Le bateau n’a plus de capitaine : Eric Morena est mort

En 1987

Le chanteur français Eric Morena, devenu célèbre dans les années 80 avec le tube « Oh! mon bateau », est décédé le samedi 16 novembre 2019 à l’âge de 68 ans des suites d’un cancer.
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Né à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, sous le nom de Jacques Devinck le 27 octobre 1951, le jeune homme suit des études théologiques au Séminaire Saint-Sulpice d’Issy-les-Moulineaux avant de tenter une expérience de missionnaire en Afrique. Mais, à l’âge de 30 ans, remarqué par certains grâce à sa voix de ténor léger, il est poussé par d’autres à risquer quelques pas dans le monde de la musique chantée. Il choisit alors un pseudonyme issu de son admiration pour Luis Mariano et Dario Moreno : il s’appellera désormais Eric Morena. Il passe le début des années 1980 dans les classes du Conservatoire d’art lyrique de Paris où il suit les cours de professeurs célèbres comme Gabriel Bacquier, Michel Dens ou Lucien Lupi par exemple. Son talent lui permet alors de jouer dans quelques opérettes à l’affiche des théâtres parisiens. un producteur de disques estime alors qu’il y a un filon à exploiter et demande à Morena d’enregistrer un titre qui ressemble à une parodie des personnages d’opérette. La chanson « Oh mon bateau » est commercialisée en 1987 et réaliser des scores de vente incroyables. Au point d’être nommé comme « Révélation masculine 1987 » aux Victoires de la Musique.

Dans la foulée, l’artiste obtient encore quelques bons succès comme « Ramon et Pedro » mais son aura faiblit de plus en plus avec le temps qui passe. Les galas se raréfient alors et se transforment en prestations rapides sur des podiums ou dans des clubs et des boîtes de nuit. En 1992, le chanteur fait à nouveau parler de lui dans la rubrique people des journaux qui en raffolent : il révèle son homosexualité et épouse un homme qu’il présente comme son compagnon. Mais il s’agit en fait d’une piteuse mise en scène qu’Eric Morena regrettera par la suite alors que son vrai compagnon meurt du sida. Après une période de dépression, un nouvel album est commercialisé en 1996 : avec le titre « Si tu vas à Dario », il s’agit d’un hommage à Dario Moreno. Puis, il faut attendre 2005 pour l’opus suivant qui est constitué de reprise : « Éric Morena l’enchanteur ». Très discret depuis cette époque, il devient un praticant des réseaux sociaux où, malade, il donne de ses nouvelles sur Facebook en signant ses messages « votre ami le Capitaine du bateau ». Éric Morena meurt le 16 novembre 2019 à Arcachon des suites d’un cancer.
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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ».

Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente. La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI. Au cours de l’année 2018, l’artiste déclare ne plus vouloir se consacrer qu’au théâtre.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoit, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». L’artiste diversifie alors ses activités en composant des jingles et génériques radiophoniques ainsi que des musiques publicitaires. Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016. Depuis, le chanteur poursuit une carrière où il semble totalement réaliser ce qu’il apprécie. Sur YouTube, on peut ainsi, notamment, trouver un superbe duo où il reprend, avec Philippe Lafontaine, « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand en mode bossa nova.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de deux albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: VivaCité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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5 JANVIER

 

Dany Saval en 1971

5 janvier 1942 : Naissance, à Paris, de Dany SAVAL. Surtout connue ces dernières années comme l’épouse de Michel Drucker depuis 1973, Dany Saval fut d’abord danseuse et comédienne avant de pousser la chansonnette en enregistrant quelques titres entre 1959 et 1971: « L’amour tourne en rond » ou « Hôtel particulier » entre autres. Ce ne furent pas de grands succès. Née sous le nom complet de Danielle Nadine Savalle, elle fut aussi l’épouse de Maurice Jarre en 1965 avec qui elle eut une fille prénommée Stéphanie et née en 1966. Elle s’est retirée de la vie publique et artistique en 1987.

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Photo de 1982 (c) Benjamin Auger

5 janvier 1949 : Naissance, à Belcourt près d’Alger, du chanteur Rachid BAHRI. Dans son pays d’origine et dès son enfance, Rachid rêve de devenir musicien. C’est comme ça qu’il apprend, en autodidacte, à jouer de la guitare et du piano. Il observe et intègre aussi au plus profond de lui-même un important métissage de cultures musicales. A la maison, il chante ainsi aussi bien en français qu’en arabe et en anglais. Sa voix se prête à merveille à l’interprétation du blues et il n’est pas rare que Rachid interprète aussi ce genre de mélodie. Au tout début des années 1970, Rachid Bahri s’installe en France pour pratiquer la musique et il a la chance de pouvoir y accompagner des artistes internationaux majeurs sur scène : Donna Hightower, Stevie Wonder, Steve Winwood and David Gilmore (Pink Floyd), Manu Dibango, etc. Il est aussi engagé pour assurer la direction musicale de quelques disques pour Jacques Yvart notamment en 1976. Grâce à son talent et à ses capacités vocales, il est remarqué par un producteur qui lui propose d’enregistrer des chansons. Après avoir commercialisé quelques 45 tours sans succès dont un sous le nom de Rashied en 1975, cet artiste connaît des « tubes » comme « J’ai le coeur au bord des larmes » et « Terre sanguine » au début des années 1980. Il est ensuite retombé dans l’anonymat malgré la sortie de quelques albums plutôt bien produits (comme « Il y a des braves gens partout » en 1997) et une voix rauque peu commune.

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Dans les années 1980

5 janvier 1956 : Naissance, à Gembloux, de la chanteuse belge Jo LEMAIRE. Cette interprète talentueuse commence sa carrière dans les années 1970 comme chanteuse du groupe FLOUZE avec lequel, après plusieurs succès en anglais, elle atteint les sommets des hit-parade en reprenant « Je suis venue te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg en 1981.

Entamant alors une carrière solo, elle tente un premier 33-tours où une face est chantée en français et l’autre en anglais. Il a pour titre « Concorde », sort en 1983 et est récompensé par un disque d’or grâce aux succès de « Parfum de rêve » et « La mémoire en exil ». Un an plus tard, l’opus suivant intitulé tout simplement « Jo Lemaire » fait la part belle, totalement en français, aux rythmes rock, pop et funky. Le titre phare est « Tentations ». Après un disque en anglais (« Stand up » en 1987), l’artiste revient sur disque compact cette fois, en 1990, avec un album de chanson française sobre : « Duelle ». Plusieurs titres deviennent des succès : « C’est mon bateau », « La nuit te ressemble » et « Un mot ne suffit pas ». Ce disque lui permet de franchir les frontières de la Belgique et de se faire connaître en France mais aussi en Suisse, au Québec et aux Pays-Bas. Elle est ainsi amenée à se produire dans des festivals à Montréal, à Québec ainsi qu’aux Transmusicales de Rennes et au Printemps de Bourges. Les albums se suivent et récoltent tous un beau succès international : « Aujourd’hui » (1992 avec « Babylone » et « Anonyme incognito ») et « Liverpool » (1994). Depuis 1991, Jo Lemaire s’est aussi appliquée à chanter en néerlandais avec un premier essai enregistré en hommage au célèbre chanteur belge néerlandophone Will Tura : « Heimwee naar huis ». Et cela plaît au public qui en redemande : c’est le début d’une belle carrière pour l’artiste en Flandre. En 1997, alors que sort l’album « Jour et nuit », elle est élue “personnalité wallonne la plus populaire” par les jeunes lecteurs du journal flamand “De Morgen”. Elle se déplace alors dans les écoles du nord de la Belgique pour y inciter, par des chansons francophones, les jeunes élèves à s’intéresser à la langue française. Cette année-là aussi, elle est l’invitée surprise de « Night of the Proms » à Anvers : elle y chante aux côtés d’artistes comme Simple Minds, Deborah Harry (Blondie) ou Alan Parsons Projects. L’année suivante, elle est engagée dans la comédie musicale “Brel Blues” qui est consacrée, vingt ans après la mort de l’artiste, aux chansons de Jacques Brel traduites en néerlandais. Dans la foulée, Jo Lemaire enregistre un CD, « Enkelvoud » où l’on retrouve ses grands succès personnels en version néerlandaise. En 1999, elle rend hommage à Edith Piaf dans un spectacle personnel (« Piaf : une vie ») qui tourne beaucoup et qu’elle a l’occasion de présenter au festival d’été de Québec en juillet 2000. Les concerts mobilisent la chanteuse jusqu’en 2002 et, l’année suivante, elle prépare un nouvel album de 23 chansons originales et succès qui sort en octobre : « Jo prend la mer ». En 2007, elle entame la présentation d’un nouveau tour de chant basé sur les chansons françaises de ses vacances enfantines : « Jo chante la douce France ». La tournée des concerts se poursuit en 2008 et 2009 avant que Jo Lemaire ne propose deux rétrospectives de ses plus grands succès sur scène : « Une vie, une voix » et « D’icône rock à chansonnière ». Se consacrant presque définitivement vers l’art de la scène, la chanteuse embraye, en 2011, sur un spectacle intitulé « My sentimental journey » où elle évoque la musique européenne au travers du fado portugais, de la folk irlandaise, de la chanson française ou du cabaret allemand.
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Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

5 janvier 1956 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète Gérard BERLINER. Dès l’âge de treize ans, déjà attiré par des activités artistiques, il décroche des petits rôles au cinéma et au théâtre. Et, comme il veut en faire un métier, il s’inscrit ensuite aux cours d’art dramatique de Claude Viriot et quitte sa famille à quinze ans pour vivre avec la secrétaire d’une firme discographique. Passionné de musique et de chanson, il tient une échoppe de disques au marché aux puces avant de pouvoir enregistrer une première chanson en 1974 : « Pour toi je veux vivre ». Cela lui permet d’être à l’affiche des concerts gratuits de la tournée d’été de la radio périphérique française Europe 1 en première partie des Martin Circus et de Georgette Plana. Engagé comme figurant pour des émissions télévisées françaises comme celles produites à l’époque par Gilbert et Maritie Carpentier, il effectue de nombreuses rencontres et, en 1978, il est remarqué par Serge Lama qui lui demande d’assurer les levers de rideaux de ses concerts. Puis, c’est la première partie de Marie-Paule Belle qu’il preste à l’Olympia de Paris en 1977. Il poursuit alors sa carrière artistique en travaillant pour les autres : il compose et réalise ainsi un 45 tours pour l’actrice et chanteuse française Babeth, « Bébé Reggae », en 1981. La même année, il fait la connaissance du parolier Frank Thomas avec qui il écrit la chanson « Louise » qui devient l’un des « tubes » de l’été 1982 avec 1,5 million de disques vendus.

Gérard Berliner est alors invité de l’émission télévisée Champs-Élysées de Michel Drucker, puis, en octobre 1983, il est au programme de l’Espace Cardin à Paris où il assure la première partie des concerts de Juliette Gréco durant un mois. Il éprouve ensuite bien des difficultés à rester populaire malgré des chansons comme « Voleur de mamans » entre autres. L’artiste enregistre cependant quelques albums (« Je porte ma vie » en 1983, « La mémoire profane » en 1984) et ses chansons font l’objet de quelques compilations. Gérard Berliner alterne alors des prestations dans des séries télévisées et des concerts dans des salles parisiennes comme Le Sentier des Halles ou le Casino. Et il faut attendre les années 1990 pour qu’il enregistre d’autres albums comme « De toi à moi » en 1990. Un album qui lui permet d’âtre l’invité d’honneur d’un podium d’été réalisés par la radio publique belge RTBF à Butgenbach le mercredi 8 août 1990. Suivent alors les opus « Le Vertige des fleurs » produit par Charles Aznavour en 1992, « Chien de voyou » en 1994 et « Heureux » en 1997. Pour le 14 juillet 2002, date du bicentenaire de la naissance du poète-écrivain des « Misérables », il est celui qui a écrit le spectacle « Hugo illumine Paris » sur les conseils du célèbre l’historien et académicien Alain Decaux. Il lui vient alors l’idée de monter un spectacle mêlant chanson et théâtre : « Mon alter Hugo », évocation personnelle de la vie de Victor Hugo qu’il présente durant plusieurs saisons à Paris. Il tourne également avec un spectacle en hommage à Serge Reggiani. On le revoit à l’occasion de certaines émissions télévisées et ses spectacles attirent toujours autant de spectateurs. En 2006, il est nommé aux « Molières » dans la catégorie « Molière du spectacle musical » pour « Mon alter Hugo ». Mais, de manière inopinée, Gérard Berliner décède à l’hôpital Necker de Paris le 13 octobre 2010 d’une crise cardiaque à l’age de 54 ans. Sa dépouille est inhumée au cimetière parisien du Père-Lachaise, division 44. Gérard Berliner y repose auprès de ses parents et de son demi-frère, Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches et abattu le 14 janvier 1986 au cours d’une fusillade avec des policiers à la suite d’un braquage.
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MISTINGUETT

5 janvier 1956 : Décès, à Bougival, de la chanteuse et actrice française MISTINGUETT. Née le 5 avril 1875 à Enghien-les-Bains sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois, elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle est appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ». En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ». L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied à Paris avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.
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Francis Lopez

5 janvier 1995 : Décès, à Paris, du compositeur français Francis LOPEZ. Basque d’origine, il naît le 15 juin 1916 à Montbéliard. Orphelin de son père à l’âge de cinq ans, c’est à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur. De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano sera la star. Il y aura « La Belle de Cadix », « Le Chanteur de Mexico », « La Route Fleurie » ou, plus tard, « Gipsy » dont José Todaro est la vedette, Luis Mariano étant alors décédé.
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17 DECEMBRE

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

17 décembre 1911 : Naissance, à Paris, du chanteur français André CLAVEAU. Il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Chez moi ». Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau va ainsi multiplier les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur va animer une émission de variétés sur Radio Paris. Ces activités-là lui valent d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « Marjolaine », « Deux petits chaussons », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë. Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle vague des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision après 1970. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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Jean-Claude Drouot en 1965 – Photo (c) Roger Bernard

17 décembre 1938 : Naissance, à Lessines, de l’acteur belge Jean-Claude DROUOT. A quinze ans, il découvre Luis Mariano, le bonheur de chanter et celui d’avoir une voix. Il chante à la chorale de l’église de Deux-Acren notamment. Puis, il se dirige vers l’art dramatique et, après une formation théâtrale à l’ULB, Université Libre de Bruxelles, il joue dans quelques pièces. Il est ensuite engagé pour le rôle de Thierry la Fronde dans un feuilleton télévisé français qui récolte un énorme succès. C’est lors de cette expérience télévisuelle que Jean-Claude s’essaie vraiment à la chanson en interprétant les thèmes du feuilleton comme « La marche des compagnons » en 1964. L’année suivante, il sort un autre 45 tours avec quatre titres dont « La chanson pour Barbara » et « Si la bouche vous en dit », deux chansons écrites et produites par le chanteur Marcel Mouloudji. En 1966, il enregistre encore une chanson de la comédie musicale « Mouche »: « Elle est toute ma vie ». Il partage l’affiche de ce spectacle avec Christine Delaroche et Magali Noël. Il s’agit d’une comédie musicale américaine signée Bob Merrill et Michael Stewart dont l’adaptation en français est le travail de Paul Misraki et de Jean Cosmos. Par la suite, Jean-Claude Drouot revient à des activités plus théâtrales non sans encore enregistrer une chanson en duo avec Isabelle Aubret en 1970: « Olivier Olivia » écrite par Serge Lama et composée par Yves Gilbert que vous pouvez écouter ci-dessous.

Fortement intéressé par la musique et le mélange des genres, il fait, à de nombreuses reprises, intervenir la musique et la chanson dans les spectacles qu’il met en scène par la suite. Il poursuit sa carrière de comédien et de metteur en scène en vivant dans la région française qu’il apprécie: le Quercy. Pour en savoir plus sur Jean-Claude Drouot, vous pouvez visionner « L’invité » de TV5 Monde ci-dessous, une émission réalisée en juin 2015.

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Billy Bridge en 1963

17 décembre 1945 : Naissance à Cherbourg du chanteur et compositeur français Billy BRIDGE sous son vrai nom de Jean-Marc Brige. Il a à peine seize ans quand Jean-Marc est remarqué par un directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des yé-yés et, pour tout jeune connaissant la musique, celle de la gloire qui n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ». Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir en France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste de danse des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.

Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à 16 ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète. En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours et, en 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows » en 1971. Billy Bridge ressort quelques vinyles sous ce patronyme en 1974 (« Karma », « Naître mourir et renaître ») et en 1981 (« Fille des années 60 »). Parallèlement à sa carrière d’interprète, Billy Bridge a écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973). Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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Annie Philippe en 1966 – Photo (c) JC Bonora

17 décembre 1946 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Annie PHILIPPE. Très jeune, elle se passionne pour la danse classique et elle est petit rat au théâtre du Châtelet. A 18 ans, elle est engagée comme disc-jockey au club parisien branché Twenty One. C’est là qu’elle rencontre le chef d’orchestre Paul Mauriat qui lui trouve des capacités artistiques et lui propose d’enregistrer deux 45 tours. L’un de ceux-ci permet de découvrir une reprise en français d’un titre des Supremes: « Baby love ».

Le coup d’essai est assez concluant et est confirmé par un troisième disque sur lequel une chanson de Guy Marchand, « J’ai tant de peine », connaît le succès. Mais ce dernier est sans rapport avec le ras de marée que va provoquer « Ticket de quai » chez les disquaires au début de l’année 1966. Pendant encore cinq ans, Annie Philippe enregistre des disques qui connaissent un succès de moins en moins important: « C’est la mode » (1966), « Le mannequin » (1967), « Le même amour » (1968), « Je découvre tout » (1969) et « Je suis à toi » (1971). Après avoir effectué de nombreuses tournées avec Claude François notamment, elle prend quelque distance avec le métier. Et, en 1975, après avoir posé pour des photos dénudées dans « Lui », le magazine qui se définit alors comme celui de l’homme moderne, elle rejoint le groupe « Electrogène » pour une chanson: « Je tu il nous vous les autres ». Puis elle retrouve son nom initial pour les 45 tours qu’elle va encore enregistrer durant la décennie 1970: « Comme je t’aime »(1976) ou « Appelle Jack » (1978). Au cours des années 1980, elle commercialise deux disques avant de se retrouver sur la scène de l’Olympia en première partie des Forbans en 1985. Trois ans plus tard, Jean-Paul Belmondo la propose au réalisateur Claude Lelouch et elle décroche un rôle dans le film « Itinéraire d’un enfant gâté ». Elle sort un nouveau 45 tours avec la chanson « Qu’est-c’que tu deviens ? ». Dans les années 1990, la chanteuse est, de temps à autre, l’invitée de Pascal Sevran dans ses émissions à la télé française. En 2001, lors de l’émission spéciale des quinze ans de « La chance aux chansons », elle rencontre Frank Alamo qui, vedette des sixties, a arrêté de chanter depuis un moment. Suite à cette émission, Frank Alamo propose à Annie Philippe de mettre au point un spectacle qu’ils vont proposer ensemble un peu partout en France. Dans la foulée, ils sont embarqués dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2006 et 2007. Ensuite, inlassable, la chanteuse enregistre de nouveaux titres, dont « Versets de l’amour », qui peuvent être téléchargés légalement sur internet en 2010.
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Basilique Notre-Dame à Montréal (c) Passion Chanson

17 décembre 1994 : Céline DION épouse son producteur et pygmalion, l’ex-musicien et chanteur René ANGELIL, à Montréal en la basilique Notre-Dame.

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1er DECEMBRE

Alain Bashung

1er décembre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Un an après sa naissance sous le véritable patronyme de Baschung, Alain est envoyé dans la région de Strasbourg chez les parents de son beau-père. Pour ses cinq ans, il reçoit un harmonica qui va sérieusement lui ouvrir les portes de la musique. A douze ans, il revient à Paris et y découvre le rock’n’roll balbutiant. Au milieu des années 1960, après avoir stoppé des études de comptabilité, il fonde avec des copains les « Dunces », un groupe de rockabilly qui n’existe que très peu de temps. Après avoir formé un autre groupe à Royan, il songe à se lancer comme chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours à l’âge de 19 ans et ces débuts sont très difficiles. Mais cela ne l’empêche toutefois pas de se produire au Palais des Sports de Paris en 1967 en lever de rideau des Troggs et de Cream. Un an plus tard, son quatrième 45 tours connaît un léger succès radiophonique grâce à la chanson « Les romantiques ».

Entre 1972 et 1974, Bashung travaille sur trois albums pour Dick Rivers. Et, en 1973, le chanteur tient le rôle de Robespierre dans la comédie musicale « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg. Pendant sept ans, il enregistre toute une série de disques, dont l’un sous le pseudonyme de David Bergen, mais aucun ne se vend. En 1980, après deux albums écrits en compagnie du parolier Boris Bergman, Bashung décroche la timbale avec « Gaby oh Gaby » qui s’écoule à plus d’un million d’exemplaires. Il récidive un an plus tard avec « Vertige de l’amour » et cela lui permet de se produire à l’Olympia de Paris. Les albums qui vont suivre, après une rupture temporaire avec Bergman, seront boudés par le public malgré un travail effectué avec Gainsbourg notamment. En 1986, Alain renoue avec Boris Bergman et avec le succès grâce au titre « SOS Amor » qui se trouve sur un album récompensé aux Victoires de la musique. Trois ans plus tard, l’artiste arrête à nouveau sa collaboration avec Bergman et découvre un autre parolier de génie: Jean Fauque. Cela aboutit au succès de « Osez Joséphine » en 1991 suivi de « Madame rêve ». Trois ans après, sort l’album « Chatterton » qui contient le titre « Ma petite entreprise ». Après des débuts encourageants au cinéma, Bashung revient à la chanson en 1998 avec l’opus intitulé « Fantaisie militaire » dont le premier single à en être issu est « La nuit je mens ». Pour cet album, il reçoit trois Victoires de la musique en 1999. Les albums et les expériences scéniques se poursuivent pour Bashung avec un succès inégal jusqu’au 24 mars 2008, jour de sortie de l’album « Bleu pétrole ». Mais le cancer le tenaille déjà et, malgré sa maladie, il entame une tournée avec, dès le 10 juin 2008, une série de récitals à l’Olympia. Alain Bashung est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte à nouveau trois Victoires de la musique et ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public. Le cancer du poumon finit par le terrasser le 14 mars 2009 à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, à l’âge de 61 ans. Après une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-des-Prés, il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise le 20 mars 2009. Un premier album posthume de Bashung sort en 2011 et il reprend les chansons du disque de Gainsbourg « L’homme à la tête de chou » pour lequel l’artiste a encore eu le temps d’enregsitrer les voix avant de mourir. Et, en 2018, la femme de Bashung, Chloé Mons, demande à la musicienne et réalisatrice Edith Fambuena de réaliser un deuxième album post mortem avec des chansons enregistrées pour l’album « Bleu pétrole » puis délaissées et inachevées. Cet opus-là a pour titre « En amont » et se voit récompensé de la Victoire de la Musique pour le meilleur album de chansons. La récompense est remise à Chloé Mons le 8 février 2019 à la Seine musicale de Boulogne-Billancourt, soit près de dix ans après celle reçue en mains propres par Bashung.
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Dario Moreno

1er décembre 1968 : Décès à Istanbul du chanteur d’opérette et acteur turc Dario MORENO. De son vrai nom David Arugete, l’artiste voit le jour le 3 avril 1921 à Aydin, près d’Izmir, en Turquie. Le jeune David commence à chanter très tôt à la synagogue d’Izmir où l’on apprécie sa voix de ténor. Au fil des rencontres, on lui fait comprendre que son talent ne peut se limiter à la Turquie. C’est ainsi qu’il se fait engager par l’orchestre américain de Mac Allen pour effectuer une tournée mondiale qui passe, notamment, par Paris. Il s’installe dans la capitale française en 1948 et enregistre un premier disque 78 tours chez Odéon. Ses capacités de ténor font alors beaucoup d’effets auprès des spécialistes de l’opérette dont c’est alors l’âge d’or à Paris. Et, sous le nom de Dario Moreno, il se retrouve sur la scène des théâtres parisiens aux côtés de Luis Mariano, Georges Guétary ou André Dassary. Sur disque, l’artiste ne veut toutefois pas se cantonner à l’opérette et il enregistre, chez Polydor, des compositions de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud (« Mé qué mé qué », « Viens » ou « Sur ma vie » par exemple). En 1954, il donne son premier concert à Paris et connaît ensuite des succès discographiques avec « C’est magnifique » (1955), « Mambo Italiano » (1955), « Quand elle danse » (1956), « Si tu vas à Rio » (1958), « Tout l’amour que j’ai pour toi » (1959), « Le marchand de bonheur » (1959), « Itsy bitsy petit bikini » (1960), « La bamba » (1961), « La marmite » (1961), « Brigitte Bardot » (1961), « America » (1962), « Quizas Quizas Quizas » (1963), etc.

Parallèlement à cette carrière de chanteur, Dario Moreno fait du cinéma et y incarne des rôles exotiques. En octobre 1968, il est le partenaire de Jacques Brel dans le spectacle musical « L’Homme de la Mancha », créé au théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Alors que toute la troupe est attendue à Paris en décembre, Dario Moreno meurt à 47 ans d’une hémorragie cérébrale à l’aéroport d’Istanbul le 1er décembre 1968. Il aura juste eu le temps d’enregistrer sur disque une version de « La quête », chanson extraite de « L’Homme de la Mancha ». Dario Moreno est inhumé à Holon en Israël.
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1er décembre 1997 : Décès du violoniste et jazzman français Stephane GRAPPELLI. Né le 26 janvier 1908 à Paris, Stéphane Grappelli restera éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il créa le « Quintette du Hot Club de France ». Stéphane Grappelli a souvent apporté sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt: « Ma première guitare » en 1972 à visionner ci-dessous.

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Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

Jean-Luc Delarue en 2002 (c) Source YouTube

1er décembre 2001 : Ce samedi-là, les chaînes de télé françaises TF1 et France 2 proposent des émissions de variétés avec des chanteurs francophones. Pour TF1, c’est la Star Academy présentée par Nikos Aliagas qui accueille sur le plateau Lara Fabian, Roch Voisine, Isabelle Boulay, Lio, Manau et Sacha Distel entre autres. Sur France 2 la soirée s’ouvre à 20h50 avec Jean-Luc Delarue qui propose un nouveau concept d’émission intitulé « Quelques jours avec eux« . Il y est question de suivre au plus près les invités de l’émission lors d’une tranche de vie. Henri Salvador est ainsi l’objet d’une séquence où Jacques Chirac, alors président de la République française, lui remet une décoration honorifique. Les autres chanteurs invités du programme ont pour nom Zazie, Axel Bauer, Mylène Farmer, Alain Souchon et Pascal Obispo.

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13 AOUT

Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

13 août 1914 : Naissance, à Irun, du ténor et chanteur espagnol Luis MARIANO sous le nom de Mariano Eusebio González y García. Fils d’un mécanicien, le petit Mariano s’intéresse très vite au chant et s’inscrit à l’Orphéon Donostiarra de San-Sébastian où, vu ses capacités vocales, il est le ténor soliste. En 1937, il rejoint le groupe vocal basque « Eresoinka » et chante un peu partout en Europe. La guerre civile qui fait alors rage en Espagne oblige la famille à se réfugier en France, à Bordeaux. Alors qu’il se tourne vers le dessin et qu’il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, il entre également au conservatoire bordelais en 1939. Pour subvenir à ses besoins, Mariano se fait engager comme plongeur au « Caveau des Chartrons ». Alors qu’il nettoie la vaisselle en chantant, le chef d’orchestre du cabaret, le célèbre Fred Adison, remarque qu’il possède une voix exceptionnelle. Il lui demande de délaisser la cuisine pour venir sur scène où ses prestations enchantent le public. Avec une lettre de recommandation en poche, Mariano part pour Paris en 1942 et s’adresse au professeur de chant lyrique Miguel Fontecha, grand ténor basque. Un an plus tard, il passe une audition à l’opéra comique et, en attendant le verdict, il chante des chansons de variétés à la radio où il est de plus en plus apprécié. La même année, en 1943 toujours, il décroche un rôle dans le film « L’escalier sans fin » où il interprète, sous le nom de Luis Gonzales, une chanson signée Loulou Gasté: « Seul avec toi ». En 1944, Luis Gonzales devient Luis Mariano et, un an plus tard, il enregistre ses premiers disques où il grave les standards « Amor amor » et « Besame mucho ».

En novembre, il se produit au Théâtre de Chaillot à Paris au même programme qu’Édith Piaf et Yves Montand. Il fait alors la connaissance du compositeur Francis Lopez et de l’auteur Raymond Vincy qui vont lui permettre d’être à l’affiche de leur première opérette à la fin 1945: « La Belle de Cadix ». Le succès est tel que le spectacle va être présenté pendant plus de cinq ans. Le disque de l’opérette se vend à plus de 1.250.000 exemplaires. A partir de ce moment, Luis Mariano devient un chanteur très populaire qui ne va pas se cantonner à l’opérette même si cela restera toujours son « fond de commerce ». En 1951, il est à l’apogée de sa carrière lorsqu’il joue « Le chanteur de Mexico » dont le thème principal est devenu un « tube » intemporel. Le cinéma va alors s’intéresser à notre homme et il va figurer dans une bonne vingtaine de films. De ce fait, sa réputation va devenir internationale et il va chanter dans le monde entier et, notamment, à Mexico. En 1959, Luis Mariano se retrouve sur la scène de l’Olympia où il interprète les airs célèbres de ses opérettes mais aussi des chansons. Avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » au début des années 1960, le chanteur Mariano va s’effacer au profit de la star de l’opérette qui va poursuivre sa carrière pour un public bien spécifique. Il se trouve notamment ainsi à l’affiche de « Visa pour l’amour » avec Annie Cordy en 1961 et du « Prince de Madrid » en 1967. En décembre 1969, il crée « La Caravelle d’Or » au théâtre parisien du Châtelet. Mais, après quelques mois, il doit abandonner son rôle à cause d’une maladie qui semble être une hépatite. Le 14 juillet 1970, il finit par être emporté par une hémorragie cérébrale consécutive au mal qui le rongeait. Il décède à 55 ans dans une chambre de l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Sa tombe se trouve à Arcangues, en pays basque.

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Nino Ferrer en 1981 – Photo (c) Pietro Pascuttini

13 août 1998 : Décès, à Montcuq, dans le Lot en France, du chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER. Né le 15 août 1934 à Gênes en Italie sous le nom de Nino Agostino Arturo Maria Ferrari, le jeune Nino passe d’abord son enfance en Nouvelle-Calédonie où son père travaille comme ingénieur. A l’âge de treize ans, il débarque en France où il est étudiant à Paris. Il mène de front des études d’ethnologie et d’archéologie préhistorique à la Sorbonne avec des activités artistiques comme la peinture et la musique. Après un tour du monde, il revient en France où il pratique le jazz, genre musical qu’il affectionne tout particulièrement. Il devient ainsi bassiste de quelques orchestres et accompagne ensuite des artistes comme Nancy Holloway. Il envoie alors régulièrement des compositions personnelles aux éditeurs de musique qui font la sourde oreille. En 1963, on lui propose enfin d’enregistrer lui-même une de ses mélodies et il connaît un premier succès d’estime avec la chanson « Pour oublier qu’on s’est aimé ». Mais le premier véritable résultat positif de ses nombreux essais sera le titre « Mirza » en 1965.

Le succès populaire est alors fulgurant et rapide et il va obliger l’artiste à poursuivre dans la veine en enregistrant des chansons comme « Oh hé hein bon » et « Les Cornichons » par exemple. Cette manière de satisfaire le show-business français ne va cependant pas lui plaire et, malgré des succès comme « Le téléfon » ou « Je voudrais être noir », il s’installe en Italie à partir de 1967. Là-bas, il anime notamment une émission télévisée de variétés qui connaît une grande notoriété. En 1970, il revient en France et élève des chevaux dans le Sud-Ouest. Il y rencontre un musicien irlandais, Micky Finn, avec qui il se lance dans de nouvelles et originales aventures musicales. Ces dernières débouchent sur la sortie d’un nouvel album personnel intitulé « Métronomie » en 1971. Un 45-tours est extrait de l’opus. C’est « La maison près de la fontaine » qui se vend à plus de 500.000 exemplaires. Désormais, Nino Ferrer va accommoder son répertoire de mélodies qu’il décide d’enregistrer comme il l’entend. L’une de celles-ci rencontre les faveurs d’un public énorme en 1975: « Le Sud ». Cette nouvelle grosse popularité va à nouveau troubler le chanteur qui connaît encore des succès beaucoup moins importants avec « Chanson pour Nathalie » en 1976 et « Joseph Joseph » en 1978. En 1982, il fait une brève incursion dans le cinéma de Jean-Pierre Mocky et le film « Litan ». Quelques mois plus tard, Nino Ferrer enregistre un nouveau 33-tours qui ne connaît à nouveau pas le succès espéré malgré un excellent travail de composition et de production:  « Rock’n’roll cow-boy ». Au début des années 1990, la sortie de ses plus grands hits en disque compact permet au chanteur d’être à nouveau invité à prendre part à des émissions de radio et de télé. Dans la foulée de cette « re-connaissance » du public et des professionnels, il lui est proposé de commercialiser un nouvel album qu’il intitule « La désabusion » en 1993. Mais c’est encore un échec au niveau des ventes et, malgré cela, Nino réalise encore un ultime album où les chansons sont cette fois écrites et chantées par l’un de ses fils, son épouse et lui-même: « La vie chez les automobiles ». Cinq ans après ce dernier opus, alors que sa mère est décédée deux mois plus tôt, Nino Ferrer profite d’une promenade au milieu des champs pour se donner la mort d’un coup de fusil dans le coeur. C’est le 13 août 1998 au soleil couchant que l’on retrouve son corps inerte dans la campagne du Quercy qu’il appréciait tant et où il vivait depuis 1976. Le grand regret de cet artiste hors du commun a toujours été d’avoir, selon lui, composé près de 200 chansons pour que les gens n’en retiennent que trois.
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14 JUILLET

DOROTHEE en 1989

14 juillet 1953 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice, productrice et animatrice de télévision française DOROTHEE. Sous le nom de Frédérique Hoschedé, elle naît dans le 16e arrondissement de la capitale française et passe son enfance à Bourg-la-Reine où elle suit des cours de danse et de piano. Son père est ingénieur et sa mère femme au foyer. A treize ans, en vacances en Grande-Bretagne, Frédérique découvre le rock and roll et les comédies musicales américaines et britanniques. Elle songe alors à travailler dans le milieu touristique et obtient, pour ce faire, une licence en anglais en 1972. Mais, entretemps, en 1971, elle joue un peu dans une troupe de théâtre amateur et elle se fait remarquer lors d’un concours par la productrice de télé française Jacqueline Joubert. C’est cette dernière qui lui propose, deux ans plus tard, d’être la partenaire d’une marionnette dans le programme télévisé des « Mercredis de la Jeunesse » sous le pseudonyme de Dorothée. En 1975, c’est dans « Les Visiteurs du mercredi » que Dorothée présente une rubrique qui ne dure pas plus de six mois. Après quelques mois de galère et divers petits boulots sans lendemain, elle revient à la télé française sur Antenne 2 où elle présente la liste des programmes de la journée et de la soirée entre 1977 et 1983. En 1978 cependant, Jacqueline Joubert la rappelle pour créer une nouvelle émission pour les enfants: « Récré A2 ».

C’est le début d’une nouvelle aventure que le succès va faire durer dix ans. Au début des années 1980, Dorothée apparaît au cinéma dans quelques films français à succès. Et, simultanément, elle accepte d’enregistrer un album qui a pour titre « Dorothée au pays des chansons ». Son répertoire est résolument orienté vers le jeune public et cela se confirme avec les 45 tours suivants: « Rox & Rouky » (1981), « Enfin Récré A2 » (1982), « La valise » (1982), « Hou la menteuse » (1983), « Les Schtroumpfs » (1983), « Allô allô Monsieur l’ordinateur » (1985), etc. Dorothée enchaîne donc ainsi tube sur tube. Dès le début, la chanteuse veut se produire sur scène et elle le fait déjà en avril 1981 à l’Olympia de Paris. Par la suite, elle sera à l’affiche de quelques comédies musicales créées autour de son personnage par Jean-Luc Azoulay: « Dorothée tambour battant » ou « On va faire du cinéma » par exemple. Entre 1981 et 1986, elle présente les émissions « Disney Dimanche » sur Antenne 2. Et, en mars 1985, elle lance le concept, nouveau en France, d’un talk show pour enfants en direct le matin: « Récré A2 Matin ». La même année, Dorothée reçoit la Victoire de la musique du meilleur album pour enfants pour « Les petits Ewoks ». L’année suivante, elle est sur la scène parisienne du Zénith pour 50 soirs d’affilée avant de partir en tournée en Belgique et en Suisse. En 1987, la chaîne de télé privée française TF1 lui propose de diriger l’unité des programmes jeunesse qui lance alors le « Club Dorothée »: un succès qui va durer dix ans. Elle anime et présente aussi de nombreux shows de soirée sur TF1: « Dorothée Show » (1987), « Le cadeau de Noël » (1991) ou encore « Dorothée Rock’n’Roll Show » (1993 et 1994). Elle y interprète des duos avec des stars comme Ray Charles, Henri Salvador ou Jerry Lee Lewis. Sur scène, le « Dorothée World Tour 92 » reçoit un « Fauteuil d’or » pour ses 500.000 spectateurs et, jusqu’en 1996, 58 spectacles de Dorothée affichent complet à Bercy. La chanteuse va même jusqu’à se produire en Chine au début des années 1990. Et, en 1994, elle enregistre un album de country-rock aux Etats-Unis: « Nashville Tennessee ». A partir de ce moment, le succès de Dorothée va s’amoindrir. Au niveau discographique, les ventes d’albums vont drastiquement diminuer. Et puis, le 31 août 1997, TF1 se sépare de Dorothée et des productions AB pour la jeunesse. La chanteuse-animatrice se retire alors de la vie publique. Fin 2005 cependant, à l’invitation de Chantal Goya, Dorothée apparaît furtivement dans l’émission « Vivement Dimanche » de Michel Drucker sur France 2. Profitant de ce bref retour médiatique, le producteur Jean-Luc Azoulay décide de sortir un single avec un remix très tendance de « Hou la menteuse » qui se vend à 175 000 exemplaires. Suite à la sortie, en octobre 2007, du livre de Jacques Pessis intitulé « Les Années Dorothée », la chanteuse est cette fois l’invitée d’honneur de « Vivement Dimanche » qui récolte une audience de trois millions de téléspectateurs le 4 novembre 2007. L’artiste se lance alors dans de nouvelles aventures sur la TNT (télévision numérique terrestre) française. Début décembre 2009, elle annonce, dans un grand fracas médiatique, la sortie d’un nouvel album avec des chansons qu’elle compte présenter durant quatre soirs à l’Olympia en avril 2010. L’opus est commercialisé le 17 mars 2010 à la fois chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement. Deux extraits en assurent la promotion radiophonique: « On m’appelait Dorothée » et « Coup de tonnerre ». Le 18 décembre 2010, la chanteuse se produit pour un concert unique à Bercy qui fait l’objet d’un enregistrement pour un DVD qui est commercialisé un an plus tard. Elle fait aussi sporadiquement quelques apparitions à la présentation d’émissions de télévision. En 2014, un DVD intitulé « Dorothée: 30 ans de tubes, best of clips » est commercialisé et il contient de nombreux titres même inédits à l’époque des cassettes vidéo VHS. Au cours de l’été 2016, c’est un coffret de trois disques compacts qui est mis en vente: « Dorothée, l’essentiel » reprend 72 titres que la chanteuse a enregistrés entre 1980 et 2015.
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Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

14 juillet 1970 : Décès, à Paris, du ténor espagnol Luis MARIANO d’une hémorragie cérébrale. Né sous la vraie identité de Mariano Eusebio González y García le 13 août 1914, il est le fils d’un mécanicien. Très vite, le petit Mariano s’intéresse au chant et s’inscrit à l’Orphéon Donostiarra de San-Sébastian où, vu ses capacités vocales, il est le ténor soliste. En 1937, il rejoint le groupe vocal basque « Eresoinka » et chante un peu partout en Europe. La guerre civile qui fait alors rage en Espagne oblige la famille à se réfugier en France, à Bordeaux. Alors qu’il se tourne vers le dessin et qu’il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, il entre également au conservatoire bordelais en 1939. Pour subvenir à ses besoins, Mariano se fait engager comme plongeur au « Caveau des Chartrons ». Alors qu’il nettoie la vaisselle en chantant, le chef d’orchestre du cabaret, le célèbre Fred Adison, remarque qu’il possède une voix exceptionnelle. Il lui demande de délaisser la cuisine pour venir sur scène où ses prestations enchantent le public. Avec une lettre de recommandation en poche, il part pour Paris en 1942 et s’y adresse au professeur de chant lyrique Miguel Fontecha, grand ténor basque. Un an plus tard, il passe une audition à l’opéra comique et, en attendant le verdict, il chante des chansons de variétés à la radio où il est de plus en plus apprécié. La même année, en 1943 toujours, il décroche un rôle dans le film « L’escalier sans fin » où il interprète, sous le nom de Luis Gonzales, une chanson signée Loulou Gasté: « Seul avec toi ». En 1944, Luis Gonzales devient Luis Mariano et, un an plus tard, il enregistre ses premiers disques où il grave les standards « Amor amor » et « Besame mucho ». En novembre, il se produit au Théâtre de Chaillot à Paris au même programme qu’Édith Piaf et Yves Montand. Il fait alors la connaissance du compositeur Francis Lopez et de l’auteur Raymond Vincy qui vont lui permettre d’être à l’affiche de leur première opérette à la fin 1945: « La Belle de Cadix ». Le succès est tel que le spectacle va être présenté pendant plus de cinq ans. Le disque de l’opérette se vend à plus de 1.250.000 exemplaires.

A partir de ce moment, Luis Mariano devient un chanteur très populaire qui ne va pas se cantonner à l’opérette même si cela restera toujours son « fond de commerce ». En 1951, il est à l’apogée de sa carrière lorsqu’il joue « Le chanteur de Mexico » dont le thème principal est devenu un « tube » intemporel. Le cinéma va alors s’intéresser à notre homme et il va figurer dans une bonne vingtaine de films. De ce fait, sa réputation va devenir internationale et il va chanter dans le monde entier, notamment à Mexico. En 1959, Luis Mariano se retrouve sur la scène de l’Olympia où il interprète les airs célèbres de ses opérettes mais aussi des chansons. Avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » au début des années 1960, le chanteur Mariano va s’effacer au profit de la star de l’opérette qui va poursuivre sa carrière pour un public bien spécifique. Il se trouve notamment ainsi à l’affiche de « Visa pour l’amour » avec Annie Cordy en 1961 et du « Prince de Madrid » en 1967. En décembre 1969, il crée « La Caravelle d’Or » au théâtre parisien du Châtelet. Mais, après quelques mois, il doit abandonner son rôle à cause d’une maladie qui semble être une hépatite. Le 14 juillet 1970, il finit par être emporté par une hémorragie cérébrale consécutive au mal qui le ronge. Il décède à 55 ans dans une chambre de l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Sa tombe se trouve à Arcangues, village qu’il a chanté, en pays basque.
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Léo Ferré en 1982 – Photo (c) Hubert Grooteclaes

14 juillet 1993 : Décès, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), de l’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE à l’âge de 76 ans. Né le 24 août 1916 à Monaco, il est le fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne. Vivement intéressé par la musique, il intègre la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle, directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940. Et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe dans la capitale française et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de chanson. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».

Suivant le conseil de Charles Trenet, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, il enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. Deux ans plus tard, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend sa chanson « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » de Guillaume Apollinaire. Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant. Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Appolinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. Cela se fait le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957. Disposant de plus de moyens, Ferré va enregistrer son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. Il connaît un succès croissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri bien plus tard. Ses deux albums suivants vont être consacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien debout et détaché de son piano. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ». Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay et s’adjoint la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ». Cet opus sera suivi en 1961 du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino. C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est en fait peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessée, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit alors la chanson « Pépée ». A ce moment, il se met à écrire des chansons qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ». En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Cela reste sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ». Les jeunes constituent alors une grande partie de son public et le chanteur va aller vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45 tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes. La même année, Léo devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, en mars 1974. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Cela fait un moment que l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place. De la même manière, il enregistre en 1975 un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige ». Quelques mois plus tard, son contrat lui est rendu par Barclay et il signe alors avec la maison CBS. A partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « Fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro. Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, l’artiste doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, Léo Ferré s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui à 76 ans. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.

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14 juillet 1996 : Alors qu’il traverse une époque plutôt creuse, Patrick JUVET se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival rock de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé de la manifestation, n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. Moins de succès donc pour Patrick Juvet à Dour que sur le plateau de télévision de l’émission d’Arthur sur TF1 où il est très apprécié par les invités de la soirée parmi lesquels on peut reconnaître Pascal Obispo (chevelu), Michèle Bernier, Michel Field, Vanessa Demouy, Richard Gotainer, Ophélie Winter, Dave et Mouss’Diouf. A voir ci-dessous.

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14 juillet 2000 : Dans le cadre du 33e Festival d’été de Québec et pour la fête nationale française deux chanteuses, l’une québécoise et l’autre belge, Fabiola TOUPIN et Jo LEMAIRE rendent hommage ensemble à Edith Piaf pour un spectacle présenté dans le Parc de la Francophonie.

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15 JUIN

LOPEZ Francis15 juin 1916 : Naissance, à Montbéliard, du compositeur français Francis LOPEZ. Basque d’origine, Francis est orphelin de son père à l’âge de cinq ans. Et c’est finalement à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur. De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano est la star. Il y a « La Belle de Cadix », « Le Chanteur de Mexico », « La Route Fleurie » ou, plus tard dans les années 1970, « Gipsy » avec José Todaro en vedette, Luis Mariano étant alors décédé. Francis Lopez nous a quittés le 5 janvier 1995. Il est inhumé au cimetière parisien de Montmartre.

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Guy Bedos en 1990 – Photo (c) Marianne Rosenthiel

15 juin 1934 : Naissance, à Alger (Algérie), de l’humoriste et artiste de music-hall français Guy BEDOS. Surtout connu et reconnu pour ses sketches, l’artiste a aussi fait quelques incursions dans la chanson surtout en récitant des textes acérés (souvent signés Jean-Loup Dabadie) sur des musiques douces. Tout le monde se souvient du « tube » de l’été 1973 interprété avec Sophie Daumier: « La drague » sur un air de slow.

Mais il y a eu ensuite, en 1975, la parodie de « L’été indien » de Joe Dassin: « Le tube de l’hiver ». Enfin, en 1978, Bedos a aussi enregistré « Discomedia » et « Machotango ». Anecdote: lors de l’une des célèbres émissions télévisées françaises de Gilbert et Maritie Carpentier (« Numéro 1 »), Guy Bedos a interprété et dansé « La drague » en compagnie de… Joe Dassin. Et, pour l’occasion, la prestation en play-back s’est effectuée sur le disque original diffusé à une vitesse ralentie pour rendre plus « mâle » la voix de Sophie Daumier!

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15 juin 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’acteur français Claude BRASSEUR, Claude Espinasse de son vrai nom. Fils de Pierre Brasseur, il a tourné dans près de 100 films. Parmi ces films, il y a « Dragées au poivre » qui lui permet d’enregistrer une chanson en duo avec Anna Karina en 1963: « La vie s’envole ».

Mais Claude Brasseur a déjà tâté de la chanson avant cela en enregistrant une chanson de Guy Béart, « Le matin je m’éveille en chantant », en 1960. Un premier essai qui n’a pas été un succès. Passionné d’aventures et de sport moteur, l’homme va se lancer dans l’aventure du rallye automobile « Paris-Dakar » en 1983. Il remporte l’épreuve comme co-pilote du champion belge Jacky Ickx. Pour marquer le souvenir de cette aventure, il sort un disque au moment où Daniel Balavoine se tue en hélicoptère sur le « Paris-Dakar » en 1986. L’enregistrement qui est un texte récité sur une musique bien contemporaine de l’époque a pour titre: « Chasseur de rêves ».
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15 juin 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY, Jean-Philippe Smet de son vrai nom. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène. Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connut alors un léger passage à vide. Il revint au top dans les années 1970 et affronta le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fit confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistra des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectua des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il fut une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semblait l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui l’ont obligé à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc. Johnny sortit en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partagea la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialisa un album totalement imprévu dont la conception fut volontairement cachée. Ce cinquantième opus avait pour titre « De l’amour » et était de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, restait le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entama cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparut fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 fut marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès fut communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny quittait ce monde à 74 ans, dans sa maison de Marne-la-Coquette suite à un cancer des poumons.
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Demis Roussos en 1990

15 juin 1946 : Naissance, sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, du chanteur grec Demis ROUSSOS. Très jeune, passionné de musique et de chant, il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et l’encourage sérieusement à devenir chanteur. Et c’est donc en tant que tel qu’il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique: « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès. Il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis a aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde tout au long de sa carrière. Demis Roussos meurt à Athènes le 25 janvier 2015. La même année, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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Raymond Devos en 1988 – Photo (c) Gilles Cappé

15 juin 2006 : Décès, chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines, de l’humoriste français Raymond DEVOS. Né le 9 novembre 1922 à Mouscron, il est le fils d’un industriel travaillant dans le textile qui joue du piano et de l’orgue. Le petit Raymond quitte sa Belgique natale alors qu’il est à peine âgé d’un an. Pour des raisons fiscales en effet, la famille Devos s’installe en France, à cinq kilomètres de là: à Tourcoing. La maman de Raymond est une femme d’esprit qui adore les jeux de mots et qui joue de la mandoline ainsi que du violon. C’est elle qui va l’orienter, inconsciemment, vers une carrière artistique. Obligé d’interrompre ses études à l’âge de treize ans, il va se construire lui-même en apprenant la musique et la langue française. Curieux de tout, il veut jouer d’un instrument et apprend, en parfait autodidacte, la clarinette, le piano, la harpe, la guitare, le concertina, la trompette et, aussi, la scie musicale. L’entreprise de son père ayant fait faillite, Raymond se retrouve en banlieue parisienne avec la famille. Il y découvre le monde des artistes de rue et des forains. Il sait plus que jamais qu’un jour il fera partie de leur univers. Mais, en attendant, il faut vivre et exercer divers métiers pour s’en sortir: coursier, crémier ou libraire. La guerre arrive et Devos est engagé par l’occupant pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il propose alors des petits spectacles pour égayer quelque peu les soirées de ses compagnons d’infortune. Il y travaille la technique du mime. A la libération, il prend des cours de théâtre et joue dans « Le Médecin malgré lui » de Molière et « Knock » de Jules Romains. Il entre dans la compagnie Jacques Fabbri. En 1948, avec André Gille et Georges Denis, il forme « les trois cousins » qui proposent des numéros burlesques. Et, par la suite, il crée un duo avec Roger Verbecke: « Les pinsons ». A eux deux, ils proposent un spectacle composé de parodies comiques de chansons. Ils enregistrent d’ailleurs un album de ces chansons et se produisent dans les salles parisiennes de l’ABC et des Trois-Baudets. Après cette aventure musicale, Raymond Devos se tourne définitivement vers la comédie d’abord puis vers le one-man show humoristique avec le succès que l’on sait. Mais l’artiste, un clown merveilleux, ne se passera jamais de musique et de chanson dans ses spectacles inoubliables. En décembre 2005, il est victime d’une attaque cérébrale pour laquelle il est hospitalisé une première fois puis une seconde fois en février 2006. Son état de santé se dégrade alors de plus en plus et, le 15 juin 2006, il s’éteint des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon.
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15 juin 2011 : Sortie de la face A de l’album « A l’Ouest » de Paul PERSONNE. Il s’agit d’un projet atypique qui se décline sous la forme d’un dyptique constitué de deux disques compact: le « face A » qui sort donc le 15 juin et le « face B » qui sera commercialisé le 15 septembre 2011. « Passion Chanson » a chroniqué cet album et vous pouvez lire l’article en CLIQUANT ICI.

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2 AVRIL

2 avril 1928 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg. Fils d’immigrants russes juifs, il a pour ambition dès son plus jeune âge de devenir artiste-peintre. Mais le destin l’entraîne vers d’autres disciplines artistiques: la musique, la chanson, le cinéma et la littérature. Fin des années 1950, ses chansons intéressent quelques artistes confirmés comme Michèle Arnaud et des débutants comme Hugues Aufray. Ce dernier enregistre d’ailleurs « Le poinçonneur des lilas » qui est l’un de ses premiers succès. C’est Michèle Arnaud qui pousse Serge à se produire sur scène à Paris au « Théâtre des trois baudets ». Ses premières chansons comportent des sonorités jazz peu habituelles dans le genre et cela est d’abord remarqué par le milieu artistique plus que par le public. Gainsbourg se fait des amis à Saint-Germain-des-Prés: Boris Vian et Juliette Gréco entre autres. Cette dernière interprète ajoute d’ailleurs un bon nombre de ses chansons à son répertoire. Mais ses premiers albums personnels sont des bides commerciaux malgré les perles qu’ils contiennent. Devant cette « non reconnaissance » du public et la montée de la vague « yé-yé », Gainsbourg décide alors de se mettre au service de cette dernière. Il va écrire « La Gadoue » pour Pétula Clark et « Poupée de cire, poupée de son » pour France Gall. Nous sommes en 1965 et ces deux chansons sont des « tubes ». Serge semble avoir trouvé sa voie et propose son travail à de nombreuses artistes féminines comme Françoise Hardy, Anna Karina ou… Brigitte Bardot dont il tombe amoureux. Mais cette passion torride et réciproque est de courte durée. B.B. en gardera des chansons comme « Harley Davidson » ou « Bonnie and Clyde » en duo. En 1968, il rencontre une jeune actrice anglaise qui sera sa compagne pendant plus de dix ans: Jane Birkin. Et, comme pour marquer d’une pierre blanche cette rencontre, ils vont enregistrer ensemble un sulfureux duo amoureux: « Je t’aime moi non plus », un succès éternel qui fait connaître le côté provocateur de Gainsbourg. D’autant que l’on découvrira bien plus tard qu’il a aussi enregistré ce duo érotique avec Brigitte Bardot quelques mois auparavant. Certes critiqué, l’interprète Gainsbourg va alors enfin vendre des disques: « La décadanse », « Je suis venu te dire que je m’en vais », « L’ami caouète », « Sea sex and sun », etc.

Fin des années 1970, il enregistre deux albums de reggae en Jamaïque et une version très contestée de « La Marseillaise ». Les années 1980 seront celles de la séparation avec Jane Birkin et de la rencontre avec Bambou. Elles constituent la période Gainsbarre avec des titres plus rock voire même funky. Ses ennuis de santé et de coeur se multiplient. Mais le whisky et les « Gitanes bleues » font partie du personnage Gainsbarre qui a du mal à s’en passer. Le 2 mars 1991, il succombe à Paris d’une ultime crise cardiaque. Il a alors 62 ans. Serge Gainsbourg reste le personnage de la chanson française qui a fait chanter le plus d’improbables interprètes féminines souvent issues du milieu du cinéma: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Mireille Darc ou Michèle Mercier. Mais ses chansons ont aussi été interprétées par sa fille Charlotte, Valérie Lagrange, Vanessa Paradis, Bambou, Régine, Alain Chamfort, Jacques Dutronc, Bashung, Julien Clerc et même Claude François. En 1974, alors qu’elle est pressentie pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson, Dani reçoit de Gainsbourg « Comme un boomerang » mais cette chanson n’est pas retenue et oubliée. En 2001, Dani la retrouve et l’interprète, avec succès, en duo avec Etienne Daho.

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Edmond Lefèvre en 1982

2 avril 1928 : Naissance, à Chimay, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Le garçon suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il tend ainsi notamment son micro à Johnny Hallyday et Jacques Brel. En cliquant ICI, vous pouvez revoir Edmond Lefèvre dans une émission du 24 février 1965 sur le tournage d’un film à l’aéroport de Bruxelles-National (à partir de 28’45). Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme de la RTBF (avec un « F » comme francophone) sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va aussi présenter des émissions en soirée aux titres divers comme « Chanson vole » (1982), « Café-concert et music-hall » (1985) ou « Escapades » (1988) par exemple. Il est épaulé pour ce faire par des animatrices et assistantes qui ont notamment pour nom Marie-Noëlle Cloës, Christine Urbain, Anne Chevalier ou Marie-Pierre Mouligneau. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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Thierry Le Luron en 1971

2 avril 1952 : Naissance, à Paris, de l’imitateur et chanteur français Thierry LE LURON. Après avoir créé un groupe de musiciens avec des copains au début des années 1960, il se tourne assez vite vers l’imitation et se produit dans des cabarets parisiens où il se fait remarquer. Mais c’est en 1970, lors de l’émission « Télé Dimanche » qu’il devient populaire grâce au « Jeu de la chance » animé par Raymond Marcillac. Il imite, notamment, Salvatore Adamo. En 1972, Thierry Le Luron sort de son rôle principal d’imitateur pour utiliser ses capacités vocales de chanteur d’opérette. Il enregistre plusieurs 45 tours qui reprennent les « tubes » de ce genre musical: « Méditerranée » et « La belle de Cadix » de Francis Lopez mais aussi « Chevalier du ciel » de Luis Mariano ou encore « La vie parisienne » de Jacques Offenbach.

Puis, en 1978, il s’offre une première parenthèse du côté de la chanson en reprenant le célèbre « Tiens tiens tiens » immortalisé par Ray Ventura. Deux ans plus tard, il réitère l’expérience mais c’est cette fois chez Charles Aznavour qu’il va chercher son nouveau titre: « Nous nous reverrons un jour ou l’autre ». En 1981, il interprète, toujours en tant que chanteur, le générique du dessin animé télévisé « Rody le petit Cid ». Enfin, la même année, il enregistre son dernier 45 tours vinyle de chanson où figurent deux titres composés par le chef d’orchestre français Pierre Porte: « Un peu d’amour » et « Aux couleurs de la France ». Le 25 septembre 1985, Le Luron va bousculer quelque peu son image assez classique pour se marier, médiatiquement parlant, avec cet autre grand bouffon de l’époque qui a pour nom Coluche (qui se tuera dans un accident de moto en juin 1986).

Atteint du SIDA, Thierry Le Luron va se battre pendant des mois avant de mourir le 13 novembre 1986 à la clinique du Belvédère à Boulogne-Billancourt. Il a alors 34 ans.
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Jackie Sardou

2 avril 1998 : Décès, à Paris, de Jackie SARDOU connue aussi sous le nom de Jackie Rollin alors que son vrai patronyme est Jacqueline Labbé. Née le 7 avril 1919 à Paris, elle fut l’épouse de l’acteur et chanteur Fernand Sardou, la mère du chanteur Michel Sardou, la grand-mère du romancier Romain Sardou et du comédien Davy Sardou. Elle était aussi la fille d’Andrée Labbé, dite Bagatelle, une danseuse du Concert Mayol et du french-cancan au Moulin Rouge à Paris. Surtout comédienne, Jackie Rollin se produisit aussi dans des cabarets et obtint des rôles dans des opérettes. Dans les années 1960, en duo avec son mari Fernand Sardou, elle enregistre, en public, une chanson intitulée « Ki ka des dons ».

Avec son fils Michel, elle enregistre en 1982 un duo humoristique intitulé « Maman » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie. Ce sketch marquera la carrière de Michel Sardou au point que sur scène en 2012, soit trente ans plus tard, l’artiste le reprend en duo virtuel avec sa mère au cours du spectacle « Les grands moments ». En 1993, Jackie Sardou a enregistré un album de chansons populaires: « Jackie Sardou chante ». Quelques années auparavant, en 1980, sous le nom de Jackie Rollin, elle avait déjà sorti un 45 tours dont le titre principal était « Vous marrez pas la jeunesse ».

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26 MARS

 

Charles Dumont en 1982 – Photo (c) F. Dumont

26 mars 1929 : Naissance, à Cahors, du compositeur et interprète français Charles DUMONT. Il vit son enfance et son adolescence dans le Sud-Ouest et à Toulouse puis il débarque, en tant que pianiste, à Paris après la seconde guerre mondiale. Charles se met alors à composer des chansons pour divers artistes tels que Luis Mariano, Dalida ou Tino Rossi. Ces mélodies sont parfois signées sous un pseudonyme. A la fin des années 1950, il décide de travailler avec un parolier: Michel Vaucaire. A eux deux, ils vont écrire un des plus grands succès d’Edith Piaf: « Non je ne regette rien » qu’elle enregistre fin 1960. Ce sera la première chanson de toute une série interprétée par la grande dame de la chanson: « Mon Dieu », « Les flonflons du bal » ou encore « Les Amants ». Cette dernière composition est d’ailleurs chantée en duo par Piaf et Dumont en 1962. C’est à cette époque qu’au cours d’une tournée, Charles Dumont rencontre Jacques Brel. Brel lui révèle qu’il aimerait écrire une chanson pour Edith Piaf. Charles lui propose alors d’écrire un texte sur l’une de ses mélodies qu’il lui fredonne. Et, là, sur un coin de table de bistrot, le grand Jacques écrit un texte: « Je m’en remets à toi ». Malheureusement, Edith n’aura jamais l’occasion d’enregistrer cette chanson car elle meurt peu de temps après en avoir nourri l’intention. Charles Dumont enregistre finalement ce morceau bien des années plus tard.

Edith Piaf étant décédée, Dumont se sent un peu orphelin et se réfugie dans la composition de musiques pour la télévision (Michel Vaillant en 1967) et le cinéma (« Trafic » de Jacques Tati en 1971). Parallèlement, il se dit qu’il pourrait tenter sa chance aussi dans la chanson et c’est ce qu’il fait à l’approche de la quarantaine. Il devient ainsi en peu de temps le spécialiste de la chanson d’amour où les femmes tiennent une place de choix. L’importance des textes très féminins écrits de manière sensible par Sophie Makhno n’y est d’ailleurs pas anodine. Après la célèbre « Ta cigarette après l’amour » parue en 1966, Charles Dumont va enchaîner les succès personnels à partir de 1977 avec « Une chanson », « La fille de Jacob », « Dis cette mélodie », « Les gens qui s’aiment » ou encore « Les chansons d’amour ».

Depuis la fin des années 1980, l’artiste s’est montré plus discret mais toujours aussi productif. En 2004, il fête ses 50 ans de carrière et sort un CD doublé d’un DVD live évoquant ses grands succès. Comme beaucoup d’autres artistes talentueux, Charles Dumont rejoint, en 2010, la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2011, il se fait opérer avec succès d’une tumeur au rein et, à la fin 2012, il sort un double CD, intitulé « Toute ma vie », qui est une compilation de ses chansons les plus populaires réenregistrées mélangées à des titres nouveaux et inédits. Pour son 89e anniversaire, le 26 mars 2018, il se produit dans la salle parisienne de Bobino où il propose le spectacle « Je suis venu vous dire au revoir ». Les 22 et 23 septembre de la même année, le chanteur se produit à Besançon avec l’orchestre philharmonique de la ville dirigé par Pascal Vuillemin. Et à cette occasion, Charles Dumont précise, lors d’un entretien à la chaîne télé France 3 Franche-Comté, qu’il propose ce spectacle en guise d’au revoir mais pas d’adieu. « Comme ça », ajoute-t-il, « si je revois un jour mon public, j’aurai été poli et je lui aurai dit au revoir. Et si je ne devais plus le revoir, je l’aurai au moins salué poliment à la fin de notre dernière rencontre. » Le 24 mars 2019, l’artiste fête ses 90 ans et ses 65 ans de carrière sur la scène de l’Espace Culturel Jean Carmet de Le Vigan dans le Lot (F), pas très loin de sa ville natale de Cahors.
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26 mars 1963 : Naissance, à Edmundston, du chanteur canadien Roch VOISINE. C’est en 1989 que la tornade Roch Voisine déferle sur la francophonie. De son Nouveau-Brunswick natal, cet ex-joueur de hockey envoie une chanson-carte postale qui va être l’un des plus grands « tubes » de la fin des années 1980: « Hélène ».

Il fait alors partie de ces chanteurs au faciès ravageur, catégorie où il est confronté à Patrick Bruel dans les hit parades de l’époque. Les ballades sucrées du beau Roch vont faire fondre quantité de jeunes femmes des deux côtés de l’Atlantique: après « Hélène », il y aura « La ballade du bon petit diable », « La promesse » ou « Les jardins de Saint-Martin ». Il faudra attendre un certain temps avant que Roch Voisine ne propose à son public des mélodies plus costaudes qu’il interpréte toutefois de manière parfois moins convaincante. Au fil des années cependant, le chanteur canadien va trouver et, surtout, garder sa place dans le paysage de la chanson francophone. Au point que, 30 ans plus tard, il est toujours de ceux avec qui il faut compter. Un moment, pour se faire plaisir avant tout, Roch Voisine s’est éloigné de la chanson en français pour revisiter, à sa manière, les incontournables de la musique country folk rock américaine. Trois albums sont ainsi sortis dans la trilogie baptisée « Americana » en 2008 et 2009. Après cette longue parenthèse, on pouvait espérer voir Roch nous offrir un nouvel album avec des chansons originales créées en français et il le fait à la fin 2010 avec l’opus « Confidences ». Mais le succès n’est pas vraiment au rendez-vous de cette nouvelle galette numérique et il propose ensuite, à la fin de l’année 2012, un disque ayant pour nom « Duophonique ». Le concept permet à ses admirateurs de retrouver les grandes chansons de l’artiste déclinées en version symphonique et en duo avec un maximum de chanteuses, Patrick Fiori étant la seule exception masculine pour l’édition européenne. Les artistes Elisa Tovati (« Et si »), Patrick Fiori (« Je resterai là ») et Julie Zenatti (« Laisse-la rêver ») sont respectivement remplacés dans la version canadienne par Maurane, Jean-François Bréau & Boom Desjardins et Florence K.

Fin 2013 et fin 2014, il rejoint les deux projets phonographiques « Forever Gentlemen » où il partage avec d’autres interprètes de grands standards de la chanson anglo-saxonne. Au printemps 2015, le chanteur retrouve son public sur scène, notamment en Belgique, avec le spectacle « Roch & Folk » qui lui permet de présenter une version acoustique épurée de son répertoire. A la fin de la même année, il est aux côtés de Corneille et Garou pour la déclinaison sur scène de l’aventure « Forever Gentlemen ». La tournée des spectacles est conçue au Canada et commence en Belgique quelques jours après les attentats parisiens du 13 novembre au Bataclan. Ils y interprètent une version particulière de « I love Paris » pour saluer la mémoire des victimes. La tournée « Forever Gentlemen » se poursuit en 2016 en France et au Québec. Fin 2017, Roch Voisine commercialise « Devant nous », un album par lequel il veut rompre avec une certaine monotonie musicale en s’aventurant du côté de l’électro dont il profite pour modifier sa voix. Il a pour cela beaucoup écouté et consulté des jeunes de son entourage. Et c’est un challenge car, si tous ses admirateurs et admiratrices ne le suivent pas nécessairement dans ce changement, un nouveau public plus jeune ne lui est pas nécessairement acquis pour autant. La suite le prouvera puisque la tournée qui suivra la sortie de l’opus « Devant nous » ne sera pas un réel succès sans toutefois être un échec non plus. Et l’artiste décide alors de revenir aux fondamentaux sur scène en proposant, en 2019 et 2020, des concerts acoustiques où il est accompagné de deux musiciens.
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18 MARS

 

Loulou Gasté dans les années 1930

18 mars 1908 : Naissance, à Paris, du compositeur français Louis, dit « Loulou » , GASTE. Il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il compose des chansons qu’Yves Montand met notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1 000 oeuvres. Mais sa véritable interprète est Jacqueline Enté qui prend pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose un jour la chanson « Pour toi » qui est plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial: « Feelings » (repris en français par Mike Brant en 1975 sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original). Line et Loulou finissent par se marier en 1950 et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de 1995, le 8 janvier, où Loulou prend définitivement congé de Line et de notre monde.

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18 mars 1970 : Naissance de Thierry ROMAIN. On dispose de peu d’informations sur ce chanteur français qui, à l’âge de 14 ans, connaît un grand succès en rendant hommage à Luis Mariano: « Quand il chantait » (1984). Le disque est alors réalisé par Sauveur Pichot et Guy Mattéoni. Pour la suite, on sait juste que, à partir de 1995, Thierry Romain a été engagé comme ténor à l’opéra de Nice. En 2010, il donne de ses nouvelles en précisant qu’il est aussi photographe spécialisé dans les portraits d’art et il a créé un studio professionnel de portraits d’artistes solistes.

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Pochette de l’album « Cyclo en 2013

18 mars 2013 : ZAZIE commercialise son huitième album qui s’appelle « Cyclo« . Ce nouvel opus entièrement composé et écrit par l’artiste française comporte onze titres où elle laisse libre cours à ses capacités vocales en les poussant parfois à l’extrême. Les thèmes sont un peu plus sombres que ceux développés précédemment par Zazie qui a voulu aussi donner une couleur musicale résolument électro à son travail.

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