3 FEVRIER

 

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance, à Lausanne, en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte. Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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2 DECEMBRE

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

2 décembre 1923 : Naissance, à New York aux Etats-Unis, de la cantatrice grecque Maria CALLAS sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. C’est donc à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne vingt récitals. Mais, sa mère étant soupçonnée d’avoir collaboré avec l’occupant, Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide alors de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il devient aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient, entretemps, une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants.

Les magazines s’intéressent alors autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes pour officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Ensuite, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude après le décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium alors que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980. En novembre 2018, Londres, Bruxelles puis Paris, avant d’autres villes françaises, accueillent un nouveau concert de la diva où elle apparaît en hologramme accompagnée par un véritable orchestre de 60 musiciens bien réels. Les critiques sont unanimes pour qualifier ce spectacle technologique prodigieux de saisissant, ébouriffant et fascinant voire même irritant.
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AKIM en 1965 - Photo (c) Aubert

AKIM en 1965 – Photo (c) Aubert

2 décembre 1946 : Naissance, à Hendaye, du chanteur français AKIM sous son vrai nom d’Eric Brücker. Il suit des cours de droit à Paris et paie ses études en travaillant dans un magasin d’électro-ménager. A 19 ans, son chemin croise celui du producteur de disques Claude Carrère qui croit déceler en lui une graine de star. Il lui fait donc très vite enregistrer un premier disque avec la chanson « 24 heures par jour c’est l’amour » sous le pseudonyme d’Akim. Il interprète aussi l’adaptation d’un titre des Beatles, « I feel fine », qui devient « Humm qu’elle est belle ». Ces chansons ne retiennent pas trop l’attention du public qui va toutefois découvrir Akim quelques mois plus tard lors de la sortie de son second 45-tours sur lequel est enregistré un duo qu’il interprète avec Sheila. C’est leur producteur commun, Claude Carrère, qui a l’idée de cette chanson intitulée « Devant le juke box » et qui devient très vite disque d’or en 1965.

Un peu effrayé sans doute par ce succès rapide et intense, Eric stoppe net sa carrière de chanteur et part à New York pour terminer ses études de droit. Il se fait ensuite engager dans un cabinet d’avocats mais il ne s’éloigne pas du show-business puisqu’il devient alors juriste pour des multinationales du disque comme CBS. Au début des années 2000, c’est en France qu’il est victime d’un grave accident de la route qui le prive de l’usage de ses jambes. Alors qu’il est hospitalisé à l’hôpital de Garches, il y décède en février 2002.
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Michaël Youn en 2012 – Photo (c) Georges Biard

2 décembre 1973 : Naissance, à Suresnes, de Michaël YOUN sous le nom de Michaël Benayoun. Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, humoriste, animateur de télévision et de radio français, il a aussi été, un temps, le meneur du groupe « Bratisla Boys » et un chanteur de rap ayant pour pseudonyme Fatal Bazooka. Il est le seul enfant d’un consultant en management et d’une cheffe du personnel: un vrai milieu artistique! Pourtant, dès l’âge de cinq ans, il suit des cours de piano. Dans le contexte familial, il se dirige logiquement vers un métier commercial et économique. Il sort diplômé d’une école d’affaires économiques en 1996. Mais son côté artistique le pousse à s’orienter ensuite vers la radio et le théâtre en fréquentant, notamment, le cours Florent à Paris. A partir de 1998, il devient animateur de radio notamment pour la matinale de Skyrock. Il passe ensuite à la télé sur la chaîne privée M6 où il présente le Morning Live de 2000 à 2002. En 2001, il imagine une sorte de sketch qui va déboucher sur la création d’un faux boys band composé de marins reconvertis dans la chanson. Issu du Slovakistan, un pays imaginaire censé se trouver en Europe orientale, les « Bratisla Boys » vont connaître un grand succès télévisuel qui va rapidement les obliger à enregistrer un disque: « Stach stach ». Au début de 2002, ils commercialisent même un album avant que le groupe ne disparaisse à cause de la prétendue noyade de ses membres.

L’année suivante, Michaël Youn décroche un rôle dans le film « La Beuze » et il enregistre la chanson du générique sous le pseudonyme d’Alphonse Brown: « Le frunkp » qui devient aussi un grand succès. En 2004, Michaël parodie la chanson « My sharona » de The Knack qui devient « Les connards ». Puis, deux ans plus tard, il monte un groupe parodique de hip-hop: Fatal Bazooka. Le premier single intitulé « Fous ta cagoule » devient numéro 1 des ventes en France. Et le second titre, « Mauvaise foi nocturne », parodie du titre de Diam’s « Confession nocturne », emboîte le pas. Pascal Obispo y joue le rôle de « Vitoo » qui parodie Vitaa interprétant en duo la chanson de Diam’s. En janvier 2008, lors de la remise des NRJ Awards en France, Michaël est récompensé pour le meilleur clip de l’année réalisé avec la chanson « Parle à ma main » enregistrée en duo avec Yelle. Il est à noter que Fatal Bazooka continue à régulièrement enregistrer de nouveaux titres et à se produire sur scène.
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2 décembre 2013 : Sortie d’un nouvel album de Pascal OBISPO dont le titre générique est « Le grand amour ». La première chanson a être diffusée par les radios est « D’un Ave Maria ».

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5 NOVEMBRE

Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

5 novembre 1932 : Naissance, à Espinal (Espagne), de l’auteur, compositeur et interprète français Leny ESCUDERO. Son père est un gitan républicain espagnol. Ses parents, analphabètes, fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Jacques Canetti est de ceux-là et il permet à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, et il enregistre un premier 45 tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade.

Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient également quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Aragon/Ferré), « Le chant des partisans »(Kessel/Druon) ou encore « Le déserteur » (Vian). En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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Joe Dassin dans les années 1970 - Photo (c) Bernard Leloup

Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

5 novembre 1938 : Naissance, à New York, du chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN. Il est le fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. C’est donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des études d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. En 1962, il est ainsi figurant dans un film de son père: « Topkapi ». Il effectue un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux. Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée en Belgique à la RTB. Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont commencer à se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ». Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Dalton ». Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès. Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry: « Marie-Jeanne ». Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969). Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre de la même année. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973). En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques. Cela le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974). Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ». A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour à un succès très important: « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais c’est la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier. Il est toujours difficile de sortir indemne d’un tel succès mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ». Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 est « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès. Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marquée par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ». En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les 15 ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller. Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ». Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne se reconnaît pas et dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dûs à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Son coeur se rappelle à ses mauvais souvenirs et Joe multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mise sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et est hospitalisé à Neuilly puis il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery. Les chansons, très populaires, de Joe Dassin continuent à être fredonnées par des milliers de personnes. Grâce au maintien de la mémoire assuré par ses fils Julien et Jonathan, elles connaissent même de nouvelles versions comme celles remixées avec un orchestre symphonique en 2010 pour les 30 ans de la disparition de l’artiste. Elles inspirent aussi les artistes contemporains comme Hélène Ségara qui enregistre, en 2013, un album de duos virtuels avec le regretté Joe Dassin.
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Sarclo en 2012

5 novembre 2012 : L’artiste suisse SARCLO commercialise un nouvel album intitulé « Gueuler partout comme un putois ». Lorsqu’on lui demande de présenter cet opus, voici ce qu’il en dit: « Ca me pendait au nez: depuis des décennies, je commençais des phrases par ‘à l’aube du troisième âge…’ pour déconner. Eh ben on y est. Ivre de ma fraîche liberté d’orphelin, je revendique pour moi et pour vous le plaisir durable de ne pas être sérieux. Les vilains mots le disputent aux jolis sentiments, et le rock and roll va au chagrin. Et depuis des décennies que je voulais chanter ‘It’s all right Ma’, eh ben je vous l’ai traduite. Et depuis des décennies que je voulais faire un disque avec quelqu’un qui aurait lu mes chansons avant de s’y mettre, je suis tombé sur Napoléon Washington. Je trouve que j’ai beaucoup de chance d’avoir fait ce disque, et ça n’a aucune espèce d’importance. »

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5 novembre 2012 : Le nouvel album francophone de Céline DION a pour titre « Sans attendre » et sort ce jour. Il a été annoncé par le single à succès « Parler à mon père », rapidement suivi par « Le miracle ». Cet album « français » était attendu depuis des années par les fans de la chanteuse québécoise. Et, de fait, il s’avère rapidement comme l’une des meilleures ventes de cette fin d’année 2012. Livrées sur mesure par des auteurs compositeurs qui connaissent bien la diva, les chansons sont terriblement efficaces tout en restant honnêtes et adpatées au public de l’Europe francophone. Toute en retenue sur certaines mélodies, la voix de Céline reste un joyau unique en son genre. L’album est un véritable opus de variétés, dans le sens noble du terme, où chacun peut y trouver son compte. Ceux qui, par exemple, avaient apprécié la chanson « Vole », en son temps, seront totalement émus par celle consacrée aux « petits pieds de Léa » qui, une fois de plus, trahit la grande humanité de cette star internationale.
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6 OCTOBRE

Nicolas Peyrac en 1987 – Photo (c) Bernard Leloup

6 octobre 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Nicolas PEYRAC, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez. Le jeune Jean-Jacques passe un peu de son enfance en Bretagne avant de partir à New York pendant un an avec sa mère lors du divorce de ses parents. C’est dans cette ville américaine qu’il achète sa première guitare en 1963. Puis, il revient en France où il s’engage dans des études de médecine. Mais ses grandes passions sont la photographie, l’écriture et la musique qu’il joue sur sa guitare. Avec cette dernière, il prend l’habitude de composer quelques mélodies et d’y ajouter quelques paroles. Au début des années 1970, Jean-Jacques est en Côte d’Ivoire où il suit sa mère qui y est chef de service en physiologie. S’ennuyant de la France et de ses copains, il s’enferme, en 1972, dans une chambre d’hôtel d’Abidjan où il compose quelque 350 chansons. Et il envoie régulièrement ces chansons à des éditeurs dans l’espoir qu’elles soient interprétées par de grands artistes. A partir de 1974, il se décide à chanter lui même ses compositions. Il enregistre ainsi un premier disque qui est un des grands succès de 1975: « So far away from L.A. ».

Sa carrière se poursuit alors d’une manière fulgurante avec un second succès avant la fin de l’année: « Et mon père ». En octobre 1975, il fait une courte apparition dans le spectacle de Gérard Lenorman à l’Olympia pour qui il a écrit et composé la chanson « Ailleurs » qu’il accompagne à la guitare. Et les « tubes » s’enchaînent ensuite: « Mississipi River », « Comment t’appelles-tu », « Je pars », « Il y aurait du soleil », « Les vocalises de Brel » ou encore « Ne jouez plus God Save the Queen ». En 1976, Pascal Sevran écrit de lui : « Son inspiration est la vie même : un fait divers, une ville en danger de mort, l’enfance, la liberté. Il lit Vian, Prévert et Eluard. Ca vous étonne ? Nicolas Peyrac chante ce qu’il croit et croit à ce qu’il chante. Voilà qui l’autorise à espérer le haut de l’affiche et pour longtemps. » En 1978, Nicolas Peyrac fait partie, avec Nicole Rieu et Jean-Michel Caradec, des artistes qui enregistrent l’album de la comédie musicale « Le rêve de mai » pour le dixième anniversaire des manifestations de 1968. Il se produit en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia en 1979 et de Bobino en 1981. La fin des années 1980 est difficile pour l’artiste qui subit une dépression. En 1993, il s’installe en Californie puis, un an plus tard, à Montréal au Canada. Jusqu’en 2008, il va y résider en effectuant de nombreux allers-retours vers la France où il enregistre toujours des disques et présente des concerts. Après avoir également écrit deux romans et assuré des chroniques cinématographiques hebdomadaires pour le magazine « Ciné Télé Revue », il revient s’installer en France en 2009. Un nouvel album y est enregistré qui porte un titre logique: « Case départ ». Et un troisième roman intitulé « Elsa » est publié. Deux ans plus tard, Peyrac sort un double album intitulé « Du Golden Gate à Monterey » qui contient quatorze chansons originales et nouvelles ainsi que dix succès réorchestrés. Un album, reprenant quelques-unes de ses plus belles chansons réenregistrées en duo avec d’autres artistes, est commercialisé le 14 octobre 2013 sous le titre « Et nous voilà ». Il déclare alors souffrir depuis 2012 d’une forme de leucémie. En juillet 2016, seul avec sa guitare, il donne un concert dans le cadre des Francofolies de Spa en Belgique. Une prestation acoustique qu’il va ensuite présenter pendant des mois à Paris, au théâtre des Mathurins, et aussi ailleurs comme à Maurage en Belgique (voir article détaillé sur ce spectacle en cliquant ICI).
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Sophie Duez en 1985

6 octobre 1962 : Naissance, à Nice, de l’actrice française Sophie DUEZ. Elle commence sa carrière artistique en 1983 comme choriste et danseuse de Patrick Bruel qui chante « Marre de cette nana-là » à la télé.

C’est suffisant pour qu’elle décroche ensuite un rôle dans le film « Marche à l’ombre » de Michel Blanc quelques mois plus tard. Elle s’essaie timidement à la chanson en 1985 en interprétant en duo avec Philippe Chatel la « chanson d’Emilie et du grand oiseau » extraite du spectacle musical « Emilie Jolie ». Mais sa carrière s’oriente définitivement vers les séries télévisées et le cinéma par la suite.
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Dominique A en 2012

6 octobre 1968 : Naissance, à Provins, de l’auteur, compositeur et interprète français Dominique A dont le vrai nom est Dominique Ané. Avec un père professeur et une mère au foyer, il passe son enfance et le début de son adolescence dans sa ville natale de Provins où il découvre la musique et la littérature. Ses goûts du moment vont au courant musical punk et à la new wave. Mais, avant la fin de ses études secondaires, il est contraint de suivre ses parents à Nantes où son père est muté. C’est dans cette ville qu’il tente des études de lettres et qu’il effectue divers petits boulots pendant qu’il fonde, avec trois copains, un groupe musical nommé « John Merrick ». Quelques 45 tours sont alors enregistrés par la formation. C’est donc au début des années 1990 qu’il commence à composer et enregistrer des chansons en solo. Il produit lui-même un premier disque que l’on qualifie de pop-rock minimaliste. Cet opus lui permet de se faire remarquer par le label Lithium qui lui propose d’enregistrer son deuxième album. Remarqué et encensé par certains professionnels, Dominique A se trouve un public qui va, dès 1992, l’applaudir sur scène. Le succès ne fait alors que s’amplifier grâce à des étapes comme le succès de « Twenty-two bar » (de l’album « La mémoire neuve » en 1995) puis une nomination comme révélation masculine de l’année aux Victoires de la Musique.

Sa carrière se poursuit de manière plutôt linéaire jusqu’au bouleversement dû à l’écoute de l’album « L’imprudence » de Bashung en 2002. Il décide à ce moment de se remettre en question et il ne produit pas lui-même son prochain album, « Tout sera comme avant », qui sort en 2004 avec un succès mitigé car ses admirateurs ne s’y retrouvent pas trop. En 2005, Dominique se rend au Groenland et ce voyage va inspirer son opus suivant, « L’horizon », qui sort en 2006. Il s’ensuit une grande tournée qui va faire l’objet d’un disque « live » qui est commercialisé en 2007: « Sur nos forces motrices ». Deux ans plus tard, Dominique A change encore ses plans et revient à ses premières amours en enregistrant seul, de manière minimaliste et électronique, les chansons de son album suivant intitulé « La musique ». Au début de l’année 2010, il reçoit de l’Académie Charles-Cros un prix pour l’ensemble de son oeuvre. Le mois de janvier 2012 marque les 20 ans de carrière de l’artiste qui, pour l’occasion, sort une intégrale de tous ses albums avec, en supplément, des titres inédits. Deux mois après, c’est un nouvel opus qui est dans les bacs des disquaires: « Vers les lueurs ». Ce neuvième album de Dominique A est encore différent avec, cette fois, des morceaux enregistrés avec un groupe de rock et un quintet à vent. Ce disque et ce renouveau lui permettent d’obtenir, en février 2013, la Victoire de la Musique comme « Artiste masculin de l’année ». Son dixième album studio a pour titre « Éléor ». Il parait en mars 2015 et connaît un beau succès grâce à une bonne médiatisation radio et télé. En 2018 sortent deux albums contrastés répondant aux envies à nouveau éclectiques de l’artiste. Ils ont pour titre « Toute latitude » (qui sort en mars) et « La fragilité » (qui est commercialisé en octobre).
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Colette Renard en 2010

6 octobre 2010 : Décès, à l’âge de 86 ans, de la chanteuse et actrice Colette RENARD, à Saint-Rémy-les-Chevreuse. Née Colette Raget le 1er novembre 1924 à Ermont, elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. En 1956, elle participe à la comédie musicale « Irma la douce ». C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. A Paris, l’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes. Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interprétera aussi plus tard. En 1960, elle épouse le père de Michel Legrand, Raymond Legrand, un extraordinaire chef d’orchestre sous la direction duquel elle chante à de nombreuses reprises. Ils divorceront en 1969. Grand prix de l’Académie Charles-Cros, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard se révèle aussi comme une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix en 1992. Et, entre août 2004 et septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy, doyenne de la série télévisée française « Plus belle la vie ».
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1er OCTOBRE

DANI en 1970

1er octobre 1944 : Naissance, à Castres, de la chanteuse et comédienne française DANI, née Danièle Graule. Fille d’un cordonnier et d’une vendeuse de chaussures, Danièle, aînée de trois enfants, aurait pu se destiner, elle aussi, à la maroquinerie ou la cordonnerie. Mais ce sont plutôt les arts qui la passionnent et, dès qu’elle le peut, à 19 ans, elle quitte Perpignan pour Paris. Son but est de s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts mais, en 1963, elle est engagée par le magazine « Jours de France » pour y faire des photos. Suite à cela, on lui propose de devenir mannequin et elle obtient de petits rôles dans des films. En 1965, la réalisatrice et productrice Daidy Davis Boyer propose à Danièle d’être figurante dans le scopitone de la chanson « Tout se passe dans les yeux » interprétée par Dick Rivers. Cette incursion dans le monde de la chanson lui donne envie de passer une audition organisée par la maison de disques Pathé Marconi. Du coup, elle a l’opporunité d’enregistrer, en 1966, un premier disque super 45 tours avec, notamment, la chanson « Garçon manqué ».

C’est le début d’une belle carrière de chanteuse dont l’un des coups d’éclat est la reprise de la chanson de Georges Milton, « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968: plus d’un million d’exemplaires vendus. Sous le pseudonyme de Dani, l’artiste se veut être la plus complète possible et se présenter à son public sur scène. En 1970, elle passe à l’Alhambra de Paris puis à Bobino en 1971. Par la suite et jusqu’en 1974, elle devient meneuse de revue à l’Alcazar de Paris. Dans le même temps, elle décroche toute une série de rôles au cinéma et à la télévision. En 1974, elle doit représenter la France au concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans ». Mais le décès du président de la république française Georges Pompidou quelques jours avant la compétition annule sa participation. Qu’à cela ne tienne, la chanson obtient un joli succès radiophonique dans les pays francophones. L’année suivante, ayant signé un contrat discographique avec la maison Flèche appartenant à Claude François, elle assume la première partie de la tournée de ce dernier. Puis, sans doute inspirée par Régine, elle acquiert un night club parisien qu’elle gère jusqu’au début des années 1980. C’est à ce moment qu’elle sombre véritablement dans certaines addictions comme la drogue. Après un long séjour en famille dans le Vaucluse, elle revient à Paris pour y tenir des boutique de fleurs avec une nette préférence pour les roses. En 1993, elle rompt son silence pour sortir un album rock intitulé « N comme Never Again ». En 2001, Etienne Daho apprend que la fleuriste possède un texte que Serge Gainsbourg a écrit pour elle en 1975 et qui est resté inédit: « Comme un boomerang ». Et il insiste pour qu’elle accepte d’enregistrer le morceau en duo avec lui. Elle le fait et c’est un véritable « retour gagnant » pour Dani qui, dans la foulée, se décide à revenir dans les studios de prise de son. Sa première maison de disques en profite également pour sortir un CD best of qui permet aux amateurs de se procurer à nouveau les enregistrements originaux de Dani en qualité numérique. Puis, la chanteuse se lance dans la sortie d’albums contenant des chansons nouvelles et originales: « Tout Dépend Du Contexte » en 2003, « Laissez-moi rire » en 2005 et « Le Paris de Dani », album consacré à la capitale française, en 2010.
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Jeane Manson en 1979 – Photo (c) Leonard De Raemy

1er octobre 1950 : Naissance, à Cleveland (Ohio), de la chanteuse américaine Jeane MANSON. Avec un père écrivain et une mère artiste qui chante et peint, elle passe sa prime enfance au Mexique avant de se rendre en Californie où elle apprend la musique et suit des cours de théâtre. Elle obtient quelques rôles au cinéma et pose nue dans les pages centrales du magazine Playboy en août 1974. Puis, pour oublier un mariage raté, elle part pour l’Europe et y obtient quelques rôles dans des films français comme « Bons baisers de Hong Kong » avec les Charlots. Fin 1975, l’actrice fait connaissance de l’auteur, compositeur et producteur français Jean Renard. Ce dernier est alors inconsolable de la mort de Mike Brant qu’il a révélé au grand public quelques années plus tôt. Jean Renard a aussi beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Il trouve en Jeane Manson une chanteuse formidable qui, dans la lignée de Petula Clark, va séduire autant par son accent et son talent que par sa beauté. Et il voit juste. Surtout lorsqu’il lui livre, paroles et musique, un titre qui va déferler sur les ondes radios durant tout l’été 1976: « Avant de nous dire adieu ».

L’effet Jeane Manson est immédiat et les succès vont s’enchaîner comme des perles sur un collier: « Une femme » (1976), « Les larmes aux yeux » (avec Christian Delagrange en 1976), « La chapelle de Harlem » (1977), « Ce n’est qu’un au revoir » (1977), « Fais-moi danser » (1978), « Fly to New York city » (1979) et « Vis ta vie » (1979). En 1979, elle est choisie pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson à Jérusalem: le titre « J’ai déjà vu ça dans tes yeux » se classe 13e sur 19. Après cette rafale de « tubes », la carrière de Jeane Manson va s’apaiser. L’artiste diversifie alors ses activités et se tourne, par exemple, vers le spectacle musical comme, en 1986 et 1988, « L’homme de la Mancha » dont la première a lieu à Nantes. En 1992, on retrouve Jeane Manson à l’affiche de l’opérette « Dédé » au Théâtre des Célestins à Paris puis, quelques mois plus tard, dans « Trois valses » d’Oscar Strauss à l’Opéra de Marseille. En 1998, elle enregistre une version très personnelle du « Con te partiro » de Boccelli: « Partir avec toi », un titre qu’elle interprète en duo avec le chanteur belge Yvhann Cevic. En 2002, elle entre en studio pour créer une nouvelle version de son premier succès « Avant de nous dire adieu » de nouveau en duo avec Yvhann Cevic. Sachant monter depuis son plus jeune âge, Jeane Manson donne alors des spectacles musicaux en chantant à cheval au Cirque d’Hiver Bouglione en 2006. Dans la catégorie du théâtre musical, on la retrouve en 2007 dans « Sans famille » à l’Opéra de Nice. A la fin de l’année 2010, elle est au programme du Cirque Joseph Bouglione à Chatou en France: elle y chante, danse, monte à cheval et fait le clown. Au début 2011, elle présente à Vernon un nouveau concert acoustique constitué de gospel, de negro-spirituals, de classique et de chansons d’amour: « Spiritual love ». Puis, en 2012, elle rejoint la saison 7 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». La même année, elle reprend son rôle dans une nouvelle version de « L’Homme de la Mancha » au Théâtre des Variétés à Paris. Et, en 2012 encore, elle sort une compilation de trois CD qui contiennent ses plus grands succès et une chanson nouvelle inédite composée par Claude Barzotti: « Est-ce qu’on s’aime encore ? ». Deux ans plus tard, un nouvel opus intitulé « Viviré » est disponible en deux versions: espagnole et française. Il reprend de grands succès éternels comme « L’été indien » (Joe Dassin), « Aranjuez mon amour » (Richard Anthony) ou « Embrasse-moi » (Julio Iglesias). En mars 2016, Jeane Manson commercialise un nouvel opus en français: « Amour le soleil du coeur ».
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STROMAE en 20141er octobre 2015 : STROMAE est le premier artiste belge, francophone de surcroît, à se produire au légendaire Madison Square Garden de New York pour un spectacle qui affiche complet. Le Bruxellois s’exprime en français mais aussi en anglais durant le show. Et il ne peut s’empêcher de glisser quelques références au plat pays face à un public où se trouvent le premier ministre belge Charles Michel et le ministre des affaires étrangères Didier Reynders. Stromae termine son spectacle avec « Alors on danse » et « Papaoutai ». Qualifié de « mélange de Michael Jackson et Jacques Brel » par le New York Times, Stromae effectue un ultime rappel a capella de la chanson « Tous les mêmes ».

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Charles Aznavour en 2004

1er octobre 2018 : Décès, à Mouriès, dans le sud de la France, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français d’origine arménienne Charles AZNAVOUR. Né à Paris le 22 mai 1924, d’un père nommé Micha Aznavourian, baryton tenant un restaurant arménien à Paris, et d’une mère comédienne prénommée Knar, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et Shahnourh Varinag (c’est le vrai prénom de Charles) songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser. Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais »(1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi »(1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100 000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui dans les Alpilles (sud de la France) au cours de la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951. Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française.

La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française. Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ». Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris se consacrerait désormais à la joaillerie.
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Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

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Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Né le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), il suit un cursus scolaire normal avant de se présenter à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer. Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. Un jeune interprète au talent prometteur va bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique: Joe Dassin. Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. Alors que Joe Dassin prend l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE comme Nino Ferrer, d’autres artistes y viennent également comme Carlos par exemple mais aussi Sheila, Dalida ou encore Johnny Hallyday. Au début des années 1970, Claude François se tourne vers celui que l’on surnomme désormais « Le Baron » pour réaliser ses chansons comme « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » ou « Le téléphone pleure ». C’est aussi Estardy qui est aux commandes lorsque Clo-Clo enregistre les fameux « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra » en 1977. Fin des années 1970, l’homme achète un chalet dans les Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Puis c’est Michel Sardou qui va connaître des années fastes grâce aux mixages de Bernard Estardy avec, entre 1981 et 1990, de nombreux albums et « tubes » dont « Les Lacs du Connemara » et « Vladimir Illitch ». Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ». Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner. En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français. En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme. En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ». Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ». Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media).
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Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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11 SEPTEMBRE

Lucien Morisse en 1961

11 septembre 1970 : Décès à Paris de l’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE. Né le 9 mars 1929 à Paris sous le nom de Lucien Trzesmienski, il est discothécaire à la RTF, la Radiodiffusion Télévision Française, lorsqu’il est remarqué par le journaliste Pierre Sabbagh qui lui confie, en 1950, l’illustration sonore du journal télévisé qui doit alors être réalisée en direct. En 1956, les fondateurs de la toute nouvelle radio périphérique française Europe 1 font appel à ses services pour créer un nouveau style de radio qui soit populaire. Cela marche bien et, en 1960, il devient le responsable de la programmation musicale de la station. Il est le premier à instaurer en France le système de la playliste qui est alors en vigueur sur les radios américaines. Mais Lucien Morisse est aussi animateur de l’émission « Le Discobole » et, en octobre 1960, il casse en direct le troisième 45 tours de Johnny Hallyday qu’il estime mauvais. En fait, la vérité est peut-être à chercher ailleurs: à cette époque Lucien Morisse est en couple avec la chanteuse Dalida qui vient d’enregistrer la même chanson que Johnny: « Itsy bitsy petit bikini ». Très créatif, il est à la base d’émissions comme le fameux « Musicorama » d’Europe 1 ou encore le célèbre « Salut les copains ». Mais il est aussi le directeur du label « Disc’Az » dont les artistes sont souvent programmés sur Europe 1: Pascal Danel, Michel Polnareff, Saint-Preux, Gilles Marchal, etc. Le 8 avril 1961, il finit par épouser Dalida après cinq ans de vie commune. Mais leur mariage ne dure que quelques mois et, en 1963, il épouse la mannequin Agathe Aëms avec qui il aura deux enfants. Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse se suicide par arme à feu dans son appartement parisien. Il avait 41 ans. Quelques semaines avant son décès, Lucien Morisse fait une apparition à la télévision française pour y présenter une jeune artiste qui répond au nom de Célia mais c’est aussi l’occasion pour lui de croiser une dernière fois Dalida. La vidéo de ce moment est ci-dessous.

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Georges Chelon sur scène

11 septembre 2001 : Alors que toute l’Europe a appris, dans l’après-midi, la catastrophe terroriste des tours jumelles du World Trade Center de New York, Georges CHELON se produit le soir en Belgique sur une scène bruxelloise. Comme tout le monde à ce moment-là, l’auteur-compositeur-interprète français se pose des tas de questions sur les suites de cet attentat épouvantable. Et il songe à écrire le texte d’une future chanson sur le sujet: « Le monde a peur » qui se trouve sur l’album « Comme des vitrines » qui sort en 2002.

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11 septembre 2010 : L’Autumn Rock Festival de Braine-le-Comte (B), accueille, entre toute une série de groupes s’exprimant en anglais, les artistes francophones Larko, Poulycroc, Cédric Gervy, Camping Sauvach, Sttellla, Mass Hysteria et Eté 67.
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Jo Masure en 2013

Jo Masure en 2013

11 septembre 2015 : C’est à Castelsarrasin qu’est remise, par la chanteuse JULIETTE, la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres à Jo MASURE, directeur-fondateur du festival « Alors, Chante ! ». La cérémonie a lieu quelques heures avant un spectacle mémorable de plus de quatre heures au cours duquel une pléiade d’artistes francophones sont venus rendre hommage au festival qui, de Montauban, sera délocalisé à Castelsarrasin en 2016. Comme il était trop difficile pour l’équipe du festival d’organiser l’édition 2015 dans un délai aussi court, elle a choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Mais on peut dire qu’il s’agit là d’une étape avant la 30e édition du festival qui se tiendra donc du 2 au 7 mai 2016 à Castelsarrasin. Pour en savoir plus sur les motifs de ce changement de lieu, veuillez CLIQUER ICI.
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11 septembre 2016 : Deuxième édition, en Belgique, du nouveau festival d’Obourg à l’affiche duquel des artistes locaux sont à découvrir. Se succèdent ainsi sur la scène du parc de ce petit village de Mons: Dimitri, Mademoiselle Joséphine (Pascale Delagnes), Monsieur Olivier, Méliska, Getch Gaëtano, Céléna & Sophia ou encore Antoine Hénaut. A tendance plus familiale et conviviale, la manifestation se place dans la tradition du célèbre festival d’Obourg des années 1960 et 1970 qui accueillit de grandes vedettes et découvertes de la chanson française.
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6 SEPTEMBRE

Luciano PAVAROTTI

6 septembre 2007 : Décès, à Modène, du ténor italien Luciano PAVAROTTI. Né le 12 octobre 1935 à Modène, il est le fils d’un boulanger chanteur et d’une employée dans une fabrique de cigares. Après des études de chant, sa carrière à l’opéra commence en Italie en 1961. Mais ses qualités vocales le font rapidement connaître dans toute l’Europe. En 1963, on lui demande d’effectuer le remplacement de Giuseppe Di Stefano au pied levé à Londres : c’est son premier pas vers la consécration internationale. Le chef d’orchestre allemand Herbert Von Karajan est subjugué et lui demande de jouer à la Scala de Milan en 1965. Quatre ans plus tard, le premier enregistrement phonographique de Luciano Pavarotti est réalisé à Rome. Puis, en 1972, ce sont les Etats-Unis qui découvrent le ténor au Metropolitan Opera de New York. Il y interprète avec brio « Ah ! mes amis, quel jour de fête ! », air extrait de « La fille du régiment ». Cette performance lui vaut 17 rappels.

Au début des années 1980, il met sur pied « The Pavarotti International Voice Competition » qui s’adresse aux  jeunes artistes. A la fin de chaque épreuve, il donne un récital où il chante avec les gagnants. Il poursuit une carrière mondiale éblouissante au cours de laquelle il essaie inlassablement de rendre populaire l’art lyrique et la musique classique. C’est dans ce cadre qu’il s’associe à Placido Domingo et à José Carreras pour proposer les concerts et albums des Trois Ténors qui vont connaître un énorme succès au début des années 1990. Au cours de sa carrière également, Luciano Pavarotti n’aura de cesse d’enregistrer et de participer à des duos réalisés avec des chanteurs issus de la pop musique anglo-saxonne. Cette expérience sera même étendue à des artistes francophones comme Céline Dion ou Florent Pagny. Sa forme physique et vocale commençant à décliner, Pavarotti envisage une tournée mondiale d’adieu en 2004 qui passe une dernière fois par Paris et le Palais omnisports de Bercy. La dernière apparition publique du ténor italien sur une scène aura lieu le 10 février 2006 lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver à Turin en Italie. Un cancer du pancréas l’oblige alors à ralentir ses activités et, le 6 septembre 2007, il décède dans sa propriété de Modène où il a demandé à revenir.
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SIM en 1974 – Photo (c) Delorme Phonogram

6 septembre 2009 : Décès, à Saint-Raphaël, de l’acteur, humoriste, fantaisiste, parolier et chanteur français Simon Berryer, mieux connu sous le pseudonyme de SIM. Né le 21 juillet 1926 à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, il passe son enfance à Ancenis, en Loire-Atlantique, où ses parents tiennent un cinéma. Un peu avant la guerre, la famille Berryer s’intalle à Nantes toujours pour y gérer une salle obscure. Après des études régulières, le jeune Simon devient presque naturellement opérateur de cinéma en 1946 à Rennes. Mais il se fait des amis dans le milieu parisien du show-business où son physique et sa frimousse ne laissent pas indifférent. C’est ainsi qu’à partir de 1953, il va se produire dans de nombreux cabarets de la capitale parisienne en tant que chanteur comique souvent travesti. C’est de cette manière qu’il devient de plus en plus populaire aux yeux des responsables de l’audio-visuel de divertissement français. Ainsi, dans les années 1960, il devient l’un des piliers des émissions télévisées de Jean Nohain puis de Guy Lux. Alors qu’un premier essai de chanson a été tenté en 1958 (« La nymphe aux pieds mutins »), Sim enregistre une chanson du film « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause » en 1969: « La libellule ». Le titre connaît un certain succès dû à ses passages télévisés.

Au cours de la décennie suivante, il est sollicité pour jouer quelques rôles au cinéma et présente régulièrement en duo des sketches avec l’humoriste Edouard Caillau au cours de l’émission de variétés de la télé publique francophone belge (RTBF) « Chansons à la carte ». A la télé française, il popularise, dans les émissions de Guy Lux, le personnage de la « baronne de la Tronche-en-Biais ». C’est aussi dans les années 1970 que la production discographique de l’artiste va s’avérer la plus abondante: « J’aime pas les rhododendrons » (1971), « Je suis heureux » (1971), « C’est bien moi la plus belle » (1972), « Les impôts » (1973), « Sim boum boum » (1974) ou « L’homme au foyer » (1975). En 1977, il est l’une des premières personnalités populaires françaises à participer à la nouvelle émission radio de Philippe Bouvard sur RTL France: « Les Grosses Têtes ». Et, un an plus tard, il triomphe en enregistrant, avec Patrick Topaloff, une parodie française de la chanson du film américain « Grease »: « You’re the one that I want ». Cette chanson intitulée « Où est ma chemise grise » va rester en tête des ventes de disques en France, Belgique et Suisse pendant plusieurs semaines. En 2003, quinze ans après le succès de cette chanson, Sim et Patrick Topaloff la réenregistrent ensemble pour se faire plaisir. Sim ne reste pas inactif dans les années 1980 et 1990. Au début des années 1980, il connaît encore la popularité avec deux chansons: « L’évadé du Nevada » et « Quoi ma gueule », parodie du succès de Johnny Hallyday « Ma gueule ». Ce dernier titre permet, une fois de plus, à l’artiste de confirmer une popularité souvent fondée sur son physique. En 1993, il participe à l’aventure des Nouveaux Collégiens proposée par Sacha Distel. Sur l’album qui reprend les grands succès de Ray Ventura, il est l’héroïne de la chanson « Tout va très bien madame la marquise » aux côtés de Sacha Distel, Claude Brasseur, Jacques Martin et Popeck. A 83 ans, Sim rend son dernier souffle le dimanche 6 septembre 2009 à Saint-Raphaël dans le Var où il a élu domicile depuis neuf ans. Hospitalisé quelques jours auparavant pour une pneumonie, c’est une embolie pulmonaire qui l’emporte. Son corps est incinéré le 11 septembre 2009.
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20 AOUT

Les SOEURS KESSLER en 1962 – Photo (c) Gérard Decaux

20 août 1936 : Naissance, à Nerchau, des deux soeurs jumelles Alice et Ellen KESSLER, danseuses et actrices allemandes. Leurs parents leur font d’abord suivre des cours de danse classique à Leipzig. En 1950, elles réussissent l’examen d’entrée de l’école de danse de l’Opéra de Leipzig. Deux ans plus tard, la famille saisit la chance de quitter l’Allemagne de l’Est pour passer à l’Ouest. Les deux sœurs continuent alors leur carrière au Théâtre de Variétés de Düsseldorf. C’est là que Pierre-Louis Guérin, du Lido de Paris, les découvre et les engage. En 1959, elles représentent l’Allemagne au Concours Eurovision de la chanson. Elles émigrent ensuite en Italie où elles vivent de 1962 à 1986. Passionnées de cinéma, elles jouent dans plusieurs films en Allemagne, en France et en Italie. Elles obtiennent aussi un bon succès aux Etats-unis où elles participent, comme en France, à des show télévisés. Elles enregistrent quelques disques en français entre 1959 et 1966: « Deux jeunes filles blondes », « Oui oui oui oui », « Roulette », « Souvenirs souvenirs », « Itsi bitsi petit bikini », « Le p’tit clown de ton coeur », « Hello Lucia » ou « Jalousie » entre autres. Pour l’anecdote, Alice Kessler a été la compagne du chanteur français Marcel Amont de 1961 à 1968. En 1978, elles participent encore toutes deux, avec beaucoup de grâce, à une émission de la télévision française pour y interpréter « Moi j’aime ça ».

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ANAÏS en 2008

20 août 1976 : Naissance, à La Tronche près de Grenoble, de la chanteuse française ANAïS, Anaïs Croze de son identité complète. Ses parents étant juges, elle passe son enfance à Mulhouse et sa jeunesse à Aix-en Provence en rêvant d’être actrice. Intéressée également par la musique, elle suit des cours de clarinette et de vilon. Sa jeunesse se poursuit par une licence d’anglais qu’elle abandonne pour se consacrer à la musique en se produisant au sein d’un groupe nommé Opossum en 1999. Une première expérience qui prend fin en 2003 après plus de 200 concerts, dont un au Printemps de Bourges, et l’enregistrement d’un mini-album. Forcée de rebondir promptement, la chanteuse décide de se lancer seule sur scène avec une guitare, un kazoo, une pédale sampler et des chansons très originales dans la forme, le fonds, le thème et la musique. Ce premier spectacle solo intitulé, à juste titre, « The Cheap Show » (« le show pas cher »), connaît très vite un succès grandissant en France mais aussi en Suisse puis en Belgique. Elle y égratigne avec beaucoup d’humour les couples, la solitude et se balade avec légèreté dans le rap, le blues et le folk en français. Sa parodie très réussie de la Québécoise Lynda Lemay la popularise également beaucoup auprès d’un certain public en attente de ce genre de spectacle très éclectique. Quelques mois plus tard, elle se produit dans le cadre des Transmusicales de Rennes (au Bar en Trans) avant d’être à l’affiche du printemps de Bourges en 2005. Elle prépare alors la sortie d’un album enregistré en public au Poste à Galène de Marseille. Bien qu’autoproduit, l’opus est très remarqué par les médias et une maison de disques s’y intéresse pour le distribuer plus largement et le promotionner correctement. La chanson « Mon coeur mon amour » est programmée sur les radios et permet à Anaïs de passer à la télévision française dans l’émission Taratata de Nagui sur France 2 notamment. Nommée aux Victoires de la musique 2006, elle ne décroche pas de récompense mais a la possibilité de chanter en direct devant un public et des téléspectateurs désormais conquis ou intrigués. Suite à cela, l’album « The cheap show » s’écoule à plus de 500.000 ventes. Et la tournée du spectacle passe ensuite par les Francofolies de La Rochelle et l’Olympia de Paris fin 2006.

L’année suivante, Anaïs écrit, compose et interprète, avec une formation rock, « The Amber Story », une comédie musicale qui mélange tous les styles et où elle joue tous les personnages. Le spectacle est créé à Bruxelles à l’occasion du festival « Les Femmes s’en mêlent ». En novembre 2008 sort « The Love Album », le deuxième véritable album d’Anaïs pour lequel elle prétend à nouveau à une Victoire de la musique en 2009. Il faut ensuite attendre mars 2012 pour qu’Anaïs commercialise le disque suivant qui est constitué de reprises de chansons bien choisies des années 1930 à 1960 et qui s’appelle « A l’eau de Javel ». En novembre 2014, l’artiste revient à des compositions originales mais aussi à l’autoproduction pour son album intitulé « Hellno Kitty ». Pendant les deux années qui suivent, Anaïs poursuit ses spectacles mais elle participe aussi au tournage de quelques fictions télévisées. A l’automne 2017 sort son quatrième album studio sous le titre « Divergente ».
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Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

20 août 1980 : Décès d’un infarctus du myocarde, à Papeete, du chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN. Né le 5 novembre 1938 à New York, il était le fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. Ce sera donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France ensuite. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des cours d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. En 1962, il est ainsi figurant dans un film de son père: « Topkapi ». Il effectue un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux. Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée à la RTB, la radio télévision belge francophone. Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ». Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Dalton ». Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès. Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry : « Marie-Jeanne ». Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969). Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre 1969. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973). En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques qui le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974). Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ». A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour d’un succès très important pour la chanson « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais ce sera la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier. Il est toujours difficile de sortir indemne d’un tel succès mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ». Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 a pour titre « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès. Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marqué par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ». En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les quinze ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller. Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ». Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dus à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Le coeur de Joe se rappelle à ses mauvais souvenirs et le chanteur multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mis sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et, après avoir été hospitalisé à Neuilly, il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery.
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Laurent Rossi en 1974

Laurent Rossi en 1974

20 août 2015 : Décès, à Paris, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI à l’âge de 67 ans. C’est apparemment une crise cardiaque qui frappe l’artiste, père de deux garçons, qui se trouve seul chez lui dans la capitale française. Né le 22 mai 1948 à Paris, Laurent Rossi était l’un des deux enfants de Tino Rossi qui avait aussi une fille prénommée Pierrette, issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès: « Quelqu’un qui t’aime ». A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975: « Addio ». Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à partir 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
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28 MAI

28 mai 1948 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète belge Pierre RAPSAT. De son vrai nom Pierre Raepsaet, l’artiste naît d’un père belge néerlandophone et d’une mère d’origine espagnole. Alors qu’il est âgé de dix ans, ses parents s’installent à Verviers. Après avoir joué dans différents groupes comme Tenderfood Kids et Gengis Khan, il se lance dans une carrière solo en 1973. Ses chansons sont tout d’abord écrites en anglais et en français et ses deux premiers albums, « New York » et « Musicolor », bénéficient des deux versions. Mais, au fil du temps, son succès va petit à petit l’orienter vers les pays de la francophonie et il ne chante plus dans la langue de Shakespeare.

En 1974, Pierre Rapsat coécrit avec la chanteuse française Jeanne-Marie Sens, qui va l’interpréter, « L’enfant du 92e ». Pierre enregistre aussi cette chanson en 1977. En 1976, il participe au concours Eurovision de la Chanson avec une ballade qui se classe sixième pour la Belgique: « Judy & Cie ». Dans une veine musicale similaire, il connaît un beau succès avec « Si on s’en allait » durant l’été de la même année. Par la suite, Pierre Rapsat va enregistrer quelque quinze albums originaux (or compilations et live) et ceux-ci ne se vendront pour ainsi dire qu’en Belgique francophone. Cela confère à l’artiste aujourd’hui disparu un statut très particulier: celui de vedette francophone belge à part entière. Ce ne sont pourtant pas les essais de carrière internationale qui ont manqué à Pierre Rapsat. La preuve de cet acharnement réside notamment dans le grand nombre de maisons de disques qui lui ont donné sa chance: Warner (WEA), RCA (Inelco), Milan, CBS (Epic), Trema, Team 4 Action, Viva Disc et Universal. Entre 1977 et 1981, il enregistre cinq albums qui le propulsent comme le chanteur rock belge francophone le plus en vue: « Je suis moi » (1977), « Gémeaux » (1978), « 1980 » (1979), « Donner tout son coeur » (1980) et « Un coup de rouge, un coup de blues » (1981). Mais le tout gros succès va survenir avec la sortie, en 1982, de l’album « Lâchez les fauves » et la chanson « Passagers de la nuit ». 30.000 exemplaires sont vendus en quelques semaines. En juillet 1984, Pierre est invité comme découverte au Festival d’été de Québec. Cela permet à son album « Lâchez les fauves » d’être présent sur les ondes canadiennes avec la chanson « Sujet tabou ». Mais, malgré la médiatisation, le public éprouve des difficultés à trouver ses disques sur le continent américain. A l’automne de cette année-là, l’album « Ligne claire » sort en Belgique et les « tubes » fusent: « Illusions », « Elle m’appelle », « Animal » et « Joan joue aux dominos ». L’opus bénéficie d’une promotion au Québec et il est, cette fois, disponible dans les bacs des disquaires.

En 1986, conséquence de son succès discographique et de la sortie de l’album suivant (« J’aime ça »), Pierre Rapsat donne son premier concert dans la salle de Forest National à Bruxelles: une première pour un artiste belge francophone. La fin des années 1980 et la décennie suivante sont jalonnées de succès qui ne dépassent toutefois jamais les frontières de la Belgique: « Soleil noir », « J’ouvre les yeux », « Où tu veux quand tu veux », « Comme un brasero », « Aurore », « Goodbye Mr Fender », « Blue note dans l’univers », « A l’envers c’est l’endroit », « J’attends le soleil », « Pile ou face », « Si les femmes », etc. Au 21e siècle, le nouvel album de Pierre Rapsat, « Dazibao » (2001) (avec « Ensemble » et « Tous les rêves sont en nous »), est très bien accueilli en Belgique mais aussi, enfin, en France. La firme Universal est intéressée par la distribution et une tournée est prévue. Mais Pierre est déjà rongé par la maladie. Tout en étant soigné et hospitalisé à plusieurs reprises, il trouve le courage de monter encore sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles pour ce qui sera son ultime concert enregistré pour un DVD, finalement posthume, le 28 avril 2001. Il nourrit alors le projet de se produire en juillet 2001 aux Francofolies de Spa dont il fut l’un des créateurs en 1992. Mais il doit déclarer forfait. Le 20 avril 2002, le cancer du foie sort vainqueur du combat inégal. Les funérailles du chanteur ont lieu à Heusy, sur les hauteurs de Verviers, en présence de tout le milieu artistique musical belge francophone. Peu après son décès, le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1984 pour aider alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste belge francophone, est rebaptisé prix Rapsat-Lelièvre. Pierre Rapsat et le Québécois Sylvain Lelièvre avaient reçu chacun le prix (Rapsat reçut même le tout premier). Et ces deux artistes talentueux sont décédés à quelques jours d’intervalle.
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Jean-Marc Thibault en 2004

28 mai 2017 : Décès, à Marseille, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Jean-Marc THIBAULT. Né le 24 août 1923 à Saint-Bris-le-Vineux, il rejoint, après des études plutôt calmement menées, le cours Simon à Paris dans l’espoir de s’orienter vers le théâtre et la comédie. Mais sa première activité artistique va plutôt se dérouler dans le cadre des bals musettes qu’il anime en poussant la chansonnette. Par la suite, il joue aussi des sketches dans les cabarets parisiens. En 1944, il a l’occasion de faire ses premiers pas au cinéma dans « Premier de cordée », film réalisé par Louis Daquin. Après la seconde guerre mondiale, il rencontre Roger Pierre avec qui il crée un duo qui va faire rire la France pendant des décennies sur scène et à la télévision. Mais il n’abandonne pas pour autant le cinéma et le théâtre. En 1956, il enregistre une chanson qui va être très populaire: « A Joinville-le-Pont ». Entre 1985 et 1993, il devient la vedette populaire de la série télé française « Maguy » où il apparaît aux côtés de Rosy Varte. En 1991, il revient à ses premières amours: la chanson populaire et le bal musette avec le disque « Le printemps des valses et des javas ». Ensuite, il enregistre aussi l’album « Des chansons plein le coeur » où il interprète des standards du genre: « Le p’tit bal du samedi soir », « Sombreros et mantilles » et des pots pourris divers. Et, de la même manière, Jean-Marc Thibault réitère l’expérience en 2004 avec, cette fois, l’album « Chantez » où l’on trouve, entre autres, « La java », « En revenant de la r’vue », « Ça s’est passé un dimanche », « Quand on s’promène au bord de l’eau », « Ça fait d’excellents français », « Lily Marlène », « Le chant des partisans », « Fleur de paris » ou « La plus bath des javas ».

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Paulette Coquatrix dans les années 1990

28 mai 2018 : Décès, à Paris, de la costumière de théâtre et de cinéma française Paulette COQUATRIX. Née le 26 avril 1916 à Paris sous le nom de Clara Paulette Possicelsky, elle est, au début des années 1950, créatrice de costumes pour les spectacles de la Comédie-Caumartin, dirigée par Bruno Coquatrix à partir de 1952. Elle se marie avec ce dernier et devient Paulette Coquatrix, l’épouse du directeur de l’Olympia de Paris à partir de 1954. À la mort de Bruno Coquatrix en 1979, elle hérite de l’Olympia à parts égales avec sa fille Patricia. Elle confie la direction générale du music-hall parisien à son neveu, Jean-Michel Boris, entré dans l’entreprise dès le début en 1954. En août 2001, Paulette vend la salle de spectacle au groupe Vivendi mais sa fille Patricia en assure la direction artistique jusqu’au mois de janvier 2002. Paulette Coquatrix est décédée le 28 mai 2018 à l’âge de 102 ans. Elle est inhumée au cimetière parisien du Père Lachaise auprès de son époux.
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16 MAI

Pierre Destailles dans les années 1950

16 mai 1909 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Pierre DESTAILLES. Né Pierre André Jules Desfoux, il se fait remarquer dans le domaine de la chanson française en popularisant, en 1950, le célèbre refrain « Tout ça parce qu’au bois de Chaville ». Cette chanson raconte l’histoire plutôt coquine de la cueillette du muguet du 1er mai.

Pierre Destailles est également l’auteur et interprète de la chanson « La Mouche » qui relate les aventures agitées d’un couple qui tente d’occire une mouche dans sa chambre conjugale. Pierre Destailles est décédé le 31 mars 1990 aux Clayes-sous-Bois dans les Yvelines (France).
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EILEEN en 1969 – Photo (c) G. Spitzer

16 mai 1941 : Naissance, à New York, de la chanteuse américaine EILEEN, Eileen Goldsen de son vrai nom. Fille d’un éditeur musical américain réputé, elle décroche un diplôme en langues à Los Angeles en 1963. Parlant très bien le français, elle s’établit à Paris un an plus tard. Elle décide alors d’adapter en français quelques succès américains et en enregistre quelques-uns. Lucien Morisse, directeur de la radio périphérique française Europe 1, la fait engager par Disc AZ chez qui elle enregistre un premier 45 tours avec le titre « Prends ta guitare ». Le succès de ce premier essai est mitigé et il faut attendre un deuxième disque avec la chanson « Une grenouille dans le vent » pour qu’elle se fasse vraiment remarquer du public français en 1965. Son plus grand hit reste cependant la chanson « Ces bottes sont faites pour marcher », adaptation française du tube de Nancy Sinatra « These boots are made for walking ».

Elle sort une dizaine de 45 tours entre 1964 et 1969 dont la plupart des mélodies sont composées par elle-même. Fin 1965, elle épouse le producteur et auteur-compositeur Jack Robinson et, en avril 1966, elle est l’une des 46 vedettes « yéyé » françaises figurant sur la mythique photo réalisée par François Périer. Elle délaisse un peu la chanson dans les années 1970 avant de faire un retour éphémère en 1982 avec le titre « Galactic Fred » qui n’obtient que très peu de succès. Elle poursuit ensuite ses activités musicales en fondant et en gérant une société d’éditions musicales basée à Paris.
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Nicole Rieu en 1986 – Photo (c) Michèle Laurent

16 mai 1949 : Naissance, à Chaumont, de la chanteuse française Nicole RIEU. Au milieu des années 1960 elle fait partie du groupe « Les Spits ». En 1969, Lucien Morisse, directeur d’Europe 1 et des Disques AZ, la remarque lors d’une audition et lui propose un contrat discographique. Elle abandonne ses études pour enregistrer un premier 45 tours avec l’arrangeur et orchestrateur Jean Musy. Auteure, compositrice, elle interprète ses propres chansons à l’Olympia de Paris en première partie de Daniel Guichard au début des années 1970. Les disques qu’elle sort ensuite ne connaissent pas le succès. En 1973, elle est repérée par Eddie Barclay qui lui assure qu’elle a du talent et qu’il va tout faire pour que ça se sache. Elle signe un nouveau contrat avec lui et, effectivement, son premier 45 tours chez Barclay, « Je suis », est un énorme tube de l’année 1974. La chanson révèle au grand public toute la portée cristalline de son exceptionnel grain de voix.

Quelques mois plus tard, Nicole Rieu confirme sa popularité en multipliant les succès. Il y a « Et bonjour à toi l’artiste » qui représente la France au concours Eurovision 1975 mais aussi « Ma maison au bord de l’eau », « En courant », « Je m’envole » et « La vie ça danse ». En 1978, elle participe, avec Jean-Michel Caradec et Nicolas Peyrac, à la comédie musicale « Le Rêve de Mai » à l’occasion du dixième anniversaire des événements de Mai 1968. A Cannes en 1979, au MIDEM, Marché International du Disque et de l’Edition Musicale, elle reçoit le Prix de l’Hexagone d’Or avec la chanson « La goutte d’eau » qu’elle interprète magistralement. Dans les années 1980, Nicole Rieu fait une pause pour se consacrer à sa famille et revient ensuite en enregistrant de temps à autre un album au succès très limité. Au début des années 1990, elle publie un disque qui est pour elle l’occasion de réenregistrer ses succès des années 1970. En 2002, elle tient le rôle principal dans le spectacle musical « Marie-Madeleine » mis en scène par Michael Lonsdale. Cinq ans plus tard, elle propose un nouvel album original acoustique intitulé « En voix ». C’est l’occasion pour elle de se produire au Théâtre du Renard à Paris. Depuis, Nicole Rieu a multiplié les enregistrements d’albums: « Jardins » en 2008, « Noël, chants d’espoir » en 2008, « Femmes » en 2010. En 2012 et 2013, elle a rejoint l’aventure musicale de « Age tendre et tête de bois », la tournée des idoles, saison 7. Elle sort un deuxième volume de l’album « Jardins » en février 2014 et l’opus suivant, qui sort deux ans plus tard, a pour titre « Où vont les mots ». En janvier 2018, c’est au jeune public que l’artiste s’adresse dans un nouvel album dont le titre est « Nicole Rieu et les enfants, jours de fête ». Fin de la même année le tome 3 des albums « Jardins » est commercialisé avec de nouvelles chansons originales de l’artiste.
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Django Reinhardt dans les années 1950

16 mai 1953 : Décès, à Samois-sur-Seine, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour le 23 janvier 1910 à Liberchies près de Charleroi en Belgique. Ce village accueille d’ailleurs chaque année, autour de la date commémorative de sa mort, le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Le musicien a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. Ecoutez et visionnez, par exemple, ci-dessous, la chanson qui lui rend hommage et enregistrée par Sacha Distel en 1972 : « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django et un festival qui a fêté son 50e anniversaire en 2018. En mai 2017, le film français « Django » est réalisé par Etienne Comar et relate la carrière de Django Reinhardt. Il est particulièrement axé sur l’époque de la seconde guerre mondiale et sur les problèmes rencontrés alors par les gens du voyage face au nazisme. Le rôle du musicien est tenu par Reda Kateb qui joue aux côtés de l’actrice belge Cécile de France.
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TOHAMA dans les années 1950

16 mai 1995 : Décès, à Bruxelles, de la chanteuse TOHAMA. Née le 18 novembre 1920 à Neuilly-sur-Seine (F) sous le vrai nom de Nadia Altmann, elle est la fille du peintre Alexandre Altmann qui meurt le 14 septembre 1932. Au décès de son père, elle quitte Paris pour Bruxelles où elle va vivre avec sa mère. Quatre ans plus tard, elle travaille comme dessinatrice dans un atelier de couture. Elle fait alors la connaissance d’un fantaisiste belge très en vue qui lui propose de jouer dans une revue qui a pour titre « Reviens faire la file ». C’est à ce moment qu’elle choisit le pseudonyme de Tohama qui signifie « je t’aime » en tahitien. Elle reçoit à ce moment une proposition pour l’enregistrement d’un disque et son premier 78-tours sort ainsi en 1937. Lors d’un concert à Bruxelles en 1939, elle rencontre le chef d’orchestre Lulu Langlois qui la séduit. Ensemble, ils vont véritablement construire la carrière de la chanteuse. Il lui compose ainsi son premier et plus grand succès: « Tu m’apprendras ». Alors que Tohama vend elle-même ses disques dans les cafés de Bruxelles où elle chante, elle est remarquée par le représentant de la firme de disques Decca qui lui propose de distribuer son disque. Le succès est énorme et elle signe un contrat discographique grâce auquel elle enregistre plus de 500 disques durant les années 1940 et 1950. Son répertoire, marqué par la gouaille de sa voix joyeuse, est très varié et est constitué de chansons originales mais aussi de reprises telles que « Ma p’tite folie » (Line Renaud) ou « Je te le le » (Maria Candido). Son interprétation de « La petite Marie » est d’ailleurs l’un de ses plus grands succès. La popularité de Tohama est alors importante en Belgique mais aussi en France. Elle s’installe un moment à Paris et devient une bonne copine d’Edith Piaf. Sur scène, bien avant Annie Cordy, elle montre un dynamisme et une exubérance jusque là peu courants dans les tours de chant traditionnels. Dans les années 1980, elle apparaît encore sporadiquement dans quelques émissions de télévision et sur scène dans des spectacles nostalgiques.
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20 AVRIL

En 1966

En 1966

20 avril 1994 : Décès, à Sèvres, de l’acteur français Jean CARMET né le 25 juillet 1920 à Bourgueil. Au mileu de ses intenses activités cinématographiques, Jean Carmet enregistre quelques 45 tours dont un conte de Noël et des sketches. Mais, en 1966, il se pique au jeu de la chanson et sort un disque composé de cinq chansons: « Une belle carrière », « Lydia », « Le joyeux Bébert », « La cage » et « Ça se coince ». Et puis, il y a cette archive vidéo où Jean Carmet récite « Le bistrot » de Georges Brassens: un vrai slam bien avant l’heure de Grand Corps Malade, Abd-al-Malik et consorts.

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Francis Lemarque en 1963

Francis Lemarque en 1963

20 avril 2002 : Décès, à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE à l’âge de 84 ans. Né sous le vrai nom de Nathan Korb le 25 novembre 1917 à Paris, rue de Lappe, il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer le poète et romancier Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui devient, plus tard, son directeur artistique. Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, il chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert, l’auteur et poète, lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ». Ce sont les premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).

Il compose aussi un grand nombre de musiques de films comme « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Trenet ou Salvador, Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. Il a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001, soit un an avant son décès. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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Pierre Rapsat en 2000

20 avril 2002 : Décès, à Verviers, de l’auteur, compositeur et interprète belge Pierre RAPSAT des suites d’un cancer. De son vrai nom Pierre Raepsaet, il naît à Ixelles (Bruxelles) le 28 mai 1948 d’un père belge néerlandophone et d’une mère d’origine espagnole. Alors qu’il est âgé de dix ans, ses parents s’installent à Verviers. Après avoir joué dans différents groupes comme Tenderfood Kids et Gengis Khan, il se lance dans une carrière solo en 1973. Ses chansons sont tout d’abord écrites tantôt en anglais tantôt en français et ses deux premiers albums, « New York » et « Musicolor », bénéficient des deux versions.

Mais, au fil du temps, son succès va petit à petit l’orienter vers les pays de la francophonie et il ne chantera plus dans la langue de Shakespeare. En 1974, Pierre Rapsat coécrit avec la chanteuse française Jeanne-Marie Sens, qui va l’interpréter, « L’enfant du 92e ». Pierre enregistre aussi cette chanson trois ans plus tard. En 1976, il participe au concours Eurovision de la Chanson avec une ballade qui se classe sixième: « Judy & Cie ». Dans une veine musicale similaire, il connaît un beau succès avec « Si on s’en allait » durant l’été de la même année. Par la suite, Pierre Rapsat va enregistrer quelque quinze albums originaux (hors compilations et live) et ceux-ci ne se vendent pour ainsi dire qu’en Belgique francophone. Ce qui confère à l’artiste aujourd’hui disparu un statut très particulier: celui de vedette francophone belge à part entière. Ce ne sont pourtant pas les essais de carrière internationale qui ont manqué à Pierre Rapsat. Et la preuve de cet acharnement tient, notamment, dans le grand nombre de labels qui lui ont donné sa chance: Warner (WEA), RCA (Inelco), Milan, CBS (Epic), Trema, Team 4 Action, Viva Disc et Universal. Entre 1977 et 1981, il enregistre cinq albums qui le propulsent comme le chanteur rock belge francophone le plus en vue: « Je suis moi » (1977), « Gémeaux » (1978), « 1980 » (1979), « Donner tout son coeur » (1980) et « Un coup de rouge, un coup de blues » (1981). Mais le tout gros succès va survenir avec la sortie, en 1982, de l’album « Lâchez les fauves » et la chanson « Passagers de la nuit ». 30.000 exemplaires sont vendus en quelques semaines. En juillet 1984, Pierre est invité comme découverte au Festival d’été de Québec. Cela permet à son album « Lâchez les fauves » d’être présent sur les ondes canadiennes avec la chanson « Sujet tabou ». Mais, malgré la médiatisation, le public éprouve des difficultés à trouver ses disques sur le continent américain. A l’automne de cette année-là, l’album « Ligne claire » sort en Belgique et les « tubes » fusent: « Illusions », « Elle m’appelle », « Animal » et « Joan joue aux dominos ». L’opus bénéficie d’une promotion au Québec et il sera cette fois disponible dans les bacs des disquaires. En 1986, conséquence de son succès discographique et de la sortie de l’album suivant (« J’aime ça »), il donne son premier concert dans la salle de Forest National à Bruxelles: une première pour un artiste belge francophone. La fin des années 1980 et la décennie suivante vont être jalonnées de succès qui ne dépasseront toutefois jamais les frontières de la Belgique: « Soleil noir », « J’ouvre les yeux », « Où tu veux quand tu veux », « Comme un brasero », « Aurore », « Goodbye Mr Fender », « Blue note dans l’univers », « A l’envers c’est l’endroit », « J’attends le soleil », « Pile ou face », « Si les femmes », etc. Au 21e siècle, le nouvel album de Pierre Rapsat, « Dazibao » (2001) (avec « Ensemble » et « Tous les rêves sont en nous »), est très bien accueilli en Belgique mais aussi, enfin, en France. La firme Universal est intéressée par la distribution et une tournée est prévue. Mais Pierre est déjà rongé par la maladie. Tout en étant soigné et hospitalisé à plusieurs reprises, il trouve le courage de monter encore sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles pour ce qui sera son ultime concert enregistré sur un DVD, finalement posthume, le 28 avril 2001. Il nourrit alors le projet de se produire aux Francofolies de Spa, dont il fut l’un des créateurs en 1992. Le concert est prévu pour juillet 2001 mais il doit déclarer forfait. Le 20 avril 2002, le cancer du foie sort vainqueur du combat inégal. Ses funérailles ont lieu à Heusy sur les hauteurs de Verviers en présence de tout le milieu artistique musical belge francophone. Peu après son décès, le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1984 pour aider alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste belge francophone, est rebaptisé prix Rapsat-Lelièvre. Pierre Rapsat et le Québécois Sylvain Lelièvre avaient reçu chacun le prix (Rapsat reçut même le tout premier) et ils sont tous deux décédés à quelques jours d’intervalle.
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Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

20 avril 2015 : Décès, à Pegomas (F – Alpes-Maritimes), du chanteur français Richard ANTHONY. Né sous le nom de Richard Btesh au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938, ce fils d’industriel turc débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. Il se présente chez le producteur Jacques Poisson en 1958 avec, sous le bras, une bande magnétique où il a enregistré une version française de « You are my destiny » de Paul Anka qui devient ainsi « Tu m’étais destinée ». Le professionnel du métier pense que cet artiste a sans doute de l’avenir et lui propose d’enregistrer un premier 45-tours. Ce disque permet à Richard Anthony de passer pour la première fois à la télévision française lors de l’émission « Discorama » du 26 juin 1959 présentée par Georges Descrières. Et, de fait, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, Richard Anthony se révèle être l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que lui), « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980. Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri et qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes Maritimes) le 20 avril 2015. Au même moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan. Vous pouvez la visionner et l’écouter ci-dessous.

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