Le printemps de Bourges (F) 2015 du 24 au 29 avril

Printemps de Bourges 2015L’édition 2015 du Printemps de Bourges se tiendra du 24 au 29 avril. Comme d’habitude, c’est une multitude de concerts et spectacles qui seront proposés aux amateurs de musique de qualité.
Voici, ci-dessous, la liste des concerts francophones qui n’affichent pas encore complet.
Vendredi 24 avril à partir de 19 h : VIANNEY, BRIGITTE, Juliette ARMANET, Juliette GRECO, etc.
Samedi 25 avril à 14 h. 30 : ALDEBERT et « Enfantillages 2 »
Dimanche 26 avril à 18 h : Stéphan EICHER, ARTHUR H
Lundi 27 avril à partir de 19 h : Hubert-Félix THIEFAINE, Camélia JORDANA, Pierre LAPOINTE
Mercredi 29 avril à 12 h. 30 : Nicolas MICHAUX. Et à partir de 19 h : IZIA, CHRISTINE & the QUEENS.
Infos sur le site internet du Printemps de Bourges en CLIQUANT ICI.
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10 JANVIER

 

Bernard Sauvat en 1977

10 janvier 1941 : Naissance, à Casablanca (Maroc), du chanteur français Bernard SAUVAT. Il interprète quelques « tubes » au début des années 70 comme « L’amour il faut être deux » (1972), « La robe verte » (1973) et, surtout, « Le professeur est un rêveur » (1974).

Ce dernier succès est d’ailleurs presque autobiographique puisque Bernard a quitté l’enseignement des maths au Maroc pour se tourner vers la chanson en France, encouragé par Lucien Morisse, directeur d’Europe 1 et des disques Az dans les années 1960. Près de 30 ans plus tard, un autre de ses succès de 1974, « L’Amitié », devient l’hymne des « Staracadémiciens » de TF 1. En 2009, Bernard Sauvat participe, avec d’autres chanteurs des années 1970, à l’aventure du spectacle « Age tendre et tête de bois ». Au cours de cette tournée, à Dunkerque, il subit une lourde chute qui le prive de scène pendant quelques mois. Au début de l’année 2012, il commercialise un album de nouvelles chansons intitulé « Les potes poètes de Barbizon ». En septembre 2014, il publie un livre autobiographique: « Et dire que j’ai chanté tout ça ». Quelques mois plus tard, un nouvel album de l’artiste est disponible à la vente : « Le professeur chante pour les enfants ». Bernard Sauvat fête alors ses 50 ans de carrière en proposant deux spectacles à Beyrouth en février 2016. Puis, un nouvel opus est distribué en septembre : « La poésie à fleur de mots ». Alors qu’il travaille avec l’auteur Frank Thomas sur le projet d’une comédie musicale depuis des années, le disque reprenant les chansons de « Retour à l’Auberge Ganne » est édité en septembre 2017. En 2018, un nouveau spectacle est proposé en octobre au théâtre Dejazet à Paris et il est basé sur les chansons de l’album « Mes silences d’autrefois » publié quelques semaines plus tôt.
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Sapho

10 Janvier 1950 : Naissance, à Marrakech, au Maroc, de la chanteuse française SAPHO. De son vrai nom Danielle Ebguy, Sapho est une artiste française qui chante dans plusieurs langues: français, arabe, anglais, espagnol et hebreu. Son enfance se déroule au Maroc avant que l’adolescente ne débarque à Paris. Attirée par la chanson, elle fréquente le Petit Conservatoire de Mireille sous le nom de « Bergamotte », un personnage de chanteuse québécoise qu’elle crée de toute pièce. En hommage à la poétesse grecque antique Sappho, elle décide de choisir ce pseudonyme, avec un « P » de moins, pour enregistrer son premier album en 1977. A la même époque et en parallèle, elle fait partie de « La Bande à Basile » et du groupe « Odeurs », formations auxquelles elle collabore vocalement. Avec plusieurs cordes à son arc, Sapho écrit alors des romans et participe à un opéra avant de présenter un spectacle de reprises de Léo Ferré en flamenco en 2005.

Trois ans plus tard, elle sort un album intitulé « Universelle ». Il contient un véritable mélange d’influences qui vont du rock au funky en passant par le reggae et la musique arabo-andalouse. Sapho est une chanteuse de variétés dans la version la plus noble du terme. Mais elle n’est pas une chanteuse à succès. Elle prend toute sa dimension sur scène en faisant vivre les chansons qu’elle grave sur des disques comme dans autant d’écrins à ouvrir pour mieux en apprécier la texture. En octobre 2018, elle rend hommage très sobrement, grâce à des enregistrements piano-voix, à l’une de ses idoles en commercialisant l’album « Sapho chante Barbara ».
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10 janvier 1985 : Naissance, à Cernay, du chanteur et accordéoniste français Claudio CAPEO sous le vrai nom de Claudio Ruccolo. D’origine italienne, il découvre la musique en famille et apprend à jouer de l’accordéon dès l’âge de six ans. Ses parents l’encouragent dans cette voie et il participe à de nombreux concours dans toute l’Europe. A seize ans, adolescence oblige, il se passionne pour le rock métal et fait partie d’un groupe éphémère. Une fois cette aventure musicale terminée, il revient à l’accordéon pour rejoindre une formation de jazz africain pendant deux ans. En dehors de sa passion pour la musique, Claudio exerce le métier de menuisier décorateur à temps plein. Mais son accordéon n’est jamais bien loin et, un jour de 2008, un collègue lui conseille fortement de chanter en s’accompagnant de son instrument. Il suit le conseil et forme un groupe qui enregistre deux albums et se produit un peu partout en Europe. Au cours d’un concert donné au printemps de Bourges, une personne avisée lui conseille de participer au crochet télévisé de la chaîne privée française TF1 « The Voice la plus belle voix ». C’est ce qu’il fait en 2016 sans son accordéon pour obtenir un avis professionnel sur ses qualités vocales. Enrôlé dans l’équipe de Florent Pagny, il est éliminé au cours des duels. Mais cette expérience télévisuelle l’a fait remarquer par un public nombreux et, aussi, par un directeur de label, Sébastien Saussez qui lui propose de commercialiser un album de chansons originales. C’est très bien vu puisque l’opus reste cinq semaines en tête des ventes françaises et est récompensé par un disque de platine. Il est surtout porté par les titres « Un homme debout », « Ca va ça va », « Riche » et « Dis-le moi ».

Ce sont ces chansons qui attirent un très nombreux public là où il passe en concert comme notamment, le 20 juillet 2017 aux Francofolies de Spa en Belgique. Poursuivant le chemin que le succès lui a tracé, Claudio Capeo commercialise un nouvel album intitulé « Tant que rien ne m’arrête » à la rentrée 2018 et celui-ci est bien annoncé par de nombreuses radios qui en diffusent le premier extrait : « Ta main ».
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10 janvier 1985 : Le chanteur italo-belge Frédéric FRANCOIS reçoit un disque d’or pour son album contenant les succès « Mon coeur te dit je t’aime » et « On s’embrasse on oublie tout ». Le précieux objet lui est remis dans le cadre prestigieux des salons de l’hôtel Astoria à Bruxelles.

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PERRINE & JEANMI en 2006

PERRINE & JEANMI en 2006

10 janvier 2007 : Jusqu’au 13 janvier, le duo PERRINE & JEANMI se produit tous les soirs sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. Lauréats de la Biennale de la chanson française, à Bruxelles en 2004, Perrine et Jeanmi livrent un concert très inspiré dans une configuration acoustique minimale: « Délicate Attention ».
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Livret de l’album live posthume sorti en 2011

10 janvier 2010 : Décès, à Paris, du chanteur et musicien français Mano SOLO. Né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Manu Cabut, il est fils du dessinateur Cabu (Jean Cabut) assassiné lors de l’attentat du magazine français Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. C’est en 1980 que Mano Solo effectue ses premiers pas de musicien comme guitariste au sein d’un groupe punk appelé les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y a « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 1997, « Internationale Shalala » en 1999 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Mais les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo décède le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note-Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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10 janvier 2011 : Patrick FIORI entame une grande tournée des petites salles en Belgique francophone. Le plus récent album de Patrick Fiori est sorti en septembre 2010. Emmené par un titre composé par Jean-Jacques Goldman, « Peut-être que peut-être », l’opus a été aussi bien accueilli par les médias que par le public. C’est la crise et le début d’une année est toujours une période financièrement difficile. Fiori a donc décidé de se produire de manière intimiste dans des salles plus petites et rarement fréquentées par des artistes de sa carrure. En pleine maturité, le chanteur offre un moment unique de partage et d’intimité à ses fans et aux autres. Jusqu’au 21 janvier, sa tournée l’emmène à Louvain-la-Neuve, Colfontaine, Verviers, Namur, Seraing, Bruxelles, Braine-le-Comte, Ath et Braine l’Alleud.
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6 JUIN

Serge Davignac dans les années 1960

6 juin 1937 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), du chanteur belge Serge DAVIGNAC, de son vrai nom Antoine De Taffe. Il suit des études de comptabilité mais il est surtout passionné de chanson française et admire par dessus tout des artistes comme Brel, Ferré ou Lemarque. Au début des années 1960, il franchit le pas et se lance lui-même dans l’interprétation des chansons qu’il écrit et compose depuis un moment. Et, pour se faire connaître, il s’inscrit dans divers concours comme « Jour de chance » qu’il remporte avec les félicitations de la célèbre chroniqueuse belge Angèle Guller.

En 1962, il se voit décerner le Grand Prix de Belgique des Variétés. Un an plus tard, il interprète ses chansons dans divers cabarets parisiens et il doit demander des congés à son patron pour ce faire. Les contrats sont cependant peu nombreux et la vie est difficile. En 1965, il participe au Festival de la Chanson Française de Spa (B) et, au début de l’année suivante, il passe en première partie de France Gall et Hugues Aufray à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Serge Davignac va alors continuer à tenter sa chance dans divers concours internationaux. Il est ainsi l’un des lauréats d’une compétition organisée par la radio télévision française, l’ORTF, en 1967 et il représente la Belgique lors du « Cerf d’Or » en Roumanie. Ces concours et festivals font apprécier du public des chansons comme « La boîte à musique » (1968) par exemple. Entre 1963 et 1975, l’artiste commercialise un bon nombre de 45 tours dont les chansons sont parfois signées en collaboration avec l’auteur belge Jean Darlier ou les musiciens Hector Delfosse et Roland Thyssen. En 1975, avec « Autant en emporte le vent », Serge Davignac obtient le prix d’interprétation au « Golden Orpeus » qui se tient en Bulgarie. La même année, le chanteur rend hommage à l’une de ses idoles, Jacques Brel, en enregistrant « Le plat pays ». Serge Davignac meurt au début du mois de septembre 2000.
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Bernard Joyet – Photo (c) Chantal Bou-Hanna

6 juin 1947 : Naissance, à Mont-Saint-Aignan, de l’auteur, compositeur et interprète français Bernard JOYET. C’est d’abord au sein d’un duo comique qu’il se fait remarquer et connaître : « Joyet & Roll Mops » qu’il forme avec le batteur Roland Salomon. Ensemble, ils enregistrent deux albums en 1993 et en 1997. L’aventure musicale des deux hommes dure quinze ans puis Bernard Joyet décide de faire cavalier seul en se produisant sur scène accompagné au piano par Jean-Louis Beydon. Et, en 2001, le chanteur enregistre un premier album sous son nom : « Prolongations ». En 2003, il propose au public parisien du Vingtième Théâtre un spectacle également intitulé « Prolongations ». Une jeune pianiste talentueuse l’y accompagne de temps à autre : Nathalie Miravette. Un an plus tard, Bernard Joyet sort un nouveau CD qui a pour titre « Au Temps Pour Moi ». Les chansons de ce dernier opus sont à nouveau présentées au Vingtième Théâtre à Paris puis en tournée dans les pays francophones pendant cinq ans. Au terme de cette longue série de concerts, le chanteur sort un troisième album qui a pour titre « Les Victoires De La Muse » en 2009. Il est alors l’invité de Jean Ferrat au cours d’une émission télévisée « Vivement Dimanche » que Michel Drucker présente sur France 2. S’il fait donc partie des amis artistes de Jean Ferrat, Bernard Joyet compte aussi parmi ses copines les chanteuses Anne Sylvestre et Juliette. Il est également un proche du regretté Allain Leprest dont il interprète régulièrement des chansons sur scène. Il fait partie des habitués du festival « Chansons de paroles » créé par Jofroi à Barjac (F). Et, appréciant les grandes assemblées comme les petits comités, il se produit régulièrement chez des particuliers pour le concept de l’association « Chant’Appart chez les Belges » notamment. En 2012, il commercialise un nouvel album, « Autodidacte », qui est suivi, en 2015, du coffret « Autodidacte II » où l’on trouve un CD mais aussi un DVD de 18 titres enregistrés en public. On peut dire sans risquer de se fourvoyer que les chansons de l’artiste portent généralement un regard humoristique, caricatural et parfois acide sur les choses qui nous entourent. Un concert de Joyet est tout sauf ennuyeux. Il suffit d’écouter « Le gérontophile » pour s’en convaincre une fois pour toutes. C’est pour ce répertoire brillant, original et personnel que l’artiste reçoit, en 2018, le prix Jacques Douai.

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6 juin 1957 : Naissance à Suresnes de l’actrice, mannequin et chanteuse française BABETH, de son vrai nom Elisabeth Etienne. Dès son enfance, elle ne songe qu’à devenir hôtesse de l’air une fois adulte. Mais, à l’adolescence, l’orientation change et elle envisage une carrière artistique qui commence par le mannequinat lorsqu’elle a 18 ans après avoir rencontré, à Ibiza, une amie mannequin qui lui propose de le devenir. C’est encore une rencontre, avec une productrice de disques cette fois, qui lui permet d’enregistrer un 45 tours en 1981. La chanson a pour titre Bébé Reggae et est réalisée et composée par Gérard Berliner. Babeth obtient un petit succès qui reste sans suite. Mais les rencontres du show-biz lui permettent d’épouser Johnny Hallyday en décembre 1981. Leur union est de très courte durée puisque, le 1er février 1982, les époux se séparent. A ce moment Babeth se tourne vers le cinéma en apparaissant notamment comme l’une des partenaires de Louis de Funès dans le film « Le gendarme et les gendarmettes » en 1982. Elle ne poursuit pas sa carrière éphémère dans la chanson.

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En 2003

6 juin 1978 : Naissance, à Mantes-la-Jolie, du chanteur franco-algérien-marocain Faudel Belloua mieux connu sous son simple prénom FAUDEL. Elevé dans une famille de milieu modeste, c’est grâce à sa grand-mère qu’il découvre des mouvements musicaux comme le raï, le malouf et le reggae. Et, dès l’âge de douze ans, il commence à penser à faire de la musique son métier même s’il poursuit, un temps, des études de comptabilité. En 1990, Faudel intègre ainsi « Les Étoiles du Raï », un groupe qui reprend sur scène des titres de Cheb Mami et de Khaled entre autres. Epaulé par un manager, Faudel poursuit son rêve et, en 1996, il représente l’Île-de-France au Printemps de Bourges dans la catégorie Nouveaux Talents. Et, un an plus tard, il crée la surprise avec le single « Tellement N’brick » qui se vend à près de 350.000 exemplaires.

En 1998, Faudel se retrouve aux côtés de Khaled et Rachid Taha sur la scène parisienne de Bercy pour le superbe spectacle « 1,2,3 Soleils ». L’ascension de Faudel est fulgurante et, en 1999, le prix de la ‘Révélation de l’année lui est décerné aux Victoires de la musique. Il obtient alors un ou deux rôles au cinéma mais il poursuit sa carrière musicale en 2001 en sortant son deuxième album: « Samra ». En 2003, sur son troisième opus intitulé « Un autre soleil », il reprend à sa façon des succès éternels comme « Ne me quitte pas » ou « Comme d’habitude ». Mais il connaît aussi le succès avec des chansons originales comme « La main dans la main ». Trois ans après ce « tube », Faudel revient avec « Mon pays » extrait de son quatrième album « Mundial corrida ». Alors que tout va pour le mieux, certains reprochent à Faudel de soutenir le candidat Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles françaises de 2007. Ce fait qui semble anodin est peut-être plus grave que prévu pour la suite de la carrière de Faudel qui commence réellement à battre de l’aile à partir de ce moment. Une tournée envisagée à la fin 2007 est annulée par manque de réservations. Mais, dans les pays du Maghreb, Faudel se produit encore de temps à autre. En novembre 2011, un nouvel album est annoncé mais celui-ci ne voit pas le jour malgré deux extraits inédits placés sur son site internet. De plus en plus absent des médias, Faudel apparaît quand même, fin 2012, dans l’émission « spéciale Dalida » de « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Presque cinq ans plus tard, un nouvel album est encore annoncé : ce dernier contiendrait 20 titres dont « All day all night » qui est finalement dévoilé en avril 2018 dans l’émission télévisée française « Touche pas à mon poste ». Et alors que l’opus prévu se fait attendre, une nouvelle chanson de Faudel, « Mon Dieu », est postée sur YouTube en avril 2019.
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3 JUIN

Josephine Baker dans les années 1960

3 juin 1906 : Naissance, à Saint-Louis, dans le Missouri (USA), de la chanteuse et meneuse de revue, d’origine afro-américaine, Josephine BAKER. Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire qu’elle perçoit pour ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit rapidement et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat promptement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle pourrait devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse le charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto. Alors que sa popularité est grandissante en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité physique d’avoir des enfants, elle accueille dans ce château du Périgord des enfants de toutes origines qu’elle adopte. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier concerts et galas pour se renflouer continuellement. Mais cela ne va pas suffire et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco. Infatigable, Josephine Baker se produit à la télévision française pour y reprendre, à 61 ans, son tube de toujours « J’ai deux amours ».

Et elle poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 ou au Carnegie Hall de New York en 1973. Fin mars 1975, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco. Les grands succès de Josephine Baker restent à tout jamais, « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968). A la fin des années 2000, un spectacle musical français mis en scène par Jérôme Savary relate l’histoire de Josephine Baker.
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Frédéric François en 1987 – Photo (c) JC Tombeux

3 juin 1950 : Naissance, à Lercara (Sicile), sous le véritable nom de Francesco Barracato, du chanteur et compositeur italien Frédéric FRANCOIS. Un an après sa naissance, le petit Francesco, sa maman et son frère, rejoignent le paternel qui a trouvé du boulot dans un charbonnage de Tilleur près de Liège en Belgique. La famille s’agrandit bien vite et, finalement, Francesco aura sept frères et soeurs. Lors des repas familiaux et de toutes les autres grandes occasions, le papa, Peppino, ne rate jamais l’opportunité de saisir sa guitare et d’interpréter des airs d’opéras ainsi que des mélodies napolitaines. A dix ans, fortement influencé par le comportement de son père, Francesco interprète « O sole mio » dans un café du village. Désormais, la musique et la chanson sont ses motivations premières. Alors qu’il est à l’école secondaire, il intègre le groupe musical « Les Eperviers » en 1963: il en est le guitariste et chanteur. La musique prenant le pas sur tout le reste, à quinze ans, Francesco s’inscrit au Conservatoire de Musique de Liège où il apprend le violon mais aussi la diction, la déclamation et le chant. En 1966, il devient le chanteur d’une autre formation: « Les tigres sauvages ». Avec ce groupe, il se présente au concours du Microsillon d’Argent au Festival de Châtelet en Belgique. Il remporte le premier prix qui lui permet d’enregistrer un 45 tours. Ce sera, pour lui, le premier d’une longue série: Francesco Barracato le sort sous le nom quelque peu « francisé » de François Bara. Les deux chansons qui y figurent ont pour titre « Petite fille » et « Ne pleure pas ».

Le succès n’est pas énorme mais on commence à connaître François Bara dans la région de Liège où les juke-boxes sont alimentés par le papa de Francesco qui achète les 500 exemplaires du 45 tours! Du coup, on lui propose d’effectuer des premières parties de grands artistes de passage à Liège: Johnny Hallyday ou Michel Polnareff par exemple. En 1969, il rencontre le producteur liégeois Constant Defourny et il signe un premier contrat avec Barclay-Belgique. En juillet de la même année sort son premier disque sous le nom de Frédéric François: « Sylvie ». Il a choisi son nouveau pseudonyme en hommage au compositeur Chopin dont le véritable prénom était Frédéric-François. Ses premières chansons ne se révèlent pas être des succès: après « Sylvie », il y a « Les Orgues de Saint Michel » puis « Marian » et « Comme tous les amoureux » qui n’est pas retenue pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson de 1970. Quelques mois plus tard, une nouvelle chanson, « Jean », est distribuée en France par le label Az et est programmée sur la radio Europe 1. Le succès est toutefois encore très limité mais il semble néanmoins que le destin est en marche et, après deux autres 45 tours, la chanson « I love you je t’aime », interprétée en duo avec son épouse Monique, fait véritablement connaître Frédéric François au public de la Belgique et du Nord de la France. Ce joli coup d’essai est transformé triomphalement par le titre suivant: « Je n’ai jamais aimé comme je t’aime » dont le texte est signé par Marino Atria. Cette fois, Frédéric François se fait un nom parmi les stars du hit-parade et son statut sera confirmé avec le tube de l’été 1972: « Je voudrais dormir près de toi ». 500.000 exemplaires de ce 45 tours se vendent en quelques semaines. Le chanteur-compositeur s’intègre alors parfaitement dans la catégorie des chanteurs pour jeunes demoiselles (ce qu’on appelle alors « les minettes ») où il côtoie d’autres Belges comme Christian Adam, Christian Vidal, Frank Michaël, Art Sullivan et Franck Olivier mais aussi les Français Christian Delagrange, Ringo, Crazy Horse, le Suisse Patrick Juvet ou l’Israélien Mike Brant. Toutes les chansons de Frédéric deviennent ainsi des « tubes »: « Laisse-moi vivre ma vie » (1972), « Quand vient le soir on se retrouve » (1973), « Un chant d’amour un chant d’été » (1973), « Viens te perdre dans mes bras » (1973), « Il est déjà trop tard » (1974), « Chicago » (1975), « Mal tu me fais mal » (1975), « Maintenant que tu es loin de moi » (1975) ou « San Francisco » (1976). La fin des années 1970 va être plus difficile pour les chanteurs français à succès et ce sera le cas aussi pour Frédéric François. C’est l’époque où le mouvement disco amène de nouvelles idoles et où certains saisissent la balle au bond (Patrick Juvet, Carène Cheryl ou Sheila par exemple). Mais c’est aussi une période ou la new wave va amener des orchestrations plus électroniques qui serviront de nouveaux artistes comme Daniel Balavoine ou Jean-Jacques Goldman par exemple. En 1982 toutefois, un changement s’opère dans les medias avec l’apparition des radios libres. En Belgique, ces dernières diffusent largement un nouveau 45 tours de Frédéric: « Adios Amor ». La radio nationale francophone (RTBF) suit le mouvement et, finalement, ce sont 500.000 45 tours qui sont vendus de cette mélodie qui tient ses origines en Allemagne. Le succès est véritablement revenu pour le chanteur qui voit aussi s’éloigner quelques soucis de santé. En 1983, la chanson « Aimer » est également très populaire. Mais la maison de disques Vogue est en restructuration et Frédéric François se tourne vers la firme Trema qui va relancer sa carrière de manière spectaculaire à partir de 1984 avec « On s’embrasse on oublie tout » et « Mon coeur te dit je t’aime » qui sont repris sur un album qui se vend à 300.000 exemplaires. Ce renouveau lui permet aussi de passer pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. Il y aura ensuite « Je t’aime à l’italienne » (1985), « L’aimer encore » (1986), « Une nuit ne suffit pas » (1987), « L’amour s’en va l’amour revient » (1988), « Qui de nous deux » (1989), « Est-ce que tu es seule ce soir » (1990), etc. En 1989, Frédéric François se produit sur des scènes du Canada et des Etats-Unis. En 1993, il crée sa propre maison de production avec Moïse Benitah, MBM (Moïse Benitah Music), et sort le dernier 45 tours de sa carrière: « L’amour c’est la musique ». A la fin de l’année 1996, il chante devant le pape Jean-Paul II à Rome. L’année suivante, Frédéric François connaît à nouveau le succès avec une mélodie où il tente, pour la première fois, de chanter en voix de tête: « L’amour fou ». En 1999, quelques mois avant de chanter dans son village natal de Lercara, il enregistre un album de standards de la chanson italienne comme « Ciao Ciao bambina » ou « Volare » par exemple. Au début du 21e siècle, celui dont on parle de plus en plus comme le successeur de Tino Rossi va rendre hommage à l’idole corse: il enregistre ainsi en 2003 un album de ses grands succès comme « Petit Papa Noël », « Marinella » ou « Méditerranée ». En 2005, l’album où figure « Et si on parlait d’amour » se vend à 200.000 exemplaires. En octobre 2008, alors qu’il est en tournée dans les grandes villes belges, Frédéric doit être hospitalisé à Liège pour abus de cortisone. Il se voit imposer un an d’interruption de carrière au risque de ne plus pouvoir chanter. En 2010, parfaitement rétabli, il sort un nouvel album: « Chanteur d’amour ». L’opus suivant sort en octobre 2013 et a pour titre « Amor latino ». Du 28 février au 9 mars 2014, il est sur la scène de l’Olympia de Paris pour la quatorzième fois. A la fin de l’année 2014, le chanteur commercialise un album intitulé « Magie de Noël » qui reprend les grands standards du thème et un inédit dont le titre est « Avant Noël ». Et, en mai 2016, la popularité de l’idole des seventies se perpétue avec une nouvelle galette numérique qui sort pour la fête des mères: « Les femmes sont la lumière du monde. » Le 28 septembre 2017, Frédéric François est fait Chevalier des Arts et des Lettres par l’ambassadrice de France en Belgique, Claude-France Arnould. Plusieurs amis de l’artiste, parmi lesquels les chanteurs Salvatore Adamo et Le Grand Jojo ou le metteur en scène Franco Dragone, assistent à la cérémonie. En mars 2019, Frédéric revient au premier plan avec un nouvel opus dont il co-signe les chansons avec Frédéric Zeitoun : « Juste un peu d’amour ».
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Allain Leprest en 1986 (c) Alain Marouani

3 juin 1954 : Naissance, à Lestre, de l’auteur et interprète français Allain LEPREST. Allain Leprest passe son enfance dans une famille modeste à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen. L’enfance est heureuse et le petit Allain a la tête dans les étoiles: il voudrait devenir poète mais, pour faire plaisir à ses parents plus « terre à terre », il sera peintre… mais peintre en bâtiment. Il entreprend donc des études dans ce sens mais, en cachette, dès l’adolescence, il écrit des textes qu’il commence à chanter dans des endroits comme « Le bateau ivre » à Rouen. En 1980, il débarque à Paris et propose ses chansons dont personne ne veut. Il se résigne donc à les chanter lui-même dans des cabarets de la capitale française. Ses débuts sont donc difficiles mais il se fait néanmoins remarquer par quelques « collègues » comme Henri Tachan. En 1985, il tente sa chance au Printemps de Bourges et il en devient la révélation inattendue. A partir de ce moment, il va régulièrement proposer des spectacles un peu partout en France et dans de nombreux festivals. Il est remarqué par Jean Ferrat et l’ami producteur de ce dernier, Gérard Meys, lui propose d’enregistrer des chansons. En 1988, il sort un album avec « Rimbaud » (musique de Francis Lai) et « J’ai peur » (musique de Jean Ferrat). Mais les musiques qui lui collent alors le mieux sont celles que signe Romain Didier pour les chansons « La retraite », « Edith » ou « Dans le sac à main de la putain ». Allain Leprest enregistre ensuite avec Saravah, la maison de production créée par Pierre Barouh. Deux albums studio sortent de cette collaboration. En 1992 tout d’abord, Leprest et Richard Galliano collaborent pour un album minimaliste reposant sur le concept « une voix, un accordéon ». Puis, deux ans plus tard, il y a le quatrième album solo avec, entre autres, « Sur les pointes » et « Il pleut sur la mer ».

En 1995, il propose ses chansons sur la scène de l’Olympia juste dix ans après Bourges. Au même moment, réalisant son rêve d’enfant, Leprest écrit des textes pour Juliette Gréco, Francesca Solleville ou Enzo Enzo. En 1998, il enregistre l’album « Nu » où certaines chansons sont composées par Romain Didier mais où d’autres sont signées par Kent, Higelin, Laffaille ou Duteil. Il y reprend aussi le célèbre « Melocoton » de Colette Magny. En 2005, il rejoint le label Tacet de Didier Pascalis qui produit « Donne-moi de mes nouvelles » puis « Chez Leprest », un hommage de ses amis auteurs et chanteurs. En 2008 sort l’album « Cantate pour un cœur bleu, ode à la Méditerranée » sur des musiques de Romain Didier avec Enzo Enzo, Romain Didier et Jean-Louis Trintignant. Le dernier opus d’Allain Leprest, « Quand auront fondu les banquises », arrive en 2009. Au cours de l’été 2011, un « Leprest symphonique » est en cours de réalisation lorsque son auteur-interprète décide de se suicider. Atteint d’un cancer des poumons depuis des années, Allain Leprest met fin à ses jours le lundi 15 août 2011 à Antraigues-sur-Volane, le village de Jean Ferrat, où il passe ses vacances. Le 23 août 2011, il est, selon son souhait, inhumé au cimetière Monmousseau à Ivry-sur-Seine. Les chansons qu’il n’a pas eu le temps d’enregistrer l’ont été par Enzo Enzo, Kent, Sanseverino, Christophe, Daniel Lavoie et Romain Didier qui a assuré la direction musicale de l’album qui est sorti à titre posthume à la fin de l’année 2011. Allain Leprest a écrit plus de 1.000 chansons mais seulement 369 de ses oeuvres sont répertoriées à la SACEM. Artiste jusqu’au bout des ongles, Allain Leprest « offrait » et égarait ainsi beaucoup de ses textes.
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René-Louis Lafforgue en 1959

René-Louis Lafforgue en 1959

3 juin 1967 : Décès, à Albi, dans un accident de voiture, de l’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE. Né le 13 mars 1928 à Saint-Sébastien (Espagne) dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre d’Espagne puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et  » Le Poseur de rails » (1957).

En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ». Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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En 1976

3 juin 2001 : Décès, à Boston (Etats-Unis), de l’acteur mexico-américain Anthony QUINN, né le 21 avril 1915 à Chihuahua (Mexique). Après avoir obtenu de très nombreux petits rôles alimentaires dans des productions d’Hollywood, il ne trouve sa réelle place au cinéma qu’à partir de 1953 avec des films comme « Viva Zapata », « La Strada » de Fellini, « Lawrence d’Arabie » ou « Zorba le Grec ». Parallèlement à cette longue et importante carrière d’acteur, Anthony Quinn enregistre parfois des chansons, souvent en anglais, comme « I love you you love me » en 1967 ou « Life itself will let you know » en 1981. Et puis, en 1976, il interprète, en français approximatif, « Nous deux c’est fini », une mélodie à la Barry White avec un texte de Boris Bergman.
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3 juin 2019 : 16e édition de la remise des Octaves de la Musique à Bruxelles. Ces récompenses annuelles sont attribuées aux artistes de la communauté francophone de Belgique évoluant dans tous les genres musicaux. Parmi les lauréats invités à prester sur la scène de la salle de la Madeleine, le groupe KUZYLARSEN reçoit l’octave de la chanson française. Dans les autres catégories, BALOJI est récompensé pour sa musique du monde ainsi que pour ses spectacles et concerts. Veence HANAO & le MOTEL sont primés pour l’album « Bodie » et le groupe L’OR DU COMMUN se distingue pour son album « Sapiens » dans la catégorie des musiques urbaines.
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3 MAI

Georges Moustaki dans les années 1970

3 mai 1934 : Naissance, à Alexandrie (Egypte), de l’auteur, compositeur et interprète français Georges MOUSTAKI. Né de parents juifs grecs parlant l’italien, le petit Giuseppe se passionne rapidement pour la musique, la littérature et la chanson françaises. En 1951, il débarque à Paris où il est brièvement journaliste puis barman. Dans le piano-bar où il travaille, il est amené à fréquenter des musiciens et lorsqu’il voit Georges Brassens sur scène, c’est la révélation: il va écrire des chansons et il va désormais se prénommer Georges. En 1958, il croise la route d’Edith Piaf et ils tombent amoureux pour une fulgurante mais brève liaison. C’est à cette époque qu’il lui compose l’un de ses plus grands succès: « Milord ». Il n’y aura pas de suite à cette chanson pour Piaf et, après le décès de cette dernière en 1963, Moustaki écrit et compose pour Yves Montand et Serge Reggiani. Il offre à ce dernier chanteur sur le tard de magnifiques chansons comme « Sarah » (« La femme qui est dans mon lit… ») ou « Ma liberté » (reprise en 2011 par Chimène Badi dans une version gospel). Il écrit aussi pour Barbara « La longue dame brune » qu’il interprète avec elle. Lors des manifestations parisiennes de mai 1968, Georges Moustaki s’implique beaucoup aux côtés des jeunes et des étudiants. Il devient un artiste engagé et c’est à ce moment qu’il écrit et compose « Le métèque », la description d’un personnage « baba cool » et au mode de vie qui s’apparente à celui de ceux que l’on appellera bientôt les « hippies ». Le succès de cette chanson qu’il interprète est énorme et international en 1969.

Un an plus tard, il est à l’affiche du théâtre parisien de Bobino en vedette. Son répertoire reprend les chansons de l’album du « Métèque » qui sont devenues, à leur tour, des succès: « Joseph », « Il est trop tard », etc. Sur scène, il dévoile un caractère gentil et affable qui prône cependant l’action et la révolution permanente en douceur. Il se met ensuite à voyager et profite de ses périples pour découvrir des nouvelles formes musicales qui vont l’inspirer à chaque nouvel album. Le Brésil des années 1970 et 1980 y tient une grande place. Parmi les chansons les plus populaires de Georges Moustaki, on peut citer: « Sans la nommer », « Les amis de Georges », « Les eaux de mars », « Humblement il est venu », « Heureusement qu’il y a de l’herbe », « Donne du rhum à ton homme », etc.

En 2003, sur l’album « Moustaki », l’interprète reprend enfin, de manière très personnelle, le succès qu’il avait donné à Edith Piaf: « Milord » se trouve en « piste cachée » tout à la fin de la dernière plage du disque compact. En 2011, le premier Prix Georges Moustaki est décerné à Paris à la chanteuse française Melissmell. Il récompense depuis, chaque année, un album autoproduit indépendant. Créé avec l’aval de l’artiste, Georges Moustaki s’est déclaré flatté et honoré de pouvoir ainsi aider à mettre en lumière des artistes qui n’ont pas encore pu bénéficier de l’aide de structures professionnelles pour produire leur travail. En octobre 2011, deux ans après avoir alerté le public à propos de ses problèmes respiratoires, « Jo » Moustaki déclare à la presse qu’il n’aura plus jamais les capacités physiques pour chanter. Depuis ce moment, les forces du chanteur ne vont cesser de diminuer. Victime de l’emphysème et toujours à la recherche d’oxygène, il a dû se résoudre à quitter son domicile parisien de l’île Saint-Louis qu’il chérissait tant pour emménager à Nice où il s’éteint le 23 mai 2013.
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Yves Simon en 1986 – Photo (c) Pierre Terrasson

3 mai 1944 : Naissance, à Choiseul, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Yves SIMON. Alors qu’il a huit ans et qu’il semble apprécier la musique, il reçoit de ses parents un accordéon diatonique. La chanson l’intéresse aussi de plus en plus et, adolescent, il devient un admirateur de Salvatore Adamo qui concrétise, à ses yeux, la réussite en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Originaire des Vosges, il s’inscrit à l’Université de Nancy avant de partir pour Paris où il obtient un diplôme littéraire. Il voyage alors un peu partout en Europe et aux Etats-Unis avant de revenir en France avec la solide intention de devenir chanteur. Il se débrouille alors pour enregistrer un premier 33 tours de chansons personnelles qui sort en 1967 avec, notamment, le titre « Ne t’en fais pas petite fille » sorti en 45 tours l’année précédente chez Fontana. Deux ans plus tard, un second LP est commercialisé avec la chanson « La planète endormie ». Ces deux albums se vendent de manière très confidentielle et Yves Simon se consacre aussi à d’autres activités comme l’écriture de romans (« Les jours en couleur » et « L’homme arc-en-ciel ») et d’articles ou de chroniques pour des journaux et la radio Europe 1. En 1972, Yves Simon signe un nouveau contrat discographique avec la firme RCA et décroche de suite un grand succès avec le 45 tours « Les Gauloises bleues ».

Cette nouvelle notoriété lui donne l’occasion de passer en première partie du spectacle de Georges Brassens avec d’autres nouveaux venus qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. Dès 1973, il propose un tour de chant complet qui sera notamment apprécié au festival d’Obourg (B) où l’artiste est programmé entre Daniel Guichard et Barbara. La carrière du chanteur démarre en trombe et se poursuit avec des « tubes » comme « Au pays des merveilles de Juliet » (1973) puis s’amplifie avec « J’ai rêvé New York » (1973), « Manhattan » (1974), « Les héros de Barbès » (1975), « Les fontaines du casino » (1976), « Le film de Polanski (1976), « Nous nous sommes tant aimés » (1977), « Zelda » (1977), « De l’autre côté de ton âme » (1978) et « Diabolo-menthe » (1978). En 1978, Yves Simon produit ce qui reste le seul 45 tours enregistré par l’acteur français Patrick Dewaere. Ses enregistrements personnels deviennent alors plus rares. En 1981, il y a l’album « Une vie comme ça » et, en 1983, « USA/USSR » incluant le titre « Amazoniaque » qui bénéficie de quelques bonnes diffusions en radio. Entretemps, Yves Simon est revenu à l’écriture de romans qui se vendent toujours bien et qui reçoivent des prix comme le Médicis en 1991. L’album « Intempestives », qui est commercialisé en 1999, est un subtil mélange de sonorités qui vont de la world music au rock avec des textes en prise avec la société contemporaine et le problème des banlieues ou encore le sort des femmes afghanes face aux talibans. Huit ans plus tard, l’opus suivant a pour titre « Rumeurs » et est de contenu plus nostalgique et mélancolique. Cette année-là, en 2007, Yves Simon revient à la scène après trente ans d’absence volontaire: il est à l’affiche, en juillet, des Francofolies de La Rochelle (F) et de Spa (B). Ces concerts précèdent son retour sur la scène parisienne de l’Olympia en mars 2008. Il fait alors aussi partie des artistes qui se retrouvent sur un album de duos enregistrés par et avec… Salvatore Adamo (« Le bal des gens biens »), l’idole des débuts. Il y interprète « Ma tête », un des premiers titres enregistrés par le chanteur italo-belge au début des années 1960. En 2018, l’album « Génération(s) éperdue(s) » reprend ses principales chansons interprétées par des artistes de la nouvelle scène française comme Christine and the Queens, Juliette Armanet, Feu Chatterton, Radio Elvis, etc.
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Vanessa Paradis à l’Ecole des Fans en 1981

3 mai 1981 : Une petite fille prénommée Vanessa est l’une des candidates de la célèbre émission « L’Ecole des Fans » présentée par Jacques Martin sur la chaîne télévisée publique française Antenne 2. Elle a huit ans et deviendra, cinq ans plus tard, la chanteuse Vanessa PARADIS. La vidéo est à voir ci-dessous :

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DALIDA dans les années 1980 (c) Dominique Isserman

3 mai 1987 : Décès, à Paris, de la chanteuse DALIDA qui met fin à ses jours. Née au Caire, en Egypte, le 17 janvier 1933 sous le nom de Yolanda Gigliotti, Dalida est d’abord atteinte de cécité dans sa prime enfance et elle en garde un sévère strabisme. Dans les années 1950, elle est élue Miss Egypte avant de tenter sa chance à Paris en tant que chanteuse. Sa rencontre avec le directeur de la radio Europe 1, Lucien Morisse, qu’elle épouse alors, lui donne l’occasion d’enregistrer ses premiers disques grâce à Eddie Barclay et de chanter à l’Olympia grâce à Bruno Coquatrix. C’est le début d’une belle et longue carrière pour cette interprète à l’accent exotique qui plaît. Entre son premier succès de 1959 (« Bambino ») et le dernier de 1986, elle aura enregistré des centaines de chansons notamment sous la houlette de son frère le producteur Orlando. Malheureusement, le succès qu’elle a trouvé auprès de son public n’a jamais été celui de ses amours. Lucien Morisse se suicide après quelques mois de vie commune. Dalida fait alors la connaissance d’un charmant chanteur italien, Luigi Tenco, qui met fin à ses jours lui aussi. Le même sort funeste attend celui qui partage sa vie au début des années 1970, qui se fait appeler comte Richard de Saint-Germain et avec qui elle a enregistré un duo. Après toutes ces épreuves, on aurait pu croire Dalida endurcie mais elle reste toujours un être fragile qui, un soir de mai 1987, décide de s’endormir pour toujours dans son appartement de Montmartre. Elle laisse une oeuvre importante en qualité comme en quantité. Et son frère Orlando fait en sorte qu’elle ne soit jamais oubliée. Les rééditions de ses succès sont légion et se renouvellent presque chaque année depuis son décès. Des chansons légères comme « Le Lambeth Walk » et « Monday Tuesday » ou des chansons plus significatives comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Gigi l’Amoroso », « Je suis malade » ou « Mourir sur scène » laissent à jamais de Dalida le portrait d’une grande artiste hors du commun. En 2012, pour les 35 ans de la disparition de la chanteuse, son frère Orlando sort un double CD avec, d’une part, des succès interprétés par Dalida et, d’autre part, des chansons reprises par divers artistes francophones. Début 2017, à l’aube de la commémoration des 30 ans de la disparition de la chanteuse, l’actrice italienne Sveva Alviti incarne son personnage dans « Dalida, le film » réalisé par Lisa Azuelos avec Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido et Alessandro Borghi.

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3 mai 2001
: Dans la foulée de l’album qui a signé son retour au succès populaire avec « Jardin d’hiver », Henri SALVADOR se produit au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles dans le cadre de sa grande tournée internationale qui l’a vu se présenter au public parisien de l’Olympia mais aussi aux spectateurs du Printemps de Bourges quelques jours auparavant.

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L'album de Maurane en 2003 "Quand l'humain danse"

L’album de Maurane en 2003 « Quand l’humain danse »

3 mai 2003 : Entrée dans les meilleures ventes d’albums en Belgique francophone de MAURANE (« Quand l’humain danse », 5e), de ZAZIE (« Ze live », 7e), des GAUFF’AU SUC’ (« Vamos à Las Vegus », 20e) et de KYO (« Le chemin », 25e).
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19 AVRIL

19 avril 1925 : Naissance, à Nivelles, du comédien belge Jacques LIPPE. Après avoir suivi une formation pour devenir comédien, Jacques Lippe commence à se faire connaître en 1940 par des imitations de Fernandel. Il devient ensuite chansonnier mais le genre va s’essoufler à l’approche des années 1960. Ayant plusieurs cordes artistiques à son arc, Jacques Lippe s’oriente alors vers le théâtre et, surtout, la comédie. S’il a joué « le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, son rôle le plus marquant reste celui du père Beulemans dans la pièce typiquement bruxelloise « Le Mariage de Mademoiselle Beulemans ». En 1986, touché par la musique et le texte qu’on lui propose, il enregistre une chanson intitulée « Où es-tu mon bon vieux Bruxelles » qui lui colle parfaitement à la peau.

Deux ans plus tard, avec un autre comédien belge qui chante également, Léonil Mc Cormick, il crée le Théâtre de la Valette qui se trouve à Ittre près de Nivelles en Belgique. Jacques Lippe a aussi joué dans quelques films comme « Homme sweet home » de Benoît Lamy en 1973 ou « L’oeuvre au noir » d’André Delvaux en 1988. Jacques Lippe est mort d’un cancer du poumon le 21 septembre 1990 à Forest dans la banlieue de Bruxelles.
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Hugues Draye

19 avril 1962 : Naissance, à Charleroi, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain belge Hugues DRAYE. Ses parents sont musiciens et, à la maison, on voue une grande admiration pour Charles Trenet, Jacques Brel et Georges Brassens. On peut donc dire que le petit Hugues est bercé par une chanson française plutôt traditionnelle qui le pousse à écrire des chansons quelque vingt-ans plus tard. Et, depuis 1982, l’artiste a littéralement écumé, avec sa guitare, tous les endroits de Bruxelles et de la Wallonie où l’on peut pousser la chansonnette : du trottoir de la rue et du quai de métro au music-hall en passant par les centres culturels, les festivals, les théâtres et les salles de concerts. Pour assouvir sa passion musicale, Hugues doit gagner sa vie et devient postier dans la commune bruxelloise d’Ixelles. Il participe à de nombreux concours en Belgique mais aussi en France et il remporte le prix du meilleur auteur de chanson francophone à Mortagne-sur-Gironde. Après avoir enregistré bon nombre de chansons sur des cassettes, il passe au disque compact auto-produit qu’il réalise donc à ses frais et qu’il vend lors de ses prestations. Au niveau de ses thèmes de prédilection, il est souvent question de portraits et de caricatures des personnes qui nous entourent. Mais il y a aussi le système dans lequel nous vivons ainsi que, plus globalement, la société. Et tous ses textes sont empreints d’une délicatesse et d’un humour qui les rendent très originaux dans la forme et dans le fond. A l’aise dans l’écriture de formats courts comme des chansons, Hugues Draye l’est aussi dans la rédaction de romans qui ont, notamment, été publiés dans les années 2000.

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AGLAE en 1957

AGLAE en 1957

19 avril 1984 : Décès, à Montréal, de la chanteuse et comédienne canadienne AGLAË. Née le 13 mai 1933 à L’Epiphanie, au Québec, sous le nom de Jocelyne Deslongchamps, la jeune chanteuse débute à l’âge de seize ans dans des cabarets montréalais sous le pseudonyme de Josette France. Et c’est là, en 1949, que le chanteur et pianiste français Pierre Roche la découvre. C’est le coup de foudre et ils se marient en 1950. En 1952, elle suit le musicien et s’installe avec lui à Paris. A partir de cette année, elle va enregistrer des chansons qui vont la rendre très populaire. Avec Michel Legrand, elle enregistre une chanson de Lionel Daunais qui a pour titre « Aglaé ». Le morceau atteint un tel succès que la vedette québécoise Félix Leclerc conseille à la jeune femme de prendre ce nom comme pseudonyme d’artiste. Sa popularité l’amène à chanter dans les music-halls parisiens de Bobino et de l’Olympia. Très vite, sa carrière prend des proportions internationales et elle se produit en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ses caractéristiques vocales et ses goûts l’orientent ensuite vers l’opérette et elle apparaît en 1955 aux côtés de Tino Rossi dans « Méditerranée » de Francis Lopez. En 1960, elle joue aussi au théâtre de l’ABC à Paris dans « Coquin de printemps » de Guy Magenta. En 1963, elle quitte Paris pour retourner vivre au Québec. Au Canada, elle enregistre plusieurs succès: « Marie-toi », « À présent tu peux t’en aller », « Dans mes bras oublie ta peine » en 1964 et « On se quitte » ou « La bague au doigt » en 1965. Si Aglaé décide de mettre un terme à sa carrière de chanteuse en 1966, elle apparaît encore ensuite sur des compilations discographiques comme ici, en 1975, à l’occasion de la « Soirée Québécoise du Temps des Fêtes ».

Aglaë poursuit alors son travail de comédienne au Canada et ce jusqu’à sa mort à l’âge de 50 ans.
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19 avril 2001 : Toute auréolée du succès de son 1er album, « La biographie de Luka Philipsen », KEREN ANN est à l’affiche du « Printemps de Bourges ».

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PAGNY Florent - Pochette album Ailleurs Land en 200319 avril 2003 : Les albums suivants font leur entrée dans le top des ventes francophones en Belgique: « Ailleurs Land » de Florent PAGNY (8e), « Négatif » de Benjamin BIOLAY (13e) et « Pièce montée des grands jours » de Thomas FERSEN (38e).
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