KOOLENN Serge

Serge Koolenn en 1975

Le musicien et chanteur français Serge KOOLENN naît le 15 avril 1947 à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne ».
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Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978).
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La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album enregistré à Los Angeles où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ».
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En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015 à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F).
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VENTURA Ray

Le musicien, compositeur et chef d’orchestre français Ray VENTURA naît le 16 avril 1908 à Paris. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».
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Jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale, le parfum d’insouciance dans lequel baigne la France ainsi que les premiers congés payés attribués à la population vont permettre aux chansons rigolotes de l’orchestre de devenir très populaires. Il y a ainsi « Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine », « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux », « J’aime les bananes », « Tiens tiens tiens » ou « Les chemises de l’archiduchesse ».
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En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « A la mi-août » en 1949.
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Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. Deux ans avant son décès, le genre musical de Ray Ventura se perpétue encore grâce, notamment, au Grand Orchestre du Splendid qui lui rend hommage dans ses prestations.
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En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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DELANOË Pierre

Pierre Delanoë dans les années 1990

Le parolier français Pierre Leroyer, mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË, naît le 16 décembre 1918 à Paris. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère, Gérard Biesel dit Franck Gérald, qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon » ou l’inénarrable « Rondo pour un électron ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ».
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Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953.
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Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette.
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C’est aussi l’époque où Pierre Delanoë s’essaie lui-même à la chanson en soliste, aidé en cela par le célèbre producteur et découvreur de talents Jacques Canetti.
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En 1957, il écrit pour Gilbert Bécaud « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ».
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En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision.
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Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ».
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Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc.
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Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux français, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste.
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La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.
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MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

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Un album hommage pour les 50 ans de chanson de MICHEL FUGAIN

Pour fêter les 50 ans de carrière de Michel Fugain, quelques artistes français de la nouvelle génération ont décidé d’enregistrer ses grandes chansons. Ils célèbrent ainsi, à leur manière, un artiste qui a passionnément chanté la jeunesse et même incarné son élan, sa folie, sa vitalité et sa candeur.

Cette initiative permet de (re)découvrir des titres comme «Forteresse», «Attention mesdames et messieurs», «Fais comme l’oiseau» ou «Jusqu’à demain peut-être» et de se rendre compte comment elles ont passé sans difficultés le cap des années. Des chansons tellement bien ancrées dans leur époque qu’elles parlent à la nôtre.

Pour cet album intitulé « Chante la vie chante » qui a été commercialisé le 12 mai, on retrouve les voix de KIDS UNITED, Patrick FIORI, SLIMANE, Olivier DION, Damien SARGUE, VICTORIA, Claudio CAPEO, BEN L’ONCLE SOUL, Anaïs DELVA, Sophie TAPIE, ARCADIAN, CORNEILLE, Florent MOTHE, Chimène BADI et Mickaël DOS SANTOS.
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9 JANVIER

 

Marianne Oswald

9 janvier 1901 : Naissance, à Sarreguemines, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Mary Roos en 1973

9 janvier 1949 : Naissance, à Bingen en Allemagne, de la chanteuse Mary ROOS, de son vrai nom Marianne Rosemarie Schwab. A l’âge de neuf ans, elle enregistre sa première chanson en allemand. Après quelques « hits » dans le pays de Goethe, dont une adaptation en allemand du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François, sa bonne connaissance du français lui permettent alors d’envisager une carrière en France. Elle enregistre en 1971 le duo « Dépêche-toi » avec Michel Fugain dans le cadre de la comédie musicale « Un enfant dans la ville ».

Puis, parmi les titres phares de sa carrière française en solo, il y a « L’autoroute », « Mélodie en sol », « Je c’est I tu c’est you » ou encore « Quand on fait de la musique » en 1975. Parallèlement à cette carrière française, Mary Roos poursuit un beau parcours en Allemagne, pays qu’elle représente au concours Eurovision de la chanson en 1972 et en 1984. En 2007, elle enregistre, pour le marché allemand, un duo avec l’artiste belge Frank Michaël: « Weisst du noch, je n’oublie pas ». Vous pouvez visionner ce duo en CLIQUANT ICI.
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Bibie : pochette de son 1er 45 tours à succès en 1985

9 janvier 1957 : Naissance, à Accra, de la chanteuse ghanéenne BIBIE née Béatrice Adjorkor Anyankor. Fille de diplomate, elle se lance des études de biologie notamment à Beyrouth mais elle est plutôt passionnée par la musique. Alors, après de nombreuses expériences musicales en Afrique, elle débarque à Paris au début des années 1980. Elle y rencontre le compositeur Jean-Paul Dréau, qui lui écrit d’emblée « Tout doucement » qu’elle interprète d’abord sous le nom de Bibi. Ce sera l’un des plus gros succès de l’année 1985 comme le démontre le passage de la chanteuse dans la mythique émission télévisée française « Champs-Elysées » présentée par Michel Drucker le 20 avril de cette année-là (à visionner ci-dessous).

Cette chanson est enregistrée quelques mois plus tard en italien par Dalida. Par la suite, Bibie connaît encore de belles ventes de disques avec « J’veux pas le savoir » en 1986 et « La p’tite Black » ensuite. La chanteuse marque aussi par ses reprises très personnelles de « J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday ou « Des mots d’amour » de Piaf. En 2003, l’artiste entre à nouveau en studio pour enregistrer un album dont le titre générique est « Sereine » mais les ventes sont très mauvaises. Le 24 novembre 2010, Bibie participe à la « RFM PARTY 80 Love & Party », une tournée réunissant des chanteurs des années 1980 au Zénith de Paris. Après cette dernière expérience, Bibie est retournée vivre au Ghana où elle gère le New Morning Arts Café Theatre Center qu’elle y a créé pour promouvoir les jeunes talents de son pays natal. Au cours de l’année 2020, la chanteuse est prévue au programme du spectacle « Objectif tubes » où elle apparaît aux côtés de Pauline Ester, Jean-Luc Lahaye et Sacha de « Début de Soirée » accompagnée de six musiciens sur scène. Mais les mesures sanitaires prises dans le cadre de la pandémie du coronavirus covid-19 ne permettent pas de proposer ce concert dans l’immédiat.
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9 janvier 1970 : Naissance de la chanteuse Lara FABIAN sous le nom de Lara Sophie Katy Crokaert à Etterbeek dans la banlieue de Bruxelles. Sa maman italienne dont le nom est Fabiano lui a inspiré son nom de scène. C’est en Sicile qu’elle vit ses cinq premières années avant de revenir en Belgique. Passionnée de musique et de chant grâce à Eve Brenner qui fut l’interprète, notamment, du « Matin sur la rivière » en 1976, Lara se voit offrir un piano pour la fête de Saint-Nicolas en 1978. En Belgique comme aux Pays-Bas, le 6 décembre, Saint-Nicolas récompense les enfants sages par des cadeaux. Après des études musicales et de chant lyrique, Lara s’essaie au métier de la scène dans des cabarets bruxellois comme « La Soupape » par exemple. Puis, elle songe à enregistrer quelques chansons au milieu des années 1980. En 1988, elle est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson. Son titre « Croire » se classe en quatrième position alors que la Québécoise Céline Dion remporte le concours pour la Suisse. Le Québec l’attire et elle décide de traverser l’Atlantique avec un chanteur belge populaire: Franck Olivier. Au Canada, ils enregistrent une chanson en duo: « L’amour voyage » (1990). Mais c’est avec un autre artiste belge qu’elle va réellement démarrer sa carrière à Montréal: Rick Allison. C’est lui qui va lui composer la majeure partie de ses premiers « tubes »: « Tout » (1997), « Je t’aime » (1997), « La différence » (1997), « Immortelle » (2001) ou « J’y crois encore » (2001).
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En 1996, Lara Fabian obtient la nationalité canadienne et possède donc dès ce jour la double nationalité canadienne et belge. En 2010, elle sort un double CD best of de tous ses plus grands succès. Puis elle part vivre quelques mois en Russie où elle rencontre un musicien classique d’exception: Igor Krutoy. Avec ce dernier, elle conçoit et réalise un album et un concert de portées internationales: Mademoiselle Zhivago. Les chansons, enregistrées en cinq langues différentes, dont le russe, sont immortalisées sur un CD et un DVD commercialisés en 2012. L’année suivante, après avoir connu quelques soucis de santé, Lara Fabian publie, dans les pays francophones, un album double CD intitulé « Le secret ». Mais elle est ensuite victime d’accidents auditifs qui l’empêchent de poursuivre ses activités pendant de longs mois. Fin 2014, elle revient au premier plan avec un nouvel opus (« Ma vie dans la tienne ») annoncé par le single « Quand je ne chante pas ». En février 2015, l’artiste prend le risque de participer à la 65e édition du célèbre festival italien de San Remo où elle subit un cuisant échec plutôt inattendu. Et puis c’est vers la langue de Shakespeare que retourne Lara en 2017 avec un album ayant pour but de relancer sa carrière outre-Atlantique après huit ans: « Camouflage ». En février 2019, elle retrouve le public francophone avec un nouvel opus qui a pour titre « Papillon » et qui est annoncé dans les médias par la chanson « Je suis à toi ». Début 2020, elle prend place dans l’un des fauteuils rouges de la neuvième saison de « The Voice : La Plus Belle Voix », programme de télé diffusé sur la chaîne privée française TF1. Elle s’y retrouve aux côtés d’Amel Bent, Marc Lavoine et Pascal Obispo mais, à cause des mesures sanitaires dues à la pandémie du coronavirus covid-19, la chanteuse est obligée de rester confinée à Montréal et sa participation à l’émission se fera dès lors en duplex par écran interposé. L’Italie, pays dont elle est très proche, subit alors de plein fouet la pandémie tout comme la Belgique, la France et le Canada. Pour toutes ces personnes frappées de plein fouet par le virus, Lara Fabian écrit « Nos coeurs à la fenêtre », une chanson basée sur la musique de la danse hongroise n°5 de Johannes Brahms et dont les revenus sont versés à quatre associations ayant leur siège dans les pays précités.
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En décembre 2020, l’artiste propose de manière très discrète un nouvel album reprenant douze titres expérimentaux et acoustiques inspirés par son confinement : l’opus « Lockdown Sessions » est édité de manière très limitée.

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Jacqueline Joubert

9 janvier 2005 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT à l’âge de 83 ans. Pour en savoir plus sur le parcours professionnel de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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26 OCTOBRE

CD live de Michel Fugain en 1993

CD live de Michel Fugain en 1993

26 octobre 1993 : Première date, à Huy, d’une grande tournée belge de Michel FUGAIN qui va l’emmener ensuite à Charleroi (le 27), Namur (le 28), Virton (le 29), Welkenraedt (le 30) et Vielsalm (le 31).

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STARFLAM Pochette album Survivant 200126 octobre 2001 : Dans le magazine musical télévisé belge de la RTBF « Conviviale poursuite« , diffusé à 22h20, Philippe Longtain reçoit le groupe de hip hop belge STARFLAM qui interprète en live trois extraits de son album « Survivant ».

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Patrice Michaud aux Francofolies de Spa 2014 (c) Passion Chanson

Patrice Michaud aux Francofolies de Spa 2014 (c) Passion Chanson

26 octobre 2014 : Le 36e Gala de l’ADISQ a eu lieu en la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal. 11 Félix artistiques ont été attribués à des artistes qui ont marqué le paysage musical québécois de la dernière année. Voici les lauréats dans leur catégorie respective :

Album de l’année – Adulte contemporain : Serge Fiori
Album de l’année – Folk : « Le feu de chaque jour » de Patrice Michaud
Album de l’année – Pop : « Himalaya mon amour » d’Alex Nevsky
Album de l’année – Alternatif : « Maladie d’amour » de Jimmy Hunt
Album de l’année – Hip hop : « Rue des Saules » de Koriass
Chanson de l’année : « On leur a fait croire » d’Alex Nevsky
Groupe de l’année : Les sœurs Boulay
Interprète féminine de l’année : Marie-Mai
Interprète masculin de l’année : Alex Nevsky
Révélation de l’année : Klô Pelgag
Spectacle de l’année – Auteur-compositeur-interprète : « Punkt » de Pierre Lapointe
Artiste québécois de l’année s’étant le plus illustré hors Québec : Arcade Fire
Artiste de la Francophonie s’étant le plus illustré au Québec : Stromae

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9 SEPTEMBRE

Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

9 septembre 1929 : Naissance, à Toulouse, de l’auteur et chanteur français Claude NOUGARO. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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MINO en 1984

9 septembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice et professeur de chant belge MINO sous le nom de Dominique Mucret. Née dans un milieu familial artistique, avec un papa trompettiste de jazz, elle suit d’abord son cursus scolaire à l’École des enfants du spectacle de Paris avec sa soeur Véronique. Et, à seize ans, elle intègre la troupe française de la comédie musicale « Hair » aux côtés de Julien Clerc ou Gérard Lenorman. Mais sa carrière de chanteuse démarre véritablement lorsqu’elle rejoint, avec sa sœur Véronique Mucret, le Big Bazar de Michel Fugain. Et, quand la troupe se sépare, elles créent ensemble le duo Peppermint 2 qui assure, notamment, la première partie de concerts de Nicole Croisille avec un répertoire basé sur quelques 45-tours de style disco. Lorsque les deux soeurs arrêtent cette aventure musicale commune, Véronique se dirige vers le cinéma et Dominique se lance dans une carrière de chanteuse soliste sous le pseudonyme de Mino. Entourée par l’équipe des musiciens et producteurs qui ont permis à Plastic Bertrand de se faire un nom, elle connaît alors quelques bons succès, surtout en Belgique et au Québec, dans les années 1980. Ils ont pour titres « Assez super » (1980), « Les mocassins » (1981), « J’ai jamais dit ça » (1981), « Dupont de la lune » (1982), « Le chef de la bande » (reprise d’un « tube » de Frank Alamo en 1982) ou « Nez en l’air (1984).

Le succès de Mino s’étiole alors assez rapidement et ses chansons ne restent plus que le reflet d’une époque où le 45-tours était un produit de consommation hors norme. En 1986, Mino retrouve sa soeur Véronique sur la scène du théâtre Dejazet à Paris où toutes deux participent à la comédie musicale « La petite boutique des horreurs ». Elles se retrouvent également pour l’enregistrement de l’album du spectacle. Puis, il faut attendre 1991 pour revoir Mino sortir un nouveau disque compact single, au style novateur, sous le nom de Mino D’Oriane : « Garce à toi ». Ce retour à la chanson, qui se réalise avec l’aide de Jean-Félix Lalanne et de Véronique Ducret, est un peu raté, et Mino s’éloigne alors de la chanson pour redevenir Dominique Mucret et donner des cours de chant à Saint-Bruno de Montarville au Québec. En 2002, elle fait une apparition sur une chaîne de télé québécoise pour y évoquer les années 1980 et sa chanson « Assez super ».
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9 septembre 1956 : Naissance de la chanteuse française Bibi FLASH sous son vrai nom de Brigitte Gasté. Elle passe son enfance et son adolescence dans une famille où tout le monde joue d’un instrument de musique par passion. Mais elle veut chanter. Sérieuse, elle passe son bac, suit des études de cinéma et obtient son diplôme d’études et de recherches cinématographiques à Paris. Elle se tourne alors vers des études d’anglais et l’école du Louvre avant de décider de se lancer dans la chanson. Elle s’inscrit à de multiples auditions jusqu’au moment où le le producteur Philippe Renaux est séduit par ses capacités vocales et son timbre de voix. En 1981, le premier 45-tours de Bibi Flash est composé et écrit par Philippe Renaux et Claude Mainguy et contient la chanson « Détective ». Ce n’est pas un grand succès pour un premier essai mais c’est encourageant et le producteur, qui vient de créer son propre label discographique, propose une deuxième chance à la jeune artiste qui enregistre une reprise de la chanson « Le lion est mort ce soir » d’Henri Salvador ou moment où le groupe Tight Fit fait de même avec la version originale anglo-saxonne « The lion sleeps tonight ». Elle obtient ainsi un premier passage à la télé française.

Mais c’est en 1983 que la jeune femme brune se fait réellement connaître du grand public avec une chanson de style rap (« Histoire d’un soir ») qui n’est pas sans rappeler celle du groupe Chagrin d’Amour « Chacun fait c’qui lui plaît ». Peu après ce succès, elle est pressentie par les musiciens Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan pour interpréter une chanson intitulée « Maman a tort ». Mais c’est finalement une jeune mannequin canadienne, Mylène Farmer, qui est choisie. Alors qu’elle touche enfin au succès avec « Histoire d’un soir », Bibi Flash se sépare de Philippe Renaux et rejoint l’équipe de la firme RCA pour y enregistrer des chansons aux textes légers et acidulés écrits et composés par des spécialistes de la variété française : « Vie privée » et « Saint-Trop by night ». En 1986, l’artiste décide à nouveau de changer de production et elle rencontre Romano Musumara qui vient de signer des mélodies addictives pour Jeanne Mas et Stéphanie de Monaco. Le compositeur lui propose d’écrire ses propres textes sur les mélodies qu’il lui laisse. Bibi Flash signe donc les paroles de « J’existe » et « Imposture », une chanson qui donne son titre au premier album de la chanteuse. Un opus réalisé, en 1987, par Dominique Nicolas du groupe Indochine et Romano Musumara et pour lequel l’artiste devient une punk blonde. Il semblerait ensuite que l’artiste ait encore enregistré des 45 tours jusqu’en 1989 (« Ca suffit ») avant de disparaître du monde de la chanson.

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Réjane Perry

9 septembre 2003 : Décès, à Paris, de la chanteuse Réjane PERRY des suites d’un cancer. L’artiste naît sous la vraie identité de Réjanne Perrimond le 27 janvier 1960 à Moutiers en Savoie. A l’âge de quatorze ans, sa voix pure, cristalline et puissante la pousse à entrer au Conservatoire de Chambéry avant de rejoindre celui de Grenoble. Trois ans plus tard, elle intègre l’opéra de Lyon où elle travaille trop. Très fatiguée, Réjane doit alors subir une opération des cordes vocales qui l’oblige à arrêter le chant. Mais, alors qu’elle trouve un job d’ambulancière, elle décide de tout faire pour retrouver sa voix. Elle finit par la retrouver à force de travail et en se produisant dans des cabarets et des bals, à Marseille et en Suisse notamment. Le 5 mars 1989, lorsque Luc Plamondon est brutalement lâché en pleine série de représentations de Starmania à Paris par Maurane qui joue le rôle de Marie-Jeanne, Réjane Perry est contactée illico par le compositeur canadien pour récupérer le rôle dès le lendemain. Plamondon a, en fait, découvert la chanteuse en regardant la télé un dimanche de 1989 où elle interprète son premier single, « Say », chez Jacques Martin. Ce premier disque est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Pascal Auriat et le compositeur Paul Slade et il est arrangé et mixé par Bernard Estardy. Alors qu’elle doit apprendre et reprendre le rôle de Marie-Jeanne en deux jours, elle devient l’une des plus brillantes « serveuse automate » de Starmania au cours de la tournée européenne qui suit les représentations parisiennes. Elle a ensuite la chance d’être l’unique Marie-Jeanne à apparaître dans la version DVD de Starmania. En 1991, forte de son succès de Marie-Jeanne, Réjane Perry sort son premier album qui a pour titre « Altitude » et qui contient dix chansons.

En 1996, elle rencontre le compositeur Carolin Petit qui lui donne l’occasion d’interpréter des génériques tels que celui du téléfilm « Les maîtres de l’orge » diffusé sur France 2. Alors qu’il travaille sur les orchestrations d’une nouvelle comédie musicale, « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », Carolin Petit lui fait rencontrer le compositeur Gérard Presgurvic. Ce dernier lui demande alors d’enregistrer toutes les voix féminines pour la maquette et de coacher la troupe pour l’enregistrement de l’album. Presgurvic est aussi charmé par son interprétation de « Et voilà qu’elle aime » et il offre ainsi à Réjane Perry le rôle de la nurse dans le spectacle dont la première parisienne a lieu en 2001.

Tenaillée par la maladie dès 2003, Réjane prépare toutefois un nouvel album et envisage de partir en tournée dans toute la France afin de promouvoir ce dernier. Parallèlement à cela, la chanteuse fait régulièrement partager sa connaissance de la musique en animant des stages de développement artistique, en collaboration avec Corinne Roucoules, comédienne, danseuse et chorégraphe. C’est d’ailleurs grâce à cette dernière et Carolin Petit que cinq titres du nouvel album inachevé seront téléchargeables quelque temps sur le web à titre posthume car, le 9 septembre 2003, Réjane Perry succombe au cancer. Son corps est ensuite inhumé au Muy, son lieu de résidence dans le Var.
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12 AOUT

 

FUGAIN Michel en 2006

Michel Fugain en 2006

 12 août 2006 : En Belgique, le domaine de Claire-Fontaine à Godarville accueille le « Chapelle Festival« . Pendant deux jours, de nombreux artistes francophones vont s’y produire sur la scène du dôme: Les Gauff’, Eté 67, La Grande Sophie, Cré Tonnerre et Michel Fugain. A ce moment, le dernier succès de Michel Fugain a pour titre « Partir, repartir ».

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16 JUILLET

Guy Béart à La Colombe en 1954

16 juillet 1930 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc.

Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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16 juillet 1975 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Fabrice ZEVA. Il se fait connaître en Belgique au début des années 1990 en étant programmé dans l’émission « 10 qu’on aime » sur la chaîne de télé privée RTL-TVI grâce à sa chanson « Envie que tu m’aimes ». Il a ensuite l’occasion d’enregistrer un album intitulé « Laissez-les s’envoler » avec la collaboration de Claude Barzotti et de sa parolière Anne-Marie Gaspard. C’est à cette époque qu’il a l’opportunité de se produire dans la salle parisienne de « La Cigale » en première partie de Gérard Lenorman en février 1995. Il écrit alors une chanson en hommage au pilote automobile brésilien Ayrton Senna. Plus tard, il modifie son nom de scène en reprenant son prénom initial: Fabrizio Zeva.

Depuis les années 2000, il participe régulièrement, avec d’autres artistes belges, à un concert en hommage à Daniel Balavoine. Il fait aussi partie des chanteurs de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » aux côtés de la troupe Fantasia. L’un de ses derniers enregistrements a pour titre « Top Model ». En août 2015, Fabrizio Zeva se présente aux auditions du crochet télévisé « The Voice Belgique » mais il n’est pas sélectionné. Trois ans plus tard, un nouvel album est annoncé avec des chansons interprétées en français, en anglais et en italien. L’opus est composé, réalisé et produit par Rick Allison.

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Patrick Dewaere – Pochette de disque en 1978 (c) José Ferré

16 juillet 1982 : Décès de l’acteur, et occasionnel chanteur, français Patrick DEWAERE. Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ».

En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui semblent avoir amené Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à l’âge de 35 ans.
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Jacques Plante

16 juillet 2003 : Décès, à Paris, de l’auteur de chansons français Jacques PLANTE à l’âge de 82 ans. Fils d’un garagiste, ce qui est un métier peu courant à l’époque, Jacques Plante naît le 14 août 1920 à Paris. Les années de guerre sont l’occasion pour lui de coucher quelques textes sur des mélodies et, en 1943, il écrit « Marjolaine » pour André Claveau sur une musique de Louiguy. Mais c’est Yvette Giraud qui va lui procurer ses premiers grands succès avec des titres comme « Mademoiselle Hortensia » en 1946 ou « Ma guêpière et mes longs jupons » en 1949.

Au fil des succès, ses interprètes se diversifient. Il y a ainsi Bourvil, les Compagnons de la Chanson, Anny Gould, André Dassary, Jacqueline François, John William, Gloria Lasso, Georges Guétary (« Maître Pierre »), Line Renaud (« Etoile des neiges »), Yves Montand (« Les grands boulevards »), Edith Piaf, Tino Rossi (« Tango bleu »), Dalida, Eddie Constantine, Petula Clark (« Chariot »), Hugues Aufray (« Santiano »), Sheila (« L’heure de la sortie »), Charles Aznavour (« Les Comédiens », « La bohème »), Rika Zaraï (« Prague »), Richard Anthony (« J’entends siffler le train »), Mathé Altéry (« J’aurais voulu danser »), les Chaussettes Noires, Mireille Mathieu, Marcel Amont (« Un Mexicain »), Lucky Blondo, Danyel Gérard (« Il pleut dans ma maison »), Christophe, Dominique Walter, David Christie, Claude François (« Tout éclate tout explose ») et, entre bien d’autres encore, Eddy Mitchell (« Vieille canaille »). Au début des années 1980, l’auteur se retire en Suisse où il gère la maison d’éditions musicales qu’il a créée : MCA/Caravelle.
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16 juillet 2003 : les Francofolies de Spa (B) fêtent leur 10e anniversaire avec une édition qui va exceptionnellement durer six jours soit jusqu’au 21 juillet, jour de la fête nationale belge. Parmi les artistes au répertoire francophone, on notera la présence cette année, entre autres, de JERONIMO, Vincent VENET, YEL, Marc MORGAN, Sandrine COLLARD, les ESCROCS et TAM’ECHO’TAM’. La scène Rapsat, située sur la Place de l’Hotel de Ville, accueille les concerts de Jeff BODART, de Marc LAVOINE et de Laurent VOULZY (le 19 juillet), d’Ismaël LO, de Jane BIRKIN et de ZAZIE (le 20 juillet). Le lundi 21 juillet, un hommage est rendu à Pierre RAPSAT décédé en 2002, avec un concert réunissant MAURANE, LIO, Marc LAVOINE, Michel FUGAIN et Salvatore ADAMO notamment pour interpréter chacun une chanson de l’ami Pierrot.
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Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani en 1982

16 juillet 2014 : Décès, à Paris, des suites d’un cancer des cordes vocales, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Né le 8 novembre 1947 à Paris, il est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn intitulé « La femme fleur ». Hervé Cristiani sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station de radio française périphérique Europe 1: « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que sa carrrière démarre bien, le deuxième album de l’artiste, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 sont celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage alors du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, l’artiste fait encore quelques apparitions au début des années 2010.
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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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17 MAI

Jean Gabin en 1974

17 mai 1904 : Naissance, à Paris, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN sous son véritable nom Jean-Alexis-Gabin Moncorgé. Il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et de devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Montcorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa maman en 1918. A Paris où il vit désormais ensuite, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur était de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différents spectacles. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « La môme caoutchouc » et « Quand on s’promène au bord de l’eau » dans les années 1930.

Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie.

Le 15 novembre 1976, il meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon les dernières volontés de Jean Gabin, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest. En 2012, Annie Cordy, qui a tourné avec Gabin dans « Le Chat », enregistre, à son tour, une très belle version de « Maintenant je sais » sur l’album « Ca me plaît…  pourvu que ça vous plaise ». A voir ci après.

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Bastien, Lucas – Photo (c) Rémi Coignard-Friedman

17 mai 1981 : Naissance, à Calais, de l’auteur, compositeur, interprète et musicien français Bastien LUCAS. Avec un père artisan et une mère secrétaire, il est élevé dans un milieu où les chansons de Souchon et de Cabrel sont omniprésentes. Il se met à apprendre le piano à l’âge de sept ans et il entame l’écriture de sa première chanson six ans plus tard. Patiemment, il écrit alors les paroles de ses chansons sur des cahiers d’écolier où il retranscrit aussi méthodiquement les partitions. Au sortir de son adolescence qu’il vit à Tours, lorsqu’il est question pour Bastien de choisir des études supérieures, c’est bien entendu vers la musicologie qu’il s’oriente. Question bien entendu de mieux comprendre comment on structure et réalise une chanson. Mais, en fait, ce sont plutôt les règles d’écriture de la musique classique qui le fascinent. Au point d’imaginer des chansons qui pourraient s’en inspirer sans pour autant être musicalement trop compliquées. Il devient enseignant à la Sorbonne. En 2004, il se fait connaître par une reprise originale d’une chanson de Daran : « Extrême ». Son interprète et créateur original apprécie cette version et il demande à Bastien Lucas de venir l’interpréter sur scène lors de ses spectacles parisiens de l’Européen. Séduit par cette première expérience publique et scénique, l’artiste se dit qu’il rouvrirait bien ses cahiers d’écolier pour présenter ses oeuvres seul sur scène. Son spectacle reçoit le Grand Prix Claude Lemesle en juin 2006. Il est décerné à Bastien Lucas par un jury où figurent notamment Michel Fugain et Monique Lemarcis. Il est alors temps de graver ses chansons sur un album qui est réalisé et produit par Gabriel Yacoub pour être commercialisé sous le titre « Essai » en février 2007. Et ce premier opus ne passe pas inaperçu puisque, quatre mois après sa sortie, il est récompensé par un coup de coeur de l’Académie Charles-Cros. Bastien Lucas poursuit alors son parcours artistique avec une tournée qui l’emmène, en solo, dans toute la France et qui lui permet d’effectuer quelques rencontres et duos intéressants avec d’autres artistes comme Vincent Baguian, Lola Baï ou Ben Mazué. Les récompenses continuent aussi à féliciter Bastien pour son travail : au début de l’année 2009, le Prix Musique du Festival Ici et Demain lui est attribué. Dans la foulée, il se produit à Paris au Théâtre du Châtelet et au Théâtre des Trois Baudets. Fin de la même année, c’est un projet ambitieux, constitué d’un CD enregistré en public, d’un livre et de bonus, que l’artiste confie aux personnes qui sont de plus en plus nombreuses à apprécier son travail. En 2010, en pratiquant un grand écart extraordinaire, Bastien Lucas effectue une tournée de concerts chez l’habitant, Musique au logis, et se retrouve en première partie du spectacle d’Olivia Ruiz sur la plage du Lavandou devant 30.000 spectateurs. Puis il participe à une résidence franco-québécoise (Le Grand Huit) qui lui permet de travailler avec des artistes français et canadiens des deux côtés de l’Atlantique. En 2011, les rencontres musicales enrichissantes se multiplient pour Bastien : Presque Oui, Marc Delmas, Laura Mayne ou Emile Bold entre autres. L’année suivante, c’est un conte musical pour enfants qui l’occupe principalement : « L’essence des saisons ». Et il réalise aussi un CD de quatre titres avec un quatuor à cordes (de la Sorbonne) avant de proposer un concert où il n’est plus seul en scène. Dix ans après sa première rencontre avec Daran, Bastien Lucas le retrouve et, ensemble, ils décident de réaliser un mini album de quatre titres en 2014 : « L’autre bout du globe » qui s’annonce résolument plus pop dans la forme et plus affiné dans le fond. Après diverses expériences nouvelles comme la réalisation d’un concert en direct de chez lui sur internet, Bastien Lucas s’attache à l’écriture d’un nouvel opus avec Daran. Sous le titre « Fracanusa » (une contraction des mots France-Canada et USA, lieux où le disque a été enregistré), celui-ci est commercialisé fin 2018 et reçoit le Coup de Coeur de l’Académie Charles-Cros le 26 avril 2019 dans le cadre du « Printival » de Pézenas. L’auteur-compositeur-interprète est aussi parmi les sept finalistes du neuvième prix Georges Moustaki la même année.

Il décide alors de consacrer un nouveau spectacle aux chansons de son idole d’enfance, Francis Cabrel, interprétées dans une formule piano-voix : « Mon Cabrel sans guitare ». Et, toujours cette année-là, le musicien est sollicité pour jouer du piano et diriger les cordes du nouvel album de Florent Pagny, « Aime la vie », dont les arrangements sont signés Daran. Parallèlement à toutes ces activités, Bastien Lucas a aussi rejoint, depuis quelques années, l’aventure du Trio Job où, aux côtés d’Olivier Andrys et de la chanteuse Julie Rousseau, il évoque le répertoire de Georges Brassens d’une manière totalement originale et inattendue. Enfin, en mars 2020, alors que la pandémie du coronavirus covid-19 met en avant le travail du personnel soignant partout dans le monde, Bastien Lucas est du nombre des 45 artistes qui leur rend hommage dans la vidéo réalisée de main de maître par Valentin Vander sur la chanson « La tendresse » initialement interprétée par Bourvil. En mai 2020, le clip de la « Symphonie confinée » a déjà récolté près de quatre millions de vues sur YouTube.

 

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TARMAC Album 200317 mai 2003 : Le groupe français TARMAC , dont le chanteur est Gaëtan ROUSSEL (Louise Attaque), voit son album « Notre époque » se classer en 24e position dès son entrée dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.

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BORBE André album 200917 mai 2009 : Le chanteur pour jeune public André BORBE et le groupe belge ON PREND L’AIR sont à l’affiche du Django Festival de Liberchies près de Charleroi en Belgique. Installé dans la localité qui a vu naître le célèbre guitariste Django Reinhardt, ce festival est l’annuel rendez-vous incontournable des amateurs de guitare et de musique manouche.
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