GIRAUD Hubert

Hubert Giraud dans les années 2000

Le parolier et compositeur français Hubert GIRAUD naît le 28 février 1920 à Marseille. Le décès inopiné de son père alors qu’il a à peine cinq ans le traumatise et le rend asthmatique. Pour surmonter cet handicap, un médecin lui conseille une thérapie qui passe par la gestion de la respiration et la pratique de l’harmonica. Il développe rapidement des aptitudes pour la musique et devient l’harmoniciste du Quintette du Hot Club de France où il joue aux côtés du guitariste Django Reinhardt à la fin des années 1930. Il se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical français et, en 1941, Ray Ventura l’engage dans son orchestre mais il lui demande de jouer d’un second instrument. Hubert choisit alors d’apprendre la guitare et part en tournée pour quelques années avec la formation en Amérique du Sud. Après la seconde guerre mondiale, Hubert Giraud est de retour à Paris où c’est Jacques Hélian qui l’engage à son tour dans son orchestre. Véritablement charmé par la musique sud-américaine qu’il a côtoyé, il décide ensuite de se faire plaisir en créant un trio qui va, notamment, emprunter ce répertoire. Avec Annie Rouvre et Roger Lucchesi, il fait ainsi partie du Trio Do-Ré-Mi dans les années 1950.
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Mais se produire en public et affronter les feux de la rampe ne sont pas les exercices favoris de notre homme qui, par contre, préfère de loin composer des mélodies. En 1950, avec un texte de Roger Lucchesi, il propose une mélodie à la chanteuse Yvette Giraud qui n’a aucun lien de parenté avec lui et qui enregistre la chanson intitulée « Aimer comme je t’aime ».
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La même année, Hubert Giraud rencontre l’auteur Jean Dréjac avec qui il décide de s’associer pour l’écriture de chansons. Et leur première oeuvre commune a pour titre « Sous le ciel de Paris » et est interprétée par Jean Bretonnière dans le film du même titre réalisé par Julien Duvivier en 1951.
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La chanson est ensuite enregistrée et popularisée par Anny Gould, Les Compagnons de la Chanson, Jacqueline François, Juliette Gréco, Yves Montand, Jean Sablon et Édith Piaf. Hubert Giraud est désormais courtisé par les meilleurs interprètes de la chanson française. Parmi les plus connus, il y a Fernandel (« La Bouillabaisse » en 1950), Yves Montand (« Les grognards » en 1954), Edith Piaf (Mea Culpa » en 1954), Lucienne Delyle (« Les amants de Ménilmontant » en 1955), Gloria Lasso (« Dolorès » en 1955), Jacqueline François (« La jeunesse » en 1956), Philippe Clay (« Un fil sous les pattes » en 1956, « Le corsaire » en 1957), Dalida (« Buenas noches mi amor » en 1957, « Les gitans » en 1958), Luis Mariano (« Que l’amour me pardonne » en 1957), John William (« Tabac » en 1957), André Claveau (« Dors mon amour » en 1958), François Deguelt (« Je te tendrai les bras » en 1959, « Ce soir-là » en 1960), Sacha Distel (« Oui oui oui oui » en 1959), Les Compagnons de la chanson (« L’Arlequin de Tolède » en 1960), Charles Aznavour (« A propos des pommiers » en 1961), Colette Deréal (« Allons allons les enfants » en 1961), Simone Langlois (« Les criquets » en 1961), Nana Mouskouri (« Toi que j’inventais » en 1961, « Retour à Napoli » en 1962, « L’enfant et la gazelle » en 1968), Bourvil (« La tendresse » en 1963), Claude François (« Pauvre petite fille riche » en 1963), Claude Nougaro (« Regarde-moi » en 1964), Nicoletta (« Il est mort le soleil » en 1967), Noëlle Cordier (« Il doit faire beau là-bas » en 1967), Mireille Mathieu (« Cent fois ma vie » en 1967), France Gall (« Y’a du soleil à vendre » en 1968, « Les gens bien élevés » en 1969), Marcel Amont (« La demande en mariage » en 1970), Nicole Croisille (« Parlez-moi de lui » en 1975, « C’est comme un arc-en-ciel » en 1976) ou encore Anne-Marie David (« Je suis l’enfant soleil » en 1979).
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En 1982, avec un texte d’Eddy Marnay, il compose la chanson « Tellement j’ai d’amour pour toi » qui se trouve sur le premier album d’une jeune interprète québécoise qui s’appelle Céline Dion. Le titre gagne le Grand Prix de la chanson au Yamaha Music Festival de Tokyo au Japon.
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Mais l’oeuvre magistrale de la carrière d’Hubert Giraud reste sans conteste « Mamy Blue » pour laquelle il compose la musique et écrit le texte anglais initialement interprétés par le chanteur français Joël Daydé en 1971. Alors que la chanson connaît une gloire internationale dans de multiples versions, Nicoletta l’enregistre en français avec un texte signé par Pierre Delanoë et en fait l’un des piliers de son répertoire gospel.
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Hubert Giraud meurt le 16 janvier 2016 à Montreux, en Suisse, où il réside depuis quelques années.
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FECTEAU Bruno

Bruno Fecteau

16 janvier 1959 : Naissance à Rimouski du musicien québécois Bruno FECTEAU. C’est dans sa ville natale qu’il suit ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.
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Le 8 janvier 2011, Bruno Fecteau décède à la suite d’un malaise cardiaque à l’âge de 52 ans.
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ANGELIL René

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

Le producteur québécois René ANGELIL, mari de Céline Dion, naît le 16 janvier 1942 à Montréal au Canada. Comme beaucoup de producteurs de chanson, René Angélil commence sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972.

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A la dissolution du groupe, il se lance comme imprésario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. Puis, plus tard, à l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, René remarque, en 1981, une très jeune fille qui possède une voix remarquable : Céline Dion. Après avoir réalisé deux albums qui font connaître la jeune fille dans toute la francophonie en 1983 et 1984, René Angélil décide de faire de Céline une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord Céline Dion comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline avec la chanson « Ne partez pas sans moi ».
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Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal en la basilique Notre-Dame.
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C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge est décelé chez René mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est lui qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux: Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien.  Elle doit cependant désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas, aux Etats-Unis, où il est en convalescence depuis le début 2014. Les funérailles ont lieu le vendredi 21 janvier là où le couple s’est marié en 1994 : dans la basilique Notre-Dame de Montréal.
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ANTHONY Richard

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Le chanteur français Richard ANTHONY naît au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938 sous le nom de Richard Btesh. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. Il se présente chez le producteur Jacques Poisson en 1958 avec, sous le bras, une bande magnétique où il a enregistré une version française de « You are my destiny » de Paul Anka qui devient ainsi « Tu m’étais destinée ».
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Le professionnel du métier pense que cet artiste a sans doute de l’avenir et lui propose d’enregistrer un premier 45-tours. Ce disque permet à Richard Anthony de passer pour la première fois à la télévision française lors de l’émission « Discorama » du 26 juin 1959 présentée par Georges Descrières. Et, de fait, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, Richard Anthony se révèle être l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que lui), « Ecoute dans le vent », « Tchin tchin », « Donne-moi ma chance », « C’est ma fête », « A présent tu peux t’en aller », « La terre promise », « Les ballons » ou encore « Le sirop typhon ».
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Dans un autre registre, Richard Anthony entreprend  de « détourner » une oeuvre classique espagnole du compositeur Joaquim Rodrigo, « Le concerto d’Aranjuez » pour en faire une chanson évoquant la guerre civile espagnole qui sera le plus grand succès international de sa carrière sous le titre « Aranjuez mon amour ».

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Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne.
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La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980 (comme « Juliette », le « Juliet » de Robin Gibb en 1983).
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Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ».
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En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri et qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes Maritimes) le 20 avril 2015. Sa dépouille est inhumée à quelques kilomètres de là dans le cimetière de Cabris le 24 avril 2015. Au même moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan (Garneau). Vous pouvez la visionner et l’écouter ci-dessous.
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BAROUH Pierre

Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

L’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. naît le 19 février 1934 à Paris dans le 15e arrondissement. Il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée en duo avec Nicole Croisille en 1966.
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Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstenberg ».
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En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme.
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C’est l’époque où il commence à gagner sa vie avec ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand.
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Après avoir été marié à l’actrice Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986.
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Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker en 1989.
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Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry. Pierre Barouh décède le mercredi 28 décembre 2016 alors qu’il a été admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant. Selon son épouse Atsuko Ushioda qui a communiqué son décès, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus.
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JEROME C.

C. Jérôme en 1992

Le chanteur français C. JEROME, de son vrai nom Claude Dhotel, naît à Paris le 21 décembre 1946. A l’âge de cinq ans, il perd son père, électricien, et est alors élevé, avec sa soeur Nicole, par ses grands parents dans la région de Nancy. Sa mère, vendeuse de bonbons, récupère la garde de ses enfants lorsque Claude a onze ans et qu’il découvre un beau-père difficile à accepter. Deux ans plus tard, en 1960, il est obligé d’interrompre ses études et de travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Il se fait alors engager comme vendeur dans un magasin de chaussures. Mais la musique est sa passion depuis qu’il est tout petit et, le weekend, il retrouve des copains avec qui il répète en vue de créer un groupe de rock’n’roll. La formation s’appelle « Les Storms » et Claude, en tant que chanteur, prend le pseudonyme de Tony Parker. Ce nom, il l’a choisi par admiration pour Elvis Presley dont l’impresario était le colonel Parker. En juin 1964, le groupe tente sa chance à Paris où Eddie Barclay organise une audition. La formation ne retient pas autant l’attention du producteur que son chanteur à qui il demande de signer un contrat discographique et de changer de nom : Claude Dhotel devient, ce jour-là, C. Jérôme et il décide de s’installer à Paris. Mais l’enregistrement promis du premier disque ne se réalise pas et Claude doit se débrouiller pour rester dans la ville-lumière avec très peu d’argent. Dès qu’il le peut, il fréquente le « Golf-Drouot », endroit mythique des années 1960 pour le rock et la variété française, pour y rencontrer des personnalités du milieu musical. Et il finit par y faire la connaissance de Jean Albertini qui devient son producteur et grâce à qui il enregistre son premier 45 tours en 1967: « Les fiancés ». Ce n’est pas un succès.
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Son deuxième disque a plus de chance et est soutenu par l’émission « Salut les Copains » sur la radio périphérique française Europe 1. « Le petit chaperon rouge est mort » va être suivi d’un changement de maison de disques. C. Jérôme quitte Barclay pour le label Disc’Az où il enregistre cinq 45-tours avant d’interpréter le « tube » énorme qui sortira à l’été 1972 : « Kiss me ». C’est à ce moment la meilleure vente de disques en France mais aussi en Allemagne, au Québec, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Autriche.
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Alors qu’il est, d’habitude, plutôt difficile de rester au sommet après un « tube » aussi conséquent, C. Jérôme va multiplier les succès qui auront pour titres « Himalaya », « Manhattan », « La petite fille 73 », « C’est moi », « Cindy », etc.
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Fin des années 1970, le chanteur doit s’éclipser face à l’arrivée de toute une série d’auteurs-compositeurs-interprètes comme Daniel Balavoine, Francis Cabrel, Michel Berger ou Francis Lalanne. Mais les années 1980 ne seront pas ingrates avec notre homme qui renoue avec le succès grâce à des chansons comme « Et tu danses avec lui », « Derniers baisers » ou « Age tendre et tête de bois ».
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Les années 1990 sont encore assez prolifiques pour le chanteur qui est sans cesse en quête de nouveaux auteurs, compositeurs, éditeurs et producteurs. Il travaille ainsi notamment avec le Nordiste Vincent Handrey et le Belge Jean-Pierre Deschamps chez qui il enregistre quelques titres au studio JMV à Mons. Fin février et début mars 1993, il est enfin à l’affiche, pendant plusieurs jours, de l’Olympia de Paris où il offre à ses admirateurs un duo avec sa fille Caroline : « Seize ans déjà ». En août 1997, il apprend qu’il souffre d’un cancer et il subit l’ablation d’une tumeur assez importante. Les séances de chimiothérapie qui suivent l’intervention chirurgicale vont l’obliger à s’éloigner pendant plusieurs mois de son public. Et son moral en prend un coup malgré l’aide de collègues, comme Dave (lors d’un concert à Péruwelz en Belgique notamment), qui acceptent de le remplacer au pied levé pour des prestations prévues de longue date. C. Jérôme décède le 14 mars 2000 des suites d’un cancer à l’âge de 53 ans. Il est inhumé dans le  cimetière de Boulogne-Billancourt. En 30 ans de chansons, C. Jérôme a vendu plus de 26 millions de disques.
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VERNAY Lucienne

Lucienne Vernay en 1958

L’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY naît le 12 décembre 1919  à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ».
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Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.
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En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».
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Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq d’Or de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian.
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En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus.
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Cette œuvre a été reprise et « dépoussiérée » par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012.
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En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors.
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Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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DOUAI Jacques

Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

Le chanteur français Jacques DOUAI naît le 11 décembre 1920 à Douai sous le nom de Gaston Tanchon qui choisit plus tard comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ».
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Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Charles Trenet, Georges Brassens, Jacques Brel ou Léo Ferré. De ce dernier grand artiste, il interprète sur scène « Il n’aurait fallu » le 27 septembre 1986 à Montréal.
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Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.
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FOULQUIER Jean-Louis

Pochette de l’album de 1993

L’homme de radio, animateur, producteur, chanteur, auteur et comédien français Jean-Louis FOULQUIER naît le 24 juin 1943 à La Rochelle. Il y passe son enfance et son adolescence sans trop se faire remarquer. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Il se passionne cependant pour la chanson et c’est ce qui le motive à partir pour Paris à 19 ans. Il y présente son petit répertoire dans des cabarets comme « L’Echelle de Jacob » ou la « Villa d’Este ». Cela lui permet de faire la rencontre d’artistes confirmés comme Jean-Roger Caussimon ou Mouloudji. Pour vivre correctement, il cherche à effectuer des petits boulots. Et c’est comme ça qu’en 1965, il est engagé comme standardiste à France Inter. Il a alors mis le pied à l’étrier et il va sympathiser avec quelques animateurs avant de collaborer à leurs émissions. Petit à petit, il se fait un nom et devient l’un des spécialistes de la chanson française sur la station où il anime et produit « Studio de Nuit » en 1975, un programme où il accueille des artistes qui sortent de leur concert, de leur spectacle, de leur pièce de théâtre. Toujours en public et en direct, Jean-Louis Foulquier présente ensuite « Saltimbanques » (1977), « Bain de minuit » (1978), « Y’a d’la chanson dans l’air » (1979), « C’est la nuit » (1983), Les Copains d’abord » (1983) et « Pollen » (1984). Cette dernière émission se déroule dans divers endroits de Paris comme « Le Square », restaurant proche de l’Olympia, le Théâtre du Sentier des Halles, le Café de la Plage, le Palace, le Bar du Potager, le Passage du Nord Ouest ou le Divan du Monde. Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3 en 1996. C’est encore son inassouvible besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004.
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Entretemps, dès le début des années 1970, Jean-Louis Foulquier reprend la chanson. Il représente la France au Festival international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va » (1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).
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En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest.
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Au même moment, il conseille les organisateurs des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. En 1991, il est à la base des 1ères Francofolies de Blagoevgrad en Bulgarie et il poursuit cette aventure avec des événements similaires mis sur pied à Buenos Aires (1995), Santiago du Chili (1995) et Berlin (1996). Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Des problèmes de santé et deux infarctus l’obligent alors à restreindre quelque peu ses activités. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre avec fougue. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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SYLVESTRE Anne

Anne Sylvestre en 2014

La chanteuse française Anne SYLVESTRE naît le 20 juin 1934 à Lyon. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967.
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En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ».
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En 1973, deux ans avant la loi française portant le nom de Simone Veil, Anne Sylvestre dévoile un peu plus sa fibre féministe en enregistrant la chanson « Non tu n’as pas de nom » qui traite de l’avortement.
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La suite des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. A l’époque, elle est l’invitée de Bernard Pivot dans l’émission « Apostrophes » où, aux côtés de Pierre Perret et accompagnée à la guitare par Maxime Le Forestier ainsi que Guy Béart, elle interprète « Ecrire pour ne pas mourir ».
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Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec.
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Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons.
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Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. La même année, en 2007, elle défend la cause du mariage homosexuel en interprétant « Gay marions-nous ».
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En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel.
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En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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Infatigable, elle promène encore ses chansons inlassablement sur toutes les scènes de la francophonie. Un nouveau spectacle de la chanteuse, intitulé « Nouveaux manèges », est encore prévu le 12 septembre 2020 à Bruxelles mais il doit être reporté au 24 septembre 2021 en raison de la crise sanitaire limitant la propagation du coronavirus covid-19. Quatre dates sont également prévues dans la salle parisienne de La Cigale en janvier 2021. Malheureusement, le 30 novembre 2020, l’artiste décède, à Paris, des suites d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 86 ans.
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HELIN Daniel

Daniel Hélin en 2011 – Photo (c) Barbara Demaret

L’auteur-compositeur-interprète et comédien belge Daniel HELIN naît à Ottignies le 22 juin 1971. Après des études secondaires quelque peu difficiles, il effectue divers petits métiers avant d’entrer à la section dramatique du Conservatoire de Liège. Il y décroche un diplôme et s’initie à diverses activités circassiennes. Il est alors à l’affiche de quelques pièces de Michel de Ghelderode et Bertolt Brecht. En 1997, il commence à écrire des chansons et, un an plus tard, ces dernières sont récompensées lorsqu’il remporte la finale de la Biennale de la Chanson française à Bruxelles où il décroche, en supplément, le prix du public. Cela lui permet, en 1999, de participer au festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en France où il se distingue avant de recevoir le prix « découverte » au Printemps de Bourges et les bravos du public au festival « Alors Chante » de Montauban en 2000. Pour couronner le tout, toujours en 2000, Daniel Hélin reçoit aussi le prix du disque Québec Wallonie-Bruxelles qui porte aujourd’hui le nom de Prix Rapsat-Lelièvre. Les portes des festivals estivaux s’ouvrent aussi pour Daniel qui est à l’affiche du Festival d’été de Québec un jour de juillet 2000 et le lendemain au Dour Music Festival en Belgique ! L’artiste enregistre alors un premier album avec la complicité de musiciens de jazz sous le titre « Borlon », nom d’un petit village belge de la région du Condroz. Et, face à la demande grandissante du public pour ses spectacles, Daniel Hélin sort, en 2001, un deuxième album qui a pour titre « Les bulles ».

Il se produit à ce moment avec un big band en Belgique au Cirque Royal de Bruxelles, au Festival de Dour et aux Francofolies de Spa. Car, et il faut le souligner, la force du chanteur se trouve dans ses prestations scéniques qu’il propose alors jusqu’en Russie. En Europe francophone, il a la chance de se retrouver en première partie de Christophe Miossec, Jacques Higelin, Zazie, Jane Birkin, Hubert-Félix Thiéfaine ou Henri Salvador entre autres. Et il est à l’affiche de diverses manifestations comme le Paléo Festival de Nyon (CH), les Francofolies de La Rochelle (F), les Francofolies de Montréal (Qc), le festival « Coup de Cœur francophone » (Qc), les nuits de Fourvières (Lyon – F), le festival des Vieilles Charrues (Carhaix – F), etc. En 2003, il crée, au Théatre de Poche de Bruxelles, un spectacle avec un nouveau groupe: les Velvet Sisters, composé d’Isabel Rocher et Cloé Defossez, mieux connue sous le pseudonyme de Cloé du Trèfle. Le disque des chansons de ce spectacle est enregistré dans la foulée en 2005 et s’appelle « Mécréant ». Multipliant les expériences, Daniel Hélin se lance ensuite dans une autre aventure musicale qui l’amène en Australie pour composer et arranger les douze chansons qui se retrouveront sur l’album « Mallacoota » (2009) qui tire son nom du village où il a vécu pendant quelques semaines. En 2013, l’artiste sort l’album « Le crépuscule des idiots » dont les chansons ont été composées et arrangées par Jean-Yves Evrard entre 2011 et 2012 et enregistrées au Jet Studio à Bruxelles. En juillet 2013, il se produit sur scène dans le cadre des Francofolies de Spa (B). Sept ans plus tard, après mûre réflexion, Daniel Hélin décide de donner une suite à sa carrière de chanteur avec un nouveau disque intitulé “Pingouin’ et qui est le fruit d’une belle  collaboration avec Gil Mortio et Louis Evrard. La sortie de ce nouvel opus attendu est célébrée dans le cadre du festival FrancoFaune avec un vrai concert de poésie-slam-électro-chanson qui a lieu le 12 octobre 2020, à Bruxelles, dans les conditions sanitaires imposées par la lutte contre la propagation du coronavirus Covid-19.

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BERGER Michel

Michel Berger

Le pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français Michel BERGER naît sous le vrai nom de Michel Jean Hamburger le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine. Fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, le petit Michel va à l’école à Paris et passe régulièrement ses vacances en Suisse. Alors qu’il a à peine seize ans, sa passion pour la musique et la chanson l’amènent à enregistrer un disque typiquement « yé-yés » avec les titres « Amour et soda » et « Tu n’y crois pas ».

Le succès est très limité malgré le fait qu’il enregistre quelques 45-tours par la suite jusqu’en 1966. Il décide alors de marquer une pause et de se tourner vers d’autres artistes avec qui il va travailler musicalement. Il compose, en 1967, « Les girafes » que chante Bourvil puis, sous un nom d’emprunt, il écrit une mélodie pour un inconnu qui se nomme Jean-François Michaël et qui, en interprétant « Adieu Jolie Candy », en fait le « tube » de l’année 1969. Dans le même temps, Michel termine ses études de philosophie en obtenant, à 21 ans, sa maîtrise sur l' »Esthétique de la pop music » en comparant les deux derniers albums de Jimi Hendrix. En 1972, il est engagé comme directeur artistique chez Warner France (WEA : Warner, Elektra, Atlantic) et y produit les deux premiers albums de sa compagne d’alors qui a pour nom Véronique Sanson.
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Un an plus tard, il chapeaute la réalisation du nouvel album de Françoise Hardy qui, avec « Message personnel », voit sa carrière savamment relancée.
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Toujours en 1973, il enregistre une chanson qui devient un grand succès: « Ecoute la musique ».
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En 1974, on lui présente France Gall dont la carrière patine et dont le contrat discographique avec Pathé Marconi est en bout de course. Il lui écrit « Ma déclaration d’amour » et il tombe amoureux d’elle.
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Il produit désormais tous ses albums dont il écrit et compose toutes les chansons. Et, cerise sur le gâteau, il l’épouse le 22 juin 1976. A ce moment, il crée une comédie musicale qui a pour titre « Emilie ou la petite sirène 1976 » et qui sert de prétexte à une émission de la télévision française produite par Maritie et Gilbert Carpentier. France Gall et Michel Berger y chantent en duo, « Ca balance pas mal à Paris », qui est un « tube ».
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Cette idée de comédie musicale donne envie à Michel de pousser les choses un peu plus loin. Il décide de s’atteler à un opéra-rock avec la complicité de l’auteur canadien Luc Plamondon. En 1979 a lieu la première représentation à Paris de « Starmania » où l’on découvre toute une série de jeunes talents français et québécois: Claude Dubois, Diane Dufresne, Daniel Balavoine, Nanette Workman, Eric Estève et Fabienne Thibeault.
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Alors qu’il commence à connaître de grands succès personnels depuis 1974, Berger va accroître sa popularité dans les années 1980 avec des chansons comme « La Groupie du pianiste », « Quelques mots d’amour », « Celui qui chante », « Mademoiselle Chang », « Maria Carmencita », « Voyou » et « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux ».
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Diversifiant toujours un maximum de ses activités, il accepte l’invitation de Johnny Hallyday qui lui demande de produire son album en 1985. Berger écrit, compose et réalise l’opus intitulé « Rock ‘n’ Roll Attitude » dont la chanson « Quelque chose de Tennessee » fait un carton.
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Il met aussi en scène le spectacle de Johnny qui va suivre en 1987 à Bercy ainsi que la tournée de France Gall en 1988. La même année, une nouvelle version de Starmania est présentée à Paris avec, dans les rôles principaux, Maurane, Renaud Hantson et Sabrina Lory. Deux ans plus tard, il retrouve Luc Plamondon pour composer avec lui un nouveau spectacle musical dédié à James Dean. « La légende de Jimmy » est mise en scène par Jérôme Savary avec, à l’affiche, des artistes comme Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre et Nanette Workman.
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En 1990, Michel Berger connaît à nouveau un grand succès personnel avec la chanson  » Le paradis blanc ».
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Comme ils en rêvent depuis longtemps, France Gall et Michel Berger entreprennent alors l’enregistrement de tout un album en duo: « Double jeu ». Cet opus est commercialisé en juin 1992 et les premières chansons sont diffusées dans l’émission télé de Michel Drucker « Stars 90 »: « Superficiel et léger » et « Laissez passer les rêves ».

Le 2 août 1992, à la fin d’une partie de tennis jouée sur son court privé de Ramatuelle dans le sud de la France, Michel Berger meurt d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris le 6 août 1992 dans la plus grande discrétion demandée par ses proches.
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En 2012 la mairie de la capitale française lui rend hommage en donnant son nom à une allée du parc Monceau. Trois ans plus tard, France Gall réalise un autre rêve: celui de mettre sur pied un spectacle musical consacré aux chansons de Michel Berger: « Résiste » est présenté au Palais des Sports de Paris à partir du 4 novembre 2015. Une grande tournée de ce spectacle musical est alors mise sur pied avec succès dans les pays francophones européens.
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