COLUCHE

L’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE naît le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris sous le nom de  Michel Colucci. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche impose, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire. Parallèlement à ses activités d’humoriste, Coluche s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse », de Claude Zidi, aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin » de Claude Berri. Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos » dont il assure l’introduction parlée.

Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ».

Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Et il a lui-même tâté de la musique à chaque fois qu’il en a eu l’occasion. Il a ainsi participé à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ».

La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ».

Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986.

Coluche meurt le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes, France) dans un accident où sa moto est percutée par un poids lourd.

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HANIN Roger

Roger Hanin – pochette d’un 45 tours des années 1970

L’acteur, réalisateur, écrivain et occasionnel chanteur Roger HANIN naît le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie française). Son grand-père est rabbin et son père fonctionnaire des PTT. En 1941, il est renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs. Il s’engage alors dans l’aviation trois ans plus tard. A la libération, Roger débarque en France dans l’intention de suivre des études de pharmacien. Pour payer ses études, il tente quelques essais au cinéma et cela lui plaît. Il décide alors de prendre des cours d’art dramatique. Le jeune Roger se fait embaucher pour quelques rôles dans des films du début des années 1950 avant d’obtenir un succès grandissant auprès des réalisateurs français en vogue à l’époque. Il décroche son premier rôle important dans « La Valse du Gorille » de Bernard Borderie en 1959. Les années 1960 sont celles de la confirmation de sa popularité au grand écran. Et il reste encore un acteur très en vue longtemps puisque, dans les années 1990, il est l’un des personnages-clé du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady. Entretemps, dès 1989, Roger Hanin prend les traits du commissaire Navarro pour une série télé française qu’il va tourner pendant près de 20 ans. S’il a également joué au théâtre, écrit des livres et réalisé quelques films, Roger Hanin a aussi enregistré deux 45-tours dans les années 1970 sur lesquels quatre chansons ont été gravées: « Je ne peux pas croire », « Candy », « Le coeur d’une femme » et « Où sont nos 20 ans Samuel » (1971). Cette dernière chanson peut être visionnée ici :

 

Mais il ne s’agissait pas de ses premiers pas dans la chanson puisque, en 1963 déjà, il était apparu en tant que chanteur-bagnard dans une émission de télé française proposée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Et, au milieu des années 1960, il interprète un duo improvisé avec Enrico Macias sur la chanson « Les filles de mon pays ».

Enfin, l’acteur a aussi été lié à l’histoire politique française puisqu’il fut le beau-frère de l’ancien Président de la République François Mitterand. En 2008, Roger Hanin annonce officiellement qu’il met un terme à sa carrière d’acteur. A presque 90 ans, il décède le 11 février 2015 à Paris à la suite d’une détresse respiratoire. Il est inhumé à Alger dans le carré juif du cimetière de Saint-Eugène.
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MONTAND Yves

Yves Montand en 1962

Le chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND naît le 13 octobre 1921 à Monsummano (Toscane) sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Charles Trenet, de Maurice Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies Belleville et au Moulin Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ».

Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière » où il chante avec elle « C’est merveilleux ».

Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ».

A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ».

Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ».

En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection hongroise de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. Suite au succès récolté, il est l’invité d’une émission de la télévision américaine le 15 novembre 1959.

La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yés », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Georges Brassens, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai.

Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ».

Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Toujours en 1981, il participe à l’enregistrement du « Disque de la Paix » édité d’après « Le livre de la paix » de Bernard Benson : il y interprète « Si petit petit ».

En 1984, il enregistre un 45-tours intitulé « La colombe de l’arche (Maudit) ».

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. Sollicité par Coluche et par Jean-Jacques Goldman qui a composé le titre, il enregistre alors, avec plein d’autre artistes français, « La chanson des restos » qui va devenir l’hymne des Enfoirés et de la récolte d’argent pour les Restos du Coeur.

En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Deux 45-tours sont commercialisés avec des chansons du film : ce sont les derniers enregistrés par le chanteur. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son nouveau long métrage « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme avec laquelle il a été marié.

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28 JUIN

28 juin 1924 : Naissance, à Courcelles, de l’acteur et chanteur belge Christian BARBIER. Il commence sa carrière théâtrale sur les scènes de Belgique puis il passe en France où il décroche, à l’âge de 40 ans, des rôles dramatiques. C’est d’ailleurs à cette époque, au milieu des années 1960, qu’il va connaître le plus gros succès de sa carrière en incarnant le personnage du marinier Joseph Durtol dans le feuilleton télévisé « L’homme du Picardie ». C’est aussi ce programme qui va lui permettre de devenir chanteur le temps d’un 45 tours qui sert de générique: « Ma péniche s’en va ».

Excellent comédien méconnu, Christian Barbier s’est toutefois fait remarquer dans le film « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville en 1969. L’homme s’est éteint le 3 novembre 2009 à Manosque en France.
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Cali aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

Cali aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

28 juin 1968 : Naissance, à Perpignan, de l’auteur-compositeur-interprète français CALI sous le nom de Bruno Caliciuri. Il passe son enfance à Vernet-les-Bains et est orphelin de sa maman dès l’âge de sept ans. Le sport favori de la région est le rugby et il est tout à fait normal que le petit Bruno s’y intéresse et le pratique au sein du club local. Un peu plus tard, à la sortie de l’adolescence, le garçon s’intéresse à la politique et s’y implique dans sa municipalité: il se présente deux fois comme candidat aux élections mais sans succès. Parallèlèment à ses activités sportives et politiques, Bruno Caliciuri écoute de la musique, beaucoup de musique: celle de U2 mais aussi des Clash, des Simple Minds ou encore des groupes de rock-métal. La musique devient pour lui peu à peu une nécessité qui lui permet d’évacuer un trop plein de rage contenue. Et il lui faut l’exprimer en créant un premier groupe musical entre potes étudiants: « Pénétration anale ». On peut aisément deviner, en découvrant le nom de la formation, que le répertoire de celle-ci est plutôt épicé et provocant. Juste assez pour que Bruno et ses copains soient exclus de l’établissement scolaire où il étudie. Cela est suffisant pour l’encourager à persévérer dans la musique et il devient le guitariste et chanteur du groupe Lithium qui effectue des spectacles de reprises dans la région de Vernet-les-Bains. Par la suite, Bruno enregistre un premier album en 1995 avec le groupe Indy dont le titre est « Tu es si belle qu’il se met à pleuvoir ». Et, avant de devenir chanteur à part entière, il fait encore partie du groupe Tom Scarlett entre 1997 et 2001. En 2002, grâce à Didier Varrod qui croit en lui, il se produit aux Francofolies de La Rochelle où il est remarqué par une maison de disques qui signe un contrat pour un premier album. Ce dernier sort en aout 2003 et a pour titre « L’amour parfait ». Quelques titres de ce premier opus séduisent d’emblée les programmateurs radio qui en font des « tubes »: « C’est quand le bonheur », « Elle m’a dit » ou « Pensons à l’avenir ».

Cali a 35 ans mais ses chansons touchent un public de trentenaires et de quadragénaires dont la majorité se retrouve dans ses textes d’amoureux délaissé. L’artiste reçoit le Prix Constantin en novembre 2004 et il se révèle comme une véritable bête de scène dans la tournée qu’il entame alors. Le deuxième album de Cali se trouve dans les bacs des disquaires en octobre 2005. Il a pour titre générique « Menteur » et contient les chansons « Qui se soucie de moi », « La fin du monde pour dans dix minutes » et « Le vrai père » écrite pour les parents séparés désirant avoir la garde de leur enfant de manière égale à celle de leur ex-conjoint. Si le succès de ce deuxième album est moins important, le public a compris que Cali est un artiste qui s’installe dans la durée pour devenir, à coup sûr, une des valeurs incontournables de la chanson francophone du 21e siècle. Il entame alors une série de concerts qui l’emmène sur les routes de la francophonie européenne pendant dix mois jusqu’en septembre 2006. Au cours de cette tournée, Cali choisit d’enregistrer un CD et DVD live à Lille: « Le bordel magnifique » est commercialisé en octobre 2006. A peu près au moment de la sortie de ce DVD, un autre est réalisé qui reprend un bon nombre de ses chansons dans un film original et particulier: « La vie ne suffit pas » réalisé par Gaëtan Chataigner. En 2007, Cali affiche clairement son soutien à Ségolène Royal dans la course à la présidence de la France que Nicolas Sarkozy remporte. Et, de ce fait, les textes de l’album suivant, « L’espoir » qui sort en février 2008, sont plus politiques: « 1.000 coeurs debout », « Résistance », « Le droit des pères », etc. Si cet album obtient un réel succès auprès de ceux qui partagent les idées fortes de Cali, il laisse de marbre ceux qui ne voient en ce chanteur qu’un artiste ne devant pas nécessairement s’engager aussi fort.

Alors, comme pour réagir à cette incompréhension de certains, le chanteur s’attelle à la confection d’un quatrième album studio où la musique, très rock, semble prendre le dessus sur les textes pourtant peu anodins. L’opus a un titre incroyable (« La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur ») et il est en vente en novembre 2010. Son succès commercial est moindre que les précédents. Mais, comme à chaque fois, la tournée de concerts qui suit est une réussite totale. Bruno Caliciuri poursuit alors sa carrière avec une parfaite régularité en alternant albums et tournées entrecoupés de quelques moments plus « personnels ». En 2012, il enregistre l’album « Vernet-les-Bains » et, en janvier 2013, il est fait citoyen d’honneur de cette ville qui l’a vu grandir. En juillet 2013, il se produit dans le cadre des Francofolies de Spa (B) et il promet de revenir l’année suivante pour aider les jeunes talents. Il tient parole en acceptant le poste de président du jury du Franc’Off, le concours découverte des Francofolies de Spa en juillet 2014. Le 9 mars 2015, il publie un nouvel opus intitulé cette fois « L’âge d’or ». Et, dès la rentrée, Cali se lance dans une tournée marathon pour proposer un concert très intimiste où il est seul en scène dans un décor représentant sa chambrette d’adolescent. Sorti en novembre 2016, l’opus qui a pour titre « Les choses défendues » revient peut-être à des chansons qui rappellent celles des premiers albums du chanteur. A la rentrée 2018, Cali propose à la vente un album de reprises de chansons de Léo Ferré, décédé 25 ans plus tôt : Cali chante Léo Ferré. Une tournée « Cali chante Léo Ferré » se déroule ensuite en France, en Suisse et en Belgique d’octobre à décembre 2018. Le 13 mars 2020 sort un nouvel opus intitulé « Cavale ». On est alors la veille d’une longue période de confinement imposée aux citoyens d’une grande partie du monde en raison de la pandémie due au coronavirus covid-19. Qu’à cela ne tienne, le chanteur se lance dans la promotion de sa dernière réalisation en postant des interviews et des mini-concerts sur les réseaux sociaux. L’album est encensé par la presse qui parle d’électro sensorielle, de rock impulsif, de folk sans frontières (L’Humanité) ou encore de pop harmonique à la sobre intensité (Sud Ouest).
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TRYO - Pochette album 200328 juin 2003 : le groupe français TRYO, de Christophe Mali, fait son entrée à la 40e place du classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec le disque intitulé « Grain de sable ».

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