26 AOUT

Léo Marjane dans les années 1930

26 août 1912 : Naissance, à Boulogne-sur-Mer, sous le nom de Thérèse Gendebien, de la chanteuse française Léo MARJANE. Elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ».

Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais.

Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas ou faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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Franck Olivier en 1983

26 août 1948 : Naissance, à Gozée, sous le nom de Claude Vangansbeck, de l’auteur-compositeur-interprète belge Franck OLIVIER. Pour son dixième anniversaire, ses parents lui offrent un harmonica et cela déclenche chez lui une véritable passion pour la musique. Il s’inscrit au Conservatoire où il suit des cours de violon et de piano pendant cinq ans. Le dimanche, il rejoint la chorale paroissiale pour chanter à l’église. Nombreux sont les fidèles qui lui remarquent une voix particulière. Mais, privilégiant les études, Franck obtient un diplôme de kinésithérapeute avant de s’orienter vers la chanson. Ses premiers succès en Belgique remontent au début des années 1970: « Bella romantica » (1973), « Tu m’oublieras » (1974) et « Schoubidou be baby » (1974).

Avec l’argent récolté par ses premières ventes de disques, il ouvre une résidence pour personnes âgées dans la région de Charleroi et il s’en occupe pendant plusieurs années. Il travaille avec Claude François de 1975 à 1977: il est engagé dans son écurie (« Flèche ») et il assume quelques premières parties de l’artiste. Chez Flèche, il sort notamment le disque « Si tu m’avais laissé le temps » (1975). Le décès de la grande vedette française, le 11 mars 1978, change la donne et Franck Olivier revient en Belgique où il enregistre pour la firme Vogue de Roger Meylemans. En 1980, il a l’idée de reprendre les grandes chansons des Platters qu’il adapte en français et il connaît ainsi le succès avec « Après » (« My prayer »). La même année, il enregistre une chanson fortement inspirée de l’univers musical des Platters et il obtient un disque d’or avec « Souviens toi d’Only You ». Deux ans plus tard, il réédite l’exploit avec l’adaptation française d’un autre titre américain: « Tic tac ». Franck devient alors l’interprète de génériques de séries animées pour la télé: « Le Retour d’Albator » (générique français d’Albator 84) ainsi que « Astro, le petit robot » en 1984. Il anime aussi une émission pour enfants, « La Bande à Grobo », sur Radio Télévision Luxembourg. En 1985, il représente le grand duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson aux côtés de Ireen Sheer et de Margo, avec le titre « Children, kinder, enfants ». Cette chanson se classe 13e. A la suite d’un grave accident de la route survenu à Brugelette en Belgique, où une victime est à déplorer, il fait le point sur sa carrière et part pour le Québec où il devient un artiste majeur pendant quelques années. Il y fonde, en 1986, le label Trans Euro Music et s’installe à Saint-Sauveur-des Monts dans les Laurentides. Il décroche un disque d’or au Canada avec la chanson « Amoureux de vous Madame ». Puis, il fait découvrir Lara Fabian, une artiste belge émigrée comme lui au Québec. Il compose pour elle quelques-unes des chansons de son premier album paru au Québec. Et il enregistre un duo avec elle: « L’amour voyage ». Dans les années 1990, il connaît encore quelques succès discographiques au Canada. En 1992, il s’installe en Floride pendant trois mois et est à l’affiche du cabaret « La vie en Rose ». En 1994, il se produit au fameux « Caesar’s Palace » de Las Vegas » à l’occasion d’un grand rassemblement de Vietnamiens des Etats-Unis car Franck s’est fait connaître dans ce pays par des succès en duo avec de très grandes stars vietnamiennes. Durant la décennie suivante, il chante beaucoup au cours de croisières organisées sur le fleuve Saint-Laurent au Québec. Il suit des cours de chant lyrique. Au Québec, Franck Olivier s’occupe aussi de la carrière de sa compagne, la chanteuse de country Marcelle Alexis. Une compilation en triple CD de 64 de ses meilleures chansons sort au Québec sous le titre « 25 ans de chansons et d’amour » en 2001. Il revient alors épisodiquement en Europe pour participer à quelques galas nostalgiques comme la « tournée des romantiques » qui, en Belgique, réunit autour de lui des artistes comme Christian Vidal, Alain Delorme et Baldo. En 2010, il décide de retourner vivre dans son pays natal, la Belgique, où il s’installe près de Binche. Il s’y produit encore régulièrement lors de diverses manifestations et fêtes locales ou régionales. Il y chante notamment ses grands succès mais aussi les chansons de l’album « Je ne pense qu’à elles » sorti en 2013. En 2016, il rend hommage à Michel Delpech en commercialisant un album de reprises des grands succès du chanteur disparu. Franck Olivier s’installe alors à Silenrieux, à quelques kilomètres de Charleroi, où il enregistre ses chansons dans le studio qu’il a équipé des dernières technologies numériques. Le 20 janvier 2020, l’artiste est hospitalisé pour traiter un cancer du foie nécessitant une opération.
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Joey Robin Haché

Joey Robin Haché

26 août 1988 : Naissance, à Nigadoo (Nouveau-Brunswick, Canada), de l’auteur-compositeur-interprète, peintre, dessinateur, caricaturiste, poète, et animateur de radio acadien Joey Robin HACHE. Depuis 2008, il arpente les scènes du Québec et du Nouveau-Brunswick. En novembre de cette année-là, il remporte le premier prix au concours Jammers du campus à l’Université de Moncton. Charismatique, audacieux, authentique, vrai passionné de la chanson, de la scène et du public, il est pressenti dès ses débuts comme l’un des réprésentants de la relève musicale acadienne. Sur son parcours musical, il rencontre alors d’autres artistes de sa région comme Lisa LeBlanc, Caroline Savoie ou Pascal Lejeune. C’est au Festival de la chanson de Petite-Vallée (Gaspésie) en juin 2012 que l’aventure musicale de Joey Robin Haché se concrétise davantage. Il débarque là avec un premier mini-album intitulé « Loin-Noranda » qu’il a enregistré avec son groupe, les Tavernaks, et qui connaît déjà une certaine popularité. Et, quelques mois plus tard, il lance « Live au Coude » sur lequel on retrouve une douzaine de ses compositions originales aux saveurs folk rock trash. En 2013, il lance un mini album intitulé « EP » qui est mis en vente uniquement sur la plateforme numérique iTunes. Pendant deux années consécutives, Joey Robin Haché participe au Festival Acadie Rock à Moncton, au Festival Musique NB, à la FrancoFête en Acadie, au Gala de la chanson de Caraquet, au Festival Codiac, au Festival de la chanson de Tadoussac, au Congrès mondial acadien ainsi qu’au Coup de coeur francophone, entre autres. Fin 2014, l’artiste commercialise enfin son premier album en tant que tel. Intitulé « Repaver l’âme », l’opus est présenté au public lors de la FrancoFête en Acadie. Et Joey Robin Haché part ensuite sur les routes du Nouveau-Brunswick et du Québec pour faire connaître ses chansons et son univers musical.

Fort du succès rencontré, l’artiste sort un nouvel album, « Stigmates », en novembre 2016. Un troisième opus intitulé « Trente » est commercialisé en novembre 2019.
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20 AOUT

Les SOEURS KESSLER en 1962 – Photo (c) Gérard Decaux

20 août 1936 : Naissance, à Nerchau, des deux soeurs jumelles Alice et Ellen KESSLER, danseuses et actrices allemandes. Leurs parents leur font d’abord suivre des cours de danse classique à Leipzig. En 1950, elles réussissent l’examen d’entrée de l’école de danse de l’Opéra de Leipzig. Deux ans plus tard, la famille saisit la chance de quitter l’Allemagne de l’Est pour passer à l’Ouest. Les deux sœurs continuent alors leur carrière au Théâtre de Variétés de Düsseldorf. C’est là que Pierre-Louis Guérin, du Lido de Paris, les découvre et les engage. En 1959, elles représentent l’Allemagne au Concours Eurovision de la chanson. Elles émigrent ensuite en Italie où elles vivent de 1962 à 1986. Passionnées de cinéma, elles jouent dans plusieurs films en Allemagne, en France et en Italie. Elles obtiennent aussi un bon succès aux Etats-unis où elles participent, comme en France, à des show télévisés. Elles enregistrent quelques disques en français entre 1959 et 1966: « Deux jeunes filles blondes », « Oui oui oui oui », « Roulette », « Souvenirs souvenirs », « Itsi bitsi petit bikini », « Le p’tit clown de ton coeur », « Hello Lucia » ou « Jalousie » entre autres. Pour l’anecdote, Alice Kessler a été la compagne du chanteur français Marcel Amont de 1961 à 1968. En 1978, elles participent encore toutes deux, avec beaucoup de grâce, à une émission de la télévision française pour y interpréter « Moi j’aime ça ».

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ANAÏS en 2008

20 août 1976 : Naissance, à La Tronche près de Grenoble, de la chanteuse française ANAïS, Anaïs Croze de son identité complète. Ses parents étant juges, elle passe son enfance à Mulhouse et sa jeunesse à Aix-en Provence en rêvant d’être actrice. Intéressée également par la musique, elle suit des cours de clarinette et de violon. Sa jeunesse se poursuit par une licence d’anglais qu’elle abandonne pour se consacrer à la musique en se produisant au sein d’un groupe nommé Opossum en 1999. Une première expérience qui prend fin en 2003 après plus de 200 concerts, dont un au Printemps de Bourges, et l’enregistrement d’un mini-album. Forcée de rebondir promptement, la chanteuse décide de se lancer seule sur scène avec une guitare, un kazoo, une pédale sampler et des chansons très originales dans la forme, le fonds, le thème et la musique. Ce premier spectacle solo intitulé, à juste titre, « The Cheap Show » (« le show pas cher »), connaît très vite un succès grandissant en France mais aussi en Suisse puis en Belgique. Elle y égratigne avec beaucoup d’humour les couples, la solitude et se balade avec légèreté dans le rap, le blues et le folk en français. Sa parodie très réussie de la Québécoise Lynda Lemay la popularise également beaucoup auprès d’un certain public en attente de ce genre de spectacle très éclectique. Quelques mois plus tard, elle se produit dans le cadre des Transmusicales de Rennes (au Bar en Trans) avant d’être à l’affiche du printemps de Bourges en 2005. Elle prépare alors la sortie d’un album enregistré en public au Poste à Galène de Marseille. Bien qu’autoproduit, l’opus est très remarqué par les médias et une maison de disques s’y intéresse pour le distribuer plus largement et le promotionner correctement. La chanson « Mon coeur mon amour » est programmée sur les radios et permet à Anaïs de passer à la télévision française dans l’émission Taratata de Nagui sur France 2 notamment. Nommée aux Victoires de la musique 2006, elle ne décroche pas de récompense mais a la possibilité de chanter en direct devant un public et des téléspectateurs désormais conquis ou intrigués. Suite à cela, l’album « The cheap show » s’écoule à plus de 500.000 ventes. Et la tournée du spectacle passe ensuite par les Francofolies de La Rochelle et l’Olympia de Paris fin 2006.

L’année suivante, Anaïs écrit, compose et interprète, avec une formation rock, « The Amber Story », une comédie musicale qui mélange tous les styles et où elle joue tous les personnages. Le spectacle est créé à Bruxelles à l’occasion du festival « Les Femmes s’en mêlent ». En novembre 2008 sort « The Love Album », le deuxième véritable album d’Anaïs pour lequel elle prétend à nouveau à une Victoire de la musique en 2009. Il faut ensuite attendre mars 2012 pour qu’Anaïs commercialise le disque suivant qui est constitué de reprises de chansons bien choisies des années 1930 à 1960 et qui s’appelle « A l’eau de Javel ». En novembre 2014, l’artiste revient à des compositions originales mais aussi à l’autoproduction pour son album intitulé « HellNo Kitty ». Pendant les deux années qui suivent, Anaïs poursuit ses spectacles mais elle participe aussi au tournage de quelques fictions télévisées. A l’automne 2017 sort son quatrième album studio sous le titre « Divergente ».
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Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

20 août 1980 : Décès d’un infarctus du myocarde, à Papeete (Tahiti), du chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Laurent Rossi en 1974

Laurent Rossi en 1974

20 août 2015 : Décès, à Paris, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI à l’âge de 67 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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