23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance, à Paris, de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Meryl Streep ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi (Filippacchi). Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ».

Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il sort des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit.
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires. Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. En mars 2013, elle devient la maman d’une petite Valentine. Trois ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ».
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24 JUIN

Pochette de l’album de 1993

24 juin 1943 : Naissance, à La Rochelle, de l’animateur et producteur de radio ainsi que chanteur, auteur et acteur français Jean-Louis FOULQUIER. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Monté à Paris, il se fait engager comme standardiste téléphoniste à France Inter et, en 1966, il anime une première émission de radio qui a pour titre « Studio de nuit – Entrée libre ». Comme son nom l’indique, le programme en direct est diffusé autour de minuit et accueille un nombre impressionnant d’artistes qui y viennent généralement après un spectacle, un concert, une pièce de théâtre ou un ballet présenté le soir même à Paris. Cette première expérience radiophonique récolte donc un grand succès à une heure d’écoute où les auditeurs étaient, jusque là, plutôt rares. S’intéressant très fortement à la chanson francophone et, plus particulièrement, aux jeunes artistes en devenir, Jean-Louis Foulquier va, par la suite, présenter d’autres émissions au contenu similaire : « Saltimbanques », « Bain de minuit », « Y’a d’la chanson dans l’air », « Pollen », « Les copains d’abord » ou encore « TTC/Tous Talents Confondus ». Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3. C’est encore son inassouvissable besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Du spécialiste de la chanson française au chanteur, il n’y a qu’un pas que Jean-Louis Foulquier franchit allègrement dès le début des années 1970. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va »(1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest. Au même moment, il conseille les organisateurs belges des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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Jacky DELMONE en 1965

24 juin 1943 : Naissance, à Mouscron, du chanteur belge Jacky DELMONE sous le nom de Jacques Delforche. Il passe une enfance paisible dans la ville frontalière qui est reconnue pour être très festive. Alors qu’il est adolescent, ses parents ouvrent un commerce en pleine expansion : un magasin de disques. Du coup, il s’intéresse à la musique, à la chanson et à tous ces chanteurs qui s’adressent à la jeunesse : les idoles et les yé-yés. Malgré quelques réticences compréhensibles de son père, il songe à se diriger vers des activités de chanteur. Et, dès qu’il en a l’occasion, il invite un groupe musical à se produire devant la boutique de ses parents lors de la fête annuelle de la rue du Christ. Son enthousiasme est remarqué par un autre disquaire mouscronnois qui cumule des activités de producteur de disques : Marcel De Keukeleire. Ce dernier lui permet d’enregistrer un premier 45-tours en 1961. Ce disque est d’emblée programmé dans les programmes de radio destinés aux jeunes : la chanson « Toi que j’attends », notamment composée par Jil et Jan, est un bon succès pour un premier essai. Mais ce n’est rien par rapport à la popularité que Jacky va connaître en 1963 avec le titre « Obsession », adaptation française de « Suspicions » d’Elvis Presley composée par Mort Shuman.

Il rencontre Gilbert Bécaud qui devient son « parrain » artistique. Alors que la voie du succès s’ouvre à Jacky Delmone, il doit se soumettre à ses obligations militaires et sa carrière est interrompue en plein essor. Son retour à la vie artistique, après deux ans d’absence, est difficile : il enregistre encore un 45-tours chez CBS en 1967 avec « Le vol 523 » et « La gueule du loup ». Le succès n’est pas au rendez-vous et il songe à changer d’orientation musicale en créant un premier groupe en compagnie du guitariste français Alain Verhelle en 1968. L’organiste anglais Godfrey Matthew, qui est alors en tournée en Belgique avec un groupe britannique, décide de rester à Mouscron et de se joindre à Alain Verhelle et Jacky Delmone pour créer avec Jean-Paul Vanhoute, bassiste des Sunlights, le groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West, Baron West étant le pseudonyme de Jacky Delmone. La formation se produit à de nombreuses reprises en 1969 au Fresnoy Dancing de Tourcoing, haut lieu de la musique rock et pop dans le nord de la France. Mais, alors qu’il vient d’assurer la première partie d’un concert de Johnny Hallyday, Jacky est victime d’un très grave accident de la route qui l’immobilise pendant des mois et qui signe la fin du groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West. Lorsqu’il revient à la chanson, les temps ont encore changé et on est au début de l’époque des chanteurs pour « midinettes » qui occupent les premières places des hit parade : Alain Chamfort, Patrick Juvet, Frédéric François, Art Sullivan, Claude François, etc. Jacky décide de changer de nom d’artiste pour résolument changer de style et adapter son nouveau répertoire. En 1972, il enregistre une chanson sous le nom de Michaël Foreman : « Trop belle pour rester seule ». Le morceau est plaisant et est signé par Daniel Vangarde, Claude Carrère et Jean Schmitt. Mais il y a un problème : un autre jeune chanteur vient également de l’enregistrer et bénéficie d’une promotion plus importante dans les médias : c’est Ringo et il rafle tout le succès. En 1974, enregistré sous le nom de Jacky Delmone, un nouveau 45-tours, « Et si tu pars demain », lui permet d’être l’invité d’une émission télévisée de Michel Drucker qui est annulée en raison de la mort du président français Georges Pompidou. Une nouvelle fois déçu par une sorte d’acharnement du mauvais sort, l’artiste décide d’arrêter la chanson pour devenir garagiste dans sa région natale. Avec une certaine nostalgie des années 1960 et l’apparition des radios libres au début des années 1980, la passion pour la chanson reprend toutefois le dessus et Jacky commercialise de nouveaux 45-tours en 1983 et 1984 avec les enregistrements de « Pour notre amour », « Toi que j’attends », Obsession » et « Nous quand on s’embrasse ». En 1992, Marc Durant, du label Sésame, produit son premier CD de quatre titres. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie ») sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. Puis, c’est Francis Derouf qui réalise en 1996, pour la série Ariola Express Belgique, un disque compact complet avec dix nouveaux titres et dix titres plus anciens sur une compil’ intitulée « Jacky Delmone d’hier et d’aujourd’hui ». Cette actualité permet au chanteur de passer plusieurs fois sur le plateau de l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. En 2001, un tout nouvel album est dans les bacs des disquaires avec des nouvelles chansons écrites et composées notamment par Michel Jourdan que l’interprète a rencontré après avoir enregistré un medley d’hommage à Mike Brant dont il a écrit les grands succès. Et, en 2004, un autre album est disponible avec des chansons de celui de 2001 et des nouvelles versions de « tubes » des années 1960. Toujours très actif, Jacky Delmone se produit encore régulièrement, en 2019 notamment, sur scène dans un concept « Génération sixties » présenté surtout dans les régions frontalières d’où il est originaire : Tournai-Mouscron-Lille-Roubaix-Tourcoing.
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Le disque de 1999

24 juin 1944 : Naissance, à Toulouse, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ticky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. Malgré un passage remarqué lors de l’émission télévisée française « Age tendre et tête de bois » d’Albert Raisner réalisée au dancing Le Ramier à Toulouse en 1962 (avec « Twist baby »), la formation de Ticky James explose ensuite et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl ».

Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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Jean Marco en 1950

24 juin 1953 : Décès du chanteur Jean MARCO qui fut le chanteur-vedette de l’orchestre de Jacques Hélian pendant six ans avant de trouver la mort à 30 ans dans un accident de voiture. De son vrai nom Jean Marcopoulos, il était né le 17 décembre 1923 à Constantinople de parents d’origine grecque. Enfant, il intègre la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1936. Attiré par le monde artistique, il prend des leçons de guitare et effectue un stage dans l’orchestre d’Alix Combelle avant de composer des chansons. En 1945, sa guitare sous le bras, il parcourt les routes de France, chante dans des galas et dans les cercles militaires inter-alliés. En 1946, il se produit dans des cabarets, effectue des stages dans des orchestres, compose et enregistre ses premières chansons. Il est alors présenté au chef d’orchestre Jacques Hélian par l’éditeur Jean Solar. Pendant des années, avec Ginette Garcin, Jean Marco forme le couple idéal et vedette de la formation. Il enregistre, en tant que soliste, près de 130 chansons.

Et, devant le succès grandissant, il envisage d’entamer une carrière plus personnelle. Tout est enfin prêt avec son nouvel orchestre qui doit débuter en septembre 1953: des contrats sont signés et des tournées organisées. Mais le 24 juin 1953, il décède dans un terrible accident de voiture qui provoque également la mort de son ami le saxophoniste George Cloud.
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Drapeau Québec24 juin 2002 : Pour la fête nationale du Québec, le spectacle Québec-issime est présenté sur la Grand-Place de Bruxelles (B). Il d’agit d’un spectacle proposé par 23 jeunes artistes québécois et qui a pour but de passer en revue les grands succès de la chanson québécoise depuis 50 ans de Félix Leclerc à Isabelle Boulay en passant par Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Beau Dommage, Lynda Lemay et plein d’autres.
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16 JUIN

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

16 juin 1928 : Naissance, à Laeken (Bruxelles), de la chanteuse et actrice belge Léonie Cooreman mieux connue sous son pseudonyme d’Annie CORDY. Enfant, elle suit des cours de danse et apprend le piano et le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano). Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982. Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ». En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ». En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974. En février 2013, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles.

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16 juin 1969 : Naissance, à Thiais (Val-de-Marne), du chanteur français BENABAR, né Bruno Nicolini. Avec une maman libraire et un papa régisseur de cinéma, il est presque écrit que le petit Bruno s’orientera vers une carrière artistique. Et c’est ce qu’il fait après avoir passé son enfance en banlieue parisienne. Il commence par apprendre la trompette avant de devenir technicien et photographe pour le cinéma. Il suit d’ailleurs des études d’art cinématographique à Bruxelles (B) comme Louis Chédid l’a fait avant lui. Il obtient quelques engagements dans le domaine du cinéma mais aussi de la télévision. Puis, il se décide à composer, écrire et interpréter des chansons. Avec un ami, il monte alors un duo de chanteurs qui a pour nom « Patchol et Barnabé ». Patchol a pour habitude de parler verlan et d’appeler Bruno « Bénabar ». C’est comme ça que, lorsque le duo s’arrête, Bénabar garde ce nom pour entreprendre une carrière en solo même si le premier album est enregistré en 1997 sous le nom « Bénabar et ses Associés ». Malgré de très bonnes chansons, comme « La p’tite monnaie », auxquelles le public n’est peut-être pas encore réceptif, le succès est très limité.

Les choses vont changer en 2001 lors de la sortie de son deuxième album où le chanteur s’affirme en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Il fait alors partie des découvertes du festival « Alors Chante » à Montauban. Il se produit dans une minuscule salle des ventes où l’on se bouscule pour venir le voir. Bénabar est désormais reconnu par les professionnels et le public commence aussi à apprécier sa personnalité et son talent hors du commun. Après avoir effectué les premières parties du concert d’Henri Salvador, il se révèle de plus en plus comme une bête de scène, n’hésitant pas à s’engager physiquement dans une course de fond pour arpenter les podiums où il chante. Les deux albums enregistrés ensuite le révèlent enfin complètement comme le chanteur avec lequel il faut désormais compter. Il connaît plusieurs succès d’affilée dont « Y’a une fille qu’habite chez moi » (2001), « Monospace » (2003), « Je suis de celles » (2003), « Maritie et Gilbert Carpentier » (2005), « Le dîner » (2006), « Quatre murs et un toit » (2007). L’animatrice et présentatrice de télévision française Daniela Lumbroso lui remet un disque de diamant en janvier 2007 lors de « La Fête de la chanson française ». L’album suivant s’appelle « Infréquentable » et sort en octobre 2008. Le premier extrait a pour titre « L’effet papillon » et c’est un succès immédiat. Les chansons « A la campagne » et « Infréquentable » sont diffusées par les radios dans les mois qui suivent. Fin 2011 sort l’opus intitulé « Les Bénéfices du doute » où Bénabar interprète « Politiquement correct », « Les rateaux » et « L’agneau ». Le succès est à nouveau au rendez-vous comme il l’est encore au début de 2014 lorsque Bénabar commercialise un nouveau disque appelé « Paris by night ». Au début de l’année 2016, le chanteur récolte un grand succès au Théâtre Tristan Bernard à Paris dans la pièce « Je vous écoute » qu’il a écrite et dans laquelle il joue aux côtés de Zoé Félix. En juin 2016, alors que Jean-Jacques Goldman décide de renoncer à l’organisation des futures soirées des Enfoirés, Bénabar est l’un des trois artistes à prendre sa succession aux côtés de Lorie et de Michaël Youn. Début 2018, Bénabar revient à la chanson avec la sortie d’un nouvel album, « Le début de la suite », annoncée par le titre « Feu de joie ».
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Thomas Dutronc – Pochette du 1er album en 2007

16 juin 1973 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Thomas DUTRONC, fils de la chanteuse Françoise Hardy et du chanteur Jacques Dutronc. Alors qu’il baigne plutôt dans une ambiance musicale depuis sa plus tendre enfance, c’est pour la photographie qu’il se passionne d’abord. Mais, à 18 ans, il découvre le swing de Django Reinhardt et il se décide à apprendre la guitare tendance manouche. En 1995, il collabore, en tant que musicien, à l’album de son père intitulé « Brèves rencontres ». Il apparaît ensuite dans deux films français qui constituent ses uniques activités cinématographiques à ce jour. Puis, il compose des chansons pour d’autres artistes et participe à différents projets musicaux comme des musiques de film ou des formations de jazz. Il faut attendre 2007 pour voir Thomas Dutronc se décider à « faire le chanteur » lorsqu’il sort l’album « Comme un manouche sans guitare ».

A une époque où les ventes de disques s’effondrent déjà, il parvient à en vendre 400.000. En novembre 2008, il passe en vedette à l’Olympia de Paris. Et, trois mois plus tard, à Paris, il reçoit une Victoire de la Musique pour sa chanson « Comme un manouche sans guitare ». En 2011, il sort son deuxième album qui a pour titre « Silence on tourne, on tourne en rond ». L’opus est moins orienté vers le jazz manouche et se veut toucher un public plus large avec des thèmes et des mélodies plus variées. Mais il n’atteint pas les chiffres de vente de l’album précédent. Le 25 mai 2015, un troisième album est commercialisé par l’artiste : « Eternels jusqu’à demain ». En 2018, le disque suivant de Thomas Dutronc, « Live is love », prend une tournure musicale légèrement différente qui lui vaut la reconnaissance du label discographique « Blue Note » pour lequel il est enregistré.
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Emmanuel Moire en 2013

16 juin 1979 : Naissance, au Mans, du chanteur et compositeur français Emmanuel MOIRE. Le petit Emmanuel se passionne très vite pour la musique en suivant des cours de chant classique au conservatoire de sa ville natale. Mais il suit aussi des études plus traditionnelles pour obtenir finalement un bac socio-économique. A 21 ans, il participe aux 16e rencontres d’Astaffort supervisées par Francis Cabrel et qui s’adressent aux auteurs-compositeurs-interprètes. Entre 2000 et 2004, Emmanuel diversifie ses activités. Il est pianiste, prof de chant et effectue des prestations dans divers cabarets et spectacles musicaux de la région du Mans. Parallèlement à ces occupations, l’artiste tente sa chance en s’inscrivant à divers castings comme ceux des comédies musicales « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba » et « Autant en emporte le vent ». Mais il est refusé à chaque fois. En 2004, la chance lui sourit enfin et il est sélectionné pour jouer le rôle de Louis XIV dans la comédie musicale « Le Roi Soleil » aux côtés, notamment, de Christophe Maé. Dans ce cadre, trois chansons qu’il interprète sortent en singles et sont largement radiodiffusées: « Etre à la hauteur », « Mon essentiel » et « Tant qu’on rêve encore ». Alors que la troupe du « Roi Soleil » parcourt l’Europe francophone en volant de succès en succès, Emmanuel décide de profiter de sa notoriété soudaine pour enregistrer un premier album personnel, « Là où je pars », qui est commercialisé à la fin de l’année 2006. Mais la tournée du « Roi Soleil » prend un second souffle jusqu’en juillet 2007 et le chanteur n’a pas la possibilité de se consacrer totalement à la promotion médiatique de son album avant cette date. Parmi les titres qui vont faire connaître ce premier album, il y a « Le sourire ». En septembre 2007, Emmanuel Moire est à Sopot en Pologne. Il y participe au Festival de la chanson et termine premier de la catégorie Chanteurs internationaux en interprétant « Ca me fait du bien ». Après une tournée de 50 concerts en France, il songe à entamer l’écriture et l’enregistrement d’un second album. Celui-ci est disponible à la vente en avril 2009, a pour titre « L’équilibre » et ne contient que des chansons composées par Emmanuel. Parmi les mélodies qui retiennent l’attention du public, il y a « Adulte et sexy » et « Sans dire un mot ». De facture électro-pop, l’opus est dédié à son frère jumeau Nicolas, décédé inopinément en janvier. Le chanteur peaufine son expérience scénique à travers une nouvelle tournée de concerts en 2010. Puis, il est contraint de changer de maison de disques alors qu’il prépare son troisième album. Fin 2011, il est engagé pour jouer dans la comédie musicale « Cabaret » au Théâtre Marigny à Paris. Le 1er décembre 2012, il remporte, avec la danseuse Fauve Hautot, la saison 3 de l’émission télévisée « Danse avec les stars » sur la chaîne privée française TF1. Début 2013, Emmanuel Moire est l’un des artistes à rendre hommage à Jean-Jacques Goldman sur l’album « Génération Goldman » (vol. 1). Il y interprète « Au bout de mes rêves » en duo avec Amandine Bourgeois. Au même moment, une nouvelle chanson de l’artiste se répand avec succès sur les ondes francophones: « Beau malheur ». Le titre annonce l’album « Le chemin » qui sort en avril 2013 et qui connaît un beau succès populaire. Sans attendre, l’artiste repart à la conquête du public sur les scènes de France, de Suisse et de Belgique jusqu’en juin 2014. En mai 2015, la chanson « Bienvenue » est extraite du quatrième album de l’artiste intitulé « La Rencontre » qui est commercialisé trois mois plus tard. Début 2016, pour le trentième anniversaire de la disparition de Daniel Balavoine, Emmanuel Moire enregistre le tube mythique « Le chanteur » pour l’album Balavoine(s).

Au début de l’année 2018, la chanson « Et si on parlait d’amour » préfigure la sortie du cinquième album studio de l’artiste prévu pour la rentrée mais qui est finalement disponible en février 2019 sous le titre « Odyssée ».
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16 juin 2003 : L’opus « Taxi Europa » du Suisse Stephan EICHER fait son entrée en 22e position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par le live « Un tour ensemble » de Jean-Jacques Goldman.


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André Hancre

16 juin 2008 : Décès, à Ottignies, de l’auteur et interprète belge André HANCRE. Né à Ottignies en 1919, André Hancre a surtout écrit et adapté des pièces en wallon de sa région natale. Certaines de celles-ci ont d’ailleurs elles aussi été adaptées en wallon d’autres régions comme le Borinage, la Wallonie Picarde ou le Namurois. L’une de ses pièces, adaptée de la comédie française « De doux dingues », a été présentée lors de l’inauguration officielle du centre culturel d’Ottignies en 1978. Ce que l’on retiendra plus particulièrement ici, c’est aussi le fait qu’André Hancre a écrit une soixantaine de chansons, également en wallon. Certaines d’entre elles ont été gravées sur sept disques. Parmi celles-ci, on retiendra notamment cet hommage à la balle pelote, sport typiquement belge, enregistré sous le titre « Ah ! L’djeu d’bale ». Il faut dire qu’André Hancre a aussi été le président de la société de jeu de balle de sa ville d’origine pendant 17 ans. En tant qu’interprète, l’artiste a enfin été plusieurs fois finaliste du Grand-Prix de la Chanson Wallonne et il a remporté le Coq d’Or de la chanson wallonne en 1973.
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Pochette de la compilation parue chez Marianne Mélodie en 2017

16 juin 2019 : Décès, à Paris, du chanteur, fantaisiste et animateur français Zappy MAX. Né le 23 juin 1921 à Paris sous l’identité réelle de Max Doucet, le jeune homme suit des études de chimie lorsqu’il est contraint, durant la seconde guerre mondiale, de rejoindre le Service du Travail Obligatoire (STO) comme tourneur-fraiseur à l’usine Zapp de Cologne en Allemagne. C’est le nom de cette firme qui l’inspirera plus tard quand il devra choisir un pseudonyme artistique. A la libération, il change de cap professionnel et se dirige plutôt vers une carrière artistique qu’il entame en devenant chanteur dans l’orchestre de Jacques Hélian pendant trois ans. Une recontre avec Louis Merlin l’amène à se présenter à Radio Luxembourg où il lui est proposé d’animer un nouveau jeu qui a pour titre « Quitte ou double ». Ce divertissement obtient rapidement un succès populaire sans pareil car tout auditeur peut y participer en se mettant à la place du candidat. Ce dernier doit répondre à des questions de culture générale pour lesquelles une bonne réponse peut lui permettre de double la mise ou tout perdre lors de la prochaine question. Cette première expérience lui permet de devenir le spécialiste du crochet radiophonique dans les années 1950 : il participe ainsi aux émissions « Radio Circus », « Vas-y Zappy », « Ca va bouillir » ou « C’est parti mon Zappy ». Son personnage va inciter quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films : « Quitte ou double » (1952), « Faites-moi confiance » (1954), « Les chiffonniers d’Emmaüs » (1955), « Printemps à Paris » (1957) et « Amour, autocar et boîtes de nuit » (1958). Il devient aussi une vedette de la chanson et des disques Festival dans les années 1950 et, après avoir marqué l’histoire du music-hall français avec l’orchestre de Jacques Hélian, c’est avec l’accordéoniste André Verchuren qu’il enregistrera d’autres succès. Parmi ses chansons les plus populaires, il y a « Maître Corbeau », « Les cornichons » ou encore « Jo le cow boy ». Des mélodies que l’on retrouve de manière exceptionnelle sur un CD compilation édité par Marianne Mélodie en 2017. En 1966, il est remercié par Radio Luxembourg qui devient RTL et c’est terriblement contrarié qu’il « rebondit » à Radio Monte-Carlo (RMC) où il reprend son célèbre « Quitte ou double » jusqu’en 1983. Par la suite, Zappy Max écrit plusieurs ouvrages dont « Ca va bouillir » (en 2004), « L’âge d’or de la radio » (en 2004), « Jacques Hélian et son orchestre » (en 2007) et « Rock’n’rôle » (en 2008). En 2005, il est nommé chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Dans un autre livre paru en 2010, il étale toute sa passion pour le music-hall transmise par son père : « Mes Géants du music-hall » reprend plus de 80 portraits de grands artistes de la chanson française. Et, comme pour faire un pied de nez au destin, c’est sur la radio RTL qu’il est l’invité de Philippe Labro en août 2012 pour « Mon RTL à moi ».
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