16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Son père est d’origine algérienne kabyle et sa mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, a des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951. Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque à ce moment et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française.

La chanson sera couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson française. Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ». Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji enregistre encore des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des médias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. Cinq ans plus tard, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris se consacrerait désormais à la joaillerie.
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Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

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Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Né le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), il suit un cursus scolaire normal avant de se présenter à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer. Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. Un jeune interprète au talent prometteur va bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique: Joe Dassin. Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. Alors que Joe Dassin prend l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE comme Nino Ferrer, d’autres artistes y viennent également comme Carlos par exemple mais aussi Sheila, Dalida ou encore Johnny Hallyday. Au début des années 1970, Claude François se tourne vers celui que l’on surnomme désormais « Le Baron » pour réaliser ses chansons comme « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » ou « Le téléphone pleure ». C’est aussi Estardy qui est aux commandes lorsque Clo-Clo enregistre les fameux « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra » en 1977. Fin des années 1970, l’homme achète un chalet dans les Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Puis c’est Michel Sardou qui va connaître des années fastes grâce aux mixages de Bernard Estardy avec, entre 1981 et 1990, de nombreux albums et « tubes » dont « Les Lacs du Connemara » et « Vladimir Illitch ». Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ». Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner. En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français. En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme. En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ». Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ». Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media).
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Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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14 JUIN

Roland Vincent en 2015

14 juin 1938 : Naissance, à Paris, du pianiste, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur musical français Roland VINCENT. Après une enfance et une jeunesse marquées par l’apprentissage de la musique et du piano ainsi que des études au conservatoire, il s’oriente très sérieusement vers la composition et réussit son examen pour devenir membre de la SACEM (Sociéte des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) le 16 juin 1961. Alors qu’il devient l’un des arrangeurs de chanson française les plus estimés, il se décide à interpréter et à enregistrer quelques chansons qu’il a composées sur un disque 45-tours qui est commercialisé en 1964. Elles ont pour titres « Dépêche-toi », Ma Bardot » et « La vérité ». Les textes sont signés par Claudine Daubisy qui, deux ans plus tard, interprétera un titre en duo avec Roland Vincent : « Et je ne t’oublie pas ». Cependant, c’est une rencontre avec le jeune chanteur Michel Delpech, en 1962, qui va changer la vie de celui qui devient son compositeur attitré pendant quelques années. Grâce à une amie commune, les deux hommes se rencontrent, au cours d’un repas couscous, et ils se découvrent plusieurs points communs qui les poussent d’emblée à écrire et à composer une comédie musicale sur le thème très contemporain des copains : « Copain-clopant » qui est proposée sur scène avec des artistes comme Danièle Evenou et, bien sûr, Michel Delpech. Une chanson qui évoque l’adolescence va y être ajoutée en 1965. Elle a pour titre « Chez Laurette », le nom d’un café où il fait bon se retrouver à la sortie du lycée. Michel Delpech enregistre le titre sur disque et le succès est immédiat et immense. Un deuxième succès est alors nécessaire pour installer un peu plus la carrière du jeune chanteur et le duo travaille alors sur « Inventaire 66 » qui devient le second « tube » de Delpech. C’est véritablement le début d’un répertoire qui va remporter tous les suffrages les plus populaires avec des chansons dont tout le monde se souviendra longtemps : « Wight is Wight » (1969), « Pour un flirt » (1971), « La vie, la vie » (1971), « Rimbaud chanterait » (1973), « Les divorcés » (1973), « Quand j’étais chanteur » (1975), « Ce lundi-là » (1975), etc. Puis, à la fin des années 1970, Michel Delpech manifestant l’envie de se tourner vers un répertoire plus rock, le tandem se sépare mais pas définitivement puisque, en 1991, Roland Vincent écrira à nouveau des textes pour l’album « Les voix du Brésil ». Pendant toutes ces années partagées avec Delpech, Roland Vincent a également composé bon nombre de chansons pour d’autres interprètes : Isabelle Aubret, Claude François, Dalida, Serge Reggiani, Régine, Sacha Distel, Mireille Mathieu, Hugues Aufray, Françoise Hardy, Monty, France Gall, Hervé Vilard ou encore Georgette Lemaire, Georges Guétary, Patricia Lavila et Nicoletta. Il compose, au début des années 1970, de grands succès pour Marcel Amont comme « L’amour ça fait passer le temps ». En 1977, il est à la base du tango de Sylvie Vartan : « La drôle de fin ». Puis, c’est Nicole Croisille qui accroche à son répertoire, en 1979, « Mon arc-en-ciel » dont le texte de Luc Plamondon était initialement destiné à Diane Dufresne. Enfin, en 1983, Roland Vincent est le compositeur de l’une des premières chansons de Céline Dion : « D’amour ou d’amitié ». Un an plus tard, le musicien revient à des activités d’interprète et enregistre, aux Etats-unis, un disque de chansons intitulées « Vieux teenager » et « Manhattan » avec l’aide d’Alain Boublil et de Didier Barbelivien. C’est d’ailleurs aux USA qu’il rencontre et devient un ami du célèbre compositeur Burt Bacharach. Un artiste dont il partage le goût pour la composition de musiques de films puisque, depuis 1969, Roland Vincent a ajouté cette corde à son arc artistique en inscrivant son nom au générique de films réalisés par Paul Vecchiali, Gérard Krawczyk, Marie-Claude Treilhou, Maurice Dugowson ou Steven Soderbergh (« Ocean’s twelve » en 2004). Enfn, l’homme, qui a décidé de vivre au soleil de Bédarrides dans le Vaucluse, a aussi travaillé pour de nombreuses publicités commerciales et comédies musicales.

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MOULOUDJI en 1985

14 juin 1994 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. C’est le 16 septembre 1922 qu’il naît à Paris d’un père d’origine algérienne kabyle et d’une mère bretonne. L’enfance de Marcel n’est pas simple: lorsqu’il a dix ans, sa maman est internée pour troubles mentaux et son papa, analphabète, éprouve des difficultés à élever ses deux fils avec peu de moyens. Adolescent, Marcel fréquente avec son frère un mouvement de jeunesse de gauche: les Faucons rouges. De rencontres en rencontres, il a treize ans lorsqu’il est remarqué par le comédien Jean-Louis Barrault qui recherche un enfant pour l’un de ses spectacles. Il est alors hébergé par Barrault et il entre de plein pied dans la vie artistique parisienne. Mouloudji fait ainsi ses premiers pas au cinéma en 1936 dans « La guerre des gosses ». Les années de guerre sont des moments pendant lesquels Mouloudji se cache en fréquentant toutefois des personnalités comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Une fois le conflit terminé, il participe à la renaissance de Paris et du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il découvre les textes de Boris Vian et de Jacques Prévert qu’il se met à chanter dans les cabarets en vue. Mais il est aussi demandé au cinéma et tourne quelques films avant de connaître un premier succès discographique avec « La complainte des infidèles » en 1951.

Le découvreur de talents Jacques Canetti le remarque alors et lui fait enregistrer la chanson « Comme un p’tit coquelicot » qui deviendra l’une des mélodies les plus importantes de la chanson française. La chanson est couronnée par le Grand-Prix du Disque en 1953 et par le Prix de l’Académie Charles-Cros. En 1954, Mouloudji amplifie son succès grâce à « Un jour tu verras », autre mélodie inoubliable de la chanson. Pendant les années 1960, Mouloudji va un peu s’effacer devant la vague des chanteurs « yé-yé » mais il ne va jamais raccrocher. En 1970, il est à l’affiche d’une comédie musicale qui se joue au théâtre parisien de la Porte Saint-Martin: « La neige en été ». Il y joue aux côtés de Nicole Croisille et Régine. En 1973, à la faveur de quelques passages dans des émissions télévisées populaires comme celles de Guy Lux, il connaît un certain succès avec des chansons comme « Tout fout l’camp » ou « Faut vivre ».

Il effectue aussi de nombreux concerts un peu partout dans les pays francophones. Au cours de la décennie 1980, Mouloudji va encore enregistrer des disques qui n’ont que très peu d’écho auprès des medias et, discrètement, il se retire de la chanson pour se consacrer de plus en plus à l’écriture et à la peinture. En 1987 toutefois, il revient avec ses chansons et ses succès sur la scène de l’Elysée Montmartre à Paris. En 1992, il souffre d’une pleurésie qui a pour effet de lui faire perdre partiellement sa voix. Mais il continue cependant à faire des spectacles comme, en mars 1994, lors du festival « Chorus des Hauts-de-Seine » en région parisienne. Contre toute attente, il décède à Neuilly-sur-Seine le 14 juin 1994 et son corps est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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3 MARS

 

Maurice Biraud en 1967

3 mars 1922 : Naissance, à Paris, du comédien et acteur français Maurice BIRAUD qui enregistre un 45 tours avec quatre chansons en 1967. L’un de ces titres est un duo chanté avec Régine: « Piano punaise ». Auparavant, la même année, il a déjà interprété une chanson en duo avec France Gall: « La petite ».

Maurice Biraud décède, le même jour que Louis Aragon, c’est-à-dire le 24 décembre 1982, d’une crise cardiaque au volant de sa voiture à Paris.
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Micheline Dax en 1971

3 mars 1924 : Naissance, à Paris, de Micheline DAX sous le nom de Micheline Josette Renée Etevenon. D’abord comédienne et actrice, Micheline Dax a toujours été très concernée par la musique et la chanson. Elle est l’une des meilleures copines d’Edith Piaf et, en 1958, elle interprète « Les feuilles mortes » sur un disque. Neuf ans plus tard, elle participe au « Palmarès des Chansons », l’émission télévisée française de Guy Lux où, accompagnée par l’orchestre de Raymond Lefèvre, elle interprète « Un jour tu verras », le grand succès de Mouloudji dans les années 1950.

En 1971, Micheline Dax a aussi sorti un 45 tours avec quatre chansons célèbres dont « Petit Indien » d’Henri Salvador, « Une noix » de Charles Trenet et « Ce petit chemin » de Mireille. Mais sa grande spécialité musicale est le sifflement. Elle enregistre ainsi un disque compact d’airs sifflés en 1995. Micheline Dax est décédée le 27 avril 2014 à Roinville-sous-Dourdan. L’artiste a fait don de son corps à la science.

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Lys Assia dans les années 1950

3 mars 1924 : Naissance, à Rupperswil en Suisse, de la chanteuse Lys ASSIA sous le nom de Rosa Mina Schärer. Son père est alors le propriétaire d’une entreprise de plomberie et sa mère est d’origine noble. Dès son plus jeune âge, elle suit des cours de danse avant d’étudier au Conservatoire et à l’Académie des Arts de Zurich. Contre l’avis de sa mère, elle se lance ensuite dans une carrière artistique et fait ses débuts sur scène alors qu’elle a seize ans. Elle se produit comme danseuse de revue au Corso de Zurich. Pendant la seconde guerre mondiale, elle intègre les ballets Riva et se produit devant les troupes françaises. Elle chante pour la première fois en public à Nice en 1942 puis intègre l’orchestre d’Eddie Bruner. La même année, le label discographique « La Voix de son maître », à la recherche de nouveaux talents, la repère et lui fait signer son premier contrat d’enregistrement. Après la guerre, Lys Assia est engagée par Radio Basel et elle entame, avec l’orchestre de la radio, plusieurs tournées à l’étranger qui l’amènent à se produire notamment à Madrid et à Paris. En 1948, elle remplace, dans une revue du Club des Champs-Élysées, Joséphine Baker, tombée malade. Elle se montre si convaincante que les producteurs du spectacle l’engagent pour la saison. Et, en 1950, elle se fait connaître avec la chanson « O Mein Papa », tirée de l’opérette « Das Feuerwerk », composée par Paul Burkhard. Parallèlement à cette activité de chanteuse, Lys Assia se tourne vers le cinéma et tourne dans une dizaine de films.  En 1956, elle se présente au premier concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte en interprétant « Refrain ».

L’année suivante, elle tente à nouveau sa chance au même concours, toujours pour la Suisse, avec la chanson « L’Enfant que j’étais » et elle se classe septième. En 1958, elle récidive en chantant « Giorgio » et termine deuxième. Grâce à ces participations au concours Eurovision, elle développe une carrière internationale qui lui permet notamment de se produire devant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le roi égyptien Faruk et Eva Peron en Argentine. A 88 ans, elle veut forcer le destin une fois encore et se présente à la présélection suisse du concours Eurovision mais elle n’est pas retenue pour participer à l’édition 2012. Ce sera le dernier coup d’éclat artistique de la chanteuse qui connaît quelques problèmes de santé avant d’être admise à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich. Elle y décède le samedi 24 mars 2018 à 94 ans.
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3 mars 2012 : Première date, au Parc des Expositions de Châlons-sur-Saône (F) de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » dont c’est la septième saison. Jusqu’en juin 2012 (avec une reprise pour quelques dates belges en janvier 2013), le spectacle emmène sur les routes de France les artistes qui ont pour nom Michel DELPECH, Philippe LAVIL, Jeane MANSON, Richard ANTHONY, Catherine LARA, Alice DONA, le GOLDEN GATE QUARTET, Francis LALANNE, Michel ORSO, Nicole RIEU, David MARTIAL et CHICO & les GYPSIES. Toutes ces vedettes sont accompagnées par un orchestre symphonique de 60 musiciens qui sont dirigés par Guy Mattéoni et Lajos Blazy. Le spectacle est présenté par Didier GUSTIN et Jean-Pierre DESCOMBES.
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