CHENOT Francis

Francis CHENOT (c) Maison de la Poésie Amay

Le journaliste et écrivain belge Francis CHENOT naît le 6 mars 1942 à Petitvoir dans l’entité de Neufchâteau. Grand passionné de chanson française à texte, Francis est longtemps le responsable des pages culturelles du journal communiste belge « Le drapeau rouge » jusqu’à l’arrêt de celui-ci. Il écrit ensuite pour l’éphémère journal « Libertés ». Puis il crée le magazine « Une autre chanson » avec le syndicaliste de gauche Albert Faust sous le bienveillant parrainage de Jean Ferrat. Cette aventure médiatique s’achève au milieu des années 2000 après bien des essais de reprise. Francis est aussi l’un des principaux artisans de l’ouvrage « Brel ! et après ? », un livre dont il partage l’écriture avec Geneviève François, Ronald Theunen et Jean-Pierre Vander Straeten et qui est publié aux Editions Labor en 1984. Le bouquin est sous-titré « 33 détours et autres dans la chanson de la Communauté française de Belgique ». Pour Francis Chenot, c’est clair: la chanson est d’abord de la poésie « musiquée ». Cette opinion bien tranchée lui fait, petit à petit, prendre ses distances avec des festivals aux tendances commerciales qu’il juge trop marquées comme les « Francofolies de Spa ». Au début de ces Francofolies belges, Francis présente les soirées gratuites du « Salon Bleu » à une époque où « Une autre chanson » est partenaire de ces rendez-vous poétiques dont la philosophie change ensuite avant de disparaître. Entre 1965 et 2010, Francis Chenot publie 17 ouvrages de poésie et récolte deux prix : le Prix René Lyr pour « Mémoire de schiste » en 1982 et le Prix Arthur Praillet en 1997. Il a aussi fondé, avec Francis Tessa, la « Maison de la poésie d’Amay » (B) et il est le directeur de la revue « L’arbre à paroles ». Francis Chenot est décédé le 13 juillet 2020 à Huy des suites d’un cancer.
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FRANCOIS Claude

Claude François – Photo (c) Jean Lebreton

Le chanteur français Claude FRANCOIS naît le 1er février 1939 à Ismailia en Egypte. Idole parmi les idoles, star française et mythe de la chanson populaire francophone, Claude François n’a jamais été égalé et, plus de 40 ans après sa disparition, ses succès sont toujours présents sur les plateformes de téléchargements numériques, sur les sites de streaming, chez les disquaires, dans les programmes de radio et sur ces « dancefloor » que l’on appelait avant les pistes de danse. En à peine quinze ans de carrière, cet artiste a compris tout ce que le show-business pouvait apporter à un jeune homme talentueux en quête de reconnaissance artistique. Le chanteur aux centaines de succès entame sa carrière en 1961 sous le nom de Koko et il enregistre alors un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin.
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Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard alors qu’il a repris son véritable patronyme. C’est « Belles belles belles », l’adaptation très personnelle d’un titre américain des Everly Brothers (« Girls girls girls ». Un scopitone (ancêtre du clip vidéo et de la capsule YouTube) de la chanson est réalisé et est  tourné dans la neige par le jeune cinéaste Claude Lelouch.
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C’est parti pour quelque quinze années de succès enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet (« Le lundi au soleil ») entre autres.
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Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie aussi de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche » : Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance également dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et n’obtient pas un franc succès dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Pour ce magazine, le chanteur se passionne pour la photographie et, sous le pseudonyme de François Dumoulin, réalise des clichés de très jolies demoiselles légèrement (dé)vêtues. Musicalement, l’un des plus gros succès de Claude François reste « Comme d’habitude » qui a fait le tour du monde adapté en anglais par Paul Anka sous le titre « My way » et a été interprété notamment par Frank Sinatra et Elvis Presley.
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Mais il y a aussi « Le téléphone pleure », « Le mal aimé » ou « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » ainsi que « Alexandrie Alexandra ».
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Entre 1962 et 1978, le chanteur a enregistré 363 chansons sur 27 albums et vendu 35 millions de disques. Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1.188 concerts. Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission télévisée de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Sa dépouille est inhumée dans le cimetière de Dannemois où l’artiste possédait une propriété contenant un moulin. Les funérailles ont lieu le mercredi 15 mars 1978.
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Claude François laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs comme avec lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012. En 2018, à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, une intégrale très complète est commercialisée et comprend 20 CD avec 360 titres dont de nombreuses versions introuvables, des interviews, et un livret de 48 pages contenant des photos rares et des textes exclusifs. Pour la même occasion, Fabien Lecoeuvre publie une biographie, « Claude François, 14.284 jours », et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l’artiste, compile, pour la première fois ses souvenirs dans un livre: « J’y pense et puis j’oublie ». La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a regroupé les notes de service, souvent incendiaires, que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose « Claude François, Je reviendrai comme d’habitude ». Les deux fils de l’artiste, Claude Jr et Marc François, annoncent aussi pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père mais celle-ci semble tarder à voir le jour.
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DEMARNY Jacques

Jacques Demarny

L’auteur et parolier français Jacques DEMARNY naît le 21 décembre 1925 dans le 13e arrondissement de Paris sous le nom de Jacques Lemaître. Ses parents vivent alors à Alger où son enfance se déroule sans souci. A quinze ans, il rejoint la France où c’est la guerre et, en 1942, il est volontaire pour participer à un réseau dans la résistance à l’ennemi nazi. Deux après la fin du conflit mondial, Jacques se lance avec son frère, Jean, dans un numéro de duettistes chanteurs et se produisent sur quelques grandes scènes parisiennes, notamment en première partie de Georges Brassens. Par la suite, il s’oriente vers l’animation et la présentation. Il anime ainsi des émissions sur la radio périphérique française Europe 1 et porte le costume de Monsieur Loyal au cirque Médrano. Mais, depuis toujours, Jacques est attiré par la poésie et écrit de petits textes qui deviendraient facilement des paroles de chansons. Alors, en 1949, il décide de devenir auteur et s’inscrit en tant que tel à la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.  Il lui faudra cependant dix ans avant d’écrire des chansons pour Annie Cordy (« Allez hop », « 1960 »), Danielle Darrieux (« Prendre le temps de s’aimer davantage ») ou Miguel Amador.
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Un soir de janvier 1963, Jacques va applaudir Enrico Macias qui se produit sur la scène parisienne de Bobino. Au terme du concert, il demande à rencontrer le chanteur pour lui soumettre le texte d’une éventuelle chanson. Macias est séduit par le thème et compose de suite une mélodie qui va faire le tour du monde : « Enfants de tous pays ».
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Il s’agit là de la première concrétisation d’une collaboration qui va durer des dizaines d’années et qui va se compléter avec le travail du chef d’orchestre et arrangeur Jean Claudric. Plus de 500 chansons vont émaner de ce travail collectif dont les plus connues ont pour titres « Les gens du Nord », « Les millionaires du dimanche », « J’ai quitté mon pays », « Mon coeur d’attache » (pour lequel ils reçoivent le Prix Vincent Scotto en 1965), « Paris, tu m’as pris dans tes bras », « Dès que je me réveille », « Noël à Jérusalem », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Un berger vient de tomber ».
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La popularité de ses textes chantés par Enrico Macias va permettre à Jacques Demarny d’écrire pour la nouvelle génération des artistes français qui débarquent dans les années 1970. Il écrit ainsi la chanson « Un jardin sur la terre » qui permet à Serge Lama de représenter la France au concours Eurovision en 1971.
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Deux ans plus tard, Gérard Lenorman enregistre « Mourir au champ d’amour » puis « Je voudrais devenir berger ». En 1974, il est l’auteur de quelques chansons pour Gilles Olivier et, à partir de 1975, il écrit quelques succès pour Daniel Guichard : « La découverte », « Je t’aime tu vois » ou encore « Ne parle pas » (1976).
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Parmi les autres artistes « servis » par des textes de Jacques Demarny, il y a encore Dalida, Rika Zaraï, Pierre Groscolas et Bibie. Pour cette dernière chanteuse, il est le parolier de « J’veux pas l’savoir » qui lui permet de décrocher le Prix Rolf Marbot en 1987. En 1982, après vingt ans de complicité dans l’écriture et la composition avec Enrico Macias, Jacques Demarny rend hommage au chanteur en publiant le livre de souvenirs « Non je n’ai pas oublié ». Grand défenseur de la cause des auteurs, il a été administrateur de la SACEM pendant 30 ans et son président pendant cinq années. Cette carrière exceptionnelle est honorée par ses pairs en 2007 qui lui décernent le Grand Prix de la Chanson Française. Jacques Demarny décède le 12 janvier 2011 à Paris à l’âge de 85 ans.
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LOUKI Pierre

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

L’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI naît le 25 juillet 1920 à Brienon-sur-Armançon, dans l’Yonne, sous le nom de Pierre Varenne. Il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Il lui consacrera un livre de souvenirs intitulé « Avec Brassens » publié aux Editions Christian Pirot en 1999. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès.
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Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses chansons dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort« .
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La même année, Pierre Louki reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976.
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Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 chansons durant sa vie. Certaines de celles-ci furent interprétées par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. En 1999, la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, lui décerne son prix André-Didier Mauprey. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006 à Montreuil. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
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MAROUANI Charley

Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

L’imprésario français Charley MAROUANI naît le 7 décembre 1926 à Sousse, en Tunisie, au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’imprésario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos, Michel Boujenah et Enrico Macias. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani devient aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il accumule ainsi tout au long de sa carrière sont écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani publie chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment, l’homme accorde une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.
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Charley Marouani est décédé le 29 juillet 2017 à Calvi, en Corse, à l’âge de 90 ans. Soit plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.
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BOYER Lucienne

Lucienne Boyer dans les années 1950

La chanteuse française Lucienne BOYER naît à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer. Elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires, en Argentine, où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ».
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En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle aux côtés d’Annie Girardot et Micheline Presle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail.
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Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle donne un concert à l’Olympia de Paris le 2 février.
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Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 à Paris et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
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MELLA Fred

Fred Mella en 1987

Le chanteur français, et soliste du célèbre groupe des Compagnons de la Chanson, Fred MELLA naît le 10 mars 1924 à Annonay, en Ardèche. Fred, dont les parents sont d’origine italienne, est d’abord professeur des écoles quelques années avant de rejoindre Les Compagnons. Son timbre de voix exceptionnel l’impose alors rapidement comme chanteur meneur du groupe et tout le monde se souvient encore de sa prestation dans « Les trois cloches » : « Village au fond de la vallée… » Une chanson qu’il partage avec Edith Piaf qui, après ce succès de 1946, emmène les Compagnons aux Etats-Unis pour une grande tournée de concerts.

En 1947, Fred Mella a épouse la comédienne québécoise Suzanne Avon dont il aura deux enfants. Les Compagnons de la Chanson prennent alors et vont garder une place toute particulière dans le paysage de la chanson francophone en étant connu dans le monde entier. Groupe vocal aux harmonies riches et aussi nombreuses que ses membres qui se comptent jusqu’à neuf à une époque, ils n’auront rien de commun avec d’autres formations telles que les Frères Jacques ou les Quatre Barbus. Leur répertoire oscillera ainsi toujours, sans vulgarité et avec finesse, entre humour et tendresse et se constituera, au fil du temps, de titres originaux composées par des membres de la formation mais aussi par des interprétations d’oeuvres existantes. Après avoir exploré le domaine des vieilles chansons de France, ils reprendront un grand nombre de standards de la chanson française : « Mes jeunes années » (Charles Trenet, 1949), « La prière » (Georges Brassens, 1952), « Je t’appartiens » (Gilbert Bécaud, 1956), « Roméo » (Petula Clark, 1961), « Le Mexicain » (Marcel Amont, 1962), « La mamma » (Charles Aznavour, 1963), « Quand la mer monte » (Raoul De Godewarsvelde, 1969), « Je reviens chez nous » (Jean-Pierre Ferland, 1969) ou encore  « Les couleurs du temps » (Guy Béart, 1974).

Les Compagnons se lanceront aussi dans l’interprétation chantée, parfois étonnante, d’adaptations françaises de titres anglo-saxons ou de thèmes musicaux :  « Le sous-marin vert » (« Yellow Submarine » des Beatles en 1967), « Au temps de Pierrot » (sur le thème de la Symphonie n°40 de Mozart revisitée à l’époque, en 1971, par l’orchestre espagnol de Waldo de Los Rios), « Il était une fois la révolution » (d’Ennio Morricone en 1972) ou « Parle plus bas » (thème du film « Le Parrain » composé par Nino Rota en 1972).

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Le groupe des Compagnons de la Chanson se dissout au début de l’année 1985, après 40 ans de succès.
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Fred Mella tente alors de poursuivre une carrière de soliste en enregistrant quelques disques mais ceux-ci ne rencontrent jamais vraiment les attentes du public.
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En 2006, le chanteur publie ses souvenirs dans un livre intitulé « Mes Maîtres enchanteurs ». Il s’agit d’une autobiographie dédiée à Georges Brassens, Charles Trenet et Charles Aznavour dont il était l’ami. Il donne un dernier concert en 2008 à l’Olympia de Paris, 25 ans après les adieux des Compagnons de la Chanson sur la même scène. Les autres « Compagnons de la Chanson avaient pour noms Jean Broussolle (1920-1984), Guy Bourguignon (1920-1969), Jean-Louis Jaubert (1920-2013), Hubert Lancelot (1923-1995), Jean-Pierre Calvet (1925-1989), Gérard Sabbat (1926-2013), Jo Frachon (1919-1992) et René Mella (1926-2019), frère de Fred, décédé fin septembre 2019. Fred Mella fut L’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde en 2006. A voir ci-dessous.

Fred Mella, le dernier des Compagnons de la Chanson, meurt le samedi 16 novembre 2019 à l’âge de 95 ans. Selon son fils, Michel, l’ex-ténor soliste de la formation est décédé à 21h25 parmi les siens, paisiblement, dans sa maison de Goupillières, dans les Yvelines.
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CRISTIANI Hervé

Hervé Cristiani en 1982

L’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI naît à Paris le 8 novembre 1947. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. Pour subvenir à ses besoins financiers, le jeune homme gère des sexshops, commerces qui, après 1968, récoltent un certain succès. A 23 ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons.

Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregistrer un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Dans les étoiles noires ».

Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur.

Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ».

Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ».

Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous même si, en 1987, « Le tango bleu » suscite quelques programmations radiophoniques et ainsi que des passages télévisés.

En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français.

En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs.

A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.

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BECAUD Gilbert

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

Le chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD naît le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf.

La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils.

Lorsque la vague des chanteurs « yé-yés » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François.

Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc.

Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »).

Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris le 22 octobre 1962 avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique.

Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier.

Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978).

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Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982.

Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français, interprété en duo avec Ireen Sheer).

Une version québécoise de cette chanson a été enregistrée aussi par Martine St-Clair en duo avec Gilbert Bécaud.

En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. Le spectacle existe aussi en français mais ne sera jamais présenté en public. Annie Cordy prend alors l’habitude d’interpréter l’une ou l’autre chanson, comme Madame Roza, lors de ses concerts.

En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « Il est à moi (L’Olympia) » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit.

Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer du poumon dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ».

Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal sur sa péniche de Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine, le 21 décembre 2001, passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise (division 45, transversale 1). Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud. Même s’il croit avoir une légitimité absolue qui dérange un peu, Pascal Danel est aussi de ceux, parmi les artistes francophones, qui s’efforcent de perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud.

 

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BRUNNER Pascal

L’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER naît le 18 octobre 1963 à Sarcelles sous le patronyme de Pascal François. Il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (chroniqueur pour « Rien à cirer  » de Laurent Ruquier puis seul pour « Brunner à vif » en 1995 et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994 et 2000, « Une famille en or » en 1998).

En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré.

Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camillo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion.

En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice.

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CHARDEN Eric

Eric Charden en 2009 (c) Passion Chanson

Le chanteur français Eric CHARDEN naît le 15 octobre 1942 à Haïphong en Indochine française sous l’identité réelle de Jacques-André Puissant. Sa carrière de chanteur commence par des chansons composées dans la plus pure lignée de la chanson française traditionnelle. Un titre comme « J’ai la tête pleine de Provence », enregistré en 1963, ne connaît qu’un succès très limité.

Il pense alors que, comme compositeur, il peut plus facilement connaître la popularité. Et il signe ainsi des musiques pour Johnny Hallyday, Sylvie Vartan et Dalida avant de livrer « Mais quand le matin » à Claude François en 1967.

La même année, il sort enfin un disque qui marche avec la complicité de Jacques Monty qui en écrit le texte: « Le monde est gris le monde est bleu ».

Un an avant ce succès, Eric Charden rencontre Annie Gautrat qui chante sous le pseudonyme de Stone. Ils filent tous deux le parfait amour et, en 1970, ils décident d’enregistrer ensemble « Le seul bébé qui ne pleure pas ». Sans qu’ils le sachent, ils viennent de former un des couples mythiques de la chanson française.

Ce premier disque n’est pas un véritable succès mais, en 1971, « L’Avventura » est le ras de marée qui lance véritablement la carrière de Stone et Eric Charden.

Les « tubes » du duo se succèdent: « Laisse aller la musique », « Le prix des allumettes », « Made in Normandie » et « Tous les avions sont des oiseaux » qu’ils enregistrent avec leur fils Baptiste en 1978.

Cependant, depuis 1976, le couple bat de l’aile et, en 1977, Eric Charden reprend sa carrière de soliste en se plaçant dans les hit-parade de l’époque avec « Pense à moi » puis, deux ans plus tard, avec le cultissime « L’été s’ra chaud ».

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En 1983, il y a aussi le tubesque « L’adolescence ».

Entretemps, il y a, en 1974, une chanson à succès (« 14 ans les Gauloises ») et, en 1975, la comédie musicale « Mayflower » jouée durant deux ans au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris.

La carrière d’Eric Charden connaît ensuite plus de difficultés même si des albums comme « Je rocke ma vie » en 1992 ou « Le magnifique mensonge » en 2002 valent le détour. En 1983, Charden s’associe à nouveau à à Stone pour sortir un 33 tours assez novateur avec des titres comme « Carmen » ou « On vient vous déclarer l’amour ».

Après une époque difficile où il se consacre à la musique de films et de séries animées pour la télé, Eric Charden revient, sur scène cette fois, avec Stone pour faire partie de l’aventure « Age tendre et tête de bois ».

L’artiste en profite pour sortir un opus en 2007 avec de très jolies pièces comme « 60 ans » ou « Une rose, un baiser et c’est tout ».

En janvier 2012, Eric Charden reçoit des mains de Michel Drucker la médaille de Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. Mais l’artiste souffre alors d’un cancer des ganglions qui a raison de lui le dimanche 29 avril 2012. Avec Stone, le chanteur vient de commercialiser, quelques jours avant, un nouveau CD. Surfant sur la vague du succès des duos, les deux artistes, qui ont été des précurseurs, ne peuvent que se réunir une ultime fois en studio pour nous offrir « Made in France ». Le disque reprend quelques-uns de leurs succès mais, surtout, des reprises de grands duos francophones comme « Paroles Paroles », « J’ai un problème », « Dieu est un fumeur de Havanes », « Désir désir », « Manhattan Kaboul » et même la création en duo de « Chanson sur une drôle de vie » (de Véronique Sanson). Eric Charden a aussi écrit un livre autobiographique: « De l’encre sur les doigts ».

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ANNOUX Jean-Claude

Jean-Claude Annoux en 1968 – Photo (c) P. Bertrand

L’auteur, compositeur et interprète français Jean-Claude ANNOUX naît le 15 mai 1939 à Beauvais sous le vrai patronyme de Jean-Claude Bournizien. On connaît peu de choses sur son enfance et sa jeunesse si ce n’est qu’il apprend assez vite à jouer du violon. Mais on sait, en revanche, qu’il commence sa carrière artistique en écrivant des chansons pour des interprètes connus du début des années 1960: Richard Anthony ou Marcel Amont par exemple. Il enregistre ensuite ses propres compositions à partir de 1963. Et, dès 1964, il connaît un succès fulgurant avec sa chanson « Aux jeunes loups » qui reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1965.

Les disques suivants vont également connaître un bon succès: « Les touristes » et « Vive la mariée » sont aussi bien accueillis par le public que par les médias.

Mais la popularité va logiquement décroître avec le temps et le chanteur ne trouvera jamais son second souffle. De plus, un accident de voiture perturbera son parcours artistique pendant quelques années. En 1974, il chante « La jeunesse » et, deux ans plus tard, il répond à Michel Sardou qui chante la peine de mort pour les assassins d’enfants (« Je suis pour ») par la chanson « Je suis contre ».

En 1982, à l’époque des radios libres, il tente un retour avec l’aide de Daniel Guichard qui sort son disque « Les mères » (déjà commercialisé dans une autre version en 1976) sur son label personnel « Kuklos ».

L’un de ses derniers enregistrements sera celui d’un album en 1988 (« Laisse-moi trois minutes encore ») qui est composé de nouvelles chansons et de réenregistrements de titres antérieurs.

Au début des années 1990, il écrit un livre qui a pour titre « Gare au show biz ». Il quitte ensuite la butte Montmartre et s’installe en Corrèze où il collabore à Radio Vicomté. A Brive-la-Gaillarde, il crée un atelier de chansons destiné aux jeunes talents. En 1998, à l’occasion d’une exposition consacrée à ses textes vus par le peintre Jacques Teulet, il chante quelques-uns de ses succès. En 2000, Jean-Claude Annoux compose une symphonie intitulée « Les cinq saisons de la Vicomté » qui ne sera jamais jouée de son vivant. Alors qu’il doit participer à la première tournée des idoles « Age tendre et tête de bois », il décède le 2 octobre 2004 à Martigues (France).
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