Voix cristalline et talent merveilleux : Nilda FERNANDEZ s’en est allé

Il y a des jours de tristesse marqués par des rendez-vous manqués. Pour des raisons inexpliquées, nous avons appris avec retard le décès d’un artiste majeur de la chanson francophone et pourtant méconnu : Nilda Fernandez.

Or des rendez-vous, réussis et bien réussis ceux-là, avec Nilda, nous en avions eu. Ils furent même merveilleux. Sur scène d’abord : à Charleroi (B), Spa (B), La Louvière (B), Bruxelles (B), Montauban au festival « Alors, Chante! » (F) ou Tournai (B). Lors d’interviews et de rencontres ensuite et bien souvent aux mêmes endroits. Mais toujours sous la forme de très agréables échanges. Car Nilda Fernandez, à la scène comme à la ville, c’était avant tout la gentillesse, le sourire, la franchise et l’amitié. Un florilège de qualités complété par un talent musical et poétique au-dessus de tout.

Nilda aimait bien voyager. Ses aventures musicales, comme les autres, l’ont amené aux quatre coins de notre planète. Le voici maintenant parti explorer un autre monde. Pour l’éternité !
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La biographie de Nilda Fernandez

Il naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971. Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil. Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.

Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ». C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros. A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993). Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.

Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon. En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.

L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda en Bretagne où il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ». Il est aussi de ceux qui figurent sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010. Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.

En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.

 

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14 FEVRIER

14 février 1957 : Naissance, à Metz, de la chanteuse française Marie-Claire BUZY dont le vrai nom est Marie-Claire Girod. Pendant qu’elle suit des études de médecine, elle apprend et enseigne ensuite les claquettes. Cette discipline lui vaut d’être engagée pour le rôle de Columbia dans le « Rocky Horror Picture Show ». En 1980, l’auteur Etienne Roda-Gil la remarque et elle enregistre son premier succès, « Dyslexique », qui se vend à 500.000 exemplaires.

Après un tel coup de maître, il est toujours difficile de se maintenir mais Buzy va très bien s’en sortir avec les chansons « Adrénaline », « Adrian », « I love you Lulu » et, surtout, le « tube » « Body physical ». A la fin des années 1980, son producteur, Gérard Pedron, meurt. Elle met longtemps avant de trouver un second souffle malgré le fait qu’elle n’a jamais arrêté de chanter. Alors qu’elle est psychothérapeute depuis le début des années 2000, elle enregistre l’album « Borderlove », composé avec ses amis Daniel Darc, Jay Alanski ou Alice Botté. Elle sort encore un nouvel album de onze titres, « Au bon moment, au bon endroit », en 2010. En octobre 2011, un album hommage intitulé « Tous Buzy » est enregistré par quinze artistes parmi lesquels Clarika et Prohom.
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14 février 1971 : Mike BRANT est victime d’un accident de la route à Bourg-en-Bresse (France). Ses blessures ne sont pas très graves mais son producteur, Jean Renard, prend des photos « arrangées » qui sont publiées par toute la presse « people » de l’époque.
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Stéphanie Blanchoud

14 février 2004 : C’est ce samedi 14 ainsi que le samedi 21 qu’ont lieu à la Maison des Musiques de Bruxelles les demi-finales de la cinquième édition du concours « Musique à la Française ». Les seize candidats retenus ont pour nom: Acta, Asta, Ben au Banjo, Le Beau Geste, Stéphanie Blanchoud, Bubblegum Sound, Ete 67, D.Majiria, Crimo, Lisa Margo, Nil Obstat, Damien Ovalé, Perrine & Jean-Mi, Saule, Serial Killer et Super Sans Plomb. La finale est prévue pour le 13 mars.
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Stromae

14 février 2014 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique 2014 a lieu sur la scène du Zénith de Paris. C’est le Belge Paul Van Haver, mieux connu sous le pseudonyme de STROMAE qui est le grand vainqueur de la soirée en remportant trois Victoires. Son compatriote Salvatore Adamo reçoit, lui, une Victoire d’honneur amplement méritée pour l’ensemble de sa carrière.

Voici le palmarès où n’apparaissent que les artistes s’exprimant en français :
* ARTISTE INTERPRETE MASCULIN : STROMAE
* ARTISTE INTERPRETE FEMININE : VANESSA PARADIS
* ALBUM REVELATION : « Psycho tropical Berlin » de LA FEMME
* ALBUM DE CHANSONS : « Racine carrée » de STROMAE
* ALBUM DE MUSIQUES URBAINES : « Paris sud minute » de 1995
* CHANSON ORIGINALE : « 20 ans » par JOHNNY HALLYDAY (Auteur : Christophe MIOSSEC – Compositeur : David FORD)
* SPECTACLE MUSICAL, TOURNÉE, CONCERT : « Îl(s) » de M.
* VIDÉO-CLIP : « Formidable » de STROMAE
* VICTOIRE D’HONNEUR : SALVATORE ADAMO pour ses 50 ans de carrière.

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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ».

C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. La seconde édition a lieu en février 2016 avec, notamment, Thomas Fersen, Ben Mazue et Miossec mais l’expérience n’ira pas plus loin. Toutefois, dans ce même lieu culturel dirigé par Jean-Michel Ribes, l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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8 JANVIER

 

Anny Gould : pochette de disque en 1957

8 janvier 1920 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Anny GOULD. Dans les années 1950, elle se distingue en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Dans les années 2000, elle apparaît encore régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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Pascal Obispo en 2012

8 janvier 1965 : Naissance, à Bergerac en Périgord, du chanteur français Pascal OBISPO. Fils de Max Obispo, ancien joueur de football de Bordeaux, il vit son adolescence à Rennes avec sa mère après le divorce de ses parents en 1978. Scolarisé au Lycée Émile-Zola, il découvre le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il joue et se passionne dès lors pour la musique pop et rock en appréciant particulièrement le groupe local Marquis de Sade. Il apprend à jouer de la basse et franchit le pas en 1983 en créant la formation Words of Goethe avec des copains. Après son service militaire, Pascal devient le bassiste d’un groupe de new wave: Evening Legions. En 1988, il rejoint, comme bassiste, le band new wave Senso dont il devient par la suite le chanteur. C’est le premier album de ce groupe qui sera, finalement et après maintes discussions, le premier opus du chanteur sous son nom. Le disque sort en 1990 et est intitulé « Le long du fleuve ». Il ne connaît qu’un succès d’estime. La popularité de son deuxième opus, commercialisé en 1991, est différente: des chansons comme « Plus que tout au monde », « Les mains qui se cherchent » et « Laurelenn » l’installent comme une des valeurs sûres des prochaines années. Et il confirme en effet avec des « tubes » comme « Tu vas me manquer », « Tombé pour elle », « Personne », « Où et avec qui tu m’aimes », « Il faut du temps », « Lucie », « Assassine », « Soledad », « Millésime », « Pas besoin de regrets », « Fan », « Zinédine », « Rosa », « 1980 » ou « Le drapeau ». Sa chanson « L’important c’est d’aimer » est même enregistrée en anglais par le chanteur américain Lionel Richie. Toujours à l’affût d’aventures musicales innovantes malgré un style de mélodie qui lui est bien particulier, Pascal Obispo sort en 2009 un album concept au thème écologique: « Welcome to the magic world of Captain Samouraï Flower ». Un long titre anglais pour des chansons bien françaises. Fin 2012, Pascal Obispo fête ses 20 ans de chanson en commercialisant, sous différentes formes, une compilation de succès, d’inédits (« Tu m’avais dit ») et, aussi, d’interprétations personnelles de chansons écrites par lui-même pour d’autres chanteurs. A l’automne 2013 sort un album de chansons originales, « Le grand amour », dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « D’un Ave Maria ». Cette chanson est accompagnée d’un clip video émouvant réalisé par Pascal Obispo lui-même. Vous pouvez le visionner en CLIQUANT ICI. Fin 2014, un titre annonce le nouvel opus, « Billet de femme », prévu pour février 2016: « Le secret perdu » à visionner ci-dessous.

L’été 2016 est marqué par une grande tournée où l’artiste est accompagné par un orchestre symphonique. Et, en décembre de la même année, Obispo annonce la création d’un nouveau spectacle musical qui sera présenté à partir d’octobre 2017 à Paris, en province ainsi qu’à l’étranger: « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». En octobre 2018, le chanteur franchit un pas supplémentaire dans sa carrière: il abandonne sa première maison de disques pour enregistrer un nouvel album aux tendances plus pop-électro-rock dont le titre est tout simplement « Obispo ».
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Daddy K en 2011

8 janvier 1968 : Naissance du rappeur belge DADDY K à Bruxelles sous le nom d’Alain Deproost. Il est aux côtés de Benny B. lors de l’enregistrement de « Vous êtes fous », « Parce qu’on est jeunes » et « Dis-moi bébé », de gros succès du début des années 1990. Il tente par la suite une carrière solo qui ne répond pas à ses espérances malgré un certain succès recueilli par le titre « Up and down » en 1995.

Et c’est comme DJ qu’il est toujours actif lors de soirées ou sur la radio privée belge « Contact » notamment. Ses activités se sont ensuite étendues dans le cadre de grands rendez-vous et festivals mondiaux de la musique techno et dance, au point de se hisser parmi les DJ’s les plus célèbres des années 2010.
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Loulou Gasté dans les années 1940

8 janvier 1995 : Décès, à Rueil-Malmaison, du compositeur français Louis, dit « Loulou », GASTE à l’âge de 87 ans. Né le 18 mars 1908 à Paris, il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il se met à composer des chansons qu’Yves Montand place notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1.000 oeuvres pour plein d’artistes. Mais sa véritable interprète s’appelle Jacqueline Enté qui a pris pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés, dès la fin des années 1940, par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose, un jour, la chanson « Pour toi » qui sera plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial en 1975: « Feelings ». Ce titre est alors repris en français par Mike Brant sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original. Line et Loulou finissent par se marier et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de janvier 1995.

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John William dans les années 1960

8 janvier 2011 : Décès, à Antibes, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, il avait 88 ans. John William s’appelait réellement Ernest Armand Huss et on peut comprendre qu’il ait choisi un pseudonyme pour se lancer dans la chanson. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à l’âge de 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration en Allemagne en 1944. A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tomkin. Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse toutefois pas insensible. En 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète alors « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Pour la petite histoire, ce « tube » monumental inspire même la maman de Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille. La vidéo ci-dessous montre John William interprétant cette chanson au cours de l’émission télévisée française « Au coin du feu » présentée par Cora Vaucaire ici au côté du chanteur. Archive retrouvée et diffusée par Mélody TV.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour chanter dans les églises. En 1970, il se produit régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ». Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris.
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Bruno Fecteau

8 janvier 2011 : Décès du musicien québécois Bruno FECTEAU à la suite d’un malaise cardiaque à 52 ans. Né en 1959 à Rimouski, Bruno Fecteau y fait ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.

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22 NOVEMBRE

Art Sullivan en 1978

22 novembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Art SULLIVAN sous son vrai nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude. A 18 ans, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019.
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Jacques Nuovo dans les années 1990

22 novembre 1957 : Naissance, à Jemappes, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine italienne Jacques NUOVO. Issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile, Jacques s’oriente vers l’électricité avant de reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon et, aussi, en français. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981. La même année, le groupe enregistre aussi « Dans mon village ».

En 1983, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères : « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré »). En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer son premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe alors au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2005, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant et dont le site internet est accessible en CLIQUANT ICI. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge : Elio Di Rupo. Depuis, le clip « Le Doudou tango d’Elio » a été retiré de la plate-forme YouTube. En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens d’alors, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride. Le 22 septembre 2018, à l’initiative de son ami Salvatore Anzalone, directeur du théâtre royal de Mons, Jacques Nuovo remonte sur scène. A 60 ans, près de 30 ans après sa dernière prestation, le chanteur propose une soirée magique où, avec l’aide du musicien Roberto Di Ferdinando, il balaie une carrière où l’on retrouve avec plaisir les membres du groupe Levure, la cantatrice Véronique Lambert (« In duo ») et le duo de rappeurs Jezo.
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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

22 novembre 1974 : Alors qu’il connaît un énième succès avec la chanson « Qui pourra te dire »,  Mike BRANT effectue une première tentative de suicide. Il se jette en effet du 5e étage de l’hôtel de la Paix à Genève. On le relève avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Mike refera son geste le 25 avril 1975 à Paris mais, cette fois, il y laissera la vie.

 

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28 OCTOBRE

Le 45 tours de 1981

28 octobre 1944 : Naissance, dans le 14e arrondissement de Paris, de l’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE, de son vrai nom Michel Colucci. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche impose, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire. Parallèlement à ses activités d’humoriste, Coluche s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse » aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin ». Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos » dont il assure l’introduction parlée. Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ». Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Et il a lui-même tâté de la musique à chaque fois qu’il en a eu l’occasion. Il a ainsi participé à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ».

La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ». Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986. Coluche meurt le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes, France) dans un accident où sa moto est percutée par un poids lourd.
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En 2015

28 octobre 1961 : Naissance, à Dijon, de l’auteur, compositeur et interprète français Yves JAMAIT. Sa mère célibataire doit s’occuper seule de ses trois enfants. A peine sorti de l’enfance, Yves le Bourguignon est tenté par la cuisine et c’est cette voie qu’il choisit au lycée. A seize ans, il découvre la guitare et abandonne l’école pour travailler dans divers secteurs. Il est ainsi successivement cuisinier, manœuvre, animalier en laboratoire pharmaceutique et infographiste entre autres. En 1998, il songe à faire de la musique un moyen d’exister. Avec deux acolytes, il fonde un trio qui a pour nom « De Verre En Vers ». Le succès est intéressant mais pas assez convaincant pour les professionnels auxquels les musiciens s’adressent. Le groupe change alors de nom, devient Jamait, et sort, en 2003, un premier album autoproduit qui a, cette fois, pour titre « De Verre En Vers… ». L’opus trouve un distributeur qui fait faillite et il s’en faut de peu que ce premier essai ne soit envoyé aux oubliettes. Mais Patrick Sébastien, sur un coup de coeur exceptionnel, va tout faire pour que l’album soit à nouveau commercialisé et correctement cette fois en 2005. Le flair était bon puisque, finalement, 60.000 copies en sont vendues. Certains estiment alors que les compositions de Jamait sont toutes établies sur les mêmes accords mais il n’est pas correct de dénigrer ses mélodies qui ont le mérite de rendre populaires des textes aux contenus importants.

Le succès discographique s’importe à merveille sur scène où Yves Jamait est très charismatique. Il est ainsi à l’affiche, chez lui, du Zénith de Dijon mais aussi du Casino et de l’Olympia à Paris en 2006. Peu après, Jamait enregistre son deuxième album intitulé « Le coquelicot ». Ses thèmes de prédilection sont toujours la solitude, les bars, le milieu ouvrier, l’amour et la séparation. Ses chansons séduisent un large public qui va du citoyen lambda au connaisseur le plus averti et aux professionnels qui saluent son talent lors de festivals comme les Francofolies de La Rochelle, les Nuits de Champagne, le Paléo Festival de Nyons ou le défunt festival « Alors…chante! » de Montauban. Un troisième album, « Je passais par hasard » est commercialisé à la fin 2008. Il est, comme les deux précédents, certifié disque d’or. L’artiste crée alors les « Bars à Jamait », spectacle marathon où il convie ses amis chanteurs « qu’on ne voit jamais à la télé » à venir se produire avec lui dans une ambiance de franche camaraderie. Après s’être produit à New York en 2009, il revient dans sa région natale pour ses dix ans de carrière. En 2011, il propose ainsi 20 concerts dans dix lieux différents de Dijon. Le quatrième opus (« Saison 4 ») de Jamait est enregistré en 2011 et renferme un duo avec une autre révélation du festival de Montauban: Zaz (« La radio qui chante »). Le 3 avril 2012, Jamait se produit au Grand Rex de Paris. Deux ans plus tard sort l’album « Amor Fati » qui renferme des styles musicaux variés s’ouvrant aussi aux rythmes latinos. Et, en 2015, l’opus suivant a pour titre « Je Me Souviens ». Il est suivi d’une tournée qui fait, en 2017, l’objet d’un enregistrement public édité sous le titre logique « Je me souviens… le concert ». En octobre 2018 sort le septième album de l’artiste et il a pour titre générique « Mon totem ».
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28 octobre 1970 : Le jeune artiste Mike BRANT interprète « Mais dans la lumière » à Paris et remporte le Grand-Prix RTL international avec cette chanson.


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Pochette 45t de 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

28 octobre 2012 : Décès, à Paris, de de la chanteuse ainsi qu’animatrice de radio et de télévision française Sophie HECQUET. Née à Dax sous le vrai prénom d’Arlette le 9 octobre 1944, elle commence sa carrière artistique sous le pseudonyme de Jenny Hahn et accompagne Johnny Hallyday en tournée au début des années 1960. En 1962, elle tient le rôle de Zizi la twisteuse dans un scopitone tourné par Claude Lelouch. Un an plus tard, elle apparait, sous le nom de Sophie Hecquet cette fois, dans le film « Cherchez l’idole » réalisé par Michel Boisrond. Elle y tourne aux côtés de Mylène Demongeot, Franck Fernandel, Dany Saval, Pierre Bellemare, Harold Kay, Hector et les Médiators, Claude Piéplu, Les Frères Ennemis, Bruno Coquatrix, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Charles Aznavour, Eddie et Sylvie Vartan, Nancy Holloway, Jean-Jacques Debout, Eddy Mitchell, les Chaussettes Noires, les Surfs, Pierre Doris et Christian Marin notamment. Comme la plupart des artistes apparaissant au générique, Sophie y joue son propre rôle de chanteuse. Car elle rejoint à ce moment le peloton des jeunes « yéyés » dont les 45 tours se vendent plutôt bien. Sophie Hecquet interprète ainsi sous le seul prénom de Sophie quelques succès comme « Quand un air vous possède » (1963), « Tout ça pour le locomotion » (1963) ou « Reviens vite et oublie » (« Be my baby ») (1963). Le dernier disque de l’époque « sixties » est commercialisé en 1965. C’est aussi en 1965 qu’elle interprète, dans l’émission télévisée française « La la la », la chanson « For me formidable » en duo avec Charles Aznavour. Puis, la chanteuse revient avec quelques 45 tours dans les années 1970 comme « Souvenirs » (1973) et « Je t’aime bien » (1974). Mais ce qui reste probablement sa chanson la plus connue est celle avec laquelle elle représente Monaco au concours Eurovision de la Chanson en 1975 et qui lui permet de se classer treizième: « Une chanson c’est une lettre ». C’est aussi la dernière trace discographique que l’on possède de Sophie Hecquet qui, par la suite, va devenir animatrice de radio et de télévision. Elle officie ainsi durant une quinzaine d’années sur RMC, Radio Monte-Carlo, aux côtés notamment de Jean-Pierre Foucault. Elle s’occupe aussi des programmes destinés aux jeunes. Puis, au début des années 1980, elle rejoint RTL Télévision et travaille pour le groupe essentiellement en Belgique dès la naissance de RTL-TVI en 1987. Entre septembre 1995 et juin 1996, elle y produit ainsi l’émission « Comme chez vous ». A la même époque et jusqu’en 1998, elle revient interpréter ses succès dans les émissions de Pascal Sevran à la télé française. Au début des années 2000, Sophie tente une reconversion difficile dans la restauration en ouvrant un restaurant à Uccle dans la banlieue bruxelloise: « La maison de Sophie ». Puis, alors qu’elle pense s’installer durablement en République dominicaine, elle doit être rapatriée à Paris pour y subir l’opération d’un anévrisme aortique. Alors qu’elle est hospitalisée, Sophie Hecquet s’éteint à 04h30 du matin le dimanche 28 octobre 2012.

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25 AVRIL

Gilbert Laffaille en 1979 – Photo (c) Gérard Krawczyk

25 avril 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Gilbert LAFFAILLE. Son enfance se déroule dans la banlieue parisienne chic de Neuilly et il enseigne le français dès 1971. Il quitte ensuite ce métier pour devenir accompagnateur touristique dans les pays asiatiques. C’est au cabaret parisien Chez Georges du Quartier Latin qu’il commence à présenter ses premières chansons. Mais ses vrais débuts se déroulent au Centre Américain du Boulevard Raspail sur la scène où se révèlent au même moment des artistes comme Alan Stivell, Dick Annegarn ou Hervé Cristiani. En 1977, il enregistre un premier album dont le titre est emprunté à l’une de ses chansons choc: « Le président et l’éléphant », un texte qui critique les voyages africains du président français de l’époque Valéry Giscard d’Estaing.

Un an plus tard, il est à l’affiche du Printemps de Bourges en première partie de Jean-Roger Caussimon et son second album, « Nettoyage de printemps », est récompensé par le Grand Prix de l’Académie du Disque. En 1979, il reçoit le grand prix du Festival de la Chanson de Spa en Belgique et, un an plus tard, il sort son troisième opus: « Kaléidoscope ». Il poursuit sa carrière de manière intelligente et diversifie ses activités en écrivant des chansons avec et pour d’autres chanteurs comme Michel Fugain et Romain Didier par exemple. A partir de 1989, il se produit un peu partout dans le monde et d’autres grands interprètes accrochent ses chansons à leur répertoire: Francesca Solleville, Chanson Plus Bi-fluorée, Christiane Stefanski ou Entre Deux Caisses. A la suite du décès inopiné de son épouse, il fait une pause en 2005 et se consacre ensuite à deux albums destinés aux plus jeunes. En 2011, il participe au festival « Chansons de parole » à Barjac (F) où il reçoit le prix Jacques Douai qui lui est remis par Jacques Bertin. Deux ans plus tard, sa discographie s’enrichit d’un nouvel album intitulé « Le jour et la nuit ». Doué d’un humour exquis, Gilbert Laffaille est un grand de la chanson. Il peut vous faire rire aux larmes mais aussi vous emmener, dans les secondes qui suivent, effectuer un voyage poétique sans pareil. Ou encore vous faire prendre position à propos des travers de notre société qu’il semble observer sans relâche.
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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

25 avril 1975 : Décès, à Paris, du chanteur israélien Mike BRANT qui est défenestré de son appartement parisien du cinquième étage. L’hypothèse du suicide est restée longtemps la seule à être validée. Mais il subsiste toujours un doute sur cette fin tragique. Mike Brant était né le 2 février 1947 à Famagouste sur l’île de Chypre. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et certains ont dit que la voix de Mike devait sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de ce jeune homme à la voix et au physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’expliquera jamais vraiment son geste qu’il dira pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit d’un artiste brésilien, Morris Albert, « Feelings », qui s’avère être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud quinze ans plus tôt: « Pour toi ».
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25 avril 2001 : Décès, à 70 ans, du chef d’orchestre et trompettiste belge Jo CARLIER. Né dans un milieu plutôt modeste le 4 septembre 1930 à Bois-de-Breux près de Liège, il s’intéresse à la musique dès l’âge de six ans en étudiant le solfège. Il faut dire que deux de ses oncles sont des musiciens professionnels et que le jeune Jo est fasciné par leur univers. A dix ans, il joue du trombone et, trois ans plus tard, il entre au Conservatoire pour apprendre la trompette. A la libération, il forme déjà un orchestre avec des copains musiciens. Puis, pendant son service militaire, il fonde à nouveau un « band » qui anime les soirées récréatives des soldats. De retour à la vie civile, il prend en mains l’orchestre de Jean Dary dans lequel il a joué quelques années plus tôt. Il s’occupe aussi des thés dansants avec un copain musicien liégeois comme lui : Charles Cremers. Il se fait alors engager comme premier trompettiste dans l’orchestre de Sullon qui anime les soirée du Palace et de l’Eden à Liège. En 1955, au départ de Sullon, Jo Carlier reprend l’orchestre du Palace et y accompagne de grandes vedettes comme Jacques Brel ou Luis Mariano. Sa formation musicale compte alors 22 membres. A ce titre, il participe à de nombreux shows télévisés belges où il accompagne, notamment, Marcel Amont. En 1963, son orchestre effectue une saison complète au casino de Spa et, un an plus tard, il est l’un des créateurs du Festival de la Chanson Française de Spa qui, jusqu’au début des années 1980, accueille des dizaines d’artistes et découvre des chanteurs comme Francis Cabrel, Yves Duteil, Gilbert Laffaille, Maxime Leforestier, Serge Lama, Robert Charlebois ou Alain Souchon. A plusieurs reprises durant cette décennie, Jo Carlier est aussi le chef d’orchestre qui s’illustre lors de la prestation des candidats belges francophones au Concours Eurovision de la Chanson. Et il a ainsi la chance d’être intimement mêlé à la seule victoire belge de cette compétition lorsque la toute jeune Liégeoise Sandra Kim l’emporte avec « J’aime la vie » à Bergen (Norvège) en 1986. Du coup, il devient aussi le chef d’orchestre de l’édition suivante du concours Eurovision de la Chanson qui est organisé à Bruxelles. Carlier aurait enregistré, avec son orchestre, quelque 17 albums 33-tours et neuf 45-tours. De nombreux disques compacts, édités depuis le début des années 1990, permettent de retrouver le répertoire de Jo Carlier avec une sonorité parfaite. A sa passion de la musique, Jo Carlier ajoutait aussi celles du billard, du tennis de table et des chevaux.

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