RAYNAUD Fernand

Fernand Raynaud en 1960

L’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD naît le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand. L’enfance de cet artiste hors du commun se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de quinze ans et avec son certificat d’études en main, Fernand se destine à travailler. Et il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches vont beaucoup faire rire: « Le fût du canon », « le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. C’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil.

Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami Bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh eh hein quoi » en 1966.

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En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce et va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge après avoir percuté une voiture et un camion. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.

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ESTARDY Bernard

Bernard Estardy dans son célèbre studio, le CBE à Paris

Le musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY naît le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Après un cursus scolaire normal, le jeune homme se présente à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer.

Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. De jeunes interprètes vont bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique. Parmi eux, certains, pourtant talentueux, ne resteront pas dans les mémoires : Michel Corringe et Christian Géant par exemple. Mais d’autres enregistreront, au studio CBE, les chansons qui seront le départ d’une belle carrière. Ce sera le cas pour Laurent Rossi ou Gilles Marchal par exemple.

Gilles Marchal et Bernard Estardy au studio CBE en 1968

Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. La vedette qui débarque ensuite au studio est Sheila pour y enregistrer « Ma vie à t’aimer » en 1970.

Michel Sardou est la jeune vedette montante qui vient, également en 1970, pour y réaliser le premier album de sa carrière prometteuse avec des titres comme « J’habite en France », « Les bals populaires », « Et mourir de plaisir », « Les Ricains » et « Petit ».

Michel Sardou restera longtemps fidèle à l’ingénieur du son qui travaillera sur ses plus grands tubes comme, par exemple, « Les lacs du Connemara ».
En 1971, ce sont, notamment, Hervé Vilard, Alain Barrière, Guy Mardel, Marcel Amont, Françoise Hardy et Ringo qui franchissent la porte du 95 de la Rue Championnet pour y enregistrer leurs succès du moment.

Ensuite, tous les artistes les plus en vue de la chanson francophone se donnent rendez-vous au studio de Bernard Estardy : Michel Delpech (1972), Gérard Lenorman (1972), le groupe Petit Matin (« T’as tout dit dis madame » en 1973), Alain Chamfort (1973), Roméo (1973), Art Sullivan (1973), Pierre Charby (1973) ou encore Pierre Groscolas (et son fameux « Lady Lay » en 1974). En 1972, Claude François enregistre « Le lundi au soleil » chez Bernard Estardy avec qui il se lie d’amitié. Toutes les chansons suivantes de Clo-Clo sortiront du studio CBE jusqu’à l’ultime succès posthume de 1978 : « Alexandrie Alexandra ».

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L’année 1975 est sans aucun doute une année faste pour le studio dont les sessions accueillent Dave (pour son premier album avec « Du côté de chez Swann », « Mon coeur est malade », « Dansez maintenant », etc.), Mireille Darc (pour « La femme d’un ange »), Santiana, Sacha Distel, Julie Bataille, les Compagnons de la Chanson et, surtout, Joe Dassin qui y interprète son plus grand tube : « L’été indien ».

Après cet énorme succès, Joe Dassin, qui jusque là avait beaucoup travaillé aux Etats-Unis et en Angleterre, va prendre l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE jusqu’à son décès en 1980. Joe Dassin est d’ailleurs le compositeur du « Bougalou du loup-garou » que Carlos enregistre là en 1976. Et, en 1977, Bernard Estardy compose avec Joe le fameux « Big Bisou » pour le même Carlos !

Alors que Joe Dassin cartonne avec « L’été indien » durant tout l’été 1975, un autre artiste partage avec lui les sommets du hit parade. Il s’agit de Nino Ferrer qui, pour sa chanson « Le Sud » retrouve, le temps d’un disque, le collaborateur de ses débuts qui coproduit le disque.

Entre-temps et toujours en 1975, Dalida commence aussi à fréquenter le studio pour y enregistrer, notamment, « J’attendrai » puis, plus tard, « Monday tuesday laissez-moi danser » et plein d’autres titres très connus de son répertoire jusqu’à son décès en 1987.

La fin des années 1970 voit encore défiler des artistes comme Richard Anthony , Charlotte Julian, Romina Power et Al Bano, Gérard Palaprat, Allain (Turban), Timothy, Shake (« You know I love you »), etc.

C’est aussi l’époque où Bernard Estardy aménage un chalet à Saint-André-des-Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Sur la pochette de son disque « Nostracarlus » sorti en 1981 (avec la chanson « SOS tendresse » composée par Estardy), Carlos écrit :  » Enregistré à 1200 m d’altitude, là où le son est plus pur, le studio est branché sur des batteries alimentées par des panneaux solaires. Quand le soleil disparaît, on met en marche un groupe électrogène alimenté par des bouteilles de gaz. On peut donc dire « sans rire » que ce disque est le premier au monde à avoir été fait entièrement au soleil et au gaz… »

Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ».

Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner.

En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français.

En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme et, la même année, un jeune interprète du nom de Marc Lavoine enregistre chez lui « Elle a les yeux revolver ».

En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ».

1989 est l’année de l’enregistrement de « Y’a pas que les grands qui rêvent » pour la jeune chanteuse belge Mélody. Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ».

En 1992, il mixe aussi la chanson « Nous on veut des violons » pour l’artiste Morgane qui défend les couleurs de la Belgique au concours Eurovision de la chanson. Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media). Bernard Estardy a aussi laissé sa patte sur les oeuvres des artistes que nous n’avons pas encore cités : Demis Roussos, Gigliola Cinquetti, Gilbert Montagné, Nicoletta, Renaud Siry, Nathalie Lhermitte, René Joly, Mireille Mathieu, Lou Désesprit, Régine, André Peyron, Sapho, Bernard Menez, Jean-Jacques Lafon, Linda De Suza, Franck Olivier, Jaïro, Laurent Morain, Bernard Tapie, Caroline Grimm, Peter et Sloane, David et Jonathan, Céline Dion, Frank Alamo, Carol Arnauld, Patrick Topaloff, Ginette Reno, Jean Falissard, Jena-Pierre François, C. Jérôme, Enrico Macias, Christian Delagrange et François Valéry. Enfin, la biographie ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas aussi les compositions de Bernard Estardy pour, entre autres, Nicoletta, Séverine ou Patricia Lavila. Ainsi que ses nombreux enregistrements de morceaux instrumentaux sous le titre « La formule du Baron » et quelques chansons comme « Pourquoi pas monsieur, pourquoi pas » en 1975.

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HOLLOWAY Nancy

Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

La chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY naît le 11 décembre 1932 à Cleveland, dans l’Ohio aux Etats-Unis sous le nom de Nancy Brown. Son père est cuisinier et sa mère est une institutrice qui chante aussi du gospel dans les églises. Ils sont les parents de dix enfants dont Nancy. Cette dernière épouse un jeune homme répondant au nom d’Holloway alors qu’elle a seize ans. Le mariage tourne court après trois mois mais Nancy gardera toujours le nom de son époux. Sans véritable but, la jeune femme quitte alors Cleveland pour New York où elle effectue quantité de petits métiers pour vivre. Alors qu’elle est standardiste dans un hôtel, elle rencontre le responsable d’une troupe de danse, Larry Steele, qui est subjugué par la beauté de ses jambes. Alors qu’elle ne sait pas danser, Nancy prend des cours et finit par être engagée chez les « Beige Beauties » pendant plus d’un an. Puis, avec l’argent qu’elle a pu amasser, elle décide de se rendre en Europe et tombe amoureuse de Paris. En 1954, alors qu’elle est attablée avec des copains au bar du « Mars Club » et que ses finances s’amenuisent, on lui propose de chanter pour ne pas payer l’addition. Elle monte sur la scène et son interprétation d’un vieux blues américain séduit le patron qui l’engage pour d’autres soirées. Les rencontres et des réseaux artistiques lui permettent alors de se produire comme chanteuse dans d’autres pays comme l’Angleterre, l’Allemagne et le Liban. En 1957, Nancy Holloway revient chanter à Paris au « Mars Club » qui lui a porté chance. Et elle décide, trois ans plus tard, de s’installer définitivement dans la capitale française. Entre-temps, la chanteuse a rencontré André Pousse qui est alors l’un des responsables du « Moulin Rouge » et elle y est engagée pour chanter. En pleine ascension vers un succès de plus en plus évident, Nancy en franchit les étapes en se produisant à l’ABC de Paris en 1961 avant d’être l’une des invitées d’Albert Raisner dans son programme télévisé « Age tendre et tête de bois ». En 1961 encore, toujours très ambitieuse, elle décide aussi d’ouvrir son propre club à la Rue Saint-Florentin : « Chez Nancy Holloway ». A partir de cette année-là enfin, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de « tubes » anglo-saxons : « Hey Pony », « Elle a des yeux d’ange », « Le boogie du bébé », « Venez les copains », « The twist », « Be bop a lula », « Les barbouses » ou « Viens danser le twist ».

Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. En 1962, avec un bassiste qui a pour nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari et qui ne s’appelle pas encore Nino Ferrer, elle chante aux Folies Pigalle. Et elle débute au cinéma dans le film « Ballade pour un voyou » de Jean-Claude Bonnardot. Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec « T’en vas pas comme ça », adaptation française de « Don’t make me over » interprété initialement par Dionne Warwick.

Dans la foulée de ce « tube » elle est sur la scène de l’Olympia de Paris le 2 avril 1963 pour une émission de radio « Musicorama » présentée par Jacques Martin sur la station périphérique française Europe 1. Elle y interprète trois chansons dont « Derniers baisers » et, bien sûr, « T’en vas pas comme ça ».

Elle est en vedette américaine aux côtés d’Eddy Mitchell. Et, six mois plus tard, elle chante de nouveau à l’Olympia aux côtés de Gilbert Bécaud. En 1964, la chanteuse poursuit l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans « Cherchez l’idole », réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle y chante « Prends garde à toi ».

Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films « Le Bluffeur » de Sergio Gobbi (1964), « Le Gentleman de Cocody » de Christian-Jaque (1965) ainsi que « Jeu de massacre » d’Alain Jessua (1967). En 1968 Nancy est en Roumanie et tourne dans une comédie musicale policière intitulée « Coups de feu sur les portes » où elle interprète deux chansons : « Bonjour Bucarest » et « Hop Sasi La La ».

L’année suivante, la vie privée de Nancy Holloway est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de vingt mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle vient alors tout juste de finir le tournage du film « Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques », de Michel Audiard. Elle interrompt sa carrière et quitte Paris pour retourner auprès des siens aux États-Unis. En 1974, elle essaie de revenir, malgré tout, au premier plan avec un disque dont le titre principal est « Laisse-moi vivre ». Après un nouveau 45-tours en anglais, « Give girl a chance », qui est commercialisé en 1981, elle reprend les concerts et, fin 1982, Nancy repart pour une tournée qui la conduit en Côte-d’Ivoire, au Niger, au Tchad, au Gabon et au Congo. En 1988, elle enregistre « You are my yesterday », un titre produit par le Belge Eddy Luyckx. Et, dans les années 1990, elle participe à quelques émissions de télévision « La chance aux chansons » de Pascal Sevran comme, le 16 mars 1993, pour y interpréter « Paris mes amours ».

Ensuite, il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée des idoles vintage « Age tendre et tête de bois » qu’elle partage avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. Elle quitte la scène en 2008 en raison de problèmes de santé. Agée de 86 ans, Nancy Holloway décède le 28 août 2019 à Paris.

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FERRER Nino

Nino Ferrer dans les années 1970

Le chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER naît le 15 août 1934 à Gênes en Italie sous le nom de Nino Agostino Arturo Maria Ferrari. Le jeune Nino passe d’abord son enfance en Nouvelle-Calédonie où son père travaille comme ingénieur. A l’âge de treize ans, il débarque en France où il est étudiant à Paris. Il mène de front des études d’ethnologie et d’archéologie préhistorique à la Sorbonne avec des activités artistiques comme la peinture et la musique. Après un tour du monde, il revient en France où il pratique le jazz, genre musical qu’il affectionne tout particulièrement. Il devient ainsi bassiste de quelques orchestres et accompagne ensuite des artistes comme Nancy Holloway. Il envoie alors régulièrement des compositions personnelles aux éditeurs de musique qui font la sourde oreille. En 1963, on lui propose enfin d’enregistrer lui-même une de ses mélodies et il connaît un premier succès d’estime avec la chanson « Pour oublier qu’on s’est aimé ».

Mais le premier véritable résultat positif de ses nombreux essais sera le titre « Mirza » en 1965.

Le succès populaire est alors fulgurant et rapide et il va obliger l’artiste à poursuivre dans la veine en enregistrant des chansons comme « Oh hé hein bon » et « Les Cornichons » par exemple.

Cette manière de satisfaire le show-business français ne va cependant pas lui plaire et, malgré des succès comme « Le téléfon » ou « Je voudrais être noir », il s’installe en Italie à partir de 1967.

Là-bas, il anime notamment une émission télévisée de variétés qui connaît une grande notoriété. En 1970, il revient en France et élève des chevaux dans le Sud-Ouest. Il y rencontre un musicien irlandais, Micky Finn, avec qui il se lance dans de nouvelles et originales aventures musicales. Ces dernières débouchent sur la sortie d’un nouvel album personnel intitulé « Métronomie » en 1971. Un 45-tours est extrait de l’opus. C’est « La maison près de la fontaine » qui se vend à plus de 500.000 exemplaires.

Désormais, Nino Ferrer va accomoder son répertoire de mélodies qu’il décide d’enregistrer comme il l’entend. L’une de celles-ci rencontre les faveurs d’un public énorme en 1975: « Le Sud ».

Cette nouvelle grosse popularité va à nouveau troubler le chanteur qui connaît encore des succès beaucoup moins importants avec « Chanson pour Nathalie » en 1976 et « Joseph Joseph » en 1978.

En 1982, il fait une brève incursion dans le cinéma de Jean-Pierre Mocky avec le film « Litan ». Quelques mois plus tard, Nino Ferrer enregistre un nouveau 33-tours qui ne connaît à nouveau pas le succès espéré malgré un excellent travail de composition et de production: « Rock’n’roll cow-boy ».

Au début des années 1990, la sortie de ses plus grands hits en disque compact permet au chanteur d’être à nouveau invité à prendre part à des émissions de radio et de télé. Dans la foulée de cette « re-connaissance » du public et des professionnels, il lui est proposé de commercialiser un nouvel album qu’il intitule « La désabusion » en 1993.

Mais c’est encore un échec au niveau des ventes et, malgré cela, Nino réalise encore un ultime album où les chansons sont cette fois écrites et chantées par l’un de ses fils, son épouse et lui-même: « La vie chez les automobiles ».

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Cinq ans après ce dernier opus, alors que sa mère est décédée deux mois plus tôt, Nino Ferrer profite d’une promenade au milieu des champs pour se donner la mort d’un coup de fusil dans le coeur. C’est le 13 août 1998 au soleil couchant que l’on retrouve son corps inerte dans la campagne du Quercy qu’il appréciait tant et où il vivait (à Montcuq) depuis 1976. Le grand regret de cet artiste hors du commun a toujours été d’avoir, selon lui, composé près de 200 chansons pour que les gens n’en retiennent que trois.
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7 NOVEMBRE

Graeme Allwright en 1966 – Photo (c) Aubert

7 novembre 1926 : Naissance, à Wellington, du chanteur et auteur-compositeur néo-zélandais Graeme ALLWRIGHT. Etrange destin que celui de ce jeune comédien venu du bout du monde pour finalement s’installer comme chanteur en France. Après une scolarité classique chez lui en Nouvelle-Zélande, Graeme se destine au théâtre et, pour ce faire, parvient à décrocher une bourse pour se rendre à Londres. Il y rencontre une Française qui lui donne furieusement envie de s’installer au pays de Molière et de Victor Hugo. Ce qu’il fait en 1948. Trois ans plus tard, il épouse la jeune femme et devient ainsi le beau-fils du directeur de la Comédie de Saint-Etienne. C’est avec cette troupe de théâtre qu’il apprend le français mais aussi les Français en pratiquant de multiples et divers boulots: prof d’anglais et de théâtre, apiculteur ou encore animateur pour enfants. Parallèlement à ces activités, dès qu’il le peut, Graeme charme ses amis en leur interprétant des ballades anglaises pour lesquelles il s’accompagne à la guitare ou au banjo. Ses copains estiment que ces mélodies pourraient plaire au public français et, éventuellement, être adaptées en français. Fortement encouragé, Graeme Allwright décide donc d’essayer de se faire engager dans les cabarets parisiens qui pourraient être intéressés par ce genre musical original. Ce n’est pas gagné et les portes ne s’ouvrent pas vraiment devant lui. Mais, au fil des rencontres, il finit par faire la connaissance de deux musiciens américains qui pratiquent le folk traditionnel et qui décident de l’accompagner. Le chanteur et acteur Marcel Mouloudji a alors l’occasion de le voir dans un cabaret et pousse Graeme à enregistrer d’emblée un premier album avec une première chanson qui a pour titre « Le trimardeur » en 1965.

Ce n’est pas un franc succès mais, l’année suivante, son second album, lui, est celui de la révélation. Ses mélodies sont basées sur le folk, le country et le blues traditionnels mais ses textes, en français, ne laissent jamais indifférents. Ils dénoncent, avec un certain humour, l’injustice et le conformisme aveugle de la société. L’une de ses meilleures idées est ensuite d’adapter dans la langue de Voltaire plusieurs chansons du folksinger canadien Leonard Cohen: « Suzanne », « Demain sera bien », etc. Et il fait de même avec des titres de Bob Dylan (« Qui a tué Davy Moore »), Tom Paxton (« Sacrée bouteille ») ou Pete Seeger (« Le trimardeur »). Il devient ainsi, avec Hugues Aufray, le chanteur « français » qui fait découvrir ces artistes anglo-saxons au public francophone. Parmi ses grands succès, une chanson, « Petit garçon » (adaptation de « Old toy trains » de Roger Miller), est devenue une sorte de classique de Noël (enregistrée par d’autres chanteurs notamment sur l’album « Noël ensemble » au début des années 2000). Au début des années 1970, craignant une déstabilisation due à la pression des medias, il décide de voyager de par le monde et passe un mois seul dans l’Himalaya ou un an et demi à La Réunion par exemple. Chanteur engagé, il est l’un de ceux qui milite en faveur des agriculteurs du plateau du Larzac dans les années 1970 et, trente ans plus tard, pour l’adoption d’un texte moins belliqueux pour l’hymne national français « La Marseillaise ». En 1980, il chante, au cours d’un concert caritatif, avec Maxime Le Forestier pour l’association « Partage pour les enfants du tiers-monde ». Après avoir fait découvrir des chansons anglo-saxonnes au public francophone, il fait le chemin inverse en 1985 en, adaptant en anglais des chansons de Georges Brassens. Dans les années 2000, son répertoire va aussi évoluer vers le jazz et, en 2005, il effectue, pour la première fois, une tournée dans son pays natal de Nouvelle-Zélande où il est inconnu. Début 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne, à la fois, un grand prix pour l’ensemble de sa carrière et un coup de cœur pour l’album « Des inédits… Pour le plaisir ». En 2015, à 89 ans, sur scène au cours d’une tournée de spectacles, il annonce avoir décidé d’arrêter les concerts.
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Tito Puentes en 2012

7 novembre 1928 : Naissance à La Havane du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES. « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin.

Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie. Il décède le 8 juin 2017 à Montpellier (F).
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En 2001

7 novembre 1982 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Kelly JOYCE. Kelly fait partie d’une famille descendant des rois bantous du Congo par son père et d’une famille aristocratique brésilienne par sa mère. Baignant dans la musique dès son plus jeune âge, elle a toujours été une admiratrice des chanteuses noires comme Josephine Baker ou Grace Jones. Vivant en Italie, c’est dans ce pays qu’elle enregistre, en 2001, le « tube » aussi puissant qu’éphémère: « Vivre la vie » qui n’est pas forcément un exemple de texte parfaitement rédigé en français. L’album sur lequel se trouve cette chanson se vend très bien mais les suivants, sortis en 2004 (« Chocolat »), 2009 (« Hallô ») et 2012 (« Jazz Mon Amour Pour l’Afrique ») beaucoup moins.
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Julos en 1993

Julos en 1993

7 novembre 1995 : L’auteur, compositeur, poète et interprète belge Julos BEAUCARNE est au Canada. Ce soir-là, il participe au spectacle « La nuit fabuleuse » qui rend hommage à la chanteuse française Anne SYLVESTRE en la salle Pierre Mercure. Le lendemain 8 novembre, Julos donne un mini-récital en solo dans le cadre du festival « Coup de coeur francophone » toujours à Montréal.
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L’album de Jeronimo « Un monde sans moi » sort au Québec en 2002

7 novembre 2002 : Le premier album de l’artiste pop belge JERONIMO, intitulé « Un monde sans moi« , est officiellement placé sur le marché québécois après sa présentation à la presse qui a lieu dans les locaux de « Musique Plus » à Montréal. Le chanteur et musicien est présent sur le territoire canadien pour participer, entre autres, au festival « Coup de coeur francophone ».

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15 AOUT

 

Nino Ferrer dans les années 1970

15 août 1934 : Naissance, à Gênes en Italie, du chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER sous le nom de Nino Agostino Arturo Maria Ferrari. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Sylvie Vartan en 2010

Sylvie Vartan en 2010

15 août 1944 : Naissance, à Iskretz en Bulgarie, de la chanteuse française d’origine bulgare Sylvie VARTAN. Lorsqu’elle voit le jour, Sylvie a déjà un frère de six ans: Edmond qui s’appellera plus tard Eddie Vartan. Toute la famille déménage alors vers la capitale bulgare Sofia. A six ans, Sylvie entame sa carrière artistique en jouant dans un film tourné par un ami de la famille. Au début des années 1950, le clan Vartan est obligé d’émigrer vers un monde meilleur et c’est en 1952 qu’il débarque à Paris. C’est là que Sylvie et Eddy entament des études très sérieuses. Parallèlement à cette scolarité appliquée, Eddie travaille dans le milieu de la musique où il cotoie des artistes et des producteurs comme Daniel Filipacchi. Ce dernier propose à Sylvie d’être la jeune fille répondant au chanteur Frankie Jordan dans un disque que ce dernier enregistre au début de 1961: « Panne d’essence ». La mélodie obtient un beau succès malgré l’inexpérience de la jeune chanteuse. Mais Filipacchi croit au talent de Sylvie et est bien décidé à lui donner sa chance en lui faisant enregistrer des chansons en solo comme « Quand le film est triste ». Sylvie chante alors en première partie de Gilbert Bécaud à l’Olympia de Paris puis elle assure le lever de rideau des spectacles de Johnny Hallyday dans toute la France en 1962. Elle enregistre quantité de chansons qui lui permettent de devenir une vedette: « Le loco-motion », « Tous mes copains », « Est-ce que tu le sais », « Twiste et chante », etc.

Le 22 juin 1963, Sylvie Vartan fait partie des idoles qui se présentent aux jeunes sur la place de la Nation à Paris. Son ascension continue en janvier 1964 avec son passage à l’Olympia de Paris au même programme que Pierre Vassiliu, Trini Lopez et les Beatles. A partir de ce moment et jusqu’à la fin des années 1980, Sylvie Vartan va enchaîner les chansons à succès. On peut citer notamment: « La plus belle pour aller danser » (1964), « Par amour, par pitié » (1966), « 2’35 de bonheur » (avec Carlos, 1967), « Comme un garçon » (1967), « La Maritza » (1968), « On a toutes besoin d’un homme » (1968), « Mon père » (1972), « Non je ne suis plus la même » (1973), « J’ai un problème » (avec Johnny Hallyday, 1973), « L’amour au diapason » (1974), « Bye bye Leroy Brown » (1974), « La drôle de fin » (1975), « Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes » (1976), « Petit rainbow » (1977), « Nicolas » (1979), « L’amour c’est comme une cigarette » (1981), « La première fois qu’on s’aimera » (avec Michel Sardou, 1983), etc. Le 12 avril 1965, Sylvie épouse Johnny Hallyday puis elle donne naissance à leur enfant, David (Hallyday), le 14 août 1966. Le 20 février 1970, Johnny et Sylvie sont sur la route de Besançon où ils vont chanter ensemble. Près de Belfort, leur voiture dérape sur une plaque de verglas et plonge dans un fossé. Johnny en sort indemne mais Sylvie est gravement blessée à la figure. Après un court séjour à l’hôpital, elle part six mois aux Etats-Unis pour une chirurgie esthétique qui va refaire, mais aussi modifier, son visage. Pendant sa convalescence à New-York, Sylvie suit, de manière intensive, les cours de danse de Jojo Smith qui vont profondément changer son approche de la scène. Car, si Sylvie Vartan possède une discographie avec des succès hors du commun, elle construit aussi sa carrière sur des spectacles toujours mis en scène et fortement travaillés. Elle est même, un temps, cataloguée meneuse de revues tant ses shows et ses émissions télévisées sont pensés comme de véritables pièces de théâtre chantées et chorégraphiées. Son couple avec Johnny Hallyday s’essouffle après une quinzaine d’années: en novembre 1980, le divorce est prononcé. Et, au printemps 1981, elle rencontre le producteur italo-américain Tony Scotti avec qui elle vit depuis aux Etats-Unis. Avec son retrait physique de la France et de l’Europe, Sylvie Vartan connaît une accalmie dans sa carrière artistique à partir du début des années 1990. Du coup, au niveau de ses concerts aussi, ces derniers se déroulent dans des salles plus intimistes, si l’on peut dire, comme le Casino de Paris en 1995, l’Olympia en 1996 et 1999, la Mutualité en 2008, le Théâtre du Châtelet en 2010 et 2011 ou encore la salle Pleyel pour fêter avec un orchestre symphonique ses 50 ans de scène en novembre 2011. En 2013, l’artiste se fait plaisir en enregistrant aux Etats-Unis l’album « Sylvie in Nashville » et, deux ans plus tard, c’est le concept « Une vie en musique » qui est commercialisé: un opus où elle réenregistre quelques succès significatifs de sa carrière. Pratiquement un an après la mort de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan estime pouvoir lui rendre hommage en commercialisant, fin 2018, un album où elle a enregistré quelques succès marquants de l’artiste français probablement le plus populaire de tous les temps : « Avec toi ».
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15 août 1983 : L’artiste, chanteur, compositeur, auteur, éditeur et producteur belge André D’ANJOU lance sa société d’édition Adasong. Pendant quelque temps, il va éditer et produire ses propres chansons avant d’aider au développement d’autres interprètes belges comme Alain Tomasi et Philippe Vancles dans les années 1990. Par la suite, André ne se consacre plus qu’à l’édition musicale concernant des artistes comme le pianiste Jean-François Maljean, la chanteuse Maria Palatine et le DJ Mister Dumont. Il aide alors surtout au développement de la carrière de ces artistes en Asie. En 2013, Adasong s’intéresse aussi à la musique cubaine en développant le répertoire de Rey Cabrera. Ci-dessous, l’un des succès d’Alain Tomasi au début des années 1990, l’époque où il était produit par Adasong.

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13 AOUT

Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

13 août 1914 : Naissance, à Irun, du ténor et chanteur espagnol Luis MARIANO sous le nom de Mariano Eusebio González y García. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Nino Ferrer en 1981 – Photo (c) Pietro Pascuttini

13 août 1998 : Décès, à Montcuq, dans le Lot en France, du chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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8 JUIN

Patrick Loiseau en 1981

8 juin 1949 : Naissance, à Limoges, de l’auteur et interprète français Patrick LOISEAU. Au fil de son enfance, il vit un peu à Toulon puis est placé en pension à Hyères avant d’aboutir en banlieue parisienne où les difficultés familiales finissent par s’estomper. Adolescent, Patrick Loiseau est plutôt attiré par le dessin, la peinture et le stylisme. Il n’est toutefois pas insensible à la musique tout en n’étant pas musicien. C’est d’ailleurs par hasard qu’il en vient à côtoyer des musiciens en devenant le parolier attitré du chanteur Dave dès les débuts de ce dernier. Il est ainsi l’auteur des plus grands succès de celui qui devient ensuite son compagnon dans la vie privée: « Trop beau », « Vanina », « Dansez maintenant », « Du côté de chez Swann » ou encore « Mon coeur est malade ». Pour Dave, il est aussi l’illustrateur de quelques pochettes de disques. Les talents de parolier de Patrick Loiseau sont aussi appréciés par d’autres artistes qui enregistrent ses textes: Demis Roussos, Jeane Manson, Nicoletta, Sylvie Vartan ou Françoise Hardy entre autres. Au début des années 1980, l’auteur franchit un pas supplémentaire en se lançant lui-même comme interprète de ses chansons. Et ça commence plutôt bien puisque son premier 45 tours est un succès: « Ma parole ».

Mais, malgré l’enregistrement de plusieurs chansons par la suite et d’un album en 1982, Loiseau n’ira pas plus loin dans cette direction.
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Franck Fernandel dans les années 1990

Franck Fernandel dans les années 1990

8 juin 2011 : Décès dans la nuit, à Marseille, de l’acteur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, animateur de radio et producteur français Franck FERNANDEL. Né à Marseille le 10 décembre 1935, Franck est le cadet des enfants de l’acteur Fernandel. Il suit également une carrière artistique qui commence au cinéma dans « En avant la musique » en 1962. Mais c’est surtout dans la chanson qu’il se distingue. Il connaît ainsi un certain succès comme crooner avec des chansons comme « Fanny », « Comme on change » ou « Les Yeux d’un ange ».

Plus tard, il devient animateur de radio sur « Radio Monte-Carlo ». Marié avec Corinne Delahaye, il a eu deux enfants: Vincent et Manon. Ses obsèques ont lieu à Aubagne le 11 juin 2011 et ses cendres reposent au columbarium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Tito Puentes en 2012

8 juin 2017 : Décès, à Montpellier (F), du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES à l’âge de 88 ans. Né le 7 novembre 1928 à La Havane, « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin. Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie.

 

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7 JUIN

Georges Van Parys

7 juin 1902 : Naissance, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS. Il apprend le piano dans sa jeunesse et découvre, en pleine adolescence, des compositeurs comme Ravel et Debussy qui resteront toujours ses modèles. Dès 1924, il utilise ses talents de pianiste pour accompagner des chanteuses comme Arletty, Lucienne Boyer ou Yvonne George. Trois ans plus tard, il change de registre et se lance dans la composition d’opérettes qui vont obtenir un certain succès: « Lulu » et « L’eau à la bouche » par exemple. Avec l’avènement du cinéma parlant, Georges Van Parys s’oriente vers la musique de film et compose ainsi des centaines de thèmes. Parallèlement à ces activités cinématographiques, il se met aussi à composer des chansons dont certaines vont devenir de grands classiques de la chanson française: « Comme de bien entendu » est interprétée par Arletty et Michel Simon et « La complainte de la butte » est chantée par Cora Vaucaire.

Mais d’autres mélodies viennent étoffer les répertoires de Mouloudji, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Fréhel et bien d’autres. Quelques unes de ces ritournelles sont d’ailleurs toujours reprises par des artistes contemporains comme Patrick Bruel ou Hélène Ségara. En 1968, il a reçu le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs français pour l’ensemble de sa carrière. Georges Van Parys décède le 29 janvier 1971 à Paris et il est inhumé au cimetière de Villiers-sur-Marne.
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Jacques Hélian en 1958

7 juin 1912 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre français d’origine arménienne Jacques HELIAN, de son vrai nom Jacques Mikaël Der Mikaëlian. A seize ans, il songe très sérieusement à devenir dentiste mais sa rencontre avec Raymond Legrand, qui apprend le saxophone et qui vient d’épouser sa soeur, modifie son destin. Il abandonne ses études pour la musique et joue du saxophone ainsi que de la clarinette dans la formation de Roland Dorsay. Sa carrière se poursuit au sein d’autres orchestres de renom comme ceux de Jo Bouillon et de Ray Ventura avant qu’il ne forme son propre groupe musical. A ce titre, il enregistre plusieurs disques avant le conflit mondial de 1940. Prisonnier de guerre, il est libéré pour raison de santé en 1943 et il reconstitue très vite un petit band à son nom. A la Libération de Paris, son orchestre va connaître une très grande popularité grâce à la musique de la chanson « Fleur de Paris » qui devient une sorte d’hymne à la Libération.

A la suite de ce succès, sa formation enregistre des dizaines de morceaux entre 1945 et 1949. Les compositions sont alors principalement signées par Loulou Gasté et Henri Bourtayre. Et les chanteurs et chanteuses de la formation ont pour nom Zappy Max, Jean Marco ou Ginette Garcin. Ils sont alors accompagnés d’un groupe de choristes féminines: les Hélianes. En 1951, l’orchestre reçoit le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson « Tout est tranquille ». Jusqu’en 1956, les meilleurs jazzmen français et américains passent de temps en temps soutenir la formation de leurs talents. Comme c’est le cas pour l’orchestre de Ray Ventura, le groupe de Jacques Hélian joue aussi dans plusieurs films. Le dernier concert est donné le 15 mars 1957. Toutefois, jusqu’en 1979, l’orchestre poursuit sa route avec des musiciens de passage. Jacques Hélian meurt à Paris le 29 juin 1986.

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7 juin 1949 : Naissance, à Scheepdaal, du chanteur comique et acteur belge URBANUS, Urbain Servranckx de son vrai nom. Cet artiste est une véritable star chez les Belges néerlandophones. Un de ses gags a consisté à interpréter, en français (très) approximatif et avec un bel accent flamand, la chanson « Quand les zosiaux chantent dans le bois ». Ce fut un « tube » également dans la partie francophone du pays en 1980.

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Thierry Hazard en 1990

7 juin 1962 : Naissance, à Compiègne, du chanteur français Thierry HAZARD sous son vrai nom de Thierry Desforges. C’est à Sèvres que le petit Thierry passe son enfance. Au début des années 1980, il est le chanteur du groupe GPS (Garage Psychiatrique Suburbain). Mais, après la dissolution du groupe, c’est seul qu’il enregistre son premier 45 tours en 1989: « Poupée psychédélique ». Cette chanson passe un peu inaperçu. Thierry insiste cependant et propose un deuxième titre juste avant l’été 1990: « Le Jerk » est alors un « tube » absolu.

Etrange phénomène: dans la foulée du succès du « Jerk », Thierry Hazard va ressortir ensuite la chanson « Poupée psychédélique » et celle-ci se retrouve numéro 2 des ventes au Top 50 français en 1991. Sur l’album sorti à la fin de l’année 1990 et qui a pour titre « Pop Music », on retrouve ces deux chansons-là mais aussi d’autres succès du moment comme « Les brouillards de Londres », « Un jour c’est oui un jour c’est non » et « Les temps sont durs ». Des refrains qui rappellent tous l’insouciance de la fin des années 1960, le rhythm’n’blues et Nino Ferrer. Comme on ne modifie pas une recette qui plaît, Thierry Hazard propose un second album possédant une ambiance assez similaire au premier en 1993. L’opus a pour titre « Où sont passés les beatniks » et il connaît un succès beaucoup moindre que le précédent album. Thierry Hazard se laisse lentement oublier par la suite, refusant même de céder à la tentation des sirènes d’un show-business cultivant la nostalgie des années 1980 dans les années 2000.
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En 2005

7 juin 1963 : Naissance, à Clichy-sous-Bois (F), du ténor franco-italien Roberto ALAGNA. Elevé dans la tradition par des parents siciliens installés en France, c’est tout à fait naturellement que le petit Roberto chante de tout dans les réunions familiales: variétés, bel canto, chansons napolitaines et siciliennes. Sa rencontre avec un contrebassiste d’origine cubaine, Raphaël Ruiz, va tout changer. Cet homme, qui est aussi professeur de chant, va lui enseigner les bases du chant classique et lui faire connaître l’art lyrique. Jusqu’en 1985, date de la sortie d’un premier 45 tours (« Embrasse-moi »), Roberto interprète ses chansons dans les cabarets parisiens. Mais, en 1988, il s’inscrit au concours Pavarotti qu’il gagne. Et, dès lors, il est reconnu en tant que ténor. Comme tel, il va jouer dans « La Traviata » de Verdi puis se produire sur les plus grandes scènes lyriques mondiales: Scala de Milan, Metropolitan Opera de New York et Opéra Bastille de Paris entre autres. Depuis cette époque, Roberto Alagna a enregistré quantité de disques lyriques en français et en italien. En 2005, il sort un disque d’hommage à Luis Mariano qui se vend à 400.000 exemplaires. En juillet 2006, il crée, au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, un opéra composé par son frère David: « Le dernier jour d’un condamné », adapté de l’oeuvre de Victor Hugo. Un an plus tard, à Marseille, avec sa deuxième épouse Angela Gheorghiu, il participe aussi à la création mondiale d’un opéra composé par Vladimir Cosma d’après Marcel Pagnol: « Marius et Fanny ». Depuis, Roberto Alagna apparaît régulièrement dans de nombreuses émissions de la télévision française et poursuit son chemin artistique sur toutes les scènes de la planète.
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Jean-Pierre François en 1990

7 juin 1965 : Naissance, à Pont-à-Mousson, du chanteur et footballeur français Jean-Pierre FRANCOIS. D’un milieu modeste avec un père ouvrier chaudronnier, entouré de trois soeurs et trois frères, sa première passion est le football dès son plus jeune âge. Il rejoint ainsi le club local du CS Blénod et réussit, par ailleurs, une formation de mécanicien d’entretien. Mais son talent de footballeur l’amène finalement à quitter sa Meurthe-et-Moselle natale pour taquiner le ballon rond dans les clubs de Dijon et de Bâle en Suisse avant de rejoindre l’AS Saint-Etienne où cela se passe mal entre lui et l’entraîneur Robert Herbin. A 23 ans, Jean-Pierre François claque la porte de l’équipe des « Verts » et même, définitivement, celle du football ! En pleine dérive professionnelle, mais aussi sentimentale, l’homme se rend sur la côte d’Azur où une grande partie de ses économies est dépensée en sorties de toutes sortes. Et c’est au cours de l’une des ces longues soirées que Jean-Pierre rencontre Didier Barbelivien qui, passionné de football, connaît le parcours sportif de son interlocuteur. L’auteur-compositeur-interprète lui propose alors de tenter la chanson et lui propose de faire un test de voix sur une chanson qu’il vient d’écrire et de composer : « Je te survivrai ». L’essai est convaincant et l’enregistrement devient, sur disque, l’un des plus gros « tubes » francophones de l’année 1989 avec plus de 500.000 exemplaires vendus. Profitant de l’engouement suscité par ce « hit », Jean-Pierre François se lance dans l’enregistrement d’un album qui sort en 1990: « Des Nuits ». L’artiste y grave un titre qui sera son second et dernier succès de chanteur: « Il a neigé sur les lacs ». Il quitte alors le monde du show-business où il se trouve trop exposé médiatiquement parlant. Il devient, pendant quelque temps, le gérant d’une discothèque à Saint-Cyprien et d’un restaurant à Cavalaire. Puis, en 2002, il renoue avec le foot pour devenir le président d’honneur du club de Ramatuelle. Et on a l’occasion de le revoir exceptionnellement, comme chanteur sur un plateau télé, lorsqu’il vient soutenir sa fille Sandy qui concourt en 2004 lors de la Star Academy 4 aux côtés du regretté Grégory Lemarchal. En 2008, Jean-Pierre François crée, pour le club de Ramatuelle, un centre de formation au football féminin. Et il n’est toujours plus question de chanson pour lui.
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En 2000

7 juin 2001 : Décès, à Dakar au Sénégal, de la chanteuse américaine Carole FREDERICKS. Née le 5 juin 1952 à Springfield (Massachusetts, USA), elle quitte sa région natale à 20 ans pour la Californie où, en accomplissant divers petits travaux, elle commence à chanter. A 27 ans, elle décide de partir tenter sa chance en France. C’est plutôt une bonne idée puisque, dès son arrivée au pays de Voltaire, ses capacités vocales lui permettent d’enregistrer un premier album: « Black Orchid ». Mais c’est surtout comme choriste qu’elle va être très appréciée et, à ce titre, elle va devenir un pilier de studio pour des artistes tels que Thiéfaine ou Gainsbourg dans les années 1980, Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Céline Dion dans la décennie 1990. Et puis, en 1990, sa popularité augmente d’un cran lorsqu’elle rejoint Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour former un trio mémorable avec eux. Jusqu’en 1994, Fredericks-Goldman-Jones publient deux albums studio et deux albums live. Ils effectuent trois tournées dans les pays francophones européens. Ses nombreuses activités musicales n’empêchent alors pas Carole de répondre à l’invitation de l’un de ses amis, Alain Delorme, pour qui elle pose sa voix extraordinaire sur une nouvelle version de « Romantique avec toi ». En 1996, alors qu’elle est devenue une vedette à part entière en France, le public est comblé lorsqu’elle répond à ses attentes en enregistrant l’album « Springfield ». L’opus propose quatorze chansons aux styles blues et gospel en anglais dont elle signe les textes. En 1999, un deuxième album paraît sous le titre « Couleurs et parfums » et, cette fois, il est chanté en français. Le premier titre à en avoir été extrait pour les radios est « Personne ne saurait », que Carole interprète avec Poetic Lover, et c’est un « tube ». Les singles suivants auront pour titres: « Qu’est-ce qui t’amène », « Respire » et « Le prix à payer ». Alors que sa carrière solo est en plein devenir, la chanteuse américaine est terrassée par une crise cardiaque en sortant de scène à Dakar (Sénégal), le 7 juin 2001. Les efforts pour la ranimer restent vains. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Montmartre. A Montreuil, ville française de Seine-Saint-Denis, une rue porte le nom de Carole Fredericks depuis 2008.
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23 AVRIL

23 avril 1947 : Naissance, à Cologne en Allemagne, de l’humoriste, comédien et chanteur français Michel LEEB. Placé en pension en France au divorce de ses parents, c’est auprès de ses camarades d’internat qu’il va d’abord se découvrir des talents comiques. En 1970, tout jeune enseignant, il professe la philosophie à Bourg-la-Reine pendant moins de deux ans. Féru de théâtre et de comédie, il se dirige alors vers l’humour et les sketches. Il commence cette carrière par des imitations largement appuyées par des mimiques et des grimaces: il connaît le succès avec le Chinois ou l’Africain par exemple. D’année en année, son répertoire s’étoffe et il va peu à peu s’orienter aussi vers le théâtre et la musique. En 1986, il réunit les deux disciplines puisque, après avoir joué dans la pièce du même nom, il crée et interprète une chanson qui a pour titre « Le tombeur ». La mélodie de cette chanson est d’inspiration jazz et, au fil des années qui vont suivre, Michel Leeb va de plus en plus donner libre cours à sa passion pour ce genre musical. C’est ainsi qu’il s’illustre comme chanteur avec le Count Basie Orchestra et qu’un disque est enregistré de cette aventure en 2002: « Bon Basie de Paris ». Le 14 février 2014, Michel Leeb sort un album de chansons jazzy intitulé « Repères » et composé de titres originaux ainsi que de reprises telles que « Fiche le camp Jack » (Richard Anthony/Ray Charles), « Je veux être noir » (Nino Ferrer),, etc.

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L’album français de 1996

23 avril 1961 : Naissance, à Sainte-Anne de Bellevue, du musicien et chanteur québécois Jeff SMALLWOOD. C’est dans cette cité de la banlieue de Montréal que Jeff grandit et entame des études musicales à l’âge de huit ans. Il choisit d’abord les instruments à vent. En 1974, il s’inscrit à la Haute Ecole McDonald où il opte pour la prestigieuse section musicale. Une anné d’études suffit a lui attribuer le poste de flûtiste soliste de l’orchestre qu’il garde jusqu’à la remise de son diplôme en 1978. Entretemps, Jeff s’est intéressé aussi à la guitare dès 1975. Il devient ainsi aussi guitariste de l’orchestre Hudson McDonald Stage Band. Avec cette formation, il se classe premier du concours du Berklee Jazz Festival en 1976, 1977 et 1978. En 1978, Jeff se décide à entamer sa carrière musicale propre mais celle-ci commence par des boulots de conseiller et de consultant pour des groupes et orchestres prestigieux. En 1986, il forme, avec neuf musiciens, le groupe « The Majestics » où il est chanteur, guitariste et chef d’orchestre. Il accompagne alors l’artiste Luba sur scène et participe à l’enregistrement des albums de Gerry Boulet, Ray Lyell et de Breen Leboeuf. En 1990, Jeff décide de se lancer dans la réalisation de son premier album. Pour le financer, il continue à travailler comme guitariste sur scène aux côtés d’artistes comme Robert Charlebois, Roch Voisine, Carole Laure ou Richard Séguin. Finalement, c’est le 4 octobre 1994 que sort ce premier disque qui est chanté en anglais: « Welcome to the world ». Mais, deux ans plus tard, c’est en français que l’artiste décide d’enregistrer son deuxième opus: « Boulevard des Minuscules ». Les treize chansons y sont écrites par le célèbre Boris Bergman, qui a déjà beaucoup écrit pour Bashung notamment, et elles témoignent d’une véritable mixité francophone issue des deux côtés de l’Atlantique. Et, en cette même année 1996, Jeff Smallwood entame sa première tournée de concerts par la Place des Arts à Montréal. En 1997, il est de nouveau musicien de scène pour les tournées internationales de Roch Voisine et Isabelle Boulay. Il accompagne également Kevin Parent en concert. Le producteur québécois Pierre Tremblay propose alors à Jeff Smallwood de se joindre à trois autres artistes-musiciens (Patrick Norman, Bourbon Gautier et le Belge William Dunker) pour former le groupe, à vocation éphémère qui s’appelle « Les Fabuleux Elégants ». Leur important succès les oblige à enregistrer un album qui sort d’abord au Québec et y reçoit un Félix du meilleur album country en 1998. Le 20 juin de cette année-là, Jeff se produit avec Les Fabuleux Elégants au Spectrum de Montréal dans le cadre des Francofolies. Et, un an plus tard, après une tournée triomphale en Amérique du Nord, le groupe commercialise son album en Belgique et y propose quelques concerts dont l’un aux Francofolies de Spa 1999. Et, déjà, le troisième album est en chantier même si ce « Cowboy Dust » ne sera présenté à Québec que le 22 septembre 1999. Un an plus tard exactement, en septembre 2000, Jeff présente les chansons de cet album au cours d’une tournée en Belgique et, en novembre et décembre, il est sur scène aux côtés de Roch Voisine au Canada. Dans le courant de l’année 2001, Jeff Smallwood commercialise un disque live enregistré en Belgique grâce aux chanteurs William Dunker et Albert Delchambre. Depuis cette époque, l’artiste poursuit son chemin de musicien et chanteur de manière plus discrète avec des apparitions fréquentes dans des émissions de la télévision québécoise comme celle où, aux côtés de Patrick Norman et de Renée Martel notamment, il interprète l’adaptation française d’un titre américain par Robert Charlebois : « Cowgirl doré » (également chanté en français par Michèle Torr sous le titre « Je m’appelle Michèle » en 1976).

Gérald Genty en 2010

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23 avril 1974 : Naissance, à Belfort, du chanteur français Gérald GENTY. Son enfance se déroule au gré des déplacements de ses parents et il passera ainsi des Vosges à l’Alsace avant de rejoindre la Slovaquie. Ses passions sont alors multiples et vont du tennis à la peinture en passant par la musique et l’apprentissage du piano et de la guitare. Cette dernière activité le pousse a écrire des chansons dès l’âge de quinze ans. Mais il lui faut attendre ses 23 ans avant de penser à enregistrer un premier album en groupe avant deux autres en solo et autoproduits en 1999 et 2002. Sillonnant la France dans un camping-car en vue de se présenter à des concours artistiques locaux, il finit par se faire remarquer par la firme Wagram qui lui produit un véritable premier album. Cet opus a pour titre « Humble Héros » et est commercialisé en mars 2004. Huit mois plus tard, Gérald Genty se produit en première partie de Bénabar au Zénith de Paris. Puis, il fait aussi le lever de rideau du groupe Tryo au cours de leur tournée des dix ans en 2005. Il enregistre un deuxième album intitulé « Le plus grand chanteur de tout l’étang » en 2006. Une tournée suit la sortie du disque. Gérald chante à côté d’une fausse mare garnie de canards lumineux en plastique. D’un budget relativement modeste, le spectacle tourne pendant deux ans et fait halte en France, en Suisse, au Canada, au Maroc et en Belgique où l’artiste se produit au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Tous les quatre ans, Gérald Genty sort alors un album qui se veut différent dans la forme : « Nul si pas découvert » (2009), « Manège éternel » (2013) et « Hippopopopopopopopopopopotame » (2017). Sur le fonds, les chansons de Gérald ont un style propre et original basé sur des jeux de mots subtils. Le chanteur se distingue aussi, en 2014, par un spectacle pour enfants qu’il réalise avec l’artiste suisse LiA et qui a pour titre « Temps Pis & Temps Mieux ». Rompant avec le rythme d’un album produit tous les quatre ans, Gérald Genty commercialise l’opus intitulé « Là-haut » au mois d’août 2019.

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11 AVRIL

 

Raymond Marcillac dans les années 1960

11 avril 1917 : Naissance, à Levallois-Perret, du producteur et animateur de télé français  Raymond MARCILLAC. Enfant dans l’Aveyron, c’est à Paris qu’il termine ses études et qu’il pratique l’athlétisme à son plus haut niveau: champion de France du 400 mètres en 1939. Il est officier dans la force aérienne française durant la seconde guerre mondiale. A la libération, il est intégré dans l’équipe de journalistes de la radio française puis de la télévision. Alors qu’il est directeur du service des sports, il crée l’émission « Télé dimanche » en 1959. Il s’agit d’un show qui mêle savamment le sport et la chanson. Un télé crochet y est mis en place: « le jeu de la chance ». C’est ce concours qui permet notamment à Georgette Lemaire, Thierry Le Luron et Mireille Mathieu de se faire remarquer du grand public. Raymond Marcillac parlait de cette émission aux côtés de Michel Drucker et Mireille Mathieu dans l’émission de télé française « Matin Bonheur » en 1993.

Evincé de la télévision en 1972, il poursuit sa carrière en écrivant des livres, notamment sur le monde des medias français. Dans les années 1990, il est le directeur des programmes de Radio Montmartre à Paris. Raymond Marcillac est mort le 13 avril 2007.
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NICOLETTA en 1977 – Photo (c) Alain Marouani

11 avril 1944 : Naissance, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) de la chanteuse française NICOLETTA. Dans son enfance, Nicole Grisoni est membre, sous son vrai nom, de la chorale de l’église. Puis, elle découvre le blues américain et Elvis Presley. Quittant sa province et les petits boulots, Nicole débarque à Paris en 1961 où elle est disc jockey. Elle est repérée par le directeur artistique d’Eddie Barclay: Léo Missir. Il remarque surtout ses qualités vocales et lui permet d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1966. Sous le nom de Nicoletta, elle interprète ainsi à sa manière « L’homme à la moto » de Piaf et « Pour oublier qu’on s’est aimé » signée par Nino Ferrer. Après ce premier disque au succès assez timide, Nicoletta remet le couvert et, cette fois, la gloire est au rendez-vous de « La musique » et de « Il est mort le soleil » en 1967.

Ne supportant pas le play-back parfois exigé à la télévision, on la voit plus souvent se produire sur scène et elle effectue sa première tournée en lever de rideau de Salvatore Adamo. En mai 1968, elle choisit son camp en chantant pour les ouvriers en grève dans les usines. Trois ans plus tard, la chanteuse interprète un nouveau titre composé par Hubert Giraud, déjà créateur d' »Il est mort le soleil ». Cette nouvelle chanson est un gospel qui va connaître un succès planétaire: « Mamy Blue ». Nicoletta en crée la version française immortelle. Les succès se poursuivent pour Nicole pendant des années: « Fio Maravilla » (1973), « Les volets clos » (1973), ou « A quoi sert de vivre libre » (1975). En 1983, elle renoue avec le sommet des hit parades à l’occasion d’un enregistrement en duo avec Bernard Lavilliers: « Idées noires ». Quatre ans plus tard, Nicoletta s’oriente vers des spectacles musicaux: elle apparaît dans l’opéra « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » de Kurt Weill et Bertolt Brecht puis elle joue le rôle d’Esméralda dans la comédie musicale « Quasimodo » de William Sheller. En 1992, à la suite du décès de sa grand-mère, elle donne des concerts de gospel où des chansons comme « Mamy Blue » font merveille accompagnées par une chorale antillaise. En 2006, son nouvel album a pour titre « Le Rendez-vous » et contient des reprises de standards du jazz comme « Summertime » ou « Georgia on my mind ». En janvier 2013, Nicoletta est nommée Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres français. Le 18 mars 2013 elle sort son 23e album. Il est intitulé « Ici et ailleurs » et on y trouve deux duos: l’un avec Florent Pagny et l’autre avec Joey Starr avec qui elle avait déjà repris « Mamy Blue » quelques mois plus tôt. A la suite d’Edith Piaf et avant Patricia Kaas, on peut dire que Nicoletta est « la » chanteuse de blues française par excellence. Au début de l’année 2018, elle rejoint, elle aussi, l’aventure du spectacle et de la tournée « Age tendre » aux côtés d’un bon nombre de ses collègues chanteurs.
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11 avril 1972 : Naissance, à Saint-Amand-Montrond, de l’auteur, compositeur et interprète français Allan THEO, sous le nom d’Alain Rouget. Son enfance se déroule entre une mère fan de soul et de jazz et un père passionné de rock et de punk. Après avoir étudié le solfège, il découvre le piano à l’âge de douze ans. Cet instrument l’oriente assez naturellement vers le jazz. Comme pour beaucoup de jeunes, l’aventure musicale va se poursuivre avec la formation de groupes durant les années de lycée. Mais les études priment pour Allan et le hobby est placé entre parenthèses pendant quelques années. A 24 ans, il repense à la musique et, installé à Paris, il va d’audition en audition. Deux ans plus tard, séduit par ses capacités vocales, un producteur lui propose d’enregistrer une chanson de variétés tout à fait moulée dans le style des boys band de l’époque: « Emmène-moi ».

L’opération est fructueuse: un million d’exemplaires du disque sont vendus. Alors qu’un album sort et qu’il est en voie de connaître un succès identique avec des chansons comme « Lola » et « Sonar », Allan Théo décidé de donner un nouveau tournant artistique à sa carrière. Mais ses choix de chansons ne convainquent pas son producteur qui le libère de son contrat en 2000. Un an plus tard, il sort, au Québec, ce nouvel album qu’il autoproduit. Le succès n’est pas au rendez-vous. En 2007, Allan retrouve le chemin des studios et sort un album plus rock intitulé « Théo » chez un indépendant. En 2010, il se lance seul dans la composition, l’écriture et la réalisation d’une maquette qu’il place sur le site web « My Major Company » en vue d’être produit par les internautes. Ces derniers sont près de 1.500 à répondre et à y croire. L’album « Reprends les armes » sort commercialement en 2011 mais n’est pas un succès. En 2015, 20 ans après le phénomène des boys bands en France, il lance le groupe « Génération Boys Band », qui se veut un hommage à ces groupes, en compagnie de Chris Keller de G-Squad et Frank Delay des 2Be3.
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11 avril 1974 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’actrice belge Natacha REGNIER. Après des études au Collège Saint-Pierre d’Uccle et à l’Institut des Arts du Spectacle à Bruxelles, elle obtient le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1998 pour son rôle dans « La Vie rêvée des anges » d’Erick Zonca. Elle épouse alors le compositeur français Yann Tiersen et interprète des chansons dans son album « L’Absente »: « L’échec » et « Le concert ». En 2001 aussi, elle chante « Le Parapluie » en duo avec Yann Tiersen sur la compilation « Les Oiseaux de passage » sortie en hommage à Georges Brassens 20 ans après sa mort.

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11 avril 1977 : Décès, à Omonville-la-Petite (Manche), du poète, scénariste et auteur français Jacques PREVERT. Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand. Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école » et « Sanguine » pour Montand, « Les enfants qui s’aiment » pour Juliette Gréco ou « Barbara » pour Les Frères Jacques.
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Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

11 avril 2013 : Décès, au Chesnay, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Gilles MARCHAL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Raymond Errera au Festival International du Rire de Rochefort (c) FIRR

11 avril 2019 : Décès, à Jette (Bruxelles), du célèbre attaché de presse belge Raymond ERRERA à l’âge de 88 ans. Né à Saint-Gilles (Bruxelles) le 29 janvier 1931, d’un père italien et d’une mère anglaise, Raymond a toujours été attiré par le monde du spectacle depuis sa plus tendre enfance. Etudiant à l’Athénée d’Uccle, il s’occupe des spectacles de fin d’année et s’affaire à la rédaction du journal de l’école. Il trouve ensuite un job au théâtre de Poche de Bruxelles et délaisse ainsi ses études de droit pour pouvoir, en marge de ses activités au sein de l’entreprise familiale, écrire des chansons, faire du théâtre et collaborer à la rédaction de quotidiens et magazines. Inscrit aux cours de journalisme de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il écrit des articles sur l’Exposition universelle de 1958 pour « La Nouvelle Gazette » et devient chansonnier au cabaret « Le poulailler » en face de la Bourse de Bruxelles en s’accompagnant au piano et en réalisant des parodies d’airs connus. A cette époque, il écrit et compose trois chansons dont les titres sont « Le soleil tout là-haut », « Chanson anonyme » et « Je rêve » (interprété par Henri Derbeaux). Il est ensuite engagé par le centre culturel de Malines et par le casino de Knokke pour monter des spectacles. Poursuivant son travail dans le monde culturel de la capitale belge, il décide de devenir l’attaché de presse personnel de certains artistes pour la Belgique. Et la première vedette qui lui fait confiance s’appelle Claude François. Leur première rencontre dure 30 secondes. Clo-Clo lui dit : « Je sais ce que tu fais et voilà ce que je veux : tu es mon attaché de presse depuis quatre jours avec effet rétroactif ! » Le travail de Raymond Errera pour Claude François va durer neuf ans. Par la suite, il va voir Pierre Perret et lui propose ses services. Et puis, d’autres artistes vont lui demander de travailler pour eux : Annie Cordy, Jacques Brel, Guy Béart, Daniel Lavoie (au début de sa carrière), Charles Aznavour, Gérard Lenorman, Jean Vallée, Chantal Goya, etc. En 1972, l’homme fait un petit détour par la politique et est élu échevin de la Culture à Koekelberg. Un an plus tard, il apparaît dans le film « Far West » de Jacques Brel où il récite une phrase alors qu’il est déjà apparu, quelques années plus tôt, dans le film « Franz » de Brel également. A la fin des années 1970, Raymond est l’attaché de presse pour quelques émissions télévisées de la chaîne publique belge francophone RTBF : « Chansons à la carte » ainsi que « La bonne étoile » présentée par son ami le chanteur Jean Vallée. Dès la première édition en 1981, Raymond Errera est l’attaché de presse du Festival International du Rire de Rochefort (B). Et il le restera jusqu’à sa retraite en 2000, ce qui lui donnera l’occasion de devenir citoyen d’honneur de Rochefort. Jusqu’à son décès, Raymond a toujours été présent sur le site de ce célèbre festival d’humour qui a accueilli des découvertes mais aussi de très grands noms du rire. Deux mois après son décès, lors de l’édition 2019 du festival qui a lieu en juin, le Prix de la Presse a été rebaptisé « Prix Raymond Errera » en sa mémoire. Raymond Errera laisse le souvenir d’un homme qui faisait son métier pour servir aussi bien l’artiste que le journaliste. Il se coupait effectivement en quatre pour faire plaisir à chacun. Avec le sourire, avec diplomatie et avec efficacité.

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2 MARS

 

Kurt Weill en 1933

2 mars 1900 : Naissance, à Dessau, du compositeur allemand Kurt WEILL. Bercé très tôt par la musique, il entreprend des études dans ce sens. Il compose déjà à l’âge de treize ans mais il faut attendre quelques années pour qu’il se fasse connaître. Il rencontre l’auteur allemand Bertold Brecht dans la seconde moitié des années 1920. De leur travail commun naît, le 31 août 1928, « L’Opéra de quat’ sous » qui est créé en allemand à Berlin. L’œuvre fait scandale et devient très populaire dans le monde entier. Et le succès s’amplifie avec la reprise en jazz et en anglais de « La complainte de Mackie » (« Mack the knife ») par Louis Armstrong. En février 1931 sort le film « L’Opéra de quat’ sous », de Georg Wilhelm Pabst, que Weill et Brecht n’apprécient pas. Deux versions sont produites de ce film: en allemand et en français. Pour la version française, les rôles sont tenus par Margo Lion, Albert Préjean, Florelle, Lucy de Matha, Gaston Modot, etc. C’est Florelle qui enregistre à Berlin en 1931 la « Complainte de Mackie ».

Dans les années 1930, l’ensemble de l’œuvre de Kurt Weill est interdite par les nazis. Se sentant menacé, Kurt Weill s’installe à Paris en mars 1933. Pour la radio, il compose la musique de « La Complainte de Fantomas », de Robert Desnos, présentée au public le 3 novembre 1933. En 1934, il compose deux chansons pour Lys Gauty: « Je ne t’aime pas » et « La complainte de la Seine ». Le 10 septembre 1935, Kurt Weill arrive à New York pour assurer la création en décembre de « Der Weg der Verheissung », adapté pour New York sous le titre de « The Eternal Road ». En 1943, il obtient la nationalité américaine. Il meurt à New York le 3 avril 1950. Parmi les artistes féminines qui ont interprété les chansons de Brecht et de « L’Opéra de quat’ sous », il y a eu Colette Renard, Catherine Sauvage et Marianne Oswald entre autres.
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2 mars 1942 : Naissance, à Saint-Raymond au Canada, de l’auteur de chansons québécois Luc PLAMONDON. L’un de ses premiers succès est le texte de « J’ai rencontré l’homme de ma vie », chanson qui révèle l’extravagante artiste canadienne Diane Dufresne en 1973. De chanson à succès en chanson à succès, Luc Plamondon rencontre bien vite l’auteur, compositeur et interprète français Michel Berger. De sa complicité artistique avec ce dernier naît la fameuse comédie musicale « Starmania » en 1978. Ce spectacle est le premier du genre à être monté et présenté à Paris ainsi que dans toute la francophonie. Une adaptation anglaise en est réalisée bien des années plus tard sous le titre de « Tycoon » avec des interprètes comme Cyndi Lauper ou Peter Kingsberry. Grâce à cette expérience hors du commun, l’auteur Plamondon se voit de plus en plus sollicité par des artistes français et québécois. Il écrit ainsi « Coeur de rocker » pour Julien Clerc en 1983 ou « Je danse dans ma tête » pour Céline Dion en 1991. En 1990, encore avec Michel Berger, il rend hommage à James Dean dans un nouveau spectacle intitulé « La légende de Jimmy » auquel participe la chanteuse Diane Tell. De sa rencontre avec le compositeur et interprète italien Richard Cocciante naît sa deuxième comédie musicale majeure présentée en 1998 au Palais des Congrès de Paris: « Notre-Dame de Paris ». Quatre ans plus tard, alors que son entente avec Richard Cocciante bat de l’aile, Plamondon écrit une nouvelle comédie musicale qui connaît un flop retentissant malgré la présence notamment de Laam et de Murrey Head: « Cindy » inspirée de « Cendrillon ». Fin 2012, Luc Plamondon écrit l’une des chansons de l’album de Céline Dion, « Sans attendre ». Elle a pour titre « Que toi au monde ».

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Christian Morin en 2013 – Photo (c) Bénédicte Henry

2 mars 1945 : Naissance, à Bordeaux, du clarinettiste, animateur de radio, présentateur de télévision et acteur français Christian MORIN. Il passe son enfance et son adolescence dans la région bordelaise avant d’y décrocher un diplôme des Beaux-Arts. Il se fait engager comme dessinateur humoriste par le quotidien Sud-Ouest et devient ensuite graphiste de 1964 à 1970 pour la station régionale de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion Télévision Française. En 1970, il effectue son service militaire puis part pour Paris où il décide de s’installer. Il propose des croquis et dessins d’humour à plusieurs magazines et travaille comme graphiste pour quelques agences de pub. Ses rencontres parisiennes lui permettent de faire la connaissance du parolier Pierre Delanoë, alors directeur des programmes de la radio Europe 1. Ce dernier lui propose d’animer quelques émissions de la station dès janvier 1972 : « La boussole », « Dimanche retour », « Le hit-parade d’Europe 1 », « C’est dimanche » ou encore « Séquence Jazz » où il trahit son amour pour ce genre musical et sa passion pour la clarinette dont il joue depuis longtemps. Il présentera des programmes sur cette radio jusqu’en 1987, date à laquelle il partira pour RMC, Radio Monte-Carlo, pour animer les matinales pendant cinq ans. Parallèlement à ses activités radiophoniques, Christian Morin entame une carrière à la télévision. Timidement d’abord avec quelques apparitions en tant qu’animateur-radio du hit parade d’Europe 1 dans le « Top Club » de Guy Lux sur Antenne 2. Puis, la fenêtre s’élargit avec une participation à l’émission « Altitude 10.000 » d’Alain Jérôme en 1975. Durant la saison 1978-1979, il présente « Rires et sourires » à la télé française. Ensuite, il y aura « Les Descendants » de Philippe Alfonsi sur Antenne 2 (1980), des soirées de variétés à la télévision suisse romande TSR (« La Grande Roue », « Studio 4 » et « Trèfle d’or » de 1980 à 1985), « Les Paris de TF1 » de Pierre Bellemare (1981), « Histoire d’en rire » de Georges Folgoas (TF1 en 1982), « Cherchez la femme » avec Amanda Lear (La Cinq en 1986), « La roue de la fortune » (TF1 en 1987), « Succès fous » (TF1 en 1990), « Rires sur la ville » (TF1 en 1992), « Un pour tous » (France 2 en 1993) et « Les Victoires de la musique » (France 2 en 1994).

Pendant toutes ces années, Christian Morin n’a jamais délaissé la clarinette qui lui permet d’enregistrer quelques disques instrumentaux et, aussi, d’accompagner quelques chanteurs lors de sessions d’enregistrement comme Michel Sardou par exemple. Par ailleurs, artiste complet, il tente une première expérience théâtrale en 1982 aux côtés d’Annie Cordy dans la comédie musicale « Envoyez la musique » à Paris. Ensuite, il est à l’affiche de différentes pièces : « Ciel, ma mère » (2001), « Lettre d’une inconnue » (2002), « SOS Homme seul » (2003), « Le Vison voyageur » (2003), « La Berlue » (2004) et « Lili et Lily » (2006). Puis, il joue dans la série télé « Tiroir secret » avec Michèle Morgan en 1985 avant d’apparaître dans des épisodes de Maigret (1998), Navarro (2000), Une femme d’honneur (2002), Femmes de loi (2004), Quai N° 1 (2004), Léa Parker (2004), Avocats et associés (2005), Alice Nevers (2005) et Plus belle la vie (2007). Au cinéma aussi, Christian Morin est présent dans plusieurs films de Pascal Thomas : « La Dilettante » avec Catherine Frot en 1998, « Mercredi, folle journée ! » avec Vincent Lindon en 2000 et « Valentin Valentin » en 2015. Le 30 août 2010, il revient à la radio pour présenter la tranche de 09h30 à 13h00 sur Radio Classique. En 2011, Christian Morin est sollicité pour présenter la saison 6 de la tournée de concerts nostalgiques « Âge tendre et Têtes de bois ».
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Alain Chamfort – pochette de l’album « Elles et lui »

2 mars 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Alain CHAMFORT. Après des études de piano, il forme quelques groupes musicaux dont « les Mods » qui accompagnent Jacques Dutronc sur scène à la fin des années 1960. Mais, petit à petit, il se dirige vers une carrière de chanteur qu’il entame par quelques 45 tours enregistrés sous son vrai nom: Alain Légovic. Ce ne sont pas des succès. Au fil de ses rencontres musicales, Alain finit par rencontrer Claude François qui est à la recherche d’un chanteur de charme « pour minettes ». Ses mélodies accrocheuses vont toutes devenir des « tubes » sous le label « Flèche » de « Clo-Clo » à partir de 1972: « Dans les ruisseaux », « Signe de vie signe d’amour », « L’amour en France », « Je pense à elle elle pense à moi », « Adieu mon bébé chanteur » ou « Madona Madona ». Pourtant bien installé, Chamfort va changer de style et de maison de disques en 1976. Il enregistre un nouvel album qui contient la chanson « Mariage à l’essai » et qui préfigure des textes désormais plus « forts ». En 1977, il obtient la complicité de Serge Gainsbourg pour l’écriture de l’album « Rock’n’rose » avec le fameux « Joujou à la casse ». Tous les albums que Chamfort va enregistrer par la suite sont de bons succès et ce jusqu’à la moitié des années 1990. Les choses deviennent en effet plus difficiles après le succès de la chanson « Clara veut la lune ». La maison de disques lui rend son contrat et la suite est aléatoire. Alain Chamfort se consacre alors de plus en plus à la scène où il crée des spectacles dans lesquels il n’hésite désormais plus à reprendre ses succès de la période « Flèche ». Il faudra attendre 2003 pour voir Alain revenir au devant de l’actualité avec la chanson « Le grand retour ». En 2005, il finit par enregistrer un album public très original réalisé sur le kiosque du Jardin du Luxembourg à Paris en 2005. Un DVD est également capté à partir de ce concert. Puis, il y a aussi un DVD de ses meilleurs clips et des compilations CD qui sortent avant une intégrale de tous ses albums repris dans deux coffrets. En 2010, il enregistre un album concept consacré à la vie du couturier Yves Saint-Laurent. Un spectacle devrait sans doute être monté un jour à partir de cette histoire musicale. En 2012, Alain Chamfort s’est, comme beaucoup d’autres artistes, sacrifié à la mode des duos. Mais il l’a fait avec la finesse et l’élégance qui le caractérisent: il n’a réenregistré ses chansons qu’avec des artistes féminines jeunes et, pour la plupart, encore méconnues bien que très talentueuses. L’album a pour titre « Elles et lui ». En 2015, Alain Chamfort annonce pour le 13 avril un nouvel album dont le titre « Joy » est déjà très présent sur les radios quelques semaines auparavant. Et puis, l’artiste fête ses 50 ans de carrière en commercialisant, le 20 avril 2018, son 15e album studio qui a pour titre « Le désordre des choses » et qui s’ouvre par la superbe chanson « Les microsillons ». L’opus est nommé dans la catégorie « Album de chansons variétés » aux Victoires de la Musique 2019 face à « Chris » de Christine and the Queens et « En amont », l’album posthume d’Alain Bashung qui remporte la récompense. Au cours de la cérémonie, Alain Chamfort interprète, très ému, « Les microsillons » en duo avec sa fille Tess Legovic.

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Nina Morato en 1993

2 mars 1966 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Nina MORATO sous le vrai prénom de Stéphanie. Son papa est alors peintre en bâtiment et sa maman vendeuse de bonbons puis infirmière. Adolescente, elle préfère les sorties parisiennes au lycée. En 1985, un jeune chorégraphe l’invite sur le tournage d’un clip du chanteur David Christie. Nina devient la compagne du chanteur et devient la mère de son premier enfant: Julia. En 1988, elle sort deux 45 tours sous le nom de Christie: « Funky School » et « Envie d’amour ». Puis, sous le nom de Stéphanie, elle enregistre « L’autre partie de moi-même ». Sans résultat. Ensuite, c’est un medley des tubes de Nino Ferrer qui lui permet de faire quelques émissions de télé. Elle change encore de nom et devient, cette fois, Stéphanie de Malakoff. Deux 45 tours font à nouveau le bide et Nina comprend qu’elle doit laisser tomber. Pourtant, en 1993, elle revient à la chanson sous le nom de Nina Morato. Elle sort alors son tout premier album: « Je suis la mieux ». Elle est aussi la maman d’une seconde fille prénommée Paloma dont le père, Jérôme Pigeon, lui compose quelques chansons. Le single « Maman » se vend comme des petits pains et le nom de Nina Morato devient connu. L’artiste est élue révélation féminine de l’année 1994 aux Victoires de la Musique.

Dans la foulée de ce gros succès, Nina est sélectionnée pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson avec « Je suis un vrai garçon » signée par Bruno Maman, son nouveau compagnon. Elle obtient la 7ème place. Nouvelle expérience en 1994: le cinéma et un rôle dans « La Séparation » aux côtés de Daniel Auteuil. En 1996, son deuxième album a pour titre « L’Allumeuse ». Aucun single ne fait l’unanimité. L’album « Moderato », qui sort à l’automne 1999, est très différent. La chanteuse vient alors de perdre accidentellement Julia, la fille qu’elle a eue avec le chanteur David Christie, lui-même décédé le 14 mai 1997. Tout l’album est empreint de ce deuil avec, surtout, le titre « Mon ange ». Au cours de l’été 2000, on retrouve Nina Morato aux Francofolies de La Rochelle où un concert est organisé autour d’elle avec ses amis musiciens. Et puis, à nouveau, malgré un talent certain, Nina Morato est oubliée. Elle refait surface huit ans plus tard au cinéma dans deux films: « Ordo » et « Ma vie en l’air ». Elle remonte aussi sur scène avec d’autre chanteurs comme Arthur H. ou Albin de la Simone. En 2007, elle joue au théâtre dans « Les Monologues du Vagin » à partir du 14 février au Théâtre Michel, à Paris. En 2015, elle sort un single dont le titre est « Fanfaron », une chanson qui se retrouve sur un nouvel album intitulé simplement « Nina Morato » et qui sort à l’automne 2016.
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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

2 mars 1970 : Décès, dans un incendie, de la chanteuse Ria BARTOK à l’âge de 27 ans. Née à Einbeck, en Allemagne, le 26 janvier 1943 sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle avait de qui tenir puisqu’elle était la fille d’un chanteur d’opéra. Elle a connu un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ». Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connut toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle a enregistré des disques entre 1963 et 1965.
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2 mars 1991 : Décès, à Paris, de l’auteur compositeur interprète Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 dans la capitale française. Fils d’immigrants russes juifs, son ambition est rapidement de devenir artiste-peintre mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature. Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès. C’est Michèle Arnaud qui pousse Gainsbourg à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et le jeune homme se fait ainsi remarquer d’abord par le milieu artistique plus que par le public. Il se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire. Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent. Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague « yé-yé », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall. Nous sommes en 1965 et ces deux chansons sont des « tubes ». Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy, Anna Karina ou… Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée: B.B. en garde toutefois des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo. En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils enregistrent ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui révèle le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant. Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc. Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très controversée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ». Les années 1980 sont celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Elles constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky. Ses ennuis cardiaques se multiplient. Mais le whisky et les « gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe suite à une ultime crise cardiaque. Il a 62 ans. Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui aura fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier. Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Bashung, Julien Clerc et même Claude François. En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.
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Jean-Claude dans les années 1960

2 mars 1999 : Décès, à Bruxelles, de l’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER. Né le 10 mai 1934 à Fumay dans les Ardennes françaises, il crée une troupe théâtrale et devient animateur de jeux estivaux sur les plages belges à l’issue de la seconde guerre mondiale. En 1952, il est engagé par l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion belge et, sous le simple prénom de Jean-Claude, commence à animer des émissions pour la jeunesse. Ces programmes obtiennent rapidement un grand succès et il devient probablement l’animateur le plus populaire de la Belgique francophone. Il organise des jeux qui opposent des villes qui s’enflamment et il invite les plus grandes vedettes de l’époque qu’il interviewe avec un talent sans pareil: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Salvatore Adamo, Claude François et plein d’autres au début des années 1960. C’est aussi Jean-Claude qui crée à l’époque l’opération caritative 48 81 00. Cette initiative se poursuit toujours sous le nom de « Cap 48 » et permet de venir en aide aux personnes handicapées. En 1961, avec Stéphane Steeman et Jean Martin, il fonde le Secrétariat des Artistes. Ce dernier s’occupe de trouver des contrats et de défendre les droits des artistes vis à vis, par exemple, des organisateurs de spectacles peu scrupuleux. Au début des années 1960, alors au sommet de sa gloire, Jean-Claude se laisse tenter par les sirènes du show-business et enregistre un 45 tours: « Papa aime maman ». Probablement plus par défi que dans l’intention de faire une carrière de chanteur. Quelques années plus tard, en 1967, un désaccord profond entre Jean-Claude et son directeur l’oblige à quitter la radio. L’homme ne s’en remettra jamais malgré sa reconversion dans d’autres domaines comme celui d’attaché de presse, notamment, pour le célèbre salon du bâtiment de Bruxelles: « Batibouw ». A la fin des années 1990, Jean-Claude doit se battre contre un cancer qui finit par l’emporter le 2 mars 1999.
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Gérard Rinaldi en 2011 (c) Passion Chanson

2 mars 2012, Décès, à Briis-sous-Forges, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI à l’âge de 69 ans. Né le 17 février 1943 à Paris, il entame sa carrière artistique en accompagnant le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes ». Il devient ensuite le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies dont celles de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »). L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède le vendredi 2 mars 2012 des suites d’un lymphôme.
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