IDIR

En 2017

L’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR naît le 25 octobre 1949 à Ait Yenni, en Kabylie, sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Fils de berger, il est élevé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une activité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancien producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie pulmonaire.

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BRASSENS Georges

Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

L’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS naît le 22 octobre 1921 à Sète. Il est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais, suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire, mis en place par l’occupant allemand afin que les citoyens français travaillent pour eux. Il se retrouve ainsi à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher chez Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, il décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte va lui permettre d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie alors, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il va baptiser « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui va encourager Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce nouveau chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ».

Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens chante à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ».

Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ».

Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant une fois encore Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ».

Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il chante à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte.

Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve à Crespières dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis de tous bords: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino Ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période des « yé-yés ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte pas que le directeur, Bruno Coquatrix, l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre 1962, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. La même année, il reçoit le Grand-Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ».

Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet.

En mai 1967, l’artiste doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré.

Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel.

Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino comme le Belge Paul Louka ou des jeunes talents prometteurs qui ont pour nom Maxime Le Forestier et Philippe Chatel. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973.

Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980.

Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète.

A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens: l’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982.

Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».

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CORBIER François

François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

Le chanteur, auteur-compositeur, poète, musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER naît le 17 octobre 1944 à Paris sous l’identité véritable d’Alain Roux. Son père décède alors qu’Alain est âgé de deux ans. Après une scolarité basique qui se déroule sans trop de souci, il décide d’apprendre à jouer sur la guitare de son frère parti au service militaire. Il écrit d’emblée une vingtaine de chansons qu’il se décide à interpréter en duo avec son frère dès que ce dernier revient. On est en 1962, le duo s’appelle « Gouate & Mallat » et il développe le concept des « chansons flash ». Deux ans plus tard, Alain rencontre Georges Brassens à Paris au terme d’un spectacle présenté à Bobino. Brassens l’encourage à persévérer dans le domaine de la chanson. En 1967, il se retrouve au Club Med où, en tant qu’animateur, il chante tous les soirs. Un an plus tard, séduit lui aussi par l’artiste, Alain Barrière produit son premier disque qu’il enregistre sous le pseudonyme de François Corbier. En mai 1968, il chante dans les usines françaises en grève aux côtés de Maxime Le Forestier et Georges Moustaki. Après avoir effectué des premières parties de concerts pour Michel Sardou et Serge Lama, il rencontre, en 1970, l’homme de radio français et futur créateur des Francofolies Jean-Louis Foulquier. Il lui conseille l’humour satirique plutôt que la chanson et Corbier devient chansonnier. Il écume alors les cabarets parisiens du genre pendant une quinzaine d’années. En 1981, il propose quelques-unes de ses « chansons-flash » aux téléspectateurs belges de l’émission humoristique de la RTBF « Zygomaticorama » et aux téléspectateurs suisses du programme « Charivari ».

En 1982, la directrice de l’Unité Jeunesse de la télé française Antenne 2, Jacqueline Joubert, le remarque dans un cabaret. Elle l’engage pour co-animer, avec Dorothée, les émissions « Récré A2 » destinées au jeune public. Au fil du temps, Corbier va devenir un personnage incontournable de l’émission où il improvise souvent des chansons à partir des mots communiqués par les enfants. Contre toute attente, en 1986, sa chanson « Le nez de Dorothée » va devenir un énorme tube et rester une chanson culte des années 1980 en France.

Entre 1987 et 1991, il est l’un des rôles-clé dans la sitcom « Pas de pitié pour les croissants » diffusée sur TF1 dans le « Club Dorothée ». Il y poursuit aussi sa carrière de chanteur pour enfants et sort plusieurs 45 tours jusqu’en 1995. A la fin de l’émission en 1997, il revient à la scène et à la chanson française plus traditionnelle de ses débuts et, quatre ans plus tard, dans cette veine, il sort l’opus « Carnet Mondain ». Il se remet alors à chanter dans des petits endroits où la chanson francophone est appréciée et cela marche. Il enchaîne aussi l’enregistrement de plusieurs albums qui ont pour titre « Toi, ma guitare et moi » (live en 2003), « Tout pour être heureux » où il chante notamment en duo avec Nicole Rieu (2005), « Presque parfait » (2009) et « François Corbier en concert » (2012).

Entretemps, en 2010, il rejoint à deux reprises sa copine Dorothée lors de ses retours gagnants sur scène à l’Olympia et à Bercy: il y chante avec elle « Le nez de Dorothée ». Deux ans plus tard, François Corbier publie son autobiographie intitulée : « Vous étiez dans Dorothée ? Non à côté ». En novembre 2012, il sort un CD-live enregistré à Lyon et le 5 février 2015, il sort un nouvel album intitulé « Vieux lion » avec treize chansons inédites.

Peu de temps après, l’artiste apprend qu’il est atteint d’un cancer et, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2018, François Corbier décède à l’hôpital d’Évreux. Il est inhumé au cimetière de Serez, dans l’Eure, où il vivait depuis trente ans. En janvier 2019, son fils  et son épouse réunissent huit de ces dernières chansons sur un album posthume qui a pour titre « Jours de blues ».

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13 FEVRIER

 

Sheila & Ringo

13 février 1973 : Mariage, à Paris, de SHEILA et de RINGO. Vedette depuis plus de dix ans, Sheila prend pour époux celui qui se place en tête des hit-parade depuis près de deux ans avec des succès comme « Elle je ne veux qu’elle » ou « Ma jalousie ». Affublé au départ de l’extraordinaire pseudonyme de Ringo Willy-Cat, Guy Bayle devient tout simplement Ringo en épousant Annie Chancel devenue Sheila depuis bien longtemps. Leur mariage ressemble à une foire d’empoigne (mal) orchestrée et contrôlée par leur producteur commun: Claude Carrère.

En plus de les marier, Carrère a la bonne idée de leur faire enregistrer un énorme « tube » en duo: « Les gondoles à Venise ». Le couple aura un fils le 7 avril 1975, Ludovic, puis se séparera. Alors que Sheila poursuit sa carrière de chanteuse à succès, Ringo retombe dans l’anonymat de son snack restaurant au milieu des années 1980. Toutefois, depuis la fin des années 2000, l’homme a entrepris de rééditer, l’un après l’autre, les albums de sa fulgurante carrière en remontant le temps des derniers aux premiers. Il a aussi enregistré, en 2012, une nouvelle version de l’instrumental « Tentation ». Quant au fils du couple, Ludovic, il est retrouvé décédé chez lui le 8 juillet 2017.
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13 février 1991 : Naissance, à Pau, de l’auteur-compositeur-interprète français VIANNEY sous le nom complet de Vianney Bureau. Son père est alors pilote d’hélicoptère à l’armée et sa mère travaille dans le secteur aéronautique mais tous deux sont des passionnés de musique. Avec ses deux frères, Vianney admire son père lorsqu’il chante, en famille, des textes de Brassens, Le Forestier ou Béranger en s’accompagnant à la guitare. A l’âge de douze ans, il commence ainsi à écrire ses premières chansons. Vivant ensuite à Paris, il suit des études au collège Notre-Dame des Oiseaux, dans le 16e arrondissement, puis au lycée militaire de Saint-Cyr. Baccalauréat en poche, il fréquente ensuite l’ESG Management School de Paris avant de décrocher un diplôme de commerce à Londres. En 2011, Vianney fait la rencontre d’Isabelle Vaudey qui l’encourage à faire connaître ses chansons et lui fait rencontrer le directeur artistique Antoine Essertier qui tombe, lui aussi, sous le charme. A deux, ils s’isolent dans les montagnes d’Auvergne pour y enregistrer un album durant l’été 2013. L’opus, qui prend le titre d' »Idées Blanches », intéresse le label Tôt ou Tard qui le commercialise en octobre 2014. Entre-temps, un premier single, « Je te déteste », est sorti en mai, quelques jours avant que Vianney soit diplômé de l’École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD). Au moment de la sortie de l’album, un nouveau titre est envoyé aux médias: « Pas là ».

Et cette chanson va propulser son auteur-compositeur-interprète aux cimes de la popularité en quelques semaines. Il est alors sollicité pour assurer les premières parties de la tournée « Vieillir ensemble » de Florent Pagny. Son premier concert parisien en solo a lieu au Café de la Danse en janvier 2015 et Vianney est ensuite de toutes les émissions de radio et de tous les festivals d’été comme les Francofolies de Spa en Belgique. Dans la foulée, son album sort en Allemagne en août 2015. En septembre 2015, il enregistre une version acoustique de cet opus et il compose « Les Filles d’aujourd’hui » qu’il chante en duo avec Joyce Jonathan. Alors qu’il était nommé aux Victoires de la Musique 2015 dans la catégorie « album révélation de l’année », il est récompensé en 2016 par la Victoire de l’artiste interprète de l’année. En novembre 2016, Vianney commercialise son deuxième album et un premier titre en fait un succès: « Je m’en vais ». Avec ce second opus, Vianney se fait véritablement une place parmi les artistes francophones en développement. Et son phrasé aussi particulier que son comportement sur scène sont les gages d’une notoriété en plein essor. Le chanteur prend un plaisir particulier à multiplier les collaborations, les duos et les participations en enregistrant des titres avec Maître Gims (La même), Johnny Hallyday, etc.
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Pochette de l’album posthume 2012

13 février 2008 : Décès, à Paris, du chanteur, compositeur et guitariste français Henri SALVADOR à l’âge de 90 ans. Né le 18 juillet 1917 à Cayenne, en Guyane, il débarque en France au Havre à l’âge de douze ans. Très vite, bon musicien, il joue de la guitare dans des orchestres de jazz français. Sa carrière commence donc dans les années 1930 mais il faut attendre 1948 pour qu’il devienne populaire en tant que chanteur. Dans des registres allant de la tendresse à l’humour, ses succès sont devenus des incontournables de la chanson française: « Syracuse », « Maladie d’amour », « Le Loup, la biche et le chevalier », « Le lion est mort ce soir », « Le travail c’est la santé », « Minnie petite souris », « C’est pas la joie » ou encore « Zorro est arrivé ». En 1949, il obtient le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros, et passe à l’ABC dans la revue de Mistinguett « Paris s’amuse ». En 1956, sous le pseudonyme d’Henry Cording, il est l’un des premiers à interpréter des airs de rock ‘n’ roll en français qui sont, en fait, des parodies. Dans les années 1960, sa carrière va évoluer avec l’apparition dans les foyers de la télévision et des émissions de variétés. Maritie et Gilbert Carpentier vont mettre en scène ses chansons les plus drôles comme « Juanita Banana » en 1965. La consécration suprême viendra avec la création de son propre show télévisé: « Salves d’or ». En 1979, il est le conteur d' »Emilie Jolie » écrit par Philippe Chatel et il y interprète aussi trois chansons. Ce n’est pas la première fois qu’Henri Salvador enregistre des chansons pour le jeune public. Dans les années 1960, il chante ainsi la plupart des airs connus des dessins animés de Walt Disney. Dans les décennies 1980 et 1990, son succès s’estompe et il continue à enregistrer des albums qui ne se vendent pas. Mais, en 2000, Keren Ann et Benjamin Biolay lui signent des chansons pour un retour triomphal. Le tube « Jardin d’hiver » est extrait de l’album « Chambre avec vue » qui cartonne dans les ventes et amasse les récompenses.

Sa carrière est véritablement relancée alors qu’il a plus de 80 ans et les albums suivants marcheront encore très bien sans toutefois atteindre le résultat de « Chambre avec vue ». Son dernier album, intitulé « Révérence », est commercialisé en 2006. Et, le 21 décembre 2007, il donne un dernier spectacle au Palais des congrès de Paris. Henri Salvador meurt le 13 février 2008 d’une rupture d’anévrisme. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 16 février 2008. En 2012, le 18 juin, sort un album posthume avec des titres inédits datant de 1999 finalisés par Benjamin Biolay: « Tant de temps ».
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Christine & the Queens, récompensée par deux Victoires

13 février 2015 : Soirée des 30 ans de remise des Victoires de la Musique au Zénith de Paris. Avec quelques bons moments comme le fameux « Rockollection » mis à l’heure des 30 ans de Victoires par Laurent Voulzy et Alain Souchon, l’interprétation (trop) fragile et belle de « Dernière danse » par Indila ou encore le super medley de David Guetta avec Sam Martin et Ayo. Mais sur l’ensemble de la (trop) longue  soirée, il a bien fallu se rendre compte que, plus que jamais pour cette édition 2015, les Victoires ont célébré une poignée d’artistes totalement prévisibles. A commencer par Souchon et Voulzy, Julien Doré, Stromae, Calogero, Indila et, même, la talentueuse Christine & the Queens.
Voici la liste des artistes s’exprimant en français qui ont été primés :
* Julien DORÉ : artiste masculin de l’année
* CHRISTINE (AND THE QUEENS) : artiste féminine de l’année + meilleur vidéoclip de l’année pour « Saint-Claude »
* INDILA pour l’album révélation « Mini world »
* Alain SOUCHON et Laurent VOULZY pour l’album de chansons (éponyme)
* AKHENATON pour l’album de musiques urbaines « Je suis en vie »
* RIVIERE NOIRE pour l’album de musiques du monde (éponyme)
* CALOGERO (& Marie BASTIDE) pour la chanson originale « Un jour au mauvais endroit »
* STROMAE pour le spectacle-tournée-concert « Racine carrée tour ».
Il est à noter que des artistes renommés ont reçu, au cours de cette soirée, des Victoires d’honneur spéciales 30 ans. Ce fut le cas notamment pour David Guetta dans la catégorie musique électronique et Jean-Louis Aubert dans la catégorie rock.

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10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. L’artiste ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons en 1997.

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Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ».

Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album de reprises enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ».
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Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur (B) du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Très jeune, dès le début des années 1970, le garçonnet est tenté par la chanson et enregistre déjà ses premiers 45-tours sous le simple prénom de Philippe ou de Philippe St.Servais. Les titres de cette époque correspondent aux préoccupations de son âge et rendent hommage à des personnalités belges: « Monsieur Météo » ou le champion cycliste Eddy Merckx (« J’aime bien Eddy »). Au début des années 1980, il choisit un pseudonyme et s’appelle désormais Philippe D’Annevoy, un nom qui évoque les jardins d’Annevoie, un site touristique de la région de Namur. Ses disques connaissent alors un certain succès sur les radios libres de l’époque: « Vivre à trois » (1982), « Make up » (1982), « Pas comme les autres » (1984), « Nuage » (adaptation de « Blue Eyes » d’Elton John écrite par Pierre Delanoë et Jean-Michel Bériat en 1984), « Stop music » (1986) ou encore « Reviens-moi » en 1990.

Au cours de sa carrière de chanteur, Philippe D’Annevoy a ainsi travaillé avec des personnalités aussi diverses que Georges et Hector Delfosse, Jean-Marie Troisfontaine, Alain Darmor, Eddy Luyckx et Pino Marchese. Les années 1990 et 2000 sont moins productives et l’on n’entend plus vraiment parler du chanteur Philippe D’Annevoy jusqu’à ce jour du 15 décembre 2009 où l’on apprend son décès des suites d’une pénible maladie. Ses cendres ont été déposées dans le caveau familial du cimetière de Falmagne le 18 décembre 2009.
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Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145.000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ». Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016. L’année suivante, elle se lance dans une nouvelle expérience musicale à destination du jeune public : « L’alaphabet des animaux ». Et la chanteuse revient vers son public adulte en 2018 en commercialisant un second album reprenant des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ». En 2019, Natasha Saint-Pier déclare suspendre sa carrière artistique pour se consacrer pleinement à l’école de yoga qu’elle a ouverte dans les Landes françaises. Elle révèle encore chanter mais uniquement le dimanche et dans l’église paroissiale.
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AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
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10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
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5 FEVRIER

Michel Algay

5 février 1951 : Naissance du producteur de spectacles français Michel ALGAY. Originaire de Lyon, Michel décroche l’opportunité de devenir stagiaire caméraman à l’ORTF (Office de Radiodiffusion et de Télévision Français) de sa ville en 1969. Il réalise alors aussi des photos pour le journal « Le Progrès » et pour différents autres supports comme « Lyon Poche » ou « Hebdo Lyon ». Il commence alors à côtoyer le milieu artistique et organise ses premiers concerts. Mais il devient vraiment producteur de spectacles lorsqu’il décide de mettre sur pied l’une des premières tournées de Serge Lama en 1972. Le 11 février 1973, c’est lui qui permet à Serge Lama de se produire à l’Olympia de Paris le jour de ses 30 ans, avec Maxime Le Forestier en lever de rideau. La même année, il s’occupe des plannings de concerts pour Léo Ferré mais aussi pour Claude Nougaro, Jacques Higelin et Serge Reggiani. Michel Algay diversifie ensuite ses activités en se consacrant à la publicité pour le cinéma, des pièces de théâtre et des spectacles de danse. En 1978, il crée le festival des Nuits de Fourvière à Lyon. Puis, au milieu des années 1980, l’homme produit des grands spectacles conceptuels comme des tournées du Cirque de Pékin, les Choeurs de l’Armée Rouge et les Valses de Vienne. A cette époque, il est de ceux qui participent à un débat télévisé très houleux sur la chanson française au cours de l’émission « Droit de réponse » de Michel Polac sur la chaîne privée française TF1. Après avoir convaincu le célèbre chorégraphe Maurice Béjart de produire sa troupe dans les Zénith de France, Michel Algay met sur pied des spectacles-exhibitions de patinage avec les Duchesnay et Philippe Candeloro entre autres. A la fin des années 1990, il s’occupe de nombreux artistes: Ivan Rebroff, Annie Cordy, Pascal Sevran, Michèle Torr, Demis Roussos, le Golden Gate Quartet, Pascal Brunner, Patrick Sébastien, Daniel Guichard, Georges Chelon, Lény Escudéro, Claude Barzotti, Richard Anthony ou encore Frank Michaël. En 2006, Michel Algay crée le concept des concerts « Age tendre et tête de bois » qui permettent au public de retrouver, sur scène et dans de grandes salles, les idoles des années 1960 et 1970. Pendant dix ans, des artistes comme Dave, Hervé Vilard, Sheila, Marie-Myriam, Julie Pietri, les Surfs, Pierre Charby, Michel Orso et plein d’autres vont se succéder pour y interpréter leurs plus grands succès en l’espace de dix à quinze minutes chacun. La tournée attire près de 500.000 spectateurs par an et est présentée, selon les éditions, par des personnalités diverses comme Denise Fabre, Christian Morin, Didier Gustin, Julien Lepers, Sophie Darel, Pierre Douglas, etc.

Au terme de la huitième saison du spectacle, Michel Algay décide d’abandonner le concept pour un autre annoncé plus « porteur »: « Rendez-vous avec les stars » présenté par Patrick Sabatier en 2014. Les vedettes participantes ont pour nom Hugues Aufray, Petula Clark, Philippe Lavil, Plastic Bertrand, etc. Mais cette tournée-là n’obtient pas le succès espéré et des soucis financiers obligent le producteur à déposer le bilan. Le 1er juin 2015, on apprend que sa société est déclarée en faillite suite à une dette de trois millions d’euros envers la SACEM, la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique français. A la rentrée 2015, la 10e édition de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois » est finalement remise sur pied par un nouveau producteur qui a pour nom Christophe Dechavanne.
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Daniel Balavoine en 1983

5 février 1952 : Naissance, à Alençon, du chanteur français Daniel BALAVOINE. Entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères, Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972. Les expériences musicales se multiplient: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Chanteur pour lequel il écrit aussi quelques chansons. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et accepte de lui signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale. Le deuxième a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » (en 1977) et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio.

Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans « Starmania » en 1978. Son « SOS d’un terrien en détresse » reste gravé dans bien des mémoires. Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième album qui est celui de la découverte et du succès: « Le chanteur ». La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ». Balavoine est « le » chanteur électro-pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980. Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui ne peut mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il part en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar ». Le 14 janvier 1986 en effet, Daniel Balavoine meurt au cours d’un accident d’hélicoptère dans le désert au Mali.
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En 2002

5 février 1981 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Julie ZENATTI. Alors qu’elle apprend le piano et qu’elle chante spontanément depuis qu’elle est toute petite, elle est remarquée à l’âge de treize ans par un directeur artistique alors qu’elle est en vacances et chante dans un karaoké. Elle suit des cours au Studio des Variétés de Paris et elle enregistre deux chansons à Londres sous la direction de Lenny Kravitz. Mais la pression est trop forte pour la jeune Julie et le contrat est alors rompu. Commençant à faire connaître ses capacités vocales, la demoiselle enregistre, à quatorze ans, la bande originale du film d’animation « Princesse Starla et les Joyaux Magiques » diffusé sur la chaîne de télé publique France 3. Deux ans plus tard, en 1997, Julie se présente aux auditions de la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante d’après Victor Hugo: « Notre-Dame de Paris ». Elle est sélectionnée mais, jugée trop jeune pour prendre le rôle d’Esmeralda, la production lui confie celui de Fleur-de-Lys. Toujours lycéenne, la chanteuse doit se résoudre à quitter les études en 1998 pour entamer les spectacles parisiens et la tournée, en France et à l’étranger, de la comédie musicale qui obtient un énorme succès. Un an plus tard, elle finit par reprendre le rôle d’Esmeralda en alternance avec Hélène Ségara. En 2000, dans la foulée du succès de « Notre-Dame de Paris », elle enregistre et sort un premier album chez Columbia: « Fragile ». Le titre « Si je m’en sors », signé par Patrick Fiori, est un grand succès de vente avec 150.000 exemplaires écoulés.

Julie Zénatti commence à se produire sur scène avec ses propres chansons en lever de rideau des concerts de Garou, Pascal Obispo ou Patrick Bruel entre autres. Un deuxième opus est commercialisé en 2002 et, cette fois, la chanteuse écrit et compose la plupart des titres avec Patrick Fiori. Elle se lance alors dans une grande tournée qui se termine à Paris, au Trianon, en octobre 2004. C’est à ce moment que son troisième album, « Comme vous », est mis sur le marché. Il est le fruit du travail de plusieurs artistes dont Fiori, Goldman, Lionel Florence et Axel Bauer. Julie écrit aussi des chansons pour d’autres comme Grégory Lemarchal ou Chimène Badi. L’artiste change alors de cap et d’univers musical, grâce à Akhenaton et MC Solaar, pour son quatrième album, « La boîte de Pandore », qui est dans les bacs en 2007. Julie s’y affirme plus comme une chanteuse-comédienne qui part sur les routes dans une tournée qui évoque le thème du cirque. Deux ans plus tard, elle est membre du jury de la version française de l’émission télé pour jeunes talents « X Factor ». En 2010, l’album « Plus de diva » fait revenir Julie Zénatti à des chansons plus vocales et pop symphoniques. Le succès public est mitigé malgré l’excellent travail d’arrangeur de Frédéric Chateau, alias Asdorve. En décembre 2011, Julie retrouve Fiori, Ségara, Garou, Mervil, Pelletier et Lavoie pour rechanter avec eux les succès de « Notre-Dame de Paris » sur la scène parisienne de Bercy. Au début de l’année 2013, Julie Zénatti enregistre en public quelques chansons piano-voix qu’elle grave sur un CD intitulé « Quelque part… ». Et puis, elle interprète la chanson « Laisse-la rêver » avec Roch Voisine sur l’album de ce dernier qui a pour titre « Duophonique ». A la fin 2013, Julie apparaît dans de nombreuses émissions de la télé française et notamment, en compagnie de Sofia Essaïdi, lors de la retransmission de la « Fête de la Tolérance » enregistrée à Agadir au Maroc. En 2014, elle enregistre la chanson « D’où je viens » qui précède l’album « Blanc » qui sort en mars 2015. Cet opus est le fruit du travail réalisé par Da Silva notamment. En janvier 2017, elle apparaît aux côtés de Chimène Badi dans une émission télévisée française de la chaîne privée TF1 « Cette soirée-là » pour interpréter en duo la chanson « Zina ici ou là-bas » tirée de l’album « Méditerranéennes ». Fin 2017, les deux artistes mènent à bien le projet d’entamer une tournée de concerts ensemble. Le début de cette dernière est prévu le 3 février 2018 au Bataclan à Paris.
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28 DECEMBRE

Gilbert Montagné en 1986 – Photo (c) Juan Quimo

28 décembre 1951 : Naissance, à Paris, du chanteur français Gilbert MONTAGNE. Prématuré, il est victime d’une rétinopathie en couveuse et est désormais aveugle. A l’âge de cinq ans, alors qu’il est placé dans un établissement spécialisé pour les jeunes non-voyants, il apprend la musique qui lui est enseignée de manière rigoureuse. Mais c’est sur le piano qu’il se procure par la suite qu’il développe vraiment sa passion pour une musique différente faite de jazz et de rock. A l’âge de seize ans, il se destine à être chanteur et passe des auditions dans ce sens. L’une d’entre elles l’amène à enregistrer un 45-tours chez Philips sous le pseudonyme de Lor Thomas. Et, malgré la chance d’interpréter une chanson signée Pierre Delanoë, l’essai n’est pas concluant. Gilbert décide alors de changer d’air et de retrouver sa soeur qui enseigne le français en Floride. Il entreprend des études musicales classiques à l’université de Miami. C’est le début des années 1970 et, pour payer ses études, Gilbert joue du jazz et de la soul dans les clubs américains. En 1971, Salvatore Adamo le remarque et pense qu’il y a de la place pour ce type d’artiste en France. Il le convainc à revenir en Europe et lui produit un 33-tours que Gilbert enregistre, presque totalement en anglais, à Londres. Il y a un titre qui va devenir un « tube » international sur cet album: « The fool ». Et Gilbert Montagné est propulsé en quelques semaines au rang de vedette. Il a les faveurs de la télé française et se retrouve très vite sur la scène de l’Olympia de Paris en première partie de Julien Clerc. Quelques mois plus tard, il est sollicité pour enregistrer un second « long playing » qu’il va interpréter en français cette fois avec un nouveau tube: « Elle chantait ma vie en musique », adaptation française de « Killing me softly » de Roberta Flack.

Le troisième album, qui est commercialisé en 1976, est celui de trop. Gilbert est en effet épuisé et il s’enfuit aux Etats-Unis et au Canada pour se recentrer sur l’essentiel: jouer de la musique de manière anonyme. Il faut alors attendre 1979 pour revoir Gilbert Montagné en France: à l’invitation de Johnny Hallyday, il vient l’accompagner au piano sur la scène du Palais des Sports de Paris pour une évocation du rock and roll. Cela suffit à le faire revenir dans le circuit du show-business français et, en 1980, il sort un 45-tours qui connaît à nouveau le succès: « Believe in me ». A ce moment, le chanteur songe déjà à de nouvelles chansons en français dont il prépare l’écriture avec Didier Barbelivien et une nouvelle équipe italienne. En 1984, Gilbert Montagné revient au premier plan et sort l’album intitulé « Liberté » sur lequel se trouvent des succès désormais légendaires: « On va s’aimer » et « Les sunlights des tropiques ». Il revient cette fois en vedette sur la scène parisienne de l’Olympia en 1985 et 1986. Les albums à succès vont alors se succéder avant que Gilbert ne parte vivre au Canada en 1990. Depuis cette époque, les grands succès discographiques de Gilbert Montagné se sont raréfiés. Mais l’artiste est de ceux qui resteront dans la légende: celle des fameuses années 1980 dont tant de nostalgiques regrettent l’ambiance musicale. Admirateur de Gilbert Bécaud depuis très longtemps, l’artiste rend hommage à « Monsieur 1000.000 volts » en 2016 lors de l’enregistrement d’un album hommage intitulé « Gilbert chante Bécaud ». En 2018, un an avant la sortie d’un album live enregistré en 2017, il commercialise un single avec une chanson intitulée « La niña ».
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En 2014

28 décembre 1965 : Naissance, à Tunis, du chanteur français d’origine tunisienne Dany BRILLANT sous le vrai nom de Daniel Cohen. Ses parents quittent Tunis en 1966 pour la France et Sainte-Geneviève-des-Bois où Dany est bercé par les musiques qu’écoute son père: salsa, jazz, bel canto et chanson. L’année 1977 est marquée par un nouveau déménagement puisque le père de Dany ouvre une épicerie à Paris. En 1980, il reçoit une guitare en cadeau de son grand-père. Cet instrument, sur lequel il va apprendre à jouer seul, va radicalement changer sa vie. Il est alors un adolescent plutôt calme et solitaire qui écoute aussi bien Aznavour et Reggiani que Le Forestier, Léonard Cohen ou Frank Sinatra. Il s’intéresse aussi à la poésie et à la philosophie. Après avoir obtenu son bac scientifique, il suit l’avis de ses parents et entame des études de médecine. Mais, pendant ces études, il découvre les cabarets parisiens de la rive gauche et ses chanteurs. Il débauche alors un voisin musicien pour qu’il l’accompagne au saxophone dans les chansons qu’il interprète aux terrasses du Quartier Latin à Paris. Un patron de cabaret, celui des Trois Maillets, qui s’appelle Jacques Boni, le remarque et l’engage à l’essai pour une semaine. Mais Dany s’y produit finalement pendant cinq ans et y trouve son pseudonyme de Brillant. Le chanteur y propose chaque soir des reprises mais il commence aussi à peaufiner ses propres textes et compositions. En 1985, il n’est plus question pour lui de devenir médecin. Non seulement, il pratique la musique mais il envisage maintenant de devenir acteur en s’inscrivant au cours Florent. Il y est remarqué par l’assistant de Francis Huster et il tourne une scène du film que ce dernier est en train de réaliser: « On a volé Charlie Spencer ». Le rôle de Suzette y est tenu par Béatrice Dalle et, à la demande de Francis Huster, Dany interprète la chanson qu’il vient de composer pour le personnage: « Suzette ». Lors de la sortie en salles du film, Dany Brillant se rend compte avec désolation que la scène qu’il a tournée avec la chanson a été supprimée au montage final. Un peu déçu par cette expérience, le jeune artiste revient à la chanson et se produit à nouveau dans les cabarets où il interprète « Suzette » qui récolte un beau succès en 1986. Il travaille alors d’autres mélodies et compose des titres comme « Viens à Saint-Germain ». En 1990, un ami qui croit en lui lui propose de rencontrer un responsable de la firme de disques Warner. Dany s’exécute et se voit proposer un contrat pour l’enregistrement de trois albums. Il entame la réalisation du premier opus en 1991 avec cinq musiciens dans un cabaret. L’ambiance qui s’en dégage est celle des grands soirs de Saint Germain-Prés et ça tombe bien parce que les dix chansons qu’il a composées rendent hommage à cette époque. Et, bien entendu, le premier extrait de l’album qui est envoyé aux medias en 1992 est « Suzette » qui est, immédiatement, un grand succès.

Malgré cette popularité discographique soudaine, le chanteur continue à se produire aux Trois Maillets et deux autres titres confirment sa gloire: « Y’a qu’les filles qui m’intéressent » et « Viens à Saint-Germain ». Les choses sérieuses commencent avec le deuxième album. Dany Brillant est attendu au tournant: il faut qu’il confirme le statut qu’il est en train d’obtenir au sein de la chanson d’expression française. Tout en changeant d’orientation musicale, le chanteur veut rester dans la lignée des chansons qui l’ont fait connaître et il se tourne vers des rythmes latinos avec un big band. En 1994 sort ainsi l’album intitulé « C’est toi ». Il est suivi d’une grande tournée française et de ses premiers pas sur les scènes parisiennes de l’Olympia et du Casino. Pour le troisième opus, le dernier du contrat signé chez Warner, Dany Brillant retrouve une formation musicale plus restreinte qui va lui permettre de s’attarder sur la musique cubaine qui berce son coeur depuis longtemps. Du coup, l’artiste part à La Havane pour composer et enregistrer l’album simplement intitulé « Havana ». En quelques semaines de vente, l’album est disque de platine avec des chansons comme « Quand je vois tes yeux », Dis-moi » ou « Une fille comme ça ». Le chanteur se produit au Printemps de Bourges en avril 1997. L’artiste est désormais bien installé et est convoîté par plusieurs firmes de disques. Il signe la sortie de l’album suivant chez Columbia et il part cette fois à Londres pour y travailler « Nouveau jour ». Les chansons y recèlent une touche plus rock et présentent des textes plus mûrs où il est question du show-business mais aussi des intégrismes ou de la manipulation entre autres. Les principaux titres sont « Toi et moi », « Garde la danse », « Quand je s’rai beau » ou « Dieu ». En 1999, Dany Brillant assure la première partie du show de Céline Dion au Stade de France à Saint-Denis en banlieue parisienne. Deux ans plus tard, le CD « Dolce Vita » est dans les bacs et l’interprète s’attaque cette fois au répertoire italien. Il reprend ainsi une série de mélodies qui lui rappellent, notamment, celles qui ont bercé les vacances de son enfance: « Tu vuo’ fa l’Americano », « Dans les rues de Rome » ou « Tant qu’il y aura des femmes ». Le tout est enregistré à Rome et à Paris sous la direction artistique de Mick Lanaro qui, dix ans plus tôt, a donné la consécration à Patrick Bruel et son album « Alors regarde ». Après Saint-Germain, Cuba, Londres et Rome, le lieu d’enregistrement, en 2003, de l’album suivant est logique pour Dany Brillant: ce sera La Nouvelle-Orléans et un détour par le jazz musical avec big band cette fois. Et pas n’importe quel orchestre puisqu’il est constitué des musiciens d’Harry Connick Junior avec lesquels il reprend notamment le standard « Fly me to the moon ». La tournée qui suit, où tous les succès de l’artiste sont revisités par le big band, donne lieu à l’enregistrement d’un CD et d’un DVD live. Avec l’opus « Histoire d’un amour » qui est commercialisé en 2006, ce sont les rythmes latinos qui enrobent les tangos, mambos et autres bossas enregistrés par Dany. Il raconte avec plaisir à cette occasion que la chanson « Histoire d’un amour » dans la version de Dalida n’est certainement pas étrangère à son existence puisque c’est sur cette mélodie que ses parents se sont rencontrés. La tournée de concerts qui suit est festive puisqu’elle permet au public de danser partout où elle passe. Après l’album « Puerto Rico » en 2009, Dany Brillant se consacre quelques mois au théâtre et au cinéma. Puis, il revient à la chanson par une participation remarquée à l’album « Gentleman forever » en 2013 aux côtés de Roch Voisine et de Damien Sargues notamment. Fin 2014, l’artiste commercialise un nouvel opus consacré cette fois aux grands slows d’autrefois (« Le dernier romantique ») et espère ainsi surfer sur une certaine nostalgie perdue. En 2017, toujours à la recherche d’une thématique nouvelle pour chacun de ses albums, c’est cette fois « Rock and Swing » qui est le titre générique de son disque.
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Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

28 décembre 2016 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. Admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus. Né le 19 février 1934 à Paris dans le 15e arrondissement, il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée par Nicole Croisille en 1966. Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstenberg ».

En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme. C’est l’époque où il commence à gagner sa vie de ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand. Après avoir été marié à Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986. Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker. Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry.
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22 SEPTEMBRE

Colette Deréal dans les années 1960 – Photo (c) P. Fournier

22 septembre 1927 : Naissance, à Saint-Cyr l’Ecole (Seine-et-Marne) de l’actrice et chanteuse française  Colette DEREAL, sous le nom de Colette Denise de Glarélial. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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22 septembre 1940 : Naissance, à Solbjerg au Danemark, de l’actrice et chanteuse Anna KARINA sous son vrai nom de Hanne Karin Bayer. Très jeune, encore adolescente, elle entame une carrière artistique dans son pays natal. Elle y décroche des petits rôles dans des courts métrages et des spots publicitaires. Puis elle chante occasionnellement dans les cabarets et se fait aussi engager comme mannequin. En 1957, elle débarque à Paris où elle rencontre Coco Chanel qui lui trouve son pseudonyme: Anna Karina. Elle est alors remarquée par le réalisateur Jean-Luc Godard qui l’épouse et la fait tourner dans quelques uns de ses films. D’autres cinéastes vont ensuite asseoir confortablement la carrière cinématographique d’Anna Karina en France et à l’étranger. Depuis 1962, à l’occasion, Anna Karina chante quelques génériques des films qu’elle tourne: « La chanson d’Angela » (1962) ou « La vie s’envole » avec Claude Brasseur (1963) par exemple. En 1967, à l’initiative de Serge Gainsbourg, elle enregistre sept chansons de sa comédie musicale « Anna ». Parmi elles, il y a le désormais célèbre « Sous le soleil exactement ».

Elle revient ensuite de manière épisodique à la chanson comme lorsqu’elle se produit au Palace à Paris en 1980. Ou encore lorsqu’elle enregistre tout un album de nouvelles chansons signées Philippe Katerine en 2000: « Une histoire d’amour ». En 2006, Anna Karina est également présente sur la scène du Printemps de Bourges pour rendre hommage à Serge Gainsbourg aux côtés d’Alain Chamfort et de Keren Ann entre autres. Elle se consacre ensuite à la rédaction de contes musicaux qui paraissent sur disques compacts : il y a « Le vilain petit canard » en 2010 et « La petite sirène », d’après Andersen (avec Jeanne Cherhal, Katerine et Barbara Carlotti entre autres) en 2013. Anna Karina décède des suites d’une complication post-opératoire dans un hôpital parisien le samedi 14 décembre 2019.
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En 1982 – Photo (c) Olivier Poivre

22 septembre 1941 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française d’origine portugaise Catherine RIBEIRO. Fille d’immigrés portugais installés en France dans les années 1920, elle connaît, dès son plus jeune âge les affres de la seconde guerre mondiale. Avec un comportement étonnant de la part de sa mère qui l’enferme seule dans l’obscurité d’une cave pendant les bombardements. Le sort semble déjà s’acharner sur la jeune enfant qui, à l’âge de quatre ans, perd son petit frère malade. Et puis, il y a le comportement sexuel humiliant d’un ami de la famille qui n’entraîne que peu de réaction de la part de sa mère. L’enfance de Catherine, qui se déroule à Saint-Fons (près de Lyon), est donc difficile et teintée de pauvreté. A seize ans, elle croit pouvoir enfin s’échapper de la grisaille quotidienne en rencontrant un jeune homme qui lui promet des jours meilleurs. Mais il n’en est rien et ce sera pire : internée en hôpital psychiatrique et soumise à de fréquents électrochocs. La musique et l’écriture deviennent alors une sorte de thérapie et une porte de sortie vers un avenir moins sombre. Mais, fraîchement débarquée à Paris du haut de ses 22 ans, elle suit d’abord des cours d’art dramatique avant de se faire remarquer par le cinéaste Jean-Luc Godard qui la remarque pour lui proposer de tourner dans son film « Les Carabiniers ». Ensuite, cette aventure cinématographique terminée, elle revient à la musique et réussit à enregistrer quelques chansons de divers auteurs-compositeurs sur des disques commercialisés par Estudio (label portugais) et Barclay entre 1964 et 1966. Parmi ces titres, plusieurs sont des adaptations françaises de chansons de Bob Dylan. Plutôt bien vue des programmateurs de radio de l’époque, Catherine Ribeiro est assimilée à la jeune vague des « yés-yés » et se retrouve ainsi sur la mythique photo des 47 idoles du magazine « Salut les Copains » réalisée le 12 avril 1966 par Jean-Marie Périer. Peu après, l’artiste prend ses distances avec le show-business français qui commence à l’effrayer. Le comédien Patrice Moullet, qui fut son partenaire dans le film de Godard, lui demande alors de poursuivre l’écriture de poèmes et lui propose de les mettre en musique. Cette idée la séduit mais ne l’empêche pas de tenter de se suicider et d’être hospitalisée au début de l’année 1968. Dès sa sortie de l’établissement, elle commence à réaliser une maquette de ses chansons avec le groupe « 2 bis ». Le travail séduit les responsables de la firme discographique Festival qui lui permettent de commercialiser deux albums très originaux. Les chansons y sont en effet décrites comme comportant des paroles et des textes accessoires servant juste à la musique qui se décline de manière déstructurée bien loin du traditionnel duo refrain-couplet. Dès 1970, le groupe « 2 bis » est rebaptisé « Alpes ». Catherine Ribeiro devient la maman d’une fille, Ioana, en 1971. Puis, elle reprend l’enregistrement de disques et d’albums qui seront toujours passés sous silence par les grandes stations de radio traditionnelles françaises publiques, privées et périphériques. Pourtant, avec le groupe « Alpes », la chanteuse va enregistrer neuf albums et se produire dans de nombreuses grandes salles de spectacles, ainsi que dans plusieurs églises et édifices religieux, en France et ailleurs dans le monde : Belgique, Suisse, Yougoslavie, Algérie, Cuba, Espagne, etc. En 1977, Catherine Ribeiro a envie de rendre hommage à l’une des idoles de son enfance et commercialise l’album « Le blues de Piaf » qui reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Dans la foulée l’artiste s’attaque à des textes de Jacques Prévert qu’elle décline en chansons pour l’opus suivant. La même année, elle est à l’affiche du premier Printemps de Bourges.

En 1982, alors que le groupe « Alpes » s’est dissout, elle connaît un moment de gloire en restant trois semaines à l’affiche du théâtre parisien de Bobino. Elle y interprète des titres personnels anciens et nouveaux ainsi que quelques reprises de Jacques Brel et Edith Piaf. Son contrat discographique avec Philips se termine en 1985 et elle décide d’autoproduire l’album « Percuphonante » en 1986. Deux ans plus tard, elle participe, avec Jacques Higelin notamment, à un hommage à Léo Ferré pendant les Francofolies de La Rochelle. Mais elle connaît quelques soucis avec sa fille Ioana en proie à des problèmes de drogue. En 1992, un album est enregistré en public et porte le titre « L’amour aux nus ». Elle tente de se suicider en septembre 1992 et, l’été suivant, elle est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle et commercialise un nouveau disque compact : « Fenêtre ardente ». Catherine Ribeiro reste très active dans les années 1990 et se produit dans de nombreux festivals dont « Alors, chante ! » à Montauban en 1999. En 2002, l’artiste formule le projet de reformer le groupe « Alpes » avec Patrice Moullet mais il n’en sera rien. Elle réussit cependant à créer une nouvelle formation avec l’aide d’un ancien membre de « Alpes », Francis Campello, et elle remonte sur scène avec des chansons nouvelles et des titres plus anciens en 2005. Et, en 2008, elle fait son retour à Paris sur la scène du Bataclan. En 2009, Claude Demoulin, qui fut maire de Sedan entre 1983 et 1989 et que Catherine avait épousé en 1984, décède. Elle décide, apparemment selon le désir de son fils né en 1985 et de la compagne de son mari décédé, de quitter Sedan pour s’installer avec un homme de radio en Allemagne. En 2013, sa fille Ioana décède à 41 ans, des suites du SIDA. Totalement bouleversée par cet événement, Catherine Ribeiro n’a plus repris le chemin des scènes et des studios depuis. Les dernières nouvelles que l’on a de la chanteuse datent de février 2020 quand elle est hospitalisée en Allemagne suite à un accident vasculaire cérébral.
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En 2001

22 septembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 propose, à 21h50, une soirée spéciale GAROU. Autour de l’artiste-vedette québécois révélé par la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » trois ans plus tôt, de nombreux invités seront présentés par Flavie Flament : Liane Foly, Patrick Bruel, Gérald De Palmas, Zazie, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Hélène Ségara, Patrick Fiori, Julie Zénatti, Luck Mervil, Luc Plamondon, Roch Voisine, Natasha St-Pier, Dan Bigras, Céline Dion et Dany Brillant entre autres.
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16 JUILLET

Guy Béart à La Colombe en 1954

16 juillet 1930 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART sous le nom de Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. Et c’est finalement au Liban qu’il grandit jusqu’à ses 17 ans. C’est à cet âge qu’il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’Ecole Nationale de Musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc.

Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. Il annonce aussi qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. L’artiste est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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16 juillet 1975 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Fabrice ZEVA. Il se fait connaître en Belgique au début des années 1990 en étant programmé dans l’émission « 10 qu’on aime » sur la chaîne de télé privée RTL-TVI grâce à sa chanson « Envie que tu m’aimes ». Il a ensuite l’occasion d’enregistrer un album intitulé « Laissez-les s’envoler » avec la collaboration de Claude Barzotti et de sa parolière Anne-Marie Gaspard. C’est à cette époque qu’il a l’opportunité de se produire dans la salle parisienne de « La Cigale » en première partie de Gérard Lenorman en février 1995. Il écrit alors une chanson en hommage au pilote automobile brésilien Ayrton Senna. Plus tard, il modifie son nom de scène en reprenant son prénom initial: Fabrizio Zeva.

Depuis les années 2000, il participe régulièrement, avec d’autres artistes belges, à un concert en hommage à Daniel Balavoine. Il fait aussi partie des chanteurs de la comédie musicale « La mélodie du bonheur » aux côtés de la troupe Fantasia. L’un de ses derniers enregistrements a pour titre « Top Model ». En août 2015, Fabrizio Zeva se présente aux auditions du crochet télévisé « The Voice Belgique » mais il n’est pas sélectionné. Trois ans plus tard, un nouvel album est annoncé avec des chansons interprétées en français, en anglais et en italien. L’opus est composé, réalisé et produit par Rick Allison.

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Patrick Dewaere – Pochette de disque en 1978 (c) José Ferré

16 juillet 1982 : Décès de l’acteur, et occasionnel chanteur, français Patrick DEWAERE. Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ».

En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui semblent avoir amené Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à l’âge de 35 ans.
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Jacques Plante

16 juillet 2003 : Décès, à Paris, de l’auteur de chansons français Jacques PLANTE à l’âge de 82 ans. Fils d’un garagiste, ce qui est un métier peu courant à l’époque, Jacques Plante naît le 14 août 1920 à Paris. Les années de guerre sont l’occasion pour lui de coucher quelques textes sur des mélodies et, en 1943, il écrit « Marjolaine » pour André Claveau sur une musique de Louiguy. Mais c’est Yvette Giraud qui va lui procurer ses premiers grands succès avec des titres comme « Mademoiselle Hortensia » en 1946 ou « Ma guêpière et mes longs jupons » en 1949.

Au fil des succès, ses interprètes se diversifient. Il y a ainsi Bourvil, les Compagnons de la Chanson, Anny Gould, André Dassary, Jacqueline François, John William, Gloria Lasso, Georges Guétary (« Maître Pierre »), Line Renaud (« Etoile des neiges »), Yves Montand (« Les grands boulevards »), Edith Piaf, Tino Rossi (« Tango bleu »), Dalida, Eddie Constantine, Petula Clark (« Chariot »), Hugues Aufray (« Santiano »), Sheila (« L’heure de la sortie »), Charles Aznavour (« Les Comédiens », « La bohème »), Rika Zaraï (« Prague »), Richard Anthony (« J’entends siffler le train »), Mathé Altéry (« J’aurais voulu danser »), les Chaussettes Noires, Mireille Mathieu, Marcel Amont (« Un Mexicain »), Lucky Blondo, Danyel Gérard (« Il pleut dans ma maison »), Christophe, Dominique Walter, David Christie, Claude François (« Tout éclate tout explose ») et, entre bien d’autres encore, Eddy Mitchell (« Vieille canaille »). Au début des années 1980, l’auteur se retire en Suisse où il gère la maison d’éditions musicales qu’il a créée : MCA/Caravelle.
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16 juillet 2003 : les Francofolies de Spa (B) fêtent leur 10e anniversaire avec une édition qui va exceptionnellement durer six jours soit jusqu’au 21 juillet, jour de la fête nationale belge. Parmi les artistes au répertoire francophone, on notera la présence cette année, entre autres, de JERONIMO, Vincent VENET, YEL, Marc MORGAN, Sandrine COLLARD, les ESCROCS et TAM’ECHO’TAM’. La scène Rapsat, située sur la Place de l’Hotel de Ville, accueille les concerts de Jeff BODART, de Marc LAVOINE et de Laurent VOULZY (le 19 juillet), d’Ismaël LO, de Jane BIRKIN et de ZAZIE (le 20 juillet). Le lundi 21 juillet, un hommage est rendu à Pierre RAPSAT décédé en 2002, avec un concert réunissant MAURANE, LIO, Marc LAVOINE, Michel FUGAIN et Salvatore ADAMO notamment pour interpréter chacun une chanson de l’ami Pierrot.
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Hervé Cristiani en 1982

Hervé Cristiani en 1982

16 juillet 2014 : Décès, à Paris, des suites d’un cancer des cordes vocales, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Né le 8 novembre 1947 à Paris, il est, très jeune, influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn intitulé « La femme fleur ». Hervé Cristiani sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station de radio française périphérique Europe 1: « Les étoiles noires ». Alors que tout est en place pour que sa carrrière démarre bien, le deuxième album de l’artiste, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 sont celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage alors du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, l’artiste fait encore quelques apparitions au début des années 2010.
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29 MAI

Catherine Lara en 1992 – Photo (c) Corinne Berthelot Canicule

29 mai 1945 : Naissance, à Poissy, de la chanteuse, violoniste et compositrice française Catherine LARA. Dès l’âge de cinq ans, Catherine Bodet (le vrai nom de l’artiste) est une étudiante assidue du violon. Huit ans plus tard, elle décroche le premier prix du conservatoire de Versailles et, en 1965, elle obtient le deuxième prix au conservatoire national de Paris. L’année suivante, c’est le premier prix de musique de chambre qui lui est décerné dans la même institution. Il est dès lors normal que ses premiers pas professionnels la dirigent vers la musique classique. Elle fonde un orchestre de chambre qui a pour nom « Les Musiciens de Paris » puis « le Quatuor Lara ». Cette dernière formation accompagne des chanteurs sur scène et sur disque: Nana Mouskouri, Claude Nougaro, Maxime Le Forestier ou Françoise Hardy par exemple. Le fait de côtoyer ces artistes l’encourage à composer des chansons et deux de celles-ci sont enregistrées par Barbara en 1972. Et puis, soutenue par certains artistes et professionnels qui lui trouvent une voix plutôt intéressante, elle enregistre une première chanson la même année: « T »as pas le temps » dont le rythme surprend.

Le succès est au rendez-vous même s’il est très temporaire. La productrice de l’émission télévisée française, et passionnée de chanson francophone, Denise Glaser, découvre Catherine Lara qu’elle veut aider. Elle l’invite dans son émission à l’occasion de la sortie de son premier album « Ad libitum » dont l’une des chansons bénéficie de bonnes diffusions radiophoniques: « Marche dans le temps ». En 1974, Catherine se distingue à nouveau grâce à un duo qu’elle enregistre avec un autre musicien-chanteur débutant nommé Gilbert Montagné: « La craie dans l’encrier ». Elle sort deux nouveaux albums en 1976 et 1977, toujours chez CBS, mais il ne rencontrent pas le succès escompté. Catherine Lara va alors devoir attendre 1979 pour être enfin reconnue comme une chanteuse ayant son univers à elle. Et c’est une chanson d’inspiration très rock qui va la faire connaître d’un large public: « Coup d’feel ». Cette mélodie va être à la base de ce qui va faire la marque de fabrique de Lara dans les années 1980. Une décennie où elle va caracoler en tête des hit-parade francophones avec des titres comme « Johann » (1981), « La rockeuse de diamant » (1983), « Famélique » (1983), « Encore une fois » (1987), « Rocktambule » (1988), etc. En 1986, elle enregistre ce qui reste sans doute le plus grand succès de sa carrière: « Nuit magique ». Grâce à cette chanson, Catherine reçoit la Victoire de la Musique de la meilleure interprète féminine de l’année.

La décennie 1990 s’ouvre avec un projet d’opéra rock composé par Catherine Lara et Eddie Rosemond avec des textes de Luc Plamondon: « Sand et les romantiques ». L’album est enregistré avec les voix de Catherine (George Sand), Claude Lauzzana (Musset), Véronique Sanson (Marie Dorval), Richard Cocciante (Chopin), Daniel Lavoie (Delacroix) et Maurane (la muse de la musique). Tout en continuant à réaliser des disques de chanson, Catherine Lara va alors diversifier ses activités. Elle compose, en 1996, le générique de la série télé « Terre Indigo ». En 1997, elle adapte l’opéra « L’Arlésienne » de Georges Bizet qui est joué aux Folies Bergère. Trois ans plus tard, elle sort un album instrumental world au violon sous le nom « Aral » qui est réalisé avec les musiciens du groupe Deep Forest. En 2004, elle travaille avec Jean-Jacques Thibaud sur le spectacle musical « Graal ». L’album du retour à la chanson, « Passe-moi l’ciel », qui est commercialisé en 2005, n’est pas apprécié à sa juste valeur et ne connaît qu’un succès anecdotique. Catherine participe ensuite en Belgique, à La Louvière, au spectacle urbain « Décrocher la lune » produit par son ami Franco Dragone en septembre 2006. Multipliant les expériences musicales différentes, la chanteuse rend hommage à Léo Ferré qu’elle revisite façon flamenco avec l’opus « Une voix pour Ferré » en 2010. Quelques mois plus tard, elle est aux côtés de Laurent Boyer pour commenter, sur France 3, la soirée finale du Concours Eurovision de la Chanson le 14 mai 2011. En 2012, elle rejoint la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » aux côtés d’Alice Dona entre autres. La même année, Catherine Lara sort également un disque intitulé « Au cœur de l’âme yiddish » où elle reprend quelques uns de ses titres les plus connus accompagnée par l’orchestre yiddish « Sirba octet ». En mars 2018, elle crée un spectacle musical, « Bô Le Voyage Musical », au théâtre parisien « Le 13e art » et un album musical en est tiré avec la collaboration, pour un morceau, du groupe corse « I Muvrini ». Le 14 février 2020, elle entame, au Palais des Sports de Paris, une ultime tournée de concerts, intitulée « Entre la vie et l’amour », qui est toutefois interrompue en mars en raison de la crise sanitaire due au coronavirus covid-19.
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29 mai 1982 : Décès, à Paris, de l’actrice française d’origine allemande Romy SCHNEIDER. Née le 23 septembre 1938 à Vienne en Autriche, Romy, de son vrai nom Rosemarie Magdalena Albach, est une enfant de la balle née dans une famille d’artistes. Elle entame sa carrière d’actrice en Allemagne alors qu’elle est en pleine adolescence. De 1955 à 1957, elle se fait connaître en endossant le rôle de l’impératrice Elisabeth d’Autriche dite « Sissi ». En 1958, elle fait la connaissance d’Alain Delon, se fiance avec lui et s’installe en France où elle commence à tourner une quantité de films à succès. Parmi ces films, il y a « Les choses de la vie » de Claude Sautet où elle joue aux côtés de Michel Piccoli en 1970. C’est à cette occasion que, pour la seule fois de sa vie, Romy Schneider enregistre une chanson en français: « La chanson d’Hélène ».

En 1981, le fils de son premier mariage meurt tragiquement et accidentellement à l’âge de quatorze ans en s’empalant sur la grille de sa propriété. Romy Schneider en est très affectée et, le 29 mai 1982, l’actrice est retrouvée morte dans son appartement de la rue Barbet-de-Jouy à Paris. Bien que de l’alcool et des médicaments se soient trouvés sur le bureau où elle était en train d’écrire au moment de son décès, aucune autopsie n’est décrétée afin qu’elle « garde son secret avec elle » selon le magistrat qui classe l’affaire. Romy Schneider est enterrée le 2 juin 1982 au cimetière de Boissy-sans-Avoir.
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4 MAI

DAVE dans les années 1970

4 mai 1944 : Naissance, à Amsterdam, du chanteur hollandais Wouter Otto Levenbach mieux connu sous le pseudonyme de DAVE. Son père était prof d’anglais et sa mère danseuse classique. Alors qu’il est adolescent, son père lui apprend la guitare et le piano. Côté études, il se tâte et hésite entre la théologie et le droit. Mais il se découvre une passion pour les voyages et, en 1963, il est à Londres où il enregistre un premier 45 tours sous le nom de Dave Rich. Le disque sort aux Pays-Bas et ne connaît qu’un succès très limité. Après cette première expérience musicale peu concluante, il décide de quitter le pays sur un bateau pour remonter par les canaux jusqu’en France et, pourquoi pas, jusqu’à Marseille. Il y parvient et, armé de sa seule guitare, il « fait la manche » sur les terrasses des cafés de la Côte d’Azur pour subsister. En 1968, la chance lui sourit lorsque Eddie Barclay le remarque à Saint-Tropez. Le producteur lui permet d’enregistrer huit 45 tours jusqu’en 1972. Entretemps, en 1969, Dave parvient à être sélectionné pour la soirée désignant le candidat hollandais pour le Concours Eurovision de la Chanson. Son titre en néerlandais, « Niets gaat zo snel », se classe 3e sur 10 et c’est finalement la chanteuse Lenny Kuhr qui représente son pays avec « De troubadour ». Avec de grosses lunettes rondes et sous le nom de Dave Levenbach, la même année il participe, pour les Pays-Bas, à la Coupe d’Europe du tour de chant à Knokke en Belgique. L’équipe batave se classe ciquième sur six, juste derrière la France où chante Michèle Torr, tandis que l’Espagne remporte la compétition. De 1971 à 1974, il réussit à décrocher un rôle dans la comédie musicale Godspel. Le succès du spectacle commence à porter ses fruits et Dave envisage sérieusement de démarrer une vraie carrière de chanteur lorsqu’il change de maison de disques en 1974. C’est donc chez CBS qu’il enregistre « Mille et une vies », une chanson qui, comme beaucoup d’autres avant elle, ne marche pas pour Dave qui a pourtant des qualités vocales évidentes. Il apparaît alors clairement qu’il lui manque « la » chanson qui va tout déclencher. Cette mélodie, il l’entend au début de 1974 et elle est interprétée par un groupe de musiciens anglais, The Rubettes, sous le titre « Sugar baby love ». Il en fait l’adaptation française avec un jeune auteur inconnu, Patrick Loiseau, et la chanson « Trop beau » est un des « tubes » de l’été 1974.

Conscient qu’il ne faut pas laisser retomber le soufflé, Dave pense qu’il faut poursuivre dans la même veine musicale et reprend cette fois un « tube » anglo-saxon de Del Shannon sorti en 1961: il fait de « Runaway » « Vanina » qui va se vendre à des millions d’exemplaires. Pendant un an, Dave va reprendre en français des chansons anglo-saxonnes (« Mon coeur est malade » de Mike Batt ou « Dansez maintenant » de Glenn Miller) mais l’album qu’il enregistre en 1975 prouve qu’il peut se constituer un répertoire avec des succès personnels comme « Du côté de chez Swann », « Il n’y a pas de honte à être heureux » et « Ophélie » par exemple.

Après cet album, les galas, les spectacles, les tournées et les « tubes » se succèdent: « La décision » (1976), « Hurlevent » (1976), « Est-ce par hasard » (1977), « Lettre à Hélène » (1978), « Comment ne pas être amoureux de vous » (1978), « Pour que tu me comprennes » (1978), « Allo Elisa » (1979), « Week-end » (1980), « L’année de l’amour » (1981), etc. La fin des années 1980 et les années 1990 sont un peu plus difficiles pour Dave comme pour beaucoup d’autres chanteurs français ayant commencé durant les seventies. Cependant, l’artiste n’arrête jamais de tourner dans des théâtres de province, sur les podiums des radios ou encore sur des paquebots de croisière dans les Caraïbes. En 1994, la maison de disques CBS, devenue Sony Music, sort une compilation pour les 20 ans de carrière de Dave. Celle-ci connaît un extraordinaire succès et, dans la foulée, l’artiste enregistre un nouvel album dont un titre sera à nouveau plébiscité par les radios: « Boulevard des sans amour ». Puis, deux ans plus tard, il consacre un disque compact à interpréter des mélodies classiques qui « collent » parfaitement à sa voix. En 2001 et 2002, il assure, avec Marc-Olivier Fogiel, les commentaires du Concours Eurovision de la Chanson pour France 3. Quatre ans plus tard, l’artiste publie un nouvel album, cette fois sous son vrai nom de Dave Levenbach: « Tout le plaisir a été pour moi ». Depuis, Dave multiplie les activités hors chanson: il participe à des pubs pour le fromage hollandais, il co-anime des émissions de radio et de télé et il est membre du jury de l’émission « La France a un incroyable talent ». En 2011, il revient à la musique et, avec l’équipe de Ben l’Oncle Soul, il enregistre un album où il revisite ses plus grands succès à la sauce soul et r’n’b. En 2013, il rejoint la troupe d' »Age Tendre et Tête de Bois » pour la huitième tournée de ce spectacle nostalgique des années 1960, 1970 et 1980. Enfin, toujours en 2013, Dave est aussi la vedette, en y interprétant son propre rôle de chanteur, du film « Une chanson pour ma mère » du réalisateur belge Joël Franka. Il y apparaît aux côtés de Patrick Timsit et de Sylvie Testud. Le 7 septembre 2014, il devient l’animateur-présentateur d’une émission télé de France 3 qui accueille chaque dimanche des chanteurs de toutes générations: « Du côté de chez Dave ». Le programme est allongé d’une demi-heure dans une nouvelle formule à partir de septembre 2016 mais il change aussi de nom pour devenir « Même le dimanche » et Dave le coprésente avec Wendy Bouchard. En février 2016, Dave publie un livre où il écrit, avec son compagnon Patrick Loiseau, l’histoire de leur animal de compagnie nommé « Chance » : « Ma chienne de vie ». L’expérience de France Télévisions étant terminée, le chanteur hollandais présente, dès début 2018, un programme de la chaîne vintage française « Mélody TV » : « Les parents du petit écran ». Courant 2019, pour ses 75 ans, Dave commercialise un nouvel album tout à fait différent des précédents. Il y livre des textes très matures sur des musiques douces et agréables. Des chansons qui séduisent le chanteur Renaud au point de l’inciter à produire ce nouvel opus intitulé « Souviens-toi d’aimer ».
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Pauline Croze en 2016

4 mai 1979 : Naissance, à Noisy-le-Sec, de la chanteuse et musicienne française Pauline CROZE. Fille d’une psychanalyste et d’un professeur de physique, elle fait ses débuts au chant et à la guitare à 14 ans. Six ans plus tard, elle réalise ses premières maquettes et fait ses premiers pas sur scène. En 2003, elle rencontre et travaille avec Édith Fambuena (ex membre des Valentins). La même année, elle est la révélation des Transmusicales de Rennes. L’année suivante, elle est primée par la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, au tremplin du festival Chorus des Hauts-de-Seine. Cela lui permet de se produire sur de grandes scènes au même programme que Cali, Tryo ou Bernard Lavilliers par exemple. Simultanément, elle entre en studio pour enregistrer un premier album qui est commercialisé en 2005. Les titres « Mise à nu » et « T’es beau » obtiennent un joli succès qui permet à Pauline Croze d’être nommée pour le Prix Constantin mais aussi d’effectuer une tournée d’un an et demi en 2006.

A Paris, elle chante à la Cigale et à L’Olympia. Son album est disque d’or avec plus de 150.000 exemplaires vendus. Elle est nommée aux Victoires de la musique et reçoit le prix Adami-Bruno Coquatrix 2006. Le deuxième opus de l’artiste, « Un bruit qui court » sort en 2007 à la fois en France et au Japon et lui permet de faire une tournée en Asie mais aussi en Afrique de l’ouest l’année suivante. Cinq ans après le précédent, le troisième album de Pauline a pour titre « Le Prix de l’Eden » et se trouve dans les bacs en octobre 2012. Quelques unes de ses chansons sont signées par Vincent Delerm et Ignatus. Et quatre ans plus tard, le disque suivant, intitulé « Bossa nova », présente encore des sonorités différentes puisqu’il s’agit de reprises des versions françaises de grands standards de la musique brésilienne. Début 2018, la chanteuse revient à un répertoire original pour son album « Ne rien faire ».
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4 mai 2002 : sortie du premier album de Coralie CLEMENT: « Salle des pas perdus ». Elle est la soeur de Benjamin Biolay.

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Maxime Le Forestier aux Enfoirés 2013 (c) Ronny Martin Junnilainen

Maxime Le Forestier aux Enfoirés 2013 (c) Ronny Martin Junnilainen

4 mai 2009 : Avec Juliette Gréco, Pierre Arditi et Michel Piccoli, Maxime LE FORESTIER co-signe une lettre ouverte à l’intention de Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste français. Il y appelle les députés socialistes français à adopter la loi Hadopi sur le piratage internet. Il sera la cible de nombreuses attaques d’internautes en désaccord avec cette loi.

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24 AVRIL

Dick Rivers – Pochette « Gran Tour » en 2012

24 avril 1945 : Naissance, à Nice, du chanteur français Hervé Fornieri qui a pris pour pseudonyme Dick RIVERS. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.

Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960. Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »). Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès. En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Barbelivien (« Nice Baie des Anges »). Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa! Parmi les collaborateurs de l’opus se trouve aussi un certain Francis Cabrel. Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D. La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube de Rose Laurens en 1982. Dick Rivers est décédé, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Ronnie Bird en 1967 – Photo (c) André Berg

24 avril 1946 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur de rock français Ronnie BIRD. Après avoir arrêté ses études, Ronald Méhu décide, avec l’accord de son père, de se lancer dans la chanson sous le nom de Ronnie Bird, ce qui fait plus anglo-saxon. Suite à un séjour à Londres où il oublie de se faire couper les cheveux, il enregistre son premier disque en 1964 avec une coiffure à la Beatles: « Adieu à un ami », un hommage au rocker américain Buddy Holly.

Il connaît alors quelques succès comme « Le pivert » mais sa popularité reste trop limitée à son goût. Il décide ainsi d’interrompre sa carrière après cinq ans. Toutefois, entre 1968 et 1972, il participe à l’adaptation française de la comédie musicale Hair aux côtés de Julien Clerc puis de Gérard Lenorman. Plus étonnant: en 1989, il signe le texte de la chanson « Precious Things » interprétée en duo par Ray Charles et Dee Dee Bridgewater.
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Claude Dubois en 1989 – Photo (c) Pierre Terrasson

24 avril 1947 : Naissance, à Montréal, du chanteur québécois Claude DUBOIS. Alors qu’il est une véritable star au Canada, Claude Dubois n’est, en Europe francophone, connu principalement que pour son interprétation magistrale du « Blues du businessman » (« J’aurais voulu être un artiste ») dans la version originale de l’opéra-rock « Starmania » en 1978. Pourtant, à peine âgé de douze ans, il est le membre du groupe « Les Montagnards » quand il enregistre un album de chansons western. Puis, cinq ans plus tard, il chante presque tous les soirs au « Patriote », une boîte à chansons montréalaise. Claude Dubois enregistre quelques disques en 1966 puis il délaisse la chanson pour y revenir lorsque ses voyages l’amènent en France. Il sort quelques disques arrangés par François Rauber, l’orchestrateur de Jacques Brel, mais le succès n’est pas au rendez-vous de ces 45 tours publiés chez Barclay. Dans les années 1970, il se tourne vers la musique rock californienne et finit par être remarqué par Luc Plamondon qui est en train d’écrire « Starmania » avec Michel Berger. En 1978, il décroche ainsi le rôle de l’homme d’affaires Zéro Janvier dans l’opéra-rock où il interprète le fameux « Blues du businessman » avec le succès que l’on sait.

Alors qu’il redevient anonyme dans les pays francophones européens, Claude Dubois garde son succès au Québec malgré le fait qu’il y soit condamné pour possession de stupéfiants en 1981. L’album « Sortie Dubois » est une des grosses ventes de disques de l’année 1982. En 2007, l’artiste sort l’album « Duos Dubois » dans lequel il réenregistre plusieurs de ses chansons avec des chanteurs et chanteuses comme Céline Dion, Patrick Bruel, Natasha St-Pier, Richard Desjardins, Lynda Lemay ou Francis Cabrel entre autres. En 2011, Claude Dubois rejoint la tournée française des idoles « Age tendre et tête de bois ». Accompagné d’un orchestre symphonique, il y interprète bien sûr l’incontournable « Blues du businessman » mais aussi une superbe chanson: « Si Dieu existe ». Faisant partie de la même tournée, Annie Cordy remarque cette chanson qu’elle intègre dans son album sorti en 2012. A la fin de l’année 2016, alors que Claude Dubois est l’un des invités de l’émission télévisée québécoise « Tout le monde en parle », il déclare être atteint d’un cancer de la moelle osseuse et que les médecins lui donnent encore trois ans à vivre. Heureusement, fin 2018, il dit aller mieux et que la maladie semble s’être arrêtée. Depuis, il arpente à nouveau les scènes du Québec avec dynamisme et sourire.
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Véronique Sanson en 1977 – Photo (c) Daniel Decamps

24 avril 1949 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique SANSON. Fille de membres actifs de la Résistance durant la seconde guerre mondiale, elle et sa soeur Violaine porteront des prénoms commençant par la lettre « V » de Victoire après la libération. Les deux soeurs suivent très tôt des cours de piano et s’orientent toutes deux vers une carrière musicale. C’est donc tout naturellement qu’elles créent un groupe avec un troisième musicien qui a pour nom François Bernheim. Ensemble, ils enregistrent, sous le nom des Roche Martin, deux 45 tours comprenant chacun quatre titres. Cela se passe en 1967 et le succès de ces deux disques est quasi nul. Le groupe se dissout très vite après la sortie du deuxième disque. En 1969, Véronique Sanson entame sa carrière de chanteuse soliste avec la chanson « Le printemps est là ». Le succès n’est pas au rendez-vous de ses premières chansons et l’artiste change de maison de disques. Cela va lui être bénéfique puisque son compagnon, Michel Berger, va lui produire un premier album, « Amoureuse », qui sera une vraie révélation en 1972.

Plutôt décidée à s’imposer, Véronique Sanson n’hésite pas à enregistrer et à commercialiser un deuxième album dans la même année: « De l’autre côté de mon rêve ». C’est donc avec, déjà, un solide répertoire qu’elle assure les premières parties des concerts de Michel Polnareff ou de Julien Clerc. Véronique quitte alors Michel Berger pour épouser l’artiste américain Stephen Stills le 14 mars 1973. Et, de ce fait, elle déménage aux Etats-Unis où elle va enregistrer ses albums suivants comme « Le maudit » en 1974. A la fin des années 1970, Véronique Sanson est une vedette incontournable de la chanson francophone: ses textes et ses musiques sont d’une qualité remarquable. Mais le début de la décennie suivante est marqué par son divorce avec Stephen Stills et son retour en France qui signifie aussi un manque d’inspiration. Il faut attendre 1985 pour voir un nouveau 33 tours de Véronique Sanson chez les disquaires: « C’est long c’est court ». Mais, à partir de cet instant, c’est reparti et, trois ans plus tard, la chanteuse atteint même un sommet dans les textes polémiques. « Allah », écrite comme une chanson pacifiste, est considérée comme sacrilège par ceux qui condamnent les « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Et Véronique doit être protégée après avoir reçu des menaces de mort. A la fin de l’année 1989, lorsque Jean-Jacques Goldman met sur pied la première tournée des Enfoirés, la chanteuse est la seule femme du quintet aux côtés de Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Michel Sardou. En 1990, elle tente une nouvelle expérience scénique: « Symphonique Sanson ». Deux ans plus tard, l’album « Sans regrets » est mené par la chanson « Rien que de l’eau » qui est un succès récompensé par une Victoire de la Musique en 1993. 1995 voit la sortie d’un album en public enregistré aux Francofolies de La Rochelle avec des duos: « Comme ils l’imaginent ». Et, la même année, Véronique Sanson épouse l’humoriste Pierre Palmade dont elle divorce en 2001. Le début des années 2000 est également marqué par un album hommage à Michel Berger disparu en 1992: « D’un papillon à une étoile ». Un album « live » suit la tournée avec les chansons de Berger. Autre étape importante pour la chanteuse: en octobre 2007, elle est l’invitée d’honneur des fameuses « Nuits de Champagne » à Troyes et elle y chante accompagnée par 900 choristes. Elle y découvre le charme des polyphonies et s’en sert lors de ses spectacles suivants où les choristes occupent une place plus importante. Trois ans plus tard sort l’album « Plusieurs lunes ». 40 ans après sa sortie, le premier album de Véronique Sanson est réédité en CD dans un coffret spécial de luxe où se côtoient les chansons originales remasterisées, des bonus inédits et un DVD enregistré lors d’un concert ayant eu lieu à Bruxelles en décembre 2011. Elle reçoit une nouvelle Victoire de la Musique le 8 février 2013 mais cette fois pour honorer l’ensemble de sa carrière. En 2014, une compilation reprenant les chansons de « l’époque américaine » de Sanson est commercialisée. Elle est l’occasion pour la chanteuse de remonter sur scène dans le cadre d’une tournée où elle reprend exclusivement ces titres-là enregistrés initialement aux Etats-unis à la fin des années 1970. En novembre 2016 sort le quinzième album studio de Véronique Sanson avec des chansons originales. Il porte le titre « Dignes, dingues, donc » et est promotionné par la chanson « Et je l’appelle encore », écrite par Véronique et composée par son choriste belge Mehdi Benjelloun. Cette dernière est nommée dans la catégorie « chanson originale de l’année » et Véronique comme artiste interprète féminine de l’année aux Victoires de la Musique de l’Année 2017. Elle entame alors une grande tournée de concerts qui est interrompue à la rentrée 2018 pour soigner une tumeur qui l’oblige aussi à se reposer durant quelques mois. Et, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, la chanteuse reprend ses spectacles en pleine forme à partir de février 2019.
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La pochette du CD live sorti en 2011

24 avril 1963 : Naissance, à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Emmanuel Cabut, du chanteur français Mano SOLO. C’est en 1980 que Manu Cabut, fils du dessinateur Cabu, intègre, comme guitariste, un groupe punk: les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y aura « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 97, « Internationale Shalala » en 99 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Et les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo meurt le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note – Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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24 avril 1973 : Naissance de la chanteuse belge Anik NAK. A 21 ans, la jeune néerlandophone Anik Vandercruyssen enregistre, sous le pseudonyme subtil Anik Nak, un album avec une partie des musiciens du groupe de rock Machiavel très célèbre en Belgique. Sur cet opus intitulé « Voilà », Roland De Greef et Mario Guccio lui confectionnent, en français, des chansons sur mesure: « Je te veux » ou encore « Tout est magnifique ». Le succès très faible de ces chansons, malgré quelques passages sur les ondes belges et des concerts aux Francofolies de Spa, au Dour Music Festival ou au Marktrock, oblige la jeune femme à se tourner vers d’autres projets comme le théâtre. En 1998, elle suit les cours de l’école internationale de théâtre « De Kleine Academie » et elle tourne ensuite dans quelques films comme « Hombres Complicados » de Dominique Deruddere ou « Friday Fishday » de Jan Bucquoy.
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Jofroi en 1976

24 avril 1976 : Le 15e festival de la chanson française d’Obourg a lieu ces samedi 24 et dimanche 25 avril dans la petite localité belge située près de Mons. Au programme: le groupe « Nuit câline à la villa mon rêve », JOFROI, Paul LOUKA, Catherine LARA et Maxime LE FORESTIER.

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24 avril 2001 : Jusqu’au 29 avril, la chanteuse KEREN ANN assure la première partie du spectacle d’Henri SALVADOR à l’Olympia de Paris. Il faut dire que celle qui a permis à « Monsieur Henri » de revenir au devant de la scène avec sa chanson « Jardin d’hiver » a également enregistré un premier album intitulé « La biographie de Luka Philipsen ».
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24 avril 2019 : Décès, à Paris, le jour des ses 74 ans, du chanteur français Dick RIVERS à la suite d’un cancer. Sa biographie se trouve ci-dessus à la date de sa naissance : le 24 avril 1945.
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