PELLETIER Bruno

Le chanteur québécois Bruno PELLETIER naît le 7 août 1962 à Charlesbourg. A 18 ans, il hésite entre des études privilégiant le sport ou d’autres plutôt musicales. Il est vrai que, possédant une ceinture noire en karaté, les arts martiaux intéressent beaucoup Bruno qui va finalement lancer une école à son nom. Mais cela ne l’empêche pas de se consacrer à la batterie et à la musique comme passe-temps. Au fil du temps, c’est sa voix qui va l’entraîner à devenir chanteur dans quelques groupes de rock avec lesquels il acquiert l’expérience de la scène. En 1989, Bruno Pelletier se rend compte que la musique est finalement l’activité qui lui prend le plus de temps libre et il décide alors d’en faire son métier. C’est à ce moment qu’il crée un groupe de rock qui s’exprime en français, « Pëll », et qui s’inscrit à quelques concours pour se faire connaître des professionnels. Mais c’est en tant qu’artiste soliste que Bruno obtient son premier contrat phonographique au Québec en 1990. Et son premier album éponyme sort en 1992 avec, notamment, la chanson « Tu pars ».

Il est alors engagé pour jouer dans quelques spectacles musicaux dont la version québécoise de « La légende de Jimmy » signée Luc Plamondon et Michel Berger où Bruno chante notamment avec Luce Dufault.

L’auteur québécois Luc Plamondon va d’ailleurs garder un oeil attentif sur Bruno Pelletier: en 1993, il lui propose d’endosser le rôle de Johnny Rockfort dans une nouvelle édition publique de « Starmania » à Paris. Avec la tournée qui suit, Bruno est mobilisé pendant plus de deux ans.

Au Canada, Bruno Pelletier sort un deuxième album, « Défaire l’amour », en 1995.

Mais c’est son troisième opus qui va être le plus populaire au Québec. Celui-ci est commercialisé en 1997 et a pour titre « Miserere ».

Un an plus tard, Luc Plamondon revient vers lui pour lui proposer le rôle de Gringoire dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » signée par Plamondon et Richard Cocciante sur base de l’oeuvre de Victor Hugo. Alors que Daniel Lavoie, Patrick Fiori et Garou cartonnent avec la chanson « Belle », Bruno Pelletier va, lui, s’imposer avec « Le temps des cathédrales », titre qui le fait enfin connaître dans toute la francophonie.

Alors que le spectacle musical récolte un succès phénoménal, « D’autres rives », le quatrième album de Pelletier est, cette fois, lancé des deux côtés de l’Atlantique. Et, dans la foulée, l’artiste se produit à Paris dans des salles comme l’Olympia, le Bataclan et la Cigale.

Le succès de l’album « D’autres rives » est cependant moyen en Europe. Et les albums qui suivent voient souvent leur distribution limitée au Canada. Bruno Pelletier ne reste toutefois pas inactif et explore constamment de nouvelles pistes artistiques. En 2002, il enregistre un album de chants de Noël accompagné par l’Orchestre Symphonique de Montréal. En 2006, au Québec, il obtient le rôle principal du spectacle musical « Dracula, entre l’amour et la mort » dont il est aussi le directeur artistique.

Trois ans plus tard, il se produit en Russie où son succès est important. En 2011, il est à l’affiche du spectacle de Michel Rivard, « Les filles de Caleb » au Théâtre Saint-Denis de Montréal.

A la fin de la même année, il participe, à Paris, au spectacle reprenant les grandes chansons de « Notre-Dame de Paris » interprétées par les chanteurs originaux: Lavoie, Ségara, Fiori, Garou et Mervil. Et, en 2013, c’est en Russie qu’il présente ce spectacle symphonique. En avril 2014, Bruno Pelletier lance la tournée « Rendus-Là » qui lui permet de revenir en France après une absence de plus de dix ans. Il chante ainsi notamment dans la salle parisienne de la Cigale. En 2016, fidèle à son parcours éclectique, l’artiste québécois interprète neuf chansons sur l’album « Alkémia » du groupe de rock français « Touch » dont le répertoire est en partie francophone. Le 23 mars 2018, il commercialise un disque live enregistré en version acoustique au théâtre du Petit Champlain de Québec. On y retrouve son grand succès, « Le temps des cathédrales », mais aussi des versions personnelles de « Amsterdam » ou de « La quête » (Brel) ainsi que de « Mon Dieu » (Edith Piaf, Charles Dumont).

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LECLERC Félix

Félix Leclerc – Photo (c) Martin Leclerc

L’auteur-compositeur-interprète québécois Félix LECLERC naît le 2 août 1914 à La Tuque. Sixième d’une famille d’onze enfants, Félix commence des études à l’Université d’Ottawa mais il est obligé de les interrompre en raison de la crise économique des années 1930. Il effectue alors divers petits boulots et il devient animateur de radio à Québec entre 1934 et 1937. Il développe ensuite des pièces dramatiques radiophoniques et y chante ses premières chansons. Il crée aussi une troupe de théâtre qui propose ses pièces en divers lieux du Québec. De passage à Montréal en 1950, le producteur et éditeur phonographique français Jacques Canetti est impressionné par sa chanson « Le train du Nord » et lui demande d’enregistrer une douzaine d’autres morceaux.

Dans la foulée, il demande à l’artiste de venir interpréter ces titres-là en France. Félix Leclerc s’exécute et se produit à l’ABC de Paris où il récolte un vif succès. Il reste en France jusqu’en 1953 et signe un contrat de cinq ans avec la firme de disques Polydor. En 1951, il enregistre ainsi un premier album contenant notamment des succès comme « Moi mes souliers », « Bozo » et « Le petit bonheur ».

De retour au pays natal en 1953, il continue à donner des spectacles dans les cabarets montréalais et dans les boîtes à chansons du Québec. Il s’essaie aussi à la télévision canadienne où il présente des émissions culturelles. En 1958, Félix Leclerc remporte le grand prix de l’Académie Charles-Cros pour l’album « Félix et sa guitare ». Le 13 août 1974, sur les Plaines d’Abraham à Québec, en trio avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois, il interprète une version historique de « Quand les hommes vivront d’amour », chanson de Raymond Lévesque. 100.000 spectateurs assistent à ce spectacle de la « Superfrancofête ».

En 1976, il enregistre une version très personnelle de « La complainte du phoque en Alaska », chanson de Michel Rivard, membre du groupe québécois Beau Dommage.

En 1977, Félix Leclerc est l’un des invités de la Fête de l’Humanité à Paris. On peut dire sans prendre de gros risques que l’artiste a été à l’origine de la popularité de la chanson québécoise en France et en Europe. Il fut aussi une voix puissante du nationalisme québécois qui adorait la langue française et qui désirait par dessus tout défendre la création artistique de qualité. Le 8 août 1988, à 8 heures, Félix Leclerc meurt dans sa maison de l’île d’Orléans près de Québec. C’est là que sont dispersées ses cendres mais une pierre tombale est toutefois érigée à sa mémoire dans le cimetière de Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans. L’Espace Félix Leclerc qui a été créé au même endroit permet de voir divers objets ayant appartenu à l’artiste ainsi que son bureau. Un biopic y est aussi projeté et des concerts y ont lieu. Des artistes québécois, comme Salomé Leclerc ou Kevin Parent notamment, y ont déjà été programmés.

 

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