MARJANE Léo

Léo Marjane dans les années 1930

La chanteuse française Léo MARJANE naît le 26 août 1912 à Boulogne-sur-Mer sous le nom de Thérèse Gendebien. Elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ».
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Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais.
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Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Gilbert Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Léo Ferré (« Monsieur mon passé »).
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Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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VERNAY Lucienne

Lucienne Vernay en 1958

L’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY naît le 12 décembre 1919  à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ».
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Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.
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En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».
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Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq d’Or de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian.
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En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus.
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Cette œuvre a été reprise et « dépoussiérée » par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012.
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En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors.
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Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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9 FEVRIER

9 février 1945 : Naissance, à Bénouville en Normandie, du chanteur français Gérard LENORMAN. Né d’un père inconnu, soldat allemand, Gérard vit une grande partie de sa jeunesse en Auvergne chez sa grand-mère qui remplace une maman plutôt ingrate qui lui donne toutefois son vrai nom : Lenormand (avec un « d »). A douze ans, il écrit une chanson: « Le Vagabond ». A l’ombre des volcans auvergnats, il apprend le métier de tourneur et il découvre la musique par l’intermédiaire des bals du samedi soir, une véritable école d’endurance pour un chanteur. Une nuit, au retour de l’une de ces prestations, sa voiture quitte la route et Gérard se retrouve à l’hopital pour de longs mois de soins et de rééducation. Il en profite pour composer et écrire les chansons qui seront des succès bien plus tard.

En 1968, il rencontre Brigitte Bardot qui apprécie ses mélodies au point d’enregistrer l’une de celles-ci: « La fille de paille ». Il décide de s’installer à Paris. En 1969, Julien Clerc tient le rôle principal de la comédie musicale « Hair » à Paris. Mais ses disques commencent à bien se vendre et il doit abandonner le spectacle. C’est Lenorman qui est appelé à le remplacer en 1970 sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Il enregistre un premier 33 tours avec « Le Vagabond » (déjà sorti en 45-tours en 1967) et « La fille de paille » mais aussi des chansons de « Hair ». Le succès est mitigé. Il change d’équipe et s’entoure d’un staff bien rodé qui travaille notamment avec Joe Dassin: Jean-Jacques Souplet est le directeur artistique et Bernard Estardy le preneur de son. Le chef d’orchestre et arrangeur musical se nomme Guy Mattéoni et travaillera plus tard avec Dave, Francis Cabrel et Céline Dion avant de composer « Nuit de folie » pour « Début de soirée » et de devenir, dans les années 2000-2010, le chef d’orchestre de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Le deuxième album de Gérard Lenorman, qui sort à la fin de l’année 1972, devient rapidement une compilation de ses premiers véritables succès: on y retrouve « Il », « De toi », « Le petit prince », « Les matins d’hiver », « Les jours heureux » et « La fête des fleurs ». La carrière de l’artiste est lancée. Elle se poursuit avec une multitude de « tubes »: « Si tu ne me laisses pas tomber », « Le magicien », « Quelque chose et moi », « Et moi je chante », « Le funambule », « La ballade des gens heureux », « Michèle », « Gentil dauphin triste », « Un ami », « L’enfant des cathédrales », « Lilas », « Dieu est amoureux », « Boulevard de l’océan », « Si j’étais président », « La petite valse », « Warum mein vater », etc.

En 1983, Lenorman enregistre « On a volé la rose » alors que François Mitterrand, le socialiste, est Président de la république française depuis deux ans. Certains programmateurs « frileux » n’osent pas diffuser cette chanson sur les ondes et, lentement, Gérard Lenorman se raréfie sur les antennes radiophoniques françaises. Depuis cette époque, le chanteur continue d’enregistrer des albums et participe au concours Eurovision de la chanson en 1988, à Dublin, avec « Chanteur de charme ». Il poursuit également ses concerts aux quatre coins de la francophonie. Une bonne chose car c’est assurément sur scène que Lenorman a préservé sa dimension maximale. En 2011, l’artiste effectue un retour magistral en surfant sur la mode des albums de duos et en enregistrant un opus astucieusement intitulé « Duos de mes chansons ». Tout un répertoire du patrimoine de la chanson francophone est ainsi (re)découvert par toute une génération de jeunes artistes, comme Zaz et Grégoire, et un nouveau public qui vient remplir les salles de spectacles. Le disque reste en tête des ventes françaises pendant plusieurs semaines.
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Fin 2012, une version spécialement québécoise de cet album de duos est commercialisée au Canada. Au même moment, une nouvelle édition de « Duos de mes chansons » permet de redécouvrir « Soldats ne tirez pas » que Gérard partage avec Mikelangelo Loconte, « La petite valse » avec Elisa Tovati et « Gentil dauphin triste » avec Tale of Voices. Au début de l’année 2015, au cours d’une émission télévisée de France 3 « Du côté de chez Dave » où il apparaît au côté de Serge Lama, il dévoile une chanson d’un futur album à paraître où il a collaboré avec l’auteur de « Je suis malade ». Inversement, une chanson composée par Lenorman (« Hop tempo ») se trouve sur l’album de Serge Lama (« Où sont passés nos rêves ») qui est commercialisé à la fin 2016. Aux dernières nouvelles, l’opus tant attendu de l’artiste serait prévu pour le courant de l’année 2021.
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21 NOVEMBRE

Daniel Guichard en 2011

21 novembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur français Daniel GUICHARD. Son père est d’origine bretonne et sa mère à la fois Russe, Polonaise et Ukrainienne. Il passe son enfance à Paris et, à quinze ans, lorsque son père décède, il va travailler aux Halles où il décharge les marchandises. Passionné de chanson française, il fréquente les cabarets parisiens après le boulot. Il y rencontre des artistes et des musiciens et décide d’y interpréter quelques chansons de Bruant accompagné par un accordéoniste. Il approche encore un peu plus le milieu artistique par le biais du « business »: en 1965, il est engagé chez Barclay pour gérer les stocks de disques. Quelques mois plus tard, à la faveur d’une audition, il change de fonction et signe un contrat d’interprète pour les disques Barclay. Ses premiers 45-tours n’obtiennent qu’un succès très limité et, pendant quatre ans, il apprend le métier de la scène dans les cabarets et boîtes à chansons de Paris. En 1971, il décroche la timbale grâce à une chanson qui va le propulser dans tous les hit-parade de l’époque: « La tendresse ».

Daniel Guichard est alors prêt à affronter le succès et le public qui en redemande. Il remet ainsi le couvert avec « Faut pas pleurer comme ça ». Ces deux « tubes » rapides lui permettent de se présenter à l’Olympia dès 1972 avec les chansons de deux albums dont l’un est encore à commercialiser. Daniel Guichard enregistre alors chanson sur chanson avec une régularité exemplaire: « La nuit », « Pourquoi » et « T’en souviens-tu Marie-Hélène ». En mars 1973, il est à l’affiche, en Belgique, de la soirée de clôture du Festival de la chanson d’Obourg près de Mons: sa prestation est encadrée par celle d’Yves Simon avant lui et le tour de chant de Barbara juste après. Au début 1974, il sort un disque en hommage à son père disparu: « Mon vieux ». Cette chanson a été composée par Jean Ferrat et écrite par Michelle Senlis en 1963 pour un certain Jean-Louis Stain [http://www.jean-louis-stain.fr/index_fichiers/Page573.html]. Daniel Guichard en rafraîchit un peu les paroles et en fait un « tube » monumental qui lui colle toujours à la peau. Fin 1974, le nouvel opus de l’artiste se vend comme des petits pains et son succès du moment est la « Chanson pour Anna », une évocation intéressante de la vie d’Anne Frank et de son témoignage contre les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Très productif, Guichard poursuit sa route du succès avec « La découverte » (1975) et se fait plaisir en enregistrant un album entier consacré aux chansons de l’une de ses idoles: Edith Piaf. Sa version violonesque de « Mon manège à moi » est tout simplement époustouflante mais « Bravo pour le clown » n’est pas mal non plus. Au point de vue des spectacles, le chanteur est à l’affiche de l’Olympia de Paris en 1975 et 1976. En 1976, il enregistre un 45 tours avec « Je t’aime tu vois » et « Ce n’est pas à Dieu que j’en veux ». Le second titre est, à nouveau, une chanson plutôt engagée où Guichard hurle toute son inimitié pour le clergé sur un rythme disco. Mais, avec le temps, il faut bien dire que le répertoire de Daniel reste marqué par de grandes chansons d’amour comme « Je viens pas te parler d’amour » en 1978. Depuis 1975, l’artiste a décidé de devenir son propre producteur et de faire distribuer ses disques par des sociétés phonographiques. Il est ainsi le propriétaire de ses oeuvres et peut également produire d’autres artistes comme il le fait au début des années 1980 pour Angel Girones ou Jean-Claude Annoux. Il se lance aussi à la même époque dans l’aventure de la radio libre en créant, à Nanterre près de Paris, une station émettant 100% de chanson française: Radio Bocal. Mais cela ne l’empêche pas de poursuivre sa carrière personnelle et de connaître à nouveau un grand succès en 1983 avec « Le gitan ». Et, après avoir enregistré de grands classiques français comme « Parlez-moi d’amour » sur un album sorti en 1981, il s’attaque cette fois aux répertoires de Maurice Chevalier et de Charles Trenet sur deux 33-tours distincts. Depuis lors, Daniel Guichard n’a cessé de sortir, tous les deux ans, un CD avec des nouvelles chansons. La médiatisation et la commercialisation de ceux-ci n’ont pas été des plus réussies mais cela tient sans doute au fait que Guichard a voulu tout prendre en mains: de la conception des chansons à la promotion et la vente de celles-ci, ce qui n’a sans doute pas plu à tout le monde dans le milieu du disque. Depuis quelques années toutefois, les changements intervenus dans « le métier » font qu’aujourd’hui Daniel Guichard est revenu au premier plan de l’actualité grâce à internet, aux réseaux sociaux et à quelques amis fidèles comme Michel Drucker ou Patrick Sébastien par exemple. C’est ainsi que, du 14 au 22 avril 2012, il parvient à se produire à nouveau sur la scène de l’Olympia à Paris avec un extraordinaire succès. Il assure aussi deux soirées au Grand Rex à Paris les 17 et 18 janvier 2015.  Et pour ses 70 ans, il se produit à nouveau à l’Olympia de Paris du 21 au 25 novembre 2018.
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Billy BRIDGE en 1963

Billy BRIDGE en 1963

21 novembre 1994 : Décès, à Paris, du chanteur et compositeur français Billy BRIDGE à l’âge de 48 ans. Pour en savoir plus sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Higelin – Album 2013

21 novembre 2013 : le 66e palmarès de l’Académie Charles-Cros est dévoilé l’Auditorium 105 (Studio Charles Trenet) de la Maison de Radio France à Paris. Il veille, comme chaque année, à mettre en valeur les nouvelles productions discographiques, à soutenir la création et le développement de carrière des interprètes ainsi que l’édition graphique et phonographique. Le prix In Honorem pour interprète est attribué à Jacques HIGELIN pour l’ensemble de sa carrière à l’occasion de la parution de son album « Beau Repaire ».

Le grand prix international du disque et du DVD est décerné, dans la catégorie chanson, à Alexis HK pour son album « Le dernier présent » et à Alex BEAUPAIN pour l’opus « Après moi le déluge ». Dans la catégorie jeune public, c’est Alain SCHNEIDER qui remporte la palme avec « Le vent qui nous mène ». Enfin, dans la catégorie Parole enregistrée et documents sonores, les gagnants sont les TETES RAIDES pour « Corps de mots » (1 CD + 1 DVD). La Fédération des festivals de chanson francophone remet son Grand Prix Charles Cros pour la scène à Dominique A pour son spectacle « Vers les lueurs ». Enfin le Grand Prix de la Révélation Scène aboutit entre les mains de BARCELLA pour son spectacle « Charabia ». La cérémonie s’achève avec la remise des prix Charles Cros des lycéens qui donnent leur préférence à Kery JAMES pour « Lettre à la République », CABADZI pour « Lâchons-les » et JALI pour « 21 Grammes ».
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SABAM logo21 novembre 2014 : la Société des Auteurs Belges, la SABAM, attribue ses récompenses, les SABAM Awards, pour la première fois à des artistes vivant dans la partie francophone du pays. La cérémonie a lieu à Mons, ville capitale européenne de la culture en 2015. Des jurys externes, composés de spécialistes, décernent 14 Awards. Dans la catégorie musique, Antoine CHANCE gagne le prix « Chanson française ». La palme des « Musiques Urbaines » revient à Veence HANAO. Un Award récompense également une chanson qui s’est particulièrement distinguée : « Dusty Men » de SAULE interprétée en duo avec Charlie WINSTON. Enfin, le slammeur MOCHELAN remporte le prix des « Arts de la Scène-Auteur » pour le spectacle « Nés Poumon Noir ».

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14 NOVEMBRE

Marc Aryan en 1975

14 novembre 1926 : Naissance, à Valence dans la Drôme, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN sous son vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

14 novembre 1945 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur, compositeur et interprète français Stéphan REGGIANI. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Patrick Sébastien en 1977 – Photo Pascal Carqueville

14 novembre 1953 : Naissance, à Brive-la-Gaillarde, de l’imitateur, humoriste, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Patrick SEBASTIEN sous son vrai nom de Patrick Boutot. L’enfance de Patrick se passe à Juillac où il est élevé par sa mère. Il ne connaît alors pas son père dont il découvre l’identité à sa majorité. Il est passionné de sport et pratique le rugby dès son plus jeune âge. Il songe d’ailleurs en faire son métier. Mais, avec le temps, il pense à des études sérieuses et s’inscrit à la faculté des lettres qu’il fréquente un moment. Après ça, il « monte » à Paris et exploite ses qualités d’imitateur qui font tant rire ses copains rugbymen. Il compose un spectacle d’imitations qu’il va présenter dans divers cabarets où il reçoit un minuscule cachet et quelques timides applaudissements. Il décide de prendre un pseudonyme qui est le prénom de son premier fils né en 1971: Sébastien. Il s’accroche et s’entête avec raison puisque, en 1976, il parvient à se faire remarquer par les célèbres producteurs de télévision français Maritie et Gilbert Carpentier. Il effectue un premier passage télé remarqué dans « Numéro Un » puis l’animateur et producteur de télé Guy Lux ainsi que Michel Drucker l’accueillent dans leurs émissions respectives. Il n’en faut certes pas plus pour que la France profonde découvre un petit gars sympathique qui leur ressemble. Les Français vont même pouvoir le voir de près car, cette année-là déjà, il se retrouve en première partie de Michel Sardou à l’Olympia de Paris. L’ascension de l’imitateur est alors fulgurante. Et les tournées en province, en Belgique et en Suisse vont s’accumuler aux côtés de Joe Dassin, de Gérard Lenorman, d’Annie Cordy et de Dave entre autres. Petit à petit, avec le temps et les différents spectacles qu’il propose, il songe à établir un contact plus permanent avec son public. Il décide de remettre un projet pour la télévision française et celui-ci est accepté. Il est basé sur ses imitations bien sûr puis sur sa manière de se « faire la tête de quelqu’un » avec force maquillage et déguisement. Ses émissions s’appellent « Carnaval » et « Sébastien c’est fou » dans les années 1980. Il y invite des artistes à venir se déguiser en d’autres artistes à qui ils ressemblent parfois très vaguement. Les hommes politiques français de tous bords se prêtent également à ce jeu qui s’avère très lucratif. Au début des années 1990, Patrick Sébastien décide de donner leur chance à des jeunes humoristes qu’il va produire: Albert Dupontel et Dany Boon sont de ceux-là. Nicolas Canteloup et Shirley & Dino suivent des années plus tard. En 1992, après avoir participé à la soirée des Enfoirés à l’Opéra Garnier pour les Restos du Coeur, il met sur pied l’un de ses plus grands succès télévisuels: « Le grand bluff ». En 1995, l’émission « Osons », diffusée sur TF1, va encore plus loin dans la parodie et la satire et s’attire quelques foudres des bien-pensants. Un an plus tard, il quitte la chaîne privée française TF1 pour le service public de France 2 où il lance, en 1998, « Le Plus Grand Cabaret du Monde ». Après avoir enregistré un certain nombre de disques en tant qu’imitateur, Patrick Sébastien exploite son image de gai luron pour se lancer dans la chanson festive dès le début des années 2000 avec le disque « Pourvu que ça dure » (2002). Cette aventure se poursuit depuis et les succès se suivent avec « Tourner les serviettes » et « Les sardines » par exemple.

Ardent amateur et défenseur de la chanson francophone, il découvre, en 2003, l’auteur-compositeur-interprète français Yves Jamait dont le premier album est devenu introuvable à cause de la faillite de la firme de disques. Il décide de produire son second album mais également de ressortir commercialement le premier. A partir de 2007, il produit et présente, sur France 2, l’émission « Les Années Bonheur » qui est un heureux mix de chansons d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Grâce à l’aide de Fabien Lecoeuvre entre autres, il parvient à retrouver des stars oubliées et à les inviter à chanter sur son plateau. C’est notamment le cas, en novembre 2013, avec la chanteuse portugaise Linda De Suza qui crée alors un intense moment d’émotion. A la rentrée 2017, la nouvelle direction de France 2 fait savoir à Patrick Sébastien qu’il n’aurait plus droit qu’à la présentation de deux de ces émissions-là. La seconde et donc dernière des « Années Bonheur » est diffusée le 4 novembre 2017 avec, comme invités, Gérard Lenorman, Sheila, Pierre Perret, Jean-Pierre Mader, Louane, d’autres artistes non francophones ainsi que des humoristes comme Roland Magdane, les Jumeaux, Jean-Marie Bigard ou Elie Semoun entre autres. Mais, alors que « Les Années Bonheur » sont finalement reconduites pour la saison 2018-2019, Patrick Sébastien se fait remercier par la direction de France Télévisions après des propos qui lui sont reprochés en octobre 2018. Cette éviction médiatique lui fournit alors les éléments d’un livre qu’il publie sous le titre « Sans chaînes ». Et elle lui permet aussi de retrouver le chemin des studios d’enregistrement pour un album dont la sortie est prévue en novembre 2019 : « Entre nous. » En 2020, le confinement et la pandémie du coronavirus covid-19 donnent l’occasion à Patrick Sébastien de préparer toute une série de chansons totalement festives qu’il destine à placer sur un album qui prend le titre de la première chanson à en être extraite pour les médias : « On dégoupille ».
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NAGUI – Photo (c) France 3 – G. Bedeau

14 novembre 1961 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, de l’animateur de radio et de télévision, producteur et comédien NAGUI, de son nom complet Nagui Fam. Son père est gréco-égyptien et professeur de littérature française au Caire. Sa mère est franco-italienne et est prof de français. En 1964, toute la famille s’installe en France à Aix-en-Provence avant de vivre quelques mois au Canada en 1966 et de revenir à Cannes où Nagui passe le reste de son enfance et son adolescence. Après ses études secondaires, il s’inscrit à la Faculté des Sciences. Mais sa passion pour la musique le pousse à organiser et à animer des soirées à Cannes. C’est la grande époque des radios dites « libres » et, au début des années 1980, Nagui décide qu’il va devenir animateur. Il part à Paris pour, officieusement, suivre des hautes études commerciales. Mais, officiellement, son idée est de se rapprocher du monde de la radio. Et, finalement c’est à Radio France Nice Côte d’Azur qu’il est engagé. Il y rencontre des professionnels qui lui permettent d’évoluer dans l’univers des medias régionaux: en 1983, il présente l’émission « Club 06 » sur Télé Monte Carlo. En 1986, il fait la connaissance de l’animateur Laurent Boyer et il travaille alors à Chic FM. Puis, un an plus tard, il est engagé sur la télé privée M6 pour présenter « Clip Dédicace ». La célèbre programmatrice de la radio périphérique française RTL, Monique Le Marcis, le remarque et lui demande de présenter des émissions sur la chaîne où il devient une vedette de l’antenne. Après un bref passage à la télé privée française TF1, il fait les beaux jours de l’éphémère télé privée « La Cinq » en 1991 avec « Que le meilleur gagne ». Deux ans plus tard, comprenant un peu mieux les rouages d’un monde audiovisuel français en pleine évolution, il crée sa société: « Air Productions ». Il propose alors à France 2 une nouvelle émission musicale enregistrée et réalisée en public par son comparse Gérard Pullicino: « Taratata ». C’est d’emblée un carton pour ce programme qui dure des années et qui est diffusé pour la première fois le 10 janvier 1993.

Il adapte alors des projets de jeux étrangers à l’écran français: « N’oubliez pas votre brosse à dents » (1994), « Miroir, mon beau miroir » (1995) et « Cocktail » (1996). La fin des années 1990 est plus difficile pour Nagui qui est soupçonné dans l’affaire des animateurs-producteurs trop bien payés pour officier sur les antennes du service public français. Il reste producteur de « Taratata » sur France 2, présenté alors par Alexandra Kazan, mais il retourne à TF1. Les émissions que Nagui va alors proposer sur la chaîne privée ne vont jamais atteindre leur objectif. En 1999, il part à Canal + pour prendre la succession de Gildas et de Caunes à « Nulle part ailleurs ». L’expérience ne dure que quelques mois et Nagui revient à France 2 en 2001. Les divers programmes qu’il présente alors récoltent tous une audience correcte mais moyenne. Et il faut attendre 2005 et le retour de « Taratata » présenté par Nagui sur France 4 pour que sa carrière prenne un nouvel élan. Dans la foulée de ce retour gagnant, Nagui propose, en 2006, un nouveau jeu intitulé « Tout le monde veut prendre sa place » et c’est tout de suite un succès. En décembre 2007, un défi musical d’origine britannique va permettre à Nagui de rester populaire: « N’oubliez pas les paroles » sur France 2. La passion de Nagui pour la musique lui permet aussi de présenter, seul ou en partage, les soirées des Victoires de la Musique que sa société « Air Productions » réalise chaque année de 2009 à 2011. A l’automne 2015, l’émission Taratata refait son apparition présentée par Nagui sur France 2 un samedi soir à 20h30. Le 28 octobre 2017, France 2 diffuse à 21h00 l’émission célébrant les 25 ans de Taratata enregistrée au Zénith de Paris avec, entre autres, Bernard Lavilliers, MC Solaar, Jane Birkin, Pascal Obispo, Charles Aznavaour, Catherine Ringer, Zazie, Eddy Mitchell, BB Brunes, Raphaël, Claudio Capéo, Nolwenn Leroy, Bénabar, Cali, Féfé, Renan Luce, Slimane, Black M, Brigitte, M, Julien Doré et Dick Rivers qui, à 72 ans, fait sa réapparition médiatique après avoir connu de graves problèmes de santé. Depuis cette date, le programme est régulièrement proposé sur France 2 en « prime time » (100% live) ou en seconde partie de soirée. Avec toujours autant de succès.

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Anny Gould en 1957

14 novembre 2013 : Décès, à Vierzon, de la chanteuse française Anny GOULD à l’âge de 93 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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21 OCTOBRE

Album 2011

21 octobre 1929 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’homme de télévision et de radio ainsi qu’écrivain et interprète français Pierre BELLEMARE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie musicale, veuillez CLIQUER ICI.
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Juliette Gréco en 1954

21 octobre 1954 : Juliette GRECO fait ses débuts sur la scène de Bobino à Paris et livre un tour de chant de 50 minutes.
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Vincent Baguian en 2011 (c) Passion Chanson

21 octobre 1962 : Naissance, à Saint-Ouen, de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent BAGUIAN sous le nom de Vincent Pambaguian. Né dans une famille d’origine arménienne avec des parents fonctionnaires, il arrête ses études pour devenir coursier dans une agence de publicité à l’âge de 18 ans. Il grimpe les échelons de la société qui l’emploie pour, au fil du temps, devenir concepteur-rédacteur. S’intéressant à la musique et, plus particulièrement, à la chanson, il essaie d’orienter son travail vers le milieu musical français et il travaille ainsi sur des maquettes pour des albums de Serge Gainsbourg notamment. Sa passion pour le travail d’auteur-compositeur l’amène à enregistrer ses chansons sur un album intitulé « Triste » et qui est commercialisé sans grand succès en 1991. Il s’inscrit aux Rencontres d’Astaffort en 1995 et le fondateur de ces formations à l’écriture, Francis Cabrel, tombe sous le charme de ses chansons. Il lui permet de réaliser un deuxième album que Cabrel produit sur son label « Chandelle ». L’opus a pour titre « Pas mal » et est bien promotionné par un titre qui passe tout l’été sur les ondes de Radio France : « Les vélos d’Amsterdam ». Le chanteur rencontre alors Zazie avec qui il se lie d’amitié. Il lui écrit quelques textes de chansons et elle lui demande d’assurer quelques premières parties de concerts. Ensemble, ils interprètent en duo le titre « Simple comme bonjour » qui se trouve sur l’album suivant de Vincent qui a pour titre « Mes chants ». L’opus est disponible en 2000 et il est bourré de mélodies astucieuses couplées à des textes poétiques et humoristiques où, comme dirait Charles Aznavour, les calembours sont mouillés d’acide. En 2003, la chanteuse invite Vincent Baguian sur la scène parisienne du Bataclan pour y chanter avec lui « Je ne t’aime pas », chanson interprétée seul par son auteur sur l’album « Mes chants ». Et, dans la foulée, ils écrivent ensemble le conte musical « Sol en Cirque » qui est enregistré par divers artistes et qui est vendu au profit de « Sol en Si », association de lutte contre le SIDA. L’auteur-compositeur est alors sollicité par d’autres artistes qui apprécient son boulot. C’est le cas de la comédienne Elisa Tovati qui lui demande d’écrire quelques textes pour l’album qu’elle enregistre en 2006 : « Je ne mâche pas les mots ». Puis, Vincent Baguian peaufine son troisième album qui se place dans la lignée du précédent et qui confirme ses talents d’écriture : en 2007 sort « Ce soir, c’est moi qui fais la fille ».

Il convainc les producteurs français de spectacles musicaux, Dove Attia et Albert Cohen, d’écrire les livrets de leurs projets. Il est ainsi l’auteur de toutes les chansons de la comédie musicale « Mozart, l’opéra rock » en 2009. Et l’expérience, concluante, se poursuit avec « 1789, les amants de la Bastille » en 2012, « Mistinguett, reine des années folles » avec Carmen Maria Vega en 2014 et « Le Rouge et le Noir » (avec d’autres auteurs dont Zazie) en 2016. Entretemps Vincent Baguian poursuit sa carrrière de chanteur en se produisant sur scène avec Hugo Renard. C’est le cas le 21 juillet 2011, au Salon Bleu, pendant les Francofolies de Spa.

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12 OCTOBRE

Luciano Pavarotti

12 octobre 1935 : Naissance, à Modène, du ténor italien Luciano PAVAROTTI, des suites d’un cancer du pancréas. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Frank Alamo en 1964

12 octobre 1941 : Naissance, à Paris, du chanteur français Frank ALAMO sous le nom de Jean-François Grandin. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Clémentine Célarié - Pochette de l'album de 1996

Clémentine Célarié – Pochette de l’album de 1996

12 octobre 1957 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de l’actrice, chanteuse et écrivaine française Clémentine CELARIE. A 18 ans, après avoir passé son bac, elle part un an aux USA puis suit des cours de théâtre et de chant à Paris. Mais c’est par la radio qu’elle entame sa carrière artistique. Elle anime une émission avec Christophe Bourseiller sur la première station thématique destinée aux jeunes de Radio France, « Radio 7 », en 1980. Par la suite, toujours très intéressée par la musique, elle est choisie par l’animateur Jean-Bernard Hebey en 1983 pour présenter l’émission de radio française « 22 V’là l’Rock! spéciale femmes » où elle propose des petits sketches. Sur France Inter, elle participe aussi à l’émission « Comme des mouches » de Jean-Marc Terrasse puis rejoint Julien Delli Fiori en 1985 pour « Jazz à tous les étages ». Entretemps, Clémentine poursuit ses essais pour le cinéma et, après quelques rôles légers, elle finit par « exploser », en 1986, dans le film « 37°2 le matin » de Jean-Jacques Beineix. Elle est nommée au César du meilleur second rôle. Par la suite, elle se révèle pleinement au cinéma dans des films comme « La Femme secrète », « La Vie dissolue de Gérard Floque » ou « Le Complexe du Kangourou ». Ses activités radiophoniques se diluent alors de plus en plus dans une carrière de plus en plus orientée vers le cinéma, le théâtre, la télévision mais aussi la musique et la chanson. C’est ainsi qu’en 1996 elle commercialise l’album intitulé « Pas l’âme d’une dame » dont la chanson « Petit déjeuner » est extraite.

Puis, en 2002, Clémentine Célarié chante sur le single « Tengo Nada » de Charles Schillings et Pompon F. Un an plus tard, elle collabore avec Stéphane Pompougnac sur le titre « Morenito ». Et, en 2006, elle enregistre l’album « Family Groove » réalisé par son fils Abraham et Eric Serra. Elle y chante avec ses trois fils: Abraham, Gustave et Balthazar. Il s’agit d’un album qui fait suite au spectacle qu’ils ont donné ensemble en 2005. Un an plus tard, à l’occasion de la sortie d’un coffret de trois disques compacts des grands succès de Véronique Sanson, Clémentine enregistre un duo avec la chanteuse : « Un peu d’air pur et hop ». En 2011, elle présente, au festival d’Avignon, « Groove », un autre spectacle chorégraphique et musical qu’elle interprète avec ses trois fils et Sidney.
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Elio Visconti en 1979

Elio Visconti en 1979

12 octobre 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge d’origine italienne Elio VISCONTI sous le véritable patronyme d’Elio Tavolieri. Il naît et grandit dans un milieu modeste où le père, Antonio, est glacier après avoir été mineur de fond pendant cinq ans. Mais Antonio est aussi un accordéoniste réputé dans son village natal d’Atina. Du coup, l’enfance et l’adolescence d’Elio sont baignées de musique. Toutes les occasions lui sont bonnes pour chanter: à l’église paroissiale, à la maison des jeunes, lors des mariages, des communions, des anniversaires et des fêtes scolaires. Dès l’âge de douze ans, il fait partie d’un groupe de bal de la région de Liège. Quatre ans plus tard, il est repéré par Andrée Simons, auteur-compositeur-interprète belge, qui lui écrit deux chansons. Ces dernières permettent à Elio de participer au Festival de la chanson française de Spa. Mais, alors qu’il est finaliste de la sélection belge, son âge ne lui permet pas de chanter à Spa. Qu’à cela ne tienne, il est alors présenté à Roland Verloven, producteur belge ayant pour pseudonyme Armath, qui lui fait enregistrer son premier disque à 20 ans. L’une des faces contient une chanson en italien, « Lei », et l’autre un titre en français « Tellement femme » avec un texte de Claude Lombard. Ce 45 tours lui ouvre les portes d’une émission télévisée de RTL: « La bonne franquette » de Valérie Sarn. En 1980, son deuxième disque connaît le succès avec « Le chien de l’Italien » signé par Paul Libens et Jean-Marie Troisfontaine. Il devient un habitué des émissions de radio belges francophones de la RTBF et des radios libres. Ne reniant pas ses origines, il est aussi régulièrement l’invité de l’émission « Buena Domenica » sur RTL Télévision. En 1985, il connaît un petit succès avec la chanson « Le coeur en souffrance ». A l’aube des années 1990, Elio rencontre le Mouscronnois Philippe De Keukeleire, fils du célèbre Marcel, qui lui propose d’éditer et produire ses disques.

Il enregistre ainsi une chanson aux rythmes sud-américains, « Samba Rio » (1988), puis un medley disco des grandes mélodies italiennes, « Italia 90 », qui sort à point nommé pour le Mondial de football en 1990. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous et la collaboration d’Elio avec son nouveau producteur ne va pas plus loin. L’artiste délaisse alors un peu la chanson pour se consacrer à l’organisation d’événements dans la région liégeoise. Mais il écrit néanmoins le titre « Love and Sport » pour le champion belge de tennis de table Jean-Michel Saive en 1993. Et puis, en 2005, il se présente au Festival de la Chanson Italienne de Liège où il rafle trois récompenses. En 2006, Elio Visconti rend hommage à son père et à tous ces Italiens venus travailler dans les mines de Belgique 60 ans plus tôt en enregistrant un CD de cinq chansons consacrées à l’immigration italienne. Le disque, tiré seulement à 1.500 exemplaires, est vendu au cours des différentes cérémonies organisées à l’occasion de cet anniversaire dans les environs de Liège.
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Tonton David

12 octobre 1967 : Naissance, à La Réunion, du chanteur français TONTON DAVID sous le nom de David Grammont. Ayant toujours baigné dans la musique, il fait partie d’un collectif d’artistes ayant pour nom « Sound System High Fight International » à la fin des années 1980. Par la suite, il participe au développement du reggae-rap en France avec sa chanson « Peuples du monde ». Mais c’est la chanson « Sûr et certain » qui va le propulser sur les radios et dans les hit parades en 1994. Elle est extraite de l’album « Allez leur dire » qui entraîne sa nomination aux Victoires de la Musique. Début 1995, il fait partie du trio KOD (des initiales de Katche Manu, Oryema Geoffrey et David) qui interprète avec succès la musique du film « Un indien dans la ville » : la chanson « Chacun sa route ». En 1996, l’album « Récidiviste » va aussi connaître un certain succès grâce au single « Il marche seul ». A la même époque, il est à l’affiche du vingtième anniversaire du Printemps de Bourges. Après un quatrième album enregistré en 1999 (« Viens »), la firme de disques qu’il vient de quitter (Virgin) sort une compilation de ses succès en 2002. Installé dans la région de Metz, Tonton David continue à enregistrer des albums à la popularité plus discrète.
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Jean-Pierre Hautier

12 octobre 2012 : Décès du producteur et animateur de radio et télévision belge Jean-Pierre HAUTIER à l’hôpital Bordet de Bruxelles des suites d’un cancer. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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11 OCTOBRE

Jean-Jacques Goldman en 1990

11 octobre 1951 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Jacques GOLDMAN. Jean-Jacques naît dans une famille juive de quatre enfants. Il a une soeur qui est doctoresse et un frère, Robert, qui est auteur-compositeur de chansons. Il avait aussi un demi-frère, Pierre, militant d’extrême-gauche qui a été assassiné en 1979 par un groupe clandestin d’extrême-droite. Après avoir passé son bac en 1969, Jean-Jacques effectue des études supérieures de commerce à Lille jusqu’en 1973. A l’adolescence, passionné de musique et de Bob Dylan, il fonde un groupe avec des copains de lycée: « The Phalansters ». La formation se produit à quelques reprises dans des cercles d’étudiants et des maisons de jeunes. A la veille du départ de Jean-Jacques pour Lille, le groupe est dissous. En 1969, il fait aussi partie d’un groupe de paroissiens de Montrouge amateurs de gospel qui enregistrent un disque: « les Red Mountain Gospellers ». Jean-Jacques y joue de la guitare mais aussi de l’harmonica et de l’orgue. Deux ans après avoir terminé ses études, il est contacté par des amis musiciens du groupe Taï Phong. Leur chanteur est malade et ils ont besoin d’un remplaçant. Jean-Jacques accepte la proposition sans trop savoir si ce rôle de chanteur peut lui convenir. Et c’est le public qui va lui donner la réponse puisque le premier titre enregistré, « Sister Jane », est « le » « tube » de l’été 1975. Quelques mois plus tard, Jean-Jacques quitte le groupe et est persuadé qu’il peut entamer une véritable carrière de chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours avec deux titres: « C’est pas grave papa » et « Tu m’as dit ».

Le succès est timide mais on lui propose de retourner en studio pour un deuxième disque en 1977: « Les nuits de solitude ». Après un troisième essai en 1978, il change de maison de disques. Il débarque alors chez Epic où ses chansons motivent les responsables à lui laisser carte blanche pour réaliser un premier album. Goldman prend le temps de le peaufiner et l’opus sort en 1981 annoncé par une chanson qui cartonne: « Il suffira d’un signe ». Les autres titres de l’album ne connaissent pas la même popularité et la presse se déchaîne contre ce chanteur que certains qualifient d’insignifiant. Mais cela n’est pas grave puisque sa maison de disques insiste pour un deuxième album. Sorti en 1982, ce second opus est celui de la reconnaissance et toutes les radios diffusent « Quand la musique est bonne », « Comme toi » et « Au bout de mes rêves ». Avec son frère Robert, qui est devenu son manager entretemps, il fonde la maison de production JRG avec les initiales de Jean-Jacques et Robert Goldman. Le troisième album de Jean-Jacques est commercialisé en 1984 et porte un titre générique: « Positif ». Avec des succès comme « Envole-moi », « Encore un matin » et « Long is the road », il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il est alors question d’organiser une tournée de concerts et le chanteur fait d’abord appel aux musiciens qu’il connaît: Michael Jones est de ceux-là. La gloire se poursuit en 1985 avec l’album « Non homologué » et les chansons « Je marche seul » et « Je te donne » (en duo avec Michael Jones). Désormais, Goldman est l’une des têtes de file de la chanson francophone. Il enchaîne les enregistrements et les tournées dont celle de 1986 qui donne lieu à un album live où l’on découvre la choriste Carole Fredericks. Nouvelle surprise qui prouve l’inspiration abondante de Jean-Jacques: il écrit, compose et interprète un double album en 1987. « Entre gris clair et gris foncé » contient à nouveau quantité de « tubes »: « Elle a fait un bébé toute seule », « Là-bas » (en duo avec Sirima), « Puisque tu pars » ou encore « Confidentiel ». Au cours de la tournée qui suit, le chanteur accorde une place bien particulière à ses musiciens qu’il met en évidence. Et l’évolution naturelle de Goldman va vers un travail vocal plus important avec un mélange de timbres et de tessitures. Cela aboutit à une nouvelle expérience musicale de taille en 1990 avec la sortie d’un album réalisé en trio: Frédéricks, Goldman et Jones. Ce qui n’était qu’une aventure intéressante devient une grosse parenthèse dans la carrière de Goldman qui enregistre un second album avec Carole Fredericks et Michael Jones mais aussi avec les Choeurs de l’ex-Armée Rouge. L’opus a pour titre « Rouge » et, malgré son aspect très particulier, il connaît lui aussi un très grand succès populaire. Deux tournées francophones ont lieu avec cette formule du trio. Puis, en 1997, Jean-Jacques reprend seul le chemin des studios pour y enregistrer des chansons plus acoustiques: « On ira », « Sache que je », « Nos mains », « Quand tu danses » et « Bonne idée » se retrouvent sur l’album « En passant ». Alternant sans cesse les genres musicaux, Goldman imagine un autre projet pour 2001: composer et interpréter des chansons qui donnent envie de danser, des « chansons pour les pieds » (titre de l’album). Et, une fois de plus, les mélodies sont servies dans un emballage hors du commun: le boîtier du CD est à nouveau en métal mais laqué blanc et bleu cette fois. Il se vend à 1.600.000 exemplaires. Dans la foulée, une tournée est mise sur pied et, à ce jour, il s’agit de la dernière tournée de concerts effectuée par Jean-Jacques Goldman. Depuis 2004, l’artiste semble avoir décidé de mettre sa carrière de chanteur entre parenthèses. Mais, par contre, il ne cesse d’écrire et de composer pour d’autres chanteurs et chanteuses: Liane Foly, Patrick Fiori, Garou, Calogero et Circus. Il est celui qui a révélé une Céline Dion toute en nuances vocales lors de l’album qu’il a réalisé pour elle en 1995. Il apparaît aussi lors de concerts d’autres artistes et enregistre aussi quelques duos. En novembre 2012, le label de production indépendante des internautes créé par le fils de Jean-Jacques Goldman, Michaël, lance l’idée de faire interpréter les chansons de JJ Goldman par la jeune génération. L’album s’appelle tout simplement « Génération Goldman » et le succès est tellement important qu’un deuxième volume est commercialisé dans le courant de l’année 2013. Durant la même année, deux sondages réalisés par des journaux classent Goldman comme personnalité préférée des Français. Lors du décès de René Angelil au début 2016, c’est à Jean-Jacques Goldman que Céline Dion demande d’écrire et composer la chanson de circonstance « Encore un soir ». Enfin, à chaque fois au rendez-vous annuel des « Enfoirés » pour les soirées qu’il a décidé de mettre en place dès 1986, Jean-Jacques décide d’en arrêter la réalisation en mai 2016. Fin 2018, le clip de la chanson « Les gens qu’on aime » de Patrick Fiori permet d’apercevoir furtivement le compositeur Jean-Jacques Goldman dont les apparitions publiques sont désormais rarissimes. Jean-Jacques serait le troisième artiste à avoir vendu le plus de disques en France: près de 28 millions d’albums et de singles confondus.
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En 1999

11 octobre 1979 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française LARUSSO sous le nom de Lætitia Serero. D’un père marocain et d’une mère tunisienne juive, Larusso est la cousine de l’animateur français de télé et de radio Arthur. Dès son enfance, elle se passionne pour la musique et rêve d’être chanteuse. Les occasions se présentent pour elles lors de fêtes familiales, de mariages ou de communions et elle n’hésite pas à créer un petit groupe dont elle est la meneuse. A 18 ans, elle a l’opportunité d’enregistrer un disque qu’elle sort sous le nom de Larusso en raison de la teinte de ses cheveux (un peu comme Axelle Red). La chanson qui a pour titre « Je survivrai » est une remise au goût du jour d’une mélodie interprétée en français par Régine dans les années 1970 mais initialement un « tube » de Gloria Gaynor : « I will survive ».

Dans la foulée, elle publie un second single qui va connaître un véritable ras-de-marée médiatique: « Tu m’oublieras » en 1999. Et il s’agit, à nouveau, d’une chanson interprétée par Régine en 1980 cette fois sous le titre « Tu oublieras ». Plus de 1.200.000 exemplaires de ce nouveau disque de Larusso vont être vendus. Le troisième disque de la chanteuse, « On ne s’aimera plus jamais », sera encore un beau succès qui annonce la sortie de son premier album intitulé « Simplement ». Après une tournée d’été en première partie de Johnny Hallyday en 2000, elle connaît encore une grande popularité avec la chanson « Il suffira » et elle passe en vedette à l’Olympia de Paris avant de proposer des concerts au Canada, à la Réunion et en Europe francophone. A la fin de l’année 2001, Larusso sort un nouveau single, « Entre nous », extrait de son deuxième album éponyme. Mais, cette fois, le succès n’est pas au rendez-vous et l’artiste doit très vite déchanter en perdant rapidement son statut de vedette populaire. On ne reverra plus Larusso avant 2006 et un bref passage dans l’émission « Hit Machine » à l’occasion des dix ans de ce programme télévisé diffusé sur la chaîne privée française M6. Trois ans plus tard, avec une coiffure brune plutôt que rousse, elle reprend le chemin des studios pour y enregistrer son troisième album appelé « My box » et qui ne va pas connaître des ventes formidables. En 2011, Larusso fait partie de l’aventure de la Tournée des Années 90 Dance Machine. Et, au début de l’année 2012, elle commercialise une nouvelle chanson, « Untouchable », qu’elle enregistre avec B-Real le chanteur du groupe de rap Cypress Hill. Par la suite, la chanteuse effectue encore quelques apparitions publiques assez sporadiques lors d’événements caritatifs ou sociaux. En 2019, elle participe à la tournée « Born in 90 » qui rassemble des chanteurs qui ont connu le succès dans les années 1990 : Lââm, Ménélik, Zouk Machine, Allan Théo, Worlds Apart, Indra ou Benny B entre autres. En mai de la même année, Larusso commercialise un single avec la chanson « Crois-moi » qui annonce un nouvel album prévu pour octobre 2020.
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11 octobre 1994 : sortie du premier album des « ESCROCS » « Faites-vous des amis ». Le public y découvre le style persifleur et joyeux de ces trois jeunes Parisiens. C’est un succès, grâce au simple « Assedic », pamphlet musical sur le chômage, qui est largement diffusé par les radios. Juste avant la sortie de l’album, les Escrocs sont conviés par Alain Souchon à assurer sa première partie au Zénith du 4 au 6 octobre 1994. Le groupe se sort parfaitement grandi de cette première expérience scénique devant des salles de près de 3.000 personnes.

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11 octobre 2010 : Sortie de l’album de Florent MARCHET « Courchevel ».

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Frank Alamo en 1964

11 octobre 2012 : Décès, à Paris, du chanteur français Frank ALAMO des suites de la maladie de Charcot, la veille de son 71e anniversaire. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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24 JUIN

Pochette de l’album de 1993

24 juin 1943 : Naissance, à La Rochelle, de l’animateur et producteur de radio ainsi que chanteur, auteur et acteur français Jean-Louis FOULQUIER. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Monté à Paris, il se fait engager comme standardiste téléphoniste à France Inter et, en 1966, il anime une première émission de radio qui a pour titre « Studio de nuit – Entrée libre ». Comme son nom l’indique, le programme en direct est diffusé autour de minuit et accueille un nombre impressionnant d’artistes qui y viennent généralement après un spectacle, un concert, une pièce de théâtre ou un ballet présenté le soir même à Paris. Cette première expérience radiophonique récolte donc un grand succès à une heure d’écoute où les auditeurs étaient, jusque là, plutôt rares. S’intéressant très fortement à la chanson francophone et, plus particulièrement, aux jeunes artistes en devenir, Jean-Louis Foulquier va, par la suite, présenter d’autres émissions au contenu similaire : « Saltimbanques », « Bain de minuit », « Y’a d’la chanson dans l’air », « Pollen », « Les copains d’abord » ou encore « TTC/Tous Talents Confondus ». Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3. C’est encore son inassouvissable besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Du spécialiste de la chanson française au chanteur, il n’y a qu’un pas que Jean-Louis Foulquier franchit allègrement dès le début des années 1970. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va »(1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest. Au même moment, il conseille les organisateurs belges des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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Jacky DELMONE en 1965

24 juin 1943 : Naissance, à Mouscron, du chanteur belge Jacky DELMONE sous le nom de Jacques Delforche. Il passe une enfance paisible dans la ville frontalière qui est reconnue pour être très festive. Alors qu’il est adolescent, ses parents ouvrent un commerce en pleine expansion : un magasin de disques. Du coup, il s’intéresse à la musique, à la chanson et à tous ces chanteurs qui s’adressent à la jeunesse : les idoles et les yé-yés. Malgré quelques réticences compréhensibles de son père, il songe à se diriger vers des activités de chanteur. Et, dès qu’il en a l’occasion, il invite un groupe musical à se produire devant la boutique de ses parents lors de la fête annuelle de la rue du Christ. Son enthousiasme est remarqué par un autre disquaire mouscronnois qui cumule des activités de producteur de disques : Marcel De Keukeleire. Ce dernier lui permet d’enregistrer un premier 45-tours en 1961. Ce disque est d’emblée programmé dans les programmes de radio destinés aux jeunes : la chanson « Toi que j’attends », notamment composée par Jil et Jan, est un bon succès pour un premier essai. Mais ce n’est rien par rapport à la popularité que Jacky va connaître en 1963 avec le titre « Obsession », adaptation française de « Suspicions » d’Elvis Presley composée par Mort Shuman.

Il rencontre Gilbert Bécaud qui devient son « parrain » artistique. Alors que la voie du succès s’ouvre à Jacky Delmone, il doit se soumettre à ses obligations militaires et sa carrière est interrompue en plein essor. Son retour à la vie artistique, après deux ans d’absence, est difficile : il enregistre encore un 45-tours chez CBS en 1967 avec « Le vol 523 » et « La gueule du loup ». Le succès n’est pas au rendez-vous et il songe à changer d’orientation musicale en créant un premier groupe en compagnie du guitariste français Alain Verhelle en 1968. L’organiste anglais Godfrey Matthew, qui est alors en tournée en Belgique avec un groupe britannique, décide de rester à Mouscron et de se joindre à Alain Verhelle et Jacky Delmone pour créer avec Jean-Paul Vanhoute, bassiste des Sunlights, le groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West, Baron West étant le pseudonyme de Jacky Delmone. La formation se produit à de nombreuses reprises en 1969 au Fresnoy Dancing de Tourcoing, haut lieu de la musique rock et pop dans le nord de la France. Mais, alors qu’il vient d’assurer la première partie d’un concert de Johnny Hallyday, Jacky est victime d’un très grave accident de la route qui l’immobilise pendant des mois et qui signe la fin du groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West. Lorsqu’il revient à la chanson, les temps ont encore changé et on est au début de l’époque des chanteurs pour « midinettes » qui occupent les premières places des hit parade : Alain Chamfort, Patrick Juvet, Frédéric François, Art Sullivan, Claude François, etc. Jacky décide de changer de nom d’artiste pour résolument changer de style et adapter son nouveau répertoire. En 1972, il enregistre une chanson sous le nom de Michaël Foreman : « Trop belle pour rester seule ». Le morceau est plaisant et est signé par Daniel Vangarde, Claude Carrère et Jean Schmitt. Mais il y a un problème : un autre jeune chanteur vient également de l’enregistrer et bénéficie d’une promotion plus importante dans les médias : c’est Ringo et il rafle tout le succès. En 1974, enregistré sous le nom de Jacky Delmone, un nouveau 45-tours, « Et si tu pars demain », lui permet d’être l’invité d’une émission télévisée de Michel Drucker qui est annulée en raison de la mort du président français Georges Pompidou. Une nouvelle fois déçu par une sorte d’acharnement du mauvais sort, l’artiste décide d’arrêter la chanson pour devenir garagiste dans sa région natale. Avec une certaine nostalgie des années 1960 et l’apparition des radios libres au début des années 1980, la passion pour la chanson reprend toutefois le dessus et Jacky commercialise de nouveaux 45-tours en 1983 et 1984 avec les enregistrements de « Pour notre amour », « Toi que j’attends », Obsession » et « Nous quand on s’embrasse ». En 1992, Marc Durant, du label Sésame, produit son premier CD de quatre titres. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie ») sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. Puis, c’est Francis Derouf qui réalise en 1996, pour la série Ariola Express Belgique, un disque compact complet avec dix nouveaux titres et dix titres plus anciens sur une compil’ intitulée « Jacky Delmone d’hier et d’aujourd’hui ». Cette actualité permet au chanteur de passer plusieurs fois sur le plateau de l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. En 2001, un tout nouvel album est dans les bacs des disquaires avec des nouvelles chansons écrites et composées notamment par Michel Jourdan que l’interprète a rencontré après avoir enregistré un medley d’hommage à Mike Brant dont il a écrit les grands succès. Et, en 2004, un autre album est disponible avec des chansons de celui de 2001 et des nouvelles versions de « tubes » des années 1960. Toujours très actif, Jacky Delmone se produit encore régulièrement, en 2019 notamment, sur scène dans un concept « Génération sixties » présenté surtout dans les régions frontalières d’où il est originaire : Tournai-Mouscron-Lille-Roubaix-Tourcoing.
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Le disque de 1999

24 juin 1944 : Naissance, à Toulouse, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ticky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. Malgré un passage remarqué lors de l’émission télévisée française « Age tendre et tête de bois » d’Albert Raisner réalisée au dancing Le Ramier à Toulouse en 1962 (avec « Twist baby »), la formation de Ticky James explose ensuite et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl ».

Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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Jean Marco en 1950

24 juin 1953 : Décès du chanteur Jean MARCO qui fut le chanteur-vedette de l’orchestre de Jacques Hélian pendant six ans avant de trouver la mort à 30 ans dans un accident de voiture. De son vrai nom Jean Marcopoulos, il était né le 17 décembre 1923 à Constantinople de parents d’origine grecque. Enfant, il intègre la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1936. Attiré par le monde artistique, il prend des leçons de guitare et effectue un stage dans l’orchestre d’Alix Combelle avant de composer des chansons. En 1945, sa guitare sous le bras, il parcourt les routes de France, chante dans des galas et dans les cercles militaires inter-alliés. En 1946, il se produit dans des cabarets, effectue des stages dans des orchestres, compose et enregistre ses premières chansons. Il est alors présenté au chef d’orchestre Jacques Hélian par l’éditeur Jean Solar. Pendant des années, avec Ginette Garcin, Jean Marco forme le couple idéal et vedette de la formation. Il enregistre, en tant que soliste, près de 130 chansons.

Et, devant le succès grandissant, il envisage d’entamer une carrière plus personnelle. Tout est enfin prêt avec son nouvel orchestre qui doit débuter en septembre 1953: des contrats sont signés et des tournées organisées. Mais le 24 juin 1953, il décède dans un terrible accident de voiture qui provoque également la mort de son ami le saxophoniste George Cloud.
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Drapeau Québec24 juin 2002 : Pour la fête nationale du Québec, le spectacle Québec-issime est présenté sur la Grand-Place de Bruxelles (B). Il d’agit d’un spectacle proposé par 23 jeunes artistes québécois et qui a pour but de passer en revue les grands succès de la chanson québécoise depuis 50 ans de Félix Leclerc à Isabelle Boulay en passant par Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Beau Dommage, Lynda Lemay et plein d’autres.
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