SANTIANA

Santiana en 1974 – Photo (c) B. Petit

Le chanteur français SANTIANA naît sous l’identité de Jean Pierre D’Amico le 30 juillet 1946 à Issoire en Auvergne. Intéressé par la musique depuis qu’il est tout petit, Jean-Pierre intègre un groupe de rock dès sa prime adolescence. La formation est plutôt BCBG (« Bon chic bon genre ») car c’est en costume avec cravate que les Jaguars se produisent sur les scènes régionales. Puis, en 1967, il devient chanteur et musicien dans l’orchestre de bal de Jean-Pierre Salvat qui écume la région auvergnate tous les weekends. Robert Stigwood, le producteur américain des Bee Gees, lui permet d’enregistrer sous son label français (RSOF distribué par Polydor) un premier 45-tours en 1969. Sous le simple nom D’Amico, il interprète deux chansons qui ont pour titres « La passion selon moi » (de Pierre Chiffre et Bernard St-Paul) et « Prisonnier de ce monde » (adaptation française signée Michel Jourdan d’une mélodie italienne). L’expérience n’est pas très concluante mais, toujours sous le nom D’Amico, il remet le couvert trois ans plus tard avec une autre équipe qui a le vent en poupe : Boris Bergman, Daniel Vangarde, Etienne Roda-Gil, Michel Berger et Michel Bernholc lui écrivent, composent et arrangent les chansons. Mais rien n’y fait : le succès n’est pas au rendez-vous. Alors, Jean-Pierre se tourne vers Claude Carrère qui lui propose de travailler avec les fabricants de tubes du moment que sont Michaële, Lana et Paul Sébastian ainsi que Bernard Estardy pour la prise de son et Jean-Claude Petit pour l’orchestration. Mais il doit changer de nom et devient Santiana. Et le premier titre enregistré en 1974, « Je t’avais juré de t’aimer », est d’emblée un énorme succès qui fracasse le classement des ventes de 45-tours en France dès sa sortie.

Les magazines pour jeunes gonflent alors sa popularité en multipliant les articles : l’artiste est à l’honneur dans Salut, Podium, Hit Magazine, etc. Santiana fait alors partie d’une véritable écurie où se retrouvent aussi Sheila, Ringo, Art Sullivan, Roméo et Mathias entre autres. Les besoins de la promotion l’amènent sur les plateaux de télévision et il est régulièrement l’invité de Guy Lux pour son Ring Parade du dimanche soir. Et le succès se poursuit et s’amplifie avec « Petite femme », « Miss America » et « Mal d’amour mal de toi » en 1975.

Puis, d’un coup, la gloire s’essouffle et les ventes chutent de manière spectaculaire. La nouvelle vague des auteurs-compositeurs-interprètes comme Louis Chédid, Philippe Chatel, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Francis Cabrel prend la relève et crée des soucis à ceux qui ont envahi les ondes durant les années 1972 à 1975. Alors, malgré ses efforts et un souci de cordes vocales, il effectue un joli retour en 1978 avec la chanson « L’aquarium » (co-signée avec Didier Barbelivien) sous le nom de Jean-Pierre Santiana.

Mais le chanteur tombe ensuite dans les oubliettes des médias d’abord puis du public. Il délaisse alors la chanson mais pas tout à fait la musique puisque, en 1981, il devient le premier directeur des programmes de la radio « libre » NRJ (Nouvelle Radio des Jeunes) jusqu’en 1984. Par la suite, il semblerait que Jean-Pierre D’Amico soit resté dans le milieu musical comme compositeur et arrangeur. En 1989, ses succès des années 1970 sont compilées sur un CD « Top Compilation : Santiana, Mal d’amour, mal de toi ».
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,