SEVRAN Pascal

Pascal Sevran

L’animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français Pascal SEVRAN naît le 16 octobre 1945 à Paris sous le nom de Jean-Claude Jouhaud. Son père est alors chauffeur de taxi et sa mère couturière. Peu intéressé par l’école, il voue par contre une passion sans borne pour la chanson populaire. Adolescent, il se débrouille pour assister le plus souvent possible à l’émission télévisée de Mireille: « Le petit conservatoire ». Il y fait la connaissance du mari de la chanteuse, le philosophe Emmanuel Berl qui va devenir son guide intellectuel. Artistiquement, il se tourne rapidement vers la chanson en enregistrant quelques 45-tours : sous le nom de Pascal Régent d’abord (voir ci-dessous) puis sous le nom de Pascal Sevran comme en 1973 lorsqu’il interprète « Les petits Français » à la télévision suisse.

Sa carrière se poursuit par l’écriture de chansons dont la plus connue reste sans doute « Il venait d’avoir 18 ans » interprétée en 1974 par Dalida sur une musique de Pascal Auriat.

En 1979, il publie un premier roman, « Le passé supplémentaire », avant de se tourner vers la télévision et d’y animer des émissions musicales de variétés. En 1981, il fait ses premiers pas sur la chaîne de télé privée française TF1 avec « La Croisée des Chansons« . Puis, il anime sur FR3 Limoges « Laisser passer la chanson » en 1983 et 1984.

Enfin, il lance la mythique émission « La chance aux chansons » en 1984 sur TF1.

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Il en présente le dernier numéro sur France 2 en décembre 2000. Il y découvre de nombreux jeunes talents comme Patricia Kaas ou Patrick Bruel mais il sait aussi jouer sur la nostalgie des téléspectateurs en retrouvant des stars du passé oubliées depuis longtemps. Après la fin de « La chance aux chansons », Pascal Sevran enchaîne avec « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes » jusqu’en 2007.

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Parallèlement à ses activités télévisuelles, Pascal Sevran veut réaliser son rêve d’être chanteur. Il a en effet déjà enregistré quelques 45 tours à la fin des années 1960 sous le nom de Pascal Régent notamment.

Mais, cette fois, ce sont des albums qu’il enregistre et ces derniers sont composés de reprises comme « Succès français » (1991), « A la française » (1993), « Surprise party » (1996), « Viva la vie va » (1997), « Chanter la vie » (1999) ou « La vie continue » (2002).

Voulant aller jusqu’au bout de ses désirs, il se produit à l’Olympia de Paris et effectue des tournées en France et en Belgique notamment. Au milieu des années 1990, il se remet à écrire mais il s’agit cette fois de récits autobiographiques relatant son amitié avec le Président français François Mitterrand ou de son journal intime publié chaque année en janvier. Il bouleverse une bonne partie de la France avec le livre « La vie sans lui » paru en 2001: il y raconte la mort de son compagnon Stéphane Chomont et le deuil qui a suivi. En septembre 2007, Pascal Sevran arrête ses deux émissions télévisées « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes »: il annonce à la presse qu’il est malade et qu’il vient d’être opéré de la gorge. Il va alors entamer un bref mais intense combat contre le cancer du poumon qui le ronge. Il perd la bataille le 9 mai 2008 à l’âge de 62 ans. Il est inhumé le 14 mai à Saint-Pardoux aux côtés de son père, décédé en 2002, et de Stéphane Chomont décédé en 1998.

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30 OCTOBRE

Claude Lelouch en 2006 (c) Les Films 13

30 octobre 1937 : Naissance, à Paris, du réalisateur, producteur et scénariste français Claude LELOUCH. Né dans une famille juive, il est obligé de se cacher durant la guerre et sa mère l’emmène souvent, en sécurité, dans les salles de cinéma. Il s’y fait une petite culture mais surtout, fasciné, il en fera une véritable passion. Au milieu des années 1950, son père lui achète une caméra pour lui donner une chance de réussir sa vie. Il tourne alors des reportages d’actualités et, notamment, un documentaire sur l’URSS en dissimulant sa caméra. L’argent récolté à cette occasion lui permet de mettre sur pied une société de production qui a pour nom « Les Films 13 ». 13 pour le 13 du mois où a été créée sa société à 13 heures et 13 pour le nombre de lettres composant le patronyme de Claude Lelouch. Son premier long métrage s’avère être un flop total et, pour tenir le coup, Lelouch devient réalisateur de scopitones. Il s’agit des ancêtres des clips video qui étaient réalisés sur des petites bobines de films destinés à être projetés dans les cafés par des machines s’apparentant à des juke-boxes avec écran. Grâce à son travail, les chaînes de télévision peuvent régulièrement montrer des chansons de l’époque « yé-yé » qui ont été tournées par Claude Lelouch: Claude François (« Belles belles belles » avec des danseuses en escarpins dans la neige en 1962) mais aussi Johnny Hallyday (sous la pluie), Claude Nougaro, Dalida, etc.

De cette époque, le réalisateur garde un certain amour pour la musique et ses films suivants sont tous très musicaux. C’est le cas, notamment, pour le film qui reste probablement le plus grand succès de la carrière du réalisateur: « Un homme et une femme » en 1966. Ce film est en effet aussi connu pour son thème musical (« Chabadabada ») composé par Francis Lai que pour son histoire qui est alors primée au Festival de Cannes. Par la suite, Lelouch va tourner « Vivre pour vivre » avec Yves Montand et Annie Girardot et « Le voyou » avec Jean-Louis Trintignant et Charles Denner. En 1972, il réalise « L’aventure c’est l’aventure » avec Jacques Brel, Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard et Aldo Maccione. La chanson du film est interprétée par Johnny Hallyday. Deux ans plus tard, le chanteur Gilbert Bécaud est aux côtés de Marthe Keller, André Dussolier et Charles Denner dans la distribution de « Toute une vie ». En 1975, c’est un autre comédien chanteur que Lelouch fait tourner avec Michèle Morgan dans « Le chat et la souris »: Serge Reggiani. Début 1976, c’est cette fois Jacques Dutronc qui est sur les écrans de cinéma dans « Le bon et les méchants » avec Marlène Jobert, Bruno Cremer, Brigitte Fossey et Jacques Villeret. Dutronc connaît d’ailleurs un grand succès en interprétant le thème du film, « La ballade du bon et des méchants », composé par Francis Lai. En 1982, Claude Lelouch s’attaque à l’histoire d’un coup de foudre entre deux personnalités d’exception: la chanteuse Edith Piaf et le boxeur Marcel Cerdan. Le titre du film est simple: « Edith et Marcel ». C’est Evelyne Bouix qui joue le rôle de Piaf et c’est le fils du boxeur, Marcel Cerdan Jr, qui prend les traits de son père à l’écran. Malgré l’excellente bande musicale de ce long métrage, qui mélange des chansons originales de Piaf et des créations d’Aznavour ainsi que des reprises par Mama Béa notamment, le film n’obtient pas le succès public attendu par son réalisateur. En 1984, Charles Aznavour est à l’affiche de « Viva la vie ». Trois ans plus tard, c’est, cette fois, un jeune chanteur-comédien que Lelouch embauche pour le film « Attention bandits »: Patrick Bruel. A la fin des années 1980, la chanteuse Lio est au générique d’un des grands succès du réalisateur: « Itinéraire d’un enfant gâté ». Par la suite, on va retrouver Serge Reggiani dans « Il y a des jours et des lunes » (1990), Ophélie Winter dans « Hommes, femmes : mode d’emploi » (1996), Patricia Kaas dans « And now ladies and gentlemen » (2002) et Liane Foly avec Raphaël dans « Ces amours-là » (2010). En 2014, Claude Lelouch frappe plus fort encore en réunissant deux idoles des années 1960 pour les principaux rôles du film « Salaud on t’aime »: Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

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Chimène Badi en 2013

Chimène Badi en 2013

30 octobre 1982 : Naissance, à Melun, de la chanteuse française Chimène BADI. A l’âge de trois ans, la petite Chimène suit ses parents d’origine algérienne qui déménagent à Villeneuve-sur-Lot. Elle est à peine plus âgée lorsqu’elle décide qu’elle sera chanteuse quand elle sera grande. Mais elle est patiente et, même à contre-coeur, elle poursuit ses études avant de réaliser son rêve d’artiste. Ses parents vont alors se dévouer pour que Chimène puisse mener ses projets à bien. Malgré de nombreuses demandes envoyées à divers crochets télévisés, elle n’obtient pas de réponse et finit par s’inscrire, de guerre lasse, au casting de l’émission « Popstars », de la chaîne de télé française M6, qui se tient à Bordeaux. Elle y est remarquée par Valéry Zeitoun, le directeur du label discographique Az. Ce dernier lui demande de monter à Paris afin de réaliser des maquettes vocales. Parmi ceux qui écoutent ces maquettes, il y a Rick Allison, le producteur de Lara Fabian à cette époque. Ce Belge qui vit alors à Montréal décide de lui écrire des chansons qui vont être enregistrées au Québec. Parmi celles-ci, il y a le premier grand succès de Chimène Badi: « Entre nous » qui est commercialisé en janvier 2003. Le single se vend à près d’un million d’exemplaires dans toute l’Europe francophone.

Dans la foulée de ce succès sort l’album « Entre nous » qui contient d’autres titres plébiscités par le public comme « Je vais te chercher » ou « Si j’avais su t’aimer ». 800.000 exemplaires de l’album sont alors vendus en France. En 2003, la chanteuse est invitée par Johnny Hallyday à chanter avec lui le titre « Je te promets » lors de sa tournée des stades en juin et juillet à l’occasion de ses 60 ans. Les premiers pas de Chimène seule sur une scène ont lieu en janvier 2004 au Casino de Paris. Elle y interprète ses succès du moment et des reprises devant un public et quelques professionnels intéressés. Fin février 2004, elle est nommée aux Victoires de la Musique dans la catégorie « Album révélation de l’année » et, quelques jours plus tard, elle est intégrée dans l’équipe des Enfoirés pour le concert diffusé le 5 mars 2004 sur TF1. A partir de ce moment, Chimène Badi est partout. Elle interprète le générique final français du film catastrophe « Le Jour d’après ». Elle est de toutes les émissions de télé, de radio et de toutes les fêtes musicales publiques. Son planning est d’enfer. Son deuxième album, « Dis-moi que tu m’aimes », amplifie encore sa popularité en 2004. Elle y interprète de nombreux « tubes » comme « Je ne sais pas son nom », « Retomber amoureux » ou la reprise de « Je viens du sud » de Michel Sardou. En novembre 2006, le troisième album de Chimène Badi à être commercialisé a pour titre « Le miroir » et son succès est moindre que celui des deux opus précédents. La chanteuse opère alors un virage musical dans le disque suivant qui sort en 2010 avec le titre « Laisse-les dire ». Elle y fait moins démonstration de sa puissance vocale pour mieux placer sa voix au service de rythmes de jazz ou de soul music. Et le succès est à nouveau au rendez-vous puisque le CD se classe dans les meilleures ventes françaises dès sa sortie. Profitant de cette nouvelle vague de popularité, Chimène Badi entend bien montrer qui elle est vraiment en enregistrant, un an plus tard, un album de reprises de gospel and soul. On y retrouve des grandes chansons françaises tout à fait remodelées en gospel comme « Ma solitude » de Georges Moustaki ou « Le jour se lève », tube d’Esther Galil en 1971. L’artiste a vu juste car, au bout de sa carrière commerciale, l’opus se vend à près de 300.000 exemplaires. En juillet 2012, Chimène se produit au Festival d’été de Québec où elle interprète un duo avec Luck Mervil et où elle chante en première partie de Lionel Richie devant 100.000 personnes réunies sur les plaines d’Abraham. Après une courte apparition dans le programme télévisé français « Danse avec les stars » sur TF1, la chanteuse propose son spectacle « Gospel & soul » à l’Olympia de Paris le 3 décembre 2012. Mais, la voix dangereusement fatiguée, Chimène Badi est contrainte d’arrêter la tournée qui est en cours en juillet 2013. Elle prend alors le soin de reposer ses cordes vocales et participe, en avril 2015, à la quatrième édition du concours télévisé « The Voice Belgique » sur la RTBF en tant que coach. Simultanément, elle prépare un nouvel album qui est mis en vente le 23 août 2015 sous le titre générique « Au-delà des maux ». A partir du 28 avril 2016, Chimène Badi tente une nouvelle expérience: celle de la comédie musicale. elle interprète en effet le premier rôle dans le spectacle « Cats » qui se joue au théâtre Mogador à Paris jusqu’au 3 juillet. Au début de l’année 2019, la chanteuse propose une chanson, « Là-haut », pour représenter la France au concours Eurovision en mai. Mais l’artiste n’est pas sélectionnée et c’est Bilal Hassani qui est retenu. Dans la foulée, un nouvel album de Chimène Badi est commercialisé en avril 2019 et il a pour titre « Chimène ».
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Gauvain Sers en 2018

30 octobre 1989 : Naissance, à Limoges, de l’auteur-compositeur-interprète français Gauvain SERS. Entre un père professeur de maths, une mère pharmacienne et trois frères, Gauvain passe son enfance dans la Creuse, à Dun-le-Palestel. Son cursus scolaire l’oriente vers une carrière professionnelle de scientifique qui le fait rejoindre une école d’ingénieurs à Toulouse. Mais, depuis toujours, le garçon nourrit une passion pour la musique et la chanson. Alors, il prend aussi la décision de suivre des cours de composition et d’écriture dans les locaux de la Mnufacture Chanson à Paris. Le 2 novembre 2015, il participe à la finale du concours « Vive la reprise » en interprétant un titre du répertoire des Ogres de Barback. Il se fait de plus en plus connaître dans les milieux de la chanson et est finalement repéré et engagé pour assurer les levers de rideaux des spectacles du « Phénix Tour » de Renaud en 2016. Parallèlement à ce développement scénique de ses activités artistiques qui l’amène encore à se produire en première partie de Tryo ou Yves Jamait, Gauvain Sers est de plus en plus l’invité de différentes émissions de la télé française comme le « Vivement Dimanche » de Michel Drucker par exemple. Il prépare alors un premier album dont les chansons sont proposées sur la scène du Café de la Danse à Paris en mars et avril 2017.

Deux mois plus tard, l’opus est commercialisé sous le titre « Pourvu » et est promu dans les médias par les chansons « Hénin-Beaumont » et Mon fils est part au djihad ». Un clip vidéo est réalisé par Jean-Pierre Jeunet sur la chanson « Pourvu » avec la participation de Jean-Pierre Darroussin, Gérard Darmon et Alexia Giordano. Il permet au chanteur d’être nommé dans la catégorie « création audiovisuelle » aux Victoires de la Musique en février 2018. Entretemps, la première tournée de concerts a démarré pour Gauvain Sers qui chante dans la salle parisienne de La Cigale le 5 octobre 2017 avant de fouler les planches de l’Olympia en mars 2018. Toujous à l’affût des événements de la société contemporaine, tel un journaliste social, l’artiste écrit, interprète et enregistre alors la chanson « Les oubliés » en décembre 2018. Inspirée par l’histoire d’un instituteur de province dont l’école a été fermée par une décision gouvernementale peu soucieuse de la vie rurale, le texte le pousse à réaliser un documentaire sur la chaîne du web YouTube. Et, dans la foulée, Gauvain part en tournée acoustique dans les villes « oubliées » de la France profonde. De nouveaux morceaux sont alors prêts à être livrés au public et un deuxième album, intitulé « Les oubliés », sort en mars 2019. Attendu par un public de plus en plus nombreux qui voit en Gauvain un digne successeur de François Béranger et de Renaud, l’opus se vend à plus de 100.000 exemplaires physiques en quelques semaines. Lorsque, en octobre 2020, le professeur français Samuel Paty est agressé et décapité par un extrêmiste islamiste devant son école, c’est un texte écrit pour la circonstance par Gauvain Sers qui est lu lors de l’hommage national qui est rendu à l’enseignant à la Sorbonne de Paris le 21 du même mois.
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8 JUIN

Patrick Loiseau en 1981

8 juin 1949 : Naissance, à Limoges, de l’auteur et interprète français Patrick LOISEAU. Au fil de son enfance, il vit un peu à Toulon puis est placé en pension à Hyères avant d’aboutir en banlieue parisienne où les difficultés familiales finissent par s’estomper. Adolescent, Patrick Loiseau est plutôt attiré par le dessin, la peinture et le stylisme. Il n’est toutefois pas insensible à la musique tout en n’étant pas musicien. C’est d’ailleurs par hasard qu’il en vient à côtoyer des musiciens en devenant le parolier attitré du chanteur Dave dès les débuts de ce dernier. Il est ainsi l’auteur des plus grands succès de celui qui devient ensuite son compagnon dans la vie privée: « Trop beau », « Vanina », « Dansez maintenant », « Du côté de chez Swann » ou encore « Mon coeur est malade ». Pour Dave, il est aussi l’illustrateur de quelques pochettes de disques. Les talents de parolier de Patrick Loiseau sont aussi appréciés par d’autres artistes qui enregistrent ses textes: Demis Roussos, Jeane Manson, Nicoletta, Sylvie Vartan ou Françoise Hardy entre autres. Au début des années 1980, l’auteur franchit un pas supplémentaire en se lançant lui-même comme interprète de ses chansons. Et ça commence plutôt bien puisque son premier 45 tours est un succès: « Ma parole ».

Mais, malgré l’enregistrement de plusieurs chansons par la suite et d’un album en 1982, Loiseau n’ira pas plus loin dans cette direction.
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Franck Fernandel dans les années 1990

Franck Fernandel dans les années 1990

8 juin 2011 : Décès dans la nuit, à Marseille, de l’acteur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, animateur de radio et producteur français Franck FERNANDEL. Né à Marseille le 10 décembre 1935, Franck est le cadet des enfants de l’acteur Fernandel. Il suit également une carrière artistique qui commence au cinéma dans « En avant la musique » en 1962. Mais c’est surtout dans la chanson qu’il se distingue. Il connaît ainsi un certain succès comme crooner avec des chansons comme « Fanny », « Comme on change » ou « Les Yeux d’un ange ».

Plus tard, il devient animateur de radio sur « Radio Monte-Carlo ». Marié avec Corinne Delahaye, il a eu deux enfants: Vincent et Manon. Ses obsèques ont lieu à Aubagne le 11 juin 2011 et ses cendres reposent au columbarium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Tito Puentes en 2012

8 juin 2017 : Décès, à Montpellier (F), du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES à l’âge de 88 ans. Né le 7 novembre 1928 à La Havane, « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin. Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie.

 

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9 MAI

Dick Annegarn – pochette de l’album de 2008

9 mai 1952 : Naissance, à La Haye, de l’auteur, compositeur et interprète néerlandais Dick ANNEGARN. Même s’il naît aux Pays-Bas, l’artiste passe presque toute sa jeunesse en Belgique, à Bruxelles. Passionné par le folk et le blues américains, le jeune Dick apprend la guitare tout seul et décide de s’installer à Paris en 1972 avec des chansons plein la tête. Et c’est dans la capitale française qu’il va enregistrer son premier album à la fin de l’année 1973. Ce disque est rapidement un succès et une chanson envahit toutes les radios francophones: « Bruxelles ».

Alors que ce « tube » est encore dans toutes les oreilles, Dick Annegarn enchaîne avec d’autres morceaux de choix: « Sacré Géranium » et « Mireille » notamment. Mais le chanteur finit par se sentir prisonnier de son rôle de vedette un peu malgré lui. Et il préfère choisir une démarche d’artisanat qui va le rendre moins populaire tout en atteignant un public plus restreint mais aussi plus exigeant. Dick Annegarn consacre également une grande partie de son temps à d’autres activités. Et, de temps à autre, il livre l’un ou l’autre spectacle, comme au Théâtre 140 de Bruxelles en 1984, qui ne laisse jamais indifférent. En 2006, il reçoit la reconnaisance de ses pairs qui lui rendent hommage sur le disque « Le Grand Dîner » où se retrouvent Arno, Chédid père et fils, Bashung, Bénabar, Souchon ou encore Mathieu Boogaerts. Deux ans plus tard, Dick Annegarn publie « Soleil du Soir », un album aux accents blues enregistré à New York. Et, en 2011, il sacrifie enfin à sa passion de toujours en enregistrant des standards du folk et du blues américain sur « Folk-Talk ». En juin 2014, son album suivant fait aussi référence à l’une de ses passions de bon Hollandais: « Vélo Va ». Ensuite, Dick fête ses quarante ans de chansons à l’Olympia de Paris en compagnie de Yael Naïm, Emily Loizeau et Raphaël. Après une tournée en France et en Belgique, il revient dans le Sud-Ouest de la France où il s’est retiré il y a quelque temps et où il organise chaque année le « Festival du Verbe ». Fin mars 2016, son « tube » « Bruxelles » connaît une nouvelle popularité en étant associé aux hommages rendus à la capitale belge et européenne après les attentats du 22 mars qui ont tué plus de 30 personnes à l’aéroport et dans le métro. La même année, il commercialise l’album « Twist » promotionné par la chanson « Au marché des mendiants ». En 2018, Dick Annegarn réenregistre douze de ses titres passés accompagné par un grand orchestre pour l’opus intitulé « 12 villes 12 chansons ».

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Philippe Vancles en 2009

9 mai 1968 : Naissance, à Tournai, du chanteur belge Philippe VANCLES. Très tôt il se passionne pour les chansons de Daniel Balavoine et la musique. Tout en étudiant le piano classique, il compose ses premières chansons à l’âge de douze ans. Au milieu des années 1980, il est le chanteur d’un groupe de sa région natale: Exode. Mais cette expérience ne va pas durer et c’est seul que Philippe veut évoluer lorsqu’il signe un premier contrat chez EMI en 1993. Quelques singles lui procurent un certain succès auprès des radios et du public belges. Puis, en 2000, il enregistre un premier album: « Les grands sentiments » qui sera suivi de « Etat second » en 2004. Ces deux disques lui permettent de participer, en Belgique, aux Francofolies de Spa mais aussi à la Fête de la Musique et aux Fêtes de Wallonie. A cette époque, Philippe adapte en français ou écrit de nombreux textes de chansons pour le chanteur belge néerlandophone Paul Severs. En 2006, il est l’un des rares artistes belges à se produire dans les prisons de son pays. A la fin de l’année 2008, il enregistre un duo avec l’actrice Annie Girardot: «  »A côté de sa Vie ». Le disque est vendu au profit de l’association: « Agir pour Alzheimer ». Son troisième album s’appelle « Kamikaze » et sort en 2009. Bien calé dans son époque, l’opus est plus pop-rock que les précédents mais il ne connaît pas pour autant un succès plus retentissant. Dommage car l’artiste mériterait assurément plus d’attention de la part des medias et du public. En janvier 2015, l’artiste sort un nouveau single intitulé « La lumière ». Depuis, Philippe Vancles est aussi le chanteur du groupe belge « Lipstick » qui se produit sur scène pour faire revivre, avec brio, le répertoire de Daniel Balavoine.

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Pascal Sevran

9 mai 2008 : Décès du producteur, animateur, auteur et chanteur français Pascal SEVRAN, à l’âge de 62 ans, des suites d’un cancer. Il naît à Paris le 16 octobre 1945 sous le vrai nom de Jean-Claude Jouhaud. Son père est alors chauffeur de taxi et sa mère couturière. Peu intéressé par l’école, il voue par contre une passion sans borne pour la chanson populaire. Adolescent, il se débrouille pour assister le plus souvent possible à l’émission télévisée de Mireille: « Le petit conservatoire de la chanson ». Il y fait la connaissance du mari de la chanteuse, le philosophe Emmanuel Berl qui va devenir son guide intellectuel. Artistiquement, sa carrière commence par l’écriture de chansons dont la plus connue reste sans doute « Il venait d’avoir 18 ans » interprétée en 1974 par Dalida sur une musique de Pascal Auriat. En 1979, il publie un premier roman, « Le passé supplémentaire » avant de se tourner vers la télévision et d’y animer des émissions musicales de variétés. En 1981, il fait ses premiers pas sur la chaîne de télé française TF1 avec « Croisée des chansons ». Puis, il anime sur FR3 Limoges « Laisser passer la chanson » en 1983. Enfin, il lance la mythique émission « La chance aux chansons » en 1984 sur TF1. Il en présente le dernier numéro sur France 2 en décembre 2000. Il y découvre de nombreux jeunes talents comme Patricia Kaas ou Patrick Bruel mais il sait aussi jouer sur la nostalgie des téléspectateurs en retrouvant des stars du passé oubliées depuis longtemps. Après la fin de « La chance aux chansons », Pascal Sevran enchaîne avec « Chanter la vie » et « Entrée d’aristes » jusqu’en 2007. Parallèlement à ses activités télévisuelles, Pascal Sevran veut réaliser son rêve d’être chanteur. Lui qui a déjà enregistré quelques 45 tours à la fin des années 1960 (sous le nom de Pascal Regent notamment), le voici qui sort des albums qui sont faits de reprises comme « Succès français » (1991), « A la française » (1993), « Surprise party » (1996), « Viva la vie va » (1997), « Chanter la vie » (1999) ou « La vie continue » (2002).

Voulant aller jusqu’au bout de ses désirs, il se produit à Olympia de Paris et effectue des tournées en France et en Belgique notamment. Au milieu des années 1990, il se remet à écrire mais il s’agit cette fois de récits autobiographiques relatant son amitié avec le Président français François Mitterrand ou de son journal intime publié chaque année en janvier. Il bouleverse une bonne partie de la France avec le livre « La vie sans lui » paru en 2001: il y raconte la mort de son compagnon Stéphane Chomont et le deuil qui a suivi. En septembre 2007, Pascal Sevran arrête ses deux émissions télévisées, « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes »: il annonce à la presse qu’il est malade et qu’il vient d’être opéré de la gorge. Il va alors entamer un bref mais intense combat contre le cancer du poumon qui le ronge. Il perd la bataille le 9 mai 2008, à l’âge de 62 ans. Il est inhumé le 14 mai à Saint-Pardoux aux côtés de son père, décédé en 2002, et de Stéphane Chomont décédé en 1998.
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