22 MAI

Charles Aznavour en 1980 – Photo (c) Alain Marouani

22 mai 1924 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.

Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais » (1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi » (1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France) durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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Guy Marchand en 1986 – Photo (c) Tony Frank

22 mai 1937 : Naissance, à Paris, du chanteur et comédien français Guy MARCHAND. Fils d’un ferrailleur, il passe une enfance et une adolescence parisiennes sans problèmes à Belleville. Il apprend à jouer de la clarinette et c’est de cet instrument qu’il joue dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés alors qu’il est encore adolescent. Lors de son service militaire, il quitte Paris et s’oriente vers une carrière sous les drapeaux. Il intègre ainsi la Légion étrangère dans la section des parachutistes. A ce titre, il participe à la guerre d’Algérie. De retour en France, il exerce divers métiers dont celui de conseiller parachutiste pour le tournage du film « Le jour le plus long » en 1962. Cette approche du monde du cinéma lui fait rencontrer des personnes qui vont l’aider à s’orienter vers la chanson tant il est vrai qu’il possède une voix de crooner. En 1965, il enregistre ainsi ce qui reste l’un de ses plus grands tubes: « La passionnata ».

Presque au même moment, il fait ses premiers pas au cinéma. Il s’y fait remarquer dans de nombreux seconds rôles (« Boulevard du rhum » avec Ventura et Bardot) avant d’incarner, pour la télévision, le personnage du détective Nestor Burma. Après le succès de « La passionnata » et malgré ses activités cinématographiques, Guy Marchand continue d’enregistrer des chansons dont certaines sont encore dans toutes les mémoires: « Plein les bottes, les bottines et les boots » (1973), « Moi je suis tango » (1975), « Hey Crooner » (1977), « Relax » (1978), et puis, surtout, la mythique chanson reprise dans le film « Le Père Noël est une ordure »: « Destinée » en 1982. Par la suite, Guy Marchand se laisse entraîner par sa passion pour le jazz et enregistre, à partir de la fin des années 1990, des albums avec cette connotation musicale. Et c’est dans cette même veine qu’il sort, en 2012, un opus intitulé « Chansons de ma jeunesse » où il adapte, façon Marchand, quelques grandes chansons françaises.
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Dominique Walter en 1968

22 mai 1942 : Naissance, à Paris, du chanteur français Dominique WALTER, né Dominique Gruère. Il est le fils de la chanteuse et productrice de télévision Michèle Arnaud et, de ce fait, il fréquente très tôt le milieu des artistes et des chanteurs. Sa maman est l’une des premières à découvrir Serge Gainsbourg, qui l’accompagne au piano, à la fin des années 1950. Et, du coup, quand il se lance dans la chanson en 1965, Dominique Walter est un des premiers interprètes masculins de Gainsbourg. Son plus gros tube reste d’ailleurs un titre de Gainsbourg en 1967: « Les petits boudins » qui sera repris avec succès par Robert Farel à la fin des années 1980.

A la même époque, il enregistre aussi une adaptation française de « Penny Lane » des Beatles. Quelques mois avant cette popularité, Dominique Walter représente la France au Concours Eurovision de la Chanson 1966 avec « Chez nous ». Ensuite, pendant un moment, il est aidé par Claude François qui l’engage dans son écurie « Flèche ». A partir des années 1970, il quitte la chanson pour ouvrir un restaurant à Paris. Ensuite, c’est à Palma de Majorque qu’il part vivre avec son épouse et leurs trois enfants. Sa fille, Clémence Arnaud, a été chroniqueuse dans l’une des émissions télévisées de Michel Drucker qui a travaillé, au début de sa carrière, avec sa grand-mère, la productrice Michèle Arnaud.
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Laurent Rossi en 1974

22 mai 1948 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI, fils du célèbre chanteur corse Tino Rossi. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère, à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il enregistre quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à la mort de son père en 1983, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Le 20 août 2015, Laurent Rossi est retrouvé mort à son domicile parisien où il semble avoir été terrassé par une crise cardiaque. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
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22 mai 2003 : L’album de Jacques DUTRONC « Madame l’existence » fait son entrée en 20e position dans le classement des  meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par l’opus de Florent PAGNY « Ailleurs land ».
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Pochette de l’album « Les beaux dégâts » de Francis Cabrel

22 mai 2004 : Alors que Michel SARDOU occupe la première position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec « Du plaisir », d’autres artistes d’expression française entrent dans ce classement : il y a Carla BRUNI (avec « Quelqu’un m’a dit » 47e), GAROU (avec « Reviens » 28e) et Francis CABREL d’emblée 4e avec « Les Beaux Dégâts ».
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2 AVRIL

2 avril 1928 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature. Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès. C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire. Mais ses premiers albums personnels sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent. Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague « yé-yé », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall. Nous sommes en 1965 et ces deux chansons sont des « tubes ». Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy, Anna Karina ou… Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo. En 1968, il rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant. Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.

Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise ». Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Elles constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky. Ses ennuis de santé et de coeur se multiplient. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans. Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier. Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Bashung, Julien Clerc et même Claude François. En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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Edmond Lefèvre en 1982

2 avril 1928 : Naissance, à Chimay, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Le garçon suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il tend ainsi notamment son micro à Johnny Hallyday et Jacques Brel. En cliquant ICI, vous pouvez revoir Edmond Lefèvre dans une émission du 24 février 1965 sur le tournage d’un film à l’aéroport de Bruxelles-National (à partir de 28’45). Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme de la RTBF (avec un « F » comme francophone) sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va aussi présenter des émissions en soirée aux titres divers comme « Chanson vole » (1982), « Café-concert et music-hall » (1985) ou « Escapades » (1988) par exemple. Il est épaulé pour ce faire par des animatrices et assistantes qui ont notamment pour nom Marie-Noëlle Cloës, Christine Urbain, Anne Chevalier ou Marie-Pierre Mouligneau. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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Thierry Le Luron en 1971

2 avril 1952 : Naissance, à Paris, de l’imitateur et chanteur français Thierry LE LURON. Après avoir créé un groupe de musiciens avec des copains au début des années 1960, il se tourne assez vite vers l’imitation et se produit dans des cabarets parisiens où il se fait remarquer. Mais c’est en 1970, lors de l’émission « Télé Dimanche » qu’il devient populaire grâce au « Jeu de la chance » animé par Raymond Marcillac. Il imite, notamment, Salvatore Adamo. En 1972, Thierry Le Luron sort de son rôle principal d’imitateur pour utiliser ses capacités vocales de chanteur d’opérette. Il enregistre plusieurs 45 tours qui reprennent les « tubes » de ce genre musical: « Méditerranée » et « La belle de Cadix » de Francis Lopez mais aussi « Chevalier du ciel » de Luis Mariano ou encore « La vie parisienne » de Jacques Offenbach.

Puis, en 1978, il s’offre une première parenthèse du côté de la chanson en reprenant le célèbre « Tiens tiens tiens » immortalisé par Ray Ventura. Deux ans plus tard, il réitère l’expérience mais c’est cette fois chez Charles Aznavour qu’il va chercher son nouveau titre: « Nous nous reverrons un jour ou l’autre ». En 1981, il interprète, toujours en tant que chanteur, le générique du dessin animé télévisé « Rody le petit Cid ». Enfin, la même année, il enregistre son dernier 45 tours vinyle de chanson où figurent deux titres composés par le chef d’orchestre français Pierre Porte: « Un peu d’amour » et « Aux couleurs de la France ». Le 25 septembre 1985, Le Luron va bousculer quelque peu son image assez classique pour se marier, médiatiquement parlant, avec cet autre grand bouffon de l’époque qui a pour nom Coluche (qui se tuera dans un accident de moto en juin 1986).

Atteint du SIDA, Thierry Le Luron va se battre pendant des mois avant de mourir le 13 novembre 1986 à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt. Il a alors 34 ans.
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Jackie Sardou

2 avril 1998 : Décès, à Paris, de Jackie SARDOU connue aussi sous le nom de Jackie Rollin alors que son vrai patronyme est Jacqueline Labbé. Née le 7 avril 1919 à Paris, elle fut l’épouse de l’acteur et chanteur Fernand Sardou, la mère du chanteur Michel Sardou, la grand-mère du romancier Romain Sardou et du comédien Davy Sardou. Elle était aussi la fille d’Andrée Labbé, dite Bagatelle, une danseuse du Concert Mayol et du french-cancan au Moulin Rouge à Paris. Surtout comédienne, Jackie Rollin se produisit aussi dans des cabarets et obtint des rôles dans des opérettes. Dans les années 1960, en duo avec son mari Fernand Sardou, elle enregistre, en public, une chanson intitulée « Ki ka des dons ».

Avec son fils Michel, elle enregistre en 1982 un duo humoristique intitulé « Maman » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie. Ce sketch marquera la carrière de Michel Sardou au point que sur scène en 2012, soit trente ans plus tard, l’artiste le reprend en duo virtuel avec sa mère au cours du spectacle « Les grands moments ». En 1993, Jackie Sardou a enregistré un album de chansons populaires: « Jackie Sardou chante ». Quelques années auparavant, en 1980, sous le nom de Jackie Rollin, elle avait déjà sorti un 45 tours dont le titre principal était « Vous marrez pas la jeunesse ».

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2 MARS

 

Kurt Weill en 1933

2 mars 1900 : Naissance, à Dessau, du compositeur allemand Kurt WEILL. Bercé très tôt par la musique, il entreprend des études dans ce sens. Il compose déjà à l’âge de treize ans mais il faut attendre quelques années pour qu’il se fasse connaître. Il rencontre l’auteur allemand Bertold Brecht dans la seconde moitié des années 1920. De leur travail commun naît, le 31 août 1928, « L’Opéra de quat’ sous » qui est créé en allemand à Berlin. L’œuvre fait scandale et devient très populaire dans le monde entier. Et le succès s’amplifie avec la reprise en jazz et en anglais de « La complainte de Mackie » (« Mack the knife ») par Louis Armstrong. En février 1931 sort le film « L’Opéra de quat’ sous », de Georg Wilhelm Pabst, que Weill et Brecht n’apprécient pas. Deux versions sont produites de ce film: en allemand et en français. Pour la version française, les rôles sont tenus par Margo Lion, Albert Préjean, Florelle, Lucy de Matha, Gaston Modot, etc. C’est Florelle qui enregistre à Berlin en 1931 la « Complainte de Mackie ».

Dans les années 1930, l’ensemble de l’œuvre de Kurt Weill est interdite par les nazis. Se sentant menacé, Kurt Weill s’installe à Paris en mars 1933. Pour la radio, il compose la musique de « La Complainte de Fantomas », de Robert Desnos, présentée au public le 3 novembre 1933. En 1934, il compose deux chansons pour Lys Gauty: « Je ne t’aime pas » et « La complainte de la Seine ». Le 10 septembre 1935, Kurt Weill arrive à New York pour assurer la création en décembre de « Der Weg der Verheissung », adapté pour New York sous le titre de « The Eternal Road ». En 1943, il obtient la nationalité américaine. Il meurt à New York le 3 avril 1950. Parmi les artistes féminines qui ont interprété les chansons de Brecht et de « L’Opéra de quat’ sous », il y a eu Colette Renard, Catherine Sauvage et Marianne Oswald entre autres.
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2 mars 1942 : Naissance, à Saint-Raymond au Canada, de l’auteur de chansons québécois Luc PLAMONDON. L’un de ses premiers succès est le texte de « J’ai rencontré l’homme de ma vie », chanson qui révèle l’extravagante artiste canadienne Diane Dufresne en 1973. De chanson à succès en chanson à succès, Luc Plamondon rencontre bien vite l’auteur, compositeur et interprète français Michel Berger. De sa complicité artistique avec ce dernier naît la fameuse comédie musicale « Starmania » en 1978. Ce spectacle est le premier du genre à être monté et présenté à Paris ainsi que dans toute la francophonie. Une adaptation anglaise en est réalisée bien des années plus tard sous le titre de « Tycoon » avec des interprètes comme Cyndi Lauper ou Peter Kingsberry. Grâce à cette expérience hors du commun, l’auteur Plamondon se voit de plus en plus sollicité par des artistes français et québécois. Il écrit ainsi « Coeur de rocker » pour Julien Clerc en 1983 ou « Je danse dans ma tête » pour Céline Dion en 1991. En 1990, encore avec Michel Berger, il rend hommage à James Dean dans un nouveau spectacle intitulé « La légende de Jimmy » auquel participe la chanteuse Diane Tell. De sa rencontre avec le compositeur et interprète italien Richard Cocciante naît sa deuxième comédie musicale majeure présentée en 1998 au Palais des Congrès de Paris: « Notre-Dame de Paris ». Quatre ans plus tard, alors que son entente avec Richard Cocciante bat de l’aile, Plamondon écrit une nouvelle comédie musicale qui connaît un flop retentissant malgré la présence notamment de Laam et de Murrey Head: « Cindy » inspirée de « Cendrillon ». Fin 2012, Luc Plamondon écrit l’une des chansons de l’album de Céline Dion, « Sans attendre ». Elle a pour titre « Que toi au monde ».

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Christian Morin en 2013 – Photo (c) Bénédicte Henry

2 mars 1945 : Naissance, à Bordeaux, du clarinettiste, animateur de radio, présentateur de télévision et acteur français Christian MORIN. Il passe son enfance et son adolescence dans la région bordelaise avant d’y décrocher un diplôme des Beaux-Arts. Il se fait engager comme dessinateur humoriste par le quotidien Sud-Ouest et devient ensuite graphiste de 1964 à 1970 pour la station régionale de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion Télévision Française. En 1970, il effectue son service militaire puis part pour Paris où il décide de s’installer. Il propose des croquis et dessins d’humour à plusieurs magazines et travaille comme graphiste pour quelques agences de pub. Ses rencontres parisiennes lui permettent de faire la connaissance du parolier Pierre Delanoë, alors directeur des programmes de la radio Europe 1. Ce dernier lui propose d’animer quelques émissions de la station dès janvier 1972 : « La boussole », « Dimanche retour », « Le hit-parade d’Europe 1 », « C’est dimanche » ou encore « Séquence Jazz » où il trahit son amour pour ce genre musical et sa passion pour la clarinette dont il joue depuis longtemps. Il présentera des programmes sur cette radio jusqu’en 1987, date à laquelle il partira pour RMC, Radio Monte-Carlo, pour animer les matinales pendant cinq ans. Parallèlement à ses activités radiophoniques, Christian Morin entame une carrière à la télévision. Timidement d’abord avec quelques apparitions en tant qu’animateur-radio du hit parade d’Europe 1 dans le « Top Club » de Guy Lux sur Antenne 2. Puis, la fenêtre s’élargit avec une participation à l’émission « Altitude 10.000 » d’Alain Jérôme en 1975. Durant la saison 1978-1979, il présente « Rires et sourires » à la télé française. Ensuite, il y aura « Les Descendants » de Philippe Alfonsi sur Antenne 2 (1980), des soirées de variétés à la télévision suisse romande TSR (« La Grande Roue », « Studio 4 » et « Trèfle d’or » de 1980 à 1985), « Les Paris de TF1 » de Pierre Bellemare (1981), « Histoire d’en rire » de Georges Folgoas (TF1 en 1982), « Cherchez la femme » avec Amanda Lear (La Cinq en 1986), « La roue de la fortune » (TF1 en 1987), « Succès fous » (TF1 en 1990), « Rires sur la ville » (TF1 en 1992), « Un pour tous » (France 2 en 1993) et « Les Victoires de la musique » (France 2 en 1994).

Pendant toutes ces années, Christian Morin n’a jamais délaissé la clarinette qui lui permet d’enregistrer quelques disques instrumentaux et, aussi, d’accompagner quelques chanteurs lors de sessions d’enregistrement comme Michel Sardou par exemple. Par ailleurs, artiste complet, il tente une première expérience théâtrale en 1982 aux côtés d’Annie Cordy dans la comédie musicale « Envoyez la musique » à Paris. Ensuite, il est à l’affiche de différentes pièces : « Ciel, ma mère » (2001), « Lettre d’une inconnue » (2002), « SOS Homme seul » (2003), « Le Vison voyageur » (2003), « La Berlue » (2004) et « Lili et Lily » (2006). Puis, il joue dans la série télé « Tiroir secret » avec Michèle Morgan en 1985 avant d’apparaître dans des épisodes de Maigret (1998), Navarro (2000), Une femme d’honneur (2002), Femmes de loi (2004), Quai N° 1 (2004), Léa Parker (2004), Avocats et associés (2005), Alice Nevers (2005) et Plus belle la vie (2007). Au cinéma aussi, Christian Morin est présent dans plusieurs films de Pascal Thomas : « La Dilettante » avec Catherine Frot en 1998, « Mercredi, folle journée ! » avec Vincent Lindon en 2000 et « Valentin Valentin » en 2015. Le 30 août 2010, il revient à la radio pour présenter la tranche de 09h30 à 13h00 sur Radio Classique. En 2011, Christian Morin est sollicité pour présenter la saison 6 de la tournée de concerts nostalgiques « Âge tendre et Têtes de bois ».
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Alain Chamfort – pochette de l’album « Elles et lui »

2 mars 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Alain CHAMFORT. Après des études de piano, il forme quelques groupes musicaux dont « les Mods » qui accompagnent Jacques Dutronc sur scène à la fin des années 1960. Mais, petit à petit, il se dirige vers une carrière de chanteur qu’il entame par quelques 45 tours enregistrés sous son vrai nom: Alain Légovic. Ce ne sont pas des succès. Au fil de ses rencontres musicales, Alain finit par rencontrer Claude François qui est à la recherche d’un chanteur de charme « pour minettes ». Ses mélodies accrocheuses vont toutes devenir des « tubes » sous le label « Flèche » de « Clo-Clo » à partir de 1972: « Dans les ruisseaux », « Signe de vie signe d’amour », « L’amour en France », « Je pense à elle elle pense à moi », « Adieu mon bébé chanteur » ou « Madona Madona ». Pourtant bien installé, Chamfort va changer de style et de maison de disques en 1976. Il enregistre un nouvel album qui contient la chanson « Mariage à l’essai » et qui préfigure des textes désormais plus « forts ». En 1977, il obtient la complicité de Serge Gainsbourg pour l’écriture de l’album « Rock’n’rose » avec le fameux « Joujou à la casse ». Tous les albums que Chamfort va enregistrer par la suite sont de bons succès et ce jusqu’à la moitié des années 1990. Les choses deviennent en effet plus difficiles après le succès de la chanson « Clara veut la lune ». La maison de disques lui rend son contrat et la suite est aléatoire. Alain Chamfort se consacre alors de plus en plus à la scène où il crée des spectacles dans lesquels il n’hésite désormais plus à reprendre ses succès de la période « Flèche ». Il faudra attendre 2003 pour voir Alain revenir au devant de l’actualité avec la chanson « Le grand retour ». En 2005, il finit par enregistrer un album public très original réalisé sur le kiosque du Jardin du Luxembourg à Paris en 2005. Un DVD est également capté à partir de ce concert. Puis, il y a aussi un DVD de ses meilleurs clips et des compilations CD qui sortent avant une intégrale de tous ses albums repris dans deux coffrets. En 2010, il enregistre un album concept consacré à la vie du couturier Yves Saint-Laurent. Un spectacle devrait sans doute être monté un jour à partir de cette histoire musicale. En 2012, Alain Chamfort s’est, comme beaucoup d’autres artistes, sacrifié à la mode des duos. Mais il l’a fait avec la finesse et l’élégance qui le caractérisent: il n’a réenregistré ses chansons qu’avec des artistes féminines jeunes et, pour la plupart, encore méconnues bien que très talentueuses. L’album a pour titre « Elles et lui ». En 2015, Alain Chamfort annonce pour le 13 avril un nouvel album dont le titre « Joy » est déjà très présent sur les radios quelques semaines auparavant. Et puis, l’artiste fête ses 50 ans de carrière en commercialisant, le 20 avril 2018, son 15e album studio qui a pour titre « Le désordre des choses » et qui s’ouvre par la superbe chanson « Les microsillons ». L’opus est nommé dans la catégorie « Album de chansons variétés » aux Victoires de la Musique 2019 face à « Chris » de Christine and the Queens et « En amont », l’album posthume d’Alain Bashung qui remporte la récompense. Au cours de la cérémonie, Alain Chamfort interprète, très ému, « Les microsillons » en duo avec sa fille Tess Legovic.

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Nina Morato en 1993

2 mars 1966 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Nina MORATO sous le vrai prénom de Stéphanie. Son papa est alors peintre en bâtiment et sa maman vendeuse de bonbons puis infirmière. Adolescente, elle préfère les sorties parisiennes au lycée. En 1985, un jeune chorégraphe l’invite sur le tournage d’un clip du chanteur David Christie. Nina devient la compagne du chanteur et devient la mère de son premier enfant: Julia. En 1988, elle sort deux 45 tours sous le nom de Christie: « Funky School » et « Envie d’amour ». Puis, sous le nom de Stéphanie, elle enregistre « L’autre partie de moi-même ». Sans résultat. Ensuite, c’est un medley des tubes de Nino Ferrer qui lui permet de faire quelques émissions de télé. Elle change encore de nom et devient, cette fois, Stéphanie de Malakoff. Deux 45 tours font à nouveau le bide et Nina comprend qu’elle doit laisser tomber. Pourtant, en 1993, elle revient à la chanson sous le nom de Nina Morato. Elle sort alors son tout premier album: « Je suis la mieux ». Elle est aussi la maman d’une seconde fille prénommée Paloma dont le père, Jérôme Pigeon, lui compose quelques chansons. Le single « Maman » se vend comme des petits pains et le nom de Nina Morato devient connu. L’artiste est élue révélation féminine de l’année 1994 aux Victoires de la Musique.

Dans la foulée de ce gros succès, Nina est sélectionnée pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson avec « Je suis un vrai garçon » signée par Bruno Maman, son nouveau compagnon. Elle obtient la 7ème place. Nouvelle expérience en 1994: le cinéma et un rôle dans « La Séparation » aux côtés de Daniel Auteuil. En 1996, son deuxième album a pour titre « L’Allumeuse ». Aucun single ne fait l’unanimité. L’album « Moderato », qui sort à l’automne 1999, est très différent. La chanteuse vient alors de perdre accidentellement Julia, la fille qu’elle a eue avec le chanteur David Christie, lui-même décédé le 14 mai 1997. Tout l’album est empreint de ce deuil avec, surtout, le titre « Mon ange ». Au cours de l’été 2000, on retrouve Nina Morato aux Francofolies de La Rochelle où un concert est organisé autour d’elle avec ses amis musiciens. Et puis, à nouveau, malgré un talent certain, Nina Morato est oubliée. Elle refait surface huit ans plus tard au cinéma dans deux films: « Ordo » et « Ma vie en l’air ». Elle remonte aussi sur scène avec d’autre chanteurs comme Arthur H. ou Albin de la Simone. En 2007, elle joue au théâtre dans « Les Monologues du Vagin » à partir du 14 février au Théâtre Michel, à Paris. En 2015, elle sort un single dont le titre est « Fanfaron », une chanson qui se retrouve sur un nouvel album intitulé simplement « Nina Morato » et qui sort à l’automne 2016.
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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

2 mars 1970 : Décès, dans un incendie, de la chanteuse Ria BARTOK à l’âge de 27 ans. Née à Einbeck, en Allemagne, le 26 janvier 1943 sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle avait de qui tenir puisqu’elle était la fille d’un chanteur d’opéra. Elle a connu un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ». Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connut toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle a enregistré des disques entre 1963 et 1965.
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2 mars 1991 : Décès, à Paris, de l’auteur compositeur interprète Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 dans la capitale française. Fils d’immigrants russes juifs, son ambition est rapidement de devenir artiste-peintre mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature. Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès. C’est Michèle Arnaud qui pousse Gainsbourg à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et le jeune homme se fait ainsi remarquer d’abord par le milieu artistique plus que par le public. Il se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire. Mais les premiers albums personnels de Serge sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent. Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague « yé-yé », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall. Nous sommes en 1965 et ces deux chansons sont des « tubes ». Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy, Anna Karina ou… Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée: B.B. en garde toutefois des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo. En 1968, Serge rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils enregistrent ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui révèle le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant. Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc. Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très controversée de « La Marseillaise »: « Aux armes etcaetera ». Les années 1980 sont celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Elles constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky. Ses ennuis cardiaques se multiplient. Mais le whisky et les « gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe suite à une ultime crise cardiaque. Il a 62 ans. Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui aura fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier. Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Bashung, Julien Clerc et même Claude François. En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.
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Jean-Claude dans les années 1960

2 mars 1999 : Décès, à Bruxelles, de l’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER. Né le 10 mai 1934 à Fumay dans les Ardennes françaises, il crée une troupe théâtrale et devient animateur de jeux estivaux sur les plages belges à l’issue de la seconde guerre mondiale. En 1952, il est engagé par l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion belge et, sous le simple prénom de Jean-Claude, commence à animer des émissions pour la jeunesse. Ces programmes obtiennent rapidement un grand succès et il devient probablement l’animateur le plus populaire de la Belgique francophone. Il organise des jeux qui opposent des villes qui s’enflamment et il invite les plus grandes vedettes de l’époque qu’il interviewe avec un talent sans pareil: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Salvatore Adamo, Claude François et plein d’autres au début des années 1960. C’est aussi Jean-Claude qui crée à l’époque l’opération caritative 48 81 00. Cette initiative se poursuit toujours sous le nom de « Cap 48 » et permet de venir en aide aux personnes handicapées. En 1961, avec Stéphane Steeman et Jean Martin, il fonde le Secrétariat des Artistes. Ce dernier s’occupe de trouver des contrats et de défendre les droits des artistes vis à vis, par exemple, des organisateurs de spectacles peu scrupuleux. Au début des années 1960, alors au sommet de sa gloire, Jean-Claude se laisse tenter par les sirènes du show-business et enregistre un 45 tours: « Papa aime maman ». Probablement plus par défi que dans l’intention de faire une carrière de chanteur. Quelques années plus tard, en 1967, un désaccord profond entre Jean-Claude et son directeur l’oblige à quitter la radio. L’homme ne s’en remettra jamais malgré sa reconversion dans d’autres domaines comme celui d’attaché de presse, notamment, pour le célèbre salon du bâtiment de Bruxelles: « Batibouw ». A la fin des années 1990, Jean-Claude doit se battre contre un cancer qui finit par l’emporter le 2 mars 1999.
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Gérard Rinaldi en 2011 (c) Passion Chanson

2 mars 2012, Décès, à Briis-sous-Forges, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI à l’âge de 69 ans. Né le 17 février 1943 à Paris, il entame sa carrière artistique en accompagnant le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes ». Il devient ensuite le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies dont celles de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »). L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède le vendredi 2 mars 2012 des suites d’un lymphôme.
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