3 NOVEMBRE

En 2009

3 novembre 1983 : Naissance, à Miramas, de la chanteuse française Sonia LACEN d’un père marocain et d’une mère algérienne. A l’âge de douze ans, elle suit des cours de chant lyrique et de piano. Mais, passionnée par la chanson, elle passe aussi des auditions dans toute la France. C’est lors d’un casting à Paris qu’elle est remarquée par le chanteur et producteur belge Philippe Bergman trois ans plus tard. Il devient son manager et lui permet de signer un contrat phonographique chez Mercury. Et cela lui permet d’enregistrer un premier single : « Au fond de toi » en 1998. Ce premier disque attire l’attention de Fabrice Aboulker, parolier des « tubes » de Marc Lavoine, qui lui propose le rôle de Yasmina dans la comédie musicale « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba ». Sonia accepte et interprète le titre « Tu me manques depuis longtemps » en duo avec Sébastien Lorca qui devient rapidement un grand succès radiophonique et de ventes. Cela permet à la jeune artiste de s’imposer un peu plus dans la sphère des chanteuses françaises à voix. Il lui est ainsi proposé d’interpréter la chanson « Vivre pour le meilleur » en duo avec Johnny Hallyday sur scène le 10 juin 2000 devant 500.000 personnes réunies sous la Tour Eiffel à Paris. Le spectacle « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba » est présenté du 23 septembre au 29 octobre 2000 au Zénith de Paris avant de tourner en France, en Suisse et en Belgique. A la fin de la même année, elle chante l’Ave Maria avec Nourith et Cécilia Cara sur l’album « Noël ensemble » vendu au profit de la recherche contre le SIDA. Quelques mois plus tard, Sonia Lacen est sollicitée pour enregistrer le titre « Le Rêve d’un homme » qui fait partie de la bande originale du film « Vercingétorix » et c’est à nouveau un bon succès pour la chanteuse en solo cette fois.

Elle entame alors la préparation de son premier album qui a pour titre « Initial » et qui sort en 2003 de manière assez discrète. En 2004, alors qu’elle s’essaie au cinéma avec un rôle dans le film « Alive », elle fait partie des artistes qui se mobilisent pour réunir des fonds pour les victimes d’un tremblement de terre au Maroc en enregistrant la chanson « Agir réagir ». Il faut attendre 2006 pour que l’album « Initial » soit enfin disponible sous le label Mercury avec une nouvelle série de titres. Mais la promotion auprès des medias et la distribution commerciale sont quasi-inexistantes et le disque ne s’écoule pas. Après un séjour aux Etats-Unis où elle perfectionne son apprentissage artistique, elle réalise quelques titres qu’elle propose en écoute et en téléchargement légal sur le web en 2009. Elle oriente alors ses choix musicaux vers le répertoire anglo-saxon et se présente comme candidate au concours « The Voice France » en 2012 : elle y interptète un titre de Bonnie Tyler et se fait remarquer par Jenifer qui devient sa coach jusqu’à la porte des quarts de finale, moment où Sonia est éliminée. Elle fait alors la connaissance de la chanteuse acadienne Natasha St-Pier et elle partage des chansons et la scène avec elle lors de la sortie de l’album « Thérèse, vivre d’amour ». En 2013 et 2014, c’est encore aux côtés de Natasha St-Pier, devenue présentatrice à la télévision française (France 3), que Sonia Lacen évoque chaque dimanche la chanson française au cours du programme « Les chansons d’abord ». Un nouvel album est alors en préparation mais, à nouveau, la sortie commerciale de celui-ci est repoussée avant d’être annulée. En 2017, probablement agacée par les soucis de production, elle décide de stopper ses activités musicales pour travailler dans une compagnie aérienne basée en Grande-Bretagne avant de vivre du tourisme en Suisse depuis 2019.
.
**********
.

Joyce Jonathan en 2013

3 novembre 1989 : Naissance, à Levallois-Perret, de l’auteure, compositrice et interprète française Joyce JONATHAN. Avec une mère gérante d’une agence de voyage et un père architecte, elle est d’abord élève à l’Ecole alsacienne de Paris. Agée de sept ans, elle suit des cours de piano et de chant avant d’apprendre seule le maniement de la guitare. Elle commence aussi à composer des chansons qu’elle garde précieusement secrètes. A seize ans, elle décide de les faire connaître et place trois de ses compositions sur le site web MySpace qu’elle a créé. Elle entre alors en contact avec Michaël Goldman qui vient de lancer le site internet de production musicale participative « My Major Company » et l’incite à écouter ses chansons. Deux ans plus tard, en 2007, ses chansons sont en écoute sur le site pour lequel les internautes sont sollicités financièrement. 486 internautes producteurs se manifestent et lui apportent les 70.000 euros requis pour réaliser un premier album. Le succès de vente de ce premier opus est tel que les « producteurs » récupèrent ensuite jusqu’à quatre fois leur mise initiale. Ce premier album est réalisé par Louis Bertignac dans son home-studio à partir des compositions personnelles de Joyce. La chanteuse y interprète un duo avec Tété, « Sur mes gardes », qui donne son titre à l’album.

Grâce aux succès des chansons « Je ne sais pas » et « Pas besoin de toi » en 2010, l’album devient rapidement disque d’or puis disque de platine. Comme l’artiste pratique étonnemment mais couramment le mandarin, elle décide d’enregistrer un album dans cette langue et de le commercialiser en Chine et à Taïwan en 2010. Elle obtient un grand succès avec ses chansons, est l’invitée d’émissions de télévision et de radio en Asie et finit par se produire sur scène à Pékin, Shanghai ou Hong Kong notamment. Alors qu’elle termine des études de psychologie dont elle est diplômée, elle accumule les récompenses aux NRJ Music Awards (2011 et 2012) et auprès de l’UNAC, l’Union Nationale des Auteurs Compositeurs français. Le 6 mai 2012, la chanteuse est sur la place de la Bastille à Paris pour y fêter la victoire de François Hollande aux élections présidentielles françaises. Elle y accompagne Thomas, le fils de François Hollande, avec qui elle entretient une liaison qui durera jusqu’en 2014. Ayant signé un nouveau contrat discographique avec Polydor-Universal, Joyce Jonathan sort son deuxième album, celui de la confirmation, en juin 2013. Il porte le titre « Caractère » et est lancé par le single « Ca ira », petite mélodie sans prétention qui obtient un succès notoire. Les chansons de cet opus lui permettent de repartir sur les routes de la francophonie pour y donner de multiples concerts durant l’hiver 2013-2014 mais aussi au cours des festivals de l’été 2014 comme aux Francofolies de Spa (B) où elle est déjà passée en juillet 2011. En septembre 2015, la chanson « Le bonheur » est la première à être envoyée aux médias pour annoncer le troisième album de Joyce Jonathan, « Une place pour moi », commercialisé en février 2016. Au même moment, Joyce figure sur le nouvel album de Salvatore Adamo avec qui elle interprète en duo la chanson « De père à fille ». Joyce Jonathan se distingue alors également en participant à de nombreux duos au cours des émissions de la télévision française où elle chante « Les filles d’aujourd’hui » avec Vianney notamment. Fin 2018, après un changement de label, la chanteuse commercialise un nouvel album dont le titre est « On » et qui connaît un succès moindre que les opus précédents.
.
**********
.

Mort Shuman en 1982 – Photo (c) Bettina Rheims

3 novembre 1991 : Décès, à Londres, du compositeur et interprète américain Mort SHUMAN des suites d’un cancer du foie à l’âge de 54 ans. Pour en savoir plus sur sa vie artistique, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Ysatis Evy en 2013

3 novembre 1991 : Naissance de la chanteuse belge YSATIS Evy. Bercée par la musique dès son plus jeune âge, elle est engagée comme figurante dans l’opérette « Chanson gitane » en Belgique à l’âge de six ans. Elle postule pour d’autres rôles et se retrouve ainsi ensuite dans la distribution de « La mélodie du bonheur » et de « Tintin et le temple du soleil » toujours sur les scènes belges. Par la suite, enfant puis adolescente, elle prête sa voix pour de multiples spots publicitaires télévisés ou radiophoniques. Elle commence à se faire un nom dans le milieu de la chanson francophone belge et multiplie aussi les expériences de choriste. En 2004, Ysatis Evy fait partie du duo B-Cocktail qui participe, pour la Belgique, au festival Eurokids. C’est lors de ce concours que la jeune chanteuse est remarquée par Alec Mansion qui décide, quelques années plus tard, de lui offrir sa chance en lui proposant et produisant quelques chansons dont les titres « Pas que facile » et « Qu’est ce qui se passe? ». La présentation à la presse et au public du premier single a lieu le 16 octobre 2013 dans la région natale de l’artiste, à La Louvière, en présence d’invités exceptionnels dont Paul-Loup Sulitzer qui déclare croire beaucoup au talent d’Ysatis Evy.
.
**********
.

Christian Barbier dans les années 1960

3 novembre 2009 : Décès, à Manosque (F), de l’acteur et chanteur belge Christian BARBIER. Pour connaître une très brève biographie musicale de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

3 novembre 2014 : la finale, à Paris, du concours d’interprétation « Vive la Reprise ». est remportée par le duo FROM & ZIEL. Les résultats de la soirée peuvent être consultés en CLIQUANT ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

11 AVRIL

 

Raymond Marcillac dans les années 1960

11 avril 1917 : Naissance, à Levallois-Perret, du producteur et animateur de télé français  Raymond MARCILLAC. Enfant dans l’Aveyron, c’est à Paris qu’il termine ses études et qu’il pratique l’athlétisme à son plus haut niveau: champion de France du 400 mètres en 1939. Il est officier dans la force aérienne française durant la seconde guerre mondiale. A la libération, il est intégré dans l’équipe de journalistes de la radio française puis de la télévision. Alors qu’il est directeur du service des sports, il crée l’émission « Télé dimanche » en 1959. Il s’agit d’un show qui mêle savamment le sport et la chanson. Un télé crochet y est mis en place: « le jeu de la chance ». C’est ce concours qui permet notamment à Georgette Lemaire, Thierry Le Luron et Mireille Mathieu de se faire remarquer du grand public. Raymond Marcillac parlait de cette émission aux côtés de Michel Drucker et Mireille Mathieu dans l’émission de télé française « Matin Bonheur » en 1993.

Evincé de la télévision en 1972, il poursuit sa carrière en écrivant des livres, notamment sur le monde des medias français. Dans les années 1990, il est le directeur des programmes de Radio Montmartre à Paris. Raymond Marcillac est mort le 13 avril 2007.
.
**********
.

NICOLETTA en 1977 – Photo (c) Alain Marouani

11 avril 1944 : Naissance, à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) de la chanteuse française NICOLETTA. Dans son enfance, Nicole Grisoni est membre, sous son vrai nom, de la chorale de l’église. Puis, elle découvre le blues américain et Elvis Presley. Quittant sa province et les petits boulots, Nicole débarque à Paris en 1961 où elle est disc jockey. Elle est repérée par le directeur artistique d’Eddie Barclay: Léo Missir. Il remarque surtout ses qualités vocales et lui permet d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1966. Sous le nom de Nicoletta, elle interprète ainsi à sa manière « L’homme à la moto » de Piaf et « Pour oublier qu’on s’est aimé » signée par Nino Ferrer. Après ce premier disque au succès assez timide, Nicoletta remet le couvert et, cette fois, la gloire est au rendez-vous de « La musique » et de « Il est mort le soleil » en 1967.

Ne supportant pas le play-back parfois exigé à la télévision, on la voit plus souvent se produire sur scène et elle effectue sa première tournée en lever de rideau de Salvatore Adamo. En mai 1968, elle choisit son camp en chantant pour les ouvriers en grève dans les usines. Trois ans plus tard, la chanteuse interprète un nouveau titre composé par Hubert Giraud, déjà créateur d' »Il est mort le soleil ». Cette nouvelle chanson est un gospel qui va connaître un succès planétaire: « Mamy Blue ». Nicoletta en crée la version française immortelle. Les succès se poursuivent pour Nicole pendant des années: « Fio Maravilla » (1973), « Les volets clos » (1973), ou « A quoi sert de vivre libre » (1975). En 1983, elle renoue avec le sommet des hit parades à l’occasion d’un enregistrement en duo avec Bernard Lavilliers: « Idées noires ». Quatre ans plus tard, Nicoletta s’oriente vers des spectacles musicaux: elle apparaît dans l’opéra « Grandeur et décadence de la ville de Mahagony » de Kurt Weill et Bertolt Brecht puis elle joue le rôle d’Esméralda dans la comédie musicale « Quasimodo » de William Sheller. En 1992, à la suite du décès de sa grand-mère, elle donne des concerts de gospel où des chansons comme « Mamy Blue » font merveille accompagnées par une chorale antillaise. En 2006, son nouvel album a pour titre « Le Rendez-vous » et contient des reprises de standards du jazz comme « Summertime » ou « Georgia on my mind ». En janvier 2013, Nicoletta est nommée Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres français. Le 18 mars 2013 elle sort son 23e album. Il est intitulé « Ici et ailleurs » et on y trouve deux duos: l’un avec Florent Pagny et l’autre avec Joey Starr avec qui elle avait déjà repris « Mamy Blue » quelques mois plus tôt. A la suite d’Edith Piaf et avant Patricia Kaas, on peut dire que Nicoletta est « la » chanteuse de blues française par excellence. Au début de l’année 2018, elle rejoint, elle aussi, l’aventure du spectacle et de la tournée « Age tendre » aux côtés d’un bon nombre de ses collègues chanteurs.
.
**********
.

11 avril 1972 : Naissance, à Saint-Amand-Montrond, de l’auteur, compositeur et interprète français Allan THEO, sous le nom d’Alain Rouget. Son enfance se déroule entre une mère fan de soul et de jazz et un père passionné de rock et de punk. Après avoir étudié le solfège, il découvre le piano à l’âge de douze ans. Cet instrument l’oriente assez naturellement vers le jazz. Comme pour beaucoup de jeunes, l’aventure musicale va se poursuivre avec la formation de groupes durant les années de lycée. Mais les études priment pour Allan et le hobby est placé entre parenthèses pendant quelques années. A 24 ans, il repense à la musique et, installé à Paris, il va d’audition en audition. Deux ans plus tard, séduit par ses capacités vocales, un producteur lui propose d’enregistrer une chanson de variétés tout à fait moulée dans le style des boys band de l’époque: « Emmène-moi ».

L’opération est fructueuse: un million d’exemplaires du disque sont vendus. Alors qu’un album sort et qu’il est en voie de connaître un succès identique avec des chansons comme « Lola » et « Sonar », Allan Théo décidé de donner un nouveau tournant artistique à sa carrière. Mais ses choix de chansons ne convainquent pas son producteur qui le libère de son contrat en 2000. Un an plus tard, il sort, au Québec, ce nouvel album qu’il autoproduit. Le succès n’est pas au rendez-vous. En 2007, Allan retrouve le chemin des studios et sort un album plus rock intitulé « Théo » chez un indépendant. En 2010, il se lance seul dans la composition, l’écriture et la réalisation d’une maquette qu’il place sur le site web « My Major Company » en vue d’être produit par les internautes. Ces derniers sont près de 1.500 à répondre et à y croire. L’album « Reprends les armes » sort commercialement en 2011 mais n’est pas un succès. En 2015, 20 ans après le phénomène des boys bands en France, il lance le groupe « Génération Boys Band », qui se veut un hommage à ces groupes, en compagnie de Chris Keller de G-Squad et Frank Delay des 2Be3.
.
**********
.

11 avril 1974 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’actrice belge Natacha REGNIER. Après des études au Collège Saint-Pierre d’Uccle et à l’Institut des Arts du Spectacle à Bruxelles, elle obtient le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1998 pour son rôle dans « La Vie rêvée des anges » d’Erick Zonca. Elle épouse alors le compositeur français Yann Tiersen et interprète des chansons dans son album « L’Absente »: « L’échec » et « Le concert ». En 2001 aussi, elle chante « Le Parapluie » en duo avec Yann Tiersen sur la compilation « Les Oiseaux de passage » sortie en hommage à Georges Brassens 20 ans après sa mort.

.
**********
.

11 avril 1977 : Décès, à Omonville-la-Petite (Manche), du poète, scénariste et auteur français Jacques PREVERT. Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand. Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école » et « Sanguine » pour Montand, « Les enfants qui s’aiment » pour Juliette Gréco ou « Barbara » pour Les Frères Jacques.
.
**********
.

Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

11 avril 2013 : Décès, au Chesnay, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain français Gilles MARCHAL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
**********
.
.
.

Raymond Errera au Festival International du Rire de Rochefort (c) FIRR

11 avril 2019 : Décès, à Jette (Bruxelles), du célèbre attaché de presse belge Raymond ERRERA à l’âge de 88 ans. Né à Saint-Gilles (Bruxelles) le 29 janvier 1931, d’un père italien et d’une mère anglaise, Raymond a toujours été attiré par le monde du spectacle depuis sa plus tendre enfance. Etudiant à l’Athénée d’Uccle, il s’occupe des spectacles de fin d’année et s’affaire à la rédaction du journal de l’école. Il trouve ensuite un job au théâtre de Poche de Bruxelles et délaisse ainsi ses études de droit pour pouvoir, en marge de ses activités au sein de l’entreprise familiale, écrire des chansons, faire du théâtre et collaborer à la rédaction de quotidiens et magazines. Inscrit aux cours de journalisme de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il écrit des articles sur l’Exposition universelle de 1958 pour « La Nouvelle Gazette » et devient chansonnier au cabaret « Le poulailler » en face de la Bourse de Bruxelles en s’accompagnant au piano et en réalisant des parodies d’airs connus. A cette époque, il écrit et compose trois chansons dont les titres sont « Le soleil tout là-haut », « Chanson anonyme » et « Je rêve » (interprété par Henri Derbeaux). Il est ensuite engagé par le centre culturel de Malines et par le casino de Knokke pour monter des spectacles. Poursuivant son travail dans le monde culturel de la capitale belge, il décide de devenir l’attaché de presse personnel de certains artistes pour la Belgique. Et la première vedette qui lui fait confiance s’appelle Claude François. Leur première rencontre dure 30 secondes. Clo-Clo lui dit : « Je sais ce que tu fais et voilà ce que je veux : tu es mon attaché de presse depuis quatre jours avec effet rétroactif ! » Le travail de Raymond Errera pour Claude François va durer neuf ans. Par la suite, il va voir Pierre Perret et lui propose ses services. Et puis, d’autres artistes vont lui demander de travailler pour eux : Annie Cordy, Jacques Brel, Guy Béart, Daniel Lavoie (au début de sa carrière), Charles Aznavour, Gérard Lenorman, Jean Vallée, Chantal Goya, etc. En 1972, l’homme fait un petit détour par la politique et est élu échevin de la Culture à Koekelberg. Un an plus tard, il apparaît dans le film « Far West » de Jacques Brel où il récite une phrase alors qu’il est déjà apparu, quelques années plus tôt, dans le film « Franz » de Brel également. A la fin des années 1970, Raymond est l’attaché de presse pour quelques émissions télévisées de la chaîne publique belge francophone RTBF : « Chansons à la carte » ainsi que « La bonne étoile » présentée par son ami le chanteur Jean Vallée. Dès la première édition en 1981, Raymond Errera est l’attaché de presse du Festival International du Rire de Rochefort (B). Et il le restera jusqu’à sa retraite en 2000, ce qui lui donnera l’occasion de devenir citoyen d’honneur de Rochefort. Jusqu’à son décès, Raymond a toujours été présent sur le site de ce célèbre festival d’humour qui a accueilli des découvertes mais aussi de très grands noms du rire. Deux mois après son décès, lors de l’édition 2019 du festival qui a lieu en juin, le Prix de la Presse a été rebaptisé « Prix Raymond Errera » en sa mémoire. Raymond Errera laisse le souvenir d’un homme qui faisait son métier pour servir aussi bien l’artiste que le journaliste. Il se coupait effectivement en quatre pour faire plaisir à chacun. Avec le sourire, avec diplomatie et avec efficacité.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,