20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît un certain succès à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Voulant se « lancer » dans la chanson, elle tente sa chance lors d’un concours organisé par la maison de disques Pathé. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600 000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996. Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Come-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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11 FEVRIER

 

Pochette de l’album de 2009

11 février 1943 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteur et interprète français Serge LAMA. Son papa, Georges Chauvier, est chanteur d’opérette et premier prix du conservatoire de Bordeaux. L’enfance se passe dans la cité bordelaise puis à Paris où son père décide de tenter sa chance au début des années 1950. Mais le succès n’est pas au rendez-vous pour le paternel et le jeune Serge est bientôt contraint de suivre ses parents loin des feux de la rampe. Il finit par fuguer du domicile familial d’Issy-les-Moulineaux pour vivre de petits jobs. En 1962, il effectue son service militaire en Algérie. Il y écrit des chansons qui feront l’objet, plus tard, de ses premiers enregistrements. De retour à Paris, il passe quelques auditions et se retrouve, le jour de ses 21 ans, au cabaret « L’Ecluse » où il chante avant Barbara. Une idylle se noue entre Serge et la pianiste de Barbara: Liliane Benelli. La chanteuse Renée Lebas remarque l’artiste et l’aide à enregistrer un premier super 45 tours en 1964 qui reprend, entre autres, la chanson « A quinze ans ». Dans la foulée, il passe en lever de rideau de Brassens et de Barbara à Bobino. Le 21 novembre 1964, il effectue son premier passage à la télévision française dans l’émission « Jeunesse oblige ». Alors qu’il assure la première partie de la tournée d’été de Marcel Amont, Serge Lama est victime d’un grave accident de la route en Provence le 12 août 1965. Deux personnes sont retirées sans vie de la carcasse du véhicule écrasé contre un arbre. Il s’agit du conducteur Jean-Claude Ghrenassia, frère d’Enrico Macias, et de Liliane Benelli, la fiancée de Serge. Ce dernier est hospitalisé très grièvement blessé. Le 7 décembre 1965, une soirée de soutien est organisée pour lui à l’Olympia. Les participants ont pour nom Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel. En mai 1966, alors que les séjours à l’hôpital se multiplient, il rencontre un jeune pianiste envoyé par Régine: Yves Gilbert. C’est lui qui compose bientôt la majeure partie des grands succès de Lama. Les enregistrements de disques reprennent pour Serge Lama: « Les ballons rouges » en 1967 ou encore « D’aventures en aventures » qui est un véritable succès en 1968.

Le chanteur convalescent reprend aussi le chemin de la scène: il y a celle de l’Ecluse, de l’Olympia (en première partie de Nana Mouskouri), d’une tournée avec Enrico Macias et de Bobino en lever de rideau de Georges Chelon. Ce n’est toutefois qu’en 1970, du 24 février au 16 mars, qu’il chante en vedette à Bobino. Il y interprète notamment « C’est toujours comme ça la première fois » et « Une île ». En avril 1972, Serge Lama se classe 10e pour la France au concours de l’Eurovision, à Dublin. Sa chanson est composée par Alice Dona et a pour titre « Un jardin sur la terre ». Avec cette musicienne, il va alors composer ce qui est sans doute son plus grand succès: « Je suis malade ». Cette chanson figure sur ce qu’on peut appeler un album mythique qui marque le début d’une longue carrière jalonnée de succès: « Chez moi », « Les petites femmes de Pigalle », « La vie lilas », « Mon ami mon maître », « L’Algérie », « Femmes femmes femmes », « Mon enfance m’appelle » ou « Souvenirs attention danger ». Le 23 septembre 1981, il devient le papa d’un petit Frédéric. En 1981 aussi, il réalise son rêve d’enfant: faire reconnaître son père comme un chanteur à part entière. Ils enregistrent ainsi ensemble l’album « Lama père et fils ». Un an plus tard, Serge Lama s’attaque à un projet extraordinaire: écrire avec Yves Gilbert une comédie musicale sur Napoléon. Le spectacle, précédé par l’album reprenant les chansons, reste à l’affiche du théâtre Marigny à Paris pendant près de deux ans. Avant l’une des représentations, l’artiste apprend le décès de son père dans un accident de voiture le 14 décembre 1984. Sa mère, gravement blessée, décède trois mois plus tard. La suite de la carrière de Serge Lama va prendre une tournure plus calme. Les albums vont se succéder mais les nouveaux artistes apparus dans les années 1980 effacent un peu ceux issus de la génération précédente. Serge Lama diversifie alors ses activités. En 1991, il joue au théâtre dans « La facture » de Françoise Dorin aux côtés d’Agnès Soral puis, en 1993, dans « Toâ » de Sacha Guitry. En novembre 1998, un orchestre symphonique est derrière lui sur la scène de l’Olympia de Paris. Pour ses 60 ans et ses 40 ans de carrière en 2003, Serge se produit pour un concert unique à Bercy où le rejoignent de nombreux invités devant 12.000 spectateurs. La même année, et bien avant les autres et la mode du genre, Serge enregistre un album de duos avec Lara Fabian, Lynda Lemay et Anggun. L’opus intitulé « Pluri’elles » contient aussi un duo virtuel avec Dalida: « Je suis malade ». Quatre ans plus tard, le chanteur effectue une tournée de 200 dates seul en scène accompagné par Sergio Tomassi à l’accordéon multiple: « Accordéonissi’mots ». Le 18e album original de Serge Lama, « L’âge d’horizon », sort fin 2009. En 2012, l’artiste fait une pause pour subir une opération de la hanche. En décembre, il sort un double album: « La balade du poète ». Ce dernier reprend des anciennes chansons réorchestrées et trois titres inédits écrits à l’adolescence. Le 11 février 2013, Serge Lama fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia de Paris. Et, en septembre de la même année, il se produit aussi au Grand Rex à Paris pour un concert télévisé. Il entame alors une longue tournée anniversaire dans tous les pays de la francophonie. Au début de l’année 2015, on apprend, au cours de l’émission télévisée française dominicale « Du côté de chez Dave » sur France 3, qu’il vient d’écrire la totalité des textes d’un nouvel album à paraître de Gérard Lenorman. Mais, bien avant cet album qui tarde à sortir, c’est Serge Lama qui demande une musique à Lenorman (« Hop tempo ») pour un disque commercialisé à la fin 2016. Il faut dire que l’opus « Où sont passés nos rêves » réunit toute une série de compositions élaborées sur des textes de Lama par Adamo, Bénabar, Carla Bruni, Francis Cabrel ou encore Pascal Obispo qui, ayant les mêmes origines que Serge, lui fournit la superbe mélodie de « Bordeaux ».

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Edmond Lefèvre en 1982

11 février 1995 : Décès, à Mons, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Né à Chimay le 2 avril 1928, Edmond Lefèvre suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il a ainsi notamment tendu son micro à Johnny Hallyday et Jacques Brel. Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme radio de la RTBF sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va présenter des émissions, en soirée, aux titres divers comme « Chanson vole » (1982) ou « Escapades » par exemple. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi entre 14 et 16 heures, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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11 février 2002 : Le journaliste belge Eddy PRZYBYLSKI présente, à l’Os à Moëlle à Bruxelles, le livre qu’il vient de publier aux Editions du Roseau Vert sur « Brel à Bruxelles« . Il s’agit d’une façon originale de suivre les pas de l’auteur-compositeur-interprète Jacques BREL à travers les maisons où il a habité et les lieux qu’il a fréquentés dans la capitale belge.
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HANIN Roger - 45 tours des années 197011 février 2015 : Décès, à Paris, à la suite d’une détresse respiratoire, de l’acteur Roger HANIN. Né le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie française), il est le petit-fils d’un rabbin et le fils d’un fonctionnaire des PTT. En 1941, il est renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs. Il s’engage alors dans l’aviation trois ans plus tard. A la libération, Roger débarque en France dans l’intention de suivre des études de pharmacien. Pour payer ses études, il tente quelques essais au cinéma et cela lui plaît. Il décide alors de prendre des cours d’art dramatique. Le jeune Roger se fait alors embaucher pour quelques rôles dans des films du début des années 1950 avant d’obtenir un succès grandissant auprès des réalisateurs français en vogue à l’époque. Il décroche un premier rôle important dans « La Valse du Gorille » de Bernard Borderie en 1959. Les années 1960 sont celles de la confirmation de sa popularité au grand écran. Et il reste encore un acteur très en vue longtemps puisque, dans les années 1990, il est l’un des personnages-clé du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady. Entretemps, dès 1989, Roger Hanin endosse la peau du commissaire Navarro pour une série télé française qu’il va tourner pendant près de 20 ans. S’il a également joué au théâtre, écrit des livres et réalisé quelques films, Roger Hanin a aussi enregistré deux 45-tours dans les années 1970 sur lesquels quatre chansons ont été gravées: « Je ne peux pas croire », « Candy », « Le coeur d’une femme » et « Où sont nos 20 ans Samuel » (1971).

Mais il ne s’agit pas de ses premiers pas dans la chanson puisque, en 1963 déjà, il apparaît en tant que chanteur-bagnard dans une émission télé française proposée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Enfin, l’acteur a aussi été lié à l’histoire politique française puisqu’il fut le beau-frère de l’ancien Président de la République François Mitterand. En 2008, Roger Hanin annonce officiellement qu’il met un terme à sa carrière d’acteur. Il décède le 11 février 2015 à Paris et il est ensuite inhumé à Alger dans le carré juif du cimetière de Saint-Eugène.
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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ». C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. C’est dans ce même lieu, dirigé par Jean-Michel Ribes, que l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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8 JANVIER

 

Anny Gould : pochette de disque en 1957

8 janvier 1920 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Anny GOULD. Dans les années 1950, elle se distingue en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne (« Concerto d’Autunno »).

Dans les années 2000, elle apparaît encore régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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Pascal Obispo en 2012

8 janvier 1965 : Naissance, à Bergerac en Périgord, du chanteur français Pascal OBISPO. Fils de Max Obispo, ancien joueur de football de Bordeaux, il vit son adolescence à Rennes avec sa mère après le divorce de ses parents en 1978. Scolarisé au Lycée Émile-Zola, il découvre le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il joue et se passionne dès lors pour la musique pop et rock en appréciant particulièrement le groupe local Marquis de Sade. Il apprend à jouer de la basse et franchit le pas en 1983 en créant la formation Words of Goethe avec des copains. Après son service militaire, Pascal devient le bassiste d’un groupe de new wave: Evening Legions. En 1988, il rejoint, comme bassiste, le band new wave Senso dont il devient par la suite le chanteur. C’est le premier album de ce groupe qui sera, finalement et après maintes discussions, le premier opus du chanteur sous son nom. Le disque sort en 1990 et est intitulé « Le long du fleuve ». Il ne connaît qu’un succès d’estime. La popularité de son deuxième opus, commercialisé en 1991, est différente: des chansons comme « Plus que tout au monde », « Les mains qui se cherchent » et « Laurelenn » l’installent comme une des valeurs sûres des prochaines années. Et il confirme en effet avec des « tubes » comme « Tu vas me manquer », « Tombé pour elle », « Personne », « Où et avec qui tu m’aimes », « Il faut du temps », « Lucie », « Assassine », « Soledad », « Millésime », « Pas besoin de regrets », « Fan », « Zinédine », « Rosa », « 1980 » ou « Le drapeau ». Sa chanson « L’important c’est d’aimer » est même enregistrée en anglais par le chanteur américain Lionel Richie. Toujours à l’affût d’aventures musicales innovantes malgré un style de mélodie qui lui est bien particulier, Pascal Obispo sort en 2009 un album concept au thème écologique: « Welcome to the magic world of Captain Samouraï Flower ». Un long titre anglais pour des chansons bien françaises. Fin 2012, Pascal Obispo fête ses 20 ans de chanson en commercialisant, sous différentes formes, une compilation de succès, d’inédits (« Tu m’avais dit ») et, aussi, d’interprétations personnelles de chansons écrites par lui-même pour d’autres chanteurs. A l’automne 2013 sort un album de chansons originales, « Le grand amour », dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « D’un Ave Maria ». Cette chanson est accompagnée d’un clip video émouvant réalisé par Pascal Obispo lui-même. Vous pouvez le visionner en CLIQUANT ICI. Fin 2014, un titre annonce le nouvel opus, « Billet de femme », prévu pour février 2016: « Le secret perdu » à visionner ci-dessous.

L’été 2016 est marqué par une grande tournée où l’artiste est accompagné par un orchestre symphonique. Et, en décembre de la même année, Obispo annonce la création d’un nouveau spectacle musical qui sera présenté à partir d’octobre 2017 à Paris, en province ainsi qu’à l’étranger: « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». En octobre 2018, le chanteur franchit un pas supplémentaire dans sa carrière: il abandonne sa première maison de disques pour enregistrer un nouvel album aux tendances plus pop-électro-rock dont le titre est tout simplement « Obispo ».
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Daddy K en 2011

8 janvier 1968 : Naissance du rappeur belge DADDY K à Bruxelles sous le nom d’Alain Deproost. Il est aux côtés de Benny B. lors de l’enregistrement de « Vous êtes fous », « Parce qu’on est jeunes » et « Dis-moi bébé », de gros succès du début des années 1990. Il tente par la suite une carrière solo qui ne répond pas à ses espérances malgré un certain succès recueilli par le titre « Up and down » en 1995.

Et c’est comme DJ qu’il est toujours actif lors de soirées ou sur la radio privée belge « Contact » notamment. Ses activités se sont ensuite étendues dans le cadre de grands rendez-vous et festivals mondiaux de la musique techno et dance, au point de se hisser parmi les DJ’s les plus célèbres des années 2010.
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Loulou Gasté dans les années 1940

8 janvier 1995 : Décès, à Rueil-Malmaison, du compositeur français Louis, dit « Loulou », GASTE à l’âge de 87 ans. Né le 18 mars 1908 à Paris, il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il se met à composer des chansons qu’Yves Montand place notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1.000 oeuvres pour plein d’artistes. Mais sa véritable interprète s’appelle Jacqueline Enté qui a pris pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés, dès la fin des années 1940, par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose, un jour, la chanson « Pour toi » qui sera plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial en 1975: « Feelings ». Ce titre est alors repris en français par Mike Brant sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original. Line et Loulou finissent par se marier et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de janvier 1995.

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John William dans les années 1960

8 janvier 2011 : Décès, à Antibes, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, il avait 88 ans. John William s’appelait réellement Ernest Armand Huss et on peut comprendre qu’il ait choisi un pseudonyme pour se lancer dans la chanson. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à l’âge de 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration en Allemagne en 1944. A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tomkin. Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse toutefois pas insensible. En 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète alors « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Pour la petite histoire, ce « tube » monumental inspire même la maman de Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille. La vidéo ci-dessous montre John William interprétant cette chanson au cours de l’émission télévisée française « Au coin du feu » présentée par Cora Vaucaire ici au côté du chanteur. Archive retrouvée et diffusée par Mélody TV.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour chanter dans les églises. En 1970, il se produit régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ». Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris.
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Bruno Fecteau

8 janvier 2011 : Décès du musicien québécois Bruno FECTEAU à la suite d’un malaise cardiaque à 52 ans. Né en 1959 à Rimouski, Bruno Fecteau y fait ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.
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6 JANVIER

6 janvier 1944 : Naissance, à Riom, du chanteur et musicien français et breton Alan STIVELL sous le nom d’Alan Cochevelou. Son père est originaire du Morbihan et sa mère est d’origine lituanienne. Il vit quelques mois dans sa ville natale avant de passer sa jeunesse avec ses deux frères aînés à Paris en faisant de réguliers séjours en Bretagne paternelle. Son enfance est bercée de science-fiction et de futurisme grâce aux bandes dessinées sur le sujet qu’il affectionne particulièrement. Il est scolarisé au lycée Voltaire à Paris. Intéressé par la musique, il entame, à cinq ans, des cours de piano classique sur les conseils de sa mère qui le pratiquait. Mais, quatre ans plus tard, il découvre le prototype d’ancienne harpe bretonne que son père a confectionné depuis des années et il tombe amoureux de cet instrument hors du commun qui lui fait oublier le piano. Il suit les cours d’un spécialiste du genre et il commence à exécuter publiquement des oeuvres traditionnelles dans l’espoir d’un jour composer des symphonies ou des cantates pour harpe bretonne. C’est, déjà, le début d’une longue carrière prometteuse pour le petit garçon qu’il est encore et qui apprend la langue bretonne. En 1957, seul sur scène, il interprète trois morceaux en première partie de Line Renaud à l’Olympia au cours d’une soirée Musicorama pour la radio Europe 1. A quinze ans, il apprend à jouer de la cornemuse. Il devient sonneur en chef du Bagad Bleimor en 1961 et, en tant que directeur musical, il permettra au bagad d’être champion de Bretagne des bagadoù en 1966. A ce moment et pendant quelques années, Alan accompagne à la harpe la chanteuse Andrea Ar Gouilh. Mais il souffre de voir que la musique, les danses et les chants bretons sont tournés en dérision et que la Bretagne soit réduite à un folklore de façade. La découverte du rock’n’roll est pour lui un électrochoc. Mais, n’ayant pas l’âme d’un rocker, il rêve d’artistes ou de groupes qui feraient le lien entre la Bretagne et le rock et dont l’audience pourrait défendre la cause bretonne. En 1964, il enregistre un premier 33 tours instrumental solo, « Harpe celtique », dont les morceaux sont arrangés par son père et son professeur de harpe. C’est l’époque où il décide d’entamer une licence en anglais à la faculté des lettres de Censier (Paris), en linguistique à la Sorbonne (Paris) et à l’université de Rennes où il passe un certificat de celtique. En 1965, il crée le groupe de folk-song breton Ar Bleizi Mor et il modernise sa harpe qu’il amplifie et qu’il équipe de cordes métalliques et de pédales pour en modifier le son. Il commence aussi à se produire en tant que chanteur soliste devant des jeunes Parisiens qui apprécient un genre de musique à laquelle ils ne sont pourtant pas préparés. Pendant l’été 1966, il choisit le pseudonyme Stivell qui signifie, en breton, «source jaillissante» et qui lui est inspiré par la rue du Stivel où il habite à Quimper. La même année, il enregistre la partition harpe de la chanson « La Mer est immense » interprétée par Graeme Allwright. En 1967, il signe avec la firme Philips-Phonogram un contrat d’exclusivité internationale. Il est alors le deuxième chanteur breton à devenir professionnel après Glenmor qu’il accompagne sur scène et sur disques en 1967 et 1969. En juin 1968, il se produit en première partie des Moody Blues au Queen Elizabeth Hall de Londres. Il enregistre alors un premier 45 tours, « Flower Power » avec quatre chansons en français évoquant, notamment, la peine de mort et la « colonisation » de la Bretagne.

En 1969, il joue quelques-uns de ses titres en première partie d’un concert de Sylvie Vartan à Rennes et il est sélectionné pour le festival international des variétés de Rennes où il manque de peu de récolter l’Hermine d’or. Le parcours d’Alan Stivell est alors toujours de plus en plus motivé par l’envie de mélanger le folklore breton aux sonorités rock et désormais pop de l’époque. Ses enregistrements de 1970 et 1971 sont dans cette veine et aboutissent à son deuxième album intitulé « Renaissance de la harpe celtique » qui est récompensé par le prix de l’académie Charles-Cros. Cet album instrumental devient une référence pour la musique celtique à travers le monde. Le 28 février 1972, il donne un concert à l’Olympia où il est accompagné de neuf musiciens dont Dan Ar Braz et Gabriel Yacoub. Le spectacle est retransmis en direct à la radio par Europe 1 et, si « Tri martolod » devient un grand succès populaire, la Suite Sudarmoricaine occupe les sommets des hit-parades d’Europe 1 (présenté par Christian Morin le dimanche après-midi) et de RTL (animé par André Torrent en semaine à partir de 19h00). L’album enregistré à l’Olympia se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Les tournées internationales commencent pour l’artiste qui se produit notamment en Grande-Bretagne, en Irlande, en Allemagne, en Italie, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et au Canada. Les albums succèdent alors aux albums et les concerts aux concerts. Mais, une fois la surprise passée, le succès est moins important au fil des années même si Alan Stivell fait tout pour continuellement renouveler son répertoire. On retiendra ainsi, en 1995, l’album « Brian Boru » qui contient un clin d’oeil au hip-hop et au rap. A la fin des années 1990 d’ailleurs, le groupe Manau est au sommet des ventes de disques françaises avec « La tribu de Dana » qui reprend un échantillonnage de la harpe d’Alan Stivell dans le morceau « Tri Martolod ». Cet emprunt non consenti passe très mal chez l’artiste breton qui trouvera finalement un arrangement avec les jeunes de Manau. Cela n’empêche: c’est un public rajeuni et nouveau qui découvre la musique celtique de Stivell. En 2010, la jeune chanteuse Nolwenn Leroy désire rendre hommage à ses origines en enregistrant l’album « Bretonne ». Elle interprète la « Suite Armoricaine » et est rejointe par Alan Stivell lors de ses concerts de Brest, La Rochelle (Francofolies), Paris ou Colmar. Le 40e anniversaire du concert historique d’Alan Stivell à l’Olympia en 1972 dans la salle mythique de l’Olympia de Paris est fêté par la sortie d’un album best-of incluant l’enregistrement remastérisé du concert de 1972. Le 16 février 2012, Alan Stivell donne un concert exceptionnel à l’Olympia avec ses musiciens habituels auxquels s’ajoutent, en invités, Dan Ar Braz, René Werneer, Nolwenn Leroy, le bagad Quic-en-Groigne de Saint-Malo, Joanne McIver, Pat O’May, Robert Le Gall et Kévin Camus. Le 30 mai de la même année, l’artiste reçoit les insignes de commandeur des Arts et des Lettres des mains de son ami Claude Lemesle, auteur et vice-président de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique. Le 17 mars 2018, soir de la Saint-Patrick, Alan Stivell se produit à l’Olympia avec un nouveau spectacle après 50 ans de scène.
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Thierry ARDISSON

6 janvier 1949 : Naissance, à Bourganeuf, de l’animateur et producteur de télévision français Thierry ARDISSON. Il commence sa carrière dans la pub et la communication. De travail en agence à la création de pochettes de disques (pour Gérard Lenorman notamment au début des années 1980), c’est finalement à la télévision que Thierry Ardisson aboutit. Il produit et/ou présente alors, depuis 1985, de nombreuses émissions de la télé française où la chanson « branchée » et le rock sont bien présents. Entre 1988 et 1990, il y a ainsi « Lunettes noires pour nuits blanches » sur Antenne 2. Au cours de ces émissions, des artistes sont notamment interviewés par eux-mêmes. Gainsbourg y est ainsi interrogé par Gainsbarre… à moins que ce ne soit l’inverse! Toujours dans le domaine de la chanson, Ardisson est aussi le producteur de « Graines de star » en 1993. Mais son grand succès reste le talk-show de fin de soirée qu’il présente le samedi sur France 2 entre 1998 et 2006: « Tout le monde en parle ». Avec des variantes, il applique une formule d’émission semblable sur Canal+ depuis 2006: « Salut les terriens ».
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Vincent Niclo

6 janvier 1975 : Naissance, à Paris, du chanteur ténor et comédien français Vincent NICLO. Issu d’une famille d’artistes, Vincent est d’abord intéressé par le théâtre et il s’inscrit au célèbre cours Florent à Paris. Il suit également le cours Simon et participe à un stage à l’Actor Studio. Et il pratique aussi la danse moderne pendant deux ans. Ses premiers pas sur une scène s’effectuent au cours de la pièce « Renaître à Bogota » de Marthe Vandenberg. Puis, il décroche quelques rôles dans diverses séries télévisées françaises comme « Sous le soleil » ou « Nestor Burma ». En 1996, il intègre le groupe « That’s French » avec Rodrigue Janois et Joanna Boumendil et enregistre « Discollector ». Vincent rencontre alors Thierry Dran qui réalise le casting de la comédie musicale « Titanic » et il est engagé. Suite à ce premier succès, il décroche le rôle de Tristan dans le spectacle « Tristan et Yseult » en 2001. Puis, il devient la nouvelle doublure de Roméo dans le spectacle musical « Roméo et Juliette » en mars 2002. Le compositeur du spectacle, Gérard Presgurvic, pense alors à Vincent Niclo pour prendre le rôle principal de « Autant en emporte le vent », celui de Rhett Butler. Les représentations commencent le 30 septembre 2003 au Palais des sports de Paris et la troupe part en tournée à partir de février 2004. Désormais, Vincent est considéré comme un vrai chanteur et un premier album solo est enregistré en 2005. Mais celui-ci est un échec commercial et l’artiste rebondit en acceptant de se produire dans le cadre de la tournée des « Night of the Proms » en 2006. La même année, il assure la première partie des concerts de Chimène Badi. Au sortir de toutes ces expériences musicales diverses et multiples, Vincent pense qu’il doit retourner vers le chant classique et l’opéra. Il prend ainsi des cours de chant lyrique pour mieux exploiter ses capacités de ténor. Pour entamer cette nouvelle aventure, l’artiste se tourne sans complexe vers les Choeurs de l’Armée Rouge avec qui il veut enregistrer un album. Mais il faut d’abord les convaincre et, pour ce faire, Niclo est invité à interpréter deux titres avec eux lors de leur tournée française de 2012: « Ameno » (de Era) et « La Marseillaise ». La prestation est convaincante et l’enregistrement du disque « Opéra rouge » peut commencer. Les grands airs d’opéra y figurent avec, entre autres, « Nessun dorma », « Carmina Burana », « Caruso » ou « Funiculi Funicula ». La galette numérique est certifiée disque de platine le 5 novembre 2012. Et, cinq jours plus tard, Vincent Niclo est invité au Kremlin à Moscou pour chanter au côté des Chœurs de l’Armée Rouge pour la Fête des Armées. En mars 2013, Vincent Niclo repart sur les routes françaises avec les Chœurs de l’Armée Rouge pour une tournée de 37 dates au cours de laquelle ils reçoivent un triple disque de platine cette fois pour l’album « Opéra Rouge ». Intrigué par le succès du chanteur français, le label allemand Deutsche Grammophon propose à Vincent Niclo et aux Chœurs de l’Armée Rouge de réaliser l’album « O Fortuna » qui sort en octobre 2013 en Allemagne. Au même moment sort en France, l’album « Luis » où Vincent rend hommage à Luis Mariano. Du 20 mars au 3 mai 2014, c’est le retour aux comédies musicales pour Niclo qui joue dans « La Belle et la Bête » au théâtre Mogador de Paris. Infatigable, l’homme entame alors une tournée personnelle de concerts qui a pour titre « Premier rendez-vous » et il se produit en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Allemagne. Du 11 au 14 septembre 2014, il rejoint la troupe de la comédie musicale « Les Parapluies de Cherbourg » sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris. En décembre 2014 sort le troisième album de Vincet Niclo: « Ce que je suis ». La première chanson qui est envoyée aux médias est un titre signé par Serge Lama et Davide Esposito: « Jusqu’à l’ivresse ». Après de nouveaux spectacles un peu partout en Europe, notamment aux côtés de Michel Legrand, l’artiste s’attache à préparer son quatrième opus avec Pascal Obispo. Et, le 23 septembre 2016, l’album « 5.O » est disponible à la vente avec une première chanson médiatisée intitulée « Je ne sais pas ».

L’opus n’est pas un grand succès commercial car se rapprochant peut-être un peu trop de l’univers de Pascal Obispo. Du coup, deux ans plus tard, Vincent Niclo repart vers d’autres horizons musicaux en accrochant cette fois sa voix puissante à des rythmes et mélodies évoquant le tango sous toutes ses formes pour livrer l’labum simplement intitulé « Tango ».
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Cindy Layla en 2010

6 janvier 1978 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Cindy LAYLA. Depuis toute petite, elle se passionne pour la musique et la chanson. Et, dès l’âge de quinze ans, il lui faut convaincre son entourage pour arriver à ses fins : devenir chanteuse. Sa grand-mère est la première personne qui la prend au sérieux et lui déniche quelques timides occasions de réaliser son rêve. C’est d’abord l’enregistrement d’une reprise en studio avant de chanter pour un spot publicitaire avant de se produire sur scène avec des titres empruntés à d’autres artistes. A 18 ans, elle enregistre un premier disque de chansons personnelles et, grâce à cela, elle a l’occasion d’être l’invitée d’émissions télévisées en Belgique et en Allemagne. C’est alors l’époque où Cindy assure, dans son pays natal, les premières parties d’artistes comme Claude Barzotti, Dave, Nicoletta, Gérard Lenorman, Hervé Vilard ou C. Jérôme quelques mois avant son décès. En 2003, elle participe à la « Pop’Academy », de la chaîne télévisée privée belge Club RTL, et on lui réalise un clip vidéo de son interprétation de « La Rockeuse de diamants » de Catherine Lara. L’interprète se met alors à travailler l’écriture et la composition afin de se créer son propre répertoire. Puis, elle fait écouter son travail à des professionnels et prend contact avec des arrangeurs et des ingénieurs du son. Ces démarches aboutissent à l’enregistrement d’un premier album personnel (« Face à femme ») avec Dominique Fiévez dont un titre se détache : « Je suis le feu » en 2008.

Des portes s’ouvrent alors pour l’artiste trentenaire qui se retrouve, à deux reprises, sur scène à chanter avec son idole Patrick Fiori pour interpréter notamment avec lui « Quatre mots sur un piano ». En 2009, un clip vidéo est tourné à Paris pour la chanson « Je suis comme ça ». L’année suivante, Cindy Layla prépare un nouvel opus et propose un spectacle intitulé « Référence et moi » où elle interprète à sa façon les grands succès de la chanson francophone qui ont bercé son enfance. En janvier 2011, elle fait partie de la distribution d’un spectacle d’hommage à Daniel Balavoine mis sur pied au Forum de Liège. Quatre mois plus tard sort le single « En plein coeur » qui est réalisé par l’équipe artistique de Patrick Fiori. Au même moment, Cindy devient officiellement la voix chantée du dessin animé de Barbie dont le premier DVD est « Barbie apprentie Princesse ». En octobre 2011, après une rencontre avec le producteur Pierre Stembert, la chanteuse est engagée pour un spectacle reprenant les chansons de la tragédie musicale « Les Misérables » de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil d’après l’oeuvre de Victor Hugo. Une partie de l’année 2012 de Cindy Layla sera consacrée à cette aventure musicale qui l’emmènera jusqu’au Liban. Les années qui suivent sont marquées par des doublages vocaux de personnages animés et par des participations à des spectacles de reprises de Michel Sardou ainsi qu’à une comédie musicale évoquant la première guerre mondiale : « Les amoureux de la Madelon ». Depuis 2015, l’artiste prépare aussi un hommage particulier à Jacques Brel. Elle imagine en effet un spectacle intitulé « Elle et Brel » constitué des chansons où le grand Jacques évoque la femme.Le 23 juillet 2017, la première de ce concert a lieu à La Ruche Théâtre de Marcinelle (Charleroi), région où la chanteuse vit depuis son enfance. En 2018, année où l’on célèbre les 40 ans de la mort de Jacques Brel, Cindy reçoit de la Fondation Jacques Brel l’accord de pouvoir enregistrer un CD de quatorze titres se rapportant à son spectacle. Mais celui-ci n’a pas encore été commercialisé.
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14 DECEMBRE

Henri Dès en 2011

14 décembre 1940 : Naissance, à Renens, de l’auteur-compositeur-interprète suisse Henri DES sous son vrai nom de Henri Destraz. Henri suit une scolarité sans histoire et effectue ensuite son service militaire comme tout bon citoyen helvète. Il part alors à Paris pour y assouvir la passion qu’il nourrit pour la musique et la chanson. Il n’hésite pas ainsi à chanter dans les rues et dans les cafés en s’accompagnant à la guitare. De rencontres en rencontres, il finit par se faire remarquer et il est sélectionné pour représenter la Suisse au concours Eurovision en 1970. Il s’y classe quatrième. Ses chansons personnelles intéressent un producteur et Henri, qui choisit le pseudonyme et diminutif Dès pour nom, va ainsi enregistrer une douzaine de disques qui vont lui permettre, notamment, de se présenter au Festival de la Chanson Française de Spa. Lorsque son fils Pierrick atteint l’âge d’apprécier la musique et la chanson, Henri lui écrit quelques chansons et comptines. L’artiste se rend alors compte que le créneau de la chanson pour jeune public existe mais qu’il n’est pas très bien achalandé. A l’époque, seul Steve Waring s’y est essayé mais on ne peut pas parler de grande popularité pour l’auteur de « La grenouille ». Henri Dès essaie donc de convaincre sa maison de disques de sortir un album de ses chansons pour les enfants. Les producteurs se tâtent et refusent le projet tel que présenté en demandant des concessions que le chanteur ne peut accepter. Il décide donc de créer sa propre maison de disques qu’il baptise du prénom de son épouse: « Marie-Josée Productions ». Son premier album, intitulé « Cache-Cache », est commercialisé en 1977 au moment où une chanteuse française s’accapare de plus en plus le jeune public: Chantal Goya. Mais, très vite, il va apparaître que les deux artistes n’évoluent pas sur le même terrain et Henri Dès va rapidement se créer un univers qui enchante autant les parents que leurs enfants. Ses albums se vendent par milliers même si certaines chansons sont préférées: « La petite Charlotte » (1979), « La glace au citron » (1988) et « Le petit zinzin » par exemple.

Il se met à remplir les théâtres de France, de Suisse et de Belgique et se retrouve à de nombreuses reprises sur la scène de l’Olympia de Paris. En 35 ans de chanson pour le jeune public, Henri Dès sort quelque 25 albums, une dizaine de DVD et quelques livres. En 2013 sort encore le disque « Casse-pieds » bien dans la lignée de sa longue carrière. En 2014, Henri Dès crée sa propre radio sur le web avec plus de 250 de ses chansons à déguster sans jingle ni publicité 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Vous pouvez l’écouter en CLIQUANT ICI.
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Jane Birkin en 1987 – Photo (c) Pierre Jean Rey

14 décembre 1946 : Naissance, à Londres, de l’actrice et chanteuse anglaise Jane BIRKIN. Elle est la fille d’un commandant de la marine militaire britannique, la Royal Navy, et d’une actrice ayant pour nom Judy Campbell. Elle passe une grande partie de sa jeunesse dans un internat de l’île de Wight puis, à 18 ans, elle se retrouve, aux côtés de Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling, à l’affiche du film « Le Knack… et comment l’avoir » de Richard Lester. Cette première expérience est couronnée de succès et la jeune femme est engagée pour le film « Blow up » d’Antonioni qui décroche la Palme d’or au festival de Cannes. Désirant pousser plus loin son aventure d’actrice, elle décide de partir en France encore toute auréolée de son succès à Cannes. Après de nombreux essais infructueux, elle finit par être embauchée pour un rôle dans le film « Le slogan » de Pierre Grimblat. Au cours du tournage, elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète français Serge Gainsbourg. En 1968, ils finissent par tomber amoureux et Jane devient la compagne de Serge pendant une dizaine d’années. En 1969, Serge a l’idée de leur faire enregistrer ensemble un duo sulfureux qui va être un énorme succès: « Je t’aime moi non plus ». D’autres suivront comme « La décadanse » et « 69 année érotique ». Ses activités dans la chanson francophone, grâce à Gainsbourg, ne vont jamais empêcher Jane de poursuivre sa carrière cinématographique et, plus tard, d’entamer des prestations au théâtre. Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio et les émissions télévisées comme celles des célèbres Maritie et Gilbert Carpentier. A la fin des années 1970, elle quitte Serge Gainsbourg et le couple hyper-médiatique explose. Parmi les grands succès de Jane, on peut citer « Di dou di doo dah », « Ex-fan des sixties » (1978) ou « Baby alone in Babylone » (1983).

N’ayant jamais franchi le pas de rencontrer son public, elle le fait en 1987, pour ses 40 ans, sur la scène parisienne du Bataclan. En mars 1991, Jane Birkin perd Serge Gainsbourg, qui disparaît le 2 mars, et son père David Birkin qui décède le 7 mars. Après la mort de Gainsbourg, Jane Birkin reprend ses chansons et enregistre plusieurs albums dont « Versions Jane » et « Arabesque ». Avec ces nouvelles versions, elle part en concert partout dans le monde: en Europe mais aussi en Asie à Tokyo, aux Etats-Unis à New York et même en Palestine. Pour renouveler et diversifier son répertoire, Jane s’adresse alors à de nombreux compositeurs en vogue pour lui réaliser quelques albums qui marchent bien: Mickaël Furnon (de Mickey-3-D), MC Solaar, Marc Lavoine, etc. Les auteurs choisis ont pour nom, entre autres, Etienne Daho, Zazie, Cali, Arthur H ou Alain Souchon. L’artiste franchit un nouveau cap en novembre 2008 lorsqu’elle enregistre un album dont, pour la première fois, tous les textes sont de sa plume: « Enfants d’hiver ». C’est, en fait, la mise au jour de toute une série d’écrits collectionnés depuis ses années d’internat et, du coup, le côté autobiographique du travail est forcément très prononcé. En 2012, Jane Birkin connaît de graves problèmes de santé qui l’obligent à annuler sa tournée européenne. Elle est contrainte, alors, à se reposer et à éviter la fatigue de concerts trop nombreux. Mais, au fil du temps, sa passion pour la chanson la rappelle en studio et sur scène pour créer, à Troyes, le 26 octobre 2016, le spectacle « Gainsbourg symphonique » où l’artiste interprète les plus grands titres de son ancien compagnon avec des orchestres symphoniques. Un album de ces chansons est enregistré avec l’orchestre de la radio de Varsovie et est commercialisé en février 2017.
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Chantal Eden en 1998

14 décembre 1958 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française Chantal EDEN sous le nom de Chantal Bertin. Ce n’est qu’à l’approche des 40 ans que Chantal se destine à faire de son métier ce qui était jusque là une passion: la musique et la chanson. Elle enregistre ainsi un premier album en 1998: « Le chemin du bonheur ». Cet album, pourtant produit et enregistré en France, va trouver son véritable public en Belgique francophone. Chantal Eden y effectue quelques émissions sur la radio publique nationale, la RTBF, et son album se retrouve parmi les meilleures ventes du pays. Dans la foulée de ce premier succès, une autre chanson reçoit alors les faveurs du public belge: « La vigne de mon père » en 1999. Quelques mois plus tard, un deuxième album, intitulé « Plus loin », permet à l’artiste de se présenter sur scène, toujours en Belgique, au Trocadéro de Liège, au Théâtre Royal de Mons ou, en 2002, aux Francofolies de Spa. Ce sont souvent des rencontres et des faits divers qui permettent ensuite à la chanteuse de trouver l’inspiration de ses chansons: il y a ainsi « Deux enfants de Guinée » inspirée par l’histoire de Yaguine et Fodé retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion ayant quitté l’Afrique pour l’Europe. Et il y a aussi « Rencontre » inspirée par Jacques Salomé. Alors qu’elle s’évertue à écrire des textes qui dénoncent et tentent de lutter contre l’injustice de manière globale, Chantal Eden va aussi commettre des chansons sur commande qui soutiennent tantôt les voyageurs en camping-car, tantôt les boulangers. Après la sortie de sept albums et d’un DVD live, elle écrit un livre (« Le monde a besoin de vous ») et une série de contes pour enfants: « Le voyage de Giorgio ». Le 17 novembre 2014, elle annonce la sortie, en Belgique où elle réside alors, d’un double album de 27 titres intitulé « Le ciel et la terre ». Et, entourée d’une nouvelle équipe, elle propose à nouveau des spectacles depuis octobre 2016.
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Albin de la Simone en 2017

14 décembre 1970 : Naissance, à Amiens, de l’auteur-compositeur-interprète et arrangeur français Albin DE LA SIMONE sous le nom complet d’Albin l’Eleu de la Simone. Il passe son enfance et son adolescence dans le département de la Somme avant de se destiner à un métier artistique et de suivre les cours d’arts plastiques au célèbre Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où a aussi étudié un certain Dany Boon. Sa passion pour la musique lui vient très tôt de son père qui fut clarinettiste de jazz dans l’orchestre New Orleans « les Barbecues » dans les années 1960. Du coup, après ses études belges, Albin suit des cours d’arrangement et d’orchestration au CIM de Paris. C’est d’ailleurs comme compositeur et pianiste de jazz qu’il entame véritablement sa carrière artistique. Il fait ainsi partie d’un quintet qui est finaliste du Concours national de jazz de la Défense en 1995. Entre 1995 et 2000, il accompagne sur scène Salif Keïta et Angélique Kidjo dans leurs tournées internationales et travaille sur les enregistrements et disques de Miossec, Keren Ann, Alain Souchon, Vanessa Paradis, Raphaël ou Jean-Louis Aubert entre autres. Ces expériences musicales avec des chanteurs lui font prendre conscience qu’il peut aussi écrire des chansons et il commence à le faire à la fin des années 1990. Et c’est en 2003 qu’il franchit le pas de se produire sur scène en y interprétant quelques chansons en première partie de la tournée de Mathieu Boogaerts au Japon. En septembre de la même année, il sort ainsi son premier album où il interprète notamment la chanson « Patricia » en duo avec Alain Souchon. Et Albin de la Simone, le chanteur, est programmé aux Francofolies de la Rochelle de 2004. Quelques mois plus tard, en mai 2005, l’artiste confirme tout le bien que l’on dit de lui dans un deuxième album qui a pour titre « Je vais changer ». Il y interprète ses propres compositions et deux reprises qui ne passent pas inaperçu: « Elle fréquentait la rue Pigalle » du répertoire d’Edith Piaf et « Ces mots stupides », chanson réinterprétée en duo avec Jeanne Cherhal d’une adaptation de Sacha Distel et Joanna Shimkus du titre « Somethin’ Stupid » initialement créée par Frank et Nancy Sinatra. A la fin de l’année 2006, il participe à l’aventure du conte musical pour enfants « Le Soldat Rose » en jouant le rôle de Cousin Puzzle. Après avoir suivi Vanessa Paradis en tournée aux claviers en 2007, Albin de la Simone sort son troisième opus en avril 2008: « Bungalow ». 2009 et 2010 sont des années marquées par des concerts, des réalisations d’albums pour d’autres, de nouvelles expériences musicales et scéniques diverses. En 2011, il présente ses futures nouvelles chansons aux trois Francofolies: Spa, La Rochelle et Montréal. Son quatrième album, « Un homme », est chez les disquaires en février 2013 et, dans la foulée, l’artiste propose des concerts non sonorisés avec la violoniste Anne Millioud-Gouverneur et la violoncelliste Maëva Le Berre. Ces spectacles tourneront jusqu’à la fin 2014 en France et en Belgique. En 2013 encore, il est de ceux qui rendent hommage à Alain Bashung au Centquatre à Paris avec Kent, Brigitte Fontaine, Miossec et Chloé Mons notamment. En février 2014, Albin de la Simone est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène ». Et, en novembre de la même année, il effectue une tournée au Québec. 2017 est l’année de la sortie de son cinquième album studio: « L’un de nous ». Les 12, 13 et 14 mai de cette année-là, il est mis à l’honneur par la Maison de la Culture de Tournai (B), où il a effectué ses études artistiques, et il se produit tout un weekend en compagnie de Nicolas Michaux, Françoiz Breut et Bastien Lallemant.
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14 décembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 consacre une soirée spéciale à Florent PAGNY. Intitulé « Double je », le programme est présenté par Flavie Flament accompagnée de Kad et Olivier. Autour de Florent Pagny, il y a les artistes qui interprètent des duos avec lui sur l’album « 2 » qui est commercialisé le lendemain: David Hallyday, Patrick Bruel, Pascal Obispo, Eddy Mitchell, Lara Fabian, Marc Lavoine, Isabelle Boulay, Cécilia Cara et Natasha St-Pier.
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2 DECEMBRE

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

2 décembre 1923 : Naissance, à New York aux Etats-Unis, de la cantatrice grecque Maria CALLAS sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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AKIM en 1965 - Photo (c) Aubert

AKIM en 1965 – Photo (c) Aubert

2 décembre 1946 : Naissance, à Hendaye, du chanteur français AKIM sous son vrai nom d’Eric Brücker. Il suit des cours de droit à Paris et paie ses études en travaillant dans un magasin d’électro-ménager. A 19 ans, son chemin croise celui du producteur de disques Claude Carrère qui croit déceler en lui une graine de star. Il lui fait donc très vite enregistrer un premier disque avec la chanson « 24 heures par jour c’est l’amour » sous le pseudonyme d’Akim. Il interprète aussi l’adaptation d’un titre des Beatles, « I feel fine », qui devient « Humm qu’elle est belle ». Ces chansons ne retiennent pas trop l’attention du public qui va toutefois découvrir Akim quelques mois plus tard lors de la sortie de son second 45-tours sur lequel est enregistré un duo qu’il interprète avec Sheila. C’est leur producteur commun, Claude Carrère, qui a l’idée de cette chanson intitulée « Devant le juke box » et qui devient très vite disque d’or en 1965.

Un peu effrayé sans doute par ce succès rapide et intense, Eric stoppe net sa carrière de chanteur et part à New York pour terminer ses études de droit. Il se fait ensuite engager dans un cabinet d’avocats mais il ne s’éloigne pas du show-business puisqu’il devient alors juriste pour des multinationales du disque comme CBS. Au début des années 2000, c’est en France qu’il est victime d’un grave accident de la route qui le prive de l’usage de ses jambes. Alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital de Garches, il y décède en février 2002.
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Michaël Youn en 2012 – Photo (c) Georges Biard

2 décembre 1973 : Naissance, à Suresnes, de Michaël YOUN sous le nom de Michaël Benayoun. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, humoriste, animateur de télévision et de radio français, il a aussi été, un temps, le meneur du groupe « Bratisla Boys » et un chanteur de rap ayant pour pseudonyme Fatal Bazooka. Il est le seul enfant d’un consultant en management et d’une cheffe du personnel: un vrai milieu artistique! Pourtant, dès l’âge de cinq ans, il suit des cours de piano. Dans le contexte familial, il se dirige logiquement vers un métier commercial et économique. Il sort diplômé d’une école d’affaires économiques en 1996. Mais son côté artistique le pousse à s’orienter ensuite vers la radio et le théâtre en fréquentant, notamment, le cours Florent à Paris. A partir de 1998, il devient animateur de radio notamment pour la matinale de Skyrock. Il passe ensuite à la télé sur la chaîne privée M6 où il présente le Morning Live de 2000 à 2002. En 2001, il imagine une sorte de sketch qui va déboucher sur la création d’un faux boys band composé de marins reconvertis dans la chanson. Issu du Slovakistan, un pays imaginaire censé se trouver en Europe orientale, les « Bratisla Boys » vont connaître un grand succès télévisuel qui va rapidement les obliger à enregistrer un disque: « Stach stach ». Au début de 2002, ils commercialisent même un album avant que le groupe ne disparaisse à cause de la prétendue noyade de ses membres. L’année suivante, il décroche un rôle dans le film « La Beuze » et il enregistre la chanson du générique sous le pseudonyme d’Alphonse Brown: « Le frunkp » qui devient aussi un grand succès. En 2004, Michaël parodie la chanson « My sharona » de The Knack qui devient « Les connards ». Puis, deux ans plus tard, il monte un groupe parodique de hip-hop: Fatal Bazooka. Le premier single intitulé « Fous ta cagoule » devient numéro 1 des ventes en France. Et le second titre, « Mauvaise foi nocturne », parodie du titre de Diam’s « Confession nocturne », emboîte le pas. Pascal Obispo y joue le rôle de « Vitoo » qui parodie Vitaa interprétant en duo la chanson de Diam’s. En janvier 2008, lors de la remise des NRJ Awards en France, Michaël est récompensé pour le meilleur clip de l’année réalisé avec la chanson « Parle à ma main » enregistrée en duo avec Yelle. Il est à noter que Fatal Bazooka continue à régulièrement enregistrer de nouveaux titres.
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2 décembre 2013 : Sortie d’un nouvel album de Pascal OBISPO dont le titre générique est « Le grand amour ». La première chanson a être diffusée par les radios est « D’un Ave Maria ».

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1er DECEMBRE

Alain Bashung

1er décembre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Un an après sa naissance sous le véritable patronyme de Baschung, Alain est envoyé dans la région de Strasbourg chez les parents de son beau-père. Pour ses cinq ans, il reçoit un harmonica qui va sérieusement lui ouvrir les portes de la musique. A douze ans, il revient à Paris et y découvre le rock’n’roll balbutiant. Au milieu des années 1960, après avoir stoppé des études de comptabilité, il fonde avec des copains les « Dunces », un groupe de rockabilly qui n’existe que très peu de temps. Après avoir formé un autre groupe à Royan, il songe à se lancer comme chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours à l’âge de 19 ans et ces débuts sont très difficiles. Mais cela ne l’empêche toutefois pas de se produire au Palais des Sports de Paris en 1967 en lever de rideau des Troggs et de Cream. Un an plus tard, son quatrième 45 tours connaît un léger succès radiophonique grâce à la chanson « Les romantiques ».

Entre 1972 et 1974, Bashung travaille sur trois albums pour Dick Rivers. Et, en 1973, le chanteur tient le rôle de Robespierre dans la comédie musicale « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. Pendant sept ans, il enregistre toute une série de disques, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, mais aucun ne se vend. En 1980, après deux albums écrits en compagnie du parolier Boris Bergman, Bashung décroche la timbale avec « Gaby oh Gaby » qui s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. Il récidive un an plus tard avec « Vertige de l’amour » et cela lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Les albums qui vont suivre, après une rupture temporaire avec Bergman, seront boudés par le public malgré un travail effectué avec Gainsbourg notamment. En 1986, Alain renoue avec Boris Bergman et avec le succès grâce au titre « SOS Amor » qui se trouve sur un album récompensé aux Victoires de la musique. Trois ans plus tard, l’artiste arrête à nouveau sa collaboration avec Bergman et découvre un autre parolier de génie: Jean Fauque. Cela aboutit au succès de « Osez Joséphine » en 1991 suivi de « Madame rêve ». Trois ans après, sort l’album « Chatterton » qui contient le titre « Ma petite entreprise ». Après des débuts encourageants au cinéma, Bashung revient à la chanson en 1998 avec l’opus intitulé « Fantaisie militaire » dont le premier single à en être issu est « La nuit je mens ». Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999. Les albums et les expériences scéniques se poursuivent pour Bashung avec un succès inégal jusqu’au 24 mars 2008, jour de sortie de l’album « Bleu pétrole ». Mais le cancer le tenaille déjà et, malgré sa maladie, il entame une tournée avec, dès le 10 juin 2008, une série de récitals à l’Olympia. Alain Bashung est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte à nouveau trois Victoires de la musique et ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public. Le cancer du poumon finit par le terrasser le 14 mars 2009 à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à l’âge de 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise le 20 mars 2009.
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Dario Moreno

1er décembre 1968 : Décès à Istanbul du chanteur d’opérette et acteur turc Dario MORENO. De son vrai nom David Arugete, l’artiste voit le jour le 3 avril 1921 à Aydin, près d’Izmir, en Turquie. Le jeune David commence à chanter très tôt à la synagogue d’Izmir où l’on apprécie sa voix de ténor. Au fil des rencontres, on lui fait comprendre que son talent ne peut se limiter à la Turquie. C’est ainsi qu’il se fait engager par l’orchestre américain de Mac Allen pour effectuer une tournée mondiale qui passe, notamment, par Paris. Il s’installe dans la capitale française en 1948 et enregistre un premier disque 78 tours chez Odéon. Ses capacités de ténor font alors beaucoup d’effets auprès des spécialistes de l’opérette dont c’est alors l’âge d’or à Paris. Et, sous le nom de Dario Moreno, il se retrouve sur la scène des théâtres parisiens aux côtés de Luis Mariano, Georges Guétary ou André Dassary. Sur disque, l’artiste ne veut toutefois pas se cantonner à l’opérette et il enregistre, chez Polydor, des compositions de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud (« Mé qué mé qué », « Viens » ou « Sur ma vie » par exemple). En 1954, il donne son premier concert à Paris et connaît ensuite des succès discographiques avec « C’est magnifique » (1955), « Mambo Italiano » (1955), « Quand elle danse » (1956), « Si tu vas à Rio » (1958), « Tout l’amour que j’ai pour toi » (1959), « Le marchand de bonheur » (1959), « Itsy bitsy petit bikini » (1960), « La bamba » (1961), « La marmite » (1961), « Brigitte Bardot » (1961), « America » (1962), « Quizas Quizas Quizas » (1963), etc.

Parallèlement à cette carrière de chanteur, Dario Moreno fait du cinéma et y incarne des rôles exotiques. En octobre 1968, il est le partenaire de Jacques Brel dans le spectacle musical « L’Homme de la Mancha », créé au théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Alors que toute la troupe est attendue à Paris en décembre, Dario Moreno meurt à 47 ans d’une hémorragie cérébrale à l’aéroport d’Istanbul le 1er décembre 1968. Il aura juste eu le temps d’enregistrer sur disque une version de « La quête », chanson extraite de « L’Homme de la Mancha ». Dario Moreno est inhumé à Holon en Israël.
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1er décembre 1997 : Décès du violoniste et jazzman français Stephane GRAPPELLI. Né le 26 janvier 1908 à Paris, Stéphane Grappelli restera éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il créa le « Quintette du Hot Club de France ». Stéphane Grappelli a souvent apporté sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt: « Ma première guitare » en 1972 à visionner ci-dessous.

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Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

1er décembre 2001 : Ce samedi-là, les chaînes de télé françaises TF1 et France 2 proposent des émissions de variétés avec des chanteurs francophones. Pour TF1, c’est la Star Academy présentée par Nikos Aliagas qui accueille sur le plateau Lara Fabian, Roch Voisine, Isabelle Boulay, Lio, Manau et Sacha Distel entre autres. Sur France 2 la soirée s’ouvre à 20h50 avec Jean-Luc Delarue qui propose un nouveau concept d’émission intitulé « Quelques jours avec eux« . Il y est question de suivre au plus près les invités de l’émission lors d’une tranche de vie. Henri Salvador est ainsi l’objet d’une séquence où Jacques Chirac, alors président de la République française, lui remet une décoration honorifique. Les autres chanteurs invités du programme ont pour nom Zazie, Axel Bauer, Mylène Farmer, Alain Souchon et Pascal Obispo.
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17 NOVEMBRE

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En 1992

17 novembre 1963 : Naissance, à Cayenne en Guyane, de la chanteuse française de zouk Edith LEFEL. Née d’une mère guyanaise et d’un père martiniquais, Edith passe les trois premières années de sa vie en Guyane avant de vivre son enfance en Martinique. Elle y est bercée par la musique de son frère aîné qui est guitariste et qui lui permet de chanter dans son groupe de folk-rock. Et ses parents lui font connaître très tôt les chansons d’Edith Piaf, de Jacques Brel ou de Charles Aznavour. A quatorze ans, elle se retrouve en région parisienne où elle vit avec sa mère à Saint-Denis. Elle continue à s’intéresser à la musique et au zouk tout en se consacrant ensuite, du mieux qu’elle peut, à ses études de droit. De rencontre en rencontre, elle s’immisce de plus en plus dans le milieu artistique et musical français en devenant choriste de studio. Elle fait alors la connaissance de bon nombre de musiciens de zouk comme ceux du groupe Kassav. C’est ainsi grâce au groupe La Mafia qu’elle se produit avec lui sur scène aux Antilles en 1984. Là-bas, elle sympathise avec l’artiste Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Arrangeur et producteur, il devient son pygmalion mais aussi le père de ses jumeaux Chris et Matthieu. De plus en plus « connue » dans le métier, elle est sollicitée, en 1987, par le groupe Malavoi pour remplacer Marie-José Alié victime d’une indisponibilité inopinée lors des concerts de la formation au Zénith de Paris. Tout à fait convaincante, Edith Lefel part alors en tournée avec Malavoi et multiplie les activités. Elle est ainsi choriste de Philippe Lavil lorsqu’elle enregistre son premier album en 1988: « La Klé ». Elle y interprète notamment un duo avec Ralph Thamar: « SOS mémé ».

Sa carrière est véritablement lancée et elle se produit à de nombreuses reprises en Afrique. En 1992, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) lui attribue le trophée de la meilleure chanteuse de l’année pour son deuxième opus « Mèci ». Le 11 mai 1996, alors que son troisième album, « Rendez-vous », vient de sortir, Edith Lefel réalise un rêve d’enfant en chantant sur la scène de l’Olympia de Paris. En mai 1999, lors d’une tournée à la Martinique, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman. La même année sort le disque « A fleur de peau » caractérisé par deux reprises peu banales: « Si j’étais un homme » de Diane Tell en version zouk et « L’hymne à l’amour » de Piaf en mode salsa. Il faut ensuite attendre décembre 2002 pour découvrir l’album suivant qui a pour titre « Si seulement ». Elle s’y entoure de grands talents de la musique zouk et enregistre aussi quelques mélodies plus intimistes qui mettent en valeur ses grandes capacités vocales. Tout va pour le mieux pour Edith Lefel qui se prépare donc à repartir en tournée en 2003. Mais, le 20 janvier de cette année 2003, la chanteuse s’écroule à son domicile de Dreux, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Ses obsèques ont lieu le 25 janvier 2003 en l’Eglise Saint-Sulpice de Paris et son corps est ensuite inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Sophie Marceau en 1985

Sophie Marceau en 1985

17 novembre 1966 : Naissance, à Paris de l’actrice et réalisatrice française Sophie MARCEAU sous son vrai nom de Sophie Maupu. A peine sortie d’une enfance plutôt modeste, agréable et studieuse malgré le divorce de ses parents en 1975, la jeune Sophie est engagée, à treize ans, pour devenir la « Vic » de « La Boum », film réalisé par Claude Pinoteau en 1980. C’est le début d’une brillante carrière cinématographique qui lui permet d’évoluer dans différents registres au fil de son âge et de ses envies. C’est d’ailleurs probablement en fonction de ces dernières qu’elle accepte, en 1981, de « faire la chanteuse » aux côtés de François Valéry qui transforme la chanson « Dream in blue » en « tube ».

Après cet éphémère succès discographique, Sophie tente une expérience plus forte en enregistrant un album entier en 1985: « Certitude ». Celui-ci sort totalement de l’ordinaire et il est écrit par Etienne Roda-Gil sur des compositions de Frank Langolff. Le public ne suit pas Sophie Marceau dans cette démarche et cela reste, à ce jour, sa dernière grande tentative discographique dans la chanson francophone. D’autres aventures « chansonnnesques » étant toutefois à mettre à l’actif de la comédienne comme, le 30 janvier 2014, lorsqu’elle chante « La vie en rose » d’Édith Piaf avec le chanteur chinois Liu Huan à l’occasion du grand gala de la télévision pour le nouvel an chinois. En 2016, elle participe aussi au single « Liberté » des Enfoirés au profit des Restos du coeur.
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Les participants à la 1ère Star Academy en 2001. Les reconnaissez-vous ?

Les participants à la 1ère Star Academy en 2001. Les reconnaissez-vous ?

17 novembre 2001 : Pour la première saison de l’émission « Star Academy » sur la chaîne de télé privée française TF1, après un mois de compétition, les candidats ont l’occasion d’accueillir, présentés par Nikos Aliagas, des artistes comme MENELIK, ENZO ENZO, LAAM ou encore Pascal OBISPO.
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30 JUILLET

Betty Mars – Pochette double CD intégrale Pathé 1971-1975 sortie en novembre 2010 chez Marianne Mélodies

30 juillet 1944 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française Betty MARS sous son vrai nom d’Yvette Baheux. Dernière d’une famille de dix enfants, la jeune fille prend, dès son enfance, des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque comme l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit de nombreuses années au cabaret L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo avec Mike Brant et Alain Barrière. Elle représente aussi la France au Concours Eurovision de la chanson 1972, le 25 mars à Edimbourg, avec le titre « Come-comédie » qui se classe 11e sur 18, la victoire revenant à Vicky Léandros qui chante « Après toi » pour le Luxembourg.

Parallèlement à ses activités de chanteuse, elle se tourne vers le cinéma où elle joue le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle est également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, c’est elle qui prête sa voix au personnage d’Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. Elle est toutefois régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les 200 ans. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies.
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L’affiche 2010

30 juillet 2010 : Quatrième édition du « Tempo ! Tournai Festival » en Belgique. Le vendredi 30 juillet à 22 h., Florent PAGNY propose ses grands succès et les chansons de son dernier album en espagnol « C’est comme ça ». Depuis 20 ans, le chanteur émigré en Patagonie a toujours surpris son public en variant son répertoire qui est passé par la chanson, les reprises techno, l’opéra, le classique et l’hommage à Jacques Brel. Le samedi 31 juillet à 19 h. 45, Alain SOUCHON ouvre le bal avec un florilège de ses « tubes » de « Bidon » à « La vie Théodore » en passant par « Foule sentimentale » et plein d’autres. C’est la première fois que, depuis le début de sa déjà longue carrière, Souchon accepte de sacrifier à la mode des festivals d’été et des scènes en plein air. Après Alain Souchon, le même jour, samedi 31 juillet à 22 h., c’est Marc LAVOINE qui ravit les Tournaisiens avec ses « tubes » mais aussi les chansons de son nouvel album intitulé « Volume 10 ». Un opus dont le titre phare, « La semaine prochaine » est déjà très connu. Enfin, le Captain Samouraï Flower fait escale sur les rives de l’Escaut le dimanche 1er août à 22 h. Sous ce nouveau pseudonyme, Pascal OBISPO livre un concert dont il a le secret: un rendez-vous toujours attrayant et généreux. Depuis quelques mois, l’artiste a décidé de sensibiliser la population et son public au sauvetage de notre planète. Son dernier album propose un maximum de chansons sur ce thème et « Le drapeau » est sans doute la plus connue d’entre elles.

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3 JUILLET

3 juillet 1942 : Naissance, à Paris, de Claude Moine dit Eddy MITCHELL, chanteur français. Son père travaille dans les transports public parisiens et sa mère est employée de banque. Son père est un passionné de cinéma qui y emmène souvent le petit Claude et ce dernier va prendre goût pour les westerns américains. La musique devient aussi une passion pour Claude lorsqu’il découvre le rock and roll et Elvis Presley en 1953. A la fin de ses études secondaires, Claude va effectuer diverses petites professions dont celle de coursier pour une banque dont l’agence est située à proximité du Golf Drouot. Cet endroit branché permet aux jeunes de se retrouver pour écouter de la musique « dans le vent ». Claude y apprécie les disques américains que l’on y découvre avant tout le monde. En 1958, le pionnier du rock and roll, l’Américain Bill Haley se produit à Paris avec son orchestre « The Comets ». Claude se dit qu’il se verrait bien, lui aussi, en chanteur de rock français et il décide de former un groupe pour jouer dans les bals: Eddy Dane et les Danners. Cette formation évolue au fil des changements de musiciens et s’appelle ensuite « les Five Rocks » avant de devenir les « Cinq Rocks ». Leur musique séduit Henri Leproux, le patron du Golf Drouot, qui leur demande de venir jouer chez lui. Petit à petit, Claude Moine pense qu’il faut avoir un nom plus américain pour chanter du rock même si c’est en français. Il choisit ainsi le pseudonyme d’Eddy Mitchell. A ce moment, un de ses amis, Jean-Philippe Smet, commence à enregistrer des disques sous le nom de Johnny Hallyday. Il décide donc, lui aussi, de tenter sa chance auprès des maisons de disques et il choisit Barclay qui est la première dans la liste alphabétique du bottin. En novembre 1960, il se présente à une audition avec ses quatre compères des « Cinq Rocks » et il décroche un contrat de trois ans. Ils enregistrent immédiatement un premier disque qui sort en janvier 1961 sous le nom des « Chaussettes Noires » car Eddie Barclay a obtenu un accord promotionnel pour leur disque avec la firme de chaussettes Stemm. Ce qui est, finalement, le premier groupe français de rock and roll connaît immédiatement le succès. Il est de tous les rendez-vous des jeunes et se produit à plusieurs reprises au Palais des Sports de Paris. Le 1er mars 1962, Claude Moine est appelé à effectuer son service militaire à Montlhéry et à Paris. Et ce sont ensuite les autres « Chaussettes Noires » qui sont appelés à leur tour sous les drapeaux. Malgré ces activités contraignantes, chacun met du sien pour poursuivre les enregistrements mais cela devient de plus en plus difficile. Et, petit à petit, Eddy Mitchell commence à enregistrer des chansons en solo avec un style éloigné du rock pur et dur. Cette situation va durer pendant quelques mois: jusqu’à la fin de l’année 1963 quand le chanteur décide de se séparer des « Chaussettes Noires » qui poursuivent leur chemin sans lui mais en lui intentant un procès au passage. Désormais seul sur scène et sur disque, Eddy Mitchell oriente volontairement son répertoire vers la variété-rock francophone. Il recueille un très grand succès en 1964 avec « Toujours un coin qui me rappelle » et, ensuite, en 1965, avec « Alice ».

Suivant la mode, Eddy Mitchell évolue aussi vers le rythm’n’blues tout en restant résolument rock et, jusqu’au début des années 1970, ses ventes de disques redeviennent plutôt confidentielles. Sur une idée de son manager Jean Fernandez, il part pour Nashville en 1974 où il redécouvre le rock qui a évolué. Il décide d’y enregistrer un album qui a pour titre logique « Rocking in Nashville ». Il y mélange des rythmes rock et des mélodies country qui font mouche lors de la sortie de l’opus en France: « Je vais craquer bientôt », « C’est la vie mon chéri », « A crédit et en stéréo » ou « C’est un rocker » sont à nouveau des « tubes ». Cet album du retour gagnant est suivi en 1975 de « Made in USA », lui aussi enregistré à Nashville, qui contient le hit « Une terre promise ». D’autres 33 tours sont encore enregistrés en Louisiane comme « Sur la route de Memphis » en 1976 et le cultissime « La dernière séance » en 1977. A partir de ce moment, Eddy Mitchell ne quitte plus jamais la tête du peloton des chanteurs français les plus populaires. La liste des chansons plébiscitées par le public s’allonge au fil des ans: « Il ne rentre pas ce soir » (1978), « Tu peux préparer le café noir » (1979), « Couleur menthe à l’eau » (1980), « Le cimetière des éléphants » (1982), « Nashville ou Belleville » (1984), « Lèche-botte blues » (1989), « Rio Grande » (1993), « Un portrait de Norman Rockwell » (1996), « J’aime pas les gens heureux » (1999), « J’aime les interdits » (2003), etc. En novembre 2009, il annonce que sa tournée de concerts 2010-2011 est la dernière de toute une série qu’il a menées de main de maître depuis les années 1960. Et il se produit à travers la France, la Suisse et la Belgique avant d’effectuer ses trois dernières représentations sur la scène de l’Olympia de Paris. Le 15 juin 2013, Eddy Mitchell rejoint son ami de toujours, Johnny Hallyday, qui fête ses 70 ans sur la scène du palais des sports de Bercy à Paris, et interprète une chanson en duo avec lui. En octobre 2013, Eddy Mitchell sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis: « Héros ». En novembre 2014, il rejoint Johnny Hallyday mais aussi Jacques Dutronc sur la scène de Bercy pour quelques concerts exceptionnels nommés « Les Vieilles Canailles ». En octobre 2015, Eddy Mitchell sort son trente sixième album studio: « Big Band ». En mars 2016, accompagné par un big band de 17 musiciens, l’artiste retrouve, avec un plaisir non dissimulé, la scène et son public au Palais des Sports de Paris: il n’est cette fois plus question de tournée d’adieu. Mieux: au printemps 2017, il retrouve ses compères Dutronc et Hallyday pour une tournée des « Vieilles Canailles » en France et en Belgique. L’un de ses concerts, celui de Paris-Bercy, est retransmis en direct sur la chaîne privée de télé française TF1 le samedi 24 juin 2017. La même année, Eddy Mitchell, également surnommé Schmoll, sacrifie à la mode des duos avec un album intitulé « La même tribu ». Parmi les artistes invités, il y a, bien sûr, Johnny Hallyday mais aussi Alain Souchon, Renaud, Julien Clerc, Arno, Jacques Dutronc, Christophe ou encore Brigitte. Un deuxième volume de cet opus est commercialisé un an plus tard alors que Johnny Hallyday est décédé le 6 décembre 2017. Les duos sont cette fois interprétés en compagnie de Calogero, Véronique Sanson, Pascal Obispo, Juliette Armanet, Maxime Le Forestier, Héléna Noguerra, William Sheller, Cécile de France ou encore, notamment, Michel Jonasz
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Michel Polnareff en 1972 – Photo (c) Tony Frank

3 juillet 1944 : Naissance, à Nérac, de l’auteur, compositeur et interprète français Michel POLNAREFF. Le petit Michel est élevé dans la musique puisque son père était le compositeur Léo Poll qui a écrit de nombreux succès notamment pour Mouloudji et Edith Piaf. A quatre ans, il commence à étudier le piano. Exceptionnellement, alors qu’il est âgé de onze ans, il reçoit le premier prix de solfège du Conservatoire de Paris. En 1964, il quitte le foyer familial pour entamer une vie de musicien de rue qui fait la manche en reprenant des chansons connues à l’aide de sa guitare. Un an plus tard, il s’inscrit à un concours de rock qui a lieu à la Locomotive, club parisien branché, et il gagne un contrat avec la firme de disques Barclay. Le jeune Polnareff refuse le prix. Sur les conseils d’un ami, il finit cependant par accepter la sortie d’un disque sur le label Az. Mais il exige la participation de Jimmy Page à la guitare et de John Paul Jones à la basse. La chanson, « La poupée qui fait non », est enregistrée à Londres avec les musiciens en question et elle est un énorme « tube » dès sa sortie en France en mai 1966.

Après ce coup d’essai qui est un coup de maître, Michel Polnareff enchaîne les « tubes » à grande vitesse: « Love me please love me », « Sous quelle étoile suis-je né ? », « Le roi des fourmis », « Le bal des Laze », « Tous les bateaux tous les oiseaux » ou « Dans la maison vide ». Parallèlement à ses succès discographiques, Polnareff se révèle un excellent chanteur sur scène et ses prestations constituent de grands moments de spectacle. Le début des années 1970 est difficile pour l’artiste qui se sent obligé de chanter « Je suis un homme » pour répondre à certaines critiques. Agressé lors d’un concert à Périgueux (F), il est ensuite très affecté par le suicide de Lucien Morisse qui était le directeur des disques Az lorsqu’il signa son premier contrat. Polnareff annule alors une tournée et se retrouve à jouer du piano dans l’orchestre de Johnny Hallyday au Palais des Sports de Paris en 1971. Il y apparaît, pour la première fois, coiffé de boucles blondes et chaussant de grosses lunettes aux branches blanches. C’est à cette époque qu’il compose aussi ses premières musiques de films: pour « Ca n’arrive qu’aux autres » de Nadine Trintignant et « La folie des grandeurs » de Gérard Oury. En 1972, Michel Polnareff se produit à l’Olympia en fin d’année: il y chante « Holidays » et « On ira tous au paradis », les succès du moment, dans une mise en scène très futuriste. Mais ce qui défraie la chronique, c’est l’affiche annonçant ses concerts et sur laquelle le chanteur dévoile ses fesses. Elle lui vaut de répondre d’attentat à la pudeur devant la justice et de devoir s’acquitter d’une amende de 60 000 francs français (+ ou – 9 000 euros). En 1973, après une tournée internationale importante, Polnareff découvre que son agent l’a escroqué, a mis les voiles en emportant la caisse et, surtout, n’a pas payé ses impôts. Il décide alors de s’exiler aux Etats-Unis et s’installe à Los Angeles. Là-bas, il enregistre un album en anglais qui porte le titre de « Fame à la mode ». Ne pouvant remettre les pieds en France pour des raisons fiscales, il décide de se produire en Belgique, à Forest-National, où de nombreux admirateurs français ont fait le voyage. Quelques mois plus tard, il sacrifie à la mode disco en composant un instrumental qui est la musique du film « Lipstick ». Puis, en 1977, il compose la chanson « Lettre à France » dont le texte, écrit par Jean-Loup Dabadie, évoque la nostalgie de son pays natal. Il revient d’ailleurs en France en 1978 pour assister au procès concernant sa dette fiscale. L’album, « Coucou me revoilou », qu’il sort à cette époque, n’obtient pas le succès escompté mais il se rattrape trois ans plus tard avec l’opus « Bulles » qui retient l’attention des medias pour les chansons « Radio » ou « Tam tam ». En 1984, Polnareff décide de s’installer à nouveau en France et il y reste pendant dix ans. Il y produit nombre de chansons et de musiques de films qui vont connaître des succès inégaux: « Viens te faire chahuter », « Goodbye Marylou », « LNA HO » ou « Kama sutra ». Après une opération de la cataracte qui lui rend la vue qu’il avait partiellement perdue, il repart aux Etats-Unis et enregistre, à Los Angeles, l’album « Roxy » en 1995. La fin des années 1990 et le début de la décennie suivante ne sont pas des plus riches pour Polnareff et il faut attendre 2006 pour voir l’artiste annoncer son retour sur scène en France. Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient sur une scène française après trente-quatre ans d’absence. Ce retour de l’artiste à la crinière blonde et aux lunettes blanches attire plus d’un million de spectateurs sur la tournée de 60 dates qui suit Bercy. En mars 2007, il reçoit une Victoire d’honneur pour son oeuvre. Depuis cette période, Michel Polnareff a adopté un petit garçon dont il croyait d’abord être le père. Sept ans après son dernier passage sur scène, Michel Polnareff participe à un documentaire musical où il raconte les moments clés de sa vie. Ce dernier est projeté simultanément à 20 heures dans plusieurs salles de cinéma européennes le 5 juin 2014. Depuis cette date, l’artiste travaille à l’enregistrement d’un album de nouvelles chansons au studio ICP de Bruxelles. En décembre 2015, un extrait de ce futur album est envoyé aux radios: il s’agit d’une chanson de Noël intitulée « L’homme en rouge ». Mais le reste de l’opus se fait attendre et, malgré cela, la tournée de plusieurs mois qui est prévue démarre bien le 30 avril 2016 à Epernay. Le 30 novembre 2018, l’album tant attendu est commercialisé et son titre en dit long : « Enfin ! ».
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3 juillet 2004 : Alors que Francis CABREL est en tête des ventes d’albums en Belgique francophone avec « Les beaux dégâts », d’autres artistes entrent dans ce classement avec leur dernier opus. C’est le cas de KOOL SHEN (« Dernier round », 22e), de Pascal OBISPO (« Fan Studio », 15e) et de ROHFF (« Fierté des nôtres », 10e).

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3 juillet 2010 : Les amateurs belges de bonne chanson francophone sont déçus: le festival « Mars en Chansons » de Charleroi dépose le bilan et son association est mise en liquidation. Le principal élément dont a souffert le festival est la perte de spectateurs. L’édition 2010 a véritablement connu un recul de son nombre d’entrées en dépit d’une belle programmation, des concerts proposés à la Ruche de Marcinelle et malgré les efforts du nouveau directeur Michaël Fries qui a succédé au fondateur Claude Bonte.
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1er MAI

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

1er mai 1917 : Naissance, à Bordeaux, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX. Comme actrice, elle est l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de longs métrages. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs films pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, suite à une légère chute qui l’a affaiblie, Danielle Darrieux s’endort définitivement, à l’âge de 100 ans, à son domicile de Bois Le Roy, dans l’Eure (F).
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Lily Vincent dans les années 1960

1er mai 1926 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt. C’est en 1953 que Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre alors son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et les concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960. La chanteuse reçoit, en 2003, la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle a auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. Elle décède le 10 juillet 2009 à l’âge de 83 ans.

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Fred Chichin en 1984

1er mai 1954 : Naissance, à Clichy, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc. Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue, sur les disques, de la guitare, de la basse, de la batterie et des claviers. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette année-là, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

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Julie Pietri en 1989 – Photo (c) P. Rouchon

1er mai 1957 : Naissance, à Douera (Algérie), de la chanteuse française Julie PIETRI. A l’âge de cinq ans, suite à la déclaration d’indépendance de l’Algérie, elle est contrainte de s’exiler en France avec toute sa famille. Son premier domicile français se situe dans la banlieue de Rouen où son père trouve du boulot. Mais, peu de temps après, ce dernier est muté à Casablanca au Maroc où la tribu Pietri le suit pendant quatre ans. Enfin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que Nicole (le vrai prénom de l’artiste) s’installe définitivement en France. C’est à cette époque que son grand frère lui fait découvrir la musique et le jazz en l’emmenant assister à des concerts. Passionnée, elle décide de se lancer dans la chanson à l’âge de quinze ans en interprétant des mélodies de Véronique Sanson au sein du groupe « Julie + Transit ». La formation enregistre un 45-tours en 1975: « On s’est laissé faire ». Mais il lui faut penser sérieusement à un métier et elle entreprend alors des études d’orthophoniste et en sort diplômée. Après, elle songe à revenir à la chanson et, en 1977, elle est sélectionnée pour faire partie de « La bande à Basile » où elle incarne la gitane. Au sein du groupe, elle connaît le succès avec des tubes comme « La chenille » et « Les chansons françaises ». Son charisme et sa personnalité lui font enregistrer un disque en solo en 1979 sous son seul prénom de Julie: « Magdalena », une chanson d’été qui est d’emblée un très grand succès. Quelques mois plus tard, elle enregistre un premier album qui n’obtient pas la popularité espérée et attendue par sa maison de disques. Elle change alors d’écurie et signe un nouveau contrat avec le producteur français Claude Carrère. Ce dernier la remet en selle et la place au sommet des hit parade avec le titre « Je veux croire » en 1982. Dans la foulée, elle adapte en français « I go to sleep » des Pretenders dont elle fait « Et c’est comme si », un autre succès. En 1983, elle interprète en duo avec Herbert Léonard « Amoureux fous » qui cartonne dans tous les charts des pays francophones. Deux ans plus tard, elle sort un album où les nouvelles chansons (« A force de toi ») côtoient les succès des derniers mois (« Tora tora tora »). Voulant se tourner à nouveau vers un autre univers, Julie quitte Carrère pour revenir chez CBS sous le nom complet de Julie Pietri. Et, en 1986, elle enregistre « Eve lève-toi » qui reste un incontournable titre culte des années 1980. Dans la foulée, les succès se suivent pendant des mois comme « Nouvelle vie » et « Immortelle ». Après un troisième album qui reçoit un accueil plutôt mitigé en 1989, les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse. En 1992, maman depuis peu, Julie Pietri décide de faire une pause dans cette carrière jusque là plutôt très active. Trois ans plus tard, l’album « Féminin singulière » est novateur mais ne rencontre pas vraiment son public. Puis, doucement, l’artiste poursuit ses activités sur scène en délaissant de plus en plus les studios d’enregistrement. Elle est ainsi régulièrement la vedette de galas et d’émissions de télé évoquant avec nostalgie la mode des années 1980. En mai 2003, elle est l’une des candidates d’un jeu télévisé français présenté sur la chaîne privée TF1: « Retour gagnant ». Elle remporte le concours où elle est opposée à d’autres chanteurs ayant connu leur heure de gloire dans le passé. Cela lui donne l’opportunité d’enregistrer un album composé de nouvelles chansons, de reprises et de succès d’hier. Surfant toujours sur la vague de la nostalgie des années 1980, Julie Pietri sort, en 2006, un DVD collector du spectacle enregistré à l’Olympia vingt ans auparavant. Un an plus tard, elle enregistre un nouveau CD dans le style jazzy qui est celui qui la passionne à ce moment: « Autour de minuit ». Elle y adapte de cette façon toute une série de succès de la chanson francophone signés Christophe, Michel Berger ou Michel Jonasz. Le 28 mai 2009, sur la scène parisienne de l’Alhambra, Julie fête ses 30 ans de carrière entourée d’un groupe de gospel. En janvier 2011, elle participe, à l’Olympia de Paris, au spectacle « Otis & James: les Rois de la Soul » aux côtés de Manu Dibango, Joniece Jamison, Michel Jonasz, Gilbert Montagné, Quentin Mosimann et Ahmed Mouici. En mars de la même année, l’artiste rejoint la troupe des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » pour les tournées des saisons 6 (2011) et 8 (2013). En décembre 2013, elle participe aussi à quelques concerts de l’autre tournée nostalgique « Stars 80 ». En janvier 2014, elle fait partie des artistes figurant aux côtés de Pascal Danel qui propose un hommage à Gilbert Bécaud sur la scène du Casino de Paris. Dix mois plus tard, la chanteuse commercialise un double-album: « L’Amour est en vie ». C’est une anthologie reprenant 35 chansons avec quelques inédits dont le nouveau single, « L’Amour est en vie ». Au même moment, Julie Pietri se produit régulièrement avec la tournée « Stars 80, l’origine ».
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L'album "3" de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

L’album « 3 » de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

1er mai 2004 : Parmi les albums qui font leur entrée dans le classement dans les meilleures ventes en Belgique francophone, on trouve MARKA à la 44e place avec « C’est tout moi », Louis CHEDID 40e avec « Un ange passe » et Dany BRILLANT avec « Jazz à la Nouvelle Orléans » (24e). La tête du classement est occupée par trois albums francophones: Jane BIRKIN (« Rendez-vous », 3e), Pascal OBISPO (« Live + studio Fan », 2e) et CALOGERO (« 3 », 1er).
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