ESTARDY Bernard

Bernard Estardy dans son célèbre studio, le CBE à Paris

Le musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY naît le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Après un cursus scolaire normal, le jeune homme se présente à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer.

Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. De jeunes interprètes vont bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique. Parmi eux, certains, pourtant talentueux, ne resteront pas dans les mémoires : Michel Corringe et Christian Géant par exemple. Mais d’autres enregistreront, au studio CBE, les chansons qui seront le départ d’une belle carrière. Ce sera le cas pour Laurent Rossi ou Gilles Marchal par exemple.

Gilles Marchal et Bernard Estardy au studio CBE en 1968

Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. La vedette qui débarque ensuite au studio est Sheila pour y enregistrer « Ma vie à t’aimer » en 1970.

Michel Sardou est la jeune vedette montante qui vient, également en 1970, pour y réaliser le premier album de sa carrière prometteuse avec des titres comme « J’habite en France », « Les bals populaires », « Et mourir de plaisir », « Les Ricains » et « Petit ».

Michel Sardou restera longtemps fidèle à l’ingénieur du son qui travaillera sur ses plus grands tubes comme, par exemple, « Les lacs du Connemara ».
En 1971, ce sont, notamment, Hervé Vilard, Alain Barrière, Guy Mardel, Marcel Amont, Françoise Hardy et Ringo qui franchissent la porte du 95 de la Rue Championnet pour y enregistrer leurs succès du moment.

Ensuite, tous les artistes les plus en vue de la chanson francophone se donnent rendez-vous au studio de Bernard Estardy : Michel Delpech (1972), Gérard Lenorman (1972), le groupe Petit Matin (« T’as tout dit dis madame » en 1973), Alain Chamfort (1973), Roméo (1973), Art Sullivan (1973), Pierre Charby (1973) ou encore Pierre Groscolas (et son fameux « Lady Lay » en 1974). En 1972, Claude François enregistre « Le lundi au soleil » chez Bernard Estardy avec qui il se lie d’amitié. Toutes les chansons suivantes de Clo-Clo sortiront du studio CBE jusqu’à l’ultime succès posthume de 1978 : « Alexandrie Alexandra ».

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L’année 1975 est sans aucun doute une année faste pour le studio dont les sessions accueillent Dave (pour son premier album avec « Du côté de chez Swann », « Mon coeur est malade », « Dansez maintenant », etc.), Mireille Darc (pour « La femme d’un ange »), Santiana, Sacha Distel, Julie Bataille, les Compagnons de la Chanson et, surtout, Joe Dassin qui y interprète son plus grand tube : « L’été indien ».

Après cet énorme succès, Joe Dassin, qui jusque là avait beaucoup travaillé aux Etats-Unis et en Angleterre, va prendre l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE jusqu’à son décès en 1980. Joe Dassin est d’ailleurs le compositeur du « Bougalou du loup-garou » que Carlos enregistre là en 1976. Et, en 1977, Bernard Estardy compose avec Joe le fameux « Big Bisou » pour le même Carlos !

Alors que Joe Dassin cartonne avec « L’été indien » durant tout l’été 1975, un autre artiste partage avec lui les sommets du hit parade. Il s’agit de Nino Ferrer qui, pour sa chanson « Le Sud » retrouve, le temps d’un disque, le collaborateur de ses débuts qui coproduit le disque.

Entre-temps et toujours en 1975, Dalida commence aussi à fréquenter le studio pour y enregistrer, notamment, « J’attendrai » puis, plus tard, « Monday tuesday laissez-moi danser » et plein d’autres titres très connus de son répertoire jusqu’à son décès en 1987.

La fin des années 1970 voit encore défiler des artistes comme Richard Anthony , Charlotte Julian, Romina Power et Al Bano, Gérard Palaprat, Allain (Turban), Timothy, Shake (« You know I love you »), etc.

C’est aussi l’époque où Bernard Estardy aménage un chalet à Saint-André-des-Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Sur la pochette de son disque « Nostracarlus » sorti en 1981 (avec la chanson « SOS tendresse » composée par Estardy), Carlos écrit :  » Enregistré à 1200 m d’altitude, là où le son est plus pur, le studio est branché sur des batteries alimentées par des panneaux solaires. Quand le soleil disparaît, on met en marche un groupe électrogène alimenté par des bouteilles de gaz. On peut donc dire « sans rire » que ce disque est le premier au monde à avoir été fait entièrement au soleil et au gaz… »

Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ».

Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner.

En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français.

En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme et, la même année, un jeune interprète du nom de Marc Lavoine enregistre chez lui « Elle a les yeux revolver ».

En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ».

1989 est l’année de l’enregistrement de « Y’a pas que les grands qui rêvent » pour la jeune chanteuse belge Mélody. Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ».

En 1992, il mixe aussi la chanson « Nous on veut des violons » pour l’artiste Morgane qui défend les couleurs de la Belgique au concours Eurovision de la chanson. Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media). Bernard Estardy a aussi laissé sa patte sur les oeuvres des artistes que nous n’avons pas encore cités : Demis Roussos, Gigliola Cinquetti, Gilbert Montagné, Nicoletta, Renaud Siry, Nathalie Lhermitte, René Joly, Mireille Mathieu, Lou Désesprit, Régine, André Peyron, Sapho, Bernard Menez, Jean-Jacques Lafon, Linda De Suza, Franck Olivier, Jaïro, Laurent Morain, Bernard Tapie, Caroline Grimm, Peter et Sloane, David et Jonathan, Céline Dion, Frank Alamo, Carol Arnauld, Patrick Topaloff, Ginette Reno, Jean Falissard, Jena-Pierre François, C. Jérôme, Enrico Macias, Christian Delagrange et François Valéry. Enfin, la biographie ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas aussi les compositions de Bernard Estardy pour, entre autres, Nicoletta, Séverine ou Patricia Lavila. Ainsi que ses nombreux enregistrements de morceaux instrumentaux sous le titre « La formule du Baron » et quelques chansons comme « Pourquoi pas monsieur, pourquoi pas » en 1975.

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ROSSI Laurent

Laurent Rossi en 1974

Le chanteur et producteur français Laurent ROSSI est né le 22 mai 1948 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils de Tino Rossi qui a aussi une fille prénommée Pierrette issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Il enregistre ainsi des disques à partir de 1968 et il interprète alors « Cendrillon n’est pas venue ».

Mais il lui faut attendre 1973 pour que les choses s’améliorent avec un premier vrai succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ».

Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974), « Mandoline » (1976) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978).

Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975: « Addio ».

Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976.

A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à partir 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Mais, le 20 août 2015, alors qu’il se trouve seul chez lui à Paris, il est victime d’une crise cardiaque et il décède à l’âge de 67 ans. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.

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Laurent ROSSI retrouvé mort chez lui

Laurent Rossi en 1974

Laurent Rossi en 1974

Le chanteur et producteur Laurent Rossi est décédé ce jeudi 20 août 2015 à l’âge de 67 ans. C’est apparemment une crise cardiaque qui a frappé le fils de l’illustre Tino Rossi, père de deux garçons, qui se trouvait seul chez lui dans la capitale française.

Né le 22 mai 1948 à Paris, Laurent Rossi, était l’un des deux enfants de Tino Rossi, qui avait aussi une fille, prénommée Pierrette, issue d’un premier mariage. Comme pour tous les enfants de stars, il ne fut pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès : « Quelqu »un qui t’aime ». A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan : le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète : « Jolie baby blue »(1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il propose l’une de ses compositions à Mireille Mathieu qui en fait un succès en 1975 : « Addio ». Laurent enregistre aussi quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, depuis 1983, date de la disparition de son père, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse : une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi.
Laurent Rossi sera inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
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20 AOUT

Les SOEURS KESSLER en 1962 – Photo (c) Gérard Decaux

20 août 1936 : Naissance, à Nerchau, des deux soeurs jumelles Alice et Ellen KESSLER, danseuses et actrices allemandes. Leurs parents leur font d’abord suivre des cours de danse classique à Leipzig. En 1950, elles réussissent l’examen d’entrée de l’école de danse de l’Opéra de Leipzig. Deux ans plus tard, la famille saisit la chance de quitter l’Allemagne de l’Est pour passer à l’Ouest. Les deux sœurs continuent alors leur carrière au Théâtre de Variétés de Düsseldorf. C’est là que Pierre-Louis Guérin, du Lido de Paris, les découvre et les engage. En 1959, elles représentent l’Allemagne au Concours Eurovision de la chanson. Elles émigrent ensuite en Italie où elles vivent de 1962 à 1986. Passionnées de cinéma, elles jouent dans plusieurs films en Allemagne, en France et en Italie. Elles obtiennent aussi un bon succès aux Etats-unis où elles participent, comme en France, à des show télévisés. Elles enregistrent quelques disques en français entre 1959 et 1966: « Deux jeunes filles blondes », « Oui oui oui oui », « Roulette », « Souvenirs souvenirs », « Itsi bitsi petit bikini », « Le p’tit clown de ton coeur », « Hello Lucia » ou « Jalousie » entre autres. Pour l’anecdote, Alice Kessler a été la compagne du chanteur français Marcel Amont de 1961 à 1968. En 1978, elles participent encore toutes deux, avec beaucoup de grâce, à une émission de la télévision française pour y interpréter « Moi j’aime ça ».

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ANAÏS en 2008

20 août 1976 : Naissance, à La Tronche près de Grenoble, de la chanteuse française ANAïS, Anaïs Croze de son identité complète. Ses parents étant juges, elle passe son enfance à Mulhouse et sa jeunesse à Aix-en Provence en rêvant d’être actrice. Intéressée également par la musique, elle suit des cours de clarinette et de violon. Sa jeunesse se poursuit par une licence d’anglais qu’elle abandonne pour se consacrer à la musique en se produisant au sein d’un groupe nommé Opossum en 1999. Une première expérience qui prend fin en 2003 après plus de 200 concerts, dont un au Printemps de Bourges, et l’enregistrement d’un mini-album. Forcée de rebondir promptement, la chanteuse décide de se lancer seule sur scène avec une guitare, un kazoo, une pédale sampler et des chansons très originales dans la forme, le fonds, le thème et la musique. Ce premier spectacle solo intitulé, à juste titre, « The Cheap Show » (« le show pas cher »), connaît très vite un succès grandissant en France mais aussi en Suisse puis en Belgique. Elle y égratigne avec beaucoup d’humour les couples, la solitude et se balade avec légèreté dans le rap, le blues et le folk en français. Sa parodie très réussie de la Québécoise Lynda Lemay la popularise également beaucoup auprès d’un certain public en attente de ce genre de spectacle très éclectique. Quelques mois plus tard, elle se produit dans le cadre des Transmusicales de Rennes (au Bar en Trans) avant d’être à l’affiche du printemps de Bourges en 2005. Elle prépare alors la sortie d’un album enregistré en public au Poste à Galène de Marseille. Bien qu’autoproduit, l’opus est très remarqué par les médias et une maison de disques s’y intéresse pour le distribuer plus largement et le promotionner correctement. La chanson « Mon coeur mon amour » est programmée sur les radios et permet à Anaïs de passer à la télévision française dans l’émission Taratata de Nagui sur France 2 notamment. Nommée aux Victoires de la musique 2006, elle ne décroche pas de récompense mais a la possibilité de chanter en direct devant un public et des téléspectateurs désormais conquis ou intrigués. Suite à cela, l’album « The cheap show » s’écoule à plus de 500.000 ventes. Et la tournée du spectacle passe ensuite par les Francofolies de La Rochelle et l’Olympia de Paris fin 2006.

L’année suivante, Anaïs écrit, compose et interprète, avec une formation rock, « The Amber Story », une comédie musicale qui mélange tous les styles et où elle joue tous les personnages. Le spectacle est créé à Bruxelles à l’occasion du festival « Les Femmes s’en mêlent ». En novembre 2008 sort « The Love Album », le deuxième véritable album d’Anaïs pour lequel elle prétend à nouveau à une Victoire de la musique en 2009. Il faut ensuite attendre mars 2012 pour qu’Anaïs commercialise le disque suivant qui est constitué de reprises de chansons bien choisies des années 1930 à 1960 et qui s’appelle « A l’eau de Javel ». En novembre 2014, l’artiste revient à des compositions originales mais aussi à l’autoproduction pour son album intitulé « HellNo Kitty ». Pendant les deux années qui suivent, Anaïs poursuit ses spectacles mais elle participe aussi au tournage de quelques fictions télévisées. A l’automne 2017 sort son quatrième album studio sous le titre « Divergente ».
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Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

20 août 1980 : Décès d’un infarctus du myocarde, à Papeete (Tahiti), du chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Laurent Rossi en 1974

Laurent Rossi en 1974

20 août 2015 : Décès, à Paris, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI à l’âge de 67 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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22 MAI

Charles Aznavour en 1980 – Photo (c) Alain Marouani

22 mai 1924 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.

Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais » (1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi » (1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France) durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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Guy Marchand en 1986 – Photo (c) Tony Frank

22 mai 1937 : Naissance, à Paris, du chanteur et comédien français Guy MARCHAND. Fils d’un ferrailleur, il passe une enfance et une adolescence parisiennes sans problèmes à Belleville. Il apprend à jouer de la clarinette et c’est de cet instrument qu’il joue dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés alors qu’il est encore adolescent. Lors de son service militaire, il quitte Paris et s’oriente vers une carrière sous les drapeaux. Il intègre ainsi la Légion étrangère dans la section des parachutistes. A ce titre, il participe à la guerre d’Algérie. De retour en France, il exerce divers métiers dont celui de conseiller parachutiste pour le tournage du film « Le jour le plus long » en 1962. Cette approche du monde du cinéma lui fait rencontrer des personnes qui vont l’aider à s’orienter vers la chanson tant il est vrai qu’il possède une voix de crooner. En 1965, il enregistre ainsi ce qui reste l’un de ses plus grands tubes: « La passionnata ».

Presque au même moment, il fait ses premiers pas au cinéma. Il s’y fait remarquer dans de nombreux seconds rôles (« Boulevard du rhum » avec Ventura et Bardot) avant d’incarner, pour la télévision, le personnage du détective Nestor Burma. Après le succès de « La passionnata » et malgré ses activités cinématographiques, Guy Marchand continue d’enregistrer des chansons dont certaines sont encore dans toutes les mémoires: « Plein les bottes, les bottines et les boots » (1973), « Moi je suis tango » (1975), « Hey Crooner » (1977), « Relax » (1978), et puis, surtout, la mythique chanson reprise dans le film « Le Père Noël est une ordure »: « Destinée » en 1982. Par la suite, Guy Marchand se laisse entraîner par sa passion pour le jazz et enregistre, à partir de la fin des années 1990, des albums avec cette connotation musicale. Et c’est dans cette même veine qu’il sort, en 2012, un opus intitulé « Chansons de ma jeunesse » où il adapte, façon Marchand, quelques grandes chansons françaises.
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Dominique Walter en 1968

22 mai 1942 : Naissance, à Paris, du chanteur français Dominique WALTER, né Dominique Gruère. Il est le fils de la chanteuse et productrice de télévision Michèle Arnaud et, de ce fait, il fréquente très tôt le milieu des artistes et des chanteurs. Sa maman est l’une des premières à découvrir Serge Gainsbourg, qui l’accompagne au piano, à la fin des années 1950. Et, du coup, quand il se lance dans la chanson en 1965, Dominique Walter est un des premiers interprètes masculins de Gainsbourg. Son plus gros tube reste d’ailleurs un titre de Gainsbourg en 1967: « Les petits boudins » qui sera repris avec succès par Robert Farel à la fin des années 1980.

A la même époque, il enregistre aussi une adaptation française de « Penny Lane » des Beatles. Quelques mois avant cette popularité, Dominique Walter représente la France au Concours Eurovision de la Chanson 1966 avec « Chez nous ». Ensuite, pendant un moment, il est aidé par Claude François qui l’engage dans son écurie « Flèche ». A partir des années 1970, il quitte la chanson pour ouvrir un restaurant à Paris. Ensuite, c’est à Palma de Majorque qu’il part vivre avec son épouse et leurs trois enfants. Sa fille, Clémence Arnaud, a été chroniqueuse dans l’une des émissions télévisées de Michel Drucker qui a travaillé, au début de sa carrière, avec sa grand-mère, la productrice Michèle Arnaud.
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Laurent Rossi en 1974

22 mai 1948 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI, fils du célèbre chanteur corse Tino Rossi. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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22 mai 2003 : L’album de Jacques DUTRONC « Madame l’existence » fait son entrée en 20e position dans le classement des  meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par l’opus de Florent PAGNY « Ailleurs land ».
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Pochette de l’album « Les beaux dégâts » de Francis Cabrel

22 mai 2004 : Alors que Michel SARDOU occupe la première position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec « Du plaisir », d’autres artistes d’expression française entrent dans ce classement : il y a Carla BRUNI (avec « Quelqu’un m’a dit » 47e), GAROU (avec « Reviens » 28e) et Francis CABREL d’emblée 4e avec « Les Beaux Dégâts ».
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