29 DECEMBRE

 

Eddie Defacq en 1966

29 décembre 1933 : Naissance, à Ixelles, de l’auteur, compositeur et interprète belge Eddie DEFACQ. Il ne connaît pas la musique mais, passionné par le jazz, il apprend la clarinette en autodidacte. Et, en 1954, il remporte, à Bruxelles, le prix Carlos de Radzitzky dans la discipline musicale de son instrument de prédilection. Un an plus tard, Eddie gagne le prix Benny Goodman et se décide alors à prendre des cours. Pendant des années, Eddie Defacq va vivre de sa clarinette en parcourant des pays comme la Suède, le Danemark, l’Italie, l’Egypte ou encore l’Afrique. En 1964, il revient en Belgique et décide de se lancer dans la chanson en enregistrant un premier album dont il signe tantôt les musiques, tantôt les textes et mélodies: « Ces petits riens », « Comme deux enfants » et « Paysans ».

Au même moment, avec l’aide de Jean Darlier qui s’occupe de la maison de disques Hebra, il a l’idée de faire enregistrer des chansons à ses deux filles de quatre et cinq ans qui ont pour prénoms Karine et Rebecca. Ces dernières sont alors les interprètes d’un « tube » belge extraordinaire: « Moi je dors avec Nounours dans mes bras », qui se vend à 600 000 exemplaires. Jusqu’en 1977, Eddie Defacq va enregistrer quantité d’albums dont certains titres restent dans nos mémoires de passionnés de chanson française: « Les mariniers », « Le nénuphar », « Wallonie », etc. A partir de 1978, il se consacre à la composition et au jazz. Il met aussi sur pied le « Eddie Defacq Quartet » puis le « Eddie Defacq Orchestra » qui enregistre un disque compact. Eddie Defacq s’en est allé le vendredi 12 juillet 2013 à la suite d’une infection pulmonaire, à Bouge, près de Namur. Il est inhumé à Saint-Gérard.
.
**********
.

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

29 décembre 1996 : Décès à Paris de la chanteuse et actrice française MIREILLE. Née le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom complet de Mireille Hartuch dans une famille de musiciens, c’est naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et voudrait devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-unis où elle va rester deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » est enregistrée par le duo Pills et Tabet sous le titre « Couchés dans le foin ». Cela devient l’un des grands succès de l’année 1932 et Mireille rentre en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste et se produit, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle va continuer à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistrer encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962. Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun va révéler toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Françoise Hardy, Frida Boccara, Yves Duteil, Hervé Cristiani et Alain Souchon. A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ». Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien de Chaillot.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

29 OCTOBRE

Frida Boccara en 1984

29 octobre 1940 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de la chanteuse française Frida BOCCARA. Originaires de Livourne en Italie, ses parents se trouvent au Maroc lorsque Frida pousse son premier cri dans une famille où l’on adore la musique. Du coup, on comprend aisément que l’enfance de la petite fille va être très occupée par le chant et la musique en général. Elle rencontre un jour, par hasard, le manager des Platters, Buck Ram, qui lui demande d’envoyer à Paris une bande magnétique avec des enregistrements de sa voix sur ses chansons préférées. Elle décide alors de partir dans la capitale française pour le rencontrer mais elle arrive alors qu’il vient de repartir en tournée avec les Platters. Profitant de sa présence dans la capitale française, elle s’inscrit au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille. Elle y fait plein de rencontres qui lui permettent finalement d’enregistrer, en 1961, un premier disque sur lequel figure la chanson « Cherbourg avait raison » qui obtient un très grand succès populaire et radiophonique.

S’ensuit toute une série de participations à des concours où elle se distingue un peu partout: Sopot, Barcelone, San-Remo, Rio de Janeiro, Mexico, Sofia, Tokyo, Split, Antibes-Juan les Pins, Utrecht et Palma de Majorque notamment. Elle enregsitre alors 45 tours sur 45 tours avec, souvent, des reprises comme « On n’a pas tous les jours vingt ans » (de Berthe Sylva) ou encore « Un premier amour », « Souviens-toi des Noëls de là-bas » et « Johnny Guitar ». Au fil du temps, elle se dirige de plus en plus vers un répertoire d’inspiration « classique ». En 1968, avec le titre « Cent mille chansons », elle accède au rang de vedette internationale. Et, pour garder cette popularité, il lui est proposé de représenter la France au concours Eurovision de la chanson en 1969. Elle accepte et choisit d’interpréter, sobrement dans une version « piano-voix », le titre « Un jour un enfant » d’Eddy Marnay et Emil Stern. Frida Boccara se classe première ex-eaquo avec trois autres chanteuses. Après cette victoire, elle poursuit une carrière internationale en interprétant des chansons basées sur des thèmes classiques composés par Vivaldi, Telemann, Rossini, Grieg, Smetana, Mozart, Bach, Beethoven, Brahms, Elgar et Haëndel entre autres. Mais elle diversifie aussi son répertoire en se tournant vers le jazz et le folk. En 1996, la chanteuse connaît de graves problèmes de santé. Le 1er août de la même année, à la suite d’une infection pulmonaire, elle meurt à Paris où elle est inhumée au cimetière de Bagneux.
.
**********
.

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

29 octobre 1981 : Décès, à Saint-Gély-du-Fesc (F), de de l’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS. Né à Sète le 22 octobre 1921, Georges est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire mis en place par l’occupant allemand pour que les citoyens français travaillent pour eux. Il est donc envoyé à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher et c’est Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, Georges décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte lui permet d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il baptise « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui encourage Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ». Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens interprète à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ». Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ». Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant, une fois encore, Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ». Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il se produit à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte. Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période « yé-yé ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte en effet pas du tout que le directeur Bruno Coquatrix l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ». Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges, décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet. En mai 1967, il doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste français François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré. Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel. Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino. Il y a parmi eux des jeunes talents prometteurs comme Maxime Le Forestier et Philippe Chatel ou d’autres artistes plus aguerris comme le Belge Paul Louka. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973. Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980. Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète. A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître, à titre posthume, au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens. L’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982. Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».
.
**********
.

Robert Lamoureux dans les années 1960

Robert Lamoureux dans les années 1960

29 octobre 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, du comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français Robert LAMOUREUX. Né le 4 janvier 1920 à Saint-Mandé. La fonction de chanteur est peut-être celle qui caractérisait le moins l’artiste. En effet, la plupart de ses chansons, à l’instar du fameux « Papa maman la bonne et moi » en 1950, étaient plutôt des sketches entrecoupés de quelques passages musicaux chantés.

On lui doit l’écriture de nombreuses pièces de théâtre à succès (« L’amour foot ») ou encore, au cinéma, la réalisation des fameuses aventures de la 7e Compagnie. Pointilleux sur la protection de ses oeuvres et de leurs titres, il a exigé de Claude François, en 1971, qu’il débaptise sa chanson « Viens à la maison » qui était le titre de l’un de ses écrits. C’est depuis que la chanson de Claude François s’intitule désormais « Y’a le printemps qui chante ». Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt. A 91 ans, il vivait retiré des « affaires » mais il restait un grand artiste qui a marqué toute une époque.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

24 OCTOBRE

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

24 octobre 1927 : Naissance, à Toulon, du chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud.
.
**********
.

Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

24 octobre 1927 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL sous le nom de Jean-Claude Villeminot. Son père étant décédé quelques mois après sa naissance, Jean-Claude est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias ». Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il s’oriente vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour. Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Ferrat et Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal va enregistrer de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » (Montand), « L’absent »(Bécaud), « C’est si bon » (Montand), « Les amants » (Piaf), « Il n’y a plus d’après » (Béart) ou encore « Chez Laurette » (Delpech). Au début des années 1970, il va réduire ses enregistrements de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, à la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre sera sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » dont il interprète le générique en 1976. Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e. Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
.
**********
.

Michel Chevalier en 1975 – Photo (c) Tony Frank

24 octobre 1952 : Naissance, à Pau, de l’interprète français Michel CHEVALIER. Son enfance se déroule dans les Pyrénées où il se passionne pour la musique et se retrouve, avec des copains, dans un groupe nommé « Les Shake’s » en 1969. Il est l’un des deux chanteurs de la formation avec un certain Daniel Balavoine. En 1971, le groupe se sépare et Balavoine rejoint « Purple Eruption » puis « Présence » alors que Michel Chevalier « monte » à Paris pour y jouer dans le groupe « Variations » à la place de Joe Leb. A partir de 1972, grâce au producteur Georges Aber qui fut une idole des années 1960, il enregistre une dizaine de 45 tours qui vont être de grands succès radiophoniques: « Je veux t’aimer », « Hey mama », « Je suis libre d’aimer », « Femme », « J’ai rêvé », « Extra extra ».

Jusqu’à la fin des années 1970, il commercialise deux 33 tours. Puis, Michel Chevalier va se recentrer sur son métier de choriste et de musicien en travaillant sur scène et en studio pour des artistes comme Johnny Hallyday, Charles Aznavour ou Nana Mouskouri entre autres. En 1986, il participe à un projet musical d’Alain Boublil qui est gravé sur un album intitulé « Chevaliers des étoiles, une aventure musicale du 21e siècle ». Michel Chevalier y apparaît aux côtés de Maurane et de BJ Scott notamment. Dans les années 1990, il met ses talents de musicien au service de quelques albums où il joue de la flûte de pan. Et, en 1995, il participe à la bande originale française du film « Le cygne et la princesse ». Actuellement, l’artiste vivrait aux Etats-Unis où il travaillerait beaucoup grâce à ses capacités vocales fort appréciées.
.
**********
.

Gino Cavaliere en 1981 – Photo (c) Guy Demoustier

24 octobre 1958 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Gino CAVALIERE. Il passe son enfance dans le Borinage, à Quaregnon, dans l’ombre de Salvatore Adamo qui est un voisin mais aussi une idole. Fin des années 1970, sous le simple prénom de Gino, il sort un premier 45 tours avec deux titres : « Pourquoi m’as-tu quitté » et « Sandy ». Puis, au début des années 1980, avec l’aide du guitariste du célèbre Salvatore, Jérôme Munafo, il décroche l’opportunité d’enregistrer une chanson qui est une reprise d’un « tube » italien: « Reviens vers moi ». Ce titre est fortement diffusé par les radios belges dites « libres » à l’époque. Dans la foulée, avec l’aide d’Alex Busanel, il sort un deuxième disque plus rythmé qui va connaître un succès plus important: « J’arrive » en 1982. Gino Cavalière multiplie alors les apparitions sur les podiums de la Belgique francophone mais il ne décroche pas le succès tant espéré hors des frontières. En 1983, un autre 45 tours connaît une belle popularité avec la chanson « Merci bien ». Le succès de Gino Cavalière ne survit pas à la disparition des radios libres malgré une belle voix et des chansons sans prétention mais plutôt bien réalisées. Depuis cette époque, l’artiste continue à se produire dans les fêtes locales et au cours d’animations diverses. En 2017, il sort une compilation de ses plus belles chansons d’amour.
.
**********
.

Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

24 octobre 2015 : Décès, à Rueil Malmaison, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. Né à Cherbourg le 17 juin 1934, c’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

22 OCTOBRE

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

22 octobre 1921 : Naissance, à Sète, de l’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS. Georges est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril. Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ». Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ». Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ». Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte. Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période « yé-yé ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ». Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet. En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré. Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel. Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973. Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980. Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète. A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982. Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».
.
**********
.

Catherine Deneuve – Pochette album 1981 (c) Helmut Newton

22 octobre 1943 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Catherine DENEUVE sous le nom de Catherine Fabienne Dorléac. Star du cinéma français et égérie de réalisateurs comme Jacques Demy, François Truffaut ou André Téchiné, Catherine Deneuve a aussi travaillé avec des grands noms du cinéma international comme Roman Polanski, Luis Buñuel, Marco Ferreri ou Dino Risi entre autres. Elle est une véritable enfant de la balle puisque son père était acteur et sa mère comédienne de théâtre. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1956 dans le film « Les Collégiennes » d’André Hunnebelle. Elle s’appelle alors encore Catherine Dorléac avant de prendre pour pseudonyme le nom de jeune fille de sa mère: Deneuve. Sa soeur Françoise va garder son vrai nom et, elle aussi, devenir une comédienne talentueuse mais elle décède dans un accident de voiture en 1967. Pendant sa longue carrière cinématographique, Catherine Deneuve va aussi se consacrer à la chanson. Timidement d’abord en interprétant des chansons de films comme « Zig Zig » en 1975 ou « Courage fuyons » en 1979.

Mais, un an plus tard, Serge Gainsbourg développe un vrai projet d’album avec elle: « Souviens-toi de m’oublier ». Ils enregistrent un duo qui connaît un grand succès: « Dieu fumeur de Havanes ». En 1993, elle réitère l’aventure du duo pour un disque plus tendance avec Malcolm McLaren: « Paris Paris ». Elle reprend aussi des chansons du répertoire francophone dans de nombreux films comme « Toi jamais » de Sylvie Vartan (dans « Huit femmes » en 2001) ou « C’est beau la vie » de Ferrat (dans « Potiche » en 2010). En 2015, elle reprend d’ailleurs cette dernière chanson qu’elle enregistre en duo avec Benjamin Biolay pour un album hommage à Jean Ferrat.
.
**********
.

Album 2007

22 octobre 1956 : Naissance, en ex-Yougoslavie, de l’interprète belge Yvhann CEVIC sous le nom de Pascal Ivancevic. Agé de quelques mois, il suit ses parents qui vont vivre dans la région de Liège en Belgique. Dès sa plus tendre enfance, il chante dans des troupes fokloriques. Adolescent, c’est dans les groupes de bal de sa région qu’il effectue son apprentissage de chanteur. A 18 ans, il est repéré par un producteur, Albert Gérard, qui lui fait enregistrer son premier disque sous le nom de Pascal Amory. Jusqu’en 1984, il va enregistrer quelques 45 tours sous ce pseudonyme: « Vers toi » (1976), « Un slow en tendresse » (1982) et « Un certain moment d’amour » (1984). A partir de 1990, Pascal choisit de scinder son patronyme en deux noms qui vont devenir son nouveau pseudonyme: Yvhann Cevic. Il se fait alors remarquer pour ses qualités vocales en reprenant un « tube » de Tom Jones (« Delilah ») qui devient « Aime-moi Delilah » (1991).

Il est propulsé par la télévision belge privée RTL-TVI au sommet des hit parade grâce à l’émission « Dix qu’on aime ». Il obtient alors un album d’or. Son succès déborde de la Belgique et il saisit l’opportunité de passer à l’Olympia en première partie des Platters. Il effectue de nombreux galas avec des chansons comme « A l’amour à la vie » (1992), « Laisse aller les violons » (1993), « Pusu tati » (1993), « En toi la femme » (1994) et « On s’aime on s’aimera » (1995). Avec la fin de cette émission de variétés, Yvhann Cevic va, comme beaucoup d’autres artistes belges, connaître un grand passage à vide malgré l’enregistrement régulier de nouveaux albums. En 1997, il enregistre un duo avec Jeane Manson: « Partir avec toi » sur l’air de « Con te partiro » d’Andrea Bocelli. Parmi ses albums, il y a aussi, en 2007, celui intitulé « Et je pense à toi » où se trouve un autre duo avec Jeane Manson: « Malgré le temps ». Et puis, il y a le grand retour, en 2015, de l’artiste qui, une fois de plus, modifie son pseudonyme en Ivan Cevic. Un nom qui se rapproche encore un peu plus de son véritable patronyme pour la sortie d’un album authentique qui est un retour aux sources et aux origines du chanteur: la musique des Balkans. Ainsi, sur des mélodies évoquant sans ambiguïté des ambiances chères à Goran Bregovic, Ivan Cevic nous livre des textes racontant des histoires de famille notamment. A 59 ans, l’artiste s’éloigne de l’univers des reprises et de la poésie « fleur bleue » qui était le sien jusqu’alors même si tango, valse et textes légers sont encore au programme de ce dernier opus.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

30 SEPTEMBRE

MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

30 septembre 1906 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et actrice française MIREILLE sous son nom complet de Mireille Hartuch. Née dans une famille de musiciens, c’est tout naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et veut devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-Unis où elle reste deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » est enregistrée par le duo Pills et Tabet sous le titre « Couchés dans le foin ». C’est l’un des grands succès de l’année 1932 et Mireille rentre en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste et se produit, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle continue à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistre encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962. Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun révèle toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Françoise Hardy, Frida Boccara, Yves Duteil, Hervé Cristiani, Dick Annegarn et Alain Souchon. A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ». Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien de Chaillot.
.
**********
.

Albert Raisner dans les années 1970

30 septembre 1922 : Naissance, à Apolda (Allemagne), de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER sous l’identité d’Albert Rufenach. Avec un père, représentant de commerce, français et une mère allemande, Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans. Sa famille, il a deux frères, est plutôt modeste et habite dans le 18e arrondissement de Paris. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies.

Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui verra son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
.
**********
.

Diane Dufresne en 1987 – Photo (c) C. Cabrol – Kipa

30 septembre 1944 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse, comédienne et peintre Diane DUFRESNE. Lorsque sa mère décède, Diane a quinze ans et elle doit se résoudre à abandonner ses études. Elle rêve toutefois de devenir chanteuse et fait tout pour. En 1962, elle réussit à obtenir un passage sur une scène de Montréal et elle y interprète notamment des chansons de Jacques Brel et Léo Ferré. Mais il lui faut apprendre la technique et la maîtrise vocale chez ces Français dont elle admire les chanteurs. Elle part donc pour Paris où elle s’inscrit aux cours de chant du célèbre Jean Lumière et aux cours d’art dramatique de la non moins célèbre Françoise Rosay. De 1966 à 1968, on retrouve ainsi Diane Dufresne dans les cabarets parisiens de la rive gauche où elle chante les artistes québécois que sont Gilles Vigneault, Claude Léveillée ou Jean-Pierre Ferland. De retour au Québec, elle rencontre le jeune parolier Luc Plamondon qui est bien décidé à lui écrire des chansons sur mesure. Elle enregistre ainsi, en 1972, un premier album au titre prometteur: « Tiens-toé ben, j’arrive ! ». Et le 33 tours va tenir toutes ses promesses. En 1973, elle chante à la Place des Arts de Montréal où elle récolte un succès unanime. L’été de cette année-là, tous les pays francophones fredonnent le « tube » « J’ai rencontré l’homme de ma vie ».

La suite de la carrière de Diane Dufresne est marquée par des chansons très diversifiées dont le point commun est toujours l’autodérision et la provocation. En 1975 sort un deuxième opus qui confirme le talent de l’artiste canadienne: « Sur la même longueur d’ondes ». Et, deux ans plus tard, l’album « Maman si tu m’voyais » lui permet de se produire à l’Olympia de Paris en 1978. Chez elle, au Québec, elle prend l’habitude de proposer des spectacles thématiques où les spectateurs sont invités à se déguiser en fonction du thème de la soirée. Et, à Montréal, elle participe à « Starmania » à la fin des années 1970. Les années 1980 vont confirmer la tendance rock de cette artiste hors du commun qui demande des chansons aux Français Jonasz, Higelin, Gainsbourg et Pierre Grosz. Et la décennie suivante voit la chanteuse s’orienter vers un répertoire plus calme. Dans les années 2000, Diane Dufresne revient quand même au rock et propose une tournée intitulée « En liberté conditionnelle ». Ensuite, elle multiplie les expériences musicales diverses comme, en 2005, la réalisation d’un album et d’une tournée consacrée au compositeur allemand Kurt Weill. En octobre 2006, elle reçoit à Montréal un Félix décerné pour l’ensemble de son oeuvre. Parallèlement à la chanson, Diane Dufresne se consacre alors de plus en plus à sa seconde passion: la peinture. Elle entremêle d’ailleurs subtilement ces deux disciplines artistiques au cours d’un spectacle créé au Canada en 2007. Un an plus tard, elle est à l’affiche des FrancoFolies de Montréal où elle propose une soirée intitulée « Terre planète bleue ». Des expositions de ses peintures sont désormais montées un peu partout dans le monde. Fin 2018, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Meilleur après » et dont les titres sont signés notamment par Cyril Mokaiesh, Catherine Major, Alexandre Beaupain, Daniel Bélanger, Sting, Alexandre Lizotte, Moran et Jean-Phi Goncalves.
.
**********
.

Jeff Bodart – pochette album 2003

30 septembre 1962 : Naissance, à Charleroi, de l’auteur, compositeur et interprète belge Jeff BODART dont le vrai prénom est Jean-François. Après une enfance plutôt normale où la musique prime déjà sur les études, Jean-François fonde, dans sa région natale, le groupe « Spasmes » dont il est le guitariste. Avec le même instrument entre les mains, il crée ensuite « Aphrodisiax » et, au début des années 1980, le groupe enregistre un 45 tours auto-produit: « Sex Symbol ». Mais c’est avec le groupe suivant, les « Gangsters d’Amour », dont il est cette fois le chanteur, que le succès va réellement s’installer dans la région de Charleroi puis en Belgique, dans toute la francophonie et au-delà. Les tournées des « Gangsters d’Amour » les emmènent ainsi entre autres en URSS et en Chine. La formation connaît le succès avec des chansons comme « SOS Barracuda », « Meurtre à Hawaï », « Hey Baron rouge » et « Coûte que coûte ». En 1994, après deux albums et dix singles, le groupe se sépare et Jeff se lance dans une carrière solo en adoptant un look avec casquette vissée sur la tête. Et le premier opus de Jeff Bodart sort avec un titre « locomotive » qui va le propulser sur les ondes radiophoniques francophones: « Du vélo sans les mains ». D’autres chansons extraites de cet album obtiennent aussi la faveur des medias par la suite: « Chacun son histoire », « Le blues animal » et « Un monde ne suffit pas ». Il participe, en août 1994, au concours de la Truffe de Périgueux où il représente la Belgique pour la RTBF, la radio publique francophone. Trois ans plus tard, Jeff confirme tout le bien que l’on a pu penser de lui en commercialisant un second album intitulé « Histoires universelles ». Il y chante notamment « La vie d’artiste », « Sans tambour ni trompette », « Ca valait la peine que je naisse », « J’te promets la lune » et « Le chant des yakas ». Parallèlement à la sortie de ses albums, Jeff Bodart s’attache à présenter ses chansons en public sur scène. Il participe ainsi aux Francofolies de Spa (B) mais aussi à celles de La Rochelle (F) ainsi qu’au défunt festival « Mars en chansons » dans sa ville natale de Charleroi (B). En 2001, son album a pour titre « Ça ne me suffit plus » et il y chante notamment « La vie la mort », « Politiquement correct », « Les filles sont des garçons bizarres » et « Le soleil fera le reste ». Le succès de ces chansons est plus restreint mais la Belgique francophone soutient plus que jamais son turbulent et sympathique artiste. En 2003, l’album « T’es rien ou t’es quelqu’un » est annoncé par le single « Boire boire boire », adaptation française d’un titre allemand des années 1980 alors interprété par Trio: « Da da da ». Le disque contient quelques perles qui sont diffusées sur les radios: « Canadair », « Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus » ou « Ma vie est une balançoire ». Et, sur la photo du livret, Jeff troque la casquette contre un chapeau. Cinq ans après cet album, Jeff Bodart revient avec le suivant qui sort au début de l’année 2008: « Et parfois c’est comme ça ». Le public et les medias n’ont malheureusement pas le temps de se familiariser avec les nouvelles chansons (comme « Destination Ultramarine »): au mois d’avril, Jeff Bodart est retrouvé inanimé chez lui, victime d’un accident vasculaire cérébral. Plongé artificiellement dans le coma, il décède le 20 mai 2008 à l’âge de 45 ans. Jeff avait pris pour habitude d’écrire et de composer la majeure partie de ses chansons et en avait aussi proposé à d’autres artistes comme Pierre Bachelet par exemple. Garçon extraordinairement sociable de nature, Jeff Bodart avait sympathisé avec bon nombre de ses collègues en les sollicitant parfois pour en obtenir l’écriture de chansons. Ce fut le cas pour Kent, Christophe Miossec, Jacques Duvall, Marc Morgan, François Bernheim ou même Benoît Poelvoorde. En hommage à Jeff, certains de ces artistes sont venus témoigner ou chanter lors des concerts qui ont été organisés à Louvain-la-Neuve (B) en octobre 2008 et aux Francofolies de Spa (B) en juillet 2009. Sont présents, entre autres, Karin Clercq, Jacques Duvall, Wendy Nazaré, William Dunker, Anaïs H, Kent, Charline Rose, Nell, Jéronimo, Balimurphy, Eté 67, Franco Tils, Marie Warnant, Perry Rose, Vincent Liben, Théophile Octobre, Alexonor, Manu Champagne, Un album posthume reprenant ses plus grands succès, dont ceux des « Gangsters d’Amour », est sorti un an après la disparition du chanteur. Depuis 2011, un prix « Jeff Bodart » est remis à un jeune artiste marquant de la scène francophone belge. Cette récompense est attribuée lors de la cérémonie des « Octaves de la Musique ». En mai 2018, dix ans après le décès de Jeff Bodart, l’un de ses proches collaborateurs, Pierre Gillet, entreprend de réaliser un album hommage avec des artistes talentueux et amis du défunt. Le premier à enregistrer un titre pour ce disque, sorti trop confidentiellement en 2019, est l’acteur Benoit Poelvoorde qui reprend « Ferme ta gueule ».
.
**********
.

Anthony Delon en 1987 – Photo (c) G. Ransiman

30 septembre 1964 : Naissance, à Los Angeles aux Etats-Unis, du chanteur occasionnel et acteur franco-américain Anthony DELON. Fils d’Alain et de Nathalie Delon, il vit avec eux un an en Californie avant qu’ils ne s’installent en France. Au moment de la séparation de ses parents en 1968, il va vivre avec son parrain et sa marraine car sa mère est très occupée par ses activités artistiques. Son enfance est un peu chaotique et il est envoyé en pension à la campagne. Il s’en évade pour aboutir dans une école parisienne à Saint-Germain-des-Prés. L’adolescence d’Anthony n’est guère plus brillante et il fréquente de nombreux établissements scolaires dont il s’échappe ou est évincé. Jeune adulte, il commence à s’intéresser à la musique et part à Londres pour travailler dans une maison de disques: Island Records. De retour en France, il est arrêté, à l’âge de 18 ans, au volant d’une voiture volée et en possession d’une arme prohibée. A sa sortie de prison, il crée une ligne de blouson de cuir qui marche bien mais ces activités ne vont pas l’extraire d’un milieu où les caïds règlent leurs comptes à coups de pistolets. Il part alors pour New York où il fait des rencontres artistiques intéressantes avec Andy Warhol et Brooke Shields notamment. Le metteur en scène italien Alberto Lattuada le croise aux USA et lui propose un rôle dans le film qu’il va tourner à Rome. Anthony accepte et travaille aussi avec Francesco Rosi. En 1987, il revient à sa passion pour la musique et tente, comme d’autres acteurs, l’aventure de la chanson. Il enregistre un disque 45 tours avec « Qu’elle revienne », un titre peu convaincant et peu joué par les radios. Après un nouveau séjour aux Etats-Unis, il revient finalement vivre en France et s’oriente vers le cinéma, la télévision et le théâtre. Il fait encore un détour du côté de la chanson en 2012 lorsqu’il enregistre le titre « Skype » en duo avec la chanteuse Robert.
.
**********
.

JERONIMO aux Octaves de la Musique à Liège (B) le 8 avril 2014 (c) Passion Chanson

30 septembre 1972 : Naissance, à Liège, du guitariste et chanteur belge Jérôme Mardaga, mieux connu sous le pseudonyme de JERONIMO. Très jeune, il se retrouve engagé comme guitariste dans des groupes de sa région natale. Patiemment, il peaufine ainsi son jeu. Et, un peu par hasard, il se fait connaître du grand public en 2000 lorsque l’une de ses démos intitulée « Mon éternel petit groupe » est diffusée par la radio publique rock de la communauté francophone de Belgique: Radio 21. Il s’affuble alors du pseudonyme de Jéronimo et signe un contrat avec le jeune label indépendant belge Anorak Supersport. Début 2002, un single est envoyé aux radios qui le diffusent très bien: « Ma femme me trompe ». La chanson annonce un album qui est commercialisé quelques semaines plus tard: « Un monde sans moi ». Tout empreint d’un surréalisme typiquement belge, ce premier opus reçoit un accueil très favorable du public et des journalistes. Jéronimo se retrouve alors très vite à l’affiche des grands festivals de l’été: Dour Festival et Francofolies de Spa entre autres. Il fait aussi un détour par le Printemps de Bourges avant de se produire dans toute l’Europe. En novembre 2002, il se produit à Montréal où il est accueilli par le festival du Coup de Coeur Francophone. Par la suite, l’artiste se voit invité à se produire en première partie des concerts du groupe français Indochine. Un disque est alors enregistré en public au Botanique à Bruxelles. Jéronimo assure ensuite le lever de rideau de Cali à l’Olympia de Paris. Ces nombreux voyages permettent au compositeur d’écrire des novelles chansons qui se trouvent réunies sur son deuxième album qui paraît en 2005: « 12h33 ». Les arrangements musicaux y sont différents et diversifiés avec des guitares électriques répondant aux acoustiques. A la fin de l’année, le groupe belge dEUS demande à Jéronimo d’assumer la première partie de sa tournée française qui passe notamment par la salle parisienne de l’Olympia. En novembre 2006, l’album « 12h33 » reçoit le prix Rapsat-Lelièvre à Montréal pendant le festival du Coup de cœur Francophone. Alors que sa carrière se poursuit avec succès, Jérôme participe, en studio, aux projets discographiques de Miam Monster Miam, Sophie Galet, Juan d’Outremont et Jacques Duvall. Par la suite, le musicien rejoint le groupe de Mark Gardener and The Full Band Sonic et cette nouvelle aventure lui permet de composer de nouveaux morceaux qu’il enregistre en Italie en 2007. Quelques mois plus tard, Jérôme rejoint, en tant que guitariste, le chanteur Saint-André qu’il accompagne sur scène pendant quelques mois. Il achève ensuite, en Italie, l’enregistrement des chansons qui vont constituer le nouvel album de Jéronimo qui sort à l’automne 2008: « Mélodies démolies ». La galette numérique est encore différente des précédentes mais on y trouve toujours l’humour décalé qui fait désormais la réputation du chanteur. Tout en y incluant des textes et des thèmes sérieux comme la crise économique de l’époque (« L’argent c’est bien »), les chansons sont plutôt désinvoltes et insouciantes. Le disque n’est pas un succès commercial malgré les nombreux concerts qui vont suivre sa sortie. Et Jérôme Mardaga reprend son job de musicien auprès de Saint-André, Jacques Duvall, Benjamin Schoos et Marc Morgan notamment. Un dernier concert de Jeronimo à Mons (B) en 2010 est censé terminer la carrière de l’artiste sous ce pseudonyme. Mais, après avoir « fait le ménage » autour de lui, Jéronimo reprend le chemin des studios en 2013, année au cours de laquelle sort son quatrième album studio : « Zin zin ». Il prête alors ses talents de guitariste aux chanteurs Olivier Juprelle et Hugo qu’il accompagne sur scène en 2014 et 2015. En 2016, c’est avec Gaëtan Streel que Jérôme joue de la guitare sur scène. En 2018, l’artiste reprend son patronyme intitial de Jérôme Mardaga pour sortir un nouvel album qui a pour titre « Raid Aérien » et qui est en totale rupture avec son travail précédent. Véritable plongée au sein d’un monde imaginaire effrayant, instable et monochrome, l’opus est peuplé d’oiseaux-espions, de paysages où tombe une neige inconnue et où les personnages tentent de survivre dans une lumière glacée et mécanique. Et, sur scène, dans une atmosphère glaciale noire et blanche, seuls les titres agressifs et répétitifs de l’ancien répertoire sont retenus pour se marier au nouveau matériel.

.
**********
.
30 septembre 1975 : Naissance, à Paris, de l’actrice française Marion COTILLARD. Née dans une famille d’artistes comédiens, elle passe son enfance à Alfortville avant de faire ses études à Orléans et à Paris. Elle sort du conservatoire d’Orléans en 1994 avec un premier prix d’art dramatique. Ses premiers films ont pour titre « Highlander » et « Extrême limite » mais c’est « Taxi » qui révèle Marion au grand public. En 2003, le réalisateur Tim Burton l’engage pour tourner dans « Big Fish » qui constitue sa première expérience dans le cinéma américain. Un an plus tard, elle reçoit, à Paris, le César du meilleur second rôle pour sa participation à « Un long dimanche de fiançailles ». En 2007, le réalisateur français Olivier Dahan la préfère à Audrey Tautou pour jouer le rôle d’Edith Piaf dans « La môme ». Le choix est judicieux puisque, grâce à ce film superbe, la comédienne récolte de multiples récompenses dont un César en France. Aux Etats-Unis, on lui remet un Golden Globe et, surtout, l’Oscar de la meilleure actrice en 2008. La même année, un documentaire, « Mon clown », est réalisé par Bastien Duval: il relate la vie de Marion Cotillard pendant la promotion mondiale du film « La môme » pendant un an. Elle poursuit une carrière cinématographique intense et se donne le temps, en 2010, d’enregistrer une chanson en anglais pour une publicité de Dior: « The eyes of Mars ». Car Marion Cotillard est aussi chanteuse et bassiste. Fin 2010, elle accompagne le groupe Yodelice, avec Maxim Nucci, sur les routes de France sous le pseudonyme de Simone.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,