12 AVRIL

En 1960

12 avril 1893 : Inauguration, à Paris, du music-hall de l’Olympia. C’est au 28 du boulevard des Capucines qu’est érigée, à l’emplacement de montagnes russes en bois, une salle de spectacles pouvant accueillir 2.000 personnes. Et pour la soirée d’ouverture, la scène accueille La Goulue, danseuse de cancan, Loïe Fuller, danseuse américaine, et Fregoli le transformiste. Pendant une quinzaine d’années, ce sont des attractions circassiennes qui y divertissent le public et il faut attendre 1911 pour y appaludir des revues de music-hall avec, notamment Yvonne Printemps et Mistinguett. En 1914, la salle ferme jusqu’en 1918 en raison de la première guerre mondiale. Après 1918, la programmation reprend avec de plus en plus de chanteurs et chanteuses : Fréhel, Damia, Marie Dubois, Lucienne Boyer ou Fragson entre autres. Mais, avec le temps, le public se fait de moins en moins nombreux et, au moment de la grande crise économique de 1929, l’Olympia devient un cinéma et change de nom pour devenir le théâtre Jacques-Haïck. On y projette des films jusqu’en 1954. Alors que l’intérieur a été complètement restauré et même reconstruit, la salle rouvre ses portes et la musique est à nouveau son seul centre d’intérêt sous l’appellation « Olympia ». Elle est dirigée par Bruno Coquatrix, un auteur de chansons qui connaît beaucoup de monde dans le show-business. Les artistes, français puis internationaux, vont alors se succéder sur cette scène qui va devenir mythique : Lucienne Delyle, Gilbert Bécaud (qui y fait ses débuts et qui est celui qui s’y est produit le plus souvent), Josephine Baker, Georges Brassens, les Beatles, Jacques Brel, Sylvie Vartan, Léo Ferré, Édith Piaf, Johnny Hallyday, Barbara, Trini Lopez, Dalida, Jimi Hendrix, Michelle Torr, Danyel Gérard, Annie Cordy, Salvatore Adamo, Black Sabbath, Serge Lama, Alan Stivell, Joe Dassin, Michel Sardou, Julio Iglesias, Gérard Lenorman, Sammy Davis Jr, Sheila, etc. Bruno Coquatrix décède en 1979 et laisse la gestion du lieu culturel à son épouse et à sa fille qui confient la direction du théâtre au neveu de Coquatrix : Jean-Michel Boris qui reste à la barre jusqu’en 2001. Entretemps, en 1997, il a fallu « déménager » la salle à quelques mètres de là car, vouée à la démolition par un projet immobilier mais classée monument historique, c’est la solution de la reconstruction à l’identique qui est finalement choisie. En avril 1997, l’ancien bâtiment est démoli et, six mois plus tard, le nouvel Olympia est inauguré avec le tour de chant de Gilbert Bécaud. En 2001, le groupe de médias Vivendi Universal, rachète la salle de spectacle dont Arnaud Delbarre, fils du chanteur Raoul de Godewarsvelde, devient le directeur général jusqu’au 30 juin 2015. L’Olympia est ensuite confié à Simon Gillham.

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Jean-Louis Aubert en 1987

12 avril 1955 : Naissance, à Nantua, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Jean-Louis AUBERT. Alors qu’il a dix ans, ses parents déménagent à Paris après un crochet par Senlis. Il est alors scolarisé au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine où l’un de ses copains s’appelle Louis Bertignac. Avec lui, déjà, il forme un premier groupe en 1970: « Masturbation ». Quatre ans plus tard, il part aux États-Unis pendant cinq mois en auto-stop avec guitare et chansons. De retour à Paris, il chante partout où c’est possible. Il rencontre ainsi un batteur répondant au nom de Richard Kolinka avec qui il fonde le groupe Sémolina en 1975. Ce groupe sort un 45 tours en 1976 et le titre « Et j’y vais déjà » est chanté par Daniel Roux tandis que la face B, « Plastic Rocker » est interprétée par Jean-Louis Aubert. Devant l’insuccès de ce 45 tours, Jean-Louis s’inscrit à l’université de musicologie de Vincennes. Mais, fin 1976, Richard Kolinka demande à ses amis de jouer avec lui pour un concert prévu de longue date au Centre Américain de Paris. Trois d’entre eux vont répondre présents: la bassiste Corinne Marienneau, le guitariste Louis Bertignac et Jean-Louis. Devant le succès inattendu, ils décident de donner un nom à leur groupe et de poursuivre l’aventure: « Téléphone » est né! C’est Jean-Louis Aubert qui compose la majeure partie des chansons du groupe, qui joue de la guitare et qui chante. Téléphone sort son premier album en 1979. Il a pour titre « Crache ton venin » et la chanson « La bombe humaine » devient un « tube ». Après avoir tourné avec Iggy Pop, les quatre amis jouent en première partie des Rolling Stones à l’hippodrome d’Auteuil en 1982. Les succès de « Téléphone » se poursuivent jusqu’en 1985: « Argent trop cher », « Le jour s’est levé », etc. En avril 1986, le groupe se sépare sur des problèmes d’ego. Désormais, il y aura Aubert’n’Ko avec Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Et puis Bertignac et les Visiteurs avec Louis Bertignac et Corine Marienneau. En 1987, Aubert’n’Ko sort un premier 45 tours: « Juste une illusion ».

Suivront quelques bons succès du groupe comme « Voilà c’est fini ». Puis, au fil du temps, Jean-Louis Aubert va s’affirmer comme soliste et, en 1993, l’album « H » marque les débuts de Jean-Louis comme interprète à part entière. Son premier succès est « Temps à nouveau ». Quatre ans plus tard, l’album « Stockholm » ne révèle pas de « tube » mais, en 2002, c’est reparti avec des extraits de l’opus « Comme un accord »: « Alter ego » et « Sur la route » en duo avec Raphaël. Ce disque est suivi en 2005 par « Ideal Standard » qui est alors la plus belle vente d’Aubert depuis 1987. Et, en 2010, « Demain sera parfait » et « Marcelle » sont largement diffusés par les radios. Ce sont des chansons extraites de l’album « Roc Eclair » qui donne lieu à une tournée et un disque: « Live = vivant » en 2012. Le 3 mars 2012, Jean-Louis Aubert reçoit sa première Victoire de la musique dans la catégorie « Spectacle/Tournée de l’année ». Fin 2012, il sort un nouveau single « Vingt ans », extrait de la bande originale du film « Amitié sincère ». En 2012 aussi, son nom est donné à une école de sa ville natale de Nantua. Un an plus tard, Jean-Louis Aubert est subjugué par quelques textes de l’écrivain français Michel Houellebecq qu’il désire mettre en musique. Il rencontre l’auteur et il découvre que leur admiration est réciproque. Un disque est alors immédiatement mis en chantier et, le 14 avril 2014, l’album est commercialisé sous le titre « Les parages du vide ». La même année, Jean-Louis participe à l’album « La bande à Renaud » où il rend hommage au chanteur en interprétant « Manu ». Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka reforment un groupe qui prend pour nom « Les Insus » pour interpréter le répertoire de Téléphone lors de quelques concerts fin 2015. Le concept plaît et le public, comme les médias, en redemande. Du coup, une grande tournée est mise sur pied en 2016 et se prolonge par des festivals en 2017 avant la sortie d’un album « live » en septembre 2017.
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Josephine Baker dans les années 1960

12 avril 1975 : Décès, à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, de la chanteuse et meneuse de revue d’origine afro-américaine Josephine BAKER à l’âge de 68 ans. Elle est née le 3 juin 1906 à Saint-Louis dans le Missouri (USA). Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire de ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit vite et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat rapidement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle peut devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue Nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Et là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse un charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto. Alors que le succès est grandissant en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous: les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité médicale d’avoir des enfants, elle va accueillir dans ce château du Périgord les enfants de toutes origines qu’elle va adopter. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier concerts et galas pour se renflouer continuellement. Mais cela ne va pas suffire et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco. Infatigable, Josephine Baker poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 ou au Carnegie Hall de New York en 1973. Fin mars 1975, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco. Les grands succès de Josephine Baker resteront à tout jamais « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968).

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Elsa Gelly (c) www.elsagelly.com

12 avril 2002 : C’est au Centre Wallonie Bruxelles de Paris, à deux pas du centre Pompidou de Beaubourg, qu’a lieu la soirée « Vive la Reprise » 2002 consacrée à l’humour. Mis sur pied par le Centre de la Chanson, le concours qui en est à sa 8e édition a pour but de faire découvrir des nouveaux interprètes de la chanson. Pour ce faire, les candidats doivent interpréter deux reprises du répertoire de la chanson francophone et une chanson de création inédite. Pour cette édition 2002, c’est Elsa GELLY qui reçoit le prix juste avant le concert de l’artiste belge Daniel HELIN qui clôt la soirée.
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BIRKIN Jane - Album Rendez-vous 200412 avril 2004 : L’album « Rendez-vous » de Jane BIRKIN fait son entrée à la 37e place du classement des albums les plus vendus en Belgique francophone. Il s’agit d’un opus où la chanteuse a enregistré toute une série de chansons, connues ou pas, en duo avec d’autres artistes. Ces derniers ont pour nom Etienne Daho, Alain Souchon, Bryan Ferry, Alain Chamfort, Christophe Miossec, Françoise Hardy, Paolo Conte, Manu Chao, etc. Le single qui promotionne l’album a pour titre « Je m’appelle Jane » et est interprété par Birkin et Mickey-3-D (Michaël Furnon).
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6 MARS

6 mars 1930 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, dans une famille de musiciens américains juifs, du chef d’orchestre américain Lorin MAAZEL. Agé de quelques mois, il retourne très vite avec ses parents à Los Angeles. Le petit Lorin prend alors des cours de violon à cinq ans et, musicien prodige, il enseigne le violon deux ans plus tard. Il dirige ensuite les plus grands orchestres des Etats-Unis alors qu’il a entre neuf et quinze ans. Par la suite et durant sa carrière, Lorin Maazel prend la direction de plus de 150 orchestres dans quelque 5.000 opéras ou compositions différentes. Il participe aussi à plus de 300 enregistrements avec des orchestres différents. Parmi ces derniers, il y a l’Orchestre Philharmonque de Cleveland avec lequel il est l’invité de Jacques Chancel pour son émission télévisée française « Le grand échiquier » en 1979. Au cours de cette émission, le chef d’orchestre rencontre Serge Lama et il est plutôt séduit par ses chansons: il l’accompagne même au violon dans une version toute particulière de « Je suis malade ».

Découvrant alors une grande partie du répertoire du chanteur français, il désire enregistrer tout un album instrumental des titres de Lama auxquels il veut donner une dimension symphonique. En 1980, c’est chose faite et le 33 tours « Lama-Maazel le monde symphonique de Serge Lama » est disponible chez les disquaires. La même année, un nouveau « Grand Echiquier » est consacré entièrement à cette collaboration entre Maazel et Lama. Lorin Maazel décède le 13 juillet 2014 en Virginie (USA), à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie.
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Francis CHENOT (c) Maison de la Poésie Amay

6 mars 1942 : Naissance, à Petitvoir dans l’entité de Neufchâteau, du journaliste et écrivain belge Francis CHENOT. Grand passionné de chanson française à texte, Francis est longtemps le responsable des pages culturelles du journal communiste belge « Le drapeau rouge » jusqu’à l’arrêt de celui-ci. Il écrit ensuite pour l’éphémère journal « Libertés ». Puis il crée le magazine « Une autre chanson » avec le syndicaliste de gauche Albert Faust sous le bienveillant parrainage de Jean Ferrat. Cette aventure médiatique s’achève au milieu des années 2000 après bien des essais de reprise. Francis est aussi l’un des principaux artisans de l’ouvrage « Brel ! et après ? », un livre dont il partage l’écriture avec Geneviève François, Ronald Theunen et Jean-Pierre Vander Straeten et qui est publié aux Editions Labor en 1984. Le bouquin est sous-titré « 33 détours et autres dans la chanson de la Communauté française de Belgique ». Pour Francis Chenot, c’est clair: la chanson est d’abord de la poésie « musiquée ». Cette opinion bien tranchée lui fait, petit à petit, prendre ses distances avec des festivals aux tendances commerciales qu’il juge trop marquées comme les « Francofolies de Spa ». Au début de ces Francofolies belges, Francis présente les soirées gratuites du « Salon Bleu » à une époque où « Une autre chanson » est partenaire de ces rendez-vous poétiques dont la philosophie change ensuite avant de disparaître. Entre 1965 et 2010, Francis Chenot publie 17 ouvrages de poésie et récolte deux prix : le Prix René Lyr pour « Mémoire de schiste » en 1982 et le Prix Arthur Praillet en 1997. Il a aussi fondé, avec Francis Tessa, la « Maison de la poésie d’Amay » (B) et est le directeur de la revue « L’arbre à paroles ».
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Pochette album 2012

6 mars 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur et comédien belge Claude SEMAL. Ami de Francis Chenot évoqué ci-dessus, ce dernier a écrit de lui en 1984 dans « Brel ! et après ? »: « Cela fait une douzaine d’années déjà qu’il hante les chemins de la chanson. Non pas les autoroutes du succès, mais plutôt les sentiers de traverse. Avec des éclipses. Et cela n’arrive-t-il pas au soleil lui-même ? Et Claude Semal, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a bien quelque chose de solaire. (…) En fait, il rayonne. Tout simplement. En un étrange mélange de douceur et de fièvre. (…) Il se définit comme un autodidacte de la chanson. (…) Entre 1971 et 1974, Claude Semal chante un peu partout en Belgique avec Alexandre Waijnberg. Il joue aussi pour les petits enfants, notamment au « Théâtre de la Vie ». En 1974, il est de l’équipe de l’hebdomadaire belge « Pour », puis dans la foulée, il participe à la création de l’organisation « Pour le socialisme ». De même, il sera aussi des « Ateliers du Zoning » en 1976. » Depuis ses débuts, Claude Semal a enregistré une dizaine de CD, un DVD live reprenant aussi un documentaire, et produit une vingtaine de spectacles. Il a fondé sa compagnie théâtrale, « le Théâtre du Chien Ecrasé » et il a tourné pour le cinéma dans des films comme « La Raison du plus faible » ou « Camping Cosmos ». En 2007, au Festival d’Avignon (F), il présente deux de ses spectacles: « Cabaretje » et « Œdipe à la Ferme ». Deux ans plus tard, toujours à Avignon, il propose « Ubu à l’Élysée ». A l’occasion des élections fédérales de 2010 en Belgique, il soutient l’alternative unitaire francophone du « Front des Gauches » qui est constitué du Parti Communiste, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, de Vélorution, du Comité pour une Autre Politique, du Parti Humaniste et du Parti Socialiste de Lutte. La liste de ses albums de chansons reprend « Les convoyeurs attendent » en 1982, « Claude Semal et Charles Loos en duo » en 1984, « Nu » en 1987, « Music-Hall » en 1989, « À nos amours » en 1993, « Semal en fanfare » en 1997, « Semal et Loos en public » en 2000, « Les chaussettes célibataires » en 2003, « L’été indien, l’autre Milou » en 2004 et « Belgik » en 2007.

Fin 2010 est sorti un DVD, « Band à 4 en public » reprenant, d’une part, son spectacle du « Bozar » de Bruxelles en 2009 et, d’autre part, l’excellent film portrait signé Tanguy Cortier: « Semal nécessaire ». Fin 2012, fidèle à sa tradition de chanteur humoriste belge militant, il sort un album dont le titre est « Les bals, les barbecues et les crématoriums ». En 2018, l’artiste commercialise un nouvel album de onze chansons intitulé « Les Marcheurs ». Cet opus se retrouve dans un coffret « Semal la totale » qui reprend 40 chansons significatives de son répertoire sur trois disques compacts ainsi qu’un lien de téléchargement numérique pour les douze albums de sa carrière et un livret de 28 pages avec textes et photos.
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Véronique Pestel

Véronique Pestel

6 mars 1960 : Naissance, à Fontenay-aux-Roses, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique PESTEL. Très jeune, Véronique apprend la musique et la danse. Adolescente, elle écrit des poèmes, compose des pièces musicales ainsi que des chansons. Elle suit des études de philosophie avant de donner des cours de piano et de se former au chant. C’est au début des années 1980 qu’elle commence à se produire sur scène. En 1987, Véronique Pestel sort un premier 45-tours avec la chanson « Mea Culpa ». Dans les années 1990, elle assure la première partie d’artistes francophones prestigieux comme Claude Nougaro, Juliette Gréco, Serge Reggiani, Maxime Le Forestier, Isabelle Aubret, Julos Beaucarne, etc. En 1992, elle enregistre son premier album qui a pour titre « La Parole de l’autre ». Sa notoriété naissante lui donne l’occasion d’être à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en 1994 et à l’Olympia en 1995. Cette année-là, un nouvel opus, « Laisser-courre », récolte le Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros et le Prix de l’Adami. Différents festivals accueillent alors Véronique Pestel : Printemps de Bourges (F), Festi-Val-de-Marne (F), Chorus des Hauts-de-Seine (F), « Alors Chante » à Montauban (F), « Chansons de parole » à Barjac (F), ou encore « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Musicalement, l’inspiration de Véronique oscille entre le classique et le jazz. Ses chansons abordent intelligemment le thème des gens et des oppressions avec humour. Entre 1997 et 2009, elle les enregistre sur cinq albums (« Mamie Métisse » en 1997, « L’appeau des mots » en 1997, « Babels » en 2000, « Canis Bulle » en 2005 et « La vie va, Rag » en 2009). En 2014, Véronique Pestel propose un nouveau spectacle intitulé « Quatre pattes et deux chapeaux ». En 2013, elle participe à un hommage à Aragon où ses textes sont à la fois lus, racontés, dansés et chantés par Bernard Vasseur, Magali Herbinger et Véronique Pestel (« Caf’Conf Aragon ») qui fera l’objet de la publication d’un disque. Et, trois ans plus tard, ce sont des oeuvres originales de Véronique qui sont cette fois entegsitrées sur l’opus « Faire autrement » où l’on retrouve toutefois un texte de Philippe Noireau, un autre de Louis Aragon et « Les vrilles du scrutin » de Colette.
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Mélina Mercouri

6 mars 1994 : Décès, à New York (USA), de l’actrice, chanteuse et femme politique grecque Mélina MERCOURI d’un cancer du poumon à l’âge de 73 ans. Née Maria Amelia Mercouri le 18 octobre 1920 à Athènes, elle est d’abord actrice et se fait remarquer dans les films de son mari Jules Dassin, le père du chanteur Joe Dassin. En 1960, elle est consacrée meilleure actrice au Festival de Cannes pour sa prestation dans « Jamais le dimanche ». En 1967, elle s’engage politiquement pour lutter contre le régime des colonels en place en Grèce. Elle est dès lors contrainte à l’exil en France. C’est dans ce pays qu’elle va alors tenter, avec succès, une brève carrière de chanteuse avec des enregistrements réalisés au début des années 1970 : « Je suis Grecque » et les incontournables « Zorba » et « Enfants du Pirée ». Elle interprète ainsi des chansons de Maurice Fanon (« Les bateaux de Samos », « L’oeillet rouge »), Mikis Theodorakis (« Pour toi ma fille », « L’étrangère », « Attendre attendre », « Zorba »), Serge Lama (« La fumée des cigarettes »), Léo Ferré (« Paname »), Georges Moustaki (« En Méditerranée », « Le métèque ») et de la famille Dassin (« Je suis Grecque », « Le Portugais ») avec des textes souvent signés par Claude Lemesle aussi. En 1974, elle peut enfin revenir dans son pays natal redevenu démocratique et elle y fait même une carrière politique qui la mène au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989 et de 1993 à sa mort. C’est dans le cadre de cette fonction qu’elle crée, au Conseil européen en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Depuis, deux villes européennes sont désignées chaque année pour accueillir des manifestations artistiques et faire connaître leur patrimoine historique et culturel. En 2015, la ville belge de Mons est l’une de ces capitales européennes de la culture et donne le nom de Mélina Mercouri à l’une des rues du nouveau quartier des congrès. Par ailleurs, une fondation porte le nom de Mélina Mercouri et s’occupe de la préservation des monuments grecs antiques.
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6 mars 2004 : Quatre albums en français font leur entrée dans le top 50 des ventes en Belgique francophone : « Live à Saint-Etienne » de MICKEY-3-D (50e), « Les risques du métier » de BENABAR (45e), « 1964 » de MIOSSEC (14e) et « Les Enfoirés dans l’espace » par les ENFOIRES (4e).

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