Légende française du rock, du twist et de la country, DICK RIVERS est mort

Le chanteur français Hervé Fornieri qui a pris pour pseudonyme Dick RIVERS est décédé ce mercredi 24 avril 2019, jour de ses 74 ans, à Paris des suites d’un cancer. Né à Nice le 24 avril 1945, ce fan d’Elvis Presley avait emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.

Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rythm’n’blues à la fin des années 1960. Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »). Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès. En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Barbelivien (« Nice Baie des Anges »). Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa! Parmi les collaborateurs de l’opus se trouve aussi un certain Francis Cabrel. Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D. La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube de Rose Laurens en 1982.

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Compositeur de chansons avant le cinéma, Francis LAI est décédé à 86 ans

Francis Lai en 1974

Francis Lai est décédé ce 7 novembre 2018 à Nice, dans cette ville de la Côte d’Azur où il résidait. Il avait 86 ans puisqu’il était né à Nice le 26 avril 1932 de parents horticulteurs.
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C’est en autodidacte qu’il apprend à jouer de l’accordéon avant de « monter » à Paris où son art musical le fait rencontrer le poète et chanteur Bernard Dimey qui l’engage pour l’accompagner sur scène. Mais, au fil du temps, Dimey lui demande de composer des musiques sur ses textes puis de « livrer » des mélodies à certains artistes très en vue à l’époque : Yves Montand, Juliette Gréco ou Edith Piaf qui interprétera sa première composition : « L’homme de Berlin » en 1960. Il se complait dans l’exercice et, du coup, compose de plus en plus. Les interprètes ont pour nom Isabelle Aubret, Petula Clark, Dalida, Jacqueline Dulac ou Ginette Reno. Ses relations musicales, dont l’auteur Pierre Barouh, lui permettent, en 1965, de rencontrer Claude Lelouch qui réalise alors principalement des scopitones (ancêtres des clips video en format cinéma) avec des chanteurs français et qui vient de tourner quelques premiers films intéressants. Le réalisateur lui parle de son projet de film dont le titre serait « Un homme et une femme » et, avec Pierre Barouh, il le convainc de composer la musique du long métrage. Primé au festival de Cannes, le film est fortement marqué par la musique de Francis Lai et par la chanson interprétée par Nicole Croisille : « Chabada-bada ». C’est un énorme succès cinématographique et musical.

Lelouch fera encore appel de nombreuses fois par la suite à Francis Lai pour d’autres musiques de films : « Vivre pour vivre », « L’aventure c’est l’aventure » (avec une version chantée par Johnny Hallyday), « Le bon et les méchants » (avec « La ballade du bon et des méchants » chantée par Jacques Dutronc sur un texte de Philippe Labro), « Edith et Marcel », « Les uns et les autres » ou encore « Itinéraire d’un enfant gâté ». En 1968, lors de son retour sur scène à l’Olympia après six ans d’absence, Yves Montand décide d’enregistrer une chanson de Francis Lai qui devient un tube : « La bicyclette ». Un an plus tard, le musicien français est contacté par le réalisateur américain Arhur Hiller pour lui écrire les thèmes musicaux de son nouveau film « Love story ». Le succès est mondial et Francis Lai reçoit un Oscar pour cette musique en 1970. Le titre principal, « Where Do I Begin », est interprété par Andy Williams et Shirley Bassey et une version française est enregistrée par Mireille Mathieu : « Une histoire d’amour ». Il composera ensuite de nombreuses chansons pour Mireille Mathieu mais il sera aussi au répertoire de Serge Reggiani, Dalida, Ella Fitzgerald, Nicoletta ou Fabienne Thibeault. Ses mélodies seront accompagnées de textes signés entre autres par Pierre-André Dousset, Boris Bergman, Luc Plamondon, Pierre Barouh et Didier Barbelivien. Pour Nicole Martin, il compose, à l’automne 1977, la musique de la chanson « Bonsoir tristesse » sur des paroles de Magali Déa. La chanson devient un immense succès tant au Japon qu’au Québec et remporte pour le Canada le Prix de la meilleure chanson étrangère au Yamaha Music Festival qui se déroule en novembre 1977. Cette année-là, Francis Lai place un instrumental dans les hit-parade français : la musique du film « Bilitis » réalisé par David Hamilton. C’est aussi l’époque où l’habillage musical de la chaîne télévisée publique française FR3 est réalisée par le musicien niçois avec, notamment, « Les étoiles du cinéma ». Ces derniers thèmes musicaux on témoigné de l’évolution de Francis Lai vers des instruments électroniques modernes tels que les synthétiseurs. A l’heure de son décès, Francis Lai travaillait encore sur la composition de morceaux pour la suite de « Un homme et une femme » que Claude Lelouch est occupé à réaliser.
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26 FEVRIER

 

26 février 1956 : Naissance, à Nancy, de l’artiste français Charlélie COUTURE. Son plus grand succès reste définitivement « Comme un avion sans ailes » en 1981.

Charlélie Couture en 1991 – Photo (c) Bernard Julien

Artiste jusqu’au bout des ongles, l’homme est chanteur mais aussi compositeur, peintre, écrivain et photographe. C’est sa grand-mère, professeur de piano, qui l’initie dès l’âge de six ans à cet instrument. Elle lui fait aussi découvrir la musique classique. Quelques années plus tard, Charlélie sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. En 1978, sa thèse de fin d’études est consacrée à « la polymorphie de l’esprit ». Elle est constituée de photos, de textes et de peintures. Simultanément, Charlélie auto-produit deux premiers disques qui obtiennent un succès d’estime. Quatre ans plus tard cependant, la popularité est au rendez-vous des chansons de l’album « Poèmes rock » enregistré à New York. Il s’agit là des débuts d’une carrière qui lui permet d’enregistrer près de 25 albums de chansons à ce jour. Car, s’il est chanteur, ses qualités de musicien lui ont permis de signer de nombreuses bandes originales de films comme celle de « Tchao Pantin » avec Coluche. En 2004, Charlélie s’installe à New York où il ouvre sa galerie d’art en 2009 et il obtient même la nationalité américaine deux ans plus tard. En 2011, Charlélie Couture sort un nouvel album nommé « Fort Rêveur ». Cet opus lui permet d’effectuer une tournée en 2011 et 2012 sur les scènes de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et des États-Unis. En 2014, il commercialise, en septembre, l’album « Immortel » qu’il vient d’enregistrer avec la complicité de Benjamin Biolay. Au début de l’année 2016, c’est en Louisiane que Charlélie se rend pour enregistrer un nouvel album dans les studios Dockside avec des musiciens locaux. Mais, deux ans plus tard, exaspéré par la nouvelle politique américaine, l’artiste revient s’installer en France où il commercialise un nouvel album au début de l’année 2019 : « Même pas sommeil ».

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Fernandel en 1963

26 février 1971 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français FERNANDEL à l’âge de 67 ans. Il est né Fernand Contandin à Marseille le 8 mai 1903, de parents artistes. Star du cinéma français d’après-guerre, c’est cependant au music-hall qu’il commence sa carrière artistique encore enfant. Il ne délaissera d’ailleurs jamais totalement la musique et il continuera à enregistrer des chansons tout en se consacrant à ses activités cinématographiques. Parmi ses chansons les plus marquantes, il y a de nombreuses oeuvres plutôt drôles: « Ignace », « Le Tango corse », « On m’appelle Simplet », « Ne me dis plus tu » ou encore le célèbre « Félicie aussi ».

Ses débuts parisiens en tant que chanteur remontent à décembre 1928 avec un concert à Bobino. Quelques mois plus tard, il est engagé dans la revue d’hiver du concert Mayol où il se fait remarquer par le cinéaste Marc Allégret qui sera donc à la base de sa carrière au cinéma. Sur scène, parallèlement à ses activités d’acteur, il joue dans bon nombre de comédies musicales qui sont souvent adaptées pour le grand écran. C’est de ces spectacles que sont d’ailleurs issues les chansons à succès de Fernandel. En 1939, à l’aube de la seconde guerre mondiale, il enregistre « Francine », une chanson surprenante et très engagée contre la propagande allemande. Parmi les enfants de Fernandel, Franck Fernandel est lui-même devenu chanteur.
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Hélène Ségara en 2011

26 février 1971 : Naissance, à Six-Fours-les-Plages, de la chanteuse française Hélène SEGARA sous le nom de Hélène Aurore Alice Rizzo. Paradoxalement, c’est avec une chanson d’adieu qu’Hélène Ségara se fait connaître en 1996: « Je vous aime adieu ».

Et ce après un premier essai plutôt infructueux trois ans plus tôt. Produite par le frère de Dalida, Orlando, Hélène trouve les bonnes chansons qui vont rapidement faire d’elle une vedette. Elle enregistre ainsi « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli (1997) et le thème principal du dessin animé « Anastasia »: « Loin du froid de décembre ». Mais, en 1998, c’est véritablement la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » qui est son tremplin. Dans le spectacle signé par Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo, elle reprend, au pied levé, le rôle d’Esmeralda qui était d’abord dévolu à Noa. Aux côtés de Patrick Fiori, Daniel Lavoie et Garou, elle reste plusieurs semaines sur la scène du Palais des Congrès de Paris au point de connaître des soucis importants au niveau des cordes vocales. Mais de bons médecins et la volonté de chanter à tout prix la voient bientôt revenir au premier plan des chanteuses françaises avec qui il faut compter. Ses succès ont alors pour titre: « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « Donner tout », « On n’oublie jamais rien on vit avec ». Sur scène, où elle réalise sa première expérience à Mons en Belgique, l’artiste aime alterner les genres et les tenues vestimentaires en proposant des séquences où la chorégraphie a une certaine importance. Le succès d’Hélène Ségara va toutefois s’amoindrir dans la seconde partie des années 2000. La sortie d’un album de reprises de standards mondiaux, « Mon pays c’est la terre » en 2008, ne va pas obtenir le résultat escompté. Et le choix des nouvelles chansons qui suivent ne semble plus être totalement en phase avec les goûts du grand public. Il faut attendre 2013 pour voir Hélène Ségara revenir au premier plan grace à un album où elle interprète des duos virtuels avec le défunt Joe Dassin de ses grands succès à l’initiative de l’un de ses descendants. Hélène Ségara subit au même moment des commentaires honteux d’utilisateurs des réseaux sociaux pour son embonpoint soudain. Elle doit y répondre en invoquant une maladie des yeux qu’elle soigne, entre autres, par de la cortisone. Un bien injuste sort que celui fait par les internautes à cette chanteuse qui, au-delà d’être une véritable artiste, possède une personnalité particulière et attachante ainsi que de grandes qualités de gentillesse et d’humanité. En 2014, la chanteuse enregistre un nouvel album dont le titre semble très autobiographique et rassurant: « Tout commence aujourd’hui ». Mais le succès de cet opus est, à nouveau, plutôt mitigé. Assumant plus que jamais ses origines, c’est un album de reprises et de versions françaises de grandes chansons italiennes qu’elle enregistre en 2016 sous le titre « Amaretti ». Elle y mélange la langue de Voltaire et celle de Dante pour interpréter « L’envol » (Il volo), « Le retour » (Tornero), « Un chant d’adieu » (Caruso), « Il mio refugio » ou « Ti amo ».
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26 février 2002 : Sortie de l’album « ARNO Charles Ernest ». Premier extrait: « Je Veux Nager ». Arno part en tournée avec les chansons de ce nouvel album à partir du 27 Février 2002.
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L’album de Pascal Brunner en 1997

26 février 2015 : Décès, à Nice, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER. Né sous le patronyme de Pascal François le 18 octobre 1963 à Sarcelles, il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (« Brunner à vif » et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994, « Une famille en or » en 1998). En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré. Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camilo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion. En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis à arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice.
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15 NOVEMBRE

Petula Clark en 1991

15 novembre 1932 : Naissance, à Epsom en Grande-Bretagne, de la chanteuse britannique Petula CLARK. Elle commence dans le show-business à l’âge de sept ans, guidée par un père anglais et infirmier qui ne connaît rien à ce milieu. Deux ans plus tard, elle chante déjà en français au cours d’une émission de la radio britannique BBC. Très vite, elle devient une vedette dans son pays natal en enregitrant des disques et en jouant dans des « musicals ». Et c’est finalement assez tard, en 1958, qu’on lui propose de venir en France pour chanter à l’Olympia en tant que vedette anglo-saxonne. Un producteur estime qu’elle a des chances de « percer » sur le marché français et, le lendemain de sa prestation, elle signe un contrat avec la firme phonographique Vogue France pour la publication de ses disques anglais en France. Un an après, lors d’un nouveau concert parisien, la chanteuse rencontre Claude Wolff, attaché de presse chez Vogue. Les deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre et elles se marient en 1961. Claude Wolff décide alors de s’occuper de la carrière de son épouse et de l’orienter vers le marché francophone en lui faisant enregistrer des disques dans la langue de Molière. En pleine époque yé-yé, Petula Clark devient l’une des chanteuses préférées des Français. Elle les séduit avec des titres qu’elle interprète avec un savoureux accent british qu’elle cultive avec attention: « Chariot », « Roméo », « Ya-ya twist », « Coeur blessé », « Elle est finie la belle histoire », « Dans le temps » (« Downtown »), « La nuit n’en finit plus », etc.

Elle chante aussi du Boris Vian et du Serge Gainsbourg (« O ô sheriff » en 1964). Depuis 1967, Petula Clark s’est installée à Genève (Suisse) avec son mari et ils ont eu trois enfants. La carrière de Petula Clark s’est ensuite étendue au monde entier et elle a beaucoup voyagé en ayant une résidence à Londres et un appartement à New York. Après les grands succès francophones du début des années 1960, Petula Clark se distingue encore par de nombreuses chansons: « Tout le monde veut aller au Ciel » (1967), « C’est Ma Chanson » (1967), « La dernière valse » (1967), « Le refrain de ma vie » (1970) ou « La chanson d’Evita » (1977). Petula Clark sort un nouvel album en français en 2012 qui a pour titre « Petula ». L’opus comprend treize chansons écrites et réalisées par Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Salvatore Adamo, Michel Legrand et l’équipe de Thomas Dutronc. Il y figure aussi des duos avec Charles Aznavour, Ben L’Oncle Soul et Joyce Jonathan. En 2014, elle fait partie des artistes à l’affiche de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 12 février 2018, elle est sur la scène des Folies Bergère à Paris pour y interpréter plusieurs chansons dans le cadre de la Nuit de la Déprime mise sur pied par Raphaël Mezrahi.
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FRIDA & Daniel BALAVOINE : pochette du 45 tours de 1983

15 novembre 1945 : Naissance, à Bjorkasen en Norvège, de la chanteuse FRIDA sous le nom de Anni-Frid Synni Lyngstad. D’abord chanteuse de jazz avant de faire partie de la formation suédoise mondialement célèbre ABBA de 1972 à 1982, la brunette du groupe essaie ensuite d’entamer une carrière en solo en enregistrant un album produit par Phil Collins: « Something going’s on ». Cet album comporte un titre, « The face », composé par le chanteur français Daniel Balavoine. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle enregistre la chanson « Belle » (adaptation française d’un titre instrumental d’Abba, « The arrival ») en duo pour l’album « Abbacadabra » qui devait être la base d’un spectacle musical francophone basé sur le groupe Abba en 1983.

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Pierre Charby dans les années 1970

15 novembre 1947 : Naissance, à Meknès au Maroc, du chanteur français Pierre CHARBY. Professeur d’anglais, il a toujours été passionné de musique et rêvé d’être chanteur. Il arrive à Paris dans ce but au début des années 1970. En 1972, après avoir rencontré les producteurs et auteurs-compositeurs Mia Simille et Michel Delancray, il enregistre un premier 45 tours qui connaît un succès d’estime avec le titre « Oh Marie Maria ». Mais, un an plus tard, c’est l’explosion commerciale avec un « tube » phénoménal qui est un hommage aux Platters: « You ». Profitant de la vague qu’il a lancée, Pierre Charby poursuit sa carrière en interprétant des slows références aux Platters: « Nous » et « L’amour fou » entre autres. Puis, son succès va s’estomper petit à petit. En 1979, il concrétise l’un de ses rêves: chanter sur scène avec les Platters durant une tournée d’environ deux ans. En 1988, Pierre Charby revient au premier plan de l’actualité de manière fort discrète: il est le chanteur et producteur du groupe « Le quart d’heure américain » qui connaît alors le succès avec « Au top des années 50 ». En 2013, Pierre Charby est à l’affiche de la dernière « tournée des idoles »: « Age tendre et tête de bois ». Il profite de ces spectacles pour faire connaître un nouvel album qu’il vient d’enregistrer et qui a pour titre « Le coeur battant ». En juillet 2018, l’artiste est été victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, en France, sur la côte d’azur où il séjourne.
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La pochette du 45 tours de 1974

15 novembre 1976 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN à l’âge de 72 ans. Né à Paris le 17 mai 1904, sous le véritable nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé, il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Moncorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa mère en 1918. A Paris où il vit désormais, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur est de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différentes opérettes. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « La môme caoutchouc » et « Quand on s’promène au bord de l’eau » dans les années 1930. Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie. Le 15 novembre 1976, Jean Gabin meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon ses dernières volontés, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest.
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Jenifer : pochette album 2010

15 novembre 1982 : Naissance, à Nice, de la chanteuse française JENIFER, Jenifer Yaël Dadouche-Bartoli de son nom complet. Sa mère étant chanteuse d’orchestre, Jenifer passe une enfance paisible dans sa ville natale où elle est bercée par la musique de Stevie Wonder, Edith Piaf, Charles Aznavour et James Brown entre autres. Sa grand-mère maternelle, quant à elle, l’initie au flamenco et aux chants polyphoniques corses. A l’âge de sept ans, elle surprend tout le monde lors d’une fête de famille en entonnant avec talent « Milord » d’Edith Piaf. En 1993, elle chante pour la première fois sur une scène: cela se passe en Corse et en première partie d’un gala de C. Jérôme. Par la suite, dès qu’elle en a l’occasion, elle se fait engager pour chanter dans les piano-bars et les restaurants de sa région natale. En 1997, elle s’inscrit à l’émission « Graine de star » de la chaîne télé française privée M6. Elle parvient à se hisser en finale et croit de plus en plus que son avenir est dans la chanson. Elle part s’installer à Paris et chante dans les bars et cabarets. En 2001, elle apprend que le concept « Star Academy » va être proposé en France par la chaîne de télé privée TF1 et elle s’inscrit au casting. Elle est sélectionnée de semaine en semaine pour rester au château et elle termine en remportant la victoire en finale devant le chanteur italo-belge Mario Barravecchia. Une des récompenses de cette première édition de la « Star Academy » est l’enregistrement d’un album. Celui-ci sort en 2002 et comporte une belle série de succès: « Donne-moi le temps », « Au soleil », « J’attends l’amour » et « Des mots qui résonnent ». Il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Jenifer part alors en tournée pendant six mois en France, en Belgique et en Suisse. Elle fait aussi escale cinq fois à l’Olympia de Paris. La chanteuse sort, en 2004, son deuxième album intitulé « Le passage » annoncé par le titre « Ma révolution ». Le succès est un peu moins important que celui du premier disque mais il est encore énorme et l’artiste part à nouveau en tournée. Désormais, Jenifer adopte un certain rythme qui lui permet d’alterner la sortie d’albums et l’organisation de tournées. En 2007 sort l’album « Lunatique » (avec le single « Tourner ma page ») puis, en 2010, « Appelle-moi Jen » (avec « Je danse ») et, en 2012 « L’amour et moi » (avec « Sur le fil »). Elle participe à ce moment à la saison 2 de l’édition française de l’émission « The Voice » sur TF1 en tant que membre du jury aux côtés de Garou, Bertignac et Pagny. Le 3 juin 2013, elle sort un album entièrement consacré aux chansons de France Gall: « Ma déclaration ». Ce qui se veut être un hommage avalisé par France Gall crée bien vite la polémique lorsque la veuve de Michel Berger dément tout accord à ce propos. Pendant l’été 2013, Jenifer participe à quelques festivals mais annule ensuite la tournée prévue pour l’automne 2013. En 2016, Jenifer annonce un nouvel album, « Paradis Secret », qui sort en octobre. En février 2017 la tournée « Paradis Secret Tour » démarre bien mais un grave accident de la route survient dans la nuit du 6 mars après un concert donné à Bruxelles. Le van de la chanteuse percute violemment une voiture se trouvant sur la bande d’arrêt d’urgence en causant la mort des deux passagers parmi lesquels le footballeur Youcef Touati, et blessant grièvement le conducteur. Légèrement blessée mais traumatisée, la chanteuse annule alors sa tournée. Elle revient à la vie publique pour la rentrée 2017 avec le tournage d’un film intitulé « Traqués » et une place de juré dans l’émission télévisée française « The Voice kids » sur la chaîne privée TF1. En octobre 2018, Jenifer commercialise son huitième album studio qui a pour titre « Nouvelle page ». L’opus, généreux, comprend 19 titres signés notamment par Slimane, Christophe Maé et Paul Ecole.
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Laura Smet au Festival de Cannes en 2008 – Photo (c) Georges Biard

15 novembre 1983 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Laura SMET. Fille de l’actrice Nathalie Baye et du chanteur Johnny Hallyday, ce dernier lui consacre, en 1986, une chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman: « Laura ». Adolescente, comme bon sang ne saurait mentir, elle suit des cours de comédie. En 2002, elle est remarquée pour devenir l’héroïne du premier film de Xavier Giannoli: « Les corps impatients ». Elle y apparaît comme une actrice prometteuse en recevant un certain nombre de récompenses et de distinctions. La jeune femme se révèle cependant fragile et semble éprouver des difficultés avec la vie comme en témoignent certains faits divers relatés par la presse. En 2010, grâce à son demi-frère David Hallyday, elle fait ses premiers pas, intéressants, dans la chanson en interprétant avec lui la chanson « On se fait peur ». Deux ans plus tard, elle enregistre un titre, « 14h15 » sur une double compilation où d’autres actrices, comédiennes et artistes féminines figurent pour interpréter des chansons inédites sur la capitale française: « Elles Son Paris ».
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6 OCTOBRE

Nicolas Peyrac en 1987 – Photo (c) Bernard Leloup

6 octobre 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Nicolas PEYRAC, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez. Le jeune Jean-Jacques passe un peu de son enfance en Bretagne avant de partir à New York pendant un an avec sa mère lors du divorce de ses parents. C’est dans cette ville américaine qu’il achète sa première guitare en 1963. Puis, il revient en France où il s’engage dans des études de médecine. Mais ses grandes passions sont la photographie, l’écriture et la musique qu’il joue sur sa guitare. Avec cette dernière, il prend l’habitude de composer quelques mélodies et d’y ajouter quelques paroles. Au début des années 1970, Jean-Jacques est en Côte d’Ivoire où il suit sa mère qui y est chef de service en physiologie. S’ennuyant de la France et de ses copains, il s’enferme, en 1972, dans une chambre d’hôtel d’Abidjan où il compose quelque 350 chansons. Et il envoie régulièrement ces chansons à des éditeurs dans l’espoir qu’elles soient interprétées par de grands artistes. A partir de 1974, il se décide à chanter lui même ses compositions. Il enregistre ainsi un premier disque qui est un des grands succès de 1975: « So far away from L.A. ».

Sa carrière se poursuit alors d’une manière fulgurante avec un second succès avant la fin de l’année: « Et mon père ». En octobre 1975, il fait une courte apparition dans le spectacle de Gérard Lenorman à l’Olympia pour qui il a écrit et composé la chanson « Ailleurs » qu’il accompagne à la guitare. Et les « tubes » s’enchaînent ensuite: « Mississipi River », « Comment t’appelles-tu », « Je pars », « Il y aurait du soleil », « Les vocalises de Brel » ou encore « Ne jouez plus God Save the Queen ». En 1976, Pascal Sevran écrit de lui : « Son inspiration est la vie même : un fait divers, une ville en danger de mort, l’enfance, la liberté. Il lit Vian, Prévert et Eluard. Ca vous étonne ? Nicolas Peyrac chante ce qu’il croit et croit à ce qu’il chante. Voilà qui l’autorise à espérer le haut de l’affiche et pour longtemps. » En 1978, Nicolas Peyrac fait partie, avec Nicole Rieu et Jean-Michel Caradec, des artistes qui enregistrent l’album de la comédie musicale « Le rêve de mai » pour le dixième anniversaire des manifestations de 1968. Il se produit en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia en 1979 et de Bobino en 1981. La fin des années 1980 est difficile pour l’artiste qui subit une dépression. En 1993, il s’installe en Californie puis, un an plus tard, à Montréal au Canada. Jusqu’en 2008, il va y résider en effectuant de nombreux allers-retours vers la France où il enregistre toujours des disques et présente des concerts. Après avoir également écrit deux romans et assuré des chroniques cinématographiques hebdomadaires pour le magazine « Ciné Télé Revue », il revient s’installer en France en 2009. Un nouvel album y est enregistré qui porte un titre logique: « Case départ ». Et un troisième roman intitulé « Elsa » est publié. Deux ans plus tard, Peyrac sort un double album intitulé « Du Golden Gate à Monterey » qui contient quatorze chansons originales et nouvelles ainsi que dix succès réorchestrés. Un album, reprenant quelques-unes de ses plus belles chansons réenregistrées en duo avec d’autres artistes, est commercialisé le 14 octobre 2013 sous le titre « Et nous voilà ». Il déclare alors souffrir depuis 2012 d’une forme de leucémie. En juillet 2016, seul avec sa guitare, il donne un concert dans le cadre des Francofolies de Spa en Belgique. Une prestation acoustique qu’il va ensuite présenter pendant des mois à Paris, au théâtre des Mathurins, et aussi ailleurs comme à Maurage en Belgique (voir article détaillé sur ce spectacle en cliquant ICI).
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Sophie Duez en 1985

6 octobre 1962 : Naissance, à Nice, de l’actrice française Sophie DUEZ. Elle commence sa carrière artistique en 1983 comme choriste et danseuse de Patrick Bruel qui chante « Marre de cette nana-là » à la télé.

C’est suffisant pour qu’elle décroche ensuite un rôle dans le film « Marche à l’ombre » de Michel Blanc quelques mois plus tard. Elle s’essaie timidement à la chanson en 1985 en interprétant en duo avec Philippe Chatel la « chanson d’Emilie et du grand oiseau » extraite du spectacle musical « Emilie Jolie ». Mais sa carrière s’oriente définitivement vers les séries télévisées et le cinéma par la suite.
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Dominique A en 2012

6 octobre 1968 : Naissance, à Provins, de l’auteur, compositeur et interprète français Dominique A dont le vrai nom est Dominique Ané. Avec un père professeur et une mère au foyer, il passe son enfance et le début de son adolescence dans sa ville natale de Provins où il découvre la musique et la littérature. Ses goûts du moment vont au courant musical punk et à la new wave. Mais, avant la fin de ses études secondaires, il est contraint de suivre ses parents à Nantes où son père est muté. C’est dans cette ville qu’il tente des études de lettres et qu’il effectue divers petits boulots pendant qu’il fonde, avec trois copains, un groupe musical nommé « John Merrick ». Quelques 45 tours sont alors enregistrés par la formation. C’est donc au début des années 1990 qu’il commence à composer et enregistrer des chansons en solo. Il produit lui-même un premier disque que l’on qualifie de pop-rock minimaliste. Cet opus lui permet de se faire remarquer par le label Lithium qui lui propose d’enregistrer son deuxième album. Remarqué et encensé par certains professionnels, Dominique A se trouve un public qui va, dès 1992, l’applaudir sur scène. Le succès ne fait alors que s’amplifier grâce à des étapes comme le succès de « Twenty-two bar » (de l’album « La mémoire neuve » en 1995) puis une nomination comme révélation masculine de l’année aux Victoires de la Musique.

Sa carrière se poursuit de manière plutôt linéaire jusqu’au bouleversement dû à l’écoute de l’album « L’imprudence » de Bashung en 2002. Il décide à ce moment de se remettre en question et il ne produit pas lui-même son prochain album, « Tout sera comme avant », qui sort en 2004 avec un succès mitigé car ses admirateurs ne s’y retrouvent pas trop. En 2005, Dominique se rend au Groenland et ce voyage va inspirer son opus suivant, « L’horizon », qui sort en 2006. Il s’ensuit une grande tournée qui va faire l’objet d’un disque « live » qui est commercialisé en 2007: « Sur nos forces motrices ». Deux ans plus tard, Dominique A change encore ses plans et revient à ses premières amours en enregistrant seul, de manière minimaliste et électronique, les chansons de son album suivant intitulé « La musique ». Au début de l’année 2010, il reçoit de l’Académie Charles-Cros un prix pour l’ensemble de son oeuvre. Le mois de janvier 2012 marque les 20 ans de carrière de l’artiste qui, pour l’occasion, sort une intégrale de tous ses albums avec, en supplément, des titres inédits. Deux mois après, c’est un nouvel opus qui est dans les bacs des disquaires: « Vers les lueurs ». Ce neuvième album de Dominique A est encore différent avec, cette fois, des morceaux enregistrés avec un groupe de rock et un quintet à vent. Ce disque et ce renouveau lui permettent d’obtenir, en février 2013, la Victoire de la Musique comme « Artiste masculin de l’année ». Son dixième album studio a pour titre « Éléor ». Il parait en mars 2015 et connaît un beau succès grâce à une bonne médiatisation radio et télé. En 2018 sortent deux albums contrastés répondant aux envies à nouveau éclectiques de l’artiste. Ils ont pour titre « Toute latitude » (qui sort en mars) et « La fragilité » (qui est commercialisé en octobre).
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Colette Renard en 2010

6 octobre 2010 : Décès, à l’âge de 86 ans, de la chanteuse et actrice Colette RENARD, à Saint-Rémy-les-Chevreuse. Née Colette Raget le 1er novembre 1924 à Ermont, elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. En 1956, elle participe à la comédie musicale « Irma la douce ». C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. A Paris, l’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes. Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interprétera aussi plus tard. En 1960, elle épouse le père de Michel Legrand, Raymond Legrand, un extraordinaire chef d’orchestre sous la direction duquel elle chante à de nombreuses reprises. Ils divorceront en 1969. Grand prix de l’Académie Charles-Cros, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard se révèle aussi comme une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix en 1992. Et, entre août 2004 et septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy, doyenne de la série télévisée française « Plus belle la vie ».
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4 OCTOBRE

Pochette Album de 2011

4 octobre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Julien CLERC, Paul-Alain Leclerc de son vrai nom. Il est encore enfant lorsque ses parents divorcent. Il se passionne pour le piano qu’il apprend à jouer. Il passe une grande partie de sa jeunesse à Bourg-la-Reine qu’il quitte ensuite pour Paris où il a l’ambition de vivre de la musique et, peut-être, de la chanson. En 1968, il se fait engager comme chanteur et comédien dans l’adaptation française de la comédie musicale américaine « Hair » à Paris. Il y interprète « Laissons entrer le soleil ».

Il rencontre alors la chanteuse France Gall avec qui il vit une histoire d’amour jusqu’en 1974. Leur séparation donne naissance à la chanson « Souffrir par toi n’est pas souffrir » enregistrée par Julien Clerc en 1975. Entretemps, de nombreux succès ont déjà émaillé la carrière de l’artiste: « Ce n’est rien » (1971), « Si on chantait » (1972), « Ca fait pleurer le bon dieu » (1973) et « Ballade pour un fou » (1975) notamment. Le chanteur est alors contacté pour tourner un film aux côtés de Miou-Miou: « D’amour et d’eau fraîche ». Cette première expérience cinématographique va se doubler d’une nouvelle histoire d’amour avec Miou-Miou cette fois. En 1978, son ami Maxime Le Forestier lui écrit la chanson « J’ai eu trente ans » à l’occasion de son anniversaire. Elle figure sur le même album que l’un de ses plus grands succès: « Ma préférence » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie. En 1981, Julien Clerc et Miou-Miou se séparent. Un an plus tard sort un nouvel album dans une autre maison de disques (Virgin): le titre « Femmes je vous aime » devient vite un incontournable de son répertoire. L’interprète s’éloigne alors de l’auteur Etienne Roda-Gil et confie ses textes à d’autres plumes talentueuses. Et la popularité de Julien Clerc n’en souffre pas car ses disques continuent à très bien se vendre comme « Melissa » (1985) et « Hélène » (1987). En 1992, le chanteur retrouve toutefois Roda-Gil pour l’album « Utile ». Cinq ans plus tard, il fête ses 30 ans de scène en interprétant des duos avec Marc Lavoine, Renaud, Pascal Obispo, Maurane et Françoise Hardy. Un disque est enregistré à l’occasion de cette soirée exceptionnelle qui s’intitule simplement « Le 4 octobre ». Inlassablement, tous les deux ans ou presque, Julien Clerc enregistre un nouvel album. Il possède un certain talent pour dénicher l’auteur qui écrit efficacement les textes que sa musique vient épauler. En 2003, il ne suit pas cette démarche habituelle et s’en éloigne, le temps d’un opus, pour interpréter en français des grands standards du jazz et de la musique américains: ce disque intitulé « Studio » est un flop. En 2005, avec beaucoup d’habileté, Julien Clerc récupère son succès en évoquant, dans une chanson signée Maxime Le Forestier, sa « Double enfance ». L’album suivant a pour titre « Où s’en vont les avions ? » en 2008 et sert de support à sa tournée des 40 ans de carrière qui suit. Au cours de ce « Tour 09 », le concert du 16 juillet 2009 à Lyon est retransmis en direct et en 3D dans plusieurs cinémas de France. Cette « performance » permet à Julien Clerc de se distinguer comme le premier artiste européen à se prêter à ce genre de captation technologiquement avancée. En novembre 2011, il sort l’album « Fou peut-être » réalisé par Philippe Uminski et écrit avec la complicité de Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Gérard Manset, Alex Beaupain et Julien Doré: une belle palette d’auteurs de générations diverses pour un travail au final très cohérent. Durant la première moitié de l’année 2012, Julien Clerc se produit sur scène dans une formule symphonique puis, jonglant avec les styles et les genres différents, il se lance dans une tournée intitulée « Pianistic » où il se produit au piano accompagné par un pianiste. Parmi les grands succès de Julien Clerc qui n’ont pas encore été évoqués, on peut citer « La cavalerie » (1968), « La Californie » (1969), « Le cœur volcan » (1971), « Niagara » (1972), « Partir » (1977), « Ça commence comme un rêve d’enfant (1979), « Jungle Queen » (1980), « Lili voulait aller danser » (1982), « Cœur de rocker » (1983), « Fais-moi une place » (1989), « La belle est arrivée » (1994), « Si j’étais elle » (2000), « Jupe en laine » (2008) et « Hôtel des caravelles » (2011). Un nouvel opus de Julien Clerc est sorti à l’automne 2014 (« Partout la musique vient ») et une tournée de concerts a démarré en mars 2015. Puis, fin 2016, l’artiste célèbre ses 50 ans de chanson en offrant un album de ses grandes chansons reprises sous le titre global « Fans je vous aime ». Et, en 2017, Julien Clerc se lance dans une grande tournée où il compte offrir à ses admirateurs les chansons qu’ils vont lui demander. Pour ce faire, il s’oblige à répéter une quantité impressionnante de chansons pour être à même de les interpréter à la demande sur scène. Presque simultanément, l’artiste commercialise un nouvel album de titres originaux : « A nos amours ». Quelques mois plus tard, un coffret « anthologie » de 26 disques compacts est commercialisé : il reprend tous les albums studios enregistrées par Julien Clerc entre 1969 et 2014 avec, en bonus, trois CD de titres rares et inédits.
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Philippe Russo en 1986 – Photo (c) Catherine Réchard

4 octobre 1961 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Philippe RUSSO. Musicien de studio, Philippe a été, comme d’autres dans les années 1980 (Jean Schultheis par exemple), tenté par une carrière dans la chanson. Après une première expérience au sein du groupe parisien Frontpage, cela a plutôt démarré fort pour lui avec un « tube » intitulé « Magie Noire » en 1986.

Il a encore ensuite enregistré cinq 45 tours en tant que chanteur jusqu’en 1992 mais ces disques-là n’ont pas vraiment marché. Il a alors repris son boulot de musicien de studio et a aussi accompagné sur scène des artistes comme Marc Lavoine. En 2001, il compose la chanson « Les dimanches » pour Pierre Bachelet. Et, en 2003, il décroche un emploi de directeur artistique dans la firme de disques Sony Music à Paris. En tant que musicien, il a aussi travaillé avec Princess Erika, Kyo, Luz Casal, Patrick Bruel, Laurent Voulzy et Roch Voisine entre autres.
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NOËL NOËL dans les années 1950 – Photo (c) Parimage

4 octobre 1989 : Décès, à Nice, de l’acteur et chanteur français NOËL-NOËL. Né à Paris le 9 août 1897 sous le nom de Lucien Édouard Noël, il effectue ses études dans sa ville natale et apprend aussi le piano. Pendant, la première guerre mondiale, il travaille dans une banque puis est mobilisé en 1917 pendant quelques mois. Après le conflit mondial, il est engagé comme dessinateur humoristique pour les journaux français « Le Canard Enchaîné » et « l’Humanité ». Mais il a aussi la ferme intention de devenir chansonnier. C’est ainsi qu’en s’accompagnant au piano il se produit dans les cabarets parisiens « Le Noctambule » et « La Pie qui Chante ». Dès 1931, il enregistre toute une série de chansons pour les disques Odeon. Il s’agit de textes légers qui sont autant de témoignages de la vie quotidienne de l’époque: « Les étrennes », « Souvenir d’enfance » ou « L’enterrement ».

Parallèlement à cette carrière de chanteur-chansonnier, Noël-Noël entame aussi le tournage de nombreux films pour le cinéma et, peu à peu, délaisse la scène. A partir de 1934 toutefois, il s’efforce de se produire à l’ABC de Paris en fin d’année. Pendant la guerre, il continue à se produire sur plusieurs scènes parisiennes avant d’en être empêché par l’occupant allemand pour avoir chanté « Vaches de boches ». En 1950, passé de l’autre côté de la caméra, il réalise un film où il interprète ses succès: « La vie chantée ». Et il va poursuivre pendant près de vingt ans son travail de réalisateur et de comédien avant de se retirer à Nice où il décède le 4 octobre 1989.
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Patrick Duhamel en 1980 - Photo (c) Eliane - eternellement33.skyrock.com

Patrick Duhamel en 1980 – Photo (c) Eliane – eternellement33.skyrock.com

4 octobre 1999 : Décès de l’animateur radio et télé français Patrick DUHAMEL à l’âge de 52 ans des suites d’un malaise cardiaque. Né en Lozère le 23 août 1945, c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présenteur de l’émission de radio «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, etc. Il est aussi le présentateur du jeu télévisé «A qui le gant?» de 1981 à 1985. En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège. Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques mois avant de décéder, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Il est inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
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STARFLAM Pochette album 2003YEL Pochette album 20034 octobre 2003 : Les albums de STARFFLAM (« Donne-moi de l’amour ») et de YEL (« Intimes illusions ») font leur entrée dans le classement des 30 albums les plus vendus en Belgique francophone.
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Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

4 octobre 2009 : Décès, à Hannut, du directeur artistique, producteur et musicien belge Georges DELFOSSE à l’âge de 89 ans. Frère du célèbre accordéoniste Hector Delfosse, Georges se passionna, lui, très tôt pour le saxophone. Mais, au fil des rencontres, c’est sa fonction de directeur artistique qui l’occupa le plus. A ce titre, il fit enregistrer de nombreux artistes durant les années 1960 et 1970. En 1980, son frère repère une mélodie autrichienne instrumentale et dansante sur laquelle il demande à Eric Genty d’écrire des paroles. La chanson devient « La danse des canards » et est enregistrée sur disque par l’interprète belge JJ Lionel. Georges Delfosse réalise le disque qui va se vendre comme des petits pains en 1981: 2.500.000 exemplaires en sont écoulé. Par la suite, Georges Delfosse se retire peu à peu des affaires pour se consacrer à sa famille et au saxophone.
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5 SEPTEMBRE

Denise Fabre dans les années 1960

5 septembre 1942 : Naissance, à Cagnes-sur-Mer, de la présentatrice de télévision française Denise FABRE. Elle passe son enfance à Nice et se destine à devenir hôtesse de l’air. Mais, alors qu’elle a 19 ans, le hasard fait qu’elle répond à une petite annonce pour un concours qui lui permet de devenir présentatrice à Télé Monte-Carlo. Elle se pique au jeu de ce nouveau média qu’est la télévision et se décide à y faire carrière en montant à Paris dès 1964. Elle entre alors à l’ORTF où elle est speakerine sur la deuxième chaîne. Parallèlement à ses activités télévisuelles, elle écrit aussi dans France-Soir et anime l’émission matinale de France-Inter. Elle cotoie le milieu de la chanson et du show-business français en présentant, entre autres, les émissions « Télé-Dimanche ». En avril 1978, elle présente, aux côtés de Léon Zitrone, le Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule au Palais des Congrès de Paris. En 1982, à l’occasion de la Coupe du Monde de football qui se déroule en Espagne, elle enregistre la chanson officielle de l’équipe française « Ollé la France » vendue au profit de l’Unicef.

En 2008, elle se lance en politique pour le parti français de centre-droit UMP. Et elle devient adjointe au maire de Nice chargée du rayonnement de la ville. En 2009 et 2010, elle présente sur scène la troisième et la cinquième saison de la tournée des idoles « Age tendre et têtes de bois ». Et, en 2014, elle remet le couvert pour rejoindre la troupe des artistes de « Age tendre, rendez-vous avec les stars ».
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5 septembre 1993 : La RTBF, télévision publique francophone belge, propose une émission spéciale intitulée « C’est ma vie » et consacrée à Salvatore ADAMO. Ce reportage-portrait est diffusé à l’occasion de l’anniversaire tout proche de l’auteur-compositeur-interprète qui fêtera ses 50 ans et ses 30 ans de carrière le 1er novembre 1993.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

5 septembre 2006 : jusqu’au samedi 9, la chanteuse belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD se produit sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine« . Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Au même moment, la chanteuse est mise en avant par le poète, auteur, compositeur et interprète belge Julos Beaucarne comme un des jeunes talents francophones de son pays.

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Christian Marin - Pochette d'un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

Christian Marin – Pochette d’un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

5 septembre 2012 : Décès, à Paris, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 60 « Les Chevaliers du Ciel ». Il était né le 8 février 1929 à Lyon. On le sait moins mais, entre 1962 et 1967 ainsi que dans les années 1970, il a enregistré quelques 45 tours qui n’ont pas eu un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » eut quand même droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip vidéo, en 1964. Lorsqu’il est décédé, Christian Marin venait de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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28 AOUT

François Béranger en 1970 – Photo (c) Marc Garanger

28 août 1937 : Naissance, à Amilly, du chanteur français François BERANGER. A seize ans, il se fait embaucher pour travailler dans l’usine automobile Renault à Boulogne-Billancourt. Il quitte ce travail quelques années plus tard pour s’engager dans une troupe de théâtre itinérant: la Roulotte. Il est ensuite appelé à combattre pour la France durant la guerre d’Algérie. A son retour au pays, il retravaille un peu chez Renault avant de trouver un job à l’ORTF et de se lancer dans la chanson. Avec son écriture particulière qui annonce l’arrivée d’artistes comme Renaud, il se retrouve dans un nouveau courant de la chanson française qui, au début des années 1970, va faire connaître des chanteurs et chanteuses comme Catherine Ribeiro ou Michel Buhler. L’artiste est alors révélé par des titres comme « Tranche de vie », « Participe présent » ou « Canal 19 ». L’un de ses plus brillants morceaux reste « Mamadou m’a dit » qui allie subtilement une musique guillerette et légère à un sujet grave et préoccupant.

La décennie 1990 éloigne François Béranger des programmations radiophoniques alors que les radios libres du début des années 1980 avaient plutôt mis en lumière ses talents divers. Il enregistre aussi, dans les années 1990, une version très personnelle et étonnante de « La Marseillaise ». Et puis, peu de temps avant son décès, il consacre tout un album au répertoire du chanteur québécois Félix Leclerc. L’opus sort d’ailleurs à titre posthume. Quant à la dernière apparition sur scène de Béranger, elle a lieu à Paris, à la Cigale, lors d’un concert de Sanseverino en 2002 où il chante avec lui « Le Tango de l’ennui ». Vaincu par un cancer, François Béranger s’éteint chez lui le 14 octobre 2003 à Sauve, dans le Gard (F), à 66 ans. Le 17 octobre 2003, il est inhumé au cimetière de Castelnau-le-Lez.
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28 août 1940 : Naissance, à Nice, de l’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD. Il est l’aîné d’une famille qui compte quatre filles et trois garçons. Son enfance est marquée par la maladie de Bouillaud qui le cloue au lit chez sa grand-mère à Ajaccio, en Corse. Pour lui, cette période est propice à développer son goût pour la lecture des grands poètes et écrivains classiques français: Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Gustave Flaubert. Après des études accomplies de manière traditionnelle, Philippe obtient une licence en littérature à l’université parisienne de la Sorbonne. C’est sur le site universitaire qu’il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il crée, en 1964, le Théâtre du Soleil. En même temps, il enseigne le français, la littérature et la philosophie. Son expérience théâtrale, qui passe ensuite par le Théâtre National Populaire, l’oriente petit à petit vers le cinéma où les réalisateurs Claude Sautet, François Truffaut et Claude Lelouch lui donnent sa chance. Acteur désormais confirmé au début des années 1990, il se tourne vers la chanson. Il va prendre une place que personne n’occupe jusqu’alors grâce à sa voix rauque, ses textes hors du commun et des mélodies inattendues qui figurent sur l’album « A l’amour comme à la guerre ». Un titre est programmé sur les radios: « Ch’te play plus », sur un rythme reggae. En 1994, il rend hommage à l’un de ses maîtres du genre: Léo Ferré. Un an après la disparition de cet auteur-compositeur-interprète, l’opus « Philippe Léotard chante Ferré » est couronné du prix Charles-Cros.

L’artiste poursuit alors sa carrière de chanteur avec des albums personnels auxquels il donnera une originalité très particulière: « Je rêve que je dors » en 1996 et « Demi-mots amers » en 2000. En juin 2001, Philippe Léotard doit être hospitalisé pour des problèmes respiratoires et, le 25 août, il décède à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.
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Isabelle Boulay en 1993

28 août 1993 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent ». Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par la chanteuse Isabelle AUBRET, huit artistes de la francophonie prestent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Béa LUNA et Gil CASSAN. C’est la chanteuse québécoise Isabelle BOULAY qui remporte le concours avec deux titres : « Sur le tapis vert » et « Fallait pas ». Parmi les artistes « vedettes » de la soirée finale figurent les CHARTS avec leur chanteur Calogero.
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28 août 2006 : Sortie de l’album « Taormina » de Jean-Louis MURAT qui est présenté comme une renaissance artistique et personnelle avec, notamment, un changement de maison de disques. L’opus est enregistré chez l’artiste et il y est beaucoup question de la vie, de la croisée des chemins, de la mort à côtoyer, à conjurer, à toiser sans se retourner.
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28 août 2015 : Le festival « Scène-sur-Sambre », qui a lieu sur le site de l’abbaye d’Aulne à Thuin (B), reçoit durant trois jours de nombreux artistes dont les francophones CASANOE, ATOMIC SPLIFF, COLLECTIF METISSE, les WAMPAS, MOCHELAN, SAINT-ANDRE, KEEN-V ou encore SOPRANO.
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Mireille Darc en 1968

28 août 2017 : Décès, à Paris, de l’actrice française Mireille DARC. Née le 15 mai 1938 à Toulon, sous le nom de Mireille Aigroz, elle passe son enfance dans sa ville natale tout en séjournant souvent en Suisse, son pays d’origine. En 1957, elle sort du conservatoire de Toulon avec un prix d’excellence. Elle monte à Paris deux ans après et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d’Arc. Pour payer ses cours de théâtre, elle pose pour des romans-photos et elle fait du baby-sitting. Après un court passage sur les planches d’un théâtre et dans les studios de la télévision, elle débarque sur les plateaux de cinéma et, en quelques années, va devenir l’une des actrices préférées des Français. Parallèlement à sa carrière cinématographique, Mireille Darc s’intéresse à la chanson dès 1965. Jacques Datin et Maurice Vidalin vont lui concocter quelques belles chansons qui ne resteront toutefois pas gravées dans les mémoires. Par la suite, d’autres auteurs et compositeurs servent la chanteuse: Frédéric Botton, Gilbert Bécaud, Pierre Delanoë, Jean-Jacques Debout, Boris Bergman et, surtout, Serge Gainsbourg. La plupart de ces chansons sont reprises sur un album intitulé « Compartiment 23 » en 1968 qui sera réédité en CD en 1997. En 1975, Mireille Darc connaît un certain succès avec la chanson « Requin chagrin » qu’elle enregistre en duo avec Michel Sardou alors que le titre est en face B du 45 tours « Un accident » de Sardou. Depuis 1975, elle n’a plus enregistré de chansons. Elle est ensuite victime de nombreux problèmes de santé et d’accidents vasculaires répétés. Mireille Darc s’éteint à Paris à l’âge de 79 ans.
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25 AOUT

25 août 2001 : Décès, à Paris, de l’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD né à Nice le 28 août 1940. Aîné d’une famille qui compte quatre filles et trois garçons, il vit une enfance marquée par la maladie de Bouillaud qui le cloue au lit chez sa grand-mère à Ajaccio en Corse. Pour lui, cette période est toutefois propice à développer son goût pour la lecture des grands poètes et écrivains classiques français: Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Gustave Flaubert. Après des études accomplies de manière traditionnelle, Philippe obtient une licence en littérature à l’université parisienne de la Sorbonne. C’est sur le site universitaire qu’il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il crée, en 1964, le Théâtre du Soleil. En même temps, il enseigne le français, la littérature et la philosophie. Son expérience théâtrale, qui passe ensuite par le Théâtre National Populaire, l’oriente petit à petit vers le cinéma où les réalisateurs Claude Sautet, François Truffaut et Claude Lelouch lui donnent sa chance. Acteur désormais confirmé au début des années 1990, il se tourne vers la chanson. Il y prend une place que personne n’occupe jusqu’alors grâce à une voix rauque, des textes hors du commun et des mélodies inattendues qui figurent sur l’album « A l’amour comme à la guerre ». Un titre est programmé sur les radios: « Ch’te play plus », sur un rythme reggae.

En 1994, il rend hommage à l’un de ses maîtres du genre: Léo Ferré. Un an après la disparition de cet auteur-compositeur-interprète, l’opus « Philippe Léotard chante Ferré » est couronné du prix de l’Académie Charles-Cros. Léotard poursuit sa carrière de chanteur avec des albums personnels auxquels il donne une originalité très particulière: « Je rêve que je dors » en 1996 et « Demi-mots amers » en 2000. En juin 2001, Philippe Léotard est hospitalisé pour des problèmes respiratoires et, le 25 août, il décède à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.
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9 AOUT

JJ Lionel en 1982

9 août 1947 : Naissance, à Binche, de l’interprète blege JJ LIONEL, Jean-Jacques Blairon de son vrai prénom. Né dans une famille de musiciens avec une mère pianiste notamment, il commence par apprendre la guitare de manière autodidacte avec des livres et des amis. Comme cela était à la mode au milieu des années 1960, il fonde un groupe musical, « The Rayllisters », dont Marc Wasterlain est le pianiste et chanteur. La formation remporte le tremplin du fameux festival de Châtelet. Jean-Jacques s’inscrit alors au conservatoire de Mons où il obtient un premier prix de contrebasse. Puis il participe à la carrière de différents groupes comme, par exemple, the Wallace Collection entre 1971 et 1973 ou les Two Man Sound en 1975. Enfin, il devient l’un des musiciens attitrés de l’orchestre de l’accordéoniste belge Hector Delfosse qui est une vedette de ce genre musical. Et, en 1981, il est sollicité par le producteur phonographique Marcel De Keukeleire pour interpréter « La danse des canards ». Cette chanson est basée sur une mélodie instrumentale suisse de Werner Thomas (« Der ententanz » en 1957) à laquelle un texte a été ajouté par Eric Genty (aussi connu sous le nom de Guy de Paris), un chanteur à succès des années 1960 en Belgique. Produite par Georges Delfosse, la version instrumentale fut enregistrée d’abord par son frère cadet: l’accordéoniste Hector. La version chantée de JJ Lionel fut enregistrée sur l’autre face du 45-tours. Grâce, notamment, à la chorégraphie associée et au visuel approprié, le disque se vend à 2.500.000 exemplaires. L’artiste a choisi le pseudonyme de JJ Lionel parce que JJ sont les initiales de son prénom et que Lionel correspond à son signe astrologique du lion. Dans la foulée de cet énorme succès, les chiffres de ventes des disques suivants semblent désuets pour JJ Lionel qui essaie toutefois de poursuivre sa carrière dans la même veine avec des titres comme « La Danse des petits chats » ou « Moi je dois faire pipi ».

Alors qu’il effectue encore des passages télévisés en France avec « La Danse des Canards » dans les années 2000 et 2010 (chez Patrick Sébastien ou sur M6 dans « Hit Machine »), il réalise, en 2006, un rêve d’enfant en montant un spectacle pour jeune public avec la complicité de son épouse Georgia.
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NOËL NOËL dans les années 1950 – Photo (c) Parimage

9 août 1897 : Naissance, à Paris, de l’acteur et chanteur français NOËL-NOËL, né Lucien Édouard Noël. Le jeune Edouard fait ses études à Paris et apprend aussi le piano. Pendant, la première guerre mondiale, il travaille dans une banque puis est mobilisé en 1917 pendant quelques mois. Après le conflit mondial, il est engagé comme dessinateur humoristique pour les journaux français « Le Canard Enchaîné » et « l’Humanité ». Mais il a aussi la ferme intention de devenir chansonnier. C’est ainsi qu’en s’accompagnant au piano il se produit dans les cabarets parisiens « Le Noctambule » et « La Pie qui Chante ». Dès 1931, il enregistre toute une série de chansons pour les disques Odeon. Il s’agit de textes légers qui sont autant de témoignages de la vie quotidienne de l’époque: « Souvenir d’enfance », « L’enterrement » ou « Les étrennes ».

Parallèlement à cette carrière de chanteur-chansonnier, Noël-Noël entame aussi le tournage de nombreux films pour le cinéma et, peu à peu, délaisse la scène. A partir de 1934 toutefois, il s’efforce de se produire à l’ABC de Paris en fin d’année. Pendant la guerre, il continue à se produire sur plusieurs scènes parisiennes avant d’en être empêché par l’occupant allemand pour avoir chanté « Vaches de boches ». En 1950, passé de l’autre côté de la caméra, il réalise un film où il interprète ses succès: « La vie chantée ». Et il va poursuivre pendant près de vingt ans son travail de réalisateur et de comédien avant de se retirer à Nice où il décède le 4 octobre 1989.
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26 JUIN

Paul Severs en 2012

26 juin 1948 : Naissance, à Huizingen, du chanteur, musicien et auteur compositeur belge Paul SEVERS. Il naît au sein d’une famille nombreuse et est scolarisé à Hal. Adolescent, passionné de musique, il suit des cours de piano et achète une guitare. Un copain lui fait savoir qu’un groupe local connu recherche un chanteur et Paul répond à l’appel. Il devient ainsi, à 17 ans, le leader des « Criminals » qui propose un répertoire anglo-saxon. Le responsable de la formation envoie une maquette au producteur belge Jean Kluger qui est l’un des plus courus de l’époque. Ce dernier n’est pas insensible à la musique des Criminals mais il est surtout intéressé par la voix de Paul. Il propose donc un enregistrement au groupe mais il demande au chanteur d’interpréter le titre en néerlandais qui est sa loangue maternelle. En 1966, un 45-tours est commercialisé: c’est « Geen wonder dat ik ween » par Paul Severs & the Criminals. Le disque n’obtient pas le succès espéré et les deux essais suivants ne réussiront pas mieux. Après d’autres tentatives infructueuses, Paul écrit lui-même la chanson « Ik ben verliefd op jou » en 1970. Et là, c’est le « tube » avec 120.000 exemplaires vendus. La chanson est traduite en anglais (« I’m so in love with you ») et connaît une grande popularité interprétée par le groupe belge Octopus. Et puis, surtout, la version française du groupe Crazy Horse (« J’ai tant besoin de toi ») s’écoule à plus d’un million d’exemplaires en quelques semaines. Alors que les succès de Paul Severs s’accumulent en Belgique néerlandophone et encouragé par les résultats de « J’ai tant besoin de toi » des Crazy Horse, le chanteur songe à une carrière qui pourrait se dérouler en Belgique francophone et en France. Il se met donc en quête d’un titre français fort et, en 1973, il enregistre « Si tu m’aimes comme je t’aime ». Le 45-tours est distribué en France par Carrère et se retrouve rapidement dans les vingt premiers du classement au hit-parade de la radio RTL présenté par André Torrent. Paul Severs bénéficie à ce moment de la vague des « chanteurs belges » qui déferle sur la France : Christian Vidal, Christian Adam, Art Sullivan, Pierre Rapsat ou encore Frédéric François dont le parolier du moment, Marino Atria, signe aussi les textes francophones de Paul Severs. Un second disque sorti en 1974, « Près de toi », connaîtra un succès moindre et l’artiste se reconcentre alors sur sa carrière néerlandophone. Sept ans plus tard, il refera une timide apparition dans l’univers de la chanson française avec « Viens donc à la discothèque ». Mais c’est au début des années 1990 qu’il va connaître la véritable consécration du côté francophone de la Belgique lorsqu’il va figurer parmi les idoles de l’émission télévisée de la chaîne privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

En 1991, il est au sommet avec « Toutes les filles » et il enchaîne quelques mois plus tard avec « Oh petite fille ». Depuis cette époque, Paul Severs n’a jamais cessé d’enregistrer régulièrement des CD-2 titres avec, généralement, la même chanson en français et en néerlandais. Ces dernières années, c’est souvent le chanteur et musicien Philippe Vancles qui lui écrivait les textes français. En 2015, Paul Severs fête ses 50 ans d’une carrière au cours de laquelle il a vendu 1 million de disques, écrit 300 chansons et preste quelque 15.000 concerts. Le 12 mars 2019, au cours d’une balade à vélo avec un ami près de chez lui, dans les environs de Tubize, il s’écroule victime d’une crise cardiaque. Il est transporté à l’hôpital Erasme de Bruxelles dans un coma dont il ne sortira pas. Le 9 avril 2019, son fils Christophe annonce le décès de Paul Severs sur les réseaux sociaux.
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DOUCHKA en 1986 – Photo (c) Y. Maton

26 juin 1966 : Naissance, à Saint-Cloud, de la chanteuse française DOUCHKA. Fille de l’actrice et chanteuse Pascale Petit et de Giani Esposito, son vrai nom est Doushka Bojidarka Esposito. Elevée dans un milieu artistique, elle commence par devenir mannequin à l’âge de douze ans alors que son père, le chanteur Giani Esposito, est décédé depuis quatre ans. Six ans plus tard, sur le conseil de son beau-père qui n’est autre que le célèbre producteur Humbert Ibach, elle devient l’ambassadrice de Disney en France et va, à ce titre, enregistrer toute une série de disques. Ces derniers reprennent les musiques des films de Disney et sont pubiés sous le label Ibach. Après un premier 45 tours intitulé « Mickey Donald et moi », elle enregistre son premier album « Elémentaire mon cher Baloo » en décembre 1984.

Plus de sept millions de disques de Douchka se vendent alors à un public junior. Son succès est tel que l’artiste est candidate aux Victoires de la Musique en 1986. Après cette période, la jeune chanteuse veut élargir son public et décide de rompre son contrat avec Disney. Elle pose alors pour des photos de charme avant de publier, en 1996, un recueil de poésie. En 1997, elle revient à la chanson sous le nom de Doushka Esposito et interpréte la bande-originale de la série d’animation télévisée « Princesse Sissi » diffusée sur France 3. L’année suivante, elle sort un single qui a pour titre « Daydream » et qui ne connaît pas un grand succès. Après un détour par la téléréalité et le téléachat, elle amorce un retour à la musique en enregistrant la chanson « Per le vie » en 2006. Et, trois ans plus tard, elle sort un nouvel album composé de chansons écrites par elle-même. En 2011, elle publie une autobiographie au titre éloquent: « Mes ailes brûlées ». Trois ans plus tard, elle se présente comme candidate au concours « The Voice France » pour prouver qu’elle n’est pas qu’une chanteuse du passé. Sa prestation impressionne mais elle n’est toutefois pas retenue pour les étapes suivantes du programme télévisé diffusé par la chaîne privée française TF1. En 2017, elle envisage d’enregistrer un album de chansons intitulé « Au fond du coeur », avec des hommages, et elle commence par reprendre le titre qui a fait la popularité de son père : « Le clown ». Parallèlement à ce projet, la chanteuse se produit encore sur scène dans un spectacle nommé « La fabuleuse histoire de Douchka ».
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26 juin 1972 : Naissance, à Sherbrooke, du chanteur québécois Pierre Garand mieux connu sous le pseudonyme de GAROU. Etudiant au Séminaire de Sherbrooke, il s’implique dans les mouvements de jeunesse comme le scoutisme. Passionné de blues et de musique, il commence à chanter dans un bar de Magog. Et c’est là que le parolier québécois Luc Plamondon, de passage, est impressionné par le talent du chanteur à qui il destine le rôle de Quasimodo dans le spectacle musical qu’il est en train d’écrire avec Richard Cocciante: « Notre-Dame de Paris » d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo. Pierre accepte la proposition et cela va rendre Garou célèbre en France puis dans toute la francophonie. La chanson « Belle », qu’il partage avec Daniel Lavoie et Patrick Fiori, est un « tube » qui lui rapporte un prix aux World Music Awards et aux Victoires de la Musique. Etant de plus en plus connu, Garou est à ce moment sollicité pour diverses causes et, en 1998, alors que le succès de « Notre-Dame de Paris » est à son comble, il est l’un des artistes présents sur l’album français « Ensemble contre le Sida ». Libéré des représentations de « Notre-Dame de Paris », Garou entame l’enregistrement d’un premier album en solo. Délibérément intitulé « Seul », l’album est produit par René Angélil, le mari de Céline Dion, et connaît un très gros succès. La galette numérique contient quelques « tubes » dont « Seul » bien sûr mais aussi « Sous le vent », un duo interprété avec Céline Dion.

Fort de cette popularité et poursuivant sur sa lancée, Garou commercialise son second album à la fin de l’année 2003. Le premier extrait est un succès radiophonique et pubic: « Reviens ». L’opus recèle aussi un duo avec Michel Sardou: « La rivière de notre enfance ». En 2005, Garou enregistre un nouveau duo, « Tu es comme ça », mais, cette fois, avec une jeune artiste inconnue: Marylou. En juin 2006, le chanteur québécois sort son troisième « long jeu », au titre éponyme, qui n’obtient pas le succès escompté. Malgré cela, l’artiste se produit sur de nombreuses scènes européennes mais aussi en Russie, au Liban, aux Etats-Unis et, bien sûr, au Canada. Et, en 2008, il renoue avec ses premières amours musicales que sont le blues et la soul music: il entre en studio pour réaliser un premier album en anglais intitulé « Piece of my soul ». Les treize chansons sont parfaites mais ne semblent pas séduire le public francophone. Alors, Garou décide de commercialiser un opus de reprises françaises et anglo-saxonnes qui lui tiennent à coeur et à voix: « Gentleman cambrioleur », du titre de la chanson de Dutronc qu’il y interprète. Les ventes de ce disque ne sont pas extraordinaires en France. Fin 2010, il sort son sixième album studio avec des chansons francophones originales: « Version intégrale ». Le CD n’est plus produit par René Angélil mais par Garou lui-même qui a aussi joué de plusieurs instruments. Six mois plus tard, l’artiste tient le rôle principal dans le nouveau spectacle du Cirque du Soleil à New York: « Zarkana ». Et, en décembre 2011, il retrouve, sur la scène parisienne du palais des sports de Bercy, ses amis Daniel Lavoie, Patrick Fiori, Hélène Ségara, Bruno Pelletier et Luck Mervil pour trois concerts reprenant les plus belles chansons de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris ». Puis, en février 2012, Garou est assis aux côtés de Jenifer, Louis Bertignac et Florent Pagny pour évaluer les jeunes talents participant au crochet télévisé français « The Voice, la plus belle voix » sur la chaîne privée TF1. Il commence alors à travailler sur un nouveau projet discographique qui aboutit, en septembre 2012, à un disque nommé « Rhythm and blues ». L’opus revisite des chansons françaises et anglo-saxonnes comme « Le jour se lève » d’Esther Galil et il fait découvrir de nouvelles versions « pêchues » de « Quand tu danses » de Gilbert Bécaud ou « Marie-Jeanne » de Joe Dassin. La tournée qui suit est également un grand succès alors que Garou rempile pour une nouvelle saison de « The Voice la plus belle voix » au début 2013. En septembre 2013, l’artiste commercialise un nouvel album de chansons originales intitulé « Au milieu de ma vie ». Au début de l’année suivante, il interprète un duo avec Charlotte Cardin, finaliste de « The Voice » au Québec: « Du vent des mots ». Et, en février 2014, il prend à nouveau place dans un des quatre sièges rouges du concours français « The Voice » aux côtés de Jenifer, Florent Pagny et Mika. A la fin de la même année, il commercialise un album de mélodies traditionnelles de Noël réinterprétées de manière très personnelle en anglais et en français: « It’s magic ». Le 4 mai 2015, à Forest-National (Bruxelles – B), Garou est l’invité exceptionnel d’un spectacle intitulé « Pietro e Lucia » qui se déclare contre la guerre et le terrorisme. Peu de temps après les attaques terroristes parisiennes de novembre 2015, Garou fait partie, avec Roch Voisine et Corneille, de l’aventure « Forever Gentlemen » qui se décline sur scène pour la première fois en Belgique à Bruxelles et Charleroi. Après cette aventure scénique qui l’emmène aux quatre coins de la francophonie, Garou décide de faire une pause dans sa carrière artistique. Un repos qu’il interrompt le 21 juin 2016 pour présenter la soirée de la fête de la musique sur la chaîne de télé publique France 2 en direct de Toulouse. Cette nouvelle expérience télévisuelle semble lui plaire puisqu’il remet le couvert en 2017 toujours à Toulouse et en 2018 en direct de Nice cette fois. En 2018, il présente aussi le programme de sélection de la chanson qui représentera la France au concours Eurovision et qui a pour titre « Destination Eurovision ». Expérience qu’il réitère en 2019.

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Franck Olivier ici en 1983

26 juin 2010 : La « tournée romantique » fait halte à Quevaucamps en Belgique. Elle y propose des prestations courtes de chanteurs belges et français des années 1960 et 1970: Christian Vidal, Jean-François Michael, Alain Delorme, Robert Cogoi, Franck Olivier, Claudia Sylva, Salvatore Gallo et les Sunlights.

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23 MAI

Anne-Marie David en 1979 - Photo (c) Giancarlo Botti

Anne-Marie David en 1979 – Photo (c) Giancarlo Botti

23 mai 1952 : Naissance, à Arles, de la chanteuse française Anne-Marie DAVID. Toute petite déjà, Anne-Marie chante tout le temps et s’imprègne de l’environnement musical de ses parents constitué d’opéra, d’opérette, de variété française et d’accordéon. A seize ans, elle découvre le film « Funny Girl » avec Barbra Streisand et c’est le choc. Elle décide qu’elle sera chanteuse avec pour modèle absolu Barbra Streisand. Tout en perfectionnant sa maîtrise vocale, Anne-Marie s’inscrit à diverses auditions et se fait engager pour jouer dans une comédie musicale américaine présentée à Paris: « The Me Nobody Knows ». Malgré certaines qualités, le spectacle reste confidentiel. C’est à ce moment qu’une autre comédie musicale prometteuse débarque des Etats-Unis: « Jésus-Christ Superstar ». Alors que l’un des rôles principaux, celui de Marie-Madeleine, n’est pas encore attribué, Anne-Marie passe le casting et se voit engagée par la production. Dans la foulée, c’est à elle que l’on demande d’interpréter les chansons de la version française du film. En 1973, alors qu’elle commence à se faire un nom dans le métier, elle enregistre la chanson « Aimer » pour laquelle elle reçoit le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros. Elle est remarquée par Monique Le Marcis, programmatrice à la radio RTL France qui pense qu’elle serait une bonne représentante pour le Luxembourg au concours Eurovision de la Chanson. Anne-Marie David est sélectionnée et remporte l’édition 1973 du concours avec « Tu te reconnaîtras ».

Quelques mois plus tard, la chanteuse obtient le prix d’interprétation au World Festival Song de Tokyo. En Turquie aussi, Anne-Marie est appréciée: elle y est récompensée par l’Oscar des Variétés en 1974 et 1975. En 1979, alors que sa carrière ralentit un peu, l’artiste propose la chanson « Je suis l’enfant-soleil » à la sélection française pour le concours Eurovision. Elle se qualifie, participe à nouveau au grand show télé international et se classe, cette fois, troisième. Deux ans plus tard, elle est l’une des invitées au Gala des vainqueurs de l’Eurovision organisé à Mysen en Norvège pour le 25e anniversaire du concours. Et, toujours en Norvège où elle est très populaire, Anne-Marie David reçoit le prix de la meilleure interprète étrangère en 1983. Quelques mois plus tard, elle est à Angers où elle donne la réplique à Michaël Lonsdale dans la comédie musicale de Claude Bolling que le comédien met également en scène: « Le Vent tourbillon ». En 1987, c’est au Chili qu’on retrouve la chanteuse où elle se classe troisième en représentant la France au Festival de Viña del Mar avec le titre « 2000 ans déjà ». Mais, au fil du temps, Anne-Marie s’est éloignée du milieu du show-business français et de la vie artistique parisienne. La vie de famille et ses contraintes ne lui permettent plus de se consacrer à fond à ce métier qui la passionne et elle décide d’arrêter la chanson. Quinze ans plus tard, ses fans qui ne l’ont pas oublié la supplient de remonter sur scène: rien que pour eux le temps d’une soirée. Ils récoltent les fonds nécessaires pour que cela se réalise et, en 2005, le spectacle a lieu en Belgique, à Charleroi, en formule piano-voix. Le concert fait l’objet d’un enregistrement sur CD: « Anne-Marie David live à Charleroi ». La chanteuse entame ensuite une tournée avec ce spectacle constitué de reprises et de chansons originales qu’elle appelle simplement « Chansons ». Quelques semaines plus tard, elle participe à l’émission célébrant les 50 ans de l’Eurovision à Copenhague. Elle prépare alors un album studio et c’est Jean Renard, le producteur qui a découvert Mike Brant et Jeane Manson, qui lui propose « Federico », un opus en hommage à Federico Garcia Lorca écrit en français et en espagnol qui sort en 2010. Deux ans plus tard, Anne-Marie David fête ses 40 ans de carrière sur scène au Théâtre du Temple à Paris. Jamais deux sans trois: en 2013, l’artiste se présente à la présélection française du Concours Eurovision avec la chanson « Je manque de toi » écrite par Pierre-André Dousset et Jean Musy. Mais cette fois elle n’est pas retenue. La même année, elle crée le concept « Mon cinéma sans image ». Dans une salle plongée dans l’obscurité, un texte est lu par un comédien pendant que des bruitages d’un film et la musique de Jean Musy appuient l’histoire qui est racontée. Et à la fin de la séance, Anne-Marie David anime un débat sur « la puissance de l’imaginaire et nos perceptions perdues ». Le 12 novembre 2013, la chanteuse revient sur scène à l’Alhambra de Paris pour y interpréter des duos avec des amis artistes: Jean Vallée, Bernard Sauvat, Gilles Dreu ou encore Stéphane Rizon (le vainqueur de « The Voice France » 2012). En mai 2015, Anne-Marie David est invitée à Londres pour l’enregistrement d’une émission de télévision regroupant les plus grands succès du concours Eurovison de la Chanson: elle y interprète « Tu te reconnaîtras ».
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François Feldman en 1991 - Photo (c) Claude Gassian

François Feldman en 1991 – Photo (c) Claude Gassian

23 mai 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français François FELDMAN. Sa mère est d’origine belge et son père, originaire de Russie, lui offre une guitare lorsqu’il a quatorze ans. Cet instrument va le pousser à s’inscrire, comme chanteur, dans divers concours qu’il remporte souvent. Il crée son premier groupe avec des copains et se produit dans quelques clubs parisiens. Son adolescence est alors bercée de soul music et ses idoles ont pour nom James Brown ou Stevie Wonder. En 1977, il trouve l’opportunité d’enregistrer un premier 45 tours avec une chanson qu’il a écrite et composée: « Comme une petite île ». Ce n’est pas un succès et François se tourne vers d’autres aventures musicales au sein d’un groupe nommé Yellowhand et avec lequel il enregistre un disque en 1980. Le succès n’est pas au rendez-vous. Comme il n’est pas au rendez-vous de ses 45 tours suivants commercialisés sous son nom: « Ma petite video » en 1982, « Folle sur les bords » en 1983, « Obsession » en 1984, et « Amour de corridor » en 1985. Nullement découragé par ces tentatives, François Feldman va aborder l’année suivante en enregistrant cette fois une chanson intitulée « Rien que pour toi ». Et c’est le « tube » ! Plus de 300.000 exemplaires vendus en très peu de temps.

Ce premier succès lui permet de réaliser un premier album en 1987. Il a pour titre « Vivre vivre » et ses chansons phares marcheront bien en 1988: « Slave » et « Je te retrouverai ». Dans la foulée, le deuxième album (« Une présence » en 1989) va connaître une popularité plus importante encore avec des chansons comme « Joue pas » (en duo avec Joniece Jamison), « Les Valses de Vienne », « C’est toi qui m’as fait », « Petit Franck » et « J’ai peur » (en duo avec Joniece Jamison). L’album dépasse le million d’exemplaires vendus et constitue le pic de la carrière de François Feldman. En effet, le troisième opus de l’artiste, « Magic Boul’vard » en 1991, ne connaît pas un succès comparable au précédent même si bon nombre de singles marchent bien comme « Joy » par exemple. Sorti en 1993, l’album « Indigo » va, à son tour, confirmer le lent désintérêt du public pour les chansons de Feldman. Seul « Le petit cireur » retient quelque peu l’attention de certaines radios. Commence alors une solide traversée du désert pour le chanteur qui enregistre pourtant de nouveaux albums en 1995, 1997 et 2004. Les medias et le public ne semblent plus vouloir de lui que pour évoquer la nostalgie des années 1980 et 1990. Il oriente d’ailleurs ses nombreux galas sur les succès de cette époque qui font toujours plaisir à réentendre. En 2007 et 2010, il participe à la tournée RFM Party 80. Dans le film « Stars 80 », sorti en 2012, qui raconte l’aventure de cette tournée qui a réuni plus d’un million de spectateurs, François Feldman joue son propre rôle. Cinq ans plus tard, il joue toujours son propre rôle dans le film « Stars 80, la suite ». Et puis, en avril 2018, soit quatorze ans après la sortie de son dernier album (« Des larmes et de l’amour »), François Feldman commercialise un nouvel opus de onze chansons sous le titre générique « Vivant ».
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Pochette album 2017

23 mai 1981 : Naissance, à Alma, près du lac Saint-Jean, de l’auteur, compositeur et interprète québécois Pierre LAPOINTE. Après avoir passé une enfance plutôt sans histoires à Gatineau, il entame des études en arts plastiques dès ses 18 ans. Mais c’est plutôt vers le théâtre qu’il se dirige ensuite avant de bifurquer vers la chanson tout en poursuivant des études d’art à l’Unviversité de Montréal. En 2000, il s’inscrit à un concours de chanson intitulé « Tout nouveau tout chaud » et y remporte deux prix. Il participe, un an plus tard, au célèbre Festival international de la chanson de Granby dont il remporte le premier prix de la catégorie auteur-compositeur-interprète. Pierre Lapointe se met alors à écrire et composer des chansons en vue de préparer un spectacle qu’il propose en novembre 2002 à Montréal. En 2003, il sort son premier album au Canada mais il se produit aussi en Europe dans divers festivals comme « Mars en Chansons » à Charleroi (B) par exemple. L’année suivante, il est sur la scène du Festival Pully Lavaux en Suisse et il est à l’affiche des Francofolies de Montréal où il reçoit le prix du jury. En mai 2005, il est accueilli comme une découverte du festival « Alors, chante ! » à Montauban (F) et il y reçoit le coup de coeur de l’Académie Charles-Cros. En octobre de la même année, il est la vedette de la remise des Félix à Montréal où il en récolte six pour son album : trois pour lui (« Album populaire », « Révélation » et « Metteur en scène ») et trois pour ses collaborateurs (« Arrangeur » et « Réalisateur de disque » pour Jean Massicotte; « Sonorisateur » pour Louis Simon Hétu). En novembre, il est récompensé par le Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros.

L’avalanche de prix et récompenses se poursuit en 2006 avec deux Félix. Et, un an plus tard, il est le lauréat du Prix Rapsat-Lelièvre qui récompense alternativement un an sur deux un artiste québécois et un artiste francophone belge. Le 28 octobre 2007, il reçoit, au Québec, un nouveau Félix pour le spectacle « La Forêt des mal-aimés ». En juillet 2008, il propose un nouveau spectacle, « Mutantès » dans le cadre des Francofolies de Montréal. Ce spectacle prendra ensuite le nom de « Sentiments humains » et aboutira à la réalisation d’un album quelques mois plus tard. Désormais, les albums de Pierre Lapointe se succèdent et l’artiste est présent autant au Québec qu’en France et en Europe. En juillet 2014, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle puis offre des spectacles où il est seul dans une formule piano-voix. Fin de la même année, l’album « Paris-Tristesse » est composé de reprises avec, notamment, deux grandes chansons : « Comme ils disent » de Charles Aznavour et « C’est extra » de Léo Ferré. Il faut ensuite attendre trois ans pour que l’opus suivant soit sur le marché. Il s’agit du septième pour Lapointe et il s’appelle « La science du coeur ».
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Jean Yanne

23 mai 2003 : Décès, à Morsains, de l’acteur, cinéaste, humoriste et chanteur français Jean YANNE, à l’âge de 70 ans, suite à un malaise cardiaque. Jean Yanne est le nom d’artiste que Jean Gouyé, né le 18 juillet 1933 aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait choisi. Après ses études secondaires, il entre à l’école de journalisme mais il la quitte assez vite pour écrire des sketches. Il est néanmoins embauché au journal « Le Dauphiné Libéré » avant de devenir animateur de radio au début des années 1960. Au même moment, il se lance dans la chanson et enregistre deux disques de rock en 1961 sous le nom de Johnny RockFeller et ses RockChild: « J’aime pas le rock » et la reprise de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard. Parmi les autres chansons marquantes de son répertoire, il y a « Rouvrez les maisons closes » (1965) et « Hue donc ou Les Emancipations d’Alphonse, Les Revendications d’Albert, Les Pérégrinations d’Anselme, Les Préoccupations d’Antime » (parodie avec Jacques Martin des « Elucubrations » d’Antoine) (1966). En 1964, Jean Yanne se tourne vers le cinéma où il est remarqué dans de nombreux films dramatiques comme « Le boucher » de Claude Chabrol. A partir de 1972, il désire se tourner vers la comédie et décide de tourner ses premiers films: « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972), « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), « Les Chinois à Paris » (1974), « Chobizenesse » (1975), « Je te tiens tu me tiens par la barbichette » (1978), « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982) et « Liberté, égalité, choucroute » (1985). La plupart des musiques et chansons de tous ces films ont été composées par Jean Yanne. L’artiste est mort le 23 mai 2003 dans sa propriété de Morsains dans la Marne (F).
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23 mai 2013 : Décès, à Nice, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges MOUSTAKI. Né le 3 mai 1934 à Alexandrie (Egypte) de parents juifs grecs parlant l’italien, le petit Giuseppe se passionne rapidement pour la musique, la littérature et la chanson françaises. En 1951, il débarque à Paris où il est brièvement journaliste puis barman. Dans le piano-bar où il travaille, il est amené à fréquenter des musiciens et lorsqu’il voit Georges Brassens sur scène, c’est la révélation: il va écrire des chansons et il va désormais se prénommer Georges. En 1958, il croise la route d’Edith Piaf et ils tombent amoureux pour une fulgurante mais brève liaison. C’est à cette époque qu’il lui compose l’un de ses plus grands succès: « Milord ». Il n’y aura pas de suite à cette chanson pour Piaf et, après le décès de cette dernière en 1963, Moustaki va écrire et composer pour Yves Montand et Serge Reggiani. Il offre ainsi à ce chanteur sur le tard de magnifiques chansons comme « Sarah » (« La femme qui est dans mon lit… ») ou « Ma liberté » (reprise en 2011 par Chimène Badi dans une version gospel). Il écrit aussi pour Barbara « La longue dame brune » qu’il interprète avec elle. Lors des manifestations parisiennes de mai 1968, Georges Moustaki s’implique beaucoup aux côtés des jeunes et des étudiants. Il devient un artiste engagé et c’est à ce moment qu’il écrit et compose « Le métèque », la description d’un personnage « baba cool » et d’un mode de vie qui s’apparente à celui de ceux que l’on appellera alors les « hippies ». Le succès de cette chanson qu’il interprète est énorme et international en 1969. Un an plus tard, il est à l’affiche du théâtre parisien de Bobino en vedette. Son répertoire reprend les chansons de l’album du « Métèque » qui sont devenues, à leur tour, des succès: « Joseph », « Il est trop tard », etc. Sur scène, il dévoile un caractère gentil et affable qui prône cependant l’action et la révolution permanente en douceur. Il se met ensuite à voyager et profite de ses périples pour y découvrir des nouvelles formes musicales qui vont l’inspirer à chaque nouvel album. Le Brésil des années 1970 et 1980 y tient une grande place. Parmi les chansons les plus populaires de Georges Moustaki, on peut citer: « Sans la nommer », « Les amis de Georges », « Les eaux de mars », « Humblement il est venu », « Heureusement qu’il y a de l’herbe », « Donne du rhum à ton homme », etc. En 2003, sur l’album « Moustaki », l’interprète reprend enfin de manière très personnelle, le succès qu’il avait donné à Edith Piaf: « Milord » se trouve en « piste cachée » tout à la fin de la dernière plage du disque compact. Créé avec l’aval de l’artiste en 2011, le premier Prix Georges Moustaki est décerné à Paris à la chanteuse française Melissmell. Il récompense depuis, chaque année, un album autoproduit indépendant. Georges Moustaki s’est déclaré flatté et honoré de pouvoir ainsi aider à mettre en lumière des artistes qui n’ont pas encore pu bénéficier de l’aide de structures professionnelles pour produire leur travail. En octobre 2011, deux ans après avoir alerté le public à propos de ses problèmes respiratoires, « Jo » Moustaki déclare à la presse qu’il n’aura plus jamais les capacités physiques de chanter. Depuis ce moment, les forces du chanteur ne cessent de diminuer. Victime de l’emphysème et toujours à la recherche d’oxygène, il doit se résoudre à quitter son domicile parisien de l’île Saint-Louis qu’il chérit tant pour emménager à Nice où il s’éteint le 23 mai 2013.
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