GARCIN Ginette

Ginette Garcin

L’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN naît le 4 janvier 1928 à Marseille. Elle passe son enfance au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale.
.

.
Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960.
.

.
Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse de l’International Big Band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940.
.

.
Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entretemps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.
.


.

.
.

 

.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

RICHARD Jean

Jean Richard en 1963

L’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD naît le 18 avril 1921 à Bessines. Il se passionne pour le dessin et commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télévision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard enregistre aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ».
.

.
Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise de la chanson « Le Tourbillon« , du film « Jules et Jim » réalisé par François Truffaut, immortalisée par Jeanne Moreau, et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ».
.

.
Jean Richard décède à Ermenonville le 12 décembre 2001 à l’âge de 80 ans des suites d’un cancer. C’est là qu’il est inhumé quelques jours plus tard.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MORENO Dario

Dario Moreno

Le chanteur d’opérette et acteur turc Dario MORENO voit le jour le 3 avril 1921 à Aydin, près d’Izmir, en Turquie sous le nom de David Arugete. Le jeune David commence à chanter très tôt à la synagogue d’Izmir où l’on apprécie sa voix de ténor. Au fil des rencontres, on lui fait comprendre que son talent ne peut se limiter à la Turquie. C’est ainsi qu’il se fait engager par l’orchestre américain de Mac Allen pour effectuer une tournée mondiale qui passe, notamment, par Paris. Il s’installe dans la capitale française en 1948 et enregistre un premier disque 78 tours chez Odéon. Ses capacités de ténor font alors beaucoup d’effets auprès des spécialistes de l’opérette dont c’est alors l’âge d’or à Paris. Et, sous le nom de Dario Moreno, il se retrouve sur la scène des théâtres parisiens aux côtés de Luis Mariano, Georges Guétary ou André Dassary. Sur disque, l’artiste ne veut toutefois pas se cantonner à l’opérette et il enregistre, chez Polydor, des compositions de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud (« Mé qué mé qué », « Viens » ou « Sur ma vie » par exemple).
.

.
En 1954, il donne son premier concert à Paris et connaît ensuite des succès discographiques avec « C’est magnifique » (1955), « Mambo Italiano » (1955), « Quand elle danse » (1956), « Si tu vas à Rio » (1958), « Tout l’amour que j’ai pour toi » (1959), « Le marchand de bonheur » (1959), « Itsy bitsy petit bikini » (1960), « La bamba » (1961), « La marmite » (1961), « Brigitte Bardot » (1961), « America » (1962), « Quizas Quizas Quizas » (1963), etc.
.

.

.

Parallèlement à cette carrière de chanteur, Dario Moreno fait du cinéma et y incarne des rôles exotiques. En octobre 1968, il est le partenaire de Jacques Brel dans le spectacle musical « L’Homme de la Mancha », créé au théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
.

.
Alors que toute la troupe est attendue à Paris en décembre, Dario Moreno meurt à 47 ans d’une hémorragie cérébrale à l’aéroport d’Istanbul le 1er décembre 1968. Il aura juste eu le temps d’enregistrer sur disque une version de « La quête », chanson extraite de « L’Homme de la Mancha ». Dario Moreno est inhumé à Holon en Israël.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

BARBARA


.

L’auteure, compositrice et interprète française BARBARA naît le 9 juin 1930 à Paris sous le nom de Monique Serf. Elle passe une partie de son enfance dans le quartier parisien des Batignolles puis à Marseille et à Tarbes avant la guerre durant laquelle elle se cache pour échapper, en tant que juive, aux nazis. Après le conflit mondial, elle revient avec ses parents à Paris. Voulant devenir chanteuse, elle s’inscrit à des cours de chant puis au Conservatoire de Paris. Mais le chant classique lui est rébarbatif par rapport à la chanson populaire. Elle stoppe les cours et passe une audition au théâtre Mogador: elle se retrouve choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». Suite à l’abandon de la famille par son père, Monique quitte Paris pour essayer de vivre de sa passion pour la chanson. Avec un peu d’argent de poche prêté par une amie, elle aboutit à Bruxelles où la vie n’est pas simple. Elle rencontre alors des artistes de Charleroi (B) qui lui proposent de chanter chez eux à « la Mansarde ». Elle se constitue alors un répertoire avec, notamment, des titres d’Edith Piaf et des chansons réalistes des années 1930. Elle se produit à ce moment sous le nom de Barbara Brodi, un nom inspiré par celui de sa grand-mère. Lassée de ces prestations que le public n’apprécie pas, elle retourne à Paris en 1951 et y passe des auditions. Sans succès. Finalement, à l’invitation d’un de ses amis de Charleroi, elle retourne à Bruxelles et, en 1952, elle chante sous le nom de Barbara au théâtre du Cheval Blanc. Cette fois, le public est charmé et le fait savoir. Au point que la chanteuse enregistre deux disques en 1955: « Mon pote le gitan » et « L’oeillet blanc ».

.
Se disant que sa popularité belge peut s’exporter, Barbara retourne à Paris et écume les boîtes à chanson: « La rose rouge » en 1956, « Chez Moineau » en 1957 et « L’Ecluse » plus durablement à partir de 1958. Son succès s’élargit et les étudiants du Quartier Latin la surnomment bientôt « La chanteuse de minuit ». Forte de cette notoriété naissante, Barbara effectue son premier passage à la télévision, dans l’émission « Cabaret du soir » en juillet 1958. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire ses propres chansons. Elle se fait remarquer par un producteur et elle enregistre deux chansons personnelles sur un 45 tours avant de sortir un premier 33 tours en 1959: « Barbara à l’Ecluse ».
.

.
Mais c’est en tant qu’interprète qu’elle sort ensuite deux albums dans une autre maison de disques: « Barbara chante Brassens », pour lequel elle obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros, et « Barbara chante Jacques Brel ». En février 1961, elle assure la première partie de Félix Marten à Bobino puis elle reprend ses prestations, qui s’y prêtent mieux, à l’Ecluse. En 1963, sur la scène du théâtre parisien des Capucines, elle triomphe en interprétant, notamment, « Dis quand reviendras-tu » et « Nantes ».
.

.
Elle impressionne les responsables de la maison de disques Philips ainsi que Georges Brassens dont elle fera la première partie à Bobino en 1964. Elle quitte alors Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne où elle résidera jusqu’à son décès. Son premier album chez Philips sort en 1965. C’est un gros succès de vente pour ce 33 tours qui obtient le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Le 15 septembre de la même année, elle entame une série de concerts dont elle est la vedette à Bobino. C’est à ce moment qu’elle crée son hymne au public: « Ma plus belle histoire d’amour ».
.

.
Les succès vont s’enchaîner pour Barbara. Les récitals aussi. En février 1969 pourtant, sur la scène de l’Olympia, elle annonce qu’elle arrête le tour de chant. Elle poursuit cependant l’enregistrement de ses disques et, en 1970, elle connaît à nouveau le succès avec « L’aigle noir ».
.

.
Parallèlement à la chanson, Barbara se tourne alors vers le cinéma. Elle joue en 1972 dans le film réalisé par son ami Jacques Brel: « Franz ». Et, en 1974, c’est Jean-Claude Brialy qui réalise « L’oiseau rare » où elle tient le rôle principal. Entretemps, Barbara est revenue à la scène pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En 1973, elle est, par exemple, à l’affiche du Festival d’Obourg, en Belgique, avec Daniel Guichard et Yves Simon. En 1981, alors qu’elle vient de sortir un album intitulé « Seule », elle se produit sous un chapiteau planté à l’hippodrome parisien de Pantin.
.

.
C’est un véritable triomphe et la série de concerts se termine toujours aux petites heures de la nuit. Excès ou cause naturelle: la voix de Barbara se casse au cours de ces représentations. Son interprétation ne sera plus jamais pareille mais elle dégage une nouvelle émotion dont l’artiste profite habilement. En 1985, elle écrit avec le Québécois Luc Plamondon la pièce musicale « Lily Passion » où elle joue et chante aux côtés de Gérard Depardieu avec qui elle s’est liée d’amitié. La première représentation a lieu au Zénith de Paris en janvier 1986 à l’endroit même où se trouvait, cinq ans plus tôt, l’hippodrome de Pantin. Le spectacle part en tournée et passe notamment par Forest-National en Belgique.
.

.
Peu après, la chanteuse se mobilise pour lutter, à sa façon, contre le sida. Elle visite les hôpitaux et les prisons à la rencontre de malades. Elle enregistre une chanson sublime sur le thème: « Sid’amour à mort ».
.

.
A la fin de l’année 1993, des problèmes de santé l’obligent à interrompre une série de concerts entamés au théâtre du Châtelet. Elle trouve encore la force d’enregistrer ce qui sera son dernier album en public puis elle s’oblige à se reposer. En 1994, elle reprend quand même une ultime fois le chemin de la scène pour une tournée française qui se termine à Tours. En 1996, seize ans après son dernier opus réalisé en studio, elle se décide à enregistrer des nouvelles chansons, sur un album intitulé « Il me revient ». Le travail est réalisé avec la complicité, entre autres, de Jean-Louis Aubert (qui lui écrit « Le jour se lève encore », une sorte de gospel-rock) et Guillaume Depardieu.
.

.
Le 24 novembre 1997, Barbara s’éteint à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine où elle a été admise suite à un choc toxique infectieux à l’âge de 67 ans. Elle est inhumée dans la quatrième division du Cimetière parisien de Bagneux.
.

.

.
L’artiste laisse derrière elle quantité de succès qui lui permettent de garder une place toute particulière dans le domaine de la chanson francophone: « Göttingen », « Une petite cantate », « La Dame brune » (avec Georges Moustaki), « Drouot », « Marienbad », etc.
.

.
Depuis son décès, nombre d’artistes ont rendu hommage à Barbara en enregistrant ses chansons sur des albums ciblés mais aussi en y consacrant des récitals exclusifs : Marie-Paule Belle, Patrick Bruel ou Gérard Depardieu par exemple.
.

.

 

.
.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

GABIN Jean

Jean Gabin en 1974

L’acteur et chanteur français Jean GABIN naît à Paris le 17 mai 1904 sous le nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé. Il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et de devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Montcorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa maman en 1918. A Paris où il vit désormais ensuite, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur était de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différents spectacles. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « Quand on s’promène au bord de l’eau » et « La môme caoutchouc » (ci-dessous dans une version fimée avec Fréhel en 1932).

.

Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie.

Le 15 novembre 1976, il meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon les dernières volontés de Jean Gabin, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest. En 2012, Annie Cordy, qui a tourné avec Gabin dans « Le Chat », film de Pierre-Granier-Deferre en 1971, enregistre, à son tour, une très belle version de « Maintenant je sais » sur l’album « Ca me plaît…  pourvu que ça vous plaise ». A voir ci après.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LE LURON Thierry

Thierry Le Luron en 1971

L’imitateur et chanteur français Thierry LE LURON naît le 2 avril 1952 à Paris. Bien que surtout connu comme imitateur, il a aussi enregistré quelques disques de chanson et d’opérette. Après avoir créé un groupe de musiciens avec des copains au début des années 1960, il se tourne assez vite vers l’imitation et se produit dans des cabarets parisiens où il se fait remarquer. Mais c’est en 1970, lors de l’émission « Télé Dimanche », qu’il devient populaire grâce au « Jeu de la chance » animé par Raymond Marcillac. Il imite, notamment, Salvatore Adamo. En 1972, Thierry Le Luron sort de son rôle principal d’imitateur pour utiliser ses capacités vocales de chanteur d’opérette. Il enregistre plusieurs 45 tours qui reprennent les « tubes » de ce genre musical: « Méditerranée » et « La belle de Cadix » de Francis Lopez mais aussi « Chevalier du ciel » ou encore « La vie parisienne » de Jacques Offenbach.

Puis, en 1978, il s’offre une première parenthèse du côté de la chanson en reprenant le célèbre « Tiens tiens tiens » immortalisé par Ray Ventura. Deux ans plus tard, il réitère l’expérience mais c’est cette fois chez Charles Aznavour qu’il va chercher son nouveau titre: « Nous nous reverrons un jour ou l’autre ».

En 1981, il interprète, toujours en tant que chanteur, le générique du dessin animé télévisé « Rody le petit Cid ».

Enfin, la même année, il enregistre son dernier 45 tours vinyle de chanson où figurent deux titres composés par le chef d’orchestre français Pierre Porte: « Un peu d’amour » et « Aux couleurs de la France ».

Atteint du SIDA, Thierry Le Luron va se battre pendant des mois avant de mourir le 13 novembre 1986 à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt. Il avait 34 ans.

Ses funérailles ont lieu le 18 novembre 1986 en l’église parisienne de la Madeleine.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MARTIN Jacques

Jacques Martin en 1978 – Photo (c) G. Spitzer

Le fantaisiste, chanteur et homme de télévision français Jacques MARTIN naît à Lyon le 22 juin 1933. Son père est un industriel qui joue de sept instruments de musique. Les études du petit Jacques sont assez difficiles et il finit par se retrouver chez les Jésuites. A l’âge de seize ans, il songe sérieusement à faire du théâtre. Finalement, c’est la télévision qui va l’attirer dans les années 1950. Et c’est à Strasbourg qu’il entame des activités de présentateur tout en faisant partie d’une troupe de théâtre satirique. Au début des années 1960, avec d’autres jeunes humoristes comme Jean Yanne, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, il se lance dans l’écriture de parodies de chansons. Parallèlement à ses activités télévisuelles, il va d’ailleurs se consacrer à la chanson de manière plus sérieuse. C’est ainsi qu’il se retrouve, notamment, en première partie de Jacques Brel à l’Olympia de Paris. Il écrit aussi une comédie musicale en 1968: « Petitpatapon » qui est un solide échec. En 1975, il enregistre un album qui regroupe des reprises de grandes chansons françaises (« Le piano de la plage » de Charles Trenet) et des créations originales comme « Il pleut sur mes lunettes ».

Passionné de bel canto, d’opéra et d’opérette, il se fait aussi plaisir dès qu’il le peut en reprenant des airs lyriques lors des émissions de variétés qu’il présente. Et, en 1978, il enregistre même, avec Jane Rhodes et Rémy Corazza, une version de l’opérette « La Belle Hélène » de Jacques Offenbach. A la télévision, en 1969, il présente les émissions « Midi-Magazine » et « Midi Chez Vous » avec Danièle Gilbert jusqu’en 1972. Ensuite, durant un an, il est aux côtés d’Evelyne Pagès pour une émission télévisée appelée « Taratata » mais qui n’a rien à voir avec le programme proposé par Nagui et Gérard Pullicino bien des années plus tard.

En janvier 1975, Jacques Martin s’entoure d’une solide équipe de joyeux drilles pour présenter le dominical « Petit rapporteur ». Il y a là Stéphane Collaro, Pierre Bonte, Piem, Pierre Desproges et Daniel Prévost qui, chaque dimanche, épluchent à leur manière l’actualité de la semaine. La troupe se fend parfois de quelques chansons populaires qui deviennent rapidement des « tubes » sur disques: « A la pêche aux moules » et « Mam’zelle Angèle ».

A cette époque, Jacques Martin est l’un des présentateurs télé les plus populaires de France avec Guy Lux et Michel Drucker. En 1977, il prend les rênes d’une nouvelle tranche d’émissions hebdomadaire sur Antenne 2. « Bon dimanche » est un concept qui commence vers midi pour se terminer vers 22 heures 30 après ce que l’on n’appelle pas encore un « prime time » de chansons. Des programmes différents se succèdent tout au long de l’après midi avec, notamment, la célèbre « Ecole des fans » où un chanteur est invité à apprécier la performance des enfants interprétant ses succès. Vanessa Paradis y passe comme candidate en 1981 à l’âge de huit ans.

Le soir, « Musique and Music », enregistrée le samedi après-midi au Théâtre de l’Empire à Paris, fait la part belle aux artistes déjà installés, comme Serge Gainsbourg, et révèlent, par exemple en 1977, un certain Laurent Voulzy avec « Rockollection » ou, un an plus tard, Richard Cocciante avec « Marguerite ».

La formule de ce programme s’arrête un moment et Jacques Martin en profite pour proposer des spectacles basés sur le principe de l’Ecole des Fans en province et aussi en Belgique où son amitié avec un autocariste, Francis Colignon, l’amène à se produire souvent à La Bouverie dans la région de Mons. Dans les années 1980, Antenne 2 lui propose de reprendre ses émissions dominicales, ce qu’il fait avec « Dimanche Martin ». Ces activités télévisées vont ainsi se poursuivre jusqu’en 1998.

A ce moment, après avoir appris que le programme cesserait bientôt, Jacques Martin est victime d’un accident vasculaire cérébral qui le paralyse. Gardant des séquelles qui le diminuent physiquement, Jacques Martin se retire dans sa maison de Neuilly. Puis, pour les besoins de sa santé, il s’installe à Biarritz en novembre 2006. Et c’est là qu’il décède des suites d’un cancer généralisé le 14 septembre 2007. Il est inhumé au cimetière de la Guillotière dans sa ville natale de Lyon le 20 septembre 2007.

..

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CORDY Annie

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

La chanteuse et actrice belge Annie CORDY naît le 16 juin 1928 à Laeken (Bruxelles) sous le nom de Léonie Cooreman. Elle est encore enfant lorsqu’elle suit des cours de danse et apprend le piano ainsi que le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. La même année, elle figure dans le film « Le chanteur de Mexico » aux côtés de Luis Mariano et de Bourvil.

Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano).

Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. En 1967, elle enregistre un duo avec Darry Cowl qui vient de composer une opérette avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil : « Pic et pioche ».

 

De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982.

Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ».

En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ».

En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974.

En janvier 2013, elle participe à l’enregistrement du disque « Notre liberté », avec plein d’autres artistes, qui est vendu au profit des Restos du Coeur belges.

Le mois suivant, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles. En mars 2020, alors que la Belgique comme la France et d’autres pays vivent une période difficile de confinement dû au coronavirus Covid-19, Annie Cordy répond à l’appel de la (presque) totalité des humoristes belges pour interpréter avec eux une version très particulière de l’un de ses tubes : « Ca ira mieux demain ». Vous avez dit Belgitude ?

https://www.facebook.com/FreresTaloche/videos/212753049834363/?t=0

Le 4 septembre 2020 : la nouvelle de son décès, à 92 ans, attriste quantité de gens. Annie s’est éteinte à la suite d’un malaise dans sa maison de la Côte d’Azur.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

COWL Darry

Darry Cowl en 1967 – Photo (c) Harcourt

Le musicien et comédien français Darry COWL naît sous le nom d’André Darricau le 27 août 1925 à Vittel. Il quitte les Vosges en 1934 pour Menton où son père, médecin, a été nommé chef de clinique. Il pratique le scoutisme à Paris. Après avoir subi une grave blessure à la hanche en demi-finale du championnat de France de pelote basque, il se tourne vers la musique. Il entame donc des études musicales puis s’oriente vers le cabaret où il met au point son personnage ahuri et zozoteur. Il s’intéresse alors au cinéma où son rôle dans « Le Triporteur » le rend rapidement célèbre. Pianiste de bar, Darry Cowl s’intéresse aussi beaucoup à la chanson. En 1967, il enregistre un duo avec Annie Cordy: « Pic et pioche ».

C’est d’ailleurs le titre de l’opérette qu’il compose avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil. Deux ans plus tard, sous le nom de « Darry Cowl Girls », il enregistre un 45 tours EP de quatre titres dont « Tirer un coup ». En 1970, il compose une chanson, « Mon léopard et moi », qui est interprétée par Brigitte Bardot.

Mais ce sont bien évidemment ses activités théâtrales et cinématographiques qui vont faire de lui une vedette inoubliable. Le 14 février 2006, il meurt à son domicile de Neuilly-sur-Seine des suites d’un cancer du poumon. Ses cendres sont d’abord déposées au cimetière parisien du Père-Lachaise avant d’être transportées, quelques mois plus tard, au cimetière de Neuilly-sur-Seine.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MARIANO Luis

Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

Le ténor et chanteur espagnol Luis MARIANO naît le 13 août 1914 à Irun sous le nom de Mariano Eusebio González y García. Fils d’un mécanicien, le petit Mariano s’intéresse très vite au chant et s’inscrit à l’Orphéon Donostiarra de San-Sébastian où, vu ses capacités vocales, il est le ténor soliste. En 1937, il rejoint le groupe vocal basque « Eresoinka » et chante un peu partout en Europe. La guerre civile qui fait alors rage en Espagne oblige la famille à se réfugier en France, à Bordeaux. Alors qu’il se tourne vers le dessin et qu’il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, il entre également au conservatoire bordelais en 1939. Pour subvenir à ses besoins, Mariano se fait engager comme plongeur au « Caveau des Chartrons ». Alors qu’il nettoie la vaisselle en chantant, le chef d’orchestre du cabaret, le célèbre Fred Adison, remarque qu’il possède une voix exceptionnelle. Il lui demande de délaisser la cuisine pour venir sur scène où ses prestations enchantent le public. Avec une lettre de recommandation en poche, Mariano part pour Paris en 1942 et s’adresse au professeur de chant lyrique Miguel Fontecha, grand ténor basque. Un an plus tard, il passe une audition à l’opéra comique et, en attendant le verdict, il chante des chansons de variétés à la radio où il est de plus en plus apprécié. La même année, en 1943 toujours, il décroche un rôle dans le film « L’escalier sans fin » où il interprète, sous le nom de Luis Gonzales, une chanson signée Loulou Gasté: « Seul avec toi ».

En 1944, Luis Gonzales devient Luis Mariano et, un an plus tard, il enregistre ses premiers disques où il grave les standards « Amor amor » et « Besame mucho ». En novembre, il se produit au Théâtre de Chaillot à Paris au même programme qu’Édith Piaf et Yves Montand. Il fait alors la connaissance du compositeur Francis Lopez et de l’auteur Raymond Vincy qui vont lui permettre d’être à l’affiche de leur première opérette à la fin 1945: « La Belle de Cadix ».

Le succès est tel que le spectacle va être présenté pendant plus de cinq ans. Le disque de l’opérette se vend à plus de 1.250.000 exemplaires. A partir de ce moment, Luis Mariano devient un chanteur très populaire qui ne va pas se cantonner à l’opérette même si cela restera toujours son « fond de commerce ». En 1951, il est à l’apogée de sa carrière lorsqu’il joue « Le chanteur de Mexico » dont le thème principal est devenu un « tube » intemporel.

Le cinéma va alors s’intéresser à notre homme et il va figurer dans une bonne vingtaine de films. De ce fait, sa réputation va devenir internationale et il va chanter dans le monde entier et, notamment, à Mexico. En 1959, Luis Mariano se retrouve sur la scène de l’Olympia où il interprète les airs célèbres de ses opérettes mais aussi des chansons. Avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » au début des années 1960, le chanteur Mariano va s’effacer au profit de la star de l’opérette qui va poursuivre sa carrière pour un public bien spécifique. Il se trouve notamment ainsi à l’affiche de « Visa pour l’amour » avec Annie Cordy en 1961 et du « Prince de Madrid » en 1967.

En décembre 1969, il crée « La Caravelle d’Or » au théâtre parisien du Châtelet. Mais, après quelques mois, il doit abandonner son rôle à cause d’une maladie qui semble être une hépatite.

Le 14 juillet 1970, il finit par être emporté par une hémorragie cérébrale consécutive au mal qui le rongeait. Il décède à 55 ans dans une chambre de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Sa tombe se trouve à Arcangues, en pays basque.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le bateau n’a plus de capitaine : Eric Morena est mort

En 1987

Le chanteur français Eric Morena, devenu célèbre dans les années 80 avec le tube « Oh! mon bateau », est décédé le samedi 16 novembre 2019 à l’âge de 68 ans des suites d’un cancer.
.
Né à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, sous le nom de Jacques Devinck le 27 octobre 1951, le jeune homme suit des études théologiques au Séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux avant de tenter une expérience de missionnaire en Afrique. Mais, à l’âge de 30 ans, remarqué par certains grâce à sa voix de ténor léger, il est poussé par d’autres à risquer quelques pas dans le monde de la musique chantée. Il choisit alors un pseudonyme issu de son admiration pour Luis Mariano et Dario Moreno : il s’appellera désormais Eric Morena. Il passe le début des années 1980 dans les classes du Conservatoire d’art lyrique de Paris où il suit les cours de professeurs célèbres comme Gabriel Bacquier, Michel Dens ou Lucien Lupi par exemple. Son talent lui permet alors de jouer dans quelques opérettes à l’affiche des théâtres parisiens. un producteur de disques estime alors qu’il y a un filon à exploiter et demande à Morena d’enregistrer un titre qui ressemble à une parodie des personnages d’opérette. La chanson « Oh mon bateau » est commercialisée en 1987 et réaliser des scores de vente incroyables. Au point d’être nommé comme « Révélation masculine 1987 » aux Victoires de la Musique.

Dans la foulée, l’artiste obtient encore quelques bons succès comme « Ramon et Pedro » mais son aura faiblit de plus en plus avec le temps qui passe. Les galas se raréfient alors et se transforment en prestations rapides sur des podiums ou dans des clubs et des boîtes de nuit. En 1992, le chanteur fait à nouveau parler de lui dans la rubrique people des journaux qui en raffolent : il révèle son homosexualité et épouse un homme qu’il présente comme son compagnon. Mais il s’agit en fait d’une piteuse mise en scène qu’Eric Morena regrettera par la suite alors que son vrai compagnon meurt du sida. Après une période de dépression, un nouvel album est commercialisé en 1996 : avec le titre « Si tu vas à Dario », il s’agit d’un hommage à Dario Moreno. Puis, il faut attendre 2005 pour l’opus suivant qui est constitué de reprise : « Éric Morena l’enchanteur ». Très discret depuis cette époque, il devient un praticant des réseaux sociaux où, malade, il donne de ses nouvelles sur Facebook en signant ses messages « votre ami le Capitaine du bateau ». Éric Morena meurt le 16 novembre 2019 à Arcachon des suites d’un cancer.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , ,

24 FEVRIER

 

Michel Legrand dans les années 1970 – Photo (c) P. Bertrand

24 février 1932 : Naissance, à Bécon-les-Bruyères, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND. Enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, il est aussi le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970). Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Car, parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Dans les années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque. Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Le 26 janvier 2019, à trois heures du matin, Michel Legrand meurt de manière paisible à son domicile parisien où il vit avec la comédienne Macha Méril.
.
**********
.

Plastic Bertrand en 1981

24 février 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Plastic BERTRAND sous le nom de Roger Jouret. Après quelques expériences musicales avec des groupes punk amateurs de la région de Bruxelles, Roger est choisi pour interpréter une chanson qui est plutôt une parodie du genre: « Ca plane pour moi ».

Pour être totalement dans la démarche, un pseudonyme surprenant lui est attribué: Plastic Bertrand. Pourquoi pas? Il existe bien Edith Nylon! Dès le lancement du 45 tours en septembre 1977, c’est un véritable ras de marée chez les disquaires. Les ventes atteignent rapidement les sommets et le titre se classe même en tête du classement des ventes Billboard américain. Cela n’est plus arrivé à un artiste belge depuis le fameux « Dominique » de Soeur Sourire (« The Singing Nun »). Après un tel « carton », on peut s’attendre à ce que Plastic Bertrand disparaisse à tout jamais comme tous les phénomènes de ce genre. Il n’en est rien: le garçon multiplie ensuite les enregistrements et, mieux, il enchaîne les succès pour installer une véritable carrière. Il y a ainsi « Bambino », « Le monde est merveilleux », « Tout petit la planète », « Sentimentale-moi », « Stop ou encore », « Jacques Cousteau », etc. En décembre 1983, Plastic Bertrand participe, en jouant le rôle de Pinocchio, au conte musical pour enfants créé pour la télévision par Alain et Daniel Boublil : « Abbacadabra ». La musique est celle des chansons du groupe suédois Abba et sur l’album qui en est enregistré, il interprète « Mon nez mon nez », adaptation de « Money money money ». Dans les années 1990, il sacrifie à la mode de la house music en interprétant « Plastiiiiic ». Puis, il s’essaie même à la chanson française plus traditionnelle avec l’album « Suite diagonale » qui ne connait pas le succès. Depuis, comme d’autres artistes, Plastic Bertrand surfe sur la vague nostalgique des années 1970 et 1980 en participant à des concerts qui y sont consacrés. Il reste une figure incontournable de la chanson francophone légère des années 1980 même si, au niveau de sa participation à ses premiers enregistrements, beaucoup de choses vraies ou fausses, ont été dites.
.
**********
.

Laurent Ruquier en 2013 (c) Starus @ Wikipedia

24 février 1963 : Naissance, au Havre, de l’animateur de radio et de télévision, producteur de télévision et de théâtre, humoriste, parolier, écrivain et auteur de théâtre français Laurent RUQUIER. Il est le cadet d’une famille avec cinq enfants. Son père, Roger, était chaudronnier aux chantiers navals du Havre et sa mère, Raymonde, femme au foyer qui lui donne naissance à l’âge de 40 ans. Dès son enfance, il est fasciné par la radio et se construit un univers autour d’une station d’émissions virtuelle. Adolescent, il publie des chroniques satiriques dans le journal de son école et, durant les pauses récréation, il raconte à ses camarades les blagues de l’humoriste Pierre Doris qu’il vénère. Ayant obtenu le baccalauréat, il s’oriente vers des études de comptable, et décroche un diplôme de cette spécialité à l’université de Rouen puis dans la Gestion des Entreprises et des administrations à l’université du Havre. Parallèlement à ces études, Laurent n’oublie pas sa passion de toujours : la radio. Et, au cours de l’été 1980, à la faveur d’un concours lancé par RTL, il est engagé sur base d’une cassette qu’il a envoyée. Mieux : le 14 août de cette année-là, il anime son propre programme entre 23h30 et minuit dans la station parisienne de la Rue Bayard. Pour payer les études qu’il poursuit, Laurent effectue différents petits boulots mais c’est toujours la radio qui l’intéresse. Il propose ainsi bénévolement ses services à différentes radios libres et locales entre 1983 et 1986, date à laquelle il effectue son service national de 21 mois comme objecteur de conscience. Quelques mois plus tard, sa tante qui est une auditrice assidue de l’émission « L’Oreille en coin » sur France Inter, le pousse à contacter son animateur Jacques Mailhot. Ce dernier est intéressé par les textes de Laurent Ruquier et lui propose d’apparaître dans son émission à la télé régionale FR3 Ile-de-France : « Paris Kiosque » le 25 avril 1987. Au hasard des rencontres parisiennes, Laurent travaille alors pour Jean Amadou et Maryse (Europe 1) avant de se retrouver à proposer des sketches dans « La Classe » sur FR3. Se basant sur sa candidature, c’est ensuite Jacques Martin qui l’engage comme chroniqueur de l’émission « Ainsi font font font » pendant un an sur la chaîne Antenne 2 en 1990. Pierre Bouteiller, alors directeur de France Inter, lui confie une émission d’été sur sa station et la carrière médiatique de Laurent Ruquier est lancée. Sur France Inter, il devient l’animateur de « Ferme la fenêtre pour les moustiques » (1991) puis de « Rien à cirer » où figurent de jeunes humoristes comme Pascal Brunner, Anne Roumanoff, Sophie Forte, Virginie Lemoine, Laurence Boccolini, Christophe Alévêque, Patrick Adler ou Laurent Gerra. En 1997, son programme a pour titre « Dans tous les sens ». Son voyage radiophonique se poursuit en 1999 à Europe 1 avec « On va s’gêner » jusqu’en 2014. En 2005, l’animateur se lance dans la production de spectacles avec l’organisation du retour sur scène de l’idole de son enfance : la chanteuse Marie Laforêt. Les concerts ont lieu à Montréal puis à Paris et un peu partout dans la francophonie. Poursuivant sur ce chemin de producteur artistique, il met sur pied, en 2006, les retours sur scène de deux chanteuses célèbres dans les années 1980 : Pauline Ester (« Oui j’l’adore ») et Véronique Rivière (« Tout court »). La même année, il donne un gros coup de pouce à un jeune imitateur-chanteur français en produisant son premier show : Michaël Gregorio. A partir de 2007, Laurent Ruquier présente aussi des émissions télévisées, quotidiennes ou hebdomadaires, sur France 2. L’année d’après, sur le souhait de Katia Aznavour, la fille du chanteur, il écrit une comédie musicale basé sur le répertoire de Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà ». Le spectacle est mis en scène par Alain Sachs et est proposé au public parisien du théâtre du Gymnase du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 avant de jouer les prolongations au Théâtre Comédia à partir de février 2009. Parmi les artistes participants, on peut citer Diane Tell, Véronique Rivière, Jonatan Cerrada ou Pablo Villafranca.

En 2014, Ruquier revient à RTL où il prend la succession de Philippe Bouvard qui y présente les Grosses Têtes depuis 37 ans ! Il réalise ainsi un rêve d’enfant mais cela ne se fait pas sans mal si l’on en croit les réactions des auditeurs mais aussi de Philippe Bouvard lui-même. Poursuivant la réalisation de ses fantasmes de petit garçon, il décide de reformer le groupe musical féminin français « Les Parisiennes » en 2017. Les quatre chanteuses sélectionnées ont pour nom Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Un album est enregistré par le quatuor et des spectacles sont prévus à partir de mai 2018 avec un passage à l’Olympia les 18 et 19 décembre de cette année-là. Il est donc évidemment logique que Laurent Ruquier soit mentionné sur ce site « Passion Chanson » par rapport à son amour de la chanson française mais aussi du spectacle vivant.
.
***********
.

Jean Sablon en 1961

24 février 1994 : Décès, à Cannes, de l’interprète français Jean SABLON à l’âge de 87 ans. Né le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne, il est le fils du compositeur Charles Sablon. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki. Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. Jean Sablon est inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 3  1  2  3 »