40 ans après le décès de Jacques Brel, Fred Hidalgo raconte les derniers moments de l’artiste

C’est en 2011 que le journaliste français, spécialiste de la chanson, Fred Hidalgo décida de partir sur les traces de l’une de ses idoles : Jacques Brel. Sur celles que le chanteur belge laissa en tous cas aux îles Marquises à la fin de sa vie. Là bas, Fred Hidalgo a patiemment recueilli les confidences et témoignages des anciens amis de Jacques Brel en Polynésie. Et, aujourd’hui, cinq ans après le livre intitulé “L’aventure commence à l’aurore”, l’ouvrage nommé “Le Voyage au bout de la vie” pourrait bien être le livre définitif sur Jacques Brel. Un artiste hors du commun redevenu anonyme et incarnant, pour de bon en Polynésie, ce Don Quichotte qu’il avait admirablement joué à la scène. Une manière très originale, franche et directe de découvrir comment, en se faisant Marquisien, Brel le “Belgien” est devenu, vraiment, le Grand Jacques. Le livre est paru aux éditions « L’Archipel ». En savoir plus: visitez le blog de Fred Hidalgo (en cliquant ici).
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23 FEVRIER

 

Philippe Chatel en 1982

23 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL, sous le véritable nom de Philippe de Chateleux. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies dont celle qui va le révéler au grand public en 1977: J’t’aime bien Lily.

Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: Myster Hyde, Ma lycéenne ou Tout quitter mais tout emporter. L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Brassens, Salvador, Clerc ou Vartan dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane dans la seconde parue en 1997. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde aujourd’hui de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour nous proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.

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Louis Bertignac (c) Passion Chanson mai 2011

23 février 1954 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur et musicien français Louis BERTIGNAC. Il fait une entrée plutôt discrète dans la musique comme guitariste de Jacques Higelin. Puis, en 1976, il fonde le célèbre groupe Téléphone avec Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Corine Marienneau. A la dissolution de la formation en 1986, il crée un autre groupe: Bertignac et les Visiteurs. Cela lui vaut un gros succès: « Ces idées-là ».

Après un second album avec les Visiteurs, il tente l’expérience en solo. Exceptionnel guitariste, Bertignac est aussi une bête de scène. Il n’a jamais sacrifié ses chansons aux modes. Et, de ce fait, il réalise une véritable carrière de fond qui se trame sur la longueur. Parallèlement à celle-ci, il apprécie produire et écrire des chansons ainsi que des albums pour des artistes féminines. Son palmares reprend ainsi les noms de Corinne Marienneau (pour son unique disque de chansons en 2002), Carla Bruni et de Joyce Jonathan. Après avoir sorti l’album Grizzly en 2011, Louis Bertignac devient l’un des coaches de l’émission télé française « The Voice, la plus belle voix » sur TF1 en février 2012. Et, en juin 2012, il est appelé à assurer les premières parties des concerts de Johnny Hallyday au Stade de France à Paris. Il rempile comme juré de la saison 2 de « The Voice, la plus belle voix » en 2013 et il reprend cette fonction en 2014 pour l’émission « The Voice Kids ». En 2014 aussi, Louis Bertignac revient à sa carrière musicale en sortant un album intitulé « Suis-moi ».

Au cours de l’année 2015, Bertignac va rejoindre Aubert et Kolinka pour former, de manière impromptue, le groupe « Les Insus » qui se différencie de Téléphone par l’absence de Corinne Marienneau. Il n’est alors pas question pour le trio d’enregistrer un album studio mais bien de proposer un maximum de concerts qui affichent partout « complet » dans les pays francophones jusqu’en novembre 2016. Forts de cet énorme succès, les trois compères décident ensuite de refaire quelques spectacles durant l’été 2017. A la fin de l’année 2018, Louis Bertignac commercialise un nouvel album intitulé « Origines ». L’opus est composé de reprises, interprétées à sa façon et en français, de titres des Rolling Stones, des Beatles, de Police, d’Eric Clapton ou encore Bob Dylan.
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Patricia Lavila en 1973 – Photo (c) Alain Marouani

23 février 1957 : Naissance, à Oran en Algérie de la chanteuse française Patricia LAVILA d’un père commandant de gendarmerie et d’une mère artiste au foyer. A l’époque de l’indépendance de l’Algérie, Patricia Lavila quitte ce pays pour la France et la région de Lyon où elle suit les cours de l’école primaire. Par la suite, elle prend des cours de danse classique mais, aussi, des cours de parachutisme. Adolescente, elle se découvre une passion pour le chant et s’inscrit à divers concours locaux. À 16 ans, le destin lui permet de monter à Paris où elle obtient le succès avec un des tubes de l’été 1973: « L’amour est toujours en vacances ». Pendant quelques années, la chanteuse à la très longue chevelure rousse va encore connaître le succès avec « Une petite place dans ton coeur », « Je n’ai jamais vu Jacques Brel chanter », « Paloma blanca » ou « Pour toi c’est rien pour moi c’est tout ». A la fin des années 1980, Patricia Lavila chante ses succès sur de nombreux podiums radiophoniques et télévisés comme deux de la course cycliste « Tour du Hainaut Occidental » à Hornu en Belgique notamment. Dans la décennie suivante, elle apparaît régulièrement dans les émissions télé françaises de Pascal Sevran telles que « La chance aux chansons ». En 2007, une double compilation de 44 titres enregistrés entre 1973 et 1979 a été commercialisée pour tous les nostalgiques des « années bonheur ».

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23 février 2011 : Sortie, chez Fayard, de la biographie de référence d’Hubert-Félix THIEFAINE, « Jours d’orage », par Jean THEFAINE, longtemps journaliste culturel au quotidien Ouest-France et membre du comité de rédaction de la revue Chorus.
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11 FEVRIER

 

Pochette de l’album de 2009

11 février 1943 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteur et interprète français Serge LAMA. Son papa, Georges Chauvier, est chanteur d’opérette et premier prix du conservatoire de Bordeaux. L’enfance se passe dans la cité bordelaise puis à Paris où son père décide de tenter sa chance au début des années 1950. Mais le succès n’est pas au rendez-vous pour le paternel et le jeune Serge est bientôt contraint de suivre ses parents loin des feux de la rampe. Il finit par fuguer du domicile familial d’Issy-les-Moulineaux pour vivre de petits jobs. En 1962, il effectue son service militaire en Algérie. Il y écrit des chansons qui feront l’objet, plus tard, de ses premiers enregistrements. De retour à Paris, il passe quelques auditions et se retrouve, le jour de ses 21 ans, au cabaret « L’Ecluse » où il chante avant Barbara. Une idylle se noue entre Serge et la pianiste de Barbara: Liliane Benelli. La chanteuse Renée Lebas remarque l’artiste et l’aide à enregistrer un premier super 45 tours en 1964 qui reprend, entre autres, la chanson « A quinze ans ». Dans la foulée, il passe en lever de rideau de Brassens et de Barbara à Bobino. Le 21 novembre 1964, il effectue son premier passage à la télévision française dans l’émission « Jeunesse oblige ». Alors qu’il assure la première partie de la tournée d’été de Marcel Amont, Serge Lama est victime d’un grave accident de la route en Provence le 12 août 1965. Deux personnes sont retirées sans vie de la carcasse du véhicule écrasé contre un arbre. Il s’agit du conducteur Jean-Claude Ghrenassia, frère d’Enrico Macias, et de Liliane Benelli, la fiancée de Serge qui, lui, est hospitalisé très grièvement blessé. Le 7 décembre 1965, une soirée de soutien est organisée pour lui à l’Olympia. Les participants ont pour nom Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel. En mai 1966, alors que les séjours à l’hôpital se multiplient, il rencontre un jeune pianiste envoyé par Régine: Yves Gilbert. C’est lui qui compose bientôt la majeure partie des grands succès de Lama. Les enregistrements de disques reprennent pour Serge Lama: « Les ballons rouges » en 1967 ou encore « D’aventures en aventures » qui est un véritable succès en 1968.

Le chanteur convalescent reprend aussi le chemin de la scène: il y a celle de l’Ecluse, de l’Olympia (en première partie de Nana Mouskouri), d’une tournée avec Enrico Macias et de Bobino en lever de rideau de Georges Chelon. Ce n’est toutefois qu’en 1970, du 24 février au 16 mars, qu’il chante en vedette à Bobino. Il y interprète notamment « C’est toujours comme ça la première fois » et « Une île ». En avril 1972, Serge Lama se classe 10e pour la France au concours de l’Eurovision, à Dublin. Sa chanson est composée par Alice Dona et a pour titre « Un jardin sur la terre ». Avec cette musicienne, il va alors composer ce qui est sans doute son plus grand succès: « Je suis malade ». Cette chanson figure sur ce qu’on peut appeler un album mythique qui marque le début d’une longue carrière jalonnée de succès: « Chez moi », « Les petites femmes de Pigalle », « La vie lilas », « Mon ami mon maître », « L’Algérie », « Femmes femmes femmes », « Mon enfance m’appelle » ou « Souvenirs attention danger ». Le 23 septembre 1981, il devient le papa d’un petit Frédéric. En 1981 aussi, il réalise son rêve d’enfant: faire reconnaître son père comme un chanteur à part entière. Ils enregistrent ainsi ensemble l’album « Lama père et fils ». Un an plus tard, Serge Lama s’attaque à un projet extraordinaire: écrire avec Yves Gilbert une comédie musicale sur Napoléon. Le spectacle, précédé par l’album reprenant les chansons, reste à l’affiche du théâtre Marigny à Paris pendant près de deux ans. Avant l’une des représentations, l’artiste apprend le décès de son père dans un accident de voiture le 14 décembre 1984. Sa mère, gravement blessée, décède trois mois plus tard. La suite de la carrière de Serge Lama va prendre une tournure plus calme. Les albums vont se succéder mais les nouveaux artistes apparus dans les années 1980 effacent un peu ceux issus de la génération précédente. Serge Lama diversifie alors ses activités. En 1991, il joue au théâtre dans « La facture » de Françoise Dorin aux côtés d’Agnès Soral puis, en 1993, dans « Toâ » de Sacha Guitry. En novembre 1998, un orchestre symphonique est derrière lui sur la scène de l’Olympia de Paris. Pour ses 60 ans et ses 40 ans de carrière en 2003, Serge se produit pour un concert unique à Bercy où le rejoignent de nombreux invités devant 12.000 spectateurs. La même année, bien avant les autres et la mode du genre, Serge enregistre un album de duos avec, notamment, Lara Fabian, Lynda Lemay et Anggun. L’opus intitulé « Pluri’elles » contient aussi un duo virtuel avec Dalida: « Je suis malade ». Quatre ans plus tard, le chanteur effectue une tournée de 200 dates seul en scène accompagné par Sergio Tomassi à l’accordéon multiple: « Accordéonissi’mots ». Le 18e album original de Serge Lama, « L’âge d’horizon », sort fin 2009. En 2012, l’artiste fait une pause pour subir une opération de la hanche. En décembre, il sort un double album: « La balade du poète ». Ce dernier reprend des anciennes chansons réorchestrées et trois titres inédits écrits à l’adolescence. Le 11 février 2013, Serge Lama fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia de Paris. Et, en septembre de la même année, il se produit aussi au Grand Rex à Paris pour un concert télévisé. Il entame alors une longue tournée anniversaire dans tous les pays de la francophonie. Au début de l’année 2015, on apprend, au cours de l’émission télévisée française dominicale « Du côté de chez Dave » sur France 3, qu’il vient d’écrire la totalité des textes d’un nouvel album à paraître de Gérard Lenorman. Mais, bien avant cet album qui tarde à sortir, c’est Serge Lama qui demande une musique à Lenorman (« Hop tempo ») pour un disque commercialisé à la fin 2016. Il faut dire que l’opus « Où sont passés nos rêves » réunit toute une série de compositions élaborées sur des textes de Lama par Adamo, Bénabar, Carla Bruni, Francis Cabrel ou encore Pascal Obispo qui, ayant les mêmes origines que Serge, lui fournit la superbe mélodie de « Bordeaux ».

Fin 2019, l’artiste déclare que l’état de ses jambes est, de plus en plus, une source de tracas et qu’il renonce désormais aux tournées de concerts très fatigantes. Selon ses propos, il fera encore bien quelques apparitions très épisodiques en province mais il se produira surtout à Paris.
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Edmond Lefèvre en 1982

11 février 1995 : Décès, à Mons, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Né à Chimay le 2 avril 1928, Edmond Lefèvre suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il a ainsi notamment tendu son micro à Johnny Hallyday, Jacques Brel et Charles Aznavour (en 1964) Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme radio de la RTBF sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va présenter des émissions, en soirée, aux titres divers comme « Chanson vole » (1982) ou « Escapades » par exemple. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi entre 14 et 16 heures, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité : Jean-Paul Cara, Gérard Delahaye, Robert Cogoi, Albert Delchambre, Philippe Anciaux, Joseph Reynaert, etc. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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11 février 2002 : Le journaliste belge Eddy PRZYBYLSKI présente, à l’Os à Moëlle à Bruxelles, le livre qu’il vient de publier aux Editions du Roseau Vert sur « Brel à Bruxelles« . Il s’agit d’une façon originale de suivre les pas de l’auteur-compositeur-interprète Jacques BREL à travers les maisons où il a habité et les lieux qu’il a fréquentés dans la capitale belge.
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HANIN Roger - 45 tours des années 197011 février 2015 : Décès, à Paris, à la suite d’une détresse respiratoire, de l’acteur Roger HANIN. Né le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie française), il est le petit-fils d’un rabbin et le fils d’un fonctionnaire des PTT. En 1941, il est renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs. Il s’engage alors dans l’aviation trois ans plus tard. A la libération, Roger débarque en France dans l’intention de suivre des études de pharmacien. Pour payer ses études, il tente quelques essais au cinéma et cela lui plaît. Il décide alors de prendre des cours d’art dramatique. Le jeune Roger se fait alors embaucher pour quelques rôles dans des films du début des années 1950 avant d’obtenir un succès grandissant auprès des réalisateurs français en vogue à l’époque. Il décroche un premier rôle important dans « La Valse du Gorille » de Bernard Borderie en 1959. Les années 1960 sont celles de la confirmation de sa popularité au grand écran. Et il reste encore un acteur très en vue longtemps puisque, dans les années 1990, il est l’un des personnages-clé du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady. Entretemps, dès 1989, Roger Hanin endosse la peau du commissaire Navarro pour une série télé française qu’il va tourner pendant près de 20 ans. S’il a également joué au théâtre, écrit des livres et réalisé quelques films, Roger Hanin a aussi enregistré deux 45-tours dans les années 1970 sur lesquels quatre chansons ont été gravées: « Je ne peux pas croire », « Candy », « Le coeur d’une femme » et « Où sont nos 20 ans Samuel » (1971).

Mais il ne s’agit pas de ses premiers pas dans la chanson puisque, en 1963 déjà, il apparaît en tant que chanteur-bagnard dans une émission télé française proposée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Enfin, l’acteur a aussi été lié à l’histoire politique française puisqu’il fut le beau-frère de l’ancien Président de la République François Mitterand. En 2008, Roger Hanin annonce officiellement qu’il met un terme à sa carrière d’acteur. Il décède le 11 février 2015 à Paris et il est ensuite inhumé à Alger dans le carré juif du cimetière de Saint-Eugène.
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Un livre biographique sur Art Sullivan

Art Sullivan s’est fait connaître en 1972 avec un tube d’été : « Ensemble ». Les succès se sont ensuite enchaînés à ce premier slow et le chanteur belge dont le vrai nom est imprononçable s’est installé en tête des tous les hit-parade de la francophonie : « Petite fille aux yeux bleus », « Adieu sois heureuse », « Une larme d’amour », « Un océan de caresses », « Donne donne-moi », « Petite demoiselle », etc.
Au début des années 2000, après avoir été disque d’or avec de multiples compilations permettant de retrouver tous ces grands succès en qualité numérique, Art Sullivan a essayé d’amorcer un retour avec des albums de nouvelles chansons qui n’ont pas vraiment (re)trouvé leur public. Aujourd’hui, celui qui a toujours été un fan inconditionnel de Christophe et qui fut même le président du fan club de l’artiste, fait l’objet d’un livre qui vient d’être commercialisé. Toutes les infos se trouvent ci-dessous.

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23 JUIN

Nicole Louvier en 1965 – Photo (c) Roberto Zoni

23 juin 1933 : Naissance, à Paris, de l’auteure-compositrice et interprète française Nicole LOUVIER. D’origine juive, Nicole est séparée de sa famille dès le début de la seconde guerre mondiale et on la cache chez des paysans bretons. A la Libération, elle rencontre un éditeur à qui elle montre quantité de poèmes qu’elle a écrit. Il lui conseille de les mettre en musique. Ce qu’elle fait pour sortir un premier disque en 1953. Ses textes surprennent par leur côté mature. Car la chanteuse n’a alors que 20 ans et elle propose ses chansons sur la scène des cabarets parisiens de La Rose Rouge, de la Colombe et Chez Agnès Capri. Elle sera aussi reconnue plus tard pour avoir été la première chanteuse française à s’accompagner à la guitare en concert. Son premier succès, en 1953, a pour titre « Mon p’tit copain perdu » et il sera repris en 1954 par Lucienne Delyle.

D’autres chansons vont asseoir la popularité de la chanteuse ensuite: « File la nuit » en 1955, « J’appelle la Terre » en 1962 et « La Chanson pour la fin du monde » en 1963. En tant que romancière, son livre « Qui qu’en grogne » fait scandale au milieu des années 1950 parce qu’il évoque l’amour de deux jeunes filles entre elles. En 1959, un autre de ses romans lui vaut de se mettre le métier de la chanson française à dos: dans « Les Marchands » elle raconte l’histoire d’une jeune chanteuse naïve exploitée par le show-business. Productrice à la radio française, elle encourage alors fortement une jeune chanteuse débutante qui a pour nom Barbara. Avec le temps, ses propos vont marginaliser Nicole Louvier qui choisit alors de partager sa vie entre la France et Israël. Elle meurt à Paris le 8 mars 2003, 50 ans exactement après avoir connu son premier succès. Elle repose au cimetière parisien du Montparnasse. En 2011 est sortie, dans la collection Les Trésors oubliés de la chanson, une compilation de 25 titres: « Nicole Louvier chante… ».

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Délizia en 1975

23 juin 1952 : Naissance, à Mons, de la chanteuse belge DELIZIA. De son vrai nom Délizia Adamo, elle est la sœur de Salvatore Adamo. A douze ans, elle enregistre un premier 45 tours dont les deux titres, « Prends le chien » et « Monsieur le professeur », sont composés par son frère.

Un second disque sort en 1967 avec quatre titres dont les deux premières chansons réenregistrées avec une voix plus adolescente. Elle suit ensuite des cours de dessin aux beaux-arts puis s’essaie à la comédie au Théatre de l’Ancre de Charleroi. Elle y joue notamment dans la pièce de Kataiev « Je veux voir Moscou ». Quelques années plus tard, Délizia suit des cours d’art dramatique au Conservatoire royal de Bruxelles. Mais elle revient à la chanson en 1974 quand Salvatore lui écrit à nouveau quelques chansons dont « Qui te retient » et « Aime-moi ». En 1975, elle accompagne son frère en tournée et sort deux 45 tours dont les chansons sont aussi écrites par Salvatore: « Vivre avec toi » et « Alors le bel été ». Puis, Délizia participe aux présélections belges du concours Eurovision de la chanson en 1976 et en 1978 mais elle n’y décroche pas sa participation à la finale européenne. En 1976, Délizia enregistre des chansons dont les textes sont écrits par Didier Barbelivien (« Un hiver avec toi ») et Patrick Loiseau (« Ma prière »). Elle travaille aussi avec l’arrangeur et orchestrateur Guy Matteoni pour les chansons « Le procès de l’amour » et « Le temps pardonne ». Après un dernier disque intitulé « Qui viendra réinventer l’amour » en 1978, Délizia délaisse la chanson. Le 9 février 2020, ses soeurs Giovanna, Eva, Salvina et Tina annoncent le décès de Délizia sur Facebook. Aucune précision n’est apportée sur les circonstances de sa disparition.

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Boris Vian en 1956 – Photo (c) Michel Cot

23 juin 1959 : Décès à Paris de Boris VIAN. Artiste pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Né le 10 mars 1920, il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse alors aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador sort sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador aussi, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui, aujourd’hui encore, est un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ». En 2009, pour commémorer le 50e anniversaire de sa mort, un double album hommage est enregistré par divers artistes dont Lio, Thomas Fersen, Juliette Gréco, Zebda, Carla Bruni, Jean-Louis Trintignant, Juliette, M, Maurane, François Hadji-Lazaro, Olivia Ruiz ou Michel Delpech.
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Yann Tiersen sur scène en 2007 - Photo (c) Shadowgate

Yann Tiersen sur scène en 2007 – Photo (c) Shadowgate

23 juin 1970 : Naissance, à Brest, de l’auteur, compositeur et interprète français Yann TIERSEN. Il passe son enfance à Rennes où, très intéressé par la musique, il apprend le violon et le piano en éprouvant quelques difficultés scolaires. Avec une formation musicale classique, il s’oriente vers la direction d’orchestre avant de bifurquer, au hasard des rencontres, vers le rock. Rennes est une des villes-phares du rock français des années 1980 et Yann se retrouve au sein de certains groupes régionaux. Sa trajectoire artistique l’amène ensuite à mélanger ses connaissances classiques et rock au service du théâtre et du cinéma. Il compose ainsi la musique de quelques courts métrages et, en 1995, il sort un premier album intitulé « La valse des monstres ». Deux ans plus tard, sur l’opus intitulé « Rue des cascades », la chanson qui lui a donné son nom est interprétée en anglais malgré le titre français (qui dans la chanson devient « Cascade street » !) par Claire Pichet et est reprise quelques mois plus tard dans la bande originale du film « La vie rêvée des anges ». En 1998, Dominique A interprète, en anglais également, la chanson « Monochrome » que Yann Tiersen a composé sur l’album « Le Phare ». La même année, il met sur pied un concert dans le cadre des Transmusicales de Rennes auquel participent Dominique A, Françoiz Breut, les Têtes Raides, Mathieu Boogaerts et Bertrand Cantat entre autres. L’enregistrement de ce rendez-vous public est alors commercialisé sous le titre « Black Session ». Quelques semaines plus tard, Yann Tiersen sort un album plus rock: « Tout est calme ». 2001 est une année très importante pour Yann Tiersen avec la sortie, d’une part, de l’album « L’Absente » et, d’autre part, de la musique du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Comme cela semble devenir une bonne habitude, ces deux albums sont marqués par la présence d’interprètes divers. Et, dans le cas de la bande originale du film « Amélie Poulain », Yann Tiersen refuse même d’aller chercher la Victoire de la Musique qui lui est décernée parce qu’il ne considère pas l’oeuvre comme une composition personnelle. En 2002, Yann Tiersen immortalise sur CD un concert donné à la Cité de la Musique de Paris avec de nombreux invités chanteurs. Deux ans plus tard, il remporte à nouveau une Victoire de la Musique pour la bande originale du film allemand « Good Bye Lenin ». En mai 2005, l’album « Les Retrouvailles » permet à Yann Tiersen de faire chanter des habitués comme Dominique A ou Christophe Miossec mais aussi Jane Birkin notamment.

Pour Miossec encore, Tiersen compose les mélodies de l’album « Finistériens » paru en septembre 2009. Depuis, le musicien français a poursuivi son chemin artistique en enregistrant des albums instrumentaux et des musiques de films.
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Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

23 juin 2015 : Décès, à Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Née le 27 juin 1931 à Izmir, en Turquie, de parents français travaillant dans le service diplomatique, Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses. Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian 56 ans après lui.
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