LANGLOIS Simone

Simone Langlois en 1966 – Photo (c) Pathé Marconi

L’auteure et chanteuse française Simone LANGLOIS naît à Paris le 22 novembre 1932. A quatre ans déjà, elle accompagne sa mère et chante avec elle dans les rues. Puis, lorsque le climat ne le permet pas, c’est dans les cafés qu’elle interprète des succès de la chanson française populaire dont ceux d’Edith Piaf à qui on la compare alors souvent. La seconde guerre mondiale interrompt quelque peu ces activités artistiques mais, à la Libération, Simone se voit proposer d’enregistrer un premier disque alors qu’elle a treize ans. Et l’auteur et producteur Jean Nohain lui propose alors de chanter sur la scène du théâtre parisien des Trois Baudets. Jusqu’en 1953, elle livrera des prestations basées sur le répertoire de Piaf dans divers cabarets de la capitale française et, à ce titre, elle réussira à se faire connaître lentement mais sûrement. Le hasard des rencontres de la profession, et une proposition du producteur Jacques Canetti, lui fait croiser le chemin du jeune Jacques Brel en 1957. Ce dernier est en quête d’artistes pour interpréter les chansons qu’il compose et qu’on n’accepte pas qu’il interprète lui-même. Du coup, Simone figure au générique d’un disque de Noël consacré à la Nativité selon Saint-Luc : « Un soir à Bethléem » avec Jacques Brel en 1958. Cette amitié naissante va se développer ensuite au fil de quelques 45-tours et des chansons que Brel va écrire et composer pour la chanteuse : « Au printemps » (1958), « Il nous faut regarder » (1958), « Heureux » (1958), « Je ne sais pas » (1958) et « Ne me quitte pas » (1959). En 1958, elle enregistre même un duo avec le célèbre artiste belge : « Sur la place ».

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La même année, elle obtient le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros et elle commercialise un 45-tours où elle chante Charles Aznavour : « Une enfant », « Sarah », « De profundis » et « Ton beau visage ».
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Elle étoffe ensuite son répertoire avec des oeuvres de Guy Béart (« Bal chez Temporel » en 1958 et « Printemps sans amour » en 1960) et de Leny Escudero (« A Malypense » en 1962 et « Tu te reconnaîtras » en 1963).
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Puis elle interprète aussi « La foule » d’Edith Piaf (1958), « Les amants de Paris » de Léo Ferré (1958), « Il me faut jurer de m’aimer » de Boris Vian (1959), « Mon amour impossible » de Gilbert Bécaud (1960), « La belle vie » de Sacha Distel (1963), « William Stormy » de Jacques Debronckart (1969) et « Loin des yeux loin du coeur » de Serge Davignac (1972). En 1959, lors du Coq d’Or de la chanson française organisé par la radio périphérique française Europe 1 à l’Olympia de Paris, elle chante « Cloches sonnez » de Charles Trenet.
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Elle se produit sur la scène de l’Olympia à Paris en 1961 et, l’année d’après, elle fait partie de la tournée des podiums du Tour de France cycliste avec Gilbert Bécaud. En 1963, elle participe au festival de Sopot en Pologne et elle remporte le Prix du Chef d’Oeuvre pour la chanson « Toi et son sourire » en se classant première ex-aequo avec la chanteuse russe Tamara Miansarova. On retrouve Simone Langlois sur la scène parisienne de Bobino en 1965. Le 12 janvier 1967, elle interprète « Que serais-je sans toi » de Louis Aragon et Jean Ferrat à la télévision française.

Et, un an plus tard, alors que la mode est au retro et aux chansons réalistes des années 1930, elle enregistre des succès de ces années-là comme ceux du répertoire de Berthe Sylva : « On n’a pas tous les jours vingt ans » et « Arrêtez les aiguilles » notamment. En 1969, elle revient à ses premières amours en enregistrant un 45-tours avec des chansons d’Edith Piaf dont « Hymne à l’amour » et « L’accordéoniste ». Par la suite, la chanteuse commercialise encore quelques 45-tours de manière très sporadique. Et on la retrouve, en 1980, au cours d’une des demi-finales permettant à un artiste d’accéder à la finale dont le premier prix est la participation, pour la France, au concours Eurovision de la chanson. Mais sa chanson « Dans le regard d’un enfant » ne va pas plus loin que ce stade de la compétition. Les années 1990 et 2000 lui permettent d’apparaître, à de nombreuses reprises, dans les émissions de télévision françaises nostalgiques de Pascal Sevran où elle interprète, notamment, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour.

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En octobre 2011, à l’âge de 78 ans, Simone Langlois participe, sur la chaîne de télé française privée M6, au programme « La France a un incroyable talent » en chantant, accompagnée par son mari Georges Cros au piano, « Ne me quitte pas » de Jacques Brel. Qualifiée pour la demi-finale du 7 décembre, elle y chante « Hier encore » de Charles Aznavour mais n’est finalement pas retenue par le jury malgré un bon score auprès du public.
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Simone Langlois décide de faire ses adieux parisiens sur la scène du théâtre Dejazet en octobre 2018 à l’âge de 85 ans. Elle y rend hommage à Brel, bien sûr, mais aussi à Charles Aznavour, Serge Reggiani et Mouloudji. Bien qu’ayant fait ses adieux au public de Paris, Simone Langlois poursuit ses prestations en province : un récital à Romorantin le 27 octobre 2018 ou un autre à Blois un an plus tard, le 20 octobre 2019 par exemple. Elle y est accompagnée au piano par son mari, Georges Cros, et à l’accordéon par Michel Lairot.
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LIONEL JJ

JJ Lionel en 1982

L’interprète belge JJ LIONEL naît le 9 août 1947 à Binche sous le nom de Jean-Jacques Blairon. Né dans une famille de musiciens avec une mère pianiste notamment, il commence par apprendre la guitare de manière autodidacte avec des livres et des amis. Comme cela était à la mode au milieu des années 1960, il fonde un groupe musical, « The Rayllisters », dont Marc Wasterlain est le pianiste et chanteur. La formation remporte le tremplin du fameux festival de Châtelet. Jean-Jacques s’inscrit alors au conservatoire de Mons où il obtient un premier prix de contrebasse. Puis il participe à la carrière de différents groupes comme, par exemple, the Wallace Collection entre 1971 et 1973 ou les Two Man Sound en 1975. Enfin, il devient l’un des musiciens attitrés de l’orchestre de l’accordéoniste belge Hector Delfosse qui est une vedette de ce genre musical. Et, en 1981, il est sollicité par le producteur phonographique Marcel De Keukeleire pour interpréter « La danse des canards ». Cette chanson est basée sur une mélodie instrumentale suisse de Werner Thomas (« Der ententanz » en 1957) à laquelle un texte a été ajouté par Eric Genty (aussi connu sous le nom de Guy de Paris), un chanteur à succès des années 1960 en Belgique. Produite par Georges Delfosse, la version instrumentale fut enregistrée d’abord par son frère cadet: l’accordéoniste Hector. La version chantée de JJ Lionel fut enregistrée sur l’autre face du 45-tours. Grâce, notamment, à la chorégraphie associée et au visuel approprié, le disque se vend à 2.500.000 exemplaires.

L’artiste a choisi le pseudonyme de JJ Lionel parce que JJ sont les initiales de son prénom et que Lionel correspond à son signe astrologique du lion. Dans la foulée de cet énorme succès, les chiffres de ventes des disques suivants semblent désuets pour JJ Lionel qui essaie toutefois de poursuivre sa carrière dans la même veine avec des titres comme « La Danse des petits chats » ou « Moi je dois faire pipi ».

Alors qu’il effectue encore des passages télévisés en France avec « La Danse des Canards » dans les années 2000 (chez Patrick Sébastien ou sur M6 dans « Hit Machine »), il réalise, en 2006, un rêve d’enfant en montant un spectacle pour jeune public avec la complicité de son épouse Georgia. L’artiste décède le 14 juillet 2020 dans sa maison de Houthem (Comines, Belgique) d’une tumeur au cerveau.

 

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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance, à Paris, de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Jamie Lee Curtis ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi (Filippacchi). Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée. Depuis 2015, Jean-Pierre Foucault se retire petit à petit de ses activités médiatiques. Il abandonne d’abord ses émissions de radio puis la présentation de « Qui veut gagner des millions » à la télé. Pendant le confinement engendré par la crise du coronavirus covid-19 en avril 2020, il confie qu’il reste encore à la présentation de la soirée annuelle d’élection de Miss France mais qu’il songe aussi à peut-être le faire une dernière fois avant de prendre sa retraite.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ».

Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il commercialise des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit. Octobre 2020 voit la commercialisation d’un nouvel album studio intitulé « A l’aube revenant » dont le premier titre a être médiatisé est un hommage à son père : « Te ressembler ».
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires.

Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. Six ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ». Le décès de sa productrice, Danièle Molko, en janvier 2017, vient contrecarrer ses projets d’un nouvel album dont l’enregistrement est reporté. Avec une amie, Emma décide alors de mettre en place une structure d’aide aux artistes régionaux qui débouche sur une scène découverte de chanson actuelle qu’elles intitulent « La Nuit EnChantée » et qu’elles proposent dans le cadre du festival d’Avignon 2018. Les rencontres que la chanteuse effectue au cours de ces activités lui permettent d’envisager la réalisation d’un spectacle pluridisciplinaire qu’elle présente au théâtre du Chêne Noir lors du festival off d’Avignon en 2019. Le temps de cinq représentations, « L’art des naufrages » ravit le public qui apprécie le mixage de la musique avec le théâtre et la vidéo. Emma Daumas annonce l’enregistrement d’un nouvel album de chansons en 2020 mais, avec la crise sanitaire de la pandémie du coronavirus covid-19, la sortie de l’opus est prévue pour janvier 2021.
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15 NOVEMBRE

Petula Clark en 1991

15 novembre 1932 : Naissance, à Epsom en Grande-Bretagne, de la chanteuse britannique Petula CLARK. Elle commence dans le show-business à l’âge de sept ans, guidée par un père anglais et infirmier qui ne connaît rien à ce milieu. Deux ans plus tard, elle chante déjà en français au cours d’une émission de la radio britannique BBC. Très vite, elle devient une vedette dans son pays natal en enregitrant des disques et en jouant dans des « musicals ». Et c’est finalement assez tard, en 1958, qu’on lui propose de venir en France pour chanter à l’Olympia de Paris en tant que vedette anglo-saxonne. Un producteur estime qu’elle a des chances de « percer » sur le marché français et, le lendemain de sa prestation, elle signe un contrat avec la firme phonographique Vogue France pour la publication de ses disques anglais en France. Un an après, lors d’un nouveau concert parisien, la chanteuse rencontre Claude Wolff, attaché de presse chez Vogue. Les deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre et elles se marient en 1961. Claude Wolff décide alors de s’occuper de la carrière de son épouse et de l’orienter vers le marché francophone en lui faisant enregistrer des disques dans la langue de Molière. En pleine époque des « yé-yés », Petula Clark devient l’une des chanteuses préférées des Français. Elle les séduit avec des titres qu’elle interprète avec un savoureux accent british qu’elle cultive avec attention: « Chariot », « Roméo », « Ya-ya twist », « Coeur blessé », « Elle est finie la belle histoire », « Dans le temps » (« Downtown »), « La nuit n’en finit plus », etc.

Elle chante aussi du Boris Vian et du Serge Gainsbourg (« O ô sheriff » en 1964). Depuis 1967, Petula Clark s’est installée à Genève (Suisse) avec son mari et ils ont eu trois enfants. La carrière de Petula Clark s’est ensuite étendue au monde entier et elle a beaucoup voyagé en ayant une résidence à Londres et un appartement à New York. Après les grands succès francophones du début des années 1960, Petula Clark se distingue encore par de nombreuses chansons : « Tout le monde veut aller au Ciel » (1967), « C’est Ma Chanson » (1967), « La dernière valse » (1967), « Le refrain de ma vie » (1970) ou « La chanson d’Evita » (1977). Petula Clark sort un nouvel album en français en 2012 qui a pour titre « Petula ». L’opus comprend treize chansons écrites et réalisées par Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Salvatore Adamo, Michel Legrand et l’équipe de Thomas Dutronc. Il y figure aussi des duos avec Charles Aznavour, Ben L’Oncle Soul et Joyce Jonathan. En 2014, elle fait partie des artistes à l’affiche de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 12 février 2018, elle est sur la scène des Folies Bergère à Paris pour y interpréter plusieurs chansons dans le cadre de la Nuit de la Déprime mise sur pied par Raphaël Mezrahi. La même année, la chanteuse fait plaisir à son public canadien francophone en enregistrant un album de chansons toutes écrites par des artistes québécois : « Vu d’ici ». Parmi les personnalités ayant écrit et composé les titres de cet opus enregistré à Montréal, on trouve Louis-Jean Cormier, Rick Allison, France d’Amour, Luc De Larochellière ou encore Nelson Minville. En 2020, la pandémie mondiale dûe au coronavirus covid-19 rappelle à la chanteuse que, vingt ans plus tôt, elle a créé et enregistré une chanson intitulée « Recommencer à zéro » (sur l’album compilation « Kaléidoscope ») dont le texte colle parfaitement à l’actualité. Avec l’appui de Pétula, des producteurs français décident alors de ressortir la chanson en français mais aussi en anglais (« Starting all over again ») et en version instrumentale karaoké.
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FRIDA & Daniel BALAVOINE : pochette du 45 tours de 1983

15 novembre 1945 : Naissance, à Bjorkasen en Norvège, de la chanteuse FRIDA sous le nom de Anni-Frid Synni Lyngstad. D’abord chanteuse de jazz avant de faire partie de la formation suédoise mondialement célèbre ABBA de 1972 à 1982, la brunette du groupe essaie ensuite d’entamer une carrière en solo en enregistrant un album produit par Phil Collins: « Something’s going on ». Cet album comporte un titre, « The face », composé par le chanteur français Daniel Balavoine. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle enregistre la chanson « Belle » (adaptation française d’un titre instrumental d’Abba, « The arrival ») en duo pour l’album « Abbacadabra » qui devait être la base d’un spectacle musical francophone basé sur le groupe Abba en 1983.

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Pierre Charby dans les années 1970

15 novembre 1947 : Naissance, à Meknès au Maroc, du chanteur français Pierre CHARBY. Professeur d’anglais, il a toujours été passionné de musique et rêvé d’être chanteur. Il arrive à Paris dans ce but au début des années 1970. En 1972, après avoir rencontré les producteurs et auteurs-compositeurs Mia Simille et Michel Delancray, il enregistre un premier 45 tours qui connaît un succès d’estime avec le titre « Oh Marie Maria ». Mais, un an plus tard, c’est l’explosion commerciale avec un « tube » phénoménal qui est un hommage aux Platters: « You ».

Profitant de la vague qu’il a lancée, Pierre Charby poursuit sa carrière en interprétant des slows références aux Platters: « Nous » et « L’amour fou » entre autres. Puis, son succès va s’estomper petit à petit. En 1979, il concrétise l’un de ses rêves: chanter sur scène avec les Platters durant une tournée d’environ deux ans. En 1988, Pierre Charby revient au premier plan de l’actualité de manière fort discrète: il est le chanteur et producteur du groupe « Le quart d’heure américain » qui connaît alors le succès avec « Au top des années 50 ». En 2013, Pierre Charby est à l’affiche de la dernière « tournée des idoles »: « Age tendre et tête de bois ». Il profite de ces spectacles pour faire connaître un nouvel album qu’il vient d’enregistrer et qui a pour titre « Le coeur battant ». En juillet 2018, l’artiste est été victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, en France, sur la côte d’azur où il séjourne.
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La pochette du 45 tours de 1974

15 novembre 1976 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN des suites d’une leucémie à l’âge de 72 ans. Pour connaître un bref résumé de ses activités de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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Jenifer : pochette album 2010

15 novembre 1982 : Naissance, à Nice, de la chanteuse française JENIFER, Jenifer Yaël Dadouche-Bartoli de son nom complet. Sa mère étant chanteuse d’orchestre, Jenifer passe une enfance paisible dans sa ville natale où elle est bercée par la musique de Stevie Wonder, Edith Piaf, Charles Aznavour et James Brown entre autres. Sa grand-mère maternelle, quant à elle, l’initie au flamenco et aux chants polyphoniques corses. A l’âge de sept ans, elle surprend tout le monde lors d’une fête de famille en entonnant avec talent « Milord » d’Edith Piaf. En 1993, elle chante pour la première fois sur une scène: cela se passe en Corse et en première partie d’un gala de C. Jérôme. Par la suite, dès qu’elle en a l’occasion, elle se fait engager pour chanter dans les piano-bars et les restaurants de sa région natale. En 1997, elle s’inscrit à l’émission « Graines de stars » de la chaîne télé française privée M6. Elle parvient à se hisser en finale et croit de plus en plus que son avenir est dans la chanson. Elle part s’installer à Paris et chante dans les bars et cabarets. En 2001, elle apprend que le concept « Star Academy » va être proposé en France par la chaîne de télé privée TF1 et elle s’inscrit au casting. Elle est sélectionnée de semaine en semaine pour rester au château et elle termine en remportant la victoire en finale devant le chanteur italo-belge Mario Barravecchia. Une des récompenses de cette première édition de la « Star Academy » est l’enregistrement d’un album. Celui-ci sort en 2002 et comporte une belle série de succès: « Donne-moi le temps », « Au soleil », « J’attends l’amour » et « Des mots qui résonnent ». Il se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Jenifer part alors en tournée pendant six mois en France, en Belgique et en Suisse. Elle fait aussi escale cinq fois à l’Olympia de Paris. La chanteuse sort, en 2004, son deuxième album intitulé « Le passage » annoncé par le titre « Ma révolution ». Le succès est un peu moins important que celui du premier disque mais il est encore énorme et l’artiste part à nouveau en tournée. Désormais, Jenifer adopte un certain rythme qui lui permet d’alterner la sortie d’albums et l’organisation de tournées. En 2007 sort l’album « Lunatique » (avec le single « Tourner ma page ») puis, en 2010, « Appelle-moi Jen » (avec « Je danse ») et, en 2012 « L’amour et moi » (avec « Sur le fil »). Elle participe à ce moment à la saison 2 de l’édition française de l’émission « The Voice » sur TF1 en tant que membre du jury aux côtés de Garou, Bertignac et Pagny. Le 3 juin 2013, elle sort un album entièrement consacré aux chansons de France Gall: « Ma déclaration ». Ce qui se veut être un hommage avalisé par France Gall crée bien vite la polémique lorsque la veuve de Michel Berger dément tout accord à ce propos. Pendant l’été 2013, Jenifer participe à quelques festivals mais annule ensuite la tournée prévue pour l’automne 2013. En 2016, la chanteuse annonce un nouvel album, « Paradis Secret », qui sort en octobre. En février 2017 la tournée « Paradis Secret Tour » démarre bien mais un grave accident de la route survient dans la nuit du 6 mars après un concert donné à Bruxelles. Le van de la chanteuse percute violemment une voiture se trouvant sur la bande d’arrêt d’urgence en causant la mort des deux passagers parmi lesquels le footballeur Youcef Touati, et blessant grièvement le conducteur. Légèrement blessée mais traumatisée, la chanteuse annule alors sa tournée. Elle revient à la vie publique pour la rentrée 2017 avec le tournage d’un film intitulé « Traqués » et une place de juré dans l’émission télévisée française « The Voice kids » sur la chaîne privée TF1. En octobre 2018, Jenifer commercialise son huitième album studio qui a pour titre « Nouvelle page ». L’opus, généreux, comprend 19 titres signés notamment par Slimane, Christophe Maé et Paul Ecole.
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Laura Smet au Festival de Cannes en 2008 – Photo (c) Georges Biard

15 novembre 1983 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Laura SMET. Fille de l’actrice Nathalie Baye et du chanteur Johnny Hallyday, ce dernier lui consacre, en 1986, une chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman: « Laura ». Adolescente, comme bon sang ne saurait mentir, elle suit des cours de comédie. En 2002, elle est remarquée pour devenir l’héroïne du premier film de Xavier Giannoli: « Les corps impatients ». Elle y apparaît comme une actrice prometteuse en recevant un certain nombre de récompenses et de distinctions. La jeune femme se révèle cependant fragile et semble éprouver des difficultés avec la vie comme en témoignent certains faits divers relatés par la presse. En 2010, grâce à son demi-frère David Hallyday, elle fait ses premiers pas, intéressants, dans la chanson en interprétant avec lui la chanson « On se fait peur ». Deux ans plus tard, elle enregistre un titre, « 14h15 » sur une double compilation où d’autres actrices, comédiennes et artistes féminines figurent pour interpréter des chansons inédites sur la capitale française: « Elles Son Paris ».
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30 OCTOBRE

Claude Lelouch en 2006 (c) Les Films 13

30 octobre 1937 : Naissance, à Paris, du réalisateur, producteur et scénariste français Claude LELOUCH. Né dans une famille juive, il est obligé de se cacher durant la guerre et sa mère l’emmène souvent, en sécurité, dans les salles de cinéma. Il s’y fait une petite culture mais surtout, fasciné, il en fera une véritable passion. Au milieu des années 1950, son père lui achète une caméra pour lui donner une chance de réussir sa vie. Il tourne alors des reportages d’actualités et, notamment, un documentaire sur l’URSS en dissimulant sa caméra. L’argent récolté à cette occasion lui permet de mettre sur pied une société de production qui a pour nom « Les Films 13 ». 13 pour le 13 du mois où a été créée sa société à 13 heures et 13 pour le nombre de lettres composant le patronyme de Claude Lelouch. Son premier long métrage s’avère être un flop total et, pour tenir le coup, Lelouch devient réalisateur de scopitones. Il s’agit des ancêtres des clips video qui étaient réalisés sur des petites bobines de films destinés à être projetés dans les cafés par des machines s’apparentant à des juke-boxes avec écran. Grâce à son travail, les chaînes de télévision peuvent régulièrement montrer des chansons de l’époque « yé-yé » qui ont été tournées par Claude Lelouch: Claude François (« Belles belles belles » avec des danseuses en escarpins dans la neige en 1962) mais aussi Johnny Hallyday (sous la pluie), Claude Nougaro, Dalida, etc.

De cette époque, le réalisateur garde un certain amour pour la musique et ses films suivants sont tous très musicaux. C’est le cas, notamment, pour le film qui reste probablement le plus grand succès de la carrière du réalisateur: « Un homme et une femme » en 1966. Ce film est en effet aussi connu pour son thème musical (« Chabadabada ») composé par Francis Lai que pour son histoire qui est alors primée au Festival de Cannes. Par la suite, Lelouch va tourner « Vivre pour vivre » avec Yves Montand et Annie Girardot et « Le voyou » avec Jean-Louis Trintignant et Charles Denner. En 1972, il réalise « L’aventure c’est l’aventure » avec Jacques Brel, Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard et Aldo Maccione. La chanson du film est interprétée par Johnny Hallyday. Deux ans plus tard, le chanteur Gilbert Bécaud est aux côtés de Marthe Keller, André Dussolier et Charles Denner dans la distribution de « Toute une vie ». En 1975, c’est un autre comédien chanteur que Lelouch fait tourner avec Michèle Morgan dans « Le chat et la souris »: Serge Reggiani. Début 1976, c’est cette fois Jacques Dutronc qui est sur les écrans de cinéma dans « Le bon et les méchants » avec Marlène Jobert, Bruno Cremer, Brigitte Fossey et Jacques Villeret. Dutronc connaît d’ailleurs un grand succès en interprétant le thème du film, « La ballade du bon et des méchants », composé par Francis Lai. En 1982, Claude Lelouch s’attaque à l’histoire d’un coup de foudre entre deux personnalités d’exception: la chanteuse Edith Piaf et le boxeur Marcel Cerdan. Le titre du film est simple: « Edith et Marcel ». C’est Evelyne Bouix qui joue le rôle de Piaf et c’est le fils du boxeur, Marcel Cerdan Jr, qui prend les traits de son père à l’écran. Malgré l’excellente bande musicale de ce long métrage, qui mélange des chansons originales de Piaf et des créations d’Aznavour ainsi que des reprises par Mama Béa notamment, le film n’obtient pas le succès public attendu par son réalisateur. En 1984, Charles Aznavour est à l’affiche de « Viva la vie ». Trois ans plus tard, c’est, cette fois, un jeune chanteur-comédien que Lelouch embauche pour le film « Attention bandits »: Patrick Bruel. A la fin des années 1980, la chanteuse Lio est au générique d’un des grands succès du réalisateur: « Itinéraire d’un enfant gâté ». Par la suite, on va retrouver Serge Reggiani dans « Il y a des jours et des lunes » (1990), Ophélie Winter dans « Hommes, femmes : mode d’emploi » (1996), Patricia Kaas dans « And now ladies and gentlemen » (2002) et Liane Foly avec Raphaël dans « Ces amours-là » (2010). En 2014, Claude Lelouch frappe plus fort encore en réunissant deux idoles des années 1960 pour les principaux rôles du film « Salaud on t’aime »: Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

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Chimène Badi en 2013

Chimène Badi en 2013

30 octobre 1982 : Naissance, à Melun, de la chanteuse française Chimène BADI. A l’âge de trois ans, la petite Chimène suit ses parents d’origine algérienne qui déménagent à Villeneuve-sur-Lot. Elle est à peine plus âgée lorsqu’elle décide qu’elle sera chanteuse quand elle sera grande. Mais elle est patiente et, même à contre-coeur, elle poursuit ses études avant de réaliser son rêve d’artiste. Ses parents vont alors se dévouer pour que Chimène puisse mener ses projets à bien. Malgré de nombreuses demandes envoyées à divers crochets télévisés, elle n’obtient pas de réponse et finit par s’inscrire, de guerre lasse, au casting de l’émission « Popstars », de la chaîne de télé française M6, qui se tient à Bordeaux. Elle y est remarquée par Valéry Zeitoun, le directeur du label discographique Az. Ce dernier lui demande de monter à Paris afin de réaliser des maquettes vocales. Parmi ceux qui écoutent ces maquettes, il y a Rick Allison, le producteur de Lara Fabian à cette époque. Ce Belge qui vit alors à Montréal décide de lui écrire des chansons qui vont être enregistrées au Québec. Parmi celles-ci, il y a le premier grand succès de Chimène Badi: « Entre nous » qui est commercialisé en janvier 2003. Le single se vend à près d’un million d’exemplaires dans toute l’Europe francophone.

Dans la foulée de ce succès sort l’album « Entre nous » qui contient d’autres titres plébiscités par le public comme « Je vais te chercher » ou « Si j’avais su t’aimer ». 800.000 exemplaires de l’album sont alors vendus en France. En 2003, la chanteuse est invitée par Johnny Hallyday à chanter avec lui le titre « Je te promets » lors de sa tournée des stades en juin et juillet à l’occasion de ses 60 ans. Les premiers pas de Chimène seule sur une scène ont lieu en janvier 2004 au Casino de Paris. Elle y interprète ses succès du moment et des reprises devant un public et quelques professionnels intéressés. Fin février 2004, elle est nommée aux Victoires de la Musique dans la catégorie « Album révélation de l’année » et, quelques jours plus tard, elle est intégrée dans l’équipe des Enfoirés pour le concert diffusé le 5 mars 2004 sur TF1. A partir de ce moment, Chimène Badi est partout. Elle interprète le générique final français du film catastrophe « Le Jour d’après ». Elle est de toutes les émissions de télé, de radio et de toutes les fêtes musicales publiques. Son planning est d’enfer. Son deuxième album, « Dis-moi que tu m’aimes », amplifie encore sa popularité en 2004. Elle y interprète de nombreux « tubes » comme « Je ne sais pas son nom », « Retomber amoureux » ou la reprise de « Je viens du sud » de Michel Sardou. En novembre 2006, le troisième album de Chimène Badi à être commercialisé a pour titre « Le miroir » et son succès est moindre que celui des deux opus précédents. La chanteuse opère alors un virage musical dans le disque suivant qui sort en 2010 avec le titre « Laisse-les dire ». Elle y fait moins démonstration de sa puissance vocale pour mieux placer sa voix au service de rythmes de jazz ou de soul music. Et le succès est à nouveau au rendez-vous puisque le CD se classe dans les meilleures ventes françaises dès sa sortie. Profitant de cette nouvelle vague de popularité, Chimène Badi entend bien montrer qui elle est vraiment en enregistrant, un an plus tard, un album de reprises de gospel and soul. On y retrouve des grandes chansons françaises tout à fait remodelées en gospel comme « Ma solitude » de Georges Moustaki ou « Le jour se lève », tube d’Esther Galil en 1971. L’artiste a vu juste car, au bout de sa carrière commerciale, l’opus se vend à près de 300.000 exemplaires. En juillet 2012, Chimène se produit au Festival d’été de Québec où elle interprète un duo avec Luck Mervil et où elle chante en première partie de Lionel Richie devant 100.000 personnes réunies sur les plaines d’Abraham. Après une courte apparition dans le programme télévisé français « Danse avec les stars » sur TF1, la chanteuse propose son spectacle « Gospel & soul » à l’Olympia de Paris le 3 décembre 2012. Mais, la voix dangereusement fatiguée, Chimène Badi est contrainte d’arrêter la tournée qui est en cours en juillet 2013. Elle prend alors le soin de reposer ses cordes vocales et participe, en avril 2015, à la quatrième édition du concours télévisé « The Voice Belgique » sur la RTBF en tant que coach. Simultanément, elle prépare un nouvel album qui est mis en vente le 23 août 2015 sous le titre générique « Au-delà des maux ». A partir du 28 avril 2016, Chimène Badi tente une nouvelle expérience: celle de la comédie musicale. elle interprète en effet le premier rôle dans le spectacle « Cats » qui se joue au théâtre Mogador à Paris jusqu’au 3 juillet. Au début de l’année 2019, la chanteuse propose une chanson, « Là-haut », pour représenter la France au concours Eurovision en mai. Mais l’artiste n’est pas sélectionnée et c’est Bilal Hassani qui est retenu. Dans la foulée, un nouvel album de Chimène Badi est commercialisé en avril 2019 et il a pour titre « Chimène ».
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Gauvain Sers en 2018

30 octobre 1989 : Naissance, à Limoges, de l’auteur-compositeur-interprète français Gauvain SERS. Entre un père professeur de maths, une mère pharmacienne et trois frères, Gauvain passe son enfance dans la Creuse, à Dun-le-Palestel. Son cursus scolaire l’oriente vers une carrière professionnelle de scientifique qui le fait rejoindre une école d’ingénieurs à Toulouse. Mais, depuis toujours, le garçon nourrit une passion pour la musique et la chanson. Alors, il prend aussi la décision de suivre des cours de composition et d’écriture dans les locaux de la Mnufacture Chanson à Paris. Le 2 novembre 2015, il participe à la finale du concours « Vive la reprise » en interprétant un titre du répertoire des Ogres de Barback. Il se fait de plus en plus connaître dans les milieux de la chanson et est finalement repéré et engagé pour assurer les levers de rideaux des spectacles du « Phénix Tour » de Renaud en 2016. Parallèlement à ce développement scénique de ses activités artistiques qui l’amène encore à se produire en première partie de Tryo ou Yves Jamait, Gauvain Sers est de plus en plus l’invité de différentes émissions de la télé française comme le « Vivement Dimanche » de Michel Drucker par exemple. Il prépare alors un premier album dont les chansons sont proposées sur la scène du Café de la Danse à Paris en mars et avril 2017.

Deux mois plus tard, l’opus est commercialisé sous le titre « Pourvu » et est promu dans les médias par les chansons « Hénin-Beaumont » et Mon fils est part au djihad ». Un clip vidéo est réalisé par Jean-Pierre Jeunet sur la chanson « Pourvu » avec la participation de Jean-Pierre Darroussin, Gérard Darmon et Alexia Giordano. Il permet au chanteur d’être nommé dans la catégorie « création audiovisuelle » aux Victoires de la Musique en février 2018. Entretemps, la première tournée de concerts a démarré pour Gauvain Sers qui chante dans la salle parisienne de La Cigale le 5 octobre 2017 avant de fouler les planches de l’Olympia en mars 2018. Toujous à l’affût des événements de la société contemporaine, tel un journaliste social, l’artiste écrit, interprète et enregistre alors la chanson « Les oubliés » en décembre 2018. Inspirée par l’histoire d’un instituteur de province dont l’école a été fermée par une décision gouvernementale peu soucieuse de la vie rurale, le texte le pousse à réaliser un documentaire sur la chaîne du web YouTube. Et, dans la foulée, Gauvain part en tournée acoustique dans les villes « oubliées » de la France profonde. De nouveaux morceaux sont alors prêts à être livrés au public et un deuxième album, intitulé « Les oubliés », sort en mars 2019. Attendu par un public de plus en plus nombreux qui voit en Gauvain un digne successeur de François Béranger et de Renaud, l’opus se vend à plus de 100.000 exemplaires physiques en quelques semaines. Lorsque, en octobre 2020, le professeur français Samuel Paty est agressé et décapité par un extrêmiste islamiste devant son école, c’est un texte écrit pour la circonstance par Gauvain Sers qui est lu lors de l’hommage national qui est rendu à l’enseignant à la Sorbonne de Paris le 21 du même mois.
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16 OCTOBRE

Pascal Sevran

16 octobre 1945 : Naissance, à Paris, de l’animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français Pascal SEVRAN sous son vrai nom de Jean-Claude Jouhaud. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Elie Semoun – Pochette de l’album de 2003 « Chansons »

16 octobre 1963 : Naissance, à Antony, de l’humoriste, acteur et chanteur français d’origine marocaine Elie SEMOUN. L’enfance d’Elie est marquée par le décès de sa mère, d’une hépatite, alors qu’il a onze ans. Issu d’une cité de banlieue, Elie se fait d’abord connaître au sein d’un duo d’humoristes aux côtés de Dieudonné en 1990. Avant cela, Elie, qui est le petit cousin de Patrick Bruel, a déjà écrit des pièces de théâtre et est apparu en coursier aux patins à roulettes dans l’émission télévisée « Vivement lundi » sur TF1 en 1988. A la séparation du duo « Elie et Dieudonné » en 1997, Elie Semoun poursuit sa carrière d’humoriste en solo en réalisant notamment les capsules vidéos des fameuses « petites annonces ». Puis il revient à la scène avec des one man shows tels que « Elie et Semoun ». En 2003, il se lance dans la chanson de manière surprenante puisqu’on lui découvre alors des talents insoupçonnés de crooner. Son album, sobrement intitulé « Chansons », contient onze titres dont une reprise: celle du « Petit bal perdu » de Bourvil.

L’opus est bien réalisé mais n’atteint pas les sommets en matière de ventes. Qu’à cela ne tienne, Elie Semoun le chanteur remet le couvert en mars 2007 avec un deuxième album: « Sur le fil ». Mais, à nouveau, le disque reçoit un accueil très mitigé. Après avoir repris ses spectacles « seul en scène », le chanteur Semoun se fait à nouveau plaisir en commercialisant un nouvel album, très soigné, de crooner à la rentrée 2018 avec douze titres réunis sous l’intitulé « Des paroles en l’air ».

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Album 2013

16 octobre 1975 : Naissance, à Carpentras, de l’auteur-compositeur-interprète français Christophe MAE, de son vrai nom Christophe Martichon. Tout jeune, le garçon est passionné de musique et apprend le violon et la batterie. Et il est aussi un fervent sportif. Mais, à l’âge de seize ans, il doit se résigner à délaisser le sport pour des raisons de santé. Il découvre alors l’univers musical de Stevie Wonder et complète son horizon artistique en apprenant l’harmonica puis la guitare. Véritable homme-orchestre n’attendant que son heure de gloire, il se résout quand même à aider ses parents dans la pâtisserie familiale et suit des études en ce sens. A 18 ans, il compose et expose ses chansons dans des bars de sa région natale. Puis, quatre ans plus tard, il s’inscrit à l’émission télé française de M6 « Graines de star » où il chante du Jamiroquai. Repéré par le musicien Olivier Schultheis, Christophe est présenté à Dove Attia et le producteur lui propose en 2005 de participer au casting de la comédie musicale « Le Roi Soleil ». Il s’y rend et est engagé pour jouer le frère du roi. Le succès du spectacle est tel que la tournée s’éternise et retarde les projets personnels de Christophe qui a hâte de commercialiser un premier album dont les chansons sont toutes prêtes. Cet opus a pour titre « Mon paradis » et sort finalement en mars 2007. Les singles qui en sont extraits à l’usage des radios deviennent tous des « tubes »: « On s’attache », « Parce qu’on sait jamais », « Ca fait mal » et « Belle demoiselle ».

Même si les mauvaises langues s’accordent pour dire que Christophe bâtit toutes ses compositions sur deux ou trois accords identiques, le public achète son album en masse: 1.600.000 exemplaires. Avant la fin de 2007, il est seul sur scène pour la première fois dans des petites salles de France qui affichent toutes « complet ». Pas étonnant dès lors qu’il reparte peu de temps après pour faire le tour des Zéniths et des salles de grande capacité. En 2008, il remporte la Victoire de la musique de la révélation du public. En septembre de la même année, il commercialise un album live acoustique intitulé « Comme à la maison ». Il en vend près de 500.000 exemplaires. Son deuxième album studio, « On trace la route », est dans les bacs au début de l’année 2010, annoncé par la chanson « Dingue dingue dingue ». Les « tubes » y sont moins nombreux que sur son premier disque et il en vend moins aussi mais le chiffre reste très impressionnant: 750.000. Christophe repart en tournée dans la plupart des pays francophones avec une pointe, en 2011, à la Réunion et en Allemagne. Cette série de spectacles est immortalisée par la sortie d’un CD et d’un DVD live à la fin 2011. En mars 2013, la chanson « Tombé sous le charme » est envoyée aux radios en prélude à l’album « Je veux du bonheur » qui est disponible à la vente en juin. L’opus est enregistré à la Nouvelle-Orléans pour que l’artiste s’imprègne mieux du style musical qui le caractérise. En octobre 2013, Christophe Mae se produit sur la scène du Palais des Sports de Paris durant trois semaines. Un quatrième album studio, « L’Attrape-rêves », sort en mai 2016 et le premier single qui en est extrait est un succès: « Il est où le bonheur ». En 2018, des concerts de l’artiste sont programmés dans quelques salles des Etats-Unis et du Canada mais c’est au Québec que son succès est le plus important après un passage dans la finale du crochet télévisé « La Voix ». Un nouvel opus intitulé « La vie d’artiste » est commercialisé en octobre 2019 et une nouvelle tournée de concerts, interrompue par la crise sanitaire du coronavirus covid-19, commence en 2020. Vocalement, Christophe est capable d’atteindre un niveau que peu d’autres artistes blancs et francophones peuvent briguer. Et sur scène, ses prestations parfois acrobatiques doivent lui demander un souffle hors du commun.
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16 octobre 2001 : Alors que sort l’album de DOMINIQUE A « Auguri », le même jour sort l’album d’ENZO ENZO « Le jour d’à côté ».
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27 SEPTEMBRE

Pochette du 45 tours de Jean Gabin en 1974

27 septembre 1938 : Naissance, à Paris, du journaliste, romancier, académicien, scénariste, dialoguiste, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, de sketches et de chansons Jean-Loup DABADIE. Ses différentes activités littéraires ont fini par amener Jean-Loup Dabadie sur le chemin de la chanson. Et c’est ainsi qu’en 1967 il écrit un premier texte sur une musique de Jacques Datin pour Serge Reggiani: « Le petit garçon ».

Cette première expérience est concluante et il écrit ensuite bien d’autres textes pour cet interprète de grand talent. La seconde artiste à enregistrer du Dabadie est Régine à la fin des années 1960. Puis, il y a Michel Polnareff pour qui il signe quelques « monuments » de la chanson française: « Tous les bateaux tous les oiseaux », « Dans la maison vide », « On ira tous au paradis » ou encore « Lettre à France ». Par la suite, la plume de Jean-Loup Dabadie va servir les répertoires de Mireille Mathieu, Claude François, Marcel Amont, Michèle Arnaud, Barbara, Dalida, Juliette Gréco, Marie Laforêt, Jacques Dutronc, Dominique Walter, Petula Clark et Nicole Croisille. En 1974, il écrit le fameux texte de « Maintenant je sais » pour Jean Gabin. A partir de 1976, il signe pour Julien Clerc quelques-unes de ses plus belles chansons: « J’ai le coeur trop grand pour moi » (1976), « L’assassin assassiné » (1980), « Femmes je vous aime » (1982) et, surtout, « Ma préférence » (1978). Dans les années 1980, le panel de ses interprètes va encore s’élargir avec les noms de Robert Charlebois, Yves Montand, Johnny Hallyday, Alice Dona, Sacha Distel, Patrick Juvet, Nicoletta et Michel Sardou entre autres. Pour les textes de ses chansons, Jean-Loup Dabadie reçoit le grand prix Vincent Scotto en 1972, le grand prix de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux) en 1984 et le Grand prix de la chanson française en 2000. En mars 2015, un coffret de trois CD permet de retrouver les grandes chansons et sketches écrits par Jean-Loup Dabadie et interprétés par les artistes originaux. Il en parle à l’époque en étant l’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde à voir ci-dessous.

Jean-Loup Dabadie meurt le dimanche 24 mai 2020 à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière des suites d’une maladie à l’âge de 81 ans.
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Gilles Olivier en 1979

27 septembre 1944 : Naissance du chanteur français Gilles OLIVIER. Particulièrement discret sur sa biographie, on sait peu de choses sur Gilles Olivier dont le vrai nom est Oliviers. Après avoir fréquenté quelques internats, il effectue son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il s’intéresse surtout à la musique et apprend la guitare avec le réputé Olivier Despax. Il se met alors à composer des chansons et se retrouve en finale du concours des « Relais de la Chanson Française » en 1963 avec le titre « Te réjouis pas tant ». La même année, il participe aussi au crochet radiophonique « Tour de Chance » organisé par Radio Luxembourg. Lauréat, il décroche l’occasion d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1964: « On est bien », « Avec tes faux sourires », « Sur la place au soleil » et « Sois pas grand chose ». Il rencontre, en 1965, la Belge Dominique Ney avec qui il écrit des chansons et forme un duo: Gilles et Dominique. En 1966, le couple d’artistes remporte le prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Ils enregistrent ensemble quelques 45 tours puis, en 1969, Gilles Olivier reprend sa carrière en solo avec « La complainte du satyre » et « Rien qu’un peu de pluie ». Ce dernier disque n’obtient pas le succès escompté mais l’artiste persévère et commence réellement à se faire connaître en 1971 avec « Il faut prendre son parti » puis surtout, en 1972, « Pourvu que ça dure ».

Le succès va croissant pour Gilles Olivier qui sort un premier album, « Naissance », en 1973. Ses chansons profitent alors de nombreux passages en radio: « On ne peut pas vivre sans amour » (1973), « La faute aux photographies » (1974), « Des hauts et des bas » (1974) et « Sur le pont de Simon & Garfunkel » en 1976. Un des derniers 45 tours à connaître les faveurs des programmateurs est « Vivre en harmonie » en 1979. Puis, l’artiste semble se retirer de la vie publique sans donner de ses nouvelles. Il réapparaît toutefois en 1996 avec la sortie d’un disque compact de reprises: « Chantons autour du feu ». On y trouve « Prendre un enfant par la main », « L’eau vive », « Le métèque », « Stewball », etc. En 2003, Gilles Olivier enregistre un album pour jeune public: « Les zèbres en pyjama, un après-midi sans histoire ». Enfin, en 2011 sort un CD chez Reader’s Digest avec douze chansons françaises éternelles interprétées par Gilles Olivier dont la voix n’a pas changé depuis les années 1970. Il y reprend « L’espérance folle » de Béart, à nouveau « Prendre un enfant par la main » de Duteil, « La Fanette » de Brel, « Passer ma route » de Le Forestier, « La maladie d’amour » de Sardou ou encore « L’important c’est la rose » de Bécaud.
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IAM album 200327 septembre 2003 : Le nouvel album du groupe de rap marseillais IAM, « Revoir un printemps » se classe, dès sa sortie en Belgique francophone, comme le numéro 1 des ventes de disques compact. L’artiste belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA (vainqueur de la première édition du télé-crochet français « A la recherche de la nouvelle star » sur M6) se classe, lui, d’emblée 8e des meilleures ventes avec l’album « Siempre 23 ».

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27 septembre 2010 : Sortie d’un nouvel album de Guy BEART après bien des années de silence. Son titre : « Le meilleur des choses ».
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21 SEPTEMBRE

21 septembre 1983 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de l’auteur, compositeur et interprète français YCARE sous le patronyme de Assane Attyé. Libanais d’origine, Sénégalais de naissance et Français d’adoption, Ycare a une enfance marquée par un grave accident. Immobilisé, il apprend la guitare et commence à écrire des chansons très tôt. Il débarque un jour en France pour suivre ses études supérieures. Et, simultanément, il présente ses chansons dans des cafés de Montpellier. Installé à Paris, il décroche un diplôme qui lui permet de devenir trader en matières premières. A ce moment, des amis, convaincus par ses talents artistiques de musicien et de chanteur, l’inscrivent aux auditions de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Il y effectue un superbe parcours pour terminer en quatrième position en 2008. Il part ensuite à Dakar où il enregistre une maquette dans le studio de Youssou N’Dour. Ces essais servent à alimenter son premier album, « Au bord du monde », qui sort le 29 juin 2009 avec un extrait immédiatement envoyé aux radios: « Alison ». Ce disque obtient, comme on dit poliment, un beau succès d’estime qui ne touche pas le grand public. Par contre, deux ans plus tard, la première chanson à être extraite du deuxième album d’Ycare se révèle rapidement être un « tube » et « Lap Dance » est un des grands succès de l’été 2011.

Cette popularité lui permet de se retrouver sur scène à de nombreuses reprises et d’être à l’affiche de certains festivals d’été comme les Francofolies de Spa (B) en juillet 2012. Un troisième opus dont le titre est « La Somone » sort en mars 2014. Ce dernier ne semble pas obtenir le succès populaire et médiatique attendu.L’année suivante, Ycare quitte sa maison de disques et devient indépendant. Il dit écrire trop de titres pour se contenter d’un album tous les trois ans. Il lance donc une collecte de financement participatif au terme de laquelle il récolte 36.232 € de la part de 663 contributeurs. Il s’engage alors dans une tournée acoustique où il s’accompagne à la guitare dans toute la France. Le 3 février 2016, Ycare se produit dans la salle de la Nouvelle Eve à Paris et il y enregistre un album en public qui est disponible chez les disquaires le mois suivant et qui a pour titre « Un tour sans fin ». En 2019, le chanteur revient au premier plan de l’actualité grâce à une chanson enregistrée en duo avec Axelle Red : « D’autres que nous ».

Avec Axelle Red à nouveau, il partage un duo sur l’album hommage, rendu par divers artistes, à Joe Dassin prévu pour les 40 ans de la disparition du chanteur franco-américain en 1980. Leur enregistrement de la chanson « A toi » est d’ailleurs le premier extrait de l’opus envoyé aux radios en août 2020.
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En 1986

En 1986

21 septembre 1990 : Décès, à Forest, dans la banlieue de Bruxelles, du comédien et chansonnier belge Jacques LIPPE. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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21 septembre 1991 : Dix ans après la mort de l’auteur-compositeur et poète-interprète français Georges BRASSENS, des artistes belges francophones lui rendent hommage au cours d’un spectacle télévisé intitulé « Brassens Vivant » et présenté au Théâtre de La Louvière (B). Sont présents, pour reprendre les grands succès du grand Georges, Paul LOUKA (« Auprès de mon arbre » et « Bonhomme »), Philippe LAFONTAINE (« Brave Margot » et « Je m’suis fait tout petit »), Pierre RAPSAT (« La non demande en mariage »), Claude SEMAL (« Le gorille »), Koen DE CAUTER (« La princesse et le croque-notes »), Joseph REYNAERT (« Les amoureux des bancs publics »), Philippe ANCIAUX (« Marche nuptiale ») et Dieudonné KABONGO (« Une jolie fleur »). Au rayon des prestations sans doute les plus originales, il faut relever celle du groupe vocal ZAP MAMA (« Chanson pour l’Auvergnat ») et, surtout, celle d’Héléna LEMKOVITCH, rare femme à interpréter « Quatre-vingt quinze pour cent ». La soirée est diffusée en direct par la RTBF, télévision belge francophone.
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19 SEPTEMBRE

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

19 septembre 1939 : Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) du musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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PATUREL Sabine en 1987 - Photo (c) Stéphane de Bourgies

Sabine Paturel en 1987

19 septembre 1965 : Naissance, à Toulon, de la chanteuse et actrice française Sabine PATUREL. C’est comme chanteuse qu’elle se fait connaître en 1986 avec un morceau intitulé « Les bêtises ».

Suite à ce ras-de-marée des ventes, elle enregistre un second 45 tours qui sort l’année suivante avec un succès plus mitigé: « P’tit bouchon ». Les autres disques qu’elle va enregistrer jusqu’en 1991 vont connaître une popularité décroissante. Simultanémént à cette carrière de chanteuse, l’artiste suit des cours de comédie et elle va de plus en plus se consacrer à cette activité artistique. Elle triomphe notamment au Théâtre Marigny à Paris dans « La menteuse » avant de tourner dans quelques séries télévisées comme « Les Cordier » (avec Pierre Mondy) ou « L’instit' » (avec Gérard Klein). Par la suite, elle crée aussi sa propre école de théâtre jusqu’en 2002. Surfant sur la nostalgie des années 1980, elle participe, dans les années 2000-2010, à la tournée « RFM party 80 ». En 2014, elle fait un retour à la chanson en enregistrant l’album « Atmosphères » où l’on trouve de nouvelles mélodies mais aussi un remix des fameuses « Bêtises » et une reprise de « J’étais venue pour dire bonjour », un titre interprété initialement par Amélie Morin en 1981.
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L'album de Sophie Tith en 2014

L’album de Sophie Tith en 2014

19 septembre 1996 : Naissance, à Ambilly, de la chanteuse française Sophie TITH. Cadette de trois soeurs, elle grandit dans la région d’Annemasse en Haute-Savoie. Dès son plus jeune âge, Sophie se passionne pour la musique et, à sept ans, elle prend des cours de solfège et de saxophone. Au fil des années, elle s’oriente vers le rock au point de créer le groupe Asmoday avec quatre amies. En 2010, Sophie arrête le solfège et le saxophone. Deux ans plus tard, quelques semaines après avoir quitté Asmoday, elle crée un nouveau groupe avec quatre copains: Nova. A seize ans, elle s’inscrit à l’émission télévisée française « Nouvelle Star » dont elle gagne la finale le 26 février 2013. Elle remporte le droit d’enregistrer un album chez Polydor et ce dernier est commercialisé le 1er juillet 2013 sous le titre « Premières rencontres ». Il s’agit d’un opus produit par Sinclair et composé de reprises personnelles comme « La nuit je mens » de Bashung par exemple.

Le succès est correct et intéressant. En avril 2014, Sophie Tith sort son deuxième album, « J’aime ça », mais c’est le premier qui propose des morceaux originaux composés ou écrits entre autres par les BB Brunes ou Skip the Use. Il n’obtient pas une très grande popularité auprès des médias et du public. N’ayant pas encore la possibilité d’enregistrer un troisième album, Sophie Tith poste assez régulièrement des clips de nouvelles chansons sur le web.
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12 SEPTEMBRE

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

12 septembre 1888 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Elevé dans la plus pure tradition du titi parisien et digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.

Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie, avec ironie, le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes avant de disparaître mystérieusement et de revenir à Paris à la Libération. Il sera un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais, en fait, il explique alors que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya. Ils auraient d’abord vécu à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Quatre ans plus tard, il parraine une toute jeune chanteuse qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois plus tard, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Mathé Altéry dans les années 1960 - Photo (c) Sam Levin

Mathé Altéry dans les années 1960 – Photo (c) Sam Levin

12 septembre 1927 : Naissance, à Paris, de la chanteuse soprano française Mathé ALTERY sous le vrai nom de Marie-Thérèse Altare. Elle est élevée dans le milieu artistique puisqu’elle est la fille du ténor Mario Altéry et la petite-nièce de Juliette Wermetz qui fut, notamment, la partenaire de Caruso à la Scala de Milan. C’est très jeune que Marie-Thérèse commence à chanter à Cherbourg où son père travaille alors. Elle devient rapidement une vedette locale et se lance dans des études musicales classiques. En 1950, elle est engagée comme choriste au Théâtre du Châtelet à Paris où elle est à l’affiche de l’opérette « Annie du Far-West ». Poursuivant son chemin artistique vers la reconnaissance, elle se distingue lors d’un concours de chanson organisé à Deauville en 1953. Le chef d’orchestre Raymond Legrand est de ceux qui la remarquent et il lui fait enregistrer la chanson « Les belles de nuit » du film réalisé par René Clair. De rencontres en rencontres, Mathé Altéry finit par décrocher sa participation au premier Concours Eurovision de la chanson organisé à Lugano en 1956. Elle y représente la France aux côtés de la chanteuse Dany Dauberson. Elle y interprète « Le Temps perdu ».

Peu de temps après, elle se lance dans l’enregistrement de plusieurs disques de la série des treize: treize vieilles valses, treize airs d’opérette, treize valses de Vienne, etc. Parmi ces albums, celui des treize mélodies de la Belle Epoque remporte le prix de l’Académie Charles-Cros en 1957. Dans les années 1960, Mathé Altéry est la voix française de plusieurs comédies musicales américaines. Elle double ainsi Julie Andrews dans « La Mélodie du bonheur » en 1966 et Audrey Hepburn dans « My Fair Lady ». Elle est alors sollicitée pour chanter à Las Vegas mais elle refuse et préfère rester en France pour raisons sentimentales et un mariage célébré en 1966. La chanteuse effectue cependant de nombreuses tournées à l’étranger: au Canada, en Afrique du Sud ou en Scandinavie entre autres. De retour à Paris en 1970, elle est à l’affiche de l’opérette « Bon week-end Conchita » de Roland Arday. En 1975, elle enregistre des duos célèbres sur un album avec avec Lucien Lupi. Par la suite, Mathé Altéry se fait plus discrète sur scène: elle annonce, en 1988, qu’elle fait ses adieux en jouant dans « Rêves de Vienne » de Francis Lopez au théâtre parisien de l’Eldorado. Mais, le mercredi 7 décembre 1993, elle est à l’affiche des « Refrains oubliés du bonheur », un spectacle destiné aux seniors au Théâtre Royal de Mons en Belgique. C’est l’époque où les téléspectateurs français peuvent la revoir régulièrement dans les émissions de Pascal Sevran: « La chance aux chansons » et « Chanter la vie ». Fin de l’année 2006, elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur française pour 57 ans d’activités professionnelles et artistiques. Avec l’apparition du disque compact à la fin des années 1980, de nombreuses compilations nous permettent de retrouver ses grands succès en version originale digitale restaurée.
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CARAVELLI en 1975 – Photo (c) H. Tullio

12 septembre 1930 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre et compositeur français CARAVELLI sous le nom de Claude Vasori. D’un père italien et d’une mère française, il apprend tôt la musique et se destine à en faire son métier. Et c’est à 26 ans qu’il songe sérieusement, sur les conseils du chef d’orchestre Ray Ventura, à fonder sa propre formation musicale. S’inspirant de l’avion « Caravelle » popularisé par la compagnie Air France, il décide de prendre pour pseudonyme le nom de Caravelli, question de sonner plus « italien ». Dès 1959, il commence à enregistrer des disques qui reprennent, de manière instrumentale, les grands succès du moment. Dans les années 1970, Caravelli enregistre un 33 tours tous les trois mois. Tous ses albums contiennent aussi, à chaque fois, un titre personnel composé par le chef d’orchestre. Parcourir la discographie de Caravelli permet ainsi d’établir un rapide panorama de la chanson française d’une certaine époque. Mais elle procure aussi l’occasion de se rendre compte de la richesse musicale de certaines mélodies qui tiennent très bien la route sans texte. En 1970, il est l’arrangeur des musiques du film « L’homme qui vient de la nuit » dont les chansons sont interprétées par Ivan Rebroff. Sur disque, il accompagne aussi les vedettes de la chanson française et de l’opérette comme Maurice Chevalier, Charles Trenet ou José Todaro. En 1973, Caravelli compose la chanson « Laisse-moi le temps » avec laquelle Romuald représente la France au festival chilien de Vina del Mar. Dans sa version anglaise, cette chanson sera ensuite enregistrée par Frank Sinatra sous le titre « Let me try again ». Dans les années 1970, Caravelli est parfois appelé à remplacer le chef d’orchestre Raymond Lefèvre au cours de quelques émissions télévisées françaises de Guy Lux. Et la formation musicale parcourt aussi les routes de France et de Belgique pour se produire en concert à la fin des années 1970. En Belgique, où Claude Vasori recrute souvent ses musiciens, il est alors l’orchestre officiel d’une émission baptisée « Nos plus belles années » présentée par Jean-Claude Menessier à la RTBF, la télévision publique francophone. S’adaptant sans cesse aux nouvelles technologies et aux sonorités contemporaines, Caravelli fait évoluer son orchestre et y introduit des instruments électroniques dans les années 1980. A la fin de l’année 2002, il enregistre à Bruxelles ce qui sera son dernier album dont le titre est celui d’une chanson de Céline Dion: « A new day has come ». Le chef d’orchestre meurt le 1er avril 2019 au Cannet.

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Michel Drucker – Photo (c) France 2 Pascalito

12 septembre 1942 : Naissance, à Vire, en Normandie, de l’animateur et producteur français Michel DRUCKER. Il est le fils d’un médecin de campagne juif d’origine roumaine installé dans le Calvados et d’une Autrichienne native de Vienne. Plutôt cancre appréciant la proximité du poêle à l’école, il ne fait pas des études remarquables mais il nourrit une passion pour le sport qui va l’amener à se rendre à Paris après son service militaire accompli à Compiègne et dans la capitale française. Il se fait engager à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Français en 1964. Il y est d’abord reporter sportif dirigé par Léon Zitrone, Pierre Desgraupes, Georges De Caunes et Roger Couderc. Et, malgré une courte apparition comme présentateur de l’émission musicale de variétés « Tilt » en 1964, il reste, jusqu’en 1975, cantonné dans le secteur des émissions sportives. Puis, il décide de consacrer ses émissions au show-business et à ceux qui font l’actualité de la chanson et du cinéma. Ses programmes ont d’abord pour titre « Les rendez-vous du dimanche ». Et c’est aux commandes de cette émission qu’il a la triste tâche d’annoncer le décès de Claude François le samedi 11 mars 1978 alors qu’il attend le chanteur pour des ultimes répétitions. Ensuite, il y a « Stars » sur TF1 puis, à partir de 1982, la mythique émission « Champs-Élysées » sur Antenne 2. Avec ces émissions, Drucker obtient une popularité et une notoriété qui lui permettent de recevoir des stars internationales mais aussi de partager l’amitié d’artistes comme Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean Ferrat, Salvatore Adamo ou Serge Gainsbourg. Epoux de l’ex-chanteuse et danseuse Dany Saval, il crée en 1984 la société de productions DMD (Dany et Michel Drucker). En même temps que cette carrière télévisuelle, Michel Drucker entame des activités radiophoniques à Paris sur RTL d’abord (« La Grande Parade » de 1976 à 1982) puis sur Europe 1 de 1983 à 1987. En 1990, le nouveau président d’Antenne 2 n’est guère inspiré en déclarant Drucker « has been ». Le producteur se tourne alors vers la chaîne privée TF1 où il obtient un succès considérable avec « Stars 90 ». En 1994, la chaîne publique Antenne 2 est devenue France 2 et Michel Drucker y revient pour un talk show quotidien de début de soirée où il révèle au grand public des artistes comme Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Cette émission intitulée « Studio Gabriel », du nom du Pavillon Gabriel que DMD Productions a acheté à deux pas de la Place de la Concorde, s’arrête en 1997. Un an plus tard, alors que l’état de santé de Jacques Martin ne lui permet plus d’assurer les programmes du dimanche après-midi sur France 2, c’est Drucker qui est sollicité et, le 20 septembre 1998, il présente le premier « Vivement dimanche ». Dans le même temps, l’animateur présente aussi des émissions ponctuelles et des soirées prestigieuses comme les remises de Molières, de Césars ou de Victoires de la Musique. De 2006 à 2007, il tente une nouvelle aventure un samedi soir par mois avec « Tenue de soirée » réalisée à chaque fois dans une ville différente sous un chapiteau transparent. Mais l’expérience s’arrête par manque de moyens. Le 20 mai 2006, il se trouve à Athènes pour commenter le concours Eurovision de la chanson pour la première fois. En 2008 et 2009, il revient à la radio dans les studios d’Europe 1. Puis, à la surprise générale, vingt ans après son interruption, il reprend, de manière très éphémère, l’émission « Champs-Elysées » le 13 novembre 2010. En 2012, il devient le présentateur d’une émission mensuelle sur France 2: « Le grand show ». Il y accueille à chaque fois une vedette de la chanson qui est la star de l’émission: Johnny Hallyday, Céline Dion, Florent Pagny ou Patrick Bruel, entre autres, en sont les invités. Durant le mois d’août 2014, il co-anime avec la présentatrice canadienne Julie Snyder un talk-show franco-québécois qui a pour titre « L’été indien ». Le couple y accueille des artistes comme Stromae, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Céline Dion, Patrick Bruel, Ginette Reno, Garou, Coeur de Pirate, Roch Voisine, Lynda Lemay, Robert Charlebois, etc. Très proche des artistes et des chanteurs, Michel Drucker n’a jamais caché son envie d’interpréter une chanson de temps à autre dans ses émissions. Il a ainsi participé de manière très brève à l’enregistrement de quelques chansons caritatives comme « La chanson des Enfoirés » en 1986, « Pour toi Arménie » en 1989, « Roumanie le soleil se lève à l’Est » en 1990 et « Un geste pour Haïti » en 2010. En 2015, l’animateur va plus loin en osant interpréter seul une chanson de Jean Ferrat qui lui tient particulièrement à coeur : « Nul ne guérit de son enfance ».

Puis, il annonce vouloir franchir un pas artistique de plus en préparant un « one-man show » qu’il compte présenter dans toute la France. Et, en juin 2016, il présente la dernière émission « Vivement dimanche » de l’après-midi. A partir de mois de septembre suivant en effet, Michel Drucker est toujours bien là le dimanche sur France 2 mais en avant-soirée pour un talk-show allongé. L’histoire n’est cependant qu’un éternel recommencement et, en septembre 2018, après avoir essayé d’autres formules sans succès, les dirigeants de France 2 demandent à Michel Drucker de reprendre les « Vivement Dimanche » de l’après-midi. Parallèlement à ces aventures télévisuelles, le fringant septuagénaire semble avoir pris goût au « stand up » dont il a décliné, depuis 2015, de nouvelles versions.
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Mylène Farmer en 1987 – Photo (c) Elsa Trillat

12 septembre 1961 : Naissance, à Pierrefonds au Québec, de la chanteuse française Mylène FARMER dont le vrai nom est Gautier. Son père est un ingénieur en ponts et chaussées français alors envoyé au Canada pour participer à la réalisation d’un barrage. Le travail est important et long et, du coup, toute la famille va s’installer au Québec où Mylène passe les huit premières années de sa vie. Ensuite, c’est le retour en France où tout le monde emménage à Ville d’Avray près de Paris. L’adolescence de Mylène se déroule entre Paris et la Bretagne où elle passe régulièrement ses vacances. Elle veut alors s’orienter vers l’équitation et devenir monitrice. Mais, finalement, c’est au cours Florent à Paris qu’elle aboutit avec l’ambition de devenir comédienne. Elle effectue alors divers petits boulots pour vivre. Après une brève carrière de mannequin, elle est engagée, au cours d’un casting en 1984, par Laurent Boutonnat pour devenir l’interprète d’un titre qu’il a composé et qu’il produit: « Maman a tort ». Elle décide alors de prendre un pseudonyme et elle choisit le nom d’une actrice américaine des années 1930: Frances Farmer. Le disque est apprécié des radios et devient un grand succès populaire. Un deuxième 45 tours est enregistré chez RCA en 1985 mais le titre « On est tous des imbéciles » marche moins bien que le premier et la firme de disques rend son contrat à Mylène Farmer. Du coup, son troisième vinyle sort chez Polydor à la fin de l’année 1985: « Plus grandir » n’est à nouveau pas un grand succès. Tout va changer en 1986 avec la commercialisation du premier album de Mylène Farmer qui va être porté par la chanson « Libertine ». La sortie du 45 tours est appuyée par un clip video tourné avec beaucoup de moyens et où la chanteuse rousse apparaît nue. Le morceau est un véritable « tube » et lance réellement la carrière de l’artiste. Dans la foulée, Mylène Farmer va voguer de succès en succès avec des titres comme « Tristana » (1987), « Sans contrefaçon » (1987), « Pourvu qu’elles soient douces » (1988), « Ainsi soit-je » (1988), « Désenchantée » (1991), « Je t’aime mélancolie » (1991), etc. La chanteuse amasse aussi les récompenses diverses comme les Victoires de la Musique par exemple. En 1989, Mylène Farmer fait ses premiers pas sur scène et elle innove totalement en présentant un spectacle chorégraphié et scénarisé. La tournée qui suit cette première expérience est un véritable triomphe public. Depuis, la carrière de la chanteuse s’est poursuivie d’une manière plutôt linéaire avec des albums au succès constant et des tournées de mega-concerts à guichets fermés. Entre 1986 et 2012, l’artiste a enregistré neuf albums en studio dont le dernier a pour titre « Monkey me ». Un nouvel opus, « Interstellaires », est commercialisé fin 2015 et il est annoncé par un single interprété en duo avec Sting: « Stolen car ». Il marque un nouveau tournant dans la carrière de Mylène: l’abandon de Laurent Boutonnat en tant que compositeur. En mars 2017, après plus de 30 ans de collaboration, l’artiste quitte la firme phonographique Polydor et Universal Music pour enregistrer son prochain album chez Sony Music. Ce nouvel opus se fait cependant attendre mais il est toutefois annoncé par deux titres sortis début 2018: « Rolling Stone » et « N’oublie pas », un duo avec la chanteuse LP. L’album est finalement commercialisé sous le titre « Désobéissance » à la fin du mois de septembre 2018. Le succès est fulgurant et entraîne une série de neuf concerts qui ont lieu uniquement, en juin 2019, à la Défense Arena de Paris parce que l’énorme infrastructure n’est pas transportable.
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Jonatan CERRADA en 2003

12 septembre 1985 : Naissance, à Liège, du chanteur et acteur belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA. Tout petit, Jonatan est passionné de musique et, à l’âge de dix ans, il apprend les bases du classique à l’Opéra Royal de Wallonie basé dans ville natale. Quelques mois plus tard, il s’inscrit et se fait remarquer au concours télévisé belge « Pour la Gloire » diffusé sur la chaîne publique francophone RTBF. Il se produit alors de plus en plus pour des concerts et il suit des cours d’art dramatique pendant trois ans. A la fin de l’année 2002, Jonatan est sélectionné pour une audition bruxelloise du télé-crochet de la châine privée française M6 : « A la recherche de la nouvelle star ». Il y interprète la chanson « Suerte » de Shakira, la version espagnole « de Whenever, Wherever ». Le jury, composé d’André Manoukian, Dove Attia, Varda Kakon et Lionel Florence, est séduit et lui permet de participer pleinement au programme. Il fait donc ainsi partie des onze chanteurs concourant lors des neuf émissions se déroulant au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne et diffusés en direct. Il remporte la première saison du télé-crochet le 10 juillet 2003 en battant Thierry Amiel en finale. Après la sortie d’un disque où il figure aux côtés des autres candidats pour chanter « Laissons entrer le soleil », Jonatan sort son premier véritable single en solo sous son simple prénom et interprète « Je voulais te dire que je t’attends » de Michel Jonasz. dans la foulée, le jeune artiste enregistre son premier album qui a pour titre « Siempre 23 » et dont 65.000 copies sont rapidement vendues. Il assure alors la première partie de la tournée d’Eros Ramazzotti dans les pays francophones avant de se présenter seul devant le public parisien de l’Olympia à deux reprises. Il chante aussi un peu partout en France, en Belgique et en Suisse. En 2004, Jonatan est choisi pour représenter la france au 49e Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule en mai à Istanbul en Turquie. Soutenu par une chorégraphie signée Kamel Ouali, il interprète « A chaque pas » et se classe 15e sur 24. Un an plus tard, le chanteur enregistre un titre de la bande originale du film « Robots » : « Mon paradis ». Le deuxième opus de Jonatan Cerrada est commercialisé en juin 2005. Il a pour titre « La preuve du contraire » et quelques chansons sont composées, notamment, par Henri Salvador. Il se vend à près de 30.000 exemplaires. A la fin de 2006, il met en ligne sur le web, pour être téléchargée légalement, la chanson « Ruban Noir » qui est un hommage à sa cousine victime des attentats de Madrid de mars 2004. L’année suivante, il joue le personnage d’Arthur Rimbaud dans une comédie musicale et, en 2008, il fait partie de l’aventure du spectacle musical consacré aux chansons de Charles Aznavour sur une idée de Laurent Ruquier : « Je m’voyais déjà ». Diane Tell, Véronique Rivière, Arno Diem et Pablo Villafranca participent aussi à ce spectacle présenté à Paris du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 puis du 12 février au 12 avril 2009, avant la France, la Belgique et la Suisse. En 2010, il commence à préparer un troisième album qui tarde à se concrétiser. Et, quatre ans plus tard, le chanteur déclare abandonner le projet ainsi que la musique, trop bouleversé par le décès inopiné de son frère Julien dans un accident de travail. Il décide alors de quitter l’Europe pour s’installer en Indonésie où la passion de la musique va le reprendre en 2017 avec l’enregistrement d’un album en français, anglais et indonésien. Il s’appelle désormais Jonatan Lelaki Lain Di Hati et interprète, en 2018, le thème principal du film indonésien « Liam Dan Laila » dont il est l’acteur vedette.
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Claude Semal en 2006

12 septembre 2006 : l’auteur-compositeur-interprète belge Claude SEMAL est sur la scène du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Jusqu’au samedi 16, il y présente « Enfant de solo », un seul-en-scène plein d’histoires et de chansons, avec une guitare électrique pour Rossinante et un poisson rouge pour rossignol. Le spectacle est mis en scène par Laurence Warin.

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12 septembre 2015 : Le festival « Alors, Chante » qui avait lieu depuis 30 ans à Montauban (F) n’y a pas été organisé en mai. L’événement étant déplacé à Castelsarrazin, il n’a pas été possible d’organiser l’édition 2015 dan un délai aussi court. L’équipe du festival a donc choisi, dans un premier temps, de proposer une soirée du 30e anniversaire d’Alors Chante le 12 septembre 2015 à Castelsarrasin. Une multitude d’artistes s’y retrouveront dans des duos, des trios, voire plus, pour y présenter des versions inédites du répertoire de la chanson francophone: Pierre Perret, Bénabar, Francis Cabrel, Amélie-les-Crayons, Benoît Dorémus, Zaza Fournier, Jean Guidoni, Alexis HK, Juliette, Renan Luce, Carmen Maria Vega, Cyril Mokaïech, les Ogres de Barback, Sanseverino, Anne Sylvestre, etc.
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Rachid Taha en 1998

12 septembre 2018 : Décès, à Paris, du chanteur algérien Rachid TAHA d’une crise cardiaque la nuit pendant qu’il dormait à son domicile. Né le 18 septembre 1958 à Saint-Denis-du-Sig (aujourd’hui Sig) près d’Oran en Algérie, le jeune Rachid déménage pour l’Alsace où il suit ses parents à l’âge de dix ans. Il vit ensuite quelque temps dans les Vosges où sa scolarité est plutôt turbulente. C’est à ce moment qu’il apprend à écrire et à parler l’arabe littéraire en écoutant les chansons de la célèbre Oum Kalsoum. Il suit alors des études de comptabilité et accomplit divers petits boulots avant de s’installer à Lyon où il finit par travailler en usine. Il rencontre alors Mohammed Moktar Amini qui est passionné de musique comme lui et, ensemble, ils fondent le groupe « Carte de Séjour ». Ils sont rejoints, en 1982, par Jérôme Savy et ils  enregistrent leur premier album, « Rhorhomanie », en 1984. Leur répertoire prône l’intégration et la tolérance envers les immigrés. Le groupe connaît son premier grand succès en 1986 avec la reprise, formidablement personnelle et significative, de la chanson « Douce France » de Charles Trenet. L’aventure de « Carte de Séjour » s’arrête en 1989 et Rachid Taha poursuit sa route seul en enregistrant un premier album intitulé « Barbès » en 1991. Le succès est certain mais il atteint vraiment son paroxysme en 1998 avec la chanson « Ya Rayah ». La même année, il enregistre sur un album le spectacle qu’il a partagé avec Khaled et Faudel: « 1,2,3 Soleils ». Les opus suivants de Rachid Taha reçoivent tous un bon accueil des médias et du public: « Tékitoi » (2004), « Diwan 2 » (2006), « Bonjour » (2009) ou encore « Zoom » (2013).
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7 JUILLET

Marcel Merkès dans les années 1950

7 juillet 1920 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur d’opérette français Marcel MERKES. Intéressé dès son plus jeune âge par l’art lyrique, et conscient de son potentiel vocal, il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux où il obtient plusieurs prix de chant. A 22 ans, il effectue ses premiers pas sur une scène dans le cadre d’un opéra présenté au Grand Théâtre de Bordeaux: « Manon » de Jules Massenet. C’est au Conservatoire de Bordeaux que Marcel rencontre Paulette Merval, chanteuse et violoniste, qu’il va épouser et avec qui il crée un duo mythique de l’opérette française. Ils vont ainsi se produire ensemble plus de 10.000 fois dans leur longue carrière. Parmi les nombreuses opérettes à l’affiche desquelles ils apparaissent, on peut citer « Rêve de Valse » d’Oscar Strauss, « Violettes impériales » de Vincent Scotto, « Rose-Marie » de Rudolf Friml, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar, « Michel Strogoff » de Jack Ledru, « Douchka » de Georges Garvarentz et Charles Aznavour et « Princesse Czardas » de Emmerich Kálmán. Marcel Merkès est décédé le 30 mars 2007 à Pessac.

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7 juillet 1945 : Mariage, à Paris à la mairie du 18e arrondissement, de Fernand SARDOU avec Jacqueline Labbé qui prendra pour pseudonyme Jackie ROLLIN puis Jackie Sardou. De leur union naîtra, le 26 janvier 1947, le chanteur et comédien Michel SARDOU.

 

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7 juillet 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Géry LIPPMAN. Né dans une famille où la chanson est importante, il écrit ses premières chansons à l’âge de 19 ans. Il crée alors avec des copains le groupe « Osmose » puis la formation « Acte 2 ». Sa passion pour Michel Polnareff et William Sheller l’amènent à jouer du piano et à finalement chanter en solo. Il enregistre deux 45 tours à la fin des années 1980 dont « Lady » qui récolte un petit succès. Il perfectionne ensuite ses connaissances musicales pour devenir arrangeur et professeur de piano. Mais, en 1997, il effectue un retour à la chanson et se produit, entre autres, aux Francofolies de Spa le 20 juillet. Il y revient le 19 juillet 2003, le 22 juillet 2006 et le 18 juillet 2008. Gery Lippman a, jusqu’ici, enregistré quatre albums: « Entre amours et voyages » en 2003, « Le surfeur des étoiles » en 2007, « Vaisseau fantôme » en 2013 et « La serrure » en 2017. Ce dernier opus, qui comprend dix chansons originales, est présenté au public en mars 2017 dans le cadre étonnant du nouveau musée de la Boverie à Liège. En 2019, Géry Lippman rend hommage à l’une de ses idoles en proposant un spectacle des chansons de Michel Polnareff le 23 juin à Malmedy (B) dans le cadre des fêtes de la musique.

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RITCHY en 1982

7 juillet 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur français RITCHY, de son vrai nom Laurent Manghi. C’est dans sa ville natale qu’il suit des cours d’opéra pendant deux ans au Conservatoire local. A 18 ans, le jeune Laurent est découvert par le producteur et animateur de télé français Guy Lux qui lui écrit une chanson et lui permet de signer un contrat discographique chez Vogue. Son premier 45 tours est un rock and roll d’inspiration sixties qui va se vendre à 700.000 exemplaires: « Poupée sucrée ».

Dans la foulée de ce rapide succès, Ritchy sort un deuxième 45 tours, « Rap’n’roll », qui se vend moins mais, en 1984, la chanson « Parle à mon coeur ma tête est malade » est à nouveau un « tube » avec 900.000 vinyles vendus. En 1985, il est engagé pour chanter des reprises de grands standards tous les dimanches dans l’émission « Thé dansant » de Jacques Martin. En 1986, après avoir fait la première partie d’Hervé Vilard sur le podium du Tour de France, il assure le même rôle à l’Olympia de Paris. C’est aussi cette année-là que la firme de disques Vogue fait aveu de faillite. Et Ritchy retrouve un contrat chez Polydor où, en 1987, il enregistre son sixième 45 tours, « Brunes blondes », dont les ventes sont plus faibles. Cette situation entraîne un nouveau changement de maison de disques et des chiffres de ventes qui s’étiolent avec le temps. En 1990, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Luis Mariano, c’est encore Guy Lux qui lui propose d’enregistrer un mégamix des chansons du roi de l’opérette qui sort chez Warner. Le 45 tours marche bien mais il n’y aura pas de suite. Commence alors pour Ritchy une très longue série de concerts entrecoupée, de temps en temps, d’invitations dans l’émission télé « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Entre 1992 et 2003, Ritchy travaille à l’écriture d’une comédie musicale intitulée « Chrysalis ou la légende du Louvre ». Début 2013, l’artiste a sorti un double CD, « Danse avec les sixties » où il reprend 30 succès des années 1960.
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Julien Doré en 2011

7 juillet 1982 : Naissance, à Alès, de l’auteur, compositeur et interprète français Julien DORE. Après une enfance et une adolescence plutôt calmes et classiques qui se déroulent dans le sud de la France, Julien se dirige vers les Beaux-Arts et poursuit des études en ce sens pendant cinq ans à Nîmes. Mais, depuis très longtemps, la passion majeure du garçon est la musique et il est logique qu’en 2002, il crée le groupe Dig Up Elvis sous le nom de Julien Goldy (ce qui veut dire doré en anglais). La formation tourne bien pendant quelques années dans la région natale de Julien. Puis, en 2006, l’artiste monte un autre projet qui a pour but de reprendre les grands succès de l’époque disco: « The Jean d’Ormesson disco suicide ». Parallèlement à cette nouvelle activité musicale, Julien décide de se présenter au casting du crochet télévisé français « La Nouvelle Star ». Il est sélectionné et atteint la finale en présentant, à chaque émission, une reprise décalée d’un succès de chanson française ou anglo-saxonne. En juin 2007, il quitte le concours en grand vainqueur. Il lui est alors permis d’enregistrer un premier album sous son nom et avec ses goûts personnels et excentriques: « Ersatz ». L’opus lui permet d’obtenir une Victoire de la Musique en 2008 (album révélation) et, au cours de la même soirée, il reçoit aussi la Victoire du meilleur video clip de l’année pour la chanson « Les limites ».

Julien Doré poursuit, simultanément à sa nouvelle carrière de chanteur soliste, quelques expériences musicales rock avec des copains musiciens et il prend donc le temps de préparer un deuxième album qui est finalement commercialisé en 2011: « Bichon ». Le disque est encore plus décalé que le premier et il est composé de quelques duos inattendus comme celui qui requiert la participation de l’accordéoniste française Yvette Horner. Deux ans plus tard, l’album « Love » recèle de nouvelles perles telles « Paris-Seychelles » ou « Chou Wasabi ». En 2015, il reçoit la Victoire de la Musique récompensant l’artiste masculin de l’année. Un an plus tard, le nouvel opus de Julien Doré a pour titre étrange « & ». Des titres comme « Le lac » ou « Coco Câline » procurent un grand succès à l’artiste qui en profite pour entamer une carrière au Japon. En mars 2017, l’artiste commercialise un album qui reprend, en versions acoustiques, quelques-uns de ses grands succès mais, aussi, des reprises originales comme le fameux « Africa » de Rose Laurens interprété dans un improbable duo avec Dick Rivers. Au fil du temps, Julien Doré s’affirme donc comme un artiste incontournable du paysage de la chanson francophone du 21e siècle. Et il s’est aussi distingué au cinéma dans quelques films de bonne facture.
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André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

7 juillet 1987 : Décès, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, il est destiné très tôt par son père aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend alors des études de kinésithérapeute. Mais il participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour assouvir son autre passion. Et c’est au cours d’un crochet radiophonique qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Ce dernier l’engage au sein de son orchestre réputé et André y fait ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant également deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Ce titre, « Maréchal, nous voilà », lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944.
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7 juillet 1987 : Naissance, à Valence, du chanteur et compositeur français Gaël FAURE. En tant que fils d’un fermier et d’une infirmière, son enfance n’est pas teintée de musique mais plutôt marquée par la nature et les dérèglements de la société entre autres. A quatorze ans, il assiste à un concert du groupe Louise Attaque et se rend compte qu’il existe une activité qui commence à le passionner: la musique. Nous sommes en 2001 et il achète sa première guitare pour apprendre progressivement et lentement, en autodidacte. Laissant un peu de côté la composition, il se destine à être architecte-paysagiste lorsqu’il s’inscrit au casting du crochet télévisé français « Nouvelle Star ». Il parvient à atteindre la demi-finale du programme et il commence à recevoir des propositions pour jouer dans des téléfilms, dans des comédies musicales ou pour enregistrer des chansons. Mais tout cela ne l’enchante guère. Il préfère se lancer sur scène en 2007 en présentant ses propres compositions. Il peaufine ces dernières afin de pouvoir les enregistrer et les enfermer ensuite dans un disque compact. Pour ce faire, il travaille avec un producteur indépendant, Serge Khalifa, et ce premier album intitulé « Jardin de ville » sort en août 2008. Enregistré à Paris et à Londres, il est réalisé avec la collaboration de Nadia Farès et obtient un bon succès de vente et d’écoute sur les plateformes numériques. Gaël Faure multiplie alors les prestations scéniques en France et en Belgique où il vit un moment, à Bruxelles. A partir de 2012, l’artiste travaille avec d’autres musiciens comme Tété, Ben Ricour ou Barcella afin de proposer un deuxième album qui est commercialisé au début de l’année 2014: « De silences en bascules ». L’artiste met ensuite trois ans pour écrire et préparer l’opus suivant annoncé en 2017 par les titres « La saison » et « Ereinté ». Ce troisième disque de Gaël Fauré, réalisé avec l’aide, notamment, de Pierre et Charles Souchon, est intitulé « Regain » et est commercialisé en janvier 2018.
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7 juillet 2000 : les artistes belges Daniel HELIN et Philippe LAFONTAINE sont à l’affiche du 33e Festival d’été de Québec. Ils se produisent au cours de la même soirée sur la scène du Parc de la Francophonie. La veille, ce sont les Québécois de La CHICANE et Eric LAPOINTE qui ont enflammé le site du Manège militaire. Au programme de la manifestation, qui dure jusqu’au 15 juillet, on note aussi, notamment, les prestations de Sylvain LELIEVRE (Qc), de Gilles VIGNEAULT (Qc), des COWBOYS FRINGANTS (Qc), de Plume LATRAVERSE (Qc), de Luce DUFAULT (Qc), de Luck MERVIL (Qc), de Chloé SAINTE-MARIE (Qc), des FABULEUX ELEGANTS (Qc), de Daniel BOUCHER (Qc), de Robert CHARLEBOIS (Qc), de Jo LEMAIRE (B), de Fabiola TOUPIN (Qc), de Laurence JALBERT (Qc), de Dan BIGRAS (Qc) et de Sacha DISTEL (F).
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7 juillet 2001 : Le Dour Festival, en Belgique, accueille quelques artistes et groupes francophones ces samedi 7 et dimanche 8 juillet. Sont ainsi à l’affiche, entre autres, K2R RIDDIM, MASSILIA SOUND SYSTEM, ALPHA BLONDY, FONKY FAMILY, STARFLAM et DISIZ LA PESTE.
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