6 DECEMBRE

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

6 décembre 1929 : Naissance, à Coulommiers, du journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (1971), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (1980). C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.

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Lucienne Boyer dans les années 1950

6 décembre 1983 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Lucienne BOYER. Née à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer, elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires, en Argentine, où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ». En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail. Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle fait une apparition sur scène aux côtés de sa fille Jacqueline. Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
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M : pochette de l'album "Qui de nous deux" en 2003

M : pochette de l’album « Qui de nous deux » en 2003

6 décembre 2003 : Les nouveaux disques de Frédéric FRANCOIS (« Les romances de toujours » 49e), Patricia KAAS (« Sexe Fort », 35e), et M (« Qui de nous deux », 13e) font leur apparition dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.

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23 MARS

 

23 mars 1976 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et comédienne française Elisa TOVATI. Son père est Français d’origine marocaine et sa mère d’origine russe polonaise. Rêvant de devenir comédienne dès son plus jeune âge, elle prend des cours d’art dramatique au Cours Florent et au Studio Pygmalion à Paris dès 1991. Début 1993, elle coprésente, avec Stéphane Tapie, l’émission de télé « Y’a pas d’lézard » sur TF1 puis joue dans plusieurs téléfilms. Au cinéma, les propositions se multiplient alors et elle obtient un rôle qui va la rendre populaire en 2001 dans « La vérité si je mens 2 ». Mais Elisa se passionne aussi pour la musique et la chanson et, en 2002, elle enregistre un premier album: « Ange étrange » produit par Rick Allison qui a aussi travaillé pour Lara Fabian et Chimène Badi. Certaines chansons sont écrites par Roch Voisine et Patrick Bruel mais le succès n’est pas vraiment au rendez vous de ce premier essai. Alors, quatre ans plus tard, elle enregistre un second album sous la houlette du talentueux Vincent Baguian: « Je ne mâche pas les mots ». Parmi les auteurs des chansons de cet opus, il y a, entre autres, Marc Lavoine, Daniel Darc, Raphaël, Richard Seff et Vincent Baguian bien entendu.

Sur scène, Elisa Tovati se produit alors en première partie de Marc Lavoine et Laurent Voulzy. Elle propose aussi son spectacle en 2007 dans le cadre des Francofolies de Spa (B), au Salon Bleu, en compagnie de Vincent Baguian. Elisa Tovati poursuit alors son parcours musical avec un nouvel album intitulé « Le syndrome de Peter Pan » en juin 2011. Au départ imprévu sur l’album, c’est un duo avec le Belge Tom Dice, « Il nous faut », qui va atteindre le sommet des ventes de singles et sera consacrée comme la chanson francophone la plus diffusée de la décennie précédente en 2020.

Elisa commercialise un nouvel album en février 2014: « Cabine 23 ». L’opus retrace en chansons le parcours de la famille multiculturelle dont elle est issue. Cinq ans plus tard, la sortie de l’album « Le coeur est la locomotive des filles émotives » est suivie d’un concert au Café de la Danse à Paris le 6 décembre 2019. Elisa y fête ses 20 ans de carrière et ses cinq albums.
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Lucienne Vernay en 1958

23 mars 1981 : Décès, à Paris, de l’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY. Née le 12 décembre 1919 à Alger (Algérie) sous le nom de Lucienne Torres, elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique de sa ville natale. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de Radio France à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ». Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le grand-prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie. En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».

Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone langlois au « Coq de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian. En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus. Cette œuvre a été reprise par le groupe Debout sur le Zinc en janvier 2012. En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors. Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède le 23 mars 1981.
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VALENTIN Jacky23 mars 2015 : Décès du rocker belge Jacky VALENTIN des suites d’une longue maladie. En Belgique, et plus particulièrement dans la partie sud, francophone, du pays, le Liégeois Jacky Valentin n’a eu de cesse de chanter et de vénérer le rock’n’roll en français. Pourtant, né le 22 décembre 1951 à Liège, le rocker n’a pas eu l’occasion de faire ses premières armes dans les « golden sixties » qui ont révélé ses idoles: Johnny Hallyday, Dick Rivers ou Eddy Mitchell. Car c’est en effet au début des années 1970 qu’il se lance dans une carrière musicale qui va lui valoir de rencontrer Eddie Barclay en 1974. Ce dernier lui conseille alors vivement de changer son vrai nom de Jacques Theunis en Jacky Valentin. Malgré tous ses efforts et peut-être parce que la grande époque du rock était passée, Jacky n’a jamais vraiment connu de grands succès discographiques contrairement à son aîné de rocker belge francophone Burt Blanca qui, lui, était présent dans les charts des années 1960. Cela dit, ce fils d’un fantaisiste et d’une chanteuse lyrique a quand même réussi, en 40 ans, à enregistrer de nombreux 45-tours, CD-singles et une bonne dizaine d’albums. Liégeois de coeur, Jacky, frère de l’humoriste et musicien belge Pierre Theunis, était aussi un supporter du Football Club Liégeois pour lequel il a composé naguère un hymne: « Allons les rouge et bleu ». Dans les années 1980, Jacky Valentin a interprété, à sa manière, la reprise d’une chanson des années 1950 popularisée par le chanteur français Philippe Clay. Le titre « Le danseur de Charleston » est ainsi devenu « Le danseur de rock’n’roll » et c’est à écouter et à visionner ci-dessous.

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