, un an plus tard, il reprend et adapte à sa façon « Les filles du bord de mer » de Salvatore Adamo.

D’autres titres, originaux, vont asseoir la carrière d’Arno: « Les yeux de ma mère », « Lola, etc. », « Chic et pas cher », etc. En 1999, il enregistre un duo avec BJ Scott qui mélange savamment « La fille du père Noël » de Jacques Dutronc avec « The jean genie » de David Bowie. Deux ans plus tard, c’est avec Stephan Eicher qu’il partage le succès des années 1960: « Ils ont changé ma chanson ». Parmi les autres reprises mémorables de son répertoire, on peut encore citer « Comme à Ostende » (Léo Ferré et Jean-Roger Caussimon), « Elisa » (Serge Gainsbourg), « Sarah » (Georges Moustaki) et même « Vous les femmes (Pauvres diables) » (Julio Iglesias). En concert, Arno se révèle être une véritable bête de scène et on peut même dire que le personnage y prend une autre dimension. Une dimension et une démarche qui ont poussé quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films: Jan Bucquoy pour « Camping Cosmos » en 1996, Michel Piccoli pour « Alors voilà » en 1997, Martine Doyen pour « Komma » en 2006 et Samuel Benchetrit pour « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » en 2008.
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En 1998

En 1998

21 mai 1972 : Naissance, à Paris, du chanteur de rap et acteur français Stomy BUGSY sous son vrai nom de Gilles Duarte. Né de parents capverdiens, il grandit à Sarcelles en banlieue parisienne avec ses cinq frères et sœurs. A 18 ans, il se lance dans le rap avec des copains et crée le Ministère A.M.E.R. notamment avec Passi. Il connaît un beau succès avec cette première expérience musicale qui lui procure aussi quelques ennuis pour les propos tenus dans les morceaux envers la police, les autorités et la justice. En 1996, il prend ses distances avec le groupe pour se tourner vers une autre forme de rap qu’il veut pratiquer en solo. Il récolte alors un énorme succès radiophonique et commercial avec le titre « Mon papa à moi est un gangster », extrait de l’album « Le calibre qu’il te faut » en 1998.

Son pseudonyme de Stomy Bugsy lui vient du mafieux juif américain Bugsy Siegel et du premier label américain de rap Tommy Boy Records. En mai 1998, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en compagnie d’autres rappeurs comme Passi, Doc Gynéco ou Neg Marrons pour y célébrer en musique l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Il se tourne alors vers le cinéma qui lui propose de bons rôles dans « Le boulet » aux côtés de Benoît Poelvoorde et Gérard Lanvin (2002) ou encore Gomez et Tavares (2003). Par la suite, il fonde le collectif de chanteurs capverdiens « MC Malcriado » et il connaît une belle popularité au sein de ce groupe avec le titre « Assim ki fetu » en 2010. Cinq ans plus tard, en avril 2015, Stomy Bugsy revient avec un nouvel album téléchargeable légalement en payant sur internet: « Royalties ».
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