MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

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REYNAERT (Joseph REYNAERT.S)

Reynaert en 1988

Le chanteur belge REYNAERT (ou Joseph REYNAERT) naît le 24 juillet 1955 à Seraing (Liège) sous le nom complet de Joseph Reynaerts. Attiré très tôt par la musique, il devient chanteur de rues dès ses 18 ans. Il se fait alors remarquer par quelques professionnels de la région de Liège qui l’encouragent à tenter sa chance de manière plus sérieuse. C’est ainsi qu’il parvient à représenter la RTBF, radio télévision belge francophone, lors du Festival International de la Chanson Française de Spa en 1978. Grâce à son interprétation des chansons « Cerf-volant », « Te rappelles-tu » et « Vide », il se classe premier du concours, ex-aequo avec le candidat français : un certain Renaud… Il enregistre alors la chanson « Cerf-volant » sur un premier 45 tours et il poursuit alors sa route en se produisant partout où c’est possible. Le disque est plutôt bien accueilli par la radio publique francophone belge qui n’oublie pas son représentant. Il est ainsi diffusé sur le deuxième programme dans les émissions d’Edmond Lefèvre, de Patrick Duhamel, de Michel Lemaire ou de José Georges par exemple. Il bénéficie aussi d’un passage télé dans l’émission « Chansong » d’Edmond Blattchen sur la RTBF. En 1982, un deuxième disque est commercialisé avec la chanson « Pas assez » qui lui ouvre les portes d’autres émissions de la télévision belge francophone dont « Palmarès » présentée par Pierre Collard-Bovy. Le chanteur étoffe alors son répertoire pour sortir, en 1984, la chanson « Idées vagues » qui annonce, pour 1985, un album intitulé « Voyages désorganisés » sous le nom de Joseph Reynaerts. Le 33 tours est produit par Phil Delire et Thierry Plas pour Full Moon Productions et distribué par Ariola. Outre les chansons dues au talent de l’artiste, d’autres sont composées par Jean-François Maljean et écrites par son « pote » Philippe Anciaux. Il faut ensuite attendre le 27 février 1988 pour retrouver le chanteur lors de la présélection télévisée de la chanson belge au concours Eurovision de la Chanson qui est présentée par Patrick Duhamel et qu’il remporte avec la chanson « Laissez briller le soleil » qu’il a co-écrite et co-composée avec Philippe Anciaux et Daniel Willem. Cette année-là, le 30 avril, sous le nom de Reynaert, il interprète sa chanson à Dublin au même programme que Lara Fabian (qui chante « Croire » pour le Luxembourg), Gérard Lenorman (qui propose « Chanteur de charme » pour la France) et Céline Dion qui l’emporte pour la Suisse avec le titre « Ne partez pas sans moi ». La chanson de Reynaert, douce et plutôt sombre, ne correspond pas aux critères de la victoire cette année-là, loin de là, puisqu’elle se classe 18e sur 21.

Cette participation au concours Eurovision déstabilise un peu l’artiste qui se remet en question par rapport à une activité de chanteur qu’il n’imagine pas forcément se placer dans un contexte de show-business de plus en plus exacerbé. Il décide de prendre un peu de distance avec le « métier » mais accepte immédiatement la proposition qui lui est faite de rendre hommage à Georges Brassens, dix ans après son décès, le 21 septembre 1991 au théâtre de La Louvière (B). Il participe ainsi au spectacle « Brassens Vivant » aux côtés de Paul Louka, Philippe Lafontaine, Pierre Rapsat, Claude Semal, Koen De Cauter, Philippe Anciaux, Dieudonné Kabongo, Zap Mama et d’Héléna Lemkovitch. La soirée est alors diffusée en direct par la RTBF, télévision belge francophone, et Reynaert y interprète « Les amoureux des bancs publics ». La dernière trace laissée par Joseph Reynaerts en tant que chanteur est un dernier 45-tours paru en 1992 avec le titre « Enfants admis« . Cette chanson sera reprise sur un CD compilation d’artistes belges, « Emergency one », un disque caritatif dû à l’initiative de la Fondation Charcot et vendu au profit de la recherche pour la sclérose en plaques. Par la suite, Joseph Reynaerts ne s’est jamais éloigné de la culture et de sa région natale de Liège puisqu’il est devenu directeur du Centre culturel de Flémalle avant de prendre les rênes de celui de Soumagne. Il décède le 5 novembre 2020 des suites du coronavirus covid-19 à Liège où il a été hospitalisé une semaine plus tôt.
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Le chanteur belge Joseph REYNAERTS (REYNAERT) est décédé du coronavirus

Reynaert en 1988

Le chanteur belge REYNAERT (ou Joseph REYNAERT) est décédé ce jeudi 5 novembre 2020 des suites du coronavirus covid-19 à Liège où il avait été hospitalisé une semaine plus tôt. Né le 24 juillet 1955 à Seraing (Liège) sous le nom complet de Joseph Reynaerts, il est attiré très tôt par la musique et il devient chanteur de rues dès ses 18 ans. Il se fait alors remarquer par quelques professionnels de la région de Liège qui l’encouragent à tenter sa chance de manière plus sérieuse. C’est ainsi qu’il parvient à représenter la RTBF, radio télévision belge francophone, lors du Festival International de la Chanson Française de Spa en 1978. Grâce à son interprétation des chansons « Cerf-volant », « Te rappelles-tu » et « Vide », il se classe premier du concours, ex-aequo avec le candidat français : un certain Renaud… Il enregistre alors la chanson « Cerf-volant » sur un premier 45 tours et il poursuit alors sa route en se produisant partout où c’est possible. Le disque est plutôt bien accueilli par la radio publique francophone belge qui n’oublie pas son représentant. Il est ainsi diffusé sur le deuxième programme dans les émissions d’Edmond Lefèvre, de Patrick Duhamel, de Michel Lemaire ou de José Georges par exemple. Il bénéficie aussi d’un passage télé dans l’émission « Chansong » d’Edmond Blattchen sur la RTBF. En 1982, un deuxième disque est commercialisé avec la chanson « Pas assez » qui lui ouvre les portes d’autres émissions de la télévision belge francophone dont « Palmarès » présentée par Pierre Collard-Bovy. Le chanteur étoffe alors son répertoire pour sortir, en 1984, la chanson « Idées vagues » qui annonce, pour 1985, un album intitulé « Voyages désorganisés » sous le nom de Joseph Reynaerts. Le 33 tours est produit par Phil Delire et Thierry Plas pour Full Moon Productions et distribué par Ariola. Outre les chansons dues au talent de l’artiste, d’autres sont composées par Jean-François Maljean et écrites par son « pote » Philippe Anciaux. Il faut ensuite attendre le 27 février 1988 pour retrouver le chanteur lors de la présélection télévisée de la chanson belge au concours Eurovision de la Chanson qui est présentée par Patrick Duhamel et qu’il remporte avec la chanson « Laissez briller le soleil » qu’il a co-écrite et co-composée avec Philippe Anciaux et Daniel Willem. Cette année-là, le 30 avril, sous le nom de Reynaert, il interprète sa chanson à Dublin au même programme que Lara Fabian (qui chante « Croire » pour le Luxembourg), Gérard Lenorman (qui propose « Chanteur de charme » pour la France) et Céline Dion qui l’emporte pour la Suisse avec le titre « Ne partez pas sans moi ». La chanson de Reynaert, douce et plutôt sombre, ne correspond pas aux critères de la victoire cette année-là, loin de là, puisqu’elle se classe 18e sur 21.

Cette participation au concours Eurovision déstabilise un peu l’artiste qui se remet en question par rapport à une activité de chanteur qu’il n’imagine pas forcément se placer dans un contexte de show-business de plus en plus exacerbé. Il décide de prendre un peu de distance avec le « métier » mais accepte immédiatement la proposition qui lui est faite de rendre hommage à Georges Brassens, dix ans après son décès, le 21 septembre 1991 au théâtre de La Louvière (B). Il participe ainsi au spectacle « Brassens Vivant » aux côtés de Paul Louka, Philippe Lafontaine, Pierre Rapsat, Claude Semal, Koen De Cauter, Philippe Anciaux, Dieudonné Kabongo, Zap Mama et d’Héléna Lemkovitch. La soirée est alors diffusée en direct par la RTBF, télévision belge francophone, et Reynaert y interprète « Les amoureux des bancs publics ». La dernière trace laissée par Joseph Reynaerts en tant que chanteur est un dernier 45-tours paru en 1992 avec le titre « Enfants admis« . Cette chanson sera reprise sur un CD compilation d’artistes belges, « Emergency one », un disque caritatif dû à l’initiative de la Fondation Charcot et vendu au profit de la recherche pour la sclérose en plaques. Par la suite, Joseph Reynaerts ne s’est jamais éloigné de la culture et de sa région natale de Liège puisqu’il est devenu directeur du Centre culturel de Flémalle avant de prendre les rênes de celui de Soumagne.
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WILLIAM John

John William en 1966 (c) RTS

Le chanteur franco-ivoirien John WILLIAM naît le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, sous le vrai nom d’Ernest Armand Huss. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration à Neuengamme en Allemagne en 1944. John William raconte cet épisode sombre de sa vie dans un reportage télévisé à voir ci-dessous… ATTENTION : les images de ce reportage sont parfois insoutenables mais témoignent de l’épouvantable réalité des camps de concentration nazis durant la seconde guerre mondiale…

A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Une chanson dont le texte en dit long sur les conditions de vie des personnes noires de peau dans ces années-là et qui est interpellant.

Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tiomkin.

Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Pourtant son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse pas insensible.

Et en 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète ainsi « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Ce « tube » monumental est la chanson qui inspire même la maman de la chanteuse Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour se produire dans les églises. En 1970, il chante régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ».

Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris. Il décède le samedi 8 janvier 2011 à Antibes (F) à l’âge de 88 ans.

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Fondateur du café-théâtre « La Soupape » à Bruxelles, Michel Van Muylem est décédé

Michel Van Muylem dans les années 2010

Le fondateur et animateur du célèbre café-théâtre « La Soupape » de Bruxelles, Michel VAN MUYLEM, est décédé le samedi 8 août 2020 à Bruxelles à l’âge de 73 ans des suites d’une longue maladie. Né en 1947, il fréquente d’abord l’Athénée de Saint-Gilles (Bruxelles) jusqu’en 1958 puis l’Athénée Robert Catteau de Bruxelles avant de suivre des études de droit à l’ULB (Université Libre de Bruxelles) de 1964 à 1970. Après une brève activité de professeur d’anglais, il est engagé, pour ses qualités de juriste, dans la succursale belge d’une multinationale américaine. Mais depuis quelques années, Michel rêve de pouvoir assouvir la passion pour le théâtre qu’il nourrit depuis son séjour à l’université. Et, en 1978, il se décide à acheter un garage situé à proximité de la Place Flagey à Ixelles (Bruxelles) pour en faire une petite salle de spectacles d’une cinquantaine de places. L’objectif est d’emblée de proposer à de jeunes comédiens et comédiennes, puis à de jeunes chanteurs et chanteuses, de venir faire leurs premiers pas sur scène devant un petit mais vrai public. Et comme il s’agit véritablement pour Michel Van Muylen de décompresser après un travail quotidien plutôt monotone, il appelle ce lieu « La Soupape ». Alors, en tant que passionné, Michel ne va pas attendre que les artistes viennent à lui. Il va écumer les bars et les petits endroits bruxellois pour y dénicher celui ou celle qui viendra enrichir de son talent les soirées de La Soupape. Sur le conseil d’un ami qui lui parle d’une soirée d’anniversaire, il va ainsi découvrir une certaine Claudie Claude qui va devenir plus tard Claude Maurane puis Maurane tout court. En 1979, alors qu’elle a 18 ans, la future diva de la chanson française impose déjà sa personnalité artistique aux spectateurs de La Soupape. Et, comme à cette époque, tout est possible, d’autres jeunes, qui ont pour nom Yolande Moreau, Bruno Coppens, Angélique Ionatos ou Marc De Hollogne (en 1979), foulent les planches de ce petit lieu empreint de poésie, de musique et d’humour. Dès le début, c’est la convivialité qui a tout de suite été l’atout principal de cette salle. Un endroit où le public peut dialoguer avec les artistes après leurs prestations. Et où les soirées se prolongent souvent jusqu’aux petites heures.

La Soupape à Bruxelles

Une ambiance que tous les artistes ayant fréquenté l’endroit n’oublient jamais. La preuve : au début des années 1990, Maurane, devenue une star internationale, revient à La Soupape pour chanter, sans demander de cachet, deux soirs de suite. La vente des billets d’accès sert à financer la location d’un piano à queue pour que son complice musicien Arnould Massart puisse l’accompagner. Michel Van Muylem s’investit de plus en plus dans sa mission de découvreur de talents et de spécialiste de la chanson francophone et, en 1995, il participe à l’écriture du Dictionnaire de la Chanson en Wallonie et à Bruxelles paru aux Editions Mardaga. Il aime l’écriture et profite de son statut pour publier, par l’envoi d’une lettre d’information (newsletter) ou par l’intermédiaire du site web de La Soupape, de nombreux « coups de gueule » contre le traitement négligé de la culture et de la chanson par les responsables politiques mais aussi par les médias (radio et télévision publiques en tête). Il estime alors que la carrière des artistes actuels est inversée et que la multiplication des télécrochets (Star Academy, Nouvelle Star, The Voice, etc.) renforce son sentiment qu’il faut d’abord obtenir une notoriété avant de songer à l’élaboration d’un répertoire. Il déplore aussi que la production d’un disque précède une tournée faite pour promotionner l’album à peine commercialisé. Et il regrette enfin que, du coup, le contact avec le public se fasse à la fin du processus et non tout au début comme c’est le cas lors de la prestation de jeunes artistes prometteurs dans les cabarets. Ainsi, au début des années 2000, alors que le principe des crochets télévisés prend de l’ampleur, Michel Van Muylem va s’investir un peu plus encore dans la formation de chanteurs au sein des Ateliers Chanson de Bruxelles aux côtés de Martine Kivits et Jean-Luc Fafchamps.

Michel Van Muylen en 1988 lors des dix ans de la Soupape

A la fin des années 1990, il rejoint aussi l’équipe de La Biennale de la Chanson Française de Bruxelles et son café-théâtre accueille bon nombre de lauréats et de candidats à chaque édition. Il sera encore de la partie lorsque la Biennale se transformera en festival Francofaune ensuite. Pour Michel Van Muylem, l’aventure de La Soupape a duré 42 ans : jusqu’à sa mort ce 8 août 2020. Selon ses propos, son principe était toujours le même pour engager les invités de ses soirées : « Si des artistes ont des qualités mais qu’ils ne me sont pas sympathiques, ils ne m’intéressent pas. Je fais cela par plaisir, et uniquement par plaisir. »
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Voici une (toute) petite partie de ces artistes belges et étrangers accueillis à La Soupape depuis 1978 : Isabelle Rigaux, Michel Arbatz, Bernard Haillant, Maurane, Willam Sheller, Morice Benin, Ann Gaytan, Marc de Hollogne, Jean Vasca, Claudine Dailly, Pierrot Debiesme, Jean-Jacques Nyssen, Aline Dhavré, Bernard Delpierre, Laurent Berger, Zoé, Philippe Anciaux, Joachim Jannin, Marie-Sophie Talbot, Jacques-Ivan Duchesne, François Spi, Fabienne Coppens, Johan Verminnen, Robin, Adrénaline, Claude Semal, Vincent Delbushaye, Christiane Stéfanski, Jacques Bertin, Dimitri, Martine Kivits, Michel Bühler, Daniel Hélin, Daria de Martynoff, Jim Corcoran, Damien Hurdebise, Anne Cretens (Nanou), Gérard Delahaye, Vincent Trouble, Lara Fabian, Philippe Lafontaine, Vadim Piankov, Sylvie Tremblay, Pipou, Bruno Brel, Véronique Pestel, Hughes Maréchal, Pascal Charpentier, Pascale Vyvère, Marc Lelangue, Vincent Hattert, Anouk, Philippe Tasquin, etc.
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Quatre artistes francophones seront les jurés de « The Voice » France en 2020

Photo (c) Thomas Braut-Bureau 233-TF1

Deux femmes et deux hommes : voilà la composition du futur jury de l’émission « The Voice, la plus belle voix » dont la prochaine saison sera diffusée sur la chaîne de télé privée française TF1. Et ce seront tous des artistes au répertoire majoritairement francophone car, parmi eux en effet, seule Lara Fabian a l’habitude de chanter à la fois en français et en anglais. L’autre chanteuse de la bande sera Amel Bent et les chanteurs ont pour nom Marc Lavoine et Pascal Obispo.
A part la composition de ce jury, quelques autres nouveautés sont prévues dans le déroulement du programme avec, notamment, les prestations live des candidats qui auront lieu dans une salle de concert parisienne de 4.000 personnes et non plus en studio.
Quant à la date exacte du lancement de cette nouvelle saison, toujours présentée par Nikos Aliagas, elle a été fixée, avec la première diffusion des auditions enregistrées « à l’aveugle », au samedi 18 janvier 2020.
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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît une certaine popularité à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père, militaire de carrière dans l’aviation, vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Sa mère travaille aux Nouvelles-Galeries de Caen où Nathalie débarque à l’âge de huit ans. Passionnée de musique et de chanson, la petite Nathalie chante tout le temps et, notamment, « La tantina de Burgos » d’Annie Cordy lors des repas de famille. Du coup, elle désire suivre des études artistiques mais on l’oriente vers une profession d’enseignante. A 17 ans, elle découvre une annonce dans le journal « Cinémonde » et profite de congés pour y répondre et prendre la route de Paris. Il est question d’une audition pour jeunes talents organisé par la maison de disques Pathé. Elle se retrouve dans la file des prétendants aux côtés de Michel Berger. Et, au terme des auditions, ils sont deux à signer un contrat discographique : Michel Berger et Nathalie Degand. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », adaptation d’un titre américain de Curtis Mayfiled avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964 avec, aussi, Eric Charden, Pierre Vassiliu et Laura. L’année suivante c’est avec Salvatore Adamo que Nathalie Degand part en tournée de galas. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance. Aux dernières nouvelles, elle vivrait à Tinchebray, près de Flers, dans l’Orme.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600.000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996.

Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1. Fin 2019, des rumeurs dans la presse people et les réseaux sociaux font état de la détresse d’Ophélie Winter qui serait SDF et vivrait dans sa voiture. Des nouvelles qu’elle a démenties depuis mais qui cachent difficilement les gros soucis que semble véritablement connaître l’artiste.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Comé-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ».

C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. La seconde édition a lieu en février 2016 avec, notamment, Thomas Fersen, Ben Mazue et Miossec mais l’expérience n’ira pas plus loin. Toutefois, dans ce même lieu culturel dirigé par Jean-Michel Ribes, l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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Le disque de 1999

22 janvier 2004 : Décès, à Paris, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO des suites d’un cancer à l’âge de 59 ans. Pour en savoir plus sur ses activités de chanteur, veuillez CLIQUER ICI.
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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT des suites d’un cancer à l’âge de 81 ans. Pour en savoir plus sur la vie de cet artiste et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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9 JANVIER

 

Marianne Oswald

9 janvier 1901 : Naissance, à Sarreguemines, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Pour connaître une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Mary Roos en 1973

9 janvier 1949 : Naissance, à Bingen en Allemagne, de la chanteuse Mary ROOS, de son vrai nom Marianne Rosemarie Schwab. A l’âge de neuf ans, elle enregistre sa première chanson en allemand. Après quelques « hits » dans le pays de Goethe, dont une adaptation en allemand du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François, sa bonne connaissance du français lui permettent alors d’envisager une carrière en France. Elle enregistre en 1971 le duo « Dépêche-toi » avec Michel Fugain dans le cadre de la comédie musicale « Un enfant dans la ville ».

Puis, parmi les titres phares de sa carrière française en solo, il y a « L’autoroute », « Mélodie en sol », « Je c’est I tu c’est you » ou encore « Quand on fait de la musique » en 1975. Parallèlement à cette carrière française, Mary Roos poursuit un beau parcours en Allemagne, pays qu’elle représente au concours Eurovision de la chanson en 1972 et en 1984. En 2007, elle enregistre, pour le marché allemand, un duo avec l’artiste belge Frank Michaël: « Weisst du noch, je n’oublie pas ». Vous pouvez visionner ce duo en CLIQUANT ICI.
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Bibie : pochette de son 1er 45 tours à succès en 1985

9 janvier 1957 : Naissance, à Accra, de la chanteuse ghanéenne BIBIE née Béatrice Adjorkor Anyankor. Fille de diplomate, elle se lance des études de biologie notamment à Beyrouth mais elle est plutôt passionnée par la musique. Alors, après de nombreuses expériences musicales en Afrique, elle débarque à Paris au début des années 1980. Elle y rencontre le compositeur Jean-Paul Dréau, qui lui écrit d’emblée « Tout doucement » qu’elle interprète d’abord sous le nom de Bibi. Ce sera l’un des plus gros succès de l’année 1985 comme le démontre le passage de la chanteuse dans la mythique émission télévisée française « Champs-Elysées » présentée par Michel Drucker le 20 avril de cette année-là (à visionner ci-dessous).

Cette chanson est enregistrée quelques mois plus tard en italien par Dalida. Par la suite, Bibie connaît encore de belles ventes de disques avec « J’veux pas le savoir » en 1986 et « La p’tite Black » ensuite. La chanteuse marque aussi par ses reprises très personnelles de « J’ai oublié de vivre » de Johnny Hallyday ou « Des mots d’amour » de Piaf. En 2003, l’artiste entre à nouveau en studio pour enregistrer un album dont le titre générique est « Sereine » mais les ventes sont très mauvaises. Le 24 novembre 2010, Bibie participe à la « RFM PARTY 80 Love & Party », une tournée réunissant des chanteurs des années 1980 au Zénith de Paris. Après cette dernière expérience, Bibie est retournée vivre au Ghana où elle gère le New Morning Arts Café Theatre Center qu’elle y a créé pour promouvoir les jeunes talents de son pays natal. Au cours de l’année 2020, la chanteuse est prévue au programme du spectacle « Objectif tubes » où elle apparaît aux côtés de Pauline Ester, Jean-Luc Lahaye et Sacha de « Début de Soirée » accompagnée de six musiciens sur scène. Mais les mesures sanitaires prises dans le cadre de la pandémie du coronavirus covid-19 ne permettent pas de proposer ce concert dans l’immédiat.
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9 janvier 1970 : Naissance de la chanteuse Lara FABIAN sous le nom de Lara Sophie Katy Crokaert à Etterbeek dans la banlieue de Bruxelles. Sa maman italienne dont le nom est Fabiano lui a inspiré son nom de scène. C’est en Sicile qu’elle vit ses cinq premières années avant de revenir en Belgique. Passionnée de musique et de chant grâce à Eve Brenner qui fut l’interprète, notamment, du « Matin sur la rivière » en 1976, Lara se voit offrir un piano pour la fête de Saint-Nicolas en 1978. En Belgique comme aux Pays-Bas, le 6 décembre, Saint-Nicolas récompense les enfants sages par des cadeaux. Après des études musicales et de chant lyrique, Lara s’essaie au métier de la scène dans des cabarets bruxellois comme « La Soupape » par exemple. Puis, elle songe à enregistrer quelques chansons au milieu des années 1980. En 1988, elle est sélectionnée pour représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson. Son titre « Croire » se classe en quatrième position alors que la Québécoise Céline Dion remporte le concours pour la Suisse. Le Québec l’attire et elle décide de traverser l’Atlantique avec un chanteur belge populaire: Franck Olivier. Au Canada, ils enregistrent une chanson en duo: « L’amour voyage » (1990). Mais c’est avec un autre artiste belge qu’elle va réellement démarrer sa carrière à Montréal: Rick Allison. C’est lui qui va lui composer la majeure partie de ses premiers « tubes »: « Tout » (1997), « Je t’aime » (1997), « La différence » (1997), « Immortelle » (2001) ou « J’y crois encore » (2001).
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En 1996, Lara Fabian obtient la nationalité canadienne et possède donc dès ce jour la double nationalité canadienne et belge. En 2010, elle sort un double CD best of de tous ses plus grands succès. Puis elle part vivre quelques mois en Russie où elle rencontre un musicien classique d’exception: Igor Krutoy. Avec ce dernier, elle conçoit et réalise un album et un concert de portées internationales: Mademoiselle Zhivago. Les chansons, enregistrées en cinq langues différentes, dont le russe, sont immortalisées sur un CD et un DVD commercialisés en 2012. L’année suivante, après avoir connu quelques soucis de santé, Lara Fabian publie, dans les pays francophones, un album double CD intitulé « Le secret ». Mais elle est ensuite victime d’accidents auditifs qui l’empêchent de poursuivre ses activités pendant de longs mois. Fin 2014, elle revient au premier plan avec un nouvel opus (« Ma vie dans la tienne ») annoncé par le single « Quand je ne chante pas ». En février 2015, l’artiste prend le risque de participer à la 65e édition du célèbre festival italien de San Remo où elle subit un cuisant échec plutôt inattendu. Et puis c’est vers la langue de Shakespeare que retourne Lara en 2017 avec un album ayant pour but de relancer sa carrière outre-Atlantique après huit ans: « Camouflage ». En février 2019, elle retrouve le public francophone avec un nouvel opus qui a pour titre « Papillon » et qui est annoncé dans les médias par la chanson « Je suis à toi ». Début 2020, elle prend place dans l’un des fauteuils rouges de la neuvième saison de « The Voice : La Plus Belle Voix », programme de télé diffusé sur la chaîne privée française TF1. Elle s’y retrouve aux côtés d’Amel Bent, Marc Lavoine et Pascal Obispo mais, à cause des mesures sanitaires dues à la pandémie du coronavirus covid-19, la chanteuse est obligée de rester confinée à Montréal et sa participation à l’émission se fera dès lors en duplex par écran interposé. L’Italie, pays dont elle est très proche, subit alors de plein fouet la pandémie tout comme la Belgique, la France et le Canada. Pour toutes ces personnes frappées de plein fouet par le virus, Lara Fabian écrit « Nos coeurs à la fenêtre », une chanson basée sur la musique de la danse hongroise n°5 de Johannes Brahms et dont les revenus sont versés à quatre associations ayant leur siège dans les pays précités.
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En décembre 2020, l’artiste propose de manière très discrète un nouvel album reprenant douze titres expérimentaux et acoustiques inspirés par son confinement : l’opus « Lockdown Sessions » est édité de manière très limitée.

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Jacqueline Joubert

9 janvier 2005 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la productrice de télévision française Jacqueline JOUBERT à l’âge de 83 ans. Pour en savoir plus sur le parcours professionnel de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
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14 DECEMBRE

Henri Dès en 2011

14 décembre 1940 : Naissance, à Renens, de l’auteur-compositeur-interprète suisse Henri DES sous son vrai nom de Henri Destraz. Henri suit une scolarité sans histoire et effectue ensuite son service militaire comme tout bon citoyen helvète. Il part alors à Paris pour y assouvir la passion qu’il nourrit pour la musique et la chanson. Il n’hésite pas ainsi à chanter dans les rues et dans les cafés en s’accompagnant à la guitare. De rencontres en rencontres, il finit par se faire remarquer et il est sélectionné pour représenter la Suisse au concours Eurovision en 1970. Il s’y classe quatrième. Ses chansons personnelles intéressent un producteur et Henri, qui choisit le pseudonyme et diminutif Dès pour nom, va ainsi enregistrer une douzaine de disques qui vont lui permettre, notamment, de se présenter au Festival de la Chanson Française de Spa. Lorsque son fils Pierrick atteint l’âge d’apprécier la musique et la chanson, Henri lui écrit quelques chansons et comptines. L’artiste se rend alors compte que le créneau de la chanson pour jeune public existe mais qu’il n’est pas très bien achalandé. A l’époque, seul Steve Waring s’y est essayé mais on ne peut pas parler de grande popularité pour l’auteur de « La grenouille ». Henri Dès essaie donc de convaincre sa maison de disques de sortir un album de ses chansons pour les enfants. Les producteurs se tâtent et refusent le projet tel que présenté en demandant des concessions que le chanteur ne peut accepter. Il décide donc de créer sa propre maison de disques qu’il baptise du prénom de son épouse: « Marie-Josée Productions ». Son premier album, intitulé « Cache-Cache », est commercialisé en 1977 au moment où une chanteuse française s’accapare de plus en plus le jeune public: Chantal Goya. Mais, très vite, il va apparaître que les deux artistes n’évoluent pas sur le même terrain et Henri Dès va rapidement se créer un univers qui enchante autant les parents que leurs enfants. Ses albums se vendent par milliers même si certaines chansons sont préférées: « La petite Charlotte » (1979), « La glace au citron » (1988) et « Le petit zinzin » par exemple.

Il se met à remplir les théâtres de France, de Suisse et de Belgique et se retrouve à de nombreuses reprises sur la scène de l’Olympia de Paris. En 35 ans de chanson pour le jeune public, Henri Dès sort quelque 25 albums, une dizaine de DVD et quelques livres. En 2013 sort encore le disque « Casse-pieds » bien dans la lignée de sa longue carrière. En 2014, Henri Dès crée sa propre radio sur le web avec plus de 250 de ses chansons à déguster sans jingle ni publicité 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Vous pouvez l’écouter en CLIQUANT ICI. Le 27 novembre 2019, Henri Des subit un infarctus à son domicile. Grâce au massage cardiaque pratiqué par sa compagne, le chanteur est ranimé et hospitalisé. Le 16 janvier 2020, l’artiste annonce qu’il va mieux et qu’il devrait remonter sur scène pour un concert unique « en solo » le 19 avril à l’Espace Vélodrome de Plan-les-Ouates près de Genève. Mais la pandémie du coronavirus covid-19 et les mesures sanitaires prises pour éviter sa propagation entraînent le report du spectacle au 15 décembre 2020 puis au 13 juin 2021.
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Jane Birkin en 1987 – Photo (c) Pierre Jean Rey

14 décembre 1946 : Naissance, à Londres, de l’actrice et chanteuse anglaise Jane BIRKIN. Elle est la fille d’un commandant de la marine militaire britannique, la Royal Navy, et d’une actrice ayant pour nom Judy Campbell. Elle passe une grande partie de sa jeunesse dans un internat de l’île de Wight puis, à 18 ans, elle se retrouve, aux côtés de Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling, à l’affiche du film « Le Knack… et comment l’avoir » de Richard Lester. Cette première expérience est couronnée de succès et la jeune femme est engagée pour le film « Blow up » d’Antonioni qui décroche la Palme d’or au festival de Cannes. Désirant pousser plus loin son aventure d’actrice, elle décide de partir en France encore toute auréolée de son succès à Cannes. Après de nombreux essais infructueux, elle finit par être embauchée pour un rôle dans le film « Le slogan » de Pierre Grimblat. Au cours du tournage, elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète français Serge Gainsbourg. En 1968, ils finissent par tomber amoureux et Jane devient la compagne de Serge pendant une dizaine d’années. En 1969, Serge a l’idée de leur faire enregistrer ensemble un duo sulfureux qui va être un énorme succès: « Je t’aime moi non plus ». D’autres suivront comme « La décadanse » et « 69 année érotique ». Ses activités dans la chanson francophone, grâce à Gainsbourg, ne vont jamais empêcher Jane de poursuivre sa carrière cinématographique et, plus tard, d’entamer des prestations au théâtre. Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio et les émissions télévisées comme celles des célèbres Maritie et Gilbert Carpentier. A la fin des années 1970, elle quitte Serge Gainsbourg et le couple hyper-médiatique explose. Parmi les grands succès de Jane, on peut citer « Di dou di doo dah », « Ex-fan des sixties » (1978) ou « Baby alone in Babylone » (1983).

N’ayant jamais franchi le pas de rencontrer son public, elle le fait en 1987, pour ses 40 ans, sur la scène parisienne du Bataclan. En mars 1991, Jane Birkin perd Serge Gainsbourg, qui disparaît le 2 mars, et son père David Birkin qui décède le 7 mars. Après la mort de Gainsbourg, Jane Birkin reprend ses chansons et enregistre plusieurs albums dont « Versions Jane » et « Arabesque ». Avec ces nouvelles versions, elle part en concert partout dans le monde: en Europe mais aussi en Asie à Tokyo, aux Etats-Unis à New York et même en Palestine. Pour renouveler et diversifier son répertoire, Jane s’adresse alors à de nombreux compositeurs en vogue pour lui réaliser quelques albums qui marchent bien: Mickaël Furnon (de Mickey-3-D), MC Solaar, Marc Lavoine, etc. Les auteurs choisis ont pour nom, entre autres, Etienne Daho, Zazie, Cali, Arthur H ou Alain Souchon. L’artiste franchit un nouveau cap en novembre 2008 lorsqu’elle enregistre un album dont, pour la première fois, tous les textes sont de sa plume: « Enfants d’hiver ». C’est, en fait, la mise au jour de toute une série d’écrits collectionnés depuis ses années d’internat et, du coup, le côté autobiographique du travail est forcément très prononcé. En 2012, Jane Birkin connaît de graves problèmes de santé qui l’obligent à annuler sa tournée européenne. Elle est contrainte, alors, à se reposer et à éviter la fatigue de concerts trop nombreux. Mais, au fil du temps, sa passion pour la chanson la rappelle en studio et sur scène pour créer, à Troyes, le 26 octobre 2016, le spectacle « Gainsbourg symphonique » où l’artiste interprète les plus grands titres de son ancien compagnon avec des orchestrations symphoniques. Un album de ces chansons est enregistré avec l’orchestre de la radio de Varsovie et est commercialisé en février 2017. Douze ans après son dernier disque proposant des titres originaux, Jane Birkin commercialise, en 2020, un opus dont elle a écrit les textes sur des musiques signées par Etienne Daho et Jean-Louis Piérot : « On pardon, tu dormais ».
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Chantal Eden en 1998

14 décembre 1958 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française Chantal EDEN sous le nom de Chantal Bertin. Ce n’est qu’à l’approche des 40 ans que Chantal se destine à faire de son métier ce qui était jusque là une passion: la musique et la chanson. Elle enregistre ainsi un premier album en 1998: « Le chemin du bonheur ». Cet album, pourtant produit et enregistré en France, va trouver son véritable public en Belgique francophone. Chantal Eden y effectue quelques émissions sur la radio publique nationale, la RTBF, et son album se retrouve parmi les meilleures ventes du pays. Dans la foulée de ce premier succès, une autre chanson reçoit alors les faveurs du public belge: « La vigne de mon père » en 1999. Quelques mois plus tard, un deuxième album, intitulé « Plus loin », permet à l’artiste de se présenter sur scène, toujours en Belgique, au Trocadéro de Liège, au Théâtre Royal de Mons ou, en 2002, aux Francofolies de Spa. Ce sont souvent des rencontres et des faits divers qui permettent ensuite à la chanteuse de trouver l’inspiration de ses chansons: il y a ainsi « Deux enfants de Guinée » inspirée par l’histoire de Yaguine et Fodé retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion ayant quitté l’Afrique pour l’Europe. Et il y a aussi « Rencontre » inspirée par Jacques Salomé. Alors qu’elle s’évertue à écrire des textes qui dénoncent et tentent de lutter contre l’injustice de manière globale, Chantal Eden va aussi commettre des chansons sur commande qui soutiennent tantôt les voyageurs en camping-car, tantôt les boulangers. Après la sortie de sept albums et d’un DVD live, elle écrit un livre (« Le monde a besoin de vous ») et une série de contes pour enfants: « Le voyage de Giorgio ». Le 17 novembre 2014, elle annonce la sortie, en Belgique où elle réside alors, d’un double album de 27 titres intitulé « Le ciel et la terre ». Et, entourée d’une nouvelle équipe, elle propose à nouveau des spectacles depuis octobre 2016. Ensuite, ce sont des concerts-conférences qu’elle propose suite à l’écriture d’une nouvelle série de contes intitulée « Le monde de Hopi » et basée sur une civilisation nommée « peuple de la paix ». En janvier 2020, elle fait la promotion, à Châlon-sur-Saône, du pain « arc-en-ciel » issu d’une collaboration entre artisans boulangers de la région Saône et Loire et l’artiste qui associe son petit lutin Hopi à ce pilier de l’alimentation quotidienne française.
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Albin de la Simone en 2017

14 décembre 1970 : Naissance, à Amiens, de l’auteur-compositeur-interprète et arrangeur français Albin DE LA SIMONE sous le nom complet d’Albin l’Eleu de la Simone. Il passe son enfance et son adolescence dans le département de la Somme avant de se destiner à un métier artistique et de suivre les cours d’arts plastiques au célèbre Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où a aussi étudié un certain Dany Boon. Sa passion pour la musique lui vient très tôt de son père qui fut clarinettiste de jazz dans l’orchestre New Orleans « les Barbecues » dans les années 1960. Du coup, après ses études belges, Albin suit des cours d’arrangement et d’orchestration au CIM de Paris. C’est d’ailleurs comme compositeur et pianiste de jazz qu’il entame véritablement sa carrière artistique. Il fait ainsi partie d’un quintet qui est finaliste du Concours national de jazz de la Défense en 1995. Entre 1995 et 2000, il accompagne sur scène Salif Keïta et Angélique Kidjo dans leurs tournées internationales et travaille sur les enregistrements et disques de Miossec, Keren Ann, Alain Souchon, Vanessa Paradis, Raphaël ou Jean-Louis Aubert entre autres. Ces expériences musicales avec des chanteurs lui font prendre conscience qu’il peut aussi écrire des chansons et il commence à le faire à la fin des années 1990. Et c’est en 2003 qu’il franchit le pas de se produire sur scène en y interprétant quelques chansons en première partie de la tournée de Mathieu Boogaerts au Japon. En septembre de la même année, il sort ainsi son premier album où il interprète notamment la chanson « Patricia » en duo avec Alain Souchon. Et Albin de la Simone, le chanteur, est programmé aux Francofolies de la Rochelle de 2004. Quelques mois plus tard, en mai 2005, l’artiste confirme tout le bien que l’on dit de lui dans un deuxième album qui a pour titre « Je vais changer ». Il y interprète ses propres compositions et deux reprises qui ne passent pas inaperçu: « Elle fréquentait la rue Pigalle » du répertoire d’Edith Piaf et « Ces mots stupides », chanson réinterprétée en duo avec Jeanne Cherhal d’une adaptation de Sacha Distel et Joanna Shimkus du titre « Somethin’ Stupid » initialement créée par Frank et Nancy Sinatra. A la fin de l’année 2006, il participe à l’aventure du conte musical pour enfants « Le Soldat Rose » en jouant le rôle de Cousin Puzzle. Après avoir suivi Vanessa Paradis en tournée aux claviers en 2007, Albin de la Simone sort son troisième opus en avril 2008: « Bungalow ». 2009 et 2010 sont des années marquées par des concerts, des réalisations d’albums pour d’autres, de nouvelles expériences musicales et scéniques diverses. En 2011, il présente ses futures nouvelles chansons aux trois Francofolies: Spa, La Rochelle et Montréal. Son quatrième album, « Un homme », est chez les disquaires en février 2013 et, dans la foulée, l’artiste propose des concerts non sonorisés avec la violoniste Anne Millioud-Gouverneur et la violoncelliste Maëva Le Berre. Ces spectacles tourneront jusqu’à la fin 2014 en France et en Belgique. En 2013 encore, il est de ceux qui rendent hommage à Alain Bashung au Centquatre à Paris avec Kent, Brigitte Fontaine, Miossec et Chloé Mons notamment. En février 2014, Albin de la Simone est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène ». Et, en novembre de la même année, il effectue une tournée au Québec. 2017 est l’année de la sortie de son cinquième album studio: « L’un de nous ». Les 12, 13 et 14 mai de cette année-là, il est mis à l’honneur par la Maison de la Culture de Tournai (B), où il a effectué ses études artistiques, et il se produit tout un weekend en compagnie de Nicolas Michaux, Françoiz Breut et Bastien Lallemant.
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14 décembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 consacre une soirée spéciale à Florent PAGNY. Intitulé « Double je », le programme est présenté par Flavie Flament accompagnée de Kad et Olivier. Autour de Florent Pagny, il y a les artistes qui interprètent des duos avec lui sur l’album « 2 » qui est commercialisé le lendemain: David Hallyday, Patrick Bruel, Pascal Obispo, Eddy Mitchell, Lara Fabian, Marc Lavoine, Isabelle Boulay, Cécilia Cara et Natasha St-Pier.
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14 décembre 2019 : Décès, des suites d’une complication post-opératoire dans un hôpital parisien, de l’actrice et chanteuse française d’origine danoise Anna KARINA. Pour en savoir plus et connaître la brève biographie de chanteuse de cette artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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1er DECEMBRE

Alain Bashung

1er décembre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Alain BASHUNG d’une mère bretonne et d’un père algérien kabyle qu’il n’a jamais connu. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Dario Moreno

1er décembre 1968 : Décès à Istanbul du chanteur d’opérette et acteur turc Dario MORENO. qui est victime d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 47 ans. Pour en savoir plus et parcourir une brève biographie de cet artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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1er décembre 1997 : Décès du violoniste et jazzman français Stephane GRAPPELLI. Né le 26 janvier 1908 à Paris, Stéphane Grappelli restera éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il créa le « Quintette du Hot Club de France ». Stéphane Grappelli a souvent apporté sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt: « Ma première guitare » en 1972 à écouter ci-dessous.

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Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

1er décembre 2001 : Ce samedi-là, les chaînes de télé françaises TF1 et France 2 proposent des émissions de variétés avec des chanteurs francophones. Pour TF1, c’est la Star Academy présentée par Nikos Aliagas qui accueille sur le plateau Lara Fabian, Roch Voisine, Isabelle Boulay, Lio, Manau et Sacha Distel entre autres. Sur France 2 la soirée s’ouvre à 20h50 avec Jean-Luc Delarue qui propose un nouveau concept d’émission intitulé « Quelques jours avec eux« . Il y est question de suivre au plus près les invités de l’émission lors d’une tranche de vie. Henri Salvador est ainsi l’objet d’une séquence où Jacques Chirac, alors président de la République française, lui remet une décoration honorifique. Les autres chanteurs invités du programme ont pour nom Zazie, Axel Bauer, Mylène Farmer, Alain Souchon et Pascal Obispo.

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