26 NOVEMBRE

Album 2017

26 novembre 1996 : Naissance, à Hénin-Beaumont, de la chanteuse, musicienne et actrice française LOUANE sous le nom d’Anne Peichert. Elle passe son enfance au sein d’une famille recomposée avec quatre soeurs et un frère. Elle est, en grande partie, éduquée par une nounou qui est passionnée de musique et qui en fait profiter sa protégée. Comme ses frère et soeurs, Anne est enfant de choeur puis, à douze ans, elle s’inscrit pour participer à la saison 2 de l’Ecole des Stars, émission télévisée de la chaîne française Direct 8. Elle y interprète trois chansons et choisit son nom de scène: Louane, contraction du prénom de l’une de ses soeurs, Louise, et de son prénom Anne. Quatre ans plus tard, sa maman l’inscrit au télé-crochet « The Voice la plus belle voix » sur la chaîne de télé privée française TF1. Elle se qualifie et, candidate de l’équipe de Louis Bertignac, elle atteint la demi-finale. Mais Louane connaît des moments difficiles avec le décès de son père juste avant son passage dans l’émission et, aussi, le décès de sa mère quelques mois plus tard. Alors qu’elle songe depuis toujours à s’épanouir dans le domaine de la musique et qu’elle touche enfin au but en se faisant remarquer à la télé, c’est paradoxalement au cinéma qu’elle va connaître la gloire en jouant dans le film « La Famille Bélier » qui lui permet d’obtenir le César du meilleur espoir féminin en 2015 ainsi que le prix Lumière du meilleur espoir féminin. Toujours élève de la section littéraire du lycée international Montebello à Lille, Louane termine l’enregistrement d’un premier album. Il a pour titre « Chambre 12 » et il est commercialisé avec succès puisque c’est carrément l’opus le plus vendu de l’année en France. Avec cette galette numérique, la chanteuse se voit remettre la Victoire de l’album révélation de l’année en 2016.

En juin 2017, la chanson « On était beau » annonce le deuxième album studio qui a pour titre « Louane ». La sortie du disque, pour lequel la jeune artiste a travaillé avec Benjamin Biolay, a lieu le 10 novembre 2017. A la fin de l’année 2018, l’opus connaît une réédition enrichie de deux titres de Noël et d’un duo avec Julien Doré : « Midi sur novembre ».
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26 novembre 2012 : Changement de maison de disques pour le chanteur français CALI qui sort ce jour un nouvel album signé chez Alva, nouveau label de Wagram. « Vernet-les-Bains » est le cinquième album de Cali. Il est réalisé par Frédéric Lo. Il s’agit d’un retour aux sources avec la part belle aux textes et une musique parfois minimale comme c’est le cas pour « Mes vieux cinglés » ou « L’amour est éternel », les deux premiers titres médiatisés.

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11 OCTOBRE

Jean-Jacques Goldman en 1990

11 octobre 1951 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Jacques GOLDMAN. Jean-Jacques naît dans une famille juive de quatre enfants. Il a une soeur qui est doctoresse et un frère, Robert, qui est auteur-compositeur de chansons. Il avait aussi un demi-frère, Pierre, militant d’extrême-gauche qui a été assassiné en 1979 par un groupe clandestin d’extrême-droite. Après avoir passé son bac en 1969, Jean-Jacques effectue des études supérieures de commerce à Lille jusqu’en 1973. A l’adolescence, passionné de musique et de Bob Dylan, il fonde un groupe avec des copains de lycée: « The Phalansters ». La formation se produit à quelques reprises dans des cercles d’étudiants et des maisons de jeunes. A la veille du départ de Jean-Jacques pour Lille, le groupe est dissous. En 1969, il fait aussi partie d’un groupe de paroissiens de Montrouge amateurs de gospel qui enregistrent un disque: « les Red Mountain Gospellers ». Jean-Jacques y joue de la guitare mais aussi de l’harmonica et de l’orgue. Deux ans après avoir terminé ses études, il est contacté par des amis musiciens du groupe Taï Phong. Leur chanteur est malade et ils ont besoin d’un remplaçant. Jean-Jacques accepte la proposition sans trop savoir si ce rôle de chanteur peut lui convenir. Et c’est le public qui va lui donner la réponse puisque le premier titre enregistré, « Sister Jane », est « le » « tube » de l’été 1975. Quelques mois plus tard, Jean-Jacques quitte le groupe et est persuadé qu’il peut entamer une véritable carrière de chanteur soliste. Il enregistre un premier 45 tours avec deux titres: « C’est pas grave papa » et « Tu m’as dit ».

Le succès est timide mais on lui propose de retourner en studio pour un deuxième disque en 1977: « Les nuits de solitude ». Après un troisième essai en 1978, il change de maison de disques. Il débarque alors chez Epic où ses chansons motivent les responsables à lui laisser carte blanche pour réaliser un premier album. Goldman prend le temps de le peaufiner et l’opus sort en 1981 annoncé par une chanson qui cartonne: « Il suffira d’un signe ». Les autres titres de l’album ne connaissent pas la même popularité et la presse se déchaîne contre ce chanteur que certains qualifient d’insignifiant. Mais cela n’est pas grave puisque sa maison de disques insiste pour un deuxième album. Sorti en 1982, ce second opus est celui de la reconnaissance et toutes les radios diffusent « Quand la musique est bonne », « Comme toi » et « Au bout de mes rêves ». Avec son frère Robert, qui est devenu son manager entretemps, il fonde la maison de production JRG avec les initiales de Jean-Jacques et Robert Goldman. Le troisième album de Jean-Jacques est commercialisé en 1984 et porte un titre générique: « Positif ». Avec des succès comme « Envole-moi », « Encore un matin » et « Long is the road », il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il est alors question d’organiser une tournée de concerts et le chanteur fait d’abord appel aux musiciens qu’il connaît: Michael Jones est de ceux-là. La gloire se poursuit en 1985 avec l’album « Non homologué » et les chansons « Je marche seul » et « Je te donne » (en duo avec Michael Jones). Désormais, Goldman est l’une des têtes de file de la chanson francophone. Il enchaîne les enregistrements et les tournées dont celle de 1986 qui donne lieu à un album live où l’on découvre la choriste Carole Fredericks. Nouvelle surprise qui prouve l’inspiration abondante de Jean-Jacques: il écrit, compose et interprète un double album en 1987. « Entre gris clair et gris foncé » contient à nouveau quantité de « tubes »: « Elle a fait un bébé toute seule », « Là-bas » (en duo avec Sirima), « Puisque tu pars » ou encore « Confidentiel ». Au cours de la tournée qui suit, le chanteur accorde une place bien particulière à ses musiciens qu’il met en évidence. Et l’évolution naturelle de Goldman va vers un travail vocal plus important avec un mélange de timbres et de tessitures. Cela aboutit à une nouvelle expérience musicale de taille en 1990 avec la sortie d’un album réalisé en trio: Frédéricks, Goldman et Jones. Ce qui n’était qu’une aventure intéressante devient une grosse parenthèse dans la carrière de Goldman qui enregistre un second album avec Carole Fredericks et Michael Jones mais aussi avec les Choeurs de l’ex-Armée Rouge. L’opus a pour titre « Rouge » et, malgré son aspect très particulier, il connaît lui aussi un très grand succès populaire. Deux tournées francophones ont lieu avec cette formule du trio. Puis, en 1997, Jean-Jacques reprend seul le chemin des studios pour y enregistrer des chansons plus acoustiques: « On ira », « Sache que je », « Nos mains », « Quand tu danses » et « Bonne idée » se retrouvent sur l’album « En passant ». Alternant sans cesse les genres musicaux, Goldman imagine un autre projet pour 2001: composer et interpréter des chansons qui donnent envie de danser, des « chansons pour les pieds » (titre de l’album). Et, une fois de plus, les mélodies sont servies dans un emballage hors du commun: le boîtier du CD est à nouveau en métal mais laqué blanc et bleu cette fois. Il se vend à 1.600.000 exemplaires. Dans la foulée, une tournée est mise sur pied et, à ce jour, il s’agit de la dernière tournée de concerts effectuée par Jean-Jacques Goldman. Depuis 2004, l’artiste semble avoir décidé de mettre sa carrière de chanteur entre parenthèses. Mais, par contre, il ne cesse d’écrire et de composer pour d’autres chanteurs et chanteuses: Liane Foly, Patrick Fiori, Garou, Calogero et Circus. Il est celui qui a révélé une Céline Dion toute en nuances vocales lors de l’album qu’il a réalisé pour elle en 1995. Il apparaît aussi lors de concerts d’autres artistes et enregistre aussi quelques duos. En novembre 2012, le label de production indépendante des internautes créé par le fils de Jean-Jacques Goldman, Michaël, lance l’idée de faire interpréter les chansons de JJ Goldman par la jeune génération. L’album s’appelle tout simplement « Génération Goldman » et le succès est tellement important qu’un deuxième volume est commercialisé dans le courant de l’année 2013. Durant la même année, deux sondages réalisés par des journaux classent Goldman comme personnalité préférée des Français. Lors du décès de René Angelil au début 2016, c’est à Jean-Jacques Goldman que Céline Dion demande d’écrire et composer la chanson de circonstance « Encore un soir ». Enfin, à chaque fois au rendez-vous annuel des « Enfoirés » pour les soirées qu’il a décidé de mettre en place dès 1986, Jean-Jacques décide d’en arrêter la réalisation en mai 2016. Fin 2018, le clip de la chanson « Les gens qu’on aime » de Patrick Fiori permet d’apercevoir furtivement le compositeur Jean-Jacques Goldman dont les apparitions publiques sont désormais rarissimes. Jean-Jacques serait le troisième artiste à avoir vendu le plus de disques en France: près de 28 millions d’albums et de singles confondus.
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En 1999

11 octobre 1979 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française LARUSSO sous le nom de Lætitia Serero. D’un père marocain et d’une mère tunisienne juive, Larusso est la cousine de l’animateur français de télé et de radio Arthur. Dès son enfance, elle se passionne pour la musique et rêve d’être chanteuse. Les occasions se présentent pour elles lors de fêtes familiales, de mariages ou de communions et elle n’hésite pas à créer un petit groupe dont elle est la meneuse. A 18 ans, elle a l’opportunité d’enregistrer un disque qu’elle sort sous le nom de Larusso en raison de la teinte de ses cheveux (un peu comme Axelle Red). La chanson qui a pour titre « Je survivrai » est une remise au goût du jour d’une mélodie interprétée en français par Régine dans les années 1970 mais initialement un « tube » de Gloria Gaynor : « I will survive ».

Dans la foulée, elle publie un second single qui va connaître un véritable ras-de-marée médiatique: « Tu m’oublieras » en 1999. Et il s’agit, à nouveau, d’une chanson interprétée par Régine en 1980 cette fois sous le titre « Tu oublieras ». Plus de 1.200.000 exemplaires de ce nouveau disque de Larusso vont être vendus. Le troisième disque de la chanteuse, « On ne s’aimera plus jamais », sera encore un beau succès qui annonce la sortie de son premier album intitulé « Simplement ». Après une tournée d’été en première partie de Johnny Hallyday en 2000, elle connaît encore une grande popularité avec la chanson « Il suffira » et elle passe en vedette à l’Olympia de Paris avant de proposer des concerts au Canada, à la Réunion et en Europe francophone. A la fin de l’année 2001, Larusso sort un nouveau single, « Entre nous », extrait de son deuxième album éponyme. Mais, cette fois, le succès n’est pas au rendez-vous et l’artiste doit très vite déchanter en perdant rapidement son statut de vedette populaire. On ne reverra plus Larusso avant 2006 et un bref passage dans l’émission « Hit Machine » à l’occasion des dix ans de ce programme télévisé diffusé sur la chaîne privée française M6. Trois ans plus tard, avec une coiffure brune plutôt que rousse, elle reprend le chemin des studios pour y enregistrer son troisième album appelé « My box » et qui ne va pas connaître des ventes formidables. En 2011, Larusso fait partie de l’aventure de la Tournée des Années 90 Dance Machine. Et, au début de l’année 2012, elle commercialise une nouvelle chanson, « Untouchable », qu’elle enregistre avec B-Real le chanteur du groupe de rap Cypress Hill. Par la suite, la chanteuse effectue encore quelques apparitions publiques assez sporadiques lors d’événements caritatifs ou sociaux. En 2019, elle participe à la tournée « Born in 90 » qui rassemble des chanteurs qui ont connu le succès dans les années 1990 : Lââm, Ménélik, Zouk Machine, Allan Théo, Worlds Apart, Indra ou Benny B entre autres. En mai de la même année, Larusso commercialise un single avec la chanson « Crois-moi » qui annonce un nouvel album prévu pour octobre.
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11 octobre 1994 : sortie du premier album des « ESCROCS » « Faites-vous des amis ». Le public y découvre le style persifleur et joyeux de ces trois jeunes Parisiens. C’est un succès, grâce au simple « Assedic », pamphlet musical sur le chômage, qui est largement diffusé par les radios. Juste avant la sortie de l’album, les Escrocs sont conviés par Alain Souchon à assurer sa première partie au Zénith du 4 au 6 octobre 1994. Le groupe se sort parfaitement grandi de cette première expérience scénique devant des salles de près de 3.000 personnes.

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11 octobre 2010 : Sortie de l’album de Florent MARCHET « Courchevel ».
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Frank Alamo en 1964

11 octobre 2012 : Décès, à Paris, du chanteur français Frank ALAMO. Né le 12 octobre 1941 à Paris sous le nom de Jean-François Grandin, il est le fils d’un industriel qui fabrique des téléviseurs alors que l’essor de la télévision est à son paroxysme. Passionné de musique, Jean-François commence à chanter très tôt comme soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. C’est Eddie Barclay en personne qui le pousse à enregistrer son premier disque après l’avoir entendu dans un cabaret de Val d’Isère, la station de sports d’hiver française. Il prend pour pseudonyme Frank comme diminutif de François et Alamo comme référence à l’un de ses films préférés: le western « Fort Alamo » avec John Wayne. Fidèle à l’image qu’il a donnée à Barclay lors de leur rencontre, il commence sa carrière dès 1963 en reprenant en français toute une série de « tubes » anglo-saxons qui vont faire son succès: « Ma biche » (« Sweets for my sweet »), « Le chef de la bande » (« The leader of the pack »), « Je me bats pour gagner » (« A hard day’s night ») ou « Da doo ron ron ». A la fin de l’année 1964, Frank se produit en première partie de la tournée de Sheila juste après les Malgaches Surfs. Jusqu’en 1969, il va connaître une belle popularité avec des titres comme « Loop de loop » (1963), « File, file, file » (1963), « Reviens vite et oublie » (1963), « Allô Maillot 38-37 » (1964), « Sing c’est la vie » (1965) ou « Sur un dernier signe de la main » (1966). En 1969, il décide de se consacrer à autre chose que la chanson. Il s’oriente vers la photographie mais ne s’éloigne pas trop du show-business en réalisant des pochettes de disques pour certains artistes comme Dalida par exemple. En 1983, il se lance dans la construction d’une voiture de luxe et devient le directeur de la société française fabriquant la Jeep Dallas, un SUV avant la lettre. Cette aventure-là dure quinze ans: le temps de vendre 5.000 véhicules. Dans les années 2000, comme bon nombre de ses collègues idoles des années 1960, il va embarquer dans la tournée « Age tendre et tête de bois » et participer à quelques éditions. C’est au cours de l’un de ces spectacles qu’il va apprendre être atteint de la maladie de Charcot qui va diminuer ses facultés physiques au fil du temps. Malgré cela, il est encore présent, parfois en chaise roulante, sur la tournée à de nombreuses reprisesFrank Alamo rend son dernier soupir chez lui  le 11 octobre 2012, la veille de son anniversaire, à Paris. Il avait en projet la sortie d’un nouvel album déjà bien élaboré et qui, à ce jour, n’est toujours pas commercialisé. Frank Alamo est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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27 JUILLET

BOURVIL – Photo (c) Mainbourg

27 juillet 1917 : Naissance, à Prétot-Vicquemare, sous le nom d’André Raimbourg, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Le jeune André, qui ne connaîtra jamais son père tué en 1918 durant la Grande Guerre, passe son enfance dans le village normand de Bourville avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci: un agriculteur nommé Ménard. Ayant appris la boulangerie, il pense toutefois que c’est dans la musique que son avenir se trouve. Pour ce faire, il s’installe dans la région parisienne et s’inscrit à de nombreux crochets radiophoniques. Marié à Jeanne Lefrique en 1943, c’est avec elle qu’il emménage à Vincennes jusqu’en 1947. En 1945, il se fait remarquer en interprétant la chanson « Les crayons » qui va lui permettre de tourner dans son premier film: « La ferme du pendu » de Jean Dréville.

Sa carrière de chanteur commence donc en même temps que celle d’acteur. Et on peut dire que, jusqu’en 1963, il mène les deux de front. Parmi ses grands succès de chanson, on retiendra « Pour sûr » (1946), « La rumba du pinceau » (1947), « A bicyclette » (1948), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958), « Salade de fruits » (1959), « Ma p’tite chanson » (1960), « Le p’tit bal perdu » (1961), « Un clair de lune à Maubeuge » (1962) ou « La tendresse » (1963). Bourvil est aussi à l’affiche de quelques opérettes dans les années 1950. Il y apparaît aux côtés de Luis Mariano dans la version filmée du « Chanteur de Mexico » (avec Annie Cordy) ou aux côtés de Pierrette Bruno dans « Pacifico » entre autres. En 1970, il enregistre avec Jacqueline Maillan une parodie de « Je t’aime moi non plus », « Ca », version senior désopilante de la chanson de Gainsbourg et Birkin sortie quelques mois plus tôt. En 1967, Bourvil enregistre aussi « Les Girafes », une chanson signée par un jeune auteur-compositeur ayant pour nom Michel Berger. La même année, alors qu’il tourne le film « Les Cracks », Bourvil apprend qu’il est victime d’un myélome et que ses jours sont désormais comptés. Mais cela ne va rien changer à son rythme de travail qu’il maintient au plus haut. Il tourne des films encore et encore comme, en 1967 justement, « Les Arnaud » avec Salvatore Adamo pour qui c’est la première expérience cinématographique. Ensuite, il tourne « Le Cercle Rouge », un autre film dramatique, avec Alain Delon et Yves Montand. Enfin, il tourne encore « Le Mur de l’Atlantique » alors qu’il est littéralement au bout du rouleau. Ces deux films sortiront après sa mort qui survient le 23 septembre 1970 à Paris alors que Bourvil a 53 ans. Il est inhumé à Montainville, village des Yvelines où il possède alors une maison de campagne.
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Isabelle Aubret en 1984 – Photo (c) Alain Marouani

27 juillet 1938 : Naissance, à Lille, de l’interprète française Isabelle AUBRET, née sous le nom de Thérèse Coquerelle. Toute jeune, elle se passionne pour le sport et, surtout, la gymnastique. A quatorze ans, elle décroche ainsi le titre de championne de France de la discipline. Mais Thérèse aime aussi la musique et le chant. Elle s’inscrit à différents concours régionaux et elle finit par être remarquée par le directeur d’une radio locale. Elle se fait alors embaucher comme chanteuse dans un orchestre de bal puis s’inscrit à un concours ayant lieu à l’Olympia de Paris. Le directeur du music-hall, Bruno Coquatrix, la remarque et lui obtient un contrat dans un cabaret de chansons à Pigalle. Au fil des rencontres, son chemin finit par croiser celui de Jacques Canetti, l’agent artistique qui a déjà révélé Jacques Brel et bien d’autres. Grâce à lui, elle enregistre, en 1961, un premier 45 tours sous le nom d’Isabelle Aubret. Elle y interprète notamment la chanson « Nous les amoureux » qui, reprise par Jean-Claude Pascal, permet à ce dernier de gagner le concours Eurovision de la chanson. Un an plus tard, c’est Isabelle qui se retrouve au Grand Prix Eurovision qu’elle remporte avec la chanson « Un premier amour ».

En 1962 aussi, elle assure la première partie des spectacles de Jean Ferrat avec qui elle fait connaissance. Voulant à tout prix peaufiner ses prestations avant d’affronter le public en tant que vedette, elle fait aussi le lever de rideau de Jacques Brel en 1963 à l’Olympia de Paris. Au cours de sa longue carrière d’interprète qui suivra, Isabelle Aubret va beaucoup chanter Brel et Ferrat. En 1963, à Arnay-le-Duc, Isabelle est victime d’un grave accident de voiture qui l’oblige à arrêter ses activités pendant des mois. Pour qu’elle s’en sorte financièrement, Jacques Brel décide de lui offrir les droits de la chanson « La Fanette ». Et, lorsqu’elle remonte sur scène à l’Ancienne Belgique de Bruxelles après bien des épreuves, sa chanson fétiche sera « C’est beau la vie » écrite spécialement pour elle par Michelle Senlis sur une musique de Jean Ferrat. En 1965, Isabelle Aubret ouvre le programme des soirées d’Adamo à l’Olympia de Paris. Elle interprétera, bien plus tard, des chansons de l’artiste italo-belge comme « Voyage jusqu’à toi » (1977) ou « Des mots » (1997). Au fil du temps, son répertoire d’interprète s’affine et se diversifie. En 1968, elle se classe troisième au Concours Eurovision en chantant « La Source » et, en mai, la chanteuse assure encore une première partie: celle du Québécois Félix Leclerc. Mais, cette fois, le spectacle est interrompu en raison des manifestations et des grèves estudiantines. Jusque-là éditée par la firme de disques Philips, l’artiste se tourne en 1969 vers le producteur Gérard Meys qui est éditeur et patron du label à son nom. L’hommme est déjà le producteur de Jean Ferrat et de Juliette Gréco. Alors qu’elle est un peu boudée par les medias en France au début des années 1970, elle effectue un retour fracassant sur la scène parisienne de Bobino en 1973. Isabelle réalise à ce moment des tournées qui l’emmènent au Canada, en URSS, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, à Cuba, au Japon, en Pologne, en Finlande et en Allemagne sans oublier la Suisse et la Belgique. A la fin de l’année 1981, l’ancienne championne de France de gymnastique répète un numéro de trapèze volant pour l’annuel « Gala des Artistes ». Elle loupe toutefois le numéro et se brise les jambes en tombant de plusieurs mètres. Elle n’est de retour au studio d’enregistrement qu’en 1983 pour un album qui sort en 1984: »Le monde chante ». En 1987, elle reçoit le Grand-Prix du Disque et le prix de l’Académie Charles-Cros pour son album « Vague à l’homme ». Elle présente ses grands succès et les chansons de ce dernier opus à l’Olympia de Paris alors que le talentueux Allain Leprest assume sa première partie. Tout au long des années 1990 et 2000, Isabelle Aubret va poursuivre son magnifique travail d’interprète qui consiste à livrer les chansons de grands auteurs-compositeurs dans des versions que la pureté de sa voix rend très différentes des originales. Elle reprend ainsi des titres de Goldman (« Dors bébé dors »), Cabrel (« Tout le monde y pense »), Romain Didier, Gainsbourg, Souchon, Trenet et Béart. A l’aube des années 2010, elle figure à l’affiche de deux tournées « Age tendre et tête de bois ». Et en mai 2011, elle propose deux concerts au Palais des Sports de Paris. En 2014, elle revient sur la « tournée supplémentaire » de « Age tendre et tête de bois » comme invitée d’honneur. En septembre 2016, un nouvel opus de la chanteuse est disponible: il a pour titre « Allons Enfants ». Et, en octobre, Isabelle Aubret est à nouveau sur la scène de l’Olympia de Paris avant de repartir en tournée et d’annoncer une nouvelle participation à l’aventure « Age Tendre » pour janvier 2018. Dans le courant de cette année 2018, Isabelle annonce qu’elle va entamer une grande dernière tournée de concerts qui va l’amener sur toutes les scènes de la francophonie.
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Un 45 tours de 1983

27 juillet 1944 : Naissance, à Deux-Acren, de l’auteur-compositeur-interprète belge Dominique DELOOF. C’est à l’âge de douze ans déjà qu’il commence à écrire ses premiers textes. Et, toujours intéressé par la transmission écrite, il se dirige ensuite vers le journalisme. En 1968, il est ainsi engagé au journal « Le Peuple » pour lequel il travaille jusqu’en 1974. L’année suivante, il décide d’ajouter des mélodies sur les textes qu’il écrit depuis quelques années et il se lance dans la chanson. Malgré la tentation qui est grande, Dominique Deloof n’enregistrera son premier album qu’en 1983. L’époque est alors dorée pour les artistes belges qui profitent largement des radios libres qui diffusent les chanteurs et musiciens locaux. La radio publique belge francophone RTBF emboîte le pas et l’on peut y entendre des titres tels que « La Wallonie », « La Dendre » ou « Mal d’un pays », des chansons qui délivrent toutes des messages forts. Avant ce premier 33 tours, Dominique Deloof avait déjà gravé sa voix sur un album évoquant sa région natale : « Escale à Lessines ». Ce projet réunissait, en 1981, d’autres artiste Lessinois comme Lou Deprijck, Francis Vauban, Jean-Claude Drouot ou les Petits Chanteurs du Roc. Depuis les années 1980, bien que n’ayant plus enregistré de disques, Dominique Deloof a continué à écrire et à interpréter ses chansons comme on peut le voir ci-dessous, en 1996, à Saint-Gilles, dans une vidéo réalisée et mise en ligne par Hugues Draye.

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27 juillet 1994 : C’est le coup d’envoi des premières Francofolies de Spa (Belgique) qui se tiendront jusqu’au 30 juillet. L’affiche reprend les noms de Stephan Eicher, Indochine, Laurent Voulzy et Patricia Kaas. Le regretté Pierre Rapsat est le premier artiste à mettre sur pied une « Fête à… » avec la participation de plein d’autres artistes. Quelque 15 000 festivaliers vont répondre à ce premier appel des organisateurs.
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19 MARS

 

19 mars 1972 : Naissance, à Lille, de la comédienne et chanteuse française Mallaury NATAF. Elle devient célèbre grâce à la série télévisée française « Le miel et les abeilles » où elle apparaît en 1992. Un an plus tard, profitant du succès de son personnage de Lola dans la sitcom, elle enregistre une chanson intitulée « Les filles c’est très compliqué ». En 1994, elle interprète la chanson « Fleur Sauvage » à la télévision. Elle y tournoie à plaisir en soulevant sa jupe qui ne cache rien de son anatomie intime! Les images de ce « Jacky Show » deviendront vite « cul-te » mais, l’émission étant destinée au jeune public, Mallaury sera obligée d’arrêter les tournages du « Miel et des abeilles » sous la pression populaire. En décembre 1999, elle sort un album autoproduit avec des chants de Noël: « Malorie Noël 2000 ». Puis, elle se tourne vers le théâtre, le cinéma et la téléréalité. Mais sa vie privée n’est pas simple et, maman de trois enfants, elle est confrontée à de graves difficultés matérielles qui l’obligent à vivre comme une SDF à partir de 2012. De nombreuses personnalités manifestent alors leur soutien moral et financier à la comédienne qui, en 2018, annonce qu’elle va mieux et est sortie du sans-abrisme.

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1er MARS

 

En 1989 – Photo (c) Gilles Cappé

1er mars 1959 : Naissance, à Villeneuve-sur-Lot, de BAMBOU, mannequin et chanteuse française. Bambou, Caroline Paulus de son vrai nom, est la fille d’un légionnaire allemand engagé en Indochine et d’une mère aristocrate vietnamienne d’origine chinoise. Agée de six mois, elle est confiée à la DDASS, la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales, puis placée en famille d’accueil. En 1980 elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vie: celle de Serge Gainsbourg qu’elle accompagne à Los Angeles. Et, en 1981, des photos d’elle sont dans le livre de Gainsbourg: « Bambou et les poupées ». En 1984, Bambou se fait remarquer par les cris orgasmiques qu’elle livre sur la chanson « Love on the beat » de Gainsbourg.

Deux ans plus tard, elle donne un fils au chanteur: Lulu, qui naît le 5 janvier 1986. Sa carrière de chanteuse est très courte et elle est marquée d’abord par la chanson « Lulu » enregistrée après la naissance de son fils et composée par Serge Gainsbourg.

Après avoir été la partenaire de Jacques Dutronc dans la chanson « Opium » en 1987, elle enregistre des chansons de Gainsbourg sur un album qui sort en 1989 et qui est intitulé « Made in China ». En 2003, plus de dix ans après le décès de Serge Gainsbourg, Bambou connaît un beau retour en interprétant un duo avec Marc Lavoine: « Dis-moi que l’amour ». Six ans plus tard, à la demande du chanteur, elle interprète, à nouveau en duo avec Marc Lavoine, une reprise de son succès de 1989 « Nuit de Chine ».
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Michel Buhler le 6 mars 2008 au Festival Mars en Chansons de Charleroi

1er mars 2008 : Depuis la veille, 29 février, le festival belge « Mars en chansons » a pris son envol dans la région de Charleroi. Jusqu’à la fin du mois, la manifestation va accueillir un nombre important d’artistes de la scène francophone autour d’un artiste suisse mis à l’honneur: Michel BUHLER. Parmi les chanteuses, chanteurs et groupes à l’affiche de cette édition 2008, on peut citer Francesca SOLLEVILLE (F) (pour la soirée d’ouverture), Josianne PARADIS (QC), GAËLE (QC), MONSIEUR LUNE (F), Serge UTGE-ROYO (F), Sébastien DUTHOIT (B), Jacques BERTIN (F), ADRENALINE (B), Christiane STEFANSKI (B), Anne SYLVESTRE (F), CREDO MA NON TROPPO (B), YOANNA (CH), Fabiola TOUPIN (QC), Jeanne CHERHAL (F), Thomas PITIOT (F), Alice DEZAILES (F), Romain DIDIER (F), Guillaume LEDENT (B), Jil CAPLAN (F), VIOLETT (F), BB BRUNES (F), Claude SEMAL (B), Eric LAROCHELLE (QC), Philippe LAFONTAINE (B), François VE (CH), JOFROI (B), MARIE TOUT COURT (F), SKYE (F), Pascale DELAGNES (B), Karin CLERCQ (B), Dan PANAMA (F), Julie ROUSSEAU (F), Xavier ZGRZYWA (B), A LA CIME DES ZARBS (B), Olivia AUCLAIR (B), Géraldine COZIER (B), RODRIGUE (F), Les BLAIREAUX (F), LULU (F), Les MAUVAISES LANGUES (F), Loïc LANTOINE (F), IMBERT IMBERT (F), MONSIEUR ROUX (F) et Michel ARBATZ (F). Le 29 mars, à l’Eden de Charleroi, est mise sur pied une fête à Julos BEAUCARNE (B) avec la participation de Barbara D’ALCANTARA, HOMBELINE, Photis IONATOS, JOFROI, MANZA, CLOE DU TREFLE, William DUNKER et Gilbert LAFFAILLE entre autres.
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1er mars 2009 : Le festival belge de chanson francophone « Mars en chansons » se tient à Charleroi jusqu’au 9 avril. La grande modification qui marque cette 10e édition du festival est le changement de direction avec le départ de Claude Bonte qui laisse la place à Michaël Fries qui avait officié jusque là à la Biennale de la Chanson française de Bruxelles. L’affiche de l’édition 2009 reprend des concerts d’ALEXONOR, Vincent DELBUSHAYE, MORAN ou encore CLOE DU TREFLE et RODRIGUE pour qui une vidéo a été réalisée à visionner ci-dessous.

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Gaetan Roussel grand vainqueur des Victoires 2011

1er mars 2011 : La 26e cérémonie des Victoires de la Musique a lieu au Palais des Congrès de Paris et est présentée par Marie Drucker et Aline Afanoukoé. Mais, pour la première (et dernière) fois, la cérémonie a été divisée en deux soirées. Une première remise de récompenses consacrée aux révélations s’est en effet tenue le 9 février 2011 au Zénith de Lille et a été présentée par Cyril Hanouna et Stéphanie Renouvin sur la chaîne de télé publique France 4. Le grand vainqueur des Victoires 2011 est Gaëtan ROUSSEL qui en reçoit trois: celle de l’artiste interprète masculin de l’année, celle de l’album de l’année pour « Ginger » et celle de l’album rock de l’année pour « Ginger » également.

Pour le reste des chanteurs francophones consacrés ce soir-là, voici les primés:
* BEN L’ONCLE SOUL, groupe ou artiste révélation scène de l’année
* Bernard LAVILLIERS pour l’album de chansons/variétés de l’année « Causes perdues et musiques tropicales »
* ABD AL MALIK pour l’album de musiques urbaines de l’année « Château Rouge »
* STROMAE pour l’album de musiques électroniques ou dance de l’année « Cheese »
* ZAZ pour la chanson originale de l’année « Je veux »
* Philippe KATERINE pour le vidéo-clip de l’année de sa chanson « La banane ».
Dans la catégorie « spectacle musical/tournée/concert de l’année, la Victoire revient à deux artistes: M pour son concert au château de Versailles et Eddy MITCHELL pour « Ma dernière séance à l’Olympia et en tournée ».
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