Annulation des Francofolies de Montréal : qu’en sera-t-il des festivals européens de l’été 2020 ?

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Plus le temps passe et plus les pays européens n’en finissent pas de prolonger les mesures de confinement pour éviter toute propagation (supplémentaire) du coronavirus Covid-19.

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En ce 10 avril 2020, la question de l’organisation des festivals musicaux de l’été 2020 devient de plus en plus présente dans les esprits malgré une volonté évidente de tous les organisateurs de vouloir conjurer le mauvais sort en retardant le plus possible l’annonce d’une éventuelle annulation. Le déni de la situation sanitaire n’y fera malheureusement pas grand chose et force est de reconnaître que l’annulation des festivals sera sans doute communiquée au cas par cas d’ici quelques jours.
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Comment, en effet, imaginer que des milliers de personnes se déplacent et se retrouvent en des lieux de festivités alors que toute l’Europe, et le monde, ne seront pas totalement « sortis » de la pandémie qui nous touche ? Comment, aussi, imaginer l’encadrement de ces manifestations par des services de secours et de sécurité qui seront à peine sortis d’une période exceptionnellement très contraignante et fatigante ?
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Pour les festivals francophones tels que les Francofolies de Montréal initialement proposées du 12 au 20 juin 2020, c’est déjà terminé : l’annonce de l’annulation a été communiquée il y a peu. Et il en est de même pour le Festival d’Eté de Québec prévu en juillet 2020. Alors, pour les Francofolies de La Rochelle (F) et Spa (B) en juillet, peut-on, déjà, imaginer le voyage de dizaines, voire de centaines, de personnes d’un continent à l’autre ? On sait que les sites français et belges font la part belle aux artistes canadiens francophones. Cela peut-il franchement encore être envisagé à la lueur des informations dont on dispose actuellement sur l’évolution de la situation sanitaire ? Rien n’est moins sûr.
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Il en est évidemment de même pour les festivals qui accueillent artistes et groupes anglo-saxons en provenance de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis quand on connaît l’évolution de la propagation du virus dans ces pays aussi.
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Est-il encore possible aussi, pour les équipes mettant en place les tournées d’artistes d’organiser celles-ci confortablement pour pouvoir les présenter au public au cours de l’été 2020 ? Si cela s’avère réalisable un jour proche, cela pourrait peut-être se traduire par une précipitation qui ne devrait pas être un gage évident de qualité pour les spectacles présentés.
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Clairement, à la date d’aujourd’hui, 10 avril 2020, il semble donc de plus en plus irréaliste, voire même dangereux, de commencer à imaginer le maintien de l’organisation de ces festivals très populaires et populeux.
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Et ce n’en déplaise à ceux qui pensent que cela coûtera cher voire même très cher. Pour l’économie et les finances surtout. Pour la culture beaucoup moins, il faut bien l’avouer, quand on connaît les objectifs de certains de ces festivals. Et pour la santé de milliers de festivaliers ?
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Le festival de musique jazz et folk « Brosella » qui devait se tenir en juillet 2020 à Bruxelles vient d’être l’un des premiers à annoncer son annulation. D’autres vont sans doute suivre…
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10 DECEMBRE

Franck Fernandel dans les années 1970

Franck Fernandel dans les années 1970

10 décembre 1935 : Naissance , à Marseille, de l’acteur, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, animateur de radio et producteur français Franck FERNANDEL. Franck, le cadet des enfants de l’acteur Fernandel, suit également une carrière artistique qui commence au cinéma dans «En avant la musique» en 1962. Mais c’est surtout dans la chanson qu’il va se distinguer. Il connaît un certain succès comme crooner avec des chansons comme «Fanny», «Comme on change» ou «Les Yeux d’un ange».

Plus tard, il devient animateur de radio sur Radio Monte-Carlo. Marié avec Corinne Delahaye, il a eu deux enfants: Vincent et Manon. Il meurt dans la nuit du 7 au 8 juin 2011 à Marseille. Ses obsèques ont lieu à Aubagne le 11 juin 2011 et ses cendres reposent au columbarium du cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Pochette de l’album de 1993

10 décembre 2013 : Décès à La Rochelle, des suites d’un cancer, de l’homme de radio, animateur, producteur, chanteur, auteur et comédien français Jean-Louis FOULQUIER. Né le 24 juin 1943 à La Rochelle, il y passe son enfance et son adolescence sans trop se faire remarquer. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Il se passionne cependant pour la chanson et c’est ce qui le motive à partir pour Paris à 19 ans. Il y présente son petit répertoire dans des cabarets comme « L’Echelle de Jacob » ou la « Villa d’Este ». Cela lui permet de faire la rencontre d’artistes confirmés comme Jean-Roger Caussimon ou Mouloudji. Pour vivre correctement, il cherche à effectuer des petits boulots. Et c’est comme ça qu’en 1965, il est engagé comme standardiste à France Inter. Il a alors mis le pied à l’étrier et il va sympathiser avec quelques animateurs avant de collaborer à leurs émissions. Petit à petit, il se fait un nom et devient l’un des spécialistes de la chanson française sur la station où il anime et produit « Studio de Nuit » en 1975, un programme où il accueille des artistes qui sortent de leur concert, de leur spectacle, de leur pièce de théâtre. Toujours en public et en direct, Jean-Louis Foulquier présente ensuite « Saltimbanques » (1977), « Bain de minuit » (1978), « Y’a d’la chanson dans l’air » (1979), « C’est la nuit » (1983), Les Copains d’abord » (1983) et « Pollen » (1984). Cette dernière émission se déroule dans divers endroits de Paris comme « Le Square », restaurant proche de l’Olympia, le Théâtre du Sentier des Halles, le Café de la Plage, le Palace, le Bar du Potager, le Passage du Nord Ouest ou le Divan du Monde. Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3 en 1996. C’est encore son inassouvible besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Entretemps, dès le début des années 1970, Jean-Louis Foulquier reprend la chanson. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va » (1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest.

Au même moment, il conseille les organisateurs des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. En 1991, il est à la base des 1ères Francofolies de Blagoevgrad en Bulgarie et il poursuit cette aventure avec des événements similaires mis sur pied à Buenos Aires (1995), Santiago du Chili (1995) et Berlin (1996). Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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L’OMBRE DE JL FOULQUIER PLANERA SUR LES FRANCOS DE LA ROCHELLE 2014

Du 10 au 14 juillet, l’ambiance des Francofolies de La Rochelle sera pour le moins bizarre cette année : partagée entre joie et tristesse. La joie sera celle de célébrer la 30e édition de cette fête de la chanson francophone. La tristesse sera celle d’honorer cet anniversaire sans la présence du fondateur de cette manifestation hors norme : Jean-Louis Foulquier décédé le 10 décembre 2013.
Alors, pour marquer cette édition spéciale d’un événement hors du commun, les organisateurs ont tenu à ouvrir les Francofolies de La Rochelle 2014 par un spectacle exceptionnel le jeudi 10 juillet. Comme vous pourrez le lire ci-dessous, ce soir-là, les artistes majeurs de la chanson francophone seront présents pour rendre hommage à Jean-Louis Foulquier qui les a tous, de près ou de loin, aidés à un moment de leur carrière.

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24 JUIN

Pochette de l’album de 1993

24 juin 1943 : Naissance, à La Rochelle, de l’animateur et producteur de radio ainsi que chanteur, auteur et acteur français Jean-Louis FOULQUIER. Sportif, Jean-Louis est, dès l’adolescence, intéressé par le rugby qu’il pratique au Stade Rochelais. Monté à Paris, il se fait engager comme standardiste téléphoniste à France Inter et, en 1966, il anime une première émission de radio qui a pour titre « Studio de nuit – Entrée libre ». Comme son nom l’indique, le programme en direct est diffusé autour de minuit et accueille un nombre impressionnant d’artistes qui y viennent généralement après un spectacle, un concert, une pièce de théâtre ou un ballet présenté le soir même à Paris. Cette première expérience radiophonique récolte donc un grand succès à une heure d’écoute où les auditeurs étaient, jusque là, plutôt rares. S’intéressant très fortement à la chanson francophone et, plus particulièrement, aux jeunes artistes en devenir, Jean-Louis Foulquier va, par la suite, présenter d’autres émissions au contenu similaire : « Saltimbanques », « Bain de minuit », « Y’a d’la chanson dans l’air », « Pollen », « Les copains d’abord » ou encore « TTC/Tous Talents Confondus ». Dans les années 1980 et 1990, il va tâter de la télévision pour présenter aussi des émissions consacrées à la chanson dont on retiendra « Découvertes TF1 », sur la première chaîne de télé française privée, et « Captain Café » sur France 3. C’est encore son inassouvissable besoin de découvrir et d’aider les jeunes artistes francophones qui le pousse à créer un festival pour les mettre en valeur. Et, en juillet 1985, il lance ainsi les Francofolies de La Rochelle et en restera le directeur artistique jusqu’en décembre 2004. Du spécialiste de la chanson française au chanteur, il n’y a qu’un pas que Jean-Louis Foulquier franchit allègrement dès le début des années 1970. Il représente la France au concours international de la chanson française de Spa (B) en 1971 avec la chanson « Nous allons faire naître une vie ». Puis, sa voix grave est aussi captée sur quelques microsillons dont les chansons ont pour titre « La belle affaire » (thème chanté du film du même nom réalisé par Jacques Besnard en 1972), « Je mène mauvaise vie » (de Jean-Paul Cara en 1972), « Je sens la fièvre monter en moi » (de Pascal Auriat en 1972), « C’est la vie qui va »(1973) et « Et dans l’air flottait ton parfum » (1977).

En 1981, alors qu’il a, jusque là, signé tous les textes de ses chansons, Jean-Louis Foulquier laisse ce soin à David McNeil pour évoquer sa ville natale de La Rochelle. L’homme délaisse alors la musique et la chanson pendant quelques années pour y revenir en 1993 avec un album dont le titre phare, « Tout c’qu’est dégueulasse porte un joli nom », est composé par Romain Didier sur un texte d’Allain Leprest. Au même moment, il conseille les organisateurs belges des premières Francofolies de Spa après avoir aidé quelques Québécois à mettre sur pied les Francofolies de Montréal en 1989. Dans les années 1990 et 2000, il se tourne aussi vers le cinéma et les séries télévisées où il effectue quelques apparitions très remarquées. Le 29 août 2008, il est remercié par la direction de la radio France Inter après plus de quarante ans de services. Il joue alors au théâtre et adapte « La première gorgée de bière » de Philippe Delerm en 2009. Les années 2010 seront celles de la révélation du mal implacable qui le ronge et contre lequel il va se battre. Mais le cancer le terrasse finalement le 10 décembre 2013 à La Rochelle.
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Jacky DELMONE en 1965

24 juin 1943 : Naissance, à Mouscron, du chanteur belge Jacky DELMONE sous le nom de Jacques Delforche. Il passe une enfance paisible dans la ville frontalière qui est reconnue pour être très festive. Alors qu’il est adolescent, ses parents ouvrent un commerce en pleine expansion : un magasin de disques. Du coup, il s’intéresse à la musique, à la chanson et à tous ces chanteurs qui s’adressent à la jeunesse : les idoles et les yé-yés. Malgré quelques réticences compréhensibles de son père, il songe à se diriger vers des activités de chanteur. Et, dès qu’il en a l’occasion, il invite un groupe musical à se produire devant la boutique de ses parents lors de la fête annuelle de la rue du Christ. Son enthousiasme est remarqué par un autre disquaire mouscronnois qui cumule des activités de producteur de disques : Marcel De Keukeleire. Ce dernier lui permet d’enregistrer un premier 45-tours en 1961. Ce disque est d’emblée programmé dans les programmes de radio destinés aux jeunes : la chanson « Toi que j’attends », notamment composée par Jil et Jan, est un bon succès pour un premier essai. Mais ce n’est rien par rapport à la popularité que Jacky va connaître en 1963 avec le titre « Obsession », adaptation française de « Suspicions » d’Elvis Presley composée par Mort Shuman.

Il rencontre Gilbert Bécaud qui devient son « parrain » artistique. Alors que la voie du succès s’ouvre à Jacky Delmone, il doit se soumettre à ses obligations militaires et sa carrière est interrompue en plein essor. Son retour à la vie artistique, après deux ans d’absence, est difficile : il enregistre encore un 45-tours chez CBS en 1967 avec « Le vol 523 » et « La gueule du loup ». Le succès n’est pas au rendez-vous et il songe à changer d’orientation musicale en créant un premier groupe en compagnie du guitariste français Alain Verhelle en 1968. L’organiste anglais Godfrey Matthew, qui est alors en tournée en Belgique avec un groupe britannique, décide de rester à Mouscron et de se joindre à Alain Verhelle et Jacky Delmone pour créer avec Jean-Paul Vanhoute, bassiste des Sunlights, le groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West, Baron West étant le pseudonyme de Jacky Delmone. La formation se produit à de nombreuses reprises en 1969 au Fresnoy Dancing de Tourcoing, haut lieu de la musique rock et pop dans le nord de la France. Mais, alors qu’il vient d’assurer la première partie d’un concert de Johnny Hallyday, Jacky est victime d’un très grave accident de la route qui l’immobilise pendant des mois et qui signe la fin du groupe Godfrey Matthew Lloyd & Baron West. Lorsqu’il revient à la chanson, les temps ont encore changé et on est au début de l’époque des chanteurs pour « midinettes » qui occupent les premières places des hit parade : Alain Chamfort, Patrick Juvet, Frédéric François, Art Sullivan, Claude François, etc. Jacky décide de changer de nom d’artiste pour résolument changer de style et adapter son nouveau répertoire. En 1972, il enregistre une chanson sous le nom de Michaël Foreman : « Trop belle pour rester seule ». Le morceau est plaisant et est signé par Daniel Vangarde, Claude Carrère et Jean Schmitt. Mais il y a un problème : un autre jeune chanteur vient également de l’enregistrer et bénéficie d’une promotion plus importante dans les médias : c’est Ringo et il rafle tout le succès. En 1974, enregistré sous le nom de Jacky Delmone, un nouveau 45-tours, « Et si tu pars demain », lui permet d’être l’invité d’une émission télévisée de Michel Drucker qui est annulée en raison de la mort du président français Georges Pompidou. Une nouvelle fois déçu par une sorte d’acharnement du mauvais sort, l’artiste décide d’arrêter la chanson pour devenir garagiste dans sa région natale. Avec une certaine nostalgie des années 1960 et l’apparition des radios libres au début des années 1980, la passion pour la chanson reprend toutefois le dessus et Jacky commercialise de nouveaux 45-tours en 1983 et 1984 avec les enregistrements de « Pour notre amour », « Toi que j’attends », Obsession » et « Nous quand on s’embrasse ». En 1992, Marc Durant, du label Sésame, produit son premier CD de quatre titres. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie ») sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. Puis, c’est Francis Derouf qui réalise en 1996, pour la série Ariola Express Belgique, un disque compact complet avec dix nouveaux titres et dix titres plus anciens sur une compil’ intitulée « Jacky Delmone d’hier et d’aujourd’hui ». Cette actualité permet au chanteur de passer plusieurs fois sur le plateau de l’émission télévisée française « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. En 2001, un tout nouvel album est dans les bacs des disquaires avec des nouvelles chansons écrites et composées notamment par Michel Jourdan que l’interprète a rencontré après avoir enregistré un medley d’hommage à Mike Brant dont il a écrit les grands succès. Et, en 2004, un autre album est disponible avec des chansons de celui de 2001 et des nouvelles versions de « tubes » des années 1960. Toujours très actif, Jacky Delmone se produit encore régulièrement, en 2019 notamment, sur scène dans un concept « Génération sixties » présenté surtout dans les régions frontalières d’où il est originaire : Tournai-Mouscron-Lille-Roubaix-Tourcoing.
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Le disque de 1999

24 juin 1944 : Naissance, à Toulouse, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ticky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. Malgré un passage remarqué lors de l’émission télévisée française « Age tendre et tête de bois » d’Albert Raisner réalisée au dancing Le Ramier à Toulouse en 1962 (avec « Twist baby »), la formation de Ticky James explose ensuite et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl ».

Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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Jean Marco en 1950

24 juin 1953 : Décès du chanteur Jean MARCO qui fut le chanteur-vedette de l’orchestre de Jacques Hélian pendant six ans avant de trouver la mort à 30 ans dans un accident de voiture. De son vrai nom Jean Marcopoulos, il était né le 17 décembre 1923 à Constantinople de parents d’origine grecque. Enfant, il intègre la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois en 1936. Attiré par le monde artistique, il prend des leçons de guitare et effectue un stage dans l’orchestre d’Alix Combelle avant de composer des chansons. En 1945, sa guitare sous le bras, il parcourt les routes de France, chante dans des galas et dans les cercles militaires inter-alliés. En 1946, il se produit dans des cabarets, effectue des stages dans des orchestres, compose et enregistre ses premières chansons. Il est alors présenté au chef d’orchestre Jacques Hélian par l’éditeur Jean Solar. Pendant des années, avec Ginette Garcin, Jean Marco forme le couple idéal et vedette de la formation. Il enregistre, en tant que soliste, près de 130 chansons.

Et, devant le succès grandissant, il envisage d’entamer une carrière plus personnelle. Tout est enfin prêt avec son nouvel orchestre qui doit débuter en septembre 1953: des contrats sont signés et des tournées organisées. Mais le 24 juin 1953, il décède dans un terrible accident de voiture qui provoque également la mort de son ami le saxophoniste George Cloud.
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Drapeau Québec24 juin 2002 : Pour la fête nationale du Québec, le spectacle Québec-issime est présenté sur la Grand-Place de Bruxelles (B). Il d’agit d’un spectacle proposé par 23 jeunes artistes québécois et qui a pour but de passer en revue les grands succès de la chanson québécoise depuis 50 ans de Félix Leclerc à Isabelle Boulay en passant par Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Beau Dommage, Lynda Lemay et plein d’autres.
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