VALLEE Jean

Jean Vallée chantant Brel à Fleurus en septembre 2012 (c) Passion Chanson

L’auteur, compositeur et interprète belge Jean VALLEE naît le 2 octobre 1939 à Verviers sous le nom de Paul Goeders. Ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse lors de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il part en tournée en première partie de Salvatore Adamo puis de Juliette Gréco et il enregistre un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe 6e.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « Noblesse oblige » (1972), « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977).

Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter son pays natal au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve alors amplement.

Cette reconnaissance soudaine lui permet de passer en première partie de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg, Jean-Marc Natel et Alain Boublil, qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Jean y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. 500.000 personnes assistent aux représentations.

Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision : Mylène Farmer, Hervé Vilard, Karen Chéryl, Enrico Macias, les frères Préboist, Nicole Croisille, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Adamo (en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983). Un soir, il y accueille aussi Nana Mouskouri qu’il accompagne au piano pour un duo sur la chanson qu’il a composée et qu’elle a reprise en 1971 : « La vague ».

Parallèlement à la présentation de ces émissions, Jean Vallée connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint le label Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ».

En 1989, il crée un oratorio  » Brel, un impossible rêve  » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camillo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo.

Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles.

En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel.

Il poursuit alors ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles aux succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors que Jean Vallée est à Paris, le cancer généralisé qui le tenaille s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui dans la maison de Thimister (B) qu’il aime tant et où il décède le 12 mars 2014. Fin 2018, son épouse, Malou, et sa famille, décident de publier, à compte d’auteur, un triple CD posthume reprenant près de 70 chansons de Jean Vallée sous le titre « Le plus beau chemin ».
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19 OCTOBRE

Pochette album 1985

19 octobre 1948 : Naissance, à Kikwit au Congo, de l’auteur-compositeur-interprète belge Philippe ANCIAUX. Très jeune, Philippe aime raconter des histoires et les mettre en musique. Il apprécie aussi fortement son terroir et sa langue: le wallon. Fort de cette expérience-là, il s’inscrit tout naturellement au Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1976. Il y remporte le Grand Prix et le prix de la Presse. Sur des mélodies douces, tendrement folk ou d’influence bossa, il se crée un répertoire où les textes balancent entre tendresse et colère. Sa voix, musclée, peut porter les messages les plus forts mais aussi véhiculer les mots les plus doux. Il peut convaincre pour lutter contre les injustices sociales. Et il peut émouvoir sur des sujets aussi sensibles que l’enfance bafouée. L’interprète oscille aussi toujours entre les histoires en wallon et les récits en français. Ses disques sont ainsi toujours plus ou moins mixtes. En 1979, il participe avec d’autres « folkeux » au célèbre festival du « Temps des Cerises » à Couvin (Belgique). Après avoir parcouru la petite Wallonie dans tous les sens, Philippe Anciaux exporte son talent sur les scènes de la francophonie: France, Suisse et Québec.

Ses chansons abordent des thèmes plus internationaux mais sont toujours aussi engagées en faveur d’un monde meilleur. Ses textes en français se balancent aussi de plus en plus sur des rythmes latino: « Bahia » en 1982 et « Coquin cafard » en 1985. Dans les années 1980, il participe, avec d’autres artistes belges, à deux créations d’Albert-André Lheureux: « Brel en mille temps » et « Marilyn et Staline vont en avion ». Au début de la décennie 1990, Philippe Anciaux se retire de la scène et devient directeur du Foyer Culturel de Seraing dans la banlieue de Liège en Belgique. Le 21 septembre 1991, dix ans après la disparition du chanteur à la pipe, il participe, au théâtre de La Louvière (B), à un hommage télévisé de la RTBF: « Brassens Vivant ». Il y interprète la « marche nuptiale » de Georges Brassens et se retrouve aux côtés d’autres artistes belges comme Pierre Rapsat, Philippe Lafontaine, Paul Louka, Héléna Lemkovitch, Joseph Reynaerts, Claude Semal ou Zap Mama entre autres. En 2006, Philippe Anciaux décroche un rôle d’acteur dans le film belge « La raison du plus faible » de Lucas Belvaux. Il se chuchote depuis quelque temps que l’artiste serait en train de préparer son retour en tant que chanteur avec un nouvel album. En attendant, depuis 2013, il se produit à nouveau souvent sur scène où il interprète son propre répertoire et quelques reprises comme celle, superbe, de « Tante Sarah », chanson du regretté Paul Louka.

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