MARS Betty

Betty Mars – Pochette double CD intégrale Pathé 1971-1975 sortie en novembre 2010 chez Marianne Mélodie

La chanteuse et actrice française Betty MARS naît à Paris le 30 juillet 1944 sous le nom d’Yvette Baheux. Dernière d’une famille de dix enfants, la jeune fille prend, dès son enfance, des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque comme l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit de nombreuses années au cabaret L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo avec Mike Brant et Alain Barrière. Elle représente aussi la France au Concours Eurovision de la chanson 1972, le 25 mars à Edimbourg, avec le titre « Come-comédie » qui se classe 11e sur 18, la victoire revenant à Vicky Léandros qui chante « Après toi » pour le Luxembourg.

Parallèlement à ses activités de chanteuse, elle se tourne vers le cinéma où elle joue le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle est également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, c’est elle qui prête sa voix au personnage d’Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. Elle est toutefois régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les 200 ans. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodie.
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2 JANVIER

 

Michel PAJE en 1965

2 janvier 1945 : Naissance, à Paris,  du chanteur français Michel PAJE, sous son vrai nom de Michel Roy. Il vit à Paris et est scolarisé au pensionnat de St Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. Puis, il essaie de gagner sa vie en prestant divers petits boulots comme employé d’assurances ou éclairagiste dans un cabaret. Mais son penchant artistique le pousse à apprendre le chant ainsi qu’à suivre des cours d’art dramatique. Ses rencontres le font alors se diriger vers la chanson et, dans le style « yé-yé » de l’époque, il enregistre « Nous on est dans le vent » en 1963 et connaît un grand succès avec cette chanson.

En 1964, il est récompensé lors d’un festival à Rennes et, deux ans plus tard, il est sur la photo mythique de tous les jeunes artistes réalisée pour le magazine « Salut les copains » par Jean-Marie Périer. Entre 1963 et 1966, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours avec moins de succès puis part au Canada où il présente le programme télévisé « A la page ». Il y enregistre aussi quelques disques en duo avec la jeune actrice Danielle Ouimet. Il revient en France au début des années 1970 et sort encore quelques disques sous le nom d’Alain Jory dont une version chantée du tube instrumental des Associés en 1972: « Il était une plage ». Il officie aussi comme animateur et réalisateur pour la radio Europe 1 et il compose aussi des musiques pour des publicités. Dans les années 2000 et 2010, il se consacre beaucoup au doublage de pubs et de films ainsi qu’à la réalisation de bandes annonces. Il est, en outre, la voix off de BFM TV.
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La pochette du 45 tours à succès de Vivien SAVAGE en 1984

2 janvier 1955 : Naissance, à Boulogne-Billancourt du chanteur français Vivien SAVAGE sous le vrai nom de Jérôme Pilet-Desjardins. Sa carrière de musicien commence avec sa participation à des groupes de rock underground. Puis, au fil des rencontres, il écrit des chansons pour l’interprète française Marie Myriam qui a remporté le concours Eurovision de la chanson en 1977. Il se présente, en 1983, au World Song festival de Tokyo où il remporte un prix. En 1984, il enregistre le titre « La p’tite lady » qui est immédiatement un énorme succès.

En 1987, Vivien Savage sort un album, « Benhur, Vénus et les pirates… » qu’il présente sur les scènes du festival de Bourges et celle des Francofolies de La Rochelle, aux côtés de Jean-Louis Aubert et Alain Bashung dont il assure la première partie. Vivien Savage enregistre aussi un duo avec Alain Souchon la même année. En 1992, il connaît à nouveau un pic de popularité avec le titre « C’est qu’le vent ». Et son deuxième album, « Le voyage du North’son » sort en 1993. Il se retire ensuite de la chanson et il faut attendre les années 2000 pour le retrouver sur scène lors de la tournée RFM Party 80. L’artiste vit un moment en Asie puis revient s’installer en France pour se consacrer à la littérature et écrire un premier roman, « L’argent est le roi », qui est publié au printemps 2016. La même année, le chanteur fait un nouveau retour sur scène à l’occasion du spectacle nostalgique « Partez en live avec le Top 50 ».
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Antoine Chance en 2014

2 janvier 1983 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles), du chanteur belge Antoine CHANCE sous le véritable nom de Antoine Geluck. Fils du célèbre dessinateur et créateur du « Chat », Philippe Geluck, Antoine naît dans un milieu d’artistes et, dès l’âge de six ans, suit des cours de piano. Ses choix s’orientent un peu plus encore vers la musique quand, à douze ans, il passe à la guitare électrique et reprend, notamment, les « tubes » de Nirvana. Six ans plus tard, une fois son bac obtenu, il part vivre un an en Angleterre pour y étudier la musique dans une école pop. Il y rencontre des musiciens, joue dans des bars, prend des cours d’harmonie et de solfège. De retour en Belgique, Antoine délaisse un temps la musique et se tourne vers des études plus classiques en s’inscrivant à l’IAD, l’Institut des Arts de Diffusion. Mais la musique lui manque bien vite. Il intègre alors le Jazz Studio d’Anvers, l’école de musique par laquelle sont passés certains membres des groupes dEUS et Puggy. Riche de ces nouvelles expériences, Antoine fonde le groupe Coco Royal et, accompagné d’amis musiciens, il se produit de plus en plus sur les scènes belges et françaises. Il se perfectionne aussi en suivant les « Ateliers des Francos » à Spa en Belgique. Au fil du temps cependant, il lui semble de plus en plus évident qu’une carrière de soliste devient incontournable. Antoine choisit alors le pseudonyme de Chance, traduction française du mot flamand « geluk », sur le conseil du regretté producteur, musicien et homme de radio belge Marc Moulin. Antoine Chance décide de composer les chansons de son premier album en s’entourant d’auteurs connus comme Jacques Duvall ou Marcel Kanche entre autres. Le tout est ensuite contrôlé par le producteur français Renaud Létang et donne naissance à un premier titre plébiscité par les radios et les télés francophones en 2014: « Fou ».

Le résultat est encourageant car les mélodies sont belles et les textes prouvent, s’il en était besoin, que le français est une langue qui « sonne » aussi bien, musicalement, que le sempiternel et omniprésent langage de Shakespeare. Mais si ce premier album solo bénéficie d’une très bonne diffusion radiophonique en Belgique francophone et d’une bonne promotion sur certains plateaux de télévision français, les ventes ne suivent pas et le succès est mitigé. Sans perdre courage, Antoine Chance abandonne ensuite son prénom pour proposer, en 2018, une première chanson de type électro (« Si vivante ») extraite d’un nouvel opus qui devrait être commercialisé bientôt.
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Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

2 janvier 2016 : Décès, à Puteaux en région parisienne, du chanteur français Michel DELPECH des suites d’un cancer de la gorge. C’est sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech que le futur artiste naît le 26 janvier 1946 à Courbevoie. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente.

La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux: il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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